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Drowning Risk

Risques de noyade

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Guide de prévention

2026
Noel Mara
CCIC SIMANDOU

13/06/2026
TRAVAIL A RISQUE DE NOYADE DANS LEAU

Risque de
Noyade
Table des matières
I. Définition :........................................................................................................................... 2
II. Qu’entend-on par « travail à risque de noyade dans l’eau » ?............................................2
III. Cueillette de renseignements...........................................................................................3
IV. Les risques de noyade.......................................................................................................4
A. Risques spécifiques sur les quais miniers.........................................................................4
B. Risques spécifiques à bord des navires (Vraquiers et Barges)..........................................4
C. Facteurs aggravants majeurs............................................................................................5
V. Mesures de prévention incontournables.............................................................................5
VI. Procédures d'Urgence et Techniques de Sauvetage.........................................................8
VII. Moyens de sauvetage en cas de chute à l’eau..................................................................8
a. Plan de sauvetage.........................................................................................................8
b. Embarcation de sauvetage............................................................................................9
VIII. Recommandations générales pour l’inspection et l’entretien des vêtements de
flottaison................................................................................................................................... 10
a) Inspection initiale, annuelle ou périodique…………………………………………….....................10
b) Inspection avant chaque usage……………………………………………………………………………….…10
c) Entretien ……………………………………………………………………………………………………………….11

1 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


I. Définition :
La noyade survient quand un liquide entre dans les voies respiratoires et
empêche une personne de respirer de l’air. Certaines situations et
conditions augmentent la probabilité d’une noyade, comme :
L’immersion soudaine et l’effet de surprise (ex. : chute ou glissade dans
l’eau, rupture de la glace, chute par-dessus bord ou expulsion d’une
embarcation, chavirement d’une embarcation) ;
• les caractéristiques du plan d’eau (ex. : profondeur, courant, opacité de
l’eau, eau froide, vagues) ;
• l’équipement porté (ex. : entraînement sous l’eau par le poids de
l’équipement ou par le courant à cause d’une pièce d’équipement
coincée) ;
• l’état de la personne (ex. : incapacité à garder la tête hors de l’eau
[panique, épuisement], perte de conscience [choc traumatique lors d’une
chute, choc thermique, hypothermie]). Différentes tâches exécutées près
de plans d’eau peuvent exposer les travailleurs à un risque de noyade.

II. Qu’entend-on par « travail à risque de noyade dans


l’eau » ?
D’un point de vue réglementaire (RSST), un travailleur est considéré
comme à risque de noyade dans l’eau s’il se situe dans une des zones
à risque suivantes : au-dessus ou à moins de 2 mètres d’un endroit
où la profondeur de l’eau excède 1,2 m sur plus de 2 m de largeur ou
d’un endroit où le débit2 d’eau peut entraîner une personne. Le
travail dans une embarcation non pontée ou sur le pont d’une
embarcation pontée est également considéré comme un travail à
risque de noyade.

Le travail n’est toutefois pas considéré comme à risque de noyade lorsque


le travailleur est protégé efficacement contre une chute à l’eau par un
moyen ou un équipement de protection collectif, comme un garde-corps ou
un filet de sécurité.
2 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention
III. Cueillette de renseignements
L’objectif de la cueillette de renseignements est d’identifier les situations
dangereuses, d’élaborer des mesures de prévention pour les éviter, de
contrôler les risques qui subsistent ainsi que d’élaborer les mesures de
sauvetage à appliquer en cas de chute à l’eau.
Les renseignements concernant les caractéristiques associées au plan
d’eau et à ses rives aux environs des travaux, comme les conditions
climatiques, les caractéristiques des postes de travail, des voies de
circulation et des moyens d’accès au plan d’eau ainsi que la localisation
géographique et les moyens de communication fonctionnels doivent être
considérés pour choisir les méthodes, les équipements et les moyens de
prévention permettant de rendre le travail sécuritaire. Ces renseignements
sont également essentiels pour déterminer les mesures de sauvetage à
appliquer en cas de chute à l’eau.
Principaux éléments à considérer lors de la cueillette de renseignements
Augmente le Aggrave les
risque de conséquences
chute à l’eau d’une chute à l’eau
Plan d’eau et Eau profonde ×
conditions Débit, courant, vagues × ×
climatiques Eau froide (< 15 °C) ×
Mauvaise visibilité, travail de nuit × ×
Air froid ×
Présence de glace (selon épaisseur/solidité) × ×
Abords du plan Surface glissante ou encombrée ×
d’eau, aires de Surface instable ou qui bouge ×
travail, voies de Paroi verticale, forte pente ×
circulation et Espace de manœuvre limité ×
localisation du Position élevée au-dessus de l’eau ×
site Déplacement sur l’eau × ×
Obstacles à la navigation, trafic × ×
nautique important
Aire de mise à l’eau difficile × ×
Site éloigné, accès difficile pour les ×
secours
Équipements et Système de communication ×
méthodes de déficient
travail Port de vêtements ou × ×
d’équipements lourds
Pièces d’équipements pouvant ×
coincer un travailleur sous l’eau
Embarcation et équipements × ×
inadaptés aux conditions
Dispositifs de remontée d’une ×
personne tombée à l’eau absents
ou déficients
Travail seul ×

3 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


IV. Les risques de noyade
Les risques de noyade sur les quais miniers et les bateaux de transport de
minerai sont majeurs et souvent mortels. Car il combine les dangers de
l'environnement maritime et de la manutention industrielle
lourde .Ils sont principalement dus aux chutes à la mer, aux glissades de
plain-pied, aux chocs contre des masses mobiles (câbles, cordages, grues)
et aux naufrages. Ce type d'environnement exige une prévention stricte.
Voici une analyse détaillée des risques de noyade et des facteurs
aggravants spécifiques à ces zones :
A. Risques spécifiques sur les quais miniers
Les terminaux miniers sont des environnements industriels bruyants et
encombrés où le danger est omniprésent.
 Chutes de hauteur depuis le quai : Les quais miniers sont souvent
surélevés pour s'adapter aux navires vraquiers de grande taille. Une
chute directe dans l'eau depuis ces structures sans garde-corps ou
barrière de sécurité adéquate expose immédiatement au risque de
noyade ou de traumatisme grave.
 Glissades sur la poussière de minerai : La poussière issue des
minerais (comme le charbon, la bauxite ou le fer), combinée à l'humidité
ambiante ou à la pluie, crée une couche extrêmement glissante sur le
béton des quais, provoquant des pertes d'équilibre.
 Évitement d’engins lourds : Les conducteurs de chargeuses, de grues
et de sauterelles de chargement ont des angles morts importants. Un
travailleur à pied peut faire un faux pas ou reculer vers le bord du quai
pour éviter un véhicule en mouvement.
 Aspiration par les hélices et remous : L'eau située entre le quai et la
coque du navire est soumise à de forts courants créés par les
remorqueurs ou les propulseurs d'étrave, aspirant rapidement toute
personne tombée à l'eau.
 Le travail de nuit et la fatigue : Les opérations de chargement
s'effectuent souvent en continu (24h/24), réduisant la vigilance et la
visibilité.
B. Risques spécifiques à bord des navires (Vraquiers et Barges)
Le travail à bord des bateaux transportant des matières premières implique
des mouvements permanents de structures lourdes.
 Accès dangereux au navire : Le passage entre le quai et le bateau via
les passerelles ou les échelles de coupée instables représente une zone
critique pour les chutes à l'eau, surtout lors des variations de marées ou
des mouvements de houle.
 Chutes par-dessus bord pendant l'amarrage : Les manœuvres
d'amarrage (lancer des amarres, manipulation des treuils) s'effectuent

4 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


au ras du pont. La rupture d'un câble sous tension peut projeter
violemment un marin à la mer.
 Manœuvres des panneaux de cale : L'ouverture et la fermeture des
énormes panneaux de cales métalliques demandent de travailler à
proximité du vide et de la coque.
 Ponts encombrés et mouvants : La présence de câbles, de chaînes,
et les résidus de minerai glissants sur un pont soumis au roulis
augmentent drastiquement les risques de basculer par-dessus bord.
 . L'asphyxie immédiate : Tomber dans l'eau à proximité d'un navire
en cours de chargement expose au risque d'aspiration par les hélices ou
d'écrasement contre la coque
C. Facteurs aggravants majeurs
Une chute à l'eau dans un port minier est souvent plus dangereuse qu'une
baignade classique en raison de plusieurs éléments :
 Le poids des équipements terrestres : Les travailleurs portent
souvent des chaussures de sécurité renforcées, des ceintures d'outils,
des casques et des vêtements lourds qui se gorgent d'eau et entraînent
immédiatement la victime vers le fond.
 Le choc thermique et l'hypothermie : Une eau froide provoque une
hydrocution instantanée ou une paralysie musculaire en quelques
minutes, empêchant la personne de nager, même si elle sait le faire.
 L'écrasement entre la coque et le quai : C'est le danger le plus
critique. Les vagues et le vent font bouger le navire de plusieurs
dizaines de tonnes contre le quai, risquant de broyer la personne
tombée dans cet intervalle avant qu'elle ne se noie.
 Le bruit industriel ambiant : Les bruits de moteurs, de tapis roulants
et de concassage masquent les cris de détresse d'une victime à l'eau,
retardant l'alerte

V. Mesures de prévention incontournables


a) Port obligatoire du VFI (Vêtement de Flottaison Individuel) : Un
gilet de sauvetage à déclenchement automatique par percussion doit être
porté par toute personne travaillant à moins de 2 mètres de l'eau.

Résumé des niveaux de performance des vêtements de flottaison et de leurs


limitations
Pictogrammes Niveaux de performance Principales limitations ou applications
Flottabilité : 70 N (15,5 lb) Aide à la flottabilité 70 N
Franc-bord : 50 mm – eaux abritées :
Retournement : nul • Utilisation à proximité des secours ou de la rive
seulement ;
• Participation active requise pour maintenir la
tête hors de l’eau dans tous les cas ;
• Aucune capacité de retournement.

5 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


Flottabilité : 100 N (22,5 Gilet de sauvetage 100 N
lb) Franc-bord : 80 mm – eaux abritées :
Retournement : 10 s • Utilisation en eaux abritées seulement ;
• Permet d’attendre les secours un certain temps ;
• Participation active requise pour maintenir la
tête hors de l’eau, si l’eau est agitée ;
• Capacité de retournement en 10 s en maillot de
bain.
Flottabilité : 150 N (33,5 Gilet de sauvetage 150 N :
lb) Franc-bord : 100 mm • Utilisation au large ou en eaux abritées ;
Retournement : 5 • Niveau minimal de performance requis en eaux
non abritées ;
• Pour utilisation avec le port de vêtements lourds,
comme des vêtements de travail, des chaussures
de sécurité ou des vêtements contre les
intempéries ;
• Maintien de la tête hors de l’eau sans
participation active ;
• Capacité de retournement en 5 s en maillot de
bain.
Flottabilité : 275 N (60 lb) Gilet de sauvetage 275 N :
Franc-bord : 120 mm • Utilisation au large ou en eaux abritées ;
Retournement : 5 s • Pour conditions extrêmes ou
• Pour utilisation avec le port de vêtements de
protection spéciaux ou d’équipements lourds ou
• Pour améliorer le retournement avec le port de
vêtements pouvant nuire à la capacité de
retournement ;
• Maintien de la tête hors de l’eau sans
participation active ;
• Capacité de retournement en 5 s en maillot de
bain.

 Capacité de retournement des gilets de sauvetage


Les gilets de sauvetage ont une certaine capacité de retourner
automatiquement une personne inconsciente – vêtue d’un maillot de bain –
en position inclinée sur le dos afin de lui permettre de respirer. Ils sont
confectionnés de façon que la majeure partie du dispositif de flottaison se
situe sur la poitrine.

6 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


Une plus grande flottabilité au niveau de la poitrine augmente la capacité
et la vitesse de retournement. C’est pourquoi un gilet de sauvetage de
100 N retourne moins rapidement une personne que les gilets de 150 N ou
plus.

b) Protections collectives (Lignes de vie et garde-corps): Installation


de barrières physiques sur le quai et de filets de sécurité sous les
passerelles d'accès pour éviter les chutes.
c) Échelles de quai régulières : Présence d'échelles de secours
intégrées au quai tous les 30 à 50 mètres, peintes en couleur
fluorescente, pour permettre à une victime de remonter seule.

7 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


d) Dispositifs de sauvetage rapides : Bouées couronnes lumineuses
avec lignes de jet réparties le long du quai et systèmes d'alarme
"homme à la mer".
e) Interdiction du travail isolé : Toujours travailler en équipe visuelle
directe pour déclencher immédiatement les secours en cas de chute.
f) Nettoyage continu : Lavage régulier des quais pour éliminer les
résidus de minerai et maintenir l'adhérence du sol.
g) Éclairage haute performance : Assurer une visibilité parfaite lors des
opérations nocturnes ou par temps de brume.
h) Dispositifs de détection (Homme à la mer) : Balises individuelles
d'alerte radio pour les travailleurs isolés.
i) Installer les Équipements de sauvetage collectifs

 Localisation et utilisation des bouées de sauvetage (avec lignes de


jet d'au moins 27 mètres) réparties le long du quai.
 Repérage des échelles de quai de secours (souvent peintes en haute
visibilité) pour permettre à une personne tombée à l'eau de remonter

VI. Procédures d'Urgence et Techniques de Sauvetage


Une personne tombée à l'eau dans un port minier fait face à un risque
d'hypothermie, de choc thermique ou de traumatisme. Le plan de
sauvetage doit être maîtrisé par l'ensemble du personnel :
 Donner l'alerte immédiatement : Crier « Homme à la mer », pointer la
victime du doigt sans jamais la quitter des yeux, et alerter la
capitainerie/PC sécurité.
 Déploiement des équipements de quai : Jeter immédiatement une
bouée couronne ou une ligne de vie à proximité de la victime (sans la
viser directement pour éviter de la blesser).
 Utilisation des moyens de remontée : Diriger la victime vers les
échelles de quai de secours (qui doivent être inspectées, éclairées et
dégagées de toute végétation marine).
 Embarcation de sauvetage : Déploiement rapide d'un canot de
secours léger si la victime est inconsciente ou emportée par le courant.

VII. Moyens de sauvetage en cas de chute à l’eau


À lui seul, le port d’un vêtement de flottaison ne suffit pas à empêcher une
noyade dans tous les cas. La victime d’une immersion accidentelle dans
l’eau doit pouvoir être secourue rapidement si elle n’est pas en mesure de
sortir de l’eau par elle-même.
a. Plan de sauvetage
En situation d’urgence, le plan de sauvetage permet d’éviter que les
actions soient guidées par la panique. Le plan de sauvetage est un
protocole d’intervention étape par étape où le rôle de chaque intervenant
et la séquence d’intervention sont définis par écrit, avec des schémas, au

8 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


besoin. Il doit être connu de tous les travailleurs concernés et être
facilement et rapidement accessible. De plus, le plan de sauvetage doit
être éprouvé par des exercices permettant aux travailleurs, y compris ceux
qui pourraient devoir être secourus, d’être familiers avec leur rôle ainsi
qu’avec le protocole de communication et l’utilisation des équipements de
sauvetage prévus. Il est attendu que les personnes concernées soient en
mesure d’appliquer le plan de sauvetage, ce qui nécessite de tester leurs
compétences périodiquement. Le plan peut prévoir un mode d’intervention
pour des cas mineurs et un autre pour les cas majeurs pour lesquels des
services médicaux d’urgence (SMU) sont requis. Le plan et les équipements
de sauvetage doivent être adaptés aux conditions particulières des travaux
et aux caractéristiques du plan d’eau ou du cours d’eau. En outre, le plan
de sauvetage ainsi que les autres mesures de prévention et les méthodes
de travail (section 4) sont inter reliés. La complexité du plan de sauvetage
variera selon les différentes situations de travail à risque de noyade. De
façon générale, le plan de sauvetage peut ou doit inclure, selon le cas :
• le nom des responsables des opérations de sauvetage ;
• le nom des responsables de l’entretien des équipements de sauvetage ;
– Les équipements et les embarcations doivent être vérifiés et maintenus
en bon état.
• le nom des intervenants en sauvetage, des secouristes et des substituts ;
• l’emplacement des équipements et des embarcations de sauvetage, s’il
y a lieu ;
– Les équipements doivent être facilement accessibles pour pouvoir
intervenir rapidement.
• l’emplacement des postes de premiers secours et de premiers soins ;
• l’identification du lieu de rencontre pour les SMU et la façon dont on y
accède ;
• les critères et le code d’appel d’urgence pour déclencher les opérations
de sauvetage ;
• les étapes à suivre en ordre chronologique à partir du déclenchement des
opérations, y compris :
– les équipements à utiliser,
– les rôles des intervenants à chacune des étapes et des secours externes,
comme les SMU,
– une estimation du délai d’intervention.
Les étapes d’intervention doivent tenir compte d’une hiérarchie des
moyens visant à ne pas mettre les intervenants en sauvetage en danger.
Une situation qui requiert un plan de sauvetage d’un haut niveau de
complexité ou qui met en danger les intervenants doit être évitée. Dans ce
cas, il y a lieu de réviser la décision de permettre l’exécution d’un travail à
risque de noyade. À noter que, si un travailleur est susceptible d’être
entraîné dans un cours d’eau, le plan de sauvetage doit prévoir l’endroit où
il peut être récupéré de façon sécuritaire.
9 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention
b. Embarcation de sauvetage
Dans certains cas, le plan de sauvetage peut inclure une embarcation de
sauvetage, notamment pour atteindre rapidement une personne tombée à
l’eau loin de la rive ou en eau froide. Cependant, l’embarcation doit pouvoir
être utilisée de façon sécuritaire dans les conditions rencontrées, c’est-à-
dire sans exposer les intervenants en sauvetage à un risque comme un
chavirement ou une noyade.
Lorsqu’une embarcation de sauvetage est requise et peut être utilisée de
façon sécuritaire, l’embarcation et son utilisation doivent être adaptées aux
conditions du plan d’eau et aux situations de sauvetage prévisibles. De
plus, les exigences de base pour toute embarcation utilisée dans le cadre
du travail doivent être respectées, y compris l’exigence relative à une
formation pratique (voir section 7.5). L’embarcation de sauvetage doit
notamment :
• être adaptée et équipée pour la recherche et le repêchage de personnes ;
– Il faut tenir compte du fait que, dans certains cas, la victime ne peut aider
les intervenants en sauvetage à la sortir de l’eau.
• être munie des équipements de sauvetage suivants :
– 2 sacs à corde contenant chacun une ligne d’attrape flottante d’une seule
longueur, demeurant souple, d’un diamètre minimal de 9,5 mm et d’une
longueur d’au moins 15 m ,
– une bouée de sauvetage d’au moins 762 mm de diamètre extérieur
attachée à une ligne d’attrape flottante et approuvée par Transports
Canada,
– une gaffe de récupération ;
• être utilisée par une équipe d’au moins deux intervenants en sauvetage
formés pour l’approche et le repêchage d’une personne dans les conditions
du plan d’eau au moment du sauvetage.
Chaque intervenant en sauvetage à bord de l’embarcation doit également
porter un vêtement de flottaison adapté à la situation.

VIII. Recommandations générales pour l’inspection et


l’entretien des vêtements de flottaison
Les recommandations générales suivantes, fournies à titre d’exemple, sont
adaptées de celles de Transports Canada et visent les principaux éléments
d’inspection et d’entretien d’un vêtement de flottaison. En pratique, il faut
respecter les recommandations du fabricant.
a. Inspection initiale, annuelle ou périodique
Vérifier les dommages ou les signes d’usure : y a-t-il des déchirures, des
brûlures, des marques de perforation ou de moisissure?
Vérifier régulièrement la flottabilité du vêtement, par exemple en
avançant dans l’eau jusqu’à la taille pour ensuite plier les genoux et
observer le niveau de flottaison
10 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention
Vêtement autogonflant :
À la fréquence prescrite par le fabricant et chaque fois que le sac
gonflable aurait pu être endommagé :
• Vérifier s’il y a des fuites du sac ou du tube de gonflage. Faire ce test
selon les instructions du fabricant. Par exemple :
• Gonfler le gilet de sauvetage en soufflant dans le tube jusqu’à ce que
le gilet soit ferme et le laisser reposer pendant 16 heures. Vérifier qu’il a
conservé sa fermeté.
• S’assurer que la valve du tube de gonflage buccal ne fuit pas en la
maintenant sous l’eau. Des bulles ne doivent pas en sortir
continuellement. Pour s’assurer que le gilet de sauvetage ne se gonfle
pas accidentellement pendant ce test, ne pas laisser d’eau entrer en
contact avec le mécanisme de gonflement.
Une fois par année :
• Faire une inspection complète comprenant la vérification de fuites et
le remplacement des composantes périmées, la vérification du
mécanisme de gonflement pour tester s’il fonctionne correctement et la
vérification du tube de gonflage buccal, du harnais et des boucles ainsi
que de l’enveloppe du sac gonflable.
• Faire cette inspection complète chaque fois que le vêtement de
flottaison peut présenter un problème.
b. Inspection avant chaque usage
Vérifier que le tissu du vêtement est en bon état.
Vérifier que les courroies, les boucles et les fermetures éclair sont
propres et fonctionnent bien.
Tirer les courroies pour vérifier qu’elles sont fixées solidement et les
inspecter pour voir si elles présentent des signes d’usure. Vêtement avec
matériau de flottaison insubmersible, vérifier que :
• le matériau de flottaison est ferme et n’est pas imbibé d’eau (ex. par
une pression des doigts). Vêtement avec système autogonflant, vérifier
que :
• l’indicateur de statut montre que le système automatique est
fonctionnel (ex. : indicateur au vert) ;
• le cylindre de CO2 est installé correctement et ne montre pas de
signes de corrosion (rouille) ;
• la languette pour le déclenchement manuel est facile à atteindre et
n’est pas coincée ;
• le tube de gonflage buccal est facile à atteindre.
Endosser le vêtement et vérifier qu’il est bien ajusté. Un mauvais
ajustement peut réduire le franc-bord, nuire à la respiration, occasionner la
perte du vêtement en cas de chute à l’eau ou nuire au sauvetage.

11 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention


c. Entretien
Laisser sécher le vêtement à l’air libre en évitant les sources de chaleur
directe.
Ranger le vêtement dans un endroit sec, bien aéré et facile d’accès.
Ne pas le laisser au soleil. Ne pas déposer de matériel sur le vêtement
ou s’en servir comme coussin ou pare-chocs à l’embarcation.
Nettoyer le vêtement avec un savon doux et de l’eau courante. Ne pas
nettoyer à sec.

12 Travail à risque de noyade dans l’eau – Guide de prévention

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