Final
Final
Thème:
Systèmes Dynamiques et Chaos
Présenté par:
- KHEMICI Souad
- BOUTORA Basma
Devant le jury:
Date de soutenance:
24/05/2017
Nous remercions également notre famille pour les sacrifices qu’elles ont faits
pour que nous terminions nos études.
Sans oublier tous ceux et tous celle qui ont contribué, de loi ou de prés à la
réalisation de ce mémoire.
Figure N0 Titre Page
1
Figure (4.18) L’évolution des points fixes de l’application logistique pour 60
r=3.3<1+ √6.
Figure (4.19) L’évolution des points fixes de l’application logistique pour 61
r=3.5>1+ √6.
Figure (4.20) L’évolution des points fixes de l’application logistique pour r=3.57> 61
3.569945
Figure (4.21) Trajectoire de la fonction logistique. 62
Figure (4.22) Illustration des aspects aléatoires de l’application logistique pour 62
r=4.
Figure (4.23) Diagramme de la bifurcation logistique. 62
2
Table des matières
2 Bifurcations 26
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.2 Définition de bifurcation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.3 Diagrammme de bifurcation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.4 Différents types de Bifurcation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.4.1 Bifurcation locale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.4.2 Bifurcation super-critique et sous-critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.4.3 Bifurcation globale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
1
3 Théorie du chaos 35
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.2 Définitions du chaos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3.3 Caractéristique du chaos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.3.1 La non linéarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.3.2 Le déterminisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.3.3 L’espace aléatoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.3.4 Sensibilité aux conditions initiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.4 Les attracteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.4.1 Définitions d’atracteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.4.2 Les proproétés d’un attracteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.4.3 Les types d’attracteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.5 Détection du chaos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.5.1 Les exposants de Lyapunov . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.5.2 Dimemsion fractale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2
Notations
x point fixe
valeur propre
Re ( ) partie réel du valeur propre
Im ( ) partie imaginaire du valeur propre
Df (x) la matrice jacobienne
m le multiplicateur
v (x1 ; :::; xn ) fonction de Lyapunov
paramètre de contrôle
Y fermeture de Y
fyn g suite des points
d la distance
f (j) j ème itération de f
't (x) flot du sytème
A attracteur
B (A) bassin d’attracteur
T la période de solution
(C) cercle
R zone de capture
C1 classe des fonctions continue et dérivable une fois
(x0 ) exposant de Lyapunov
exp exponontielle
H fonction de Heaviside
V dimension de corrélation
dl dimension de Lyapunov
dc dimension de capacité (Kolmogorov)
dH dimension de Housdorff
d (M ) la mesure de l’enssemble M
Id identité
3
Resume
Ce travail de mémoire est focalisé sur les systèmes dynamiques continues et discrets et leurs
applications dans de nombreux domaines, nous étudions les différents types de bifurcation. Ainsi
nous donnons quelques définitions du chaos, les attracteurs et leurs types. Enfin, nous abordons
quelques systèmes dynamiques chaotiques.
Mots clés : chaos, stabilité de Lyapunov, bifurcation, attracteurs, espace des phase, les expo-
sants de Lyapunov, modèle de Lorenz, modèle de Rössler, fonction logistique.
Abstract
This memory work is focused on discrets, continuous dynamic systems and their application
in many fields, we study the different types of bifurcation. Thus, we give some definition of the
chaos, the attractors and their types. Finally, we approach some dynamical chaotic systems.
Keywords : chaos, Lyapunov stability, bifurcations, attractors, phase space, Lyapunov expo-
nents, Lorenz model, Rössler model, logistic function.
4
Introduction Générale
Un système dynamique consiste en un ensemble d’états possibles, avec une loi qui détermine
de façon unique l’état présent du système en fonction de ses états passés. Aucun élément aléatoire
n’est admis dans notre définition d’un système dynamique déterministe. Par exemple, un modèle
possible pour déterminer le prix de l’or en fonction du temps serait de dire que le prix du jour
est celui de la veille plus ou moin un dollar, avec les deux possibilités équiprobables. Au lieu
d’être appelé système dynamique, un tel modèle est souvent appelé un processus aléatoire ou
stochastique. Une réalisation typique d’un tel modèle pourrait être de jouer à pile ou face chaque
jour pour détrminer le nouveau prix. Ce type de modèle n’est pas déterministe, et est rejeté de
notre définition de système dynamique.
Les systèmes dynamiques désignent couramment la branche de recherche active des mathé-
matiques, à la frontière de la topologie, de l’analyse, de la géométrie, de la théorie de la mesure
et des probabilités, et qui s’efforce d’étudier les propriétés d’un système dynamique. La nature
de cette étude diffère suivant la système dynamique étudié, nature qui dépend des outils utilisés
(analytique, géométriques probabilistes).
En 1963, le titre de la communication du météorologue Edward Lorenz énonce bien le pro-
blème : "Est-ce qu’un battement d’ailes de papillon au Brézil peut provoquer une tornade au
Texas ?". Il y analysait le comportement d’un système dynamique non-linéaire inspiré d’un mo-
dèle de l’atmosphère terrestre. En proportion de différentes valeurs des paramètres, un nouveau
comportement dynamique était souligné. Les trois variables d’état du système, donnant lieu à dé-
terminer l’évolution des masses d’air, aggissaient une activité intermittente, imprévisible. Edward
Lorenz soutenait que, dans les systèmes non- linéaires de petites différences dans les conditions
initiales reproduisent à long terme des systèmes complétement différents.
Plus généralement, un système dynamique décrit l’évolution des phénomènes qui évoluent
au cours du temps. Le terme "système" se réfère à un ensemble des variables d’état (dont la
valeur évolue au cours du temps) et aux interactions entre ces variables. L’ ensemble des variables
d’état d’un système sert à structurer un espace mathématique appelé "espaces des phases" ;
cette illustration permet de distinguer un comportement régulier d’un comportement purement
aléatoire.
La notion de bifurcation est l’une des plus récentes notions dégagées par les mathématiciens.
Généralement, la bifurcation décrit un changement immédiat de forme, d’état ou de compor-
tement entraîné par la variation des paramètres distincts des variables d’état. Nouveauté de la
forme, de l’état, du comportement : la bifurcation mathématique est un outil permettant de com-
prendre la genèse et la fin des chaoses. L’ exemple le plus simple qu’on puisse donner d’une
5
bifurcation reiève encore de l’observation des paysages montagnards.
La théorie du chaos s’interesse aux systèmes dits "chaotique", qui ont une forte dépendance
aux conditions initials : une petite variation des conditions initials croît rapidement pour donner
un résultat totalement différent ( le célèbre "effet papillon").
Le pionnier est Poincaré, à la fin de XIXe siècle, qui étudiant la gravitation entre plusieurs corps
(comme le système solaire). Mais le domaine à vraiment décollé suite aux travaux de Lorenz dans
la deuxième moitié du XXe siècle ; c’était un météorologue qui s’est rendu compte que des erreurs
d’arrondi dans ses simulations conduisait à d’énormes différences.
La théorie de chaos née avec Poincaré aux XIX ème siècle, dans son étude du système solaire
et de sa stabilités. Il cherchait à savoir si le système était stable, ou s’il allait un jour se dissoudre,
pouvant engendrer des collisions entre les corps. Elle est donc née avec la mécanique céleste.
Toujours aux même siècle le mathématicien Russe Alexendre Lyapunov effectuait des cherches
sur la stabilité du mouvement. Il introduisait l’idée de mesure l’écart entre deux trajectoirs ayant
deux conditions initiales voisines ; lorsque cet écart évolue exponontiellement, on parle de sen-
sibilité aux conditions initiales, les travaux de Lyapunov, d’abord tombaient dans l’oubli seront,
plus tard, très précieux pour étudier certains aspects de la théorie de chaos.
Le comportement chaotique a été considéré comme un phénomène exotique qui peut être
seulement d’intérêt mathématique et ne serait jamais recontré dans la pratique. Plus tard, le
chaos a été largement appliqué à beaucoup de disciplines scientifiques mathématiques, la pro-
grammation, la micnodiologie, la biologie, l’informatique, l’économique, l’ingénieurie, la chimie,
le finence, la philosophie, la physique, la dynamique de la population, la communication, méd-
cine.
Ce mémoire comprend quatre chapitres, sa structuration représente comme suite :
Chapitre 1 : Ce chapitre est consacrée à donner des notions de base sur les systèmes dynamiques
(continues et discrets), nous représentons aussi la notion de stabilités des systèmes dynamiques.
Chapitre 2 : Dans ce chapitre nous étudions les différents types des bifurcations (noeud-col,
fourche, trascritique, hopf) et leurs diagrammes.
Chapitre 3 : Nous évoquons dans ce chapitre la théorie du chaos, nous donnons quelques défini-
tions du chaos, caractéristique du chaos, et les attracteurs et leurs types (régulier et étrange).
Chapitre 4 : Nous donnons quelques exemples des systèmes chaotiques, nous prenons les deux
modèles (Lorenz et Rössler) dans le temps continue et le modèle le plus connue (fonction logis-
tique "fonction de Chebychev") dans le temps discrets.
6
Chapitre 1
U : R+ Rn ! Rn
x (t) = etA x0
7
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
U : R+ Rn ! Rn
x0 = f (x) : (1.3)
On appelle point critique ou point d’équilibre du système (1:3) ; le point x0 2 Rn tel que :
f (x0 ) = 0
Le système :
x0 = Ax
où
@fi
A= (x0 ) = Df (x0 ) ; 1 i; j n
@xj
et
f (x0 ) = 0
Définition 1.5 On appelle point critique hyperbolique de (1:3) ; le point x0 telle que A n’a aucune
valeur propre avec une partie réelle nulle.
Espace de phase
Définition 1.6 Un système dynamique est caractérisé par un certain nombre de variable d’état,
qui est la propriété de défini complètement d’état du système à un instant donnée. Le comportement
dynamique du système est ainsi relié à l’évolution de chacune de ces variables d’état. Cet espace est
appelé l’espace de phase où chaque point définit un état de le point associé à cet état décrit une
trajectiore.
Espace d’état
Définition 1.7 L’ espace d’état est l’enssemble des coordonnés nécessaire à la description complète
d’un système. Cet espace peut être discret, il peut aussi être continue.
La trajectoire
Remarque 1.1 Par un changement de variable approprié on peut transformer un système non auto-
nome de dimension n à un système autonome équivalent de dimension n + 1.
x0t = f (x; t; p) où x 2 Rn et p 2 Rr
x0 = x (t0 )
Pour chaque couple choisi, (x0 ; t0 ) on peut identifier une solution unique :
(:; x0 ; t0 ) : R+ ! Rn
telle que
0
f (t0 ; x0 ; t0 ) = x0 et f (t; x0 ; t0 ) = f ( f (t; x0 ; t0 ) ; t)
Cette solution appelée souvent trajectoire, fournit les états successifs occupés par le système à
chaque instant t [7] :
g (:; x0 ; k0 ) : Z+ ! Rn
telle que ;
g (k0 ; x0 ; k0 ) = x0 et g (k + 1; x0 ; k0 ) = g ( g (k; x0 ; k0 ) ; k)
ces changements se font suivant un petit nombre de scénarios qui permettant d’indiquer une
classification des changements des comportements.
a. Cas des systèmes dynamiques continues :
Définition 1.9 Un point critique (ou point singulier, ou point stastionnaire) de l’équation : x0t =
f (x; t; p) est un point x de l’espace des phases vérifiant l’équation f (x ) = 0.
Définition 1.10 Un point fixe d’une application xk+1 = g (xk ; p) est un point invariant par f , c’est-
à-dire un point x de l’espace des phases vérifiant l’équation g (x ) = x :
Géométriquement : Le point fixe est une intersection de la courbe de notre fonction y = f (x)
avec la bissectrice y = x.
x0 = P (x; y)
(1.4)
y 0 = Q (x; y)
où P; Q sont des polynômes en x et y. Les solutions (x (t) ; y (t)) du système (1:4) représentent dans
le plan (x; y) des courbes appelés orbites. Les points critiques de ce système sont des solutions
constantes et la figure complète des orbites de ce système ainsi que ces points critiques représentés
dans le plan (x; y) s’appelle portrait de phase, et le plan (x; y) est appelé plan de phase.
Définition 1.12 Une solution périodique du système (1:4) est une solution telle que :
a toute solution périodique correspond une orbite fermée dans l’espace des phases.
Définition 1.13 Un cycle limite du système (1:4) est une orbite isolée, c’est à dire qu’on ne peut pas
trouver une autre orbite fermée dans son voisinage.
Définition 1.14 L’ amplitude d’un cycle limite est la valeur maximale de la variable x sur le cycle
limite.
xp = g xp 1 = x0 :
xi = g p (xi ) ; i = 0; :::; p 1:
xi 6= g h (xi ) ; i = 0; :::; p 1; 1 h p:
1.4 Stabilité
x0 = Ax (1.5)
où x = (x1 ; :::; xn ) et A une matrice constante inversible. Soient 1 ; :::; n les valeurs propres de
A.
Définition 1.16 Si les valeurs propres 1 ; :::; n sont réelles et de même signe, la solution x = 0 est
appelée noeud.
Si les valeurs propres 1 ; :::; n sont réelles, non nulles et de signe différent, la solution x = 0
est appelée selle.
Si les valeurs propres 1 ; :::; n sont complexes avec Im ( i ) 6= 0; i = 1; :::; n: La solution x = 0
est appelée foyer.
1.4. Stabilité 12
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
x0 = f (x) (1.6)
Définition 1.17 Un point critique de x0 de (1:6) est appelé puits si toutes les valeurs propres de la
matrice A = Df (x0 ) ont des parties réelles négatives ; il est appelé sources si toutes les valeurs propres
de la matrice A = Df (x0 ) ont des parties réelles positives ; il est appelé selle s’il est hyperbolique et
si A = Df (x0 ) a au moins une valeur propre avec une partie réelle positive ou au moins une valeur
propre avec une partie réelle négative.
x0 = f (x) (1.7)
et
x0 = g (x) (1.8)
définies sur deux ouverts U et V respectivement, sont topologiquement équivalentes s’il existe un
homéomorphisme h : U ! V tel que h transforme les orbites de (1:6) en celles (1:7) et préserve
le sens du mouvement.
1.4. Stabilité 13
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
Théorème 1.1 Si x0 est un point d’équilibre hyperbolique de (1:5), alors il existe une voisinage de ce
point dans lequel le système x0 = f (x) est topologiquement équivalent à son linéarisé x0 = Ax.
Stabilité
m = g 0 (x )
Il est claire que m est la pente de la tangente au point fixe x de g qui détermine le type de
point fixe.
Théorème 1.3 Supposons que x est un point fixe de xk+1 = g (xk ) ; alors le point fixe est :
g (x) = g (x ) + m (x x ) + O (x x )2 :
= x + m (x x ) + O (x x )2 :
et
g 2 (x) = g (g (x))
= g (g (x )) + m (m (x x )) + O (2) :
= x + m2 (x x ) + O (2) :
= :::
1.4. Stabilité 14
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
g p (x) = x + mp (x x ) + O (2) :
Ainsi l’éloignement par rapport à x est multiplié par m à chaque itération (d’où le nom
multiplicateur donné à m). Après p itérations le point x voisin de x se trouve à la distance
mp (x x ):
8
>
< rn+1 = rn k
sin (2 xn ) ; k > 0
2
> k
: xn+1 = x n + rn sin (2 xn )
2
Où r et x sont définis modulo 1:
Les points fixes de cette application sont définis par :
8
< r = 0
: x 1
= 0_
2
1
Il y a deux points fixes (r ; x ) = (0; 0) et 0; :
2
La matrice jacobienne s’écrit :
!
1 k
Dg (0; 0) =
1 1 k
L’ équation caractéristique s’écrit :
2
(2 k) + 1 = 0:
1.4. Stabilité 15
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
!
1 1 k
Dg 0; =
2 1 1+k
L’ équation caractéristique s’écrit :
2
(2 + k) + 1 = 0:
1
Dans ce ca le point fixe 0; est toujours instable.
2
Comme les points fixes peuvent être attractifs ou répulsifs, de même, une orbite périodique est
soit attractive ou répulsive et le théorème suivant décrit la stabilité d’une orbite périodique.
En dimension 1 ; le critère pour qu’un cycle soit attractif ou répulsif vient de la règle de chaîne.
En effet, le dérivée de g p au point x0 s’écrit :
Mais x0 = xp , on en déduit que la valeur (g p )0 (x0 ) est la même pour toutes les dirivées et notée
mp :
On définit le multiplicateur du cycle mp par :
mp = (g p )0 (xi ) , i = 0; 1; :::; p 1
Rappelons que les points xi , i = 0; 1; :::; p 1 sont les points fixes de g p . D’où en se reportant au
développement de Taylor de la fonction g p :
1.4. Stabilité 16
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
@g
Définition 1.20 Un point fixe x de xk+1 = g (xk ) est un point hyperbolique si @x
(x ) 6= 1: Plus
généralement, en dimension n; x est un point hyperbolique si aucune des valeurs propres de Dg (x )
a un module égal à 1:
Flot du système :
On note :
't (x) : la solution à l’instant t partant de l’etat initial x à l’instant 0 ;
't : l’application x 7! 't (x) :
Propriétés :
1. Pour tout t où 't est défini, 't est difféomorphisme local.
2. l’application x 7! 't (x) est C 1 ;
3. 't 's = 't+s pour tout t; s 2 R et '0 = Id' :
L’ application x 7! 't (x) est appelée flot du système.
Considérons la classe des systèmes non linéaires décrits par le système dynamique :
(
x0 = f (x (t) ; t)
(1.9)
x (t0 ) = x0
1.4. Stabilité 17
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
Définition 1.21 (Stabilité) L’ origine est un point d’équilibre x stable au sens de Lyapunov du
système (1:9) est :
8" > 0; 9 ("; t0 ) > 0 : kx(t0 ) x k< ) kx(t; x (t0 )) x k < "; 8t t0
Définition 1.22 (Stabilité uniforme) L’ origine est un point d’équilibre x uniformement stable au
sens de Lyapunov du système (1:9) est :
8" > 0; 9 (") > 0 : kx(t0 ) x k< ) kx(t; x (t0 )) x k < "; 8t t0
Définition 1.23 (Attractivité) L’ origine est un point d’équilibre x attractif du système (1:9) est :
La stabilité asymptotique signifie qu’on peut déterminer un voisinage du point d’équilibre tel
que n’importe quelle trajectoire, issue d’un point x (0) appartenant à un voisinage de x tende
vers x lorsque t ! +1:
Définition 1.25 (Stabilité exponontielle) L’ origine est un point d’équilibre x localement exponon-
tielle stable du système (1:9) s’il existe deux constantes strictement positives a; b telle que :
8" > 0; 9 > 0 : kx(t0 ) x k< ) kx(t; x (t0 )) x k < a kx(t0 ) x k exp ( bt) ; 8t t0 ; 8x0 2 Br
1.4. Stabilité 18
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
Définition 1.26 (Instabilité) Le point d’équilibre x est dit instable s’il n’est pas stable au sens de
Lyapunov.
x0 = f (x; t) ; x 2 Rn ; t 2 R (1.10)
On suppose que f satisfait les conditions du théorème d’existence et d’unicité des solutions.
Définition 1.27 Une solution (t) du système (1:10) telle que (t0 ) = 0 est dite stable au sens de
Lyapunov si 8" > 0; 9 > 0; tel que toute solution x (t) de (1:10) dont la valeur initiale x (t0 ) vérifie :
si en plus
lim k x (t) k= 0
t!+1
Exemple 1.2 (n = 1)
(
x0 = x + 1;
x (0) = 1
La solution telle que x (0) = 1 est :
t
x (t) = (x0 1) e +1
1.4. Stabilité 19
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
t
j x (t) (t) j=j (x0 1) e j<j x0 1 j; 8t > 0
t
lim k x (t) (t) k= lim j (x0 1) e j= 0
t!+1 t!+1
Exemple 1.3 (n = 2)
Soit le système :
8
>
> 0 ! !
< x = y
x (0) 0
; =
>
> y (0) 0
: y0 = x
La solution qui vérifie (x (0) ; y (0)) = (x0 ; y0 ) est :
! ! !
x (t) x0 cos t y0 sin t 0
= ; (t) =
y (t) x0 sin t y0 cos t 0
8" > 0; 9 > 0 telle que :
! !
x0 x (t)
< ) < "; 8t > 0
y0 y (t)
!
x (t)
= jx (t)j + jy (t)j = jx0 cos t y0 sin tj + jx0 sin t y0 cos tj < 2 (jx0 j + jy0 j)
y (t)
!
x0 " "
=2 < 2 ; on prend ; =
y0 2 2
!
0
d’où (t) = est stable au sens de Lyapunov.
0
! ! 2
x (t) 0
lim = lim x2 (t) + y 2 (t) = x20 + y02 = c > 0 9 0
t!+1 y (t) 0 t!+1
1.4. Stabilité 20
Chapitre 1. Généralités sur les systèmes dynamiques
f1
2. La solution est quasi-périodique à deux fréquences f1 et f2 selon le rapport r = est rationnel
f2
ou pas :
a) Si r n’est pas rationnel la section de Poincaré est une courbe fermée.
b) Si r est rationnel la section de Poincaré se compose de quelque points.
Remarque 1.2 Dans les systèmes à temps discret, pour une variable d’état x, l’application de premier
retour consiste plus simplement à associer x (t) à x (t 1).
(
x0 = f (x (t))
x (0) = x0
Avec f : Rn ! Rn , n > 2 et soit un enssemble de R2 , l’intersection du plan et la trajectoire
du le système précédent nous permet de définir une fonction G comme suit :
G:U !
x (t) ! (x (t) ; )
Avec désigne le temps qu’il faut pour que les trajectoires x (t) démarre de U pour arriver à .
La fonction G est appelée la fonction de premier retour.
X
n
@v (x) dxi X
n
@v (x)
0
v = fi (x) (1.12)
i=1
@xi dt i=1
@xi
si x (l) = (x1 (l) ; :::; xn (l)) satisfait (1:11) .
Théorème 1.6 Pour le système (1:11) ; il existe une fonction v(x1 ; :::; xn ) de signe défini positif (ou
Pn @v
négatif) telle que v 0 = fi (x1 ; :::; xn ) est une fonction semi définie négative (ou positive) ou
i=1 @xi
identitiquement nulle alors le point d’équilibre (0; :::; 0 ) est stable au sens de Lyapunov.
8
>
> dp1 @H
>
> =
>
> dt @q1
>
> ..
>
> .
>
>
>
> dp @H
>
<
n
=
dt @qn
> dq1 @H
>
> =
>
> dt @p1
>
> ..
>
>
>
> .
>
> dqn @H
>
>
: =
dt @pn
où H = H (p1 ; :::; pn ; q1 ; :::; qn ) : On suppose que H (p; q) est définie positive.
: H (p1 ; :::; pn ; q1 ; :::; qn ) = p21 + ::: + p2n + q12 + ::: + qn2 :
Par exemple 8
> @H
>
> (0; :::; 0) = 0
>
< @q1
..
On suppose . ;
>
>
>
> @H
: (0; :::; 0) = 0
@pn
c.à.d (0; :::; 0) point d’équilibre, alors (t) = (0; :::; 0) est stable.
Preuve. Posons v(x1 = p1 ; :::; x2n = qn ) = H (p1 ; :::; pn ; q1 ; :::; qn )
X
n
@H dH X
n
@H dH
= =0
i=1
@qi dpi i=1
@pi dqi
(
x0 = xy 4
y0 = yx4
Soit : v (x; y) = x4 + y 4 définie positive. !
@v 0 @v 0 0
v0 = x + y = 4x3 ( xy 4 ) + 4y 3 (yx4 ) = 0 ) (t) = est stable.
@x @y 0
Les orbites vérifient x4 (t) + y 4 (t) = c; (c > 0):
Théorème 1.7 Si pour le système (1:11) il existe une fonction de signe définie v(x1 ; :::; xn ) telle que
P
n @v (x)
v0 = fi (x1 ; :::; xn ) est une fonction de signe défini inverse de v alors le point d’équilibre
i=1 @xi
x = (0; :::; 0) est asymptotiquement stable.
(
x0 = y x3
y0 = x 3y 3
dv
Soit v (x; y) = x2 + y 2 ; alors = 2x(y x3 ) + 2y( x 3y 3 ) = (x4 + 3y 4 ) définie négative.
! dt
0
) (t) = est asymptotiquement stable.
0
Théorème 1.8 Supposons que pour le système (1:11) il existe une fonction v(x1 ; :::; xn ) différentiable
dans un voisinage de l’origine et telle que v = (0; :::; 0) = 0:
Pn @v (x)
Si v 0 = fi (x1 ; :::; xn ) est une fonction définie positive et s’il existe aussi près que l’on veut
i=1 @xi
de l’origine (0; :::; 0) des points en les quels v(x1 ; :::; xn ) > 0 alors le point d’équilibre (0; :::; 0) est
instable.
( ! ! !
x0 = x x0 1 0 x
, =
y0 = y y0 0 1 y
| {z }
A
Théorème 1.9 Supposons que pour le système (1:11) il existe une fonction v(x1 ; :::; xn ) différentiable
dans un voisinage de (0; :::; 0) et satisfaisant aux conditions suivantes :
Dans n’importe quel voisinage de (0; :::; 0) il existe un domaine 1 dans lequel v(x1 ; :::; xn ) > 0
et v(x1 ; :::; xn ) = 0 pour (x1 ; :::; xn ) 2 F r 1 :
Le point d’équilibre (0; :::; 0) 2 F r 1 :
@v
Dans 1 ; = f:rv est une fonction définie positive.
@t
Alors le point d’équilibre (0; :::; 0)de (1:11) est instable.
(
x0 = x5 + y 3
y 0 = x3 + y 5
Posons v (x; y) = x4 y4; = R2 , 1 = f(x; y) = jxj > jyjg
v (x; y) = 0; 8 (x; y) 2 F r 1 :
v (x; y) > 0; 8 (x; y) 2 1 ; v 0 = 4x3 (x5 + y 3 ) 4y 3 (x3 + y 5 ) = 4(x8 y 8 ): Elle est définie positive
dans 1 alors (0; 0) est stabe.
Bifurcations
2.1 Introduction
Le terme de bifurcation a était introduit par Henri Poincaré au début du XXe siècle dans ces
travaux sur les systèmes diférentielles. On s’intéresse ici aux changements qualitatifs du portrait
de phases d’un système dynamique dépendant de paramètres. De tels changements sont appelés
bifurcations. Pour les systèmes continus dérivant d’un potentiel, le mathématicien René Thom
emploie, au lieu de bifurcation, le terme catastrophe, terme qui a connu une fortune médiatique
importante. Pour les valeurs des paramètres auxquelles de tels changements qualitatifs appa-
raissent, valeurs dites de bifurcation, la construction du portrait de phases nécessite des outils
adaptés.
x0 = f (x; t; ) (2.1)
26
Chapitre 2. Bifurcations
Définition 2.1 Une bifurcation est un changement qualitatif de la solution x du système (2:1) lors-
qu’on modifie , et d’une manière plus précise la disparition ou le changement de stabilité et l’ap-
parition de nouvelles solutions. Un système est dit structurellement stable ou robuste si le portrait
de phase ne change pas dans une perturbation de ses paramètres. Par conséquent une bifurcation
correspond à une perte de stabilité structurelle (la valeur du paramètre pour laquelle le système
(2:1) n’est pas structurellement stable.
Les ensembles des points des bifurcation de même nature (noeud-col, fourche, hopf,...)
Bifurcation noeud-col
Une fonction linéaire ne change pas le nombre de racines. Le polynôme le plus simple qui
change le nombre de racines en fonction du parmètre est le polynôme quadratique :
f (x) = x2
f (x; ) = x2 (2.2)
p
x = (2.3)
qui existent seulement pour > 0 ; leur stabilité est déterminée par :
p p
f0 x = 2e
x = 2( )= (2.4)
p p
selon les signes de f 0 (x ) ; on voit que x+ = est stable, tandis que x = est instable.
Remarque 2.1 Même étude faite lorsque f (x; ) = x2 , f (x; ) = + +x2 ; et f (x; ) = +x2 :
Mais dans tous les cas, il y a une transition à = 0 entre existence d’aucun point fixe et de
deux points fixes dont un est stable et l’autre instable. La figure (F IG (2:1)) présente ce qu’on
appelle le diagramme de bifurcation noeud-col (la variation du point d’équilibre en fonction de
paramètre pour le cas : f (x; ) = x2 .
IDiagramme
Bifurcation fourche
f (x; ) = x x3 (2.5)
f (x; ) = x + x3 (2.6)
f (x; ) = x + x3 (2.7)
f (x; ) = x x3 (2.8)
Bifurcations transcritiques
x = x x2
Bifurcation de hopf
Tandis que toutes les bifurcations décrites sont stationnaires, la bifurcation de hopf donne
naissance à des solutions oscillantes ; l’espace des phases a maintenant deux composantes et la
forme s’écrit dans le plan complexe.
Forme normale :
Z0 = Z jZj3 Z (2.15)
Nous obtenons donc une bifurcation fourche pour l’amplitude tandis que la phase tourne à
la vitesse I. La solution est donc périodique et les trajectoires décrivent une spirale attirée vers
une courbe asymptotique nommée : cycle limite. Naturallement la bifurcation de hopf peut être
également sous-critique si le coefficient du terme jZj2 Z est de signe positif, il faut alors un terme
négatif en jZj4 Z pour obtenir une saturation non-linéaire.
On va s’interesser maintenant à l’étape qui suit la régularité temporelle. Selon Landau la bifur-
cation d’un point d’un comportement stationnaire (point fixe) vers un comportement périodique
(cycle limite) puis bipériodique (un tore) constituent les premières étapes de la transition vert
la turbulance, cette derniére présente un phénomène trés intéréssant qu’on appelle le chaos qui
est depuis longtemps synonyme de désordre, de confusion et s’oppose à l’ordre et à la méthode.
De nombreux chercheurs en sciences se sont intéressés aux mouvements dit chaotiques. Ils ont
confirmé que, contrairement à ce que la pensée déterministe, martèle depuis des lustres, il se
pourrait qu’il y ait de l’équilibre dans le déséquilibre, de l’organisation dans la désorganisation
(F IG (2:4)):
I Diagramme
Orbites hétérocliniques
Exemple 2.1 Un exemple de l’apparution des orbites hétéroliniques est montrer à partir du système
non linéaire qui décrit le mouvement d’un pendule simple :
(
x0 = y
(2.17)
y0 = sin (x)
Les points fixes dans le système (2:17) sont les points (x ; y ) = (n ; 0) pour n = :::; 2; 1; 0; 1; 2; :::;
si n = 0 ou un nombre pair, les points fixes sont des centres, si n est un nombre impair, les points
fixes sont hyperboliques, points de selles (F IG (2:5)) :
Orbites homocliniques
Ce sont les variétés stables et instables d’une même selle qui entrent en collision selon le signe
d’une certaine quantité.
(
x0 = y
0
(2.18)
y = y+x x2 + xy
où est un paramètre. Pour tous les valeurs de ; il y a deux points fixes f(0:0) ; (1:0)g.
Pour tous les valeurs de , (0:0) c’est un selle. Mais pour le point fixe à (1:0), il y a un
changement de type de bifurcation (F IG (2:6)):
Théorie du chaos
3.1 Introduction
Depuis la fin des années 70, la théorie du chaos a envahi la plupart des sciences : physique,
chimie, mécanique, géophysique, psychologie, econnomie, sociologie, etc ...
Chaos, ou un système chaotique c’est un système produira des comportements différents à
long terme lorsque les conditions initiales sont perturbées trés légèrement, le domaine des ma-
thématiques s’intérresse depuis longtents aux systèmes dynamiques chaotiques, cette branche des
mathématiques décrit qualitativement les comportements à long terme des systèmes dynamiques.
On trouve dans la littérature plusieurs définitions mathématiques du chaos, mais jusqu’à pré-
sent, il n’existe aucune définition mathématique universelle du chaos, avant de donner la défini-
tion du chaos, due à [Link], quelques définitions de base sont necessaires.
Définition 3.2 Supposons que X un ensemble et Y un sous-ensemble de X: Y est dense dans X si,
pour n’importe quel élément x 2 X, il existe un élément y dans le sous-ensemble Y arbitrairement
proche de x; c’est-à-dire si la fermeture de Y est égale à X Y = X : Ce qui revient à dire que Y est
dense dans X si pour tout x 2 X on peut trouver une suite de points fyn g 2 Y qui convergent vers x:
35
Chapitre 3. Théorie du chaos
Définition 3.3 f est dite avoir la propriété de sensibilité aux conditions initiales s’il exsiste > 0
tel que pour x0 2 X et tout " > 0 il exite un point y0 2 X et un entier j 0 satisfaisant :
d (x0 ; y0 ) < " ) d f (j) (x0 ) ; f (j) (y0 ) > ; ou d représente la distance et f (j) la j ieme itération de f:
Définition 3.4 f est topologiquement transitive si U et V étant deux ensembles non vides ouverts
dans X, il existe x0 2 U et un indice j 2 Z+ , tel que pour f (j) (x0 ) 2 V ou, de façon équivalente, il
existe un indice j 2 Z+ , tel que pour f (j) (U ) \ V 6= :
Définition 3.5 Une fonction f : X ! X est dite constituée d’une dynamique chaotique si :
Définition 3.6 Un ensemble A est dit invatiant (resp. positivement invariant) s’il contient son image
par le flot pour tout t (resp. pout tout t 0) :
3.3.2 Le déterminisme
La notion de déterminisme signifie la capacité de "prédire" le future d’un phénomène à partir
d’un évènement passé ou présent. L’ évolution irrégulière du comportement d’un système chao-
tique est due aux non linéarité.
Dans les phénomènes aléatoirs, il est absolument impossible de prévoir la trajectoire d’une
quelconque particule. À l’opposé, un système chaotique a des règles fondamentales déterministes
et non probabilistes.
Une des propriétés essentielles du chaos est donc bien cette sensibilités aux conditions initiales
que l’on peut caractériser en mesurant du taux de divergence des trajectoires. [7]
Définition 3.7 Soit (X; f ) un système dynamique discret, une sous-partie A de X est appelée attrac-
teur si et seulement si les conditions suivantes sont réalisées :
1. A est fermée.
2. A est positivement invariante.
3. A est attractive c’est-à-dire, il existe un voisinage ouvert U de A tel que :
a. U est positivement invariante.
b. U est attire pour A , 8u 2 U tel que :
lim d f t u; A = 0
t!+1
Définition 3.8 Un attracteur est un objet géométrique vers lequel tendent toutes les trajectoires
de l’espace des phases c’est-à-dire une situation ou un ensemble de situations vers les quelles évolue
un système, queles que soient ses conditions initiales, si A ensemble compact fermée de l’espace des
phases, on suppose que A est invariant pour le flot t , A est attracteur si :
1. Pour tout voisinage U de A, il existe un voisinage V de A tel que toute solution x (t; x0 ) = t (x0 )
restera dans U si x0 2 V
2. Il existe un orbite dense dans A:
\ t (V ) = A; 8t 0
Définition 3.9 Soit (X; f ) un système discret à un pas. Un ensemble clos A X; tel que f (A) = A,
est appelée attracteur s’il est le plus petit ensemble pour le quel il existe un > 0 tel que :
il se produit que :
lim d (x (t) ; A) = 0
t!+1
L’ ensemble :
f : R2 ! R 2
(x; y) ! (x + y; x + y)
La variété instable
Ri2 = W i = (x; y) 2 R2 ; x = y
est non vide, fermé et strictement positivement invariante. De plus, elle est un attracteur global
en un seul pas.
Au contraire, la variété instable
Rs2 = W s = (x; y) 2 R2 ; x = y
est non vide, fermé et strictement positivement invariante mais n’est pas attracteur.
Bassin d’attracteur
Définition 3.10 Le basin d’attracteur B (A) d’un attracteur A est l’ensemble des points de l’espaces
des phases qui donnent une trajectoire évoluant vers A, donc
B (A) = [ t (V )
On appelle bassin d’attracteur B (A) de A le plus grand des tels voisinages attirés c’est-à-dire :
B (A) = [ fU 2 (x)g
Pour les attracteurs réguliers, des trajectoirs qui partant des "points" proches l’un de l’autre
dans l’espace des phases restent indéfiniment voisines. On sait donc prévoir l’évolution de ces
systèmes, à partir d’une situation connue.
Les attracteurs réguliers peuvent être de quatre sortes :
Définition 3.11 Toute solution x vérifiant la relation f (x ) = 0 est appelée point d’équilibre,
point singulier, et point fixe.
On distingue seulement deux types d’attracteurs qui sont des points fixes, il s’agit des noeuds
stables et des foyers stables.
b. Cycle limite périodique (orbite périodique) Une solution x (t) d’un système dynamique
est périodique s’il existe une entier T pour lequel : pour tout t, x (t + T ) = x (t) et x t + T = x (t)
pour 0 < T < T , T est alors appelée la période de solution.
La présentation d’une telle solution dans le plan de phase nous donne une trajectoire fermée
appelée cycle limite et telle qu’aucune trajectoire commençant suffisamment proche d’elle, ne
soit également fermée, en général, on a trois types de cycle limite :
1. cycle limite stable.
2. cycle limite instable.
3. cycle limite semi-stable (en pratique instable).
d. Tore Un tore est un cas particulier de précédent ayant fréquences de base indépendantes.
Le tore est le surface engendrée par la rotation d’un cercle (C) autour d’un autre cercle (C 0 )
c’est donc un tube de diamêtre constant et d’âme un cercle.
L’ attracteur chaotique dit étrange n’est pas une surface repliée plusieurs fois sur elle-même. En
effet, les trajectoires des points divergent (puisque, par définition deux points ne peuvent avoir la
même évolution), mais comme l’attracteur a des dimensions finies, il doit se replier sur lui-même.
Un attracteur chaotique possède notamment la propriété remarquable suivante : la trajectoire
ne repasse jamais par un même état. Ce qui sinifie, entre autre, que cette trajectoire passe par
une infinté d’états.
Il est à noter que pour observer les trajectoires d’un attracteur, il est parfois intéressant de
réduire la dimension d de l’espace des phases.
Alors on peut donner cette définition :
Définition 3.12 Un sous ensemble borné A de l’espace des phases est un attracteur étrange ou chao-
tique pour une transformation T de l’espace s’il existe un voisinage U de A, c’est-à-dire que pour tout
point de A il existe une boule contenant ce point et contenue dans R vérifiant les propriétés suivantes :
Attraction : R est une zone de capture, ce que sinifie que toute orbite par T dont le point
initial est dans R est entièrement contenue dans R, de plus toute orbite de ce type devient est
reste aussi proche de A que l’on veut.
Il est contenu dans un espace fini, son volume est nul.
Presque toute trajectoire sur l’attracteur à la propriété ne jamais passer deux fois sur le même
point, chaque trajectoire est presque sûrement apériodique.
Deux trajectoires proches à l’instant t voient localement leur distance augmenter à une vitesse
exponentielle (sensibilité aux conditions initiales).
Définition 3.13 Un attracteur étrange est caractérisé par la sensibilité aux condition initiales et
ayant une dimension fractale.
Les types d’attracteur étrange Les attracteurs chaotiques peuvent être classés en trois types
principaux :
2. Attracteur de type de Lorenz Les types des attracteurs ne sont pas strucurellement
stable mais leur orbites homoclines et hétéroclines sont strucurellement stable (hyperbolique) et
aucune des orbites périodiques instables apparaissent sous les petites variations des paramêtres
(comme par exemple dans le système de Lorenz lui-même).
3. Quasi-attracteur Les types d’attracteurs sont des ensembles limites renfremant des
orbites périodiques de différents types topologiques et des orbites strucurellement instable (par
exemple les attracteurs générés par le circuit de chua).
1
(x0 ) = lim log (f n )0 (x0 )
n!+1 n
1X
n 1
= lim log (f )0 (xj )
n!+1 n
j=0
Avec
xj = f j (x0 )
Donc deux trajectoires dans le plan de phase initialement séparées par un temps t = t2 t1
vers z2 tel que :
Les exposants de Lyapunov sont une généralisation des valeurs propres pour le point fixe et
des multiplieurs caractéristiques pour les solutions périodiques.
Pour un attracteur non chaotique, les exposants de Lyapunov sont tous inférieurs ou égaux à
zéro et leur somme est négative. Un attracteur étrange précédera toujours au moins trois expo-
sants de Lyapunov, dont un au moins doit être positif (voir le tableau ci-dessous).
1 > 0; 2 >0
Hyper-chaotique Non entier P
n
i < 0
i=1
"Classification des régimes permanents selon les exposants de Lyapunov"
Un exposant de Lyaounov positive indique que selon la direction qu’il représente la divergence
entre deux trajectoires voisignes augmente expentiellement avec le temps.
Dimension de corrélation
On peut caractériser la dimension de corrélation à l’aide d’une fonction appropriée une telle
fonction est définit par :
1
C (R) = limV (3.1)
N !+1 N 2
1 X
n
C (R) = lim H (R jxi xj j)
N !+1 N 2
i=j=1
log (C (R))
V = lim
R!+1 log (R)
Dimension de Lyapunov
P
m
i
i=1
dl = m +
j max j
d’où 1 m sont les exposants de Lyapunov d’un attracteur d’un système dynamique et m
P
m
le plus grand entier naturel tel que : i 0:
i=1
log (N ("))
dc = lim
"!+1 log (")
2
L
telle que : N (") = petit carré de cotés.
"
Dimension de Housdorff
= inf fd; d (M ) = 0g
Les systèmes dynamiques chaotiques peuvent être classés en chaos continue, chaos discret,
chaos commuté, chaos retardé, hyper-chaos ...
Dans ce que suite, quelques systèmes chaotiques continues et discrets seront présentées.
47
Chapitre 4. Quelques systèmes dynamiques chaotiques
8
Les valeurs de a et b sont fixeés, respectivement à 10 et : Le paramètre de contrôle est r qui
3
est positive, la solution triviale x = y = z = 0 du système correspond physiquement à un régime
ou le fluide est au repos et où la chaleur se transmet uniquement par diffusion moléculaire (état
conductif). Pour r grand cet équilibre est instable et il laisse la place à des régimes où le transfert
de chaleur est réalisé par diffusion et par convection.
Les propriétés importantes de ces équations sont :
1. Elles sont autonomes.
2. Elles associent seulement les dérivées du premier ordre de sorte que l’évolution dépend seule-
ment des valeurs instantanées de (x; y; z).
3. Elles sont non-linéaires, ici à travers le terme quadratique xz et xy dans le seconde et la
troisième équation.
4. Elles sont dissipatives : le terme "diagonal" tel que x0 = @x correspond à un affaiblissement de
mouvement, mais plus systématiquement "les volumes dans l’espace des phases" se réduisent
dans cette dynamique.
5. Les solutions sont fermées.
On cherche les points d’équilibre (x; y; z) vérifiant x0 = y 0 = z 0 = 0; pour r < 1, il n’y a qu’un
seul point d’équilibre dans l’origine (0; 0; 0) ; et pour r > 1; il y a deux autre points :
on a : 8
>
> 0
< x = a (y x) = 0
y 0 = rx y xz = x(r z) y = 0
>
>
: z0 = bz xy = 0
8 8
>
> ay = ax >
>
< < y = x
) y(r z) = y ) z = r 1
>
> >
> p
: y 2 b (r 1) = 0 : y = b(r 1)
donc les deux points sont :
p p p p
b(r 1); b(r 1); (r 1) ; b(r 1); b(r 1); (r 1) :
L’ étude de la stabilité des points d’équilibre repose sur le signe de la partie réelle des valeurs
propres de la matrice jacobienne A obtenu en linéarisant le systéme autour d’un point d’équilibre.
L’ expression de la matrice jacobienne A du systéme est :
0 1 0 1
x a a 0
B C B C
DF B C B
@ y A=@ r 1 x C
A
z y 0 b
a a 0
2
det (jId Aj) = r 1 0 ) ( + b) + (1 + a) + a (1 r) = 0
0 0 b
( (
+b = 0 1 = b
) 2
) 2
+ (1 + a) + a (1 r) = 0 = (1 + a) 4a (1 r)
8
>
> = b
>
< 1 q
) 2 =
1
2q
a 1
4a (r 1) + (a + 1)2 1
>
>
2 2
>
: 3 = 1
2
4a (r 1) + (a + 1)2 1
2
a 1
2
Pour r < 1 ; les trois racines réelles sont négatives, 3 < 2 < 1 < 0 ; l’équilibre est donc noeud
stable.
Pour r > 1 ; une des valeurs propres est positive 3 : l’équilibre est donc instable (col).
Il y a une bifurcation quand r = 1 ; l’équilibre est dit : marginal.
Pour les deux autres points d’équilibre, les valeurs propres de la matrice jacobienne sont
solutions de l’équation en :
( a ) [( b )( 1 ) + b (r 1)] a [r ( b ) + b (r 1)] = 0
3 2
) + (a + b + 1) + (b (a + r) a (r 1)) + 2ab (r 1) = 0
Selon les valeurs du paramètre r, ce polynôme de degré trois peut avoir trois racines réelles
négatives (les équilibres sont donc stables) ou bien une racine réelle et deux racines complexes
conjuguées.
On peut chercher s’il existe une valeur critique de r pour laquelle les équations deviennent
instables. La déstabilisation de ces équations par changement de signe d’une valeur propre réelle
est impossible car si = 0 on a forcément r = 1. On peut donc rechercher pour quelles valeurs
de r on peut obtenir deux racines i et i de partie réelle nulle. En reportant la valeur =i
dans l’équation :
(i )3 + (a + b + 1) (i )2 + (b (a + r) a (r 1)) (i ) + 2ab (r 1) = 0
2ab
ab +
) rc = a+1+b
2ab
b
a+1+b
alors :
a (a + b + 3)
rc =
(a b 1)
et
v0
u
u 2ab 1
uB ab +
= u ab + b a+1+bC
t @ 2ab A
a+1+b
8 470
Pour les valeurs : a = 10; b = ; la valeur critique est rc = w 24:73 et = 92:64 .
3 19
La déstabilisation des équilibres correspond à une bifurcation de hopf. Deux valeurs propres
complexes conjuguées traversent l’axe des imaginaires lorsque le paramètre r franchit la valeur
critique rc .
Lorsque r > rc le système transite vers un régime chaotique. La trajectoire tourne autour l’un
des deux équilibres instables comme si elle y convergeait avant de basculer aléatoirement vers
l’autre équilibre pour y répéter le même type de comportement. On montre que la distance entre
deux conditions très proches s’implifie très rapidement.
Toutes les trajectoires convergent vers l’attracteur étrange. On montre que la distance entre
deux conditions initiales très proches s’implifie très rapidement.
Cette sensibilité aux conditions initiales, ainsi que le chaos déterministe observés avec ce sys-
tème dynamique, ont servi de base à ce que l’on appelle "l’éffet papillon" [4] :
function loren3
clear ;clf
global A B R
A=10 ;
B=8/3 ;
R=28 ;
u0=100*(rand(3,1)-0.5) ;
[t,u]=ode45(@lor2,[0,100],u0) ;
N=find(t>10) ;v=u(N, :) ;
x=v( :,1) ;
y=v( :,2) ;
z=v( :,3) ;
plot3(x,y,z) ;
view(158,14)
function uprime =lor2(t,u)
global A B R
uprime = zeros(3,1) ;
uprime(1)=-A*u(1)+A*u(2) ;
uprime(2)=R*u(1)-u(2)-u(1)*u(3) ;
uprime(3)=-B*u(3)+u(1)*u(2) ;
telque :
8
>
> 0
< x = a (y x)
y 0 = rx y xz = x(r z) y
>
>
: z0 = xy bz
8
où a = 10; b = ; r = 28:
3
avec les conditions x0 (0) = y 0 (0) = z 0 (0) = 0:01
on a : 1 < 0; 2 < 0 et 3 > 0;
Donc d’apré le tableau de classification des régimes permanents selon les exposants de Lyapu-
nov on voit que le système est chaotique.
L’ attracteur chaotique de Lorenz est donné sur (F IG:4:7) pour les valeurs numériques a = 10;
8
b = ; r = 28:
3
Historique
Allemand - Otto - Rössler : conçut son attracteur en 1976 dans un but perment théorique, mais
ces équations s’avérèrent utiles dans les réactions chimiques. L’ article été conçu pour fonctionner
d’une façon similaire au système de Lorenz, mais également pour être plus simple à analyser, il
ne présente qu’une seule spirale.
Le système de Rössler
Rössler étudia l’attracteur pour a = 0:2; b = 0:2; c = 5:7, mais les propriétés de a = 0:1; b = 0:1
et c = 14 sont aujourd’hui plus étudiées.
Propriétés
Certaines propriétés du système de Rössler sont déduites par des méthodes linéaires et des
vecteurs propres, mais les caractéristiques principales de ce système requiert des méthodes non-
linéaire comme les sections de Poincaré ou les diagrammes de bifurcation .
Une orbite dans l’attracteur suit une spirale proche du plan x; y autour d’un point fixe
instable. S’éloignant progressivement de ce point fixe, un second point fixe, réintégrant l’orbite
dans la spirale.
Bien que les valeurs des différentes variables soient bornées, il est apparent que ce oxilations
sont chaotique .
L’ attracteur possède une structure fractale en mille-feuille, dont la dimention fractale à été
estimée entre 2:01 et 2:02, donc trés proche d’une surface plane.
L’ un des intérêts de l’attracteur de Rössler est le caractère linéaire de deux ses équations.
poser z = 0, permet l’examen de sa projection dans le plans (x; y) :
(
x0 = y
y 0 = x + ay
Points fixes
Pour trouver les points fixes, les trois équations de Rössler sont posées égales à zéros, le
système est alors résolu et donne le résultat suivante :
8 8
>
> y z = 0 >
> z = y
< <
x + ay = 0 ) x = ay
>
> >
>
: b + z (x c) = 0 : b y ( ay c) = 0
8
>
> z = y
<
) x = ay
>
>
: ay 2 + cy + b = 0 ) = c2 4ab > 0
8
>
> z = y
>
<
) x = ay
> p p
>
> c c2 4ab c+ c2 4ab
: y1 = ; y2 =
2a 2a
donc :
p p p
c c2 4ab c c2 4ab c c2 4ab
x= ; y= ; z=
2 2a 2a
ce qui maintenant peut être utilisé pour présenter les points fixes pour des valeurs données de
paramètres :
p p p
c+ c2 4ab c c2 4ab c + c2 4ab
; ;
2 2a 2a
p p p
c c2 4ab c+ c2 4ab c c2 4ab
; ;
2 2a 2a
comme cité plus haut l’un des points instables, est situé au centre de la spirale et l’autre se situe
hors de l’attracteur.
c = 4 ) période1:
c = 6 ) période 2:
c = 8:5 ) période 4:
c = 9 ) chaotique:
c = 12 ) période 3:
c = 12:6 ) période 6:
c = 13 ) chaotique.
c = 18 ) chaotique.
g(x) = rx(1 x); g 0 (x) = r 2rx; g (2) (x) = 2r; g (3) (x) = 0:
Considérons l’application f qui est défnie de [0; 1] dans lui-mème par l’itération suivante :
g (xk ) = rxk (1 xk )
8
< x1 = 0; pour r 2 [0:4]
rx(1 x) = x ) r 1
: x2 = ; pour r 6= 0
r
8
< r; pour x1 = 0
g 0 (x ) = r 2rx =
: 2 r; pour x2 = r 1
r
F IG(4:13)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=0:5 et xeq =0
F IG(4:14)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=1 et xeq =0
F IG(4:15)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=1:5 et xeq =0 et xeq =0:33333:
F IG(4:16)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=1:5 et xeq =0 et xeq =0:33333:
F IG(4:17)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=3 et xeq =0 et xeq =0:66667:
Pour r > 3 :
p
Si r = 3:3 < 1 + 6:
Un cycle stable et attracteur d’ordre 2 apparait.
p
F IG(4:18)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=3:3<1+ 6
Si 3 < r 4:
Un cycle stable et attracteur d’ordre 2 apparait.
Ceci est vérifié par le fait que :
g (2) (x) = g g (x) = g [g (x)] = g [rx (1 x)] = r [rx (1 x)] [1 (rx (1 x))]
g 2 (x) = r2 x (1 x) (1 rx (1 x))
,
g 2 (x) = x r3 x3 r2 + r3 + r2 = 0
,
r 1
g 2 (x) = x x r 3 x2 + r 2 + r 3 x r2 + r =0
r
r 1
à quatre solution distinctes x1 ; x2 et deux solution additionnelles : x1 = 0 et x2 = ;
r
r 3 x2 + r 2 + r 3 x r2 + r = 0 ) = r4 (r 3) (r + 1)
p p
r+1+ (r 3) (r + 1) r+1 (r 3) (r + 1)
) = ; =
2r 2r
p
Si 3 < r 1+ 6:
Le cycle et stable et attractif.
p
Si 3 > 1 + 6 :
Le comportement devient beaucoup plus complexe le cycle n’est plus stable est un cycle d’ordre
4 apparait .
A partir de ces valeurs on assiste à un doublement de l’ordre de la période jusqu’à r = 3:569945
quand le système devient chaotique.
p
Si r = 3:5 > 1 + 6:
Un cycle stable et attracteur d’ordre 4 apparait .
p
F IG(4:19)- L’ évolution des points fixes de l’application logistique pour r=3:5>1+ 6
Résultat
Conclution
65
Bibliographie
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sion, Mémoire élaboré en vue de l’obtention du diplôme Magistère, Centre universitaire
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