0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues114 pages

06M223

J'ai besoin d'une présentation sur les Algies pelviennes. Power point

Transféré par

mumberengoroghoso
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues114 pages

06M223

J'ai besoin d'une présentation sur les Algies pelviennes. Power point

Transféré par

mumberengoroghoso
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

MINISTERE DE L’EDUCATION REPUBLIQUE DU MALI


NATIONALE Un Peuple – Un But – Une Foi
***************
UNIVERSITE DE BAMAKO

FACULTE DE MEDECINE, DE PHARMACIE ET D’ODONTO –


STOMATOLOGIE

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2005-2006 N°………/

Apport de la pelvimétrie externe dans la


prédiction du pronostic d’accouchement par
voie basse dans le service de gynécologie et
d’obstétrique de l’hôpital Gabriel Touré

THESE
Présentée et soutenue publiquement le ……/06/2006
Devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie
Par
Mr : Laya DOLO
Pour obtenir le Grade de Docteur en Médecine
(DIPLOME D’ETAT)

Jury
PRESIDENT Du Jury : Pr Amadou I. DOLO
Membres du Jury : Pr Siaka sidibé
Co-directeur de thèse : Dr Youssouf Traoré
DIRECTEUR de thèse : Pr Mamadou Traoré

1
2

HOMMAGES AUX MEMBRES DU JURY

A notre Maître et Président du Jury


Professeur Amadou Ingré DOLO
Professeur titulaire de Gynécologie Obstétrique à la FMPOS
Chef du service de Gynécologie Obstétrique de l’Hôpital Gabriel
Touré
Président fondateur de la SOMAGO
Secrétaire général de la SAGO
Président du réseau national de lutte contre la mortalité
maternelle

Honorable maître : votre rigueur scientifique, votre souci constant du travail


bien fait, votre faculté d’écoute, votre disponibilité et votre respect de la
personne humaine font de vous un des plus beaux fleurons de l’intelligence
nationale et internationale. L’éloquence de vos propos, votre amour pour la
gynécologie obstétrique et vos combats incessants pour la vie à travers la
mère et le nouveau-né ont forcé notre admiration pour cette discipline.
Cher Maître, nous sommes fiers d’avoir été votre élève et de continuer à
l’être.
Recevez donc cher Maître ainsi que votre famille, l’expression de nos
respectueux hommages.

2
3

A notre Maître et Membres du Jury


Professeur Siaka sidibé
Chef de service de radiologie et d’imagerie médicale de l’hôpital
national du Point « G »
Maître de conférence Agrégé en radiologie et en imagerie
médicale à la FMPOS
En acceptant d’apporter votre contribution à ce travail, vous nous avez
donné l’occasion de découvrir un grand maître, dévoué, et modeste. C’est
ici pour nous l’occasion de vous rendre un grand hommage, vous dire
combien nous avons été séduits par la qualité de votre enseignement.
Votre rigueur scientifique votre esprit d’organisation et votre faculté
d’écoute font de vous une personnalité recherchée et admirée
constamment.
Recevez ici, Cher Maître l’expression de notre profonde reconnaissance.
Puisse Dieu vous accéder au grade de professeur titulaire en radiologie.

3
4

A notre Maître et Directeur de thèse


Professeur Mamadou Traoré
Professeur Agrégé de gynécologie et d’obstétrique à la FMPOS
Médecin chef du centre de référence de la commune V
Membre du réseau malien de lutte contre la mortalité maternelle
Secrétaire général adjoint de la SAGO

Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger ce travail .Votre


simplicité,Votre culture scientifique, votre humanisme votre qualité de
pédagogue et votre amour du travail bien fait ont fait de nous un de vos
plus fidèles élèves.
Recevez ici, Cher Maître l’expression de notre profonde admiration.
Puisse Dieu vous ouvrir davantage les portes de succès et vous accorder
longue vie.

4
5

A notre Maître et Co-directeur de Thèse


Docteur Youssouf TRAORE
Spécialiste en Gynécologie Obstétrique
Praticien hospitalier dans le service de Gynécologie Obstétrique de
l’Hôpital Gabriel Touré
Secrétaire général de la SOMAGO

Vous nous faites un grand honneur en acceptant de juger ce travail. Votre


simplicité, votre culture scientifique et votre amour du travail bien fait ont
fait de nous un de vos plus fidèles élèves.
Recevez ici cher Maître, l’expression de notre profonde admiration.
Puisse Dieu vous ouvrir davantage les portes de succès et vous accorder
longue vie.

5
6

MENTION SPECIALE

Docteur John MULBAH


Vous avez été plus qu’un maître, vous avez été un ami. Votre humanisme,
votre modestie et votre disponibilité nous ont profondément séduit.
Courageux, infatigable, respectueux, nous avons admiré votre simplicité et
votre attachement à notre formation. Cette thèse est le couronnement de
votre indéfectible attachement au travail bien fait.
Veuillez trouver ici, toute notre reconnaissance et notre profond respect.

Docteur TEGUETE Ibrahima


Votre incessant dévouement à la formation des étudiants, votre abord
facile, votre franc parler, votre disponibilité et surtout votre rigueur
scientifique ont forcé notre admiration. Maître rompu à la tâche.
Veuillez trouver ici, l’expression immense de notre profonde gratitude.
Puisse Dieu vous ouvrir les portes d’une excellente carrière universitaire.

Docteur MIGAMBI M Patrick


Votre gentillesse, votre humanisme et surtout votre disponibilité nous ont
profondément impressionné. C’est ici le lieu de vous adresser nos vifs et
sincères remerciements.
Veuillez trouver ici, toute notre reconnaissance.

6
7

DEDICACES

Je dédie ce travail à :
L’Eternel Dieu le Tout Puissant et Miséricordieux
Rien ne peut contre ta volonté. Merci de m’avoir donné tout le courage et la santé
nécessaire pour mener à bien ce travail.

Mon père : Feu Sana DOLO


Des années durant, tu nous as pétri les valeurs cardinales de la vie que sont le respect,
l’amour, la dignité, la vérité, l’humilité, la justice et le travail bien fait. La route est
longue mais une belle partie vient de s’accomplir. Trouvez ici, cher papa, tout l’amour et
toute l’admiration que j’ai pour toi ainsi que la digne récompense de tant d’années de
sacrifices.
Dors en Paix, que ta terre soit légère. Amen !

Ma mère : Yana DOLO


Chère maman, s’il existe une femme attentive, affective et idéale sous mes yeux, c’est
bien toi. Tu as sacrifié toute ta vie pour notre cause et pour celle du bien des autres.
Que t’avons nous fait pour mériter autant d’amour ? Les mots ne diront pas assez bien
ce que je ressens pour toi. Réjouis-toi de ce qu’en ce jour se réalise en moi un de tes
vœux les plus chers. Ce jour est en fait, la récompense de ta vie donnée, de ta bravoure
et de ta fervente espérance.
Que Dieu Vous garde sous sa sainte protection afin que tu puisses encore savourer les
fruits de ton labeur.

7
8

Mon père et Homonyme : Feu Laya DOLO


Par votre rôle d’éducateur :
- tu nous as appris le sens de l’honneur, de la dignité, de la justice, de la discipline
et le respect de soi ;
- tu nous as aussi appris à aimer, à respecter l’homme et à faire preuve de courage
et d’endurance pour affronter la vie ;
- tu nous as toujours dit ceci « Ne pense jamais à un moment de la vie du mal de
ton prochain, et tu iras plus loin » ;
- tu n’as ménagé aucun effort pour que nous accédions à une instruction meilleure.
Chère père, tu fais notre fierté aujourd’hui.
Puisse Dieu vous accorder le paradis.
Dors en Paix papa, que ta terre soit légère. Amen !

Mon oncle : Ali DOLO


Tu nous as toujours donné conseils pour mener à bien ce travail.
Je vous adresse mes remerciements incessants. Ce travail est le vôtre.
Puisse Dieu vous accorder longue vie et excellente santé.

Ma femme : Ami DOLO


Au plus fort de mes années difficiles, comme une mère, tu m’as consolé et servi.
- dans mes doutes, tu m’as rassuré,
- de mes chutes, tu m’as relevé,
- de ton amour, tu m’as comblé,
- de ta disponibilité, tu m’en as fait don.
Puisse Dieu te combler bien plus que tu m’as comblé.

8
9

REMERCIEMENTS

A mes frères et sœurs : Apam DOLO, Mamadou DOLO, Souleymane DOLO, Bakary
DOLO, Modibo DOLO, Korka DOLO, Oumou DOLO, Ladji DOLO, Ousseni DOLO,
Ousmane DOLO, Dounierou DOLO.
Vous êtes ma vraie richesse. Restons frères et unis pour relever les défis à venir.

A toute la famille DOLO, spécialement à Amagana DOLO, Amatégué DOLO, Domon


DOLO, Anagaly DOLO, Bouréima DOLO, Aboubacar DOLO, Amadou DOLO.
Merci pour votre affection et vos conseils.

A toute la famille OUOLOGUEM, spécialement à Amouyon OUOLOGUEM, Oumou


OUOLOGUEM, Lassine OUOLOGUEM, Djénéba OUOLOGUEM, Mariam OUOLOGUEM,
Aïssata OUOLOGUEM.
Recevez ici, toute mon affection et mon profond respect.

A toute la famille GUINDO particulièrement à Fatoumata GUINDO, Sidiki GUINDO.

A mes très chères mères Ongnèlou DOLO et Isaï OUOLOGUEM

A toute la famille de mon oncle

A toute la famille de feu Pangalé DOLO et Apéné KODIO

A toute la famille SOÏBA et DEMBELE, je vous remercie sincèrement. Cette œuvre est
la vôtre.

Aux familles BALAM , POUDIOUGO et TRAORE ; je vous réitère toute ma gratitude et


mon profond respect.

9
10

A tous mes amis : Emmanuel SAYE, Jakary SAYE, Amouyon SAYE, Boubacar FOFANA,
Ibrahim TRAORE, Karim ZERBO, Thierno DIALLO, Balmoye DOUGNON, Hamidou DARA,
Kinouminè DOLO, Hassim POMA, Golou TOGO, Amadou TAPILY.
Vous avez cultivé en moi, le sens élevé de l’amitié. Trouvez ici, toute ma
reconnaissance.

A toutes mes amies et cousines : Inessou DOLO, Aïssata DOLO, Mama


OUOLOGUEM, Djénéba MAIGA, Mariam DOLO, Maï SOGOBA, Aïssata MAIGA, Djénéba
DOLO, Djénéba TRAORE, Nana KODIO.
Je vous adresse mes sincères remerciements pour votre soutien et vous formule des
vœux de réussite dans toutes vos entreprises.

Aux internes : Sandrine Eyoko HEBA, Amadou FOMBA, Youssouf KONE, Daouda
DOUMBIA, Amadou BOCOUM, Nouhoum CAMARA, Djénéba KOITA, Siaka DIARRA, Keka
DIARRA, Samuel GANDEBA, Fanta SANGARE, Fanta DIALLO, Oulématou, Kola SOW,
Yacouba KONE, Youssouf K. KONE, FaTim Diallo et Mariam Traoré.
Le succès est au bout de l’effort. Merci pour tout. Vivement votre soutenance.

A tout le personnel de la cardiologie « A » spécialement à Israël SOGOBA, TOURE


M, et Bintou.

A toutes les sages-femmes de l’hôpital Gabriel Touré. Merci pour votre franche
collaboration et votre soutien.

Aux Docteurs : Nouhoum OUOLOGUEM, Ibrahim OUOLOGUEM, Réunion SAYE,


Moussa SAYE, Mamady KONE, DRABO, Luc POMB, Etienne GUIROU, Seydou Z DAO,
Issa DIARRA, Cheickna SYLLA, Mahamadou COULIBALY, Seydou TRAORE, Alou B
BALLO, Alou BAGAYOGO, Nanko BAGAYOGO, Adama KONE, Moussa KONE, Tiamba

10
11

CISSOKO, Moumine OUATTARA, Sadio CISSOKO, Saoudatou TALL, Muriel KOM MOGTO,
Carine Rosine FOUDJET, Kelly Egah.
Merci pour la collaboration et pour l’esprit d’équipe.

Aux CES de chirurgie : Amadou MAIGA, Youssouf YAKWE, Pierre TOGO, David DOLO,
Ibrahim TOGOLA, Mamadou DIALLO et aux autres aussi. Merci pour tout ce que j’ai
appris à vos côtés.

Aux Gynécologues obstétriciens

Docteurs : WANE Assitan N’DIAYE, Daou Amalle KEITA, SAMAKE Abdrahamane,


SOUMARE Modibo, DIAKITE Salif, DIALLO Fanta Sambou DIABATE, MOUNKORO Niani,
HAIDARA Oumar Cherif, KANE Famakan. La qualité scientifique de votre enseignement,
votre disponibilité constante ainsi que les qualités humaines qui vous caractérisent ont
forcé notre admiration. Merci pour vos conseils et votre soutien.

11
12

Abréviations
BDCF : bruits du cœur fœtal
BGR : bassin généralement rétréci
DPF : disproportion foetopelvienne
Cd : caudal
cm : centimètre
CPN : consultation prénatale
Dte : droite
g : gramme
G : gauche
Ht : haut
HTA: hypertension artérielle
IC: intervalle de confiance
mn : minute
(-) négatif
OR: odds ratio
PPNRH : placenta praevia non récouvrant hémorragique
PC : périmètre crânien
SA : semaine d’aménorrhée
SFA : souffrance fœtale aigüe
SFC : souffrance fœtale chronique
Sup : supérieur
TA : tension artérielle
VMI : version par manœuvre interne
VPN : valeur prédictive négative
VPP : valeur prédictive positive
< : Inférieur
> : Supérieur
≤ Inférieur ou égal
≥ Supérieur ou égal

12
13

PLAN DE LA THESE :

I INTRODUCTION

ET OBJECTIFS

II GENERALITES

III METHODOLOGIE

IV RESULTATS

V COMMENTAIRES ET DISCUSSION

VI CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

VII REFERENCES

VIII ANNEXES

13
14

INTRODUCTION ET OBJECTIFS

14
15

INTRODUCTION

La maternité sans risque est le défi majeur de toute action visant à améliorer la santé
maternelle et infantile. Celle-ci constitue l’une des priorités d’aujourd’hui.
Dès 1986, dans le cadre de <<l’initiative pour maternité sans risque>>l’OMS
(organisation mondiale de la santé) préconisait que la surveillance du travail et la
détection précoce des dystocies soient retenues comme l’une des approches les
importantes pour réduire la mortalité maternelle et infantile.
La joie de donner la vie (l'accouchement) peut se transformer pour la parturiente en un
cauchemar éternel, faisant d'elle quelquefois‘’ un fantôme ’’ et une exclue de la société
par la survenue de fistules vésico-vaginales ou uro-génito-digestives. Véritable problème
de santé publique, la fistule uro-génitale est la conséquence de certaines pratiques
ancestrales dont les peuples ont du mal à se défaire. Selon l'OMS la dystocie occupe le
5è rang avec 11% des causes directes de la mortalité maternelle.
En effet, à côté des hémorragies, des infections et des complications de l’hypertension
artérielle au cours de la grossesse, la dystocie occupe une place prépondérante parmi
les causes évitables de mortalité maternelle .[5]
Au Mali, les femmes en âge de procréer se situent dans la tranche d’âge 15-49ans et
constituent actuellement 23,1% de la population [4]. A l’hôpital Gabriel Touré, la
principale cause de césarienne reste la dystocie mécanique [22]. Dans de nombreux
pays en voie de développement en général, et en Afrique en particulier, un très grand
nombre de femmes accouchent dans des conditions extrêmement précaires, liées à la
pratique des gestes obstétricaux inappropriés et incommodes par les agents chargés de
prise en charge obstétricale dans les centres situés en amont des centres de référence.
Il faut aussi citer le retard dans l’accès aux soins de premier niveau.
La principale cause de fistules vésico-vaginales demeure l’accouchement dystocique
dans notre pratique [24, 14, 26], contrairement aux pays développés où prédomine
l’étiologie post-chirurgicale ou néoplasique.

15
16

Le dépistage à la naissance de la luxation congénitale, la disparition des pathologies


courantes au début de notre siècle grâce la prévention (rachitisme et tuberculose), la
meilleure hygiène alimentaire ont fait nettement diminué la fréquence de la dystocie
osseuse dans les pays développés [19].

La filière pelvigénitale de la femme oblige le fœtus à s’adapter à une série d’obstacles


qu’il franchit aisément et sans risque majeur à condition que ses dimensions soient
normales mais aussi que les dimensions et la forme du canal osseux soient
suffisamment vastes et compatibles avec les adaptations successives [25].
La pelvimétrie externe est une technique obstétricale de 2è niveau et se pratique
aisément avec à l’aide du pelvimètre de Breisky et un ruban métrique. Elle permet
lorsque la parturiente est dans les positions adéquates de mesurer les dimensions du
grand bassin afin de dépister les dystocies osseuses et de prévoir la voie
d’accouchement. Cette technique utilise un outil simple, non coûteux et non invasif.
D’après une étude réalisée en 2000 à Kinshasa au (Zaïre) à propos de 2413 femmes
enceintes qui ont bénéficié d’une pelvimétrie externe à la consultation du 9e mois, on a
dénombré :
21 accouchements instrumentés par ventouse ou forceps pour surmonter les dystocies
mineures ou relatives [7, 20,21],
- Et enfin 29 accouchements spontanés avec mort-nés.
La pelvimétrie interne : est une technique obstétricale de 1er niveau et permet
l'exploration du bassin au toucher vaginal. Pour mieux évaluer le bassin obstétrical, il
devrait être examiné à partir de la 36e semaine d`aménorrhée. Cette technique
nécessite un opérateur entraîné, une coopération de la patiente et doit être réalisée
avec douceur et rigueur.
IL est classique de distinguer trois types de pelvimétrie:
La pelvimétrie externe, la pelvimétrie interne, et la radiopelvimétrie.
En Afrique, trop peu d’études ont été consacrées à la pelvimétrie externe .Au Mali il
s’agit d’une première du genre.
Pour mener à bien notre étude nous nous sommes fixés des objectifs suivants :

16
17

Objectif général
Etudier la pelvimétrie dans la prédiction du pronostic d’accouchement dans le service
de gynéco-obstétrique de l’hôpital Gabriel Touré.

Objectifs spécifiques

¾ Déterminer la fréquence de la pelvimétrie externe et de la pelvimétrie interne.

¾ Déterminer la performance de la pelvimétrie externe

¾ Démontrer l’intérêt de l’adjonction de la pelvimétrie externe et de la pelvimétrie


interne au cours du travail.

17
18

II

GENERALITES

18
19

GENERALITES
A-HISTOR IQUE
Ce n'est guère qu'au XVIIè siècle, que les accoucheurs ont eu quelques notions sur
l'existence des rétrécissements du bassin et sur les obstacles qu'ils créent à la sortie du
foetus ;
Mauriceau, le premier, reconnaît, en pratiquant la version, que les os du bassin sont
rapprochés les uns des autres et gênent l'accouchement.
DE LA Motte , Deventer n'ajoutent que les données peu importantes sur les viciations
pelviennes ; c'est surtout grâce aux travaux de stein , Baudelocque et plus récemment
de Naegele , P. Dubois, Osiander, Michaelis, Litzman,Tarnier,Neugebauer, Pinard,
Léopold, que des bassins viciés s'est complétée.[17,18].

19
20

B- RAPPEL EMBRYOLOGIQUE ET MODIFICATION DU BASSIN

1- DEVELOPPEMENT EMBRYONNAIRE

Au début de la période embryonnaire, l’ébauche du bassin de même que tout le


squelette du tronc a une structure cartilagineuse.
L’ossification des vertèbres commence pendant la vie intra-utérine, leur soudure se
produit entre 17-25 ans.
Figure 1

Ht

Pelvis fœtal, vue latérale D’après P. kamina [ 9 ]


1- noyau iliaque
2- noyau ischiatique
3- noyau pelvien

20
21

2-LE BASSIN DU NOUVEAU-NE


Chez le nouveau-né de sexe féminin, le sacrum est droit, étroit et vertical, le
promontoire est presque absent.
Le détroit supérieur qui est l’orifice supérieur du petit bassin a une forme ovale, les ailes
iliaques sont dressées. Le bassin se rétrécit considérablement vers sa sortie
Figure 2

Ht

Pelvis du nouveau-né : vue d’en haut D’après Testut [ 9 ]

21
22

3-MODIFICATION DU BASSIN ENTRE LA VIE NEONATALE ET LA VIE ADULTE


Le bassin d’un nouveau-né de sexe féminin se distingue fortement de celui d’une femme
adulte non seulement par les dimensions, mais aussi par la forme.
Son développement de même que celui de tout l'organisme est influencé par les
conditions du milieu et les facteurs héréditaires [ 13 ].
De l’enfance à l’âge pubertaire, la formation du bassin est influencée par la station
assise, débout et la marche.
La pression du tronc transmise par la colonne vertébrale et celle venant des membres
inférieurs font enfoncer le sacrum dans le bassin qui s’élargit progressivement dans le
sens transversal et ses diamètres antéropostérieurs diminuent relativement. Les
différentes modifications font que d’une forme ovalaire chez le nouveau-né, le bassin
aura une forme en entonnoir chez l’adulte.

C- RAPPELS ANATOMIQUES :
1-La ceinture pelvienne
Elle forme la base du tronc et constitue les assises de l’abdomen. Elle réalise la jonction
entre le rachis et les membres inférieurs. C’est un anneau ostéoarticulaire symétrique
constitué de quatre pièces osseuses et de quatre articulations.
2-Le bassin osseux
Les quatre pièces osseuses sont :
- En avant et latéralement : les deux os coxaux constitués par la fusion de :
- l’os iliaque, l’ischion et le pubis
- En arrière : le sacrum, impair et symétrique, bloc vertébral, formé par la soudure
de cinq (5) vertèbres sacrées : la 1ère vertèbre sacrée (S1) s’articule avec la dernière
vertèbre lombaire (L5) en formant une forte saillie appelée angle sacro-vertébral
antérieur ou promontoire ;
- le coccyx.

22
23

Les quatre articulations très peu mobiles sont :


-les deux articulations sacro-iliaques réunissant le sacrum à chaque os
iliaque, ce sont des diarthroses condyliennes;
- la symphyse pubienne réunissant en avant les deux os pubiens a une
mobilité quasiment nulle ;
-l’articulation sacro coccygienne.

D- PRONOSTIC DE L’ACCOUCHEMENT :
1- Eléments liés au mobile fœtal :
A terme, le fœtus devrait avoir un poids normal (2500g au minimum) et adopter une
position correcte pour une bonne mécanique obstétricale.
Il devrait également obéir à la loi de l’accommodation :
Le contenu mobile, c’est à dire le fœtus adapte au mieux sa forme et ses
dimensions à celles du contenant, c’est à dire l’utérus puis le bassin .
La présentation du sommet est la plus normale et la plus favorable des présentations.
Parfois, nous assistons à des présentations défléchies plus ou moins dystociques
(bregma) ou particulièrement dystociques (front). Cette dernière conduit
systématiquement à la césarienne, tout comme un macrosome sur un bassin limite ou
rétréci.
Il existe donc une relation entre le type de bassin, le volume foetal, la position foetale
et le pronostic obstétrical à court ou à long terme.

2- Eléments liés à l’existence d’une pathologie :


2-1 La classification anatomique du bassin :
2-1-1 Bassins asymétriques :
Les bassins asymétriques sont caractérisés par une inégalité de longueur des diamètres
sacro cotyloïdiens (diamètre allant du milieu du promontoire au point situé en regard de
la cavité cotyloïdienne, longueur normale : 9 cm de chaque côté) dont la différence est
supérieure à 1 cm :

23
24

- asymétrie légère quand la différence est de 1 à 2 cm,


- asymétrie moyenne quand la différence est de 2 à 3 cm,
- asymétrie forte quand la différence est supérieure à 3 cm.
La pelvimètrie externe permet, par l’étude du triangle isocèle du losange de Michaelis,
de reconnaître une asymétrie pelvienne. Une asymétrie de ce triangle, évoque une
asymétrie du bassin.
2-1-2 Bassins symétriques
- Bassin transversalement rétréci : lorsque le diamètre transverse médian mesure
moins de 11,5 cm. On reconnaît ce rétrécissement par la pelvimétrie externe
lorsque le diamètre transverse du losange de Michaelis est inférieur ou égale à 8
cm.
Figure 3

Ht

D’après R .Merger[ 12 ] Bassin transversalement rétréci

24
25

- Bassin généralement rétréci : lorsque l’ensemble des diamètres est réduit de


façon proportionnelle en particulier celui du conjugué externe (≤16 cm) mais la
morphologie générale du bassin est préservée.
Figure 4

Ht

D’après [Link] [1] Bassin généralement rétréci


Bassin aplati : le diamètre promonto-rétropubien est diminué. De façon externe une
diminution de la hauteur du triangle isocèle de Michaelis évoque également un bassin
aplati. L'engagement se fait par asynclitisme, les bosses pariétales franchissant, l’une
après l'autre les obstacles, que constituent le promontoire et le pubis. [18,19]

25
26

Ht

Figure 5
D’après V. Bodiagina [1] Bassin aplati
2-2 Classification morphologique du bassin :
On distingue 4 types de bassin selon CALDWELL et MOLOY.

2-2-1 Le bassin gynécoïde : schéma 1; sa fréquence est de 50% avec une forme
arrondie. Le détroit supérieur est plus large transversalement que dans le sens antéro-
postérieur. C’est un bassin de forme normale et le type le plus commun. Il
correspondrait à des femmes européennes très féminines de taille moyenne.

2-2-2 Le bassin androïde : schéma 2; sa fréquence est de 20 à 25% chez les


européennes. Le détroit supérieur est triangulaire à sommet pubien donc avec un arc
postérieur large et plat. Il se rencontre chez les femmes de typologie masculine. Ce type
est particulièrement dystocique.

2-2-3 Le bassin anthropoïde : schéma 3; sa fréquence est de 25%. Le détroit


supérieur est franchement ovoïde à grand axe antéropostérieur, c’est donc un bassin
généralement rétréci transversalement. Ce type se rencontre chez les femmes grandes,
minces aux hanches étroites notamment nord-américaines.

26
27

2-2-4 Le bassin platypelloïde : schéma 4; plus rare 2 à 3% c’est un bassin plat, le


détroit supérieur ovale et un grand axe transversal donc avec des arcs antérieur et
postérieur larges évasés et plats.
Il est certain que dans ces variations interviennent les origines ethniques et également
le mode de vie (habitudes alimentaires, travail, sport, etc.). Il existe en fin des
variations qui sont plus des adaptations mécaniques que des variations physiologiques

Figure 6

Ht

Détroit supérieur et arcade pubienne


1- variété gynécoïde 2- variété androïde 3- variété platypelloïde
4- variété anthropoïde

27
28

2-3 CLASSIFICATION DES BASSINS RETRECIS


La plupart des bassins sont caractérisés par leur symétrie par rapport au plan sagittal
médian. Ils sont classés suivant les différences de leurs diamètres par rapport au bassin
normal et par rapport à leur inclinaison (rétroversé ou antéversé). D’autres, devenus
rares, sont asymétriques, d’étiologies diverses. Nous distinguons deux grands groupes :
¾ Bassins rétrécis symétriques
* Non déplacés
- Bassin généralement rétréci,
- Bassin aplati,
- Bassin transversalement rétréci,
- Bassin aplati et généralement rétréci.
* Déformés et déplacés
- Bassin cyphotique (rétroversé)
- Bassin lordotique (antéversé)
* Exceptionnel
- Bassin achondroplasique.
¾ Bassins rétrécis asymétriques
* Asymétries d’origine locomotrice,
- Les boiteries unilatérales,
- la boiterie simple,
- la luxation unilatérale de la hanche,
- la poliomyélite,
- la coxalgie
* Asymétries d’origine vertébrale
- les scolioses
* Asymétries d’origine pelvienne OBJECTIFS
-atrophie pelvienne,
-fractures du bassin,
-dystocies après traitement orthopédique
-tumeurs pelviennes

28
29

3-Eléments liés à la filière pelvigénitale :


Au-delà de cette subdivision, il est important de distinguer le grand bassin sans intérêt
obstétrical, du petit bassin qui doit être traversé par le mobile fœtal au cours de la
parturition

3−1 le grand bassin:

Il fait partie de la grande cavité abdominale et est surtout formé par les fosses iliaques
des os coxaux et par les ailes du sacrum.

3-2 -Le petit bassin :


Le petit bassin ou bassin obstétrical dont la « maîtrise » anatomofonctionnelle est
essentielle pour notre pratique quotidienne, est le bassin des accoucheurs.
Il offre à décrire 3 parties principales :
- le plan du détroit supérieur,
- le plan de l’excavation pelvienne
- et enfin le plan du détroit inférieur.

29
30

Figure 7

Ht

D’après P. Kamina [9]

Le bassin obstétrical G

30
31

1- colonne lombaire
2- articulation sacro–iliaque
3- sacrum
4- os iliaque
5- coccyx
6- symphyse pubienne
7- ligne terminale
8- articulation coxo-fémorale 9- diamètre promonto rétro pubien
10- diamètre transverse maximum 11- promontoire

31
32

3-2-1 LE PLAN DU DETROIT SUPERIEUR OU ORIFICE SUPERIEUR


♦Constitution :
C’est un anneau osseux inextensible, qui sépare le petit bassin du grand bassin. C'est
l’entrée du petit bassin. Il est limité :
- En avant : par la face postérieure du bord supérieur de la symphyse pubienne,
- Latéralement : par les lignes innominées ou lignes arquées ;
- En arrière : par le promontoire anatomique et le bord antérieur des ailerons sacrés.
Ce promontoire ou angle sacro-vertébral antérieur est formé par le disque de
l’articulation lombo-sacrée L5-S1.
Le franchissement du détroit supérieur par le grand diamètre de la présentation
constitue l’engagement.
♦Forme : du point de vue géométrique, cet orifice a une forme ovoïde plus ou moins
elliptique.
♦Dimensions :
•Les diamètres antéropostérieurs : vont du pubis au promontoire
-Le promonto-sus-pubien ou conjugué anatomique : va du promontoire au bord
supérieur de la symphyse pubienne. Il mesure 11cm. C'est le promonto-sus pubien
-Le promonto-rétropubien ou conjugué vrai ou diamètre sagittal de Pinard :
Ce diamètre est évalué cliniquement au toucher mensurateur si le promontoire est
atteint. C’est non seulement le diamètre le plus court mais aussi le plus important au
détroit supérieur et mesure 10,5 cm en moyenne.
-Le promonto-sous-pubien : va du promontoire au bord inférieur de la symphyse
pubienne et mesure 12cm.
•Les diamètres transversaux :
- Le diamètre transverse maximum anatomique : il mesure la plus grande
dimension transversale du bassin. Il mesure 13,5 cm et ne peut être empreinté par la
présentation fœtale car trop proche du promontoire.
- Le diamètre transverse médian : se trouve sur le plan frontal à égale distance du
sacrum et du pubis. Il mesure 12,5 à 13 cm.

32
33

•Les diamètres obliques anatomiques : Ils sont au nombre de deux (droit et


gauche) et partent de l’interligne sacro-iliaque à l’éminence ilio-pectinée du côté opposé.
Ils mesurent 12,5 cm chacun et commandent l’orientation de la tête fœtale.

3-2- 2 Le Plan de l'excavation pelvienne :


♦Forme :
Dans son ensemble, elle est comparée à un cylindre fortement coudé comme un tronc
de tore avec un orifice supérieur à grand axe transversal et un orifice inférieur à grand
axe antéropostérieur. Il est subdivisé en deux plans :
- Le plan de la partie large de l’excavation :
♦Constitution : Il est constitué :
-En avant : par le milieu de la face interne de la symphyse pubienne,
- Latéralement : par le milieu des cavités cotyloïdes,
-En arrière : par la réunion des 2ème et 3ème vertèbres sacrées.
♦Dimensions :
•Le diamètre antéro-postérieur : va du milieu de la face interne de la symphyse
pubienne jusqu’a l'articulation de la 2e et 3e vertèbres sacrées. Il mesure 12,5 cm.
•Le diamètre transverse : unit le sommet des cavités cotyloïdes et mesure 12,5
cm également.
•Il n’y a pas de diamètres obliques dans cette partie de l’excavation, car le bassin
n’y forme pas un anneau osseux tout entier.
-Le plan de la partie rétrécie de l’excavation :
♦Constitution : il est constitué :
-En avant : par le bord inférieur de la symphyse pubienne qui correspond aux points
d’insertion antérieure des releveurs de l’anus.
- Latéralement : par les épines en dos d’ânes existant sur les fonds cotyloïdiens plus les
tubercules ischio-pubiens.
-En arrière : par l’articulation sacro-coccygienne.

33
34

♦Dimensions :
•Le diamètre antéro-postérieur : va du bord inférieur de la symphyse pubienne
(sommet de l’arcade pubienne) à l’articulation sacro-coccygienne et mesure 11cm.
•Le diamètre transverse ou inter-épineux : est le plus important et mesure en
moyenne 10,8 cm.

3-2-3 PLAN DU DETROIT INFERIEUR OU ORIFICE INFERIEUR


♦Constitution : C’est le plan de passage existant entre le bassin mou et le bassin
osseux. C’est également le plan de sortie du bassin obstétrical, ses limites sont les
suivantes :
- En avant : par le bord inférieur de la symphyse pubienne,
- Latéralement et d’avant en arrière : par les bords inférieurs des branches ischio-
pubiennes, des tubérosités ischiatiques et des ligaments sacro-sciatiques.
- En arrière : par la pointe du coccyx. Ce plan de dégagement du fœtus est
ostéofibreux.
♦Forme : ce plan de dégagement est losangique à grand axe antéro-postérieur.
♦Dimensions :
•Le diamètre antéro-postérieur :
-Le diamètre sous-coccy-sous-pubien : va de la pointe coccygienne au bord
inférieur de la symphyse pubienne. Il mesure 9,5 cm mais peut atteindre 11 à 12 cm
lorsque le coccyx est rétro-pulsé.
-Le diamètre sous-sacro-sous-pubien : va de la pointe du sacrum au bord
inférieur du pubis et mesure 11 cm.
•Le diamètre transverse ou bi-ischiatique : est le plus important et réunit les
faces internes des 2 tubérosités ischiatiques. Il mesure 12 cm

34
35
Promontoire Sacrum
Figure 8

pubis

Sup

Cd

D’après P. kamina [ 9 ]
coccyx

Différentes parties du bassin osseux ( Profil )

35
36

3-3 BASSIN MOU OU PARTIES MOLLES DU BASSIN


Il est constitué d’un entonnoir musculoaponévrotique étalé transversalement, fermant
l’excavation pelvienne et réalisant un plancher pelvipérinéal. Ce plancher est divisé en 2
étages suivant la profondeur :
- un étage supérieur ou pelvien,
- un étage inférieur ou périnéal.

3-3-1 Etage supérieur ou plan profond


Comprend la partie supérieure de l’excavation pelvienne qui est peu modifiée par la
présence des parties molles, tandis que le détroit inférieur est fermé par un complexe
de muscles plats et d’aponévroses ne laissant que des orifices étroits pour le tube
digestif et les voies génitales. Il s’agit en fait d’un diaphragme dont la masse principale
est formée par les muscles releveurs de l’anus.
Les releveurs (le faisceau superficiel du périnée +faisceau profond pubo-rectal) sont
une lame musculaire oblique en bas et en dedans s’insèrent sur la paroi antéro-latérale
de l’excavation pelvienne et s’unissent aux muscles opposés eux-mêmes s’unissent en
arrière du rectum. Le bord libre de ces muscles enserre d’avant en arrière, l’urètre, le
vagin et le canal anal.
Ces releveurs sont complétés par les muscles ischio-coccygiens.

3-3-2 Etage périnéal ou superficiel


Il est constitué autour de l’aponévrose moyenne du périnée. Cet étage est subdivisé en
trois parties :
- un périnée antérieur,
- un périnée postérieur,
- et le noyau central du périnée.

3-3-2-1 Le périnée antérieur : présente 2 étages musculaires


-l’étage supérieur ou profond : est constitué par les muscles transverses profonds, les
constricteurs du vagin et de l’urètre ;

36
37

- l’étage inférieur ou superficiel : renferme les muscles transverses superficiels et


ischiocaverneux ;

3-3-2-2 Le périnée postérieur : comprend l’ensemble des parties molles situées


autour du canal entre la peau et les releveurs de l’anus :
- le sphincter externe de l’anus, le raphé ano-coccygien et la pédale coccygienne.
- Le noyau central du périnée : est formé par la réunion du périnée antérieur et du
périnée postérieur. C’est un enchevêtrement de fibres musculaires bien lisses d’origine
rectale et du tissu fibreux.
Ce plancher pelvipérinéal comprend 2 régions suivant l’axe antéropostérieur :
- une région antérieure ou pré coccygienne
- et une région postérieure ou coccygienne comprenant, outre les faisceaux coccygiens
du grand fessier, les puissants ligaments sacro-sciatiques.
Le plancher pelvipérinéal joue un rôle important dans l’accouchement. Il est essentiel
dans les modifications de position et particulièrement dans la rotation de la présentation
au cours de sa descente dans l’excavation.
Si on accepte la théorie de Polosson et Trillat qui explique les rotations hautes au dessus
du plan des releveurs. Il semble admis de tous qu’un rôle primordial est dévolu aux
muscles élévateurs de l’anus. Cette théorie émise par Varnier et complétée par Demelin,
Devraigne, et Descomps fut reprise par Vermelin [13].

37
38

Ht

Figure 9
Plancher périnéal
D’après R. .Merger [1 ]

1- muscle grand fessier, 2- muscle releveur de l’anus, 3-sphincter anal , 4- muscle


ischio-coccygien , 5- muscle transverse superficiel du périnée , 6- muscle bulbo-
caverneux , 7- muscle ischio-caverneux

38
39

3-4 Application clinique= définitions des plans de Hodge


Lors du travail la descente du pôle fœtal dans la filière pelvigénitale est toujours définie
par rapport aux plans de Hodge.
Il s’agit de 4 plans parallèles entre eux-mêmes à des niveaux différents et permettant
ainsi d’apprécier le degré d’engagement du fœtus. Dans cette appréciation, on ne tient
compte que des parties osseuses du fœtus. Si l’on dit que le pôle fœtal est en Hodge II
par exemple, cela signifie que son crâne et non la bosse sérosangine est tangente à ce
plan. Examinons les quatre plans de Hodge :
Hodge I : plan du détroit supérieur, une tête se trouve en Hodge I lorsqu’elle est
flottante.
Hodge II : plan parallèle au premier mais passant au niveau du bord inférieur de la
symphyse, donc 4 à 5 cm sous le premier plan de Hodge.
Hodge III : plan parallèle aux précédents passant au niveau des épines sciatiques.
C’est-à-dire 4 cm sous le deuxième plan de Hodge.
Hodge IV : plan parallèle passant par l’articulation sacro-coccygienne : pôle fœtal
arrivé en Hodge IV est visible à la vulve.

39
40

pubis
Sup

Cd

Sacrum

D’APRES HODGE
Profil

Figure 10 Promontoire

40
41

E- LES TROIS TYPES DE PELVIMETRIE

1- LA PELVIMETRIE EXTERNE (VOIR SCHEMAS) : La pelvimétrie externe est une technique


obstétricale de 2è niveau et se pratique aisément à l’aide du pelvimètre de Breisky et
un ruban métrique. Elle permet lorsque la parturiente est dans les positions adéquates
de mesurer les dimensions du grand bassin afin de dépister les dystocies osseuses et
de prévoir la voie d’accouchement. Cette technique utilise un outil simple, non coûteux
et non invasif. Avant de réaliser la pelvimétrie externe il serait nécessaire de S’enquerir
de :
- l’âge d’acquisition des premiers pas,
- la zone géographique de naissance,
- des antécédents obstétricaux et/ou médicaux.

1-1 L’examen physique


1-1-1 L’inspection : c’est un temps capital de l’examen qui permet lorsque la
parturiente est dévêtue complètement : d’apprécier son morphotype, sa taille, sa
démarche pour constater une boiterie, et la symétrie de son bassin par l’étude du
losange de Michaelis (5ème vertèbre lombaire, les épines iliaques postéro-supérieures et
le sommet du sillon inter fessier).

41
42

Losange de Michaelis Figure 11

1 2 3 4

1-bassin normal 2-bassin rachitique aplati 3- bassin justo-minor 4-bassin obliquement rétréci

[1] D’après Bodiagina V

42
43

Pelvimètre de Breisky et un mètre ruban Figure 12

43
44

1-1-2 La palpation : tout d’abord, il faut expliquer à la parturiente l’avantage du


procédé et puis l’installer confortablement sur une table d’accouchement.
De toutes les méthodes d’exploration du bassin, la plus importante est sa mensuration.
Pour mesurer le bassin, on se sert d’un pelvimètre (figure) qui est un compas en fer
muni d’une échelle portant des centimètres et demi-centimètres. Les extrémités du
compas sont arrondies.

Pelvimètre de Breisky Figure 13

44
45

Dans le sens frontal


• Le biépineux : c’est la distance qui sépare les épines iliaques, antéro-
supérieures gauche et droite, chez une parturiente en position allongée sur une
table gynécologique. Cette distance mesure au minimum 25cm.

Ht

Figure 14
biépineux

• Le bicrête : c’est la distance d’une crête iliaque à l’autre chez une parturiente
en position allongée. Cette distance est au minimum 27 cm.

Ht

Bicrête Figure 15

45
46

*Le bitrochantérien : c’est la distance qui s’étend d’un grand trochanter du


fémur à l’autre chez une parturiente en position allongée habituellement. Cette
distance mesure 31 cm au minimum.
NB: chez les femmes obèses, pour mieux repérer les trochanters il serait mieux
qu’elles soient en décubitus dorsal les jambes fléchies et les cuisses
rapprochées. Figure 16

Ht

Bitrochanterien 1

* Le bi-ischiatique : c’est la distance qui sépare les faces internes des deux
tubérosités ischiatiques. Elle se mesure de la façon suivante : la parturiente doit être en
position gynécologique, on palpe les faces internes des ischions avec les pouces en
dedans, puis on mesure la distance qui les sépare avec un ruban métrique ou un
pelvimètre aux branches qui s’entrecroisent. A cette mesure obtenue il faut ajouter 2 cm
pour tenir compte de l’épaisseur des parties molles. Cette distance est de 12 cm au
minimum.

46
47

Ht

La tubérosité
ischiatique gauche

R. Merger [12] Figure 17 Mensuration du Biischiatique


¾ Dans le sens antéropostérieur
• Le conjugué externe de Baudelocque : c’est la distance qui va du bord
supéro-externe du pubis à la fossette sus-sacrée (ou angle supérieur du losange
de Michaelis), chez une femme en décubitus latéral droit de préférence, la jambe
gauche posée sur la jambe droite et faisant un angle droit avec cette dernière.
Cette distance mesure 20 cm au minimum. Il est le plus important.
Figure 18 : le conjugué externe

Ht

47
48

2- PELVIMÉTRIE INTERNE (VOIR SCHÉMAS)


C’est une technique obstétricale de 1er niveau et permet l’exploration méthodique du
bassin au toucher vaginal.
Pour mieux évaluer le bassin obstétrical, il devrait être examiné à partir de la 36e
semaine d’aménorrhée. Cette technique nécessite un opérateur entraîné, une
coopération de la parturiente et doit être réalisée méthodiquement avec douceur,
asepsie et rigueur. La femme doit être en position gynécologique, les cuisses
écartées et fléchies sur l’abdomen. Le clinicien explore successivement le détroit
supérieur, l’excavation et le détroit inférieur.
2-1 Détroit supérieur :
Pour que l’avant bras et le bras du clinicien restent dans le même axe, le coude doit
reposer sur le plan du lit. On étudie d’abord le diamètre antéro-postérieur. Le doigt suit
la face postérieure du vagin, reconnaît la face antérieure de la dernière vertèbre sacrée,
remonte vers le haut. Le contact osseux ne peut être maintenu sur le tiers supérieur
du sacrum, et l’angle sacro-vertébral ou promontoire, saillant en avant reste
inaccessible.
L'arc antérieur (ou moitié du détroit supérieur située en avant du diamètre
transverse médian) peut être entièrement exploré. Le doigt, partant du bord supérieur
de la symphyse pubienne, suit d’un côté puis de l’autre, la crête pectinéale puis la partie
antérieure de la ligne innominée. L’arc a à peu près la forme d’un arc de cercle.
L'arc postérieur (ou moitié postérieure du détroit supérieur) ne peut être
entièrement exploré. Le doigt, continuant à suivre vers l’arrière des lignes innominées,
perd leur contact au-delà des deux tiers antérieurs de leurs parcours. Ainsi leur tiers
postérieur et le fond des sinus sacro-iliaques sont normalement inaccessibles.

48
49

Ht

Le bord inférieur du
pubis

Le promontoire
Mensuration du diamètre antéropostérieur (profil)
Le 1 /3 sup. du sacrum normalement inexplorable
Les 2/3 antérieurs explorables du sacrum

Ht

Exploration du détroit supérieur Figure 19

[10] D’après Lansac J et C .Berger


2-2 L’excavation et détroit moyen :

49
50

Le doigt apprécie la hauteur et l’inclinaison de la symphyse pubienne, puis il explore le


sacrum. Normalement, sa concavité est profonde et régulière ; le doigt ayant atteint
facilement le coccyx et la face des deux ou trois vertèbres sacrées, remontant vers le
haut, perd le contact osseux. La partie supérieure du sacrum échappe à l’exploration.
Le doigt recherchera ensuite la saillie des épines sciatiques et en appréciera le degré.
Mais l’évaluation du diamètre bi-épineux est difficile par la clinique. Il recherchera aussi
l’inclinaison éventuelle des parois latérales de l’excavation.
L’épine sciatique

Ht

Figure 20 Exploration du détroit moyen


Le pubis

[10] D’après Lansac .J et C. Berger

2-3 Le détroit inférieur :


Par le toucher vaginal on apprécie:
-le coccyx-sous-pubien: il mesure 9,5 cm et augmente de 1,5 à 2 cm par rétro pulsion
du coccyx au cours de l’accouchement, et le diamètre va du bord inférieur de la
symphyse pubienne au bord inférieur du sacrum.
On étudie aussi l’ogive pubienne, qui normalement se rapporte de l’arc roman.

50
51

Ht

Vue inférieure du bassin, P. kamina [9] Figure 21


1- diamètre pubo-coccygien , 2- diamètre bi-ischiatique , 3- tubérosité ischiatique 4-
ligament sacro-tubéral , 5 - coccyx , 6- symphyse pubienne.

3-Examens Complémentaires d'appréciation du bassin

3-1La radiopelvimétrie. :

C’est également une technique obstétricale, mais de 3ème niveau et permet une
appréciation très exacte des plans des détroits et de l’inclinaison du bassin. Elle s’intègre
dans le pronostic de l’accouchement, en complément de l’examen clinique et de
l’échographie fœtale. C’est une technique irradiante, coûteuse et nécessite un
radiologue entraîné. Elle se subdivise en trois :
- la pelvimétrie conventionnelle ou standard (technique de Thoms),
- la scannopelvimétrie ou méthode classique de Buthiau
- et en fin la pelvimétrie par IRM (imagerie par résonance magnétique).
NB : en Europe la scannopelvimétrie est la plus pratiquée .En France, elle est de l’ordre
de 10 à 15% [16]. Figure 22 : Radiopelvimétrie D’ après Lansac .J

51
52

[10]

52
53

[10]

53
54

3-2 Léchographie endovaginale:

L’utilisation de l'échographie endovaginale est possible pour la mesure du bassin


maternel. Les seules mesures faites sont celles de transverse médian et du promonto-
rétropubien. Il existe une forte corrélation entre les mesures échographiques et celles
obtenues par la pelvimétrie. [23]

54
55

III
METHODOLOGIE

55
56

METHODOLOGIE

1 Cadre d’étude :
Notre étude a été réalisée dans le service de gynécologie-obstétrique de l’Hôpital Gabriel
Touré. Hôpital national de 3è référence, il est situé à Bamako, capitale du Mali. C'est un
service à vocation hospitalo-universitaire.
La salle d’accouchement est située au rez- de- chaussée, on y trouve :
Deux tables d’accouchement;
Elle est contiguë au bloc des urgences obstétricales, et communique avec la salle de
réanimation du nouveau-né faisant face à la salle des aides du bloc.
Une salle de suites de couches avec deux lits.
Le fonctionnement de la salle d’accouchement et son personnel :
Le personnel est composé de:
-Un gynécologue obstétricien,
-Un CES de chirurgie,
-Deux sages-femmes en rotation toutes les 12 heures,
-Une sage-femme responsable qui veille sur la propreté de la salle d’accouchement,
-Une sage-femme responsable qui veille sur la propreté de la salle de réanimation
du nouveau-né,
-Trois étudiants faisant fonction d’internes dont deux assurant la permanence et un
de garde ;
-Des étudiants externes en rotation dont le nombre est variable,
-Des anesthésistes,
-Un aide du bloc,
- Une infirmière,
-Un garçon de salle qui assure l’assainissement de la salle d’accouchement,
Le fonctionnement:
L’unité d’accouchement fonctionne 24heures/24heures, et la sous responsabilité du
chef d’équipe de permanence ou de garde qui est habituellement un gynécologue
obstétricien.

56
57

Un staff matinal qui se tient les jours à huit et quinze minutes portant sur le compte
rendu de la garde de la veille. Ce staff est habituellement présidé par un professeur
titulaire de gynécologie et d’obstétrique.
2-Type d’étude
Nous avons réalisé une étude transversale avec collecte prospective des données.

3- Période d’étude
L’étude s’est déroulée du 1er juillet 2003 au 29 février 2004, soit 8 mois.

4- Population d’étude
L’étude a porté sur toutes les femmes ayant accouché à la maternité de l’hôpital
Gabriel Touré pendant la période d’étude quel que soit leur mode d’admission.

5- Méthode de l’étude
5.1 Technique d’échantillonnage : Il s’agit d’un échantillonnage systématique

sur tous les cas qui ont bénéficié de pelvimétrie externe plus interne ou
de pelvimétrie interne seule. Pelvimétrie faite par différentes personnes.
5-2 Taille minimum de l’échantillon
Cette taille a été calculée à partir de la formule suivante :

ε²αPQ
n=

ε = (écart réduit)= 1,96 pour un risque α = 0,05
i= (précision souhaitée dans l’étude) :0,03
P= Taux de prévalence de la dystocie mécanique dans la population d’étude : 69,3%
[22]
Q= (le complémentaire de probabilité p)= 1-p=30,7%

57
58

(1,96)²X 0,693x0, 307


Donc n= = 908,115≈908
0,0009

5-3 Critères d’inclusion


-Avoir accouché à la maternité du Gabriel Touré,
- Avoir bénéficié d’une pelvimétrie clinique (interne et externe), ou d’une
pelvimétrie interne seule.
-Age gestationnel ≥36 SA.
5-4 Critères de non inclusion :
-Avoir accouché hors du service et être référée dans les suites immédiates,
-Age gestationnel <36SA,
-Femmes n’ayant pas bénéficié de pelvimétrie.

5-5 Collecte des données


5-5-1 Supports des données:
Ils comprennent:
- une fiche individuelle servant de questionnaire
- les dossiers d’accouchement
- les registres d’accouchement
- le registre de compte rendu opératoire
- les dossiers de pédiatrie.

5-5-2 Technique de collecte des données:


La technique consistait en une lecture des dossiers obstétricaux et pédiatriques et leur
consignation pour compléter le questionnaire. Les autres supports de données ont été
exploités chaque fois que cela était nécessaire pour préciser ou compléter les données
recueillies dans ces deux types de dossiers.

58
59

5-5-3 Le déroulement de l’enquête :


Le questionnaire comprend quatre pages. L’enquête a duré 8 mois. Un pré-test du
questionnaire a été réalisé à partir de plusieurs dossiers avant la saisie des données.

5-6 : Définitions opératoires :


Les définitions ne sont pas toutes universelles et ne sont valables que pour l’étude en
tenant compte du cadre opérationnel de l’étude. Pour la clarté de l’étude, nous avons
adopté les définitions opératoires suivantes :

L’accouchement : il s’agit de l’expulsion hors des voies génitales de la mère d’un


fœtus et de ses annexes à partir de 28SA révolues.
L’accouchement à terme : c’est l’accouchement qui s’effectue entre la 38-42SA
révolues.

L’accouchement normal : c’est un accouchement issu d’une grossesse à terme (38-


42SA) dont le déroulement du travail se fait normalement avec un fœtus en
présentation céphalique (en l’occurrence un sommet) et à la fin duquel on obtient un
nouveau-né avec ses paramètres normaux (Apgar >7 à 1 mn, poids minimal=2500g et
taille minimale=47cm) et les suites simples.

L’accouchement prématuré : un accouchement qui se fait entre la 28SA et la 37SA


révolues.

Le prématuré : il s’agit d’un enfant né avant terme : 28-37SA.

L’hypotrophie : il s’agit d’un enfant né à terme qui a un poids <2500g pour une taille
≥47cm.

La grossesse à terme : lorsque l’âge de la grossesse se situe entre 38-42SA ou


poids ≥2500g et taille ≥47cm

59
60

Epreuve de travail : c’est une tentative d’accouchement par les voies naturelles sur un
bassin limite dont le critère de succès est l’engagement franc de la tête fœtale.

La pelvimétrie clinique : c’est l’association pelvimétrie interne et pelvimétrie externe.

La pelvimétrie interne : c’est une technique d’exploration et parfois de mensuration


du bassin. Par cette technique nous distinguons les types de bassin suivants :
Bassin normal : c’est un bassin dans lequel le promontoire n’est pas atteint, les
lignes innominées ne sont pas suivies au-delà de leurs 2/3 antérieurs, au détroit moyen
les épines sciatiques ne sont pas anormalement proéminentes, il n’existe pas de cals
vicieux au détroit inférieur, et en fin il n’y a pas de dystocie des parties molles.
Bassin limite : c’est lorsque les deux doigts intra-vaginaux effleurent le
promontoire et n’arrivent pas à suivre les lignes innominées sur tout leur trajet.
Bassin généralement rétréci : c’est un bassin dans lequel le promontoire est
atteint et les lignes innominées sont suivies sur tout leur trajet.

La pelvimétrie externe : c’est une technique obstétricale d’évaluation du bassin, qui


distingue 4 types de bassin
Bassin normal : le bassin est qualifié de normal, lorsque la plupart des
mensurations externes du bassin sont normales en particulier celle du conjugué externe
de Baudelocque (≥20cm).
Bassin limite : c’est lorsque la plupart des mensurations externes du bassin sont
limites en particulier celle du conjugué externe comprise entre 17 et 19cm.
Bassin généralement rétréci : c’est lorsque la plupart des diamètres externes
du bassin sont rétrécis en particulier celui du conjugué externe de Baudelocque
(<17cm).
Bassin asymétrique : l’asymétrie du triangle isocèle du losange de Michaelis,
évoque un bassin asymétrique.

60
61

La présentation : c’est la partie fœtale qui se présente en premier dans l’aire du


détroit supérieur et tend à s’engager selon un mécanisme qui lui est propre.

Les grossesses non suivies : il s’agit d’une femme n’ayant fait aucune consultation
prénatale.

La gestité : c’est le nombre de grossesse chez la femme


ƒ Primigeste = première grossesse
ƒ Paucigeste = deux à quatre grossesses
ƒ Multigeste = cinq à six grossesses
ƒ Grande multigeste = Plus de six grossesses
L’intervalle inter-génésique : c’est la période écoulée entre la fin de la dernière
grossesse et le début de la grossesse actuelle.

La parité : c’est le nombre d’accouchement chez la femme.


ƒ Nullipare = Zéro accouchement
ƒ Primipare = Un accouchement
ƒ Paucipare = Deux à quatre accouchements
ƒ Multipare = Cinq à six accouchements
ƒ Grande multipare = Plus de six accouchements

- Apgar :
ƒ Zéro = Mort-né
ƒ Un à trois = Etat de mort apparente
ƒ Quatre à sept = Etat morbide
ƒ Huit à dix= Bon Apgar

Anémie : chez la femme enceinte est définie comme étant un taux d’hémoglobine
inférieur à 11 grammes par 100 millilitres.

61
62

La référence : c’est l’orientation d’une patiente vers un service de niveau supérieur en


l’absence de toute urgence.

L’évacuation : c’est lorsque la patiente est adressée à un service de niveau supérieur


dans un contexte d’urgence.
Le transfert : c’est la mutation d’une patiente d’un service à un autre dans le même
établissement sanitaire.
La collaboration interdisciplinaire: c’est la prise en charge conjointe d’une patiente
par plusieurs spécialités médicales et/ou chirurgicales au sein d’une même structure de
santé.

CPN ≥4 : bonne qualité de CPN avec tous les paramètres évalués


CPN ≥4 et sans prise poids (moyenne qualité de CPN)
CPN ≥4 ou ≤4 sans prise poids, ni prise de TA ou BDCF (mauvaise qualité de CPN)

62
63

5-7 Les variables étudiées

Variables Echelle de mesure Type


Age Année Quantitative discontinue
Taille Centimètre Quantitative continue
Poids de la mère Kilogramme Quantitative continue
Profession Qualitative
Ethnie Qualitative
Provenance Qualitative
Mode d’admission Qualitative
Statut matrimonial Qualitative
Antécédents médicaux Qualitative
Gestité Quantitative discontinue
Parité Quantitative discontinue
Consultations prénatales qualitative
Obésité prise de poids Quantitative
Terme Age de la grossesse en Quantitative discontinue
semaine d’aménorrhée
Hauteur utérine Centimètre du bord supérieur Quantitative
du pubis au fond de l’utérus
BDCF Auscultation, monitorage Quantitative discontinue
Présentation fœtale Qualitative
Etat du bassin Qualitative
Aspect du liquide Qualitative
amniotique
Mode d’accouchement Qualitative
Voie d’accouchement Qualitative
Indications Qualitative
Durée totale du travail Heures Quantitative continue
Complications Qualitative
Apgar Minute Quantitative discontinue
Poids du nouveau-né Gramme Quantitative discontinue
Pronostic maternel Qualitative

63
64

6- Plan d’analyses et de traitement des données :


Les données ont été saisies et analysées sur le logiciel Epi-version [Link]
Certaines variables notamment celles relatives aux valeurs des diamètres mesurés ont
été recodées suivant différentes modalités d’intérêt particulier. Les paramètres de
tendance centrale et de dispersion ont été produits pour les variables qualitatives. Des
tableaux de fréquence et de recoupement des représentations tabulaires, des
diagrammes en barres ou en secteur ont été produits à bon escient. Les relations entre
Variables qualitatives ont été étudiées par le test de Khi2. Pour les analyses de
variances, le test de Kruskal –Wallis a été utilisé.

7-Aspets éthiques.
Avant de réaliser la pelvimétrie clinique (interne et externe), nous avons obtenu
l'accord des parturientes surtout en leur expliquant l’intérêt de cette pelvimétrie dans
le pronostic de l’accouchement.

64
65

IV- RESULTATS

65
66

RESULTATS

Résultats descriptifs

Résultats généraux
Fréquence globale
Du 1er juillet 2003 au 29 février 2004, soit 8 mois d’étude, 1855 naissances ont été
enregistrées dans le service de gynéco-obstétrique de l’hôpital Gabriel Touré dont 1307
accouchements normaux soit 71,8%, 406 césariennes soit 22,2% , 67 cas de ventouse
soit 3,7% et 7 cas de forceps soit 0,4%.

Tableau I: répartition des accouchements au cours de la période d’étude

Accouchements Effectif Pourcentage


Accouchement normal 1307 71,8
Accouchement gémellaire 34 1,9
Césarienne 406 22,2
Extraction par ventouse 67 3,7
Extraction par forceps 7 0,4
Total 1821 100

NB : Sur1505 cas de pelvimétrie dont 810 cas de pelvimétrie clinique soit 53,8%
contre 695 cas de pelvimétrie interne soit 46,2%.

66
67

Tableau II : Evolution de la fréquence de la pelvimétrie clinique et pelvimétrie interne


seule au cours de la période d’étude

Mois Nombre total Pelvimétrie clinique Pelvimétrie interne


d’accouchement seule
Juillet 182 80 (43,9%) 82 (45,1%)
Août 195 90 (46,2%) 90 (46,2%)
Septembre 282 89 (31,6%) 57 (20,2%)
Octobre 286 93 (32,5%) 56 (19,6%)
Novembre 313 180 (57,5%) 109 (34,8%)
Décembre 212 108 (59,9%) 102 (48,1%)
Janvier 198 90 (45,5%) 55 (27,8%)
Février 153 80 (52,3%) 73 ( 47,71%)
Total 1821 810 695

67
68

Caractéristiques socio-démographiques :
1-Résultats Spécifiques
1-1- Age :

Graphique I : Répartition des parturientes en fonction de leurs tranches d’âge

69,30%
65,80%
70,00%
Pourcentage

60,00%

50,00%

40,00%

30,00%
18,40%
15,30% 15,80% 15,40%
20,00%

10,00%

0,00%
10 à 19 ans 20 à 34 ans >= 35 ans
Tranches d'âge

Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule

χ²=15,18 p<0,001
La tranche d'âge 20-34 ans a été la plus représentée avec 69,3% et 65,8%
respectivement pour la pelvimétrie clinique et la pelvimétrie interne.
Pelvimétrie clinique : Pelvimétrie interne :
Ages extrêmes : 15-44ans Ages extrêmes : 15-40ans
Age moyen : 27,77±6,49ans Age moyen : 25,24±6,49ans

68
69

1-2- Provenance

Graphique II : Répartition des parturientes en fonction de la provenance

160,00%
160,00%
Pourcentage

140,00%

120,00%

96,30% 97,80%
100,00%

80,00%

60,00%

40,00%

20,00%

1,70% 0,60%
2,00% 0,00% 0,00%0,00%
0,00%0,00% 0,00%0,00% 0,00%0,00%0,00%0,00% 0,00%
0,00%
ti
o

ao

l
s

u
u
o

da
op
ye

or

go

bo
ak

ss

Ki
ik
Ka

ka

M
m

m
ul
Ba

To
Si
Ko

Provenance

Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule

69
70

1-3- Scolarisation

Graphique III : Répartition des parturientes en fonction de la scolarisation

78,00%
74,20%
80,00%
Pourcentage

70,00%

60,00%

50,00%

40,00%
25,80%
22,00%
30,00%

20,00%

10,00%

0,00%
Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule
Scolarisation

Scolarisées Non scolarisées

χ²=19,28 p<0,001

Les parturientes non scolarisées représentaient 74,2% pour la pelvimétrie clinique et


78% pour la pelvimétrie interne.

70
71

1-4- Profession

Tableau III : Répartition des parturientes en fonction de la profession

Profession Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Aides-ménagères 7 0,9 5 0,7


Ménagères 581 71,7 504 72,5
Elèves-Etudiantes 79 9,8 70 10,1
Fonctionnaires 67 8,3 51 7,3
Commerçantes 27 3,3 34 4,9
Couturières 14 1,7 14 2
Teinturières 10 1,2 6 0,9
Coiffeuses 16 2 6 0,9
Autres * 9 1,1 5 0,7
Total 810 100 695 100

*= diplômé sans emploi=13


Hôtelière = 1

Sept sur dix de nos parturientes étaient des ménagères et pour la pelvimétrie clinique
et la pelvimétrie interne

71
72

1-5- Ethnie

Tableau IV : Répartition des parturientes en fonction de l’ethnie

Ethnie Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Bambara 327 40,4 268 38,6


Peulh 112 13,8 99 14,2
Dogon 33 4,1 33 4,7
Sonrhaï 32 4 40 5,8
Malniké 105 12,9 65 9,3
Sarakolé 124 15,3 84 12,1
Bozo 10 1,2 13 1,9
Sénoufo 30 3,7 30 4,3
Ouolof 9 1,1 8 1,2
Maure 4 0,5 15 2,2
Minianka 7 0,9 20 2,9
Bobo 7 0,9 10 1,4
Autres * 10 1,2 10 1,4
Total 810 100 695 100

*= kassonké :4 ; mossi :2 ; diawando :4 ; dafing :3 ; korogo :1 ; kakolo :3 ; samoko :3.

L’ethnie majoritaire était Bambara avec 40,4% pour la pelvimétrie clinique et 38,6%
pour la pelvimétrie interne

72
73

1-6- Statut matrimonial

Tableau V : Répartition des parturientes en fonction du statut matrimonial

Statut matrimonial Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Célibataires 737 91 621 89,4


Mariées 71 8,8 71 10,2
Divorcées 2 0,2 2 0,3
Veuves 0 0 1 0,1
Total 810 100 695 100

χ²=2,13 p>0,05

Les célibataires étaient majoritaires avec 91% pour la pelvimétrie clinique et 89,4%
pour la pelvimétrie interne.

1-7 La taille maternelle

Tableau VI : Relation entre taille maternelle et dystocie mécanique

Taille maternelle Dystocie mécanique


Oui Non
≤ 150 cm 4 5
≥ 151-160 cm 29 179
Total 33 184

OR= 4, 94 [1, 02; 23, 21]


χ²=6, 22 p<0, 05.

Il ressort de ce tableau que les parturientes de taille ≤ 150 cm sont 5 fois plus exposées
à la dystocie mécanique que celles dont la taille est > 150 cm.

73
74

2- Mode d’admission

Tableau VII : Répartition des parturientes en fonction du mode d’admission

Mode d’admission Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Venues d’elles-mêmes 590 72,8 481 69,2


Référées 60 7,4 81 11,7
Evacuées 160 19,8 133 19,1
Total 810 100 695 100

χ²=7,97 p<0,05

Les parturientes venues d’elles- mêmes étaient les plus représentées avec 72,8%
pour la pelvimétrie clinique et 69,2% pour la pelvimétrie interne.

74
75

3- Antécédents

3-1- Antécédents médicaux

Tableau VIII : Répartition des parturientes en fonction des antécédents médicaux

Antécédents médicaux Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Drépanocytose * 13 36,1 2 10
Diabète 3 8,3 1 5
Poliomyélite 5 13,9 0 0
Cyphoscoliose 2 5,6 1 5
Rachitisme 1 2,8 1 5
Autres ** 12 33,3 15 75
Total 36 100 20 100

*= AS : 9 SS=4 SC=2
** HTA=25; nanisme héréditaire=1; maladie de Basedow=1
La drépanocytose était l’antécédent majoritaire avec 36,1% pour la pelvimétrie clinique
et 10% pour la pelvimétrie interne.

75
76

3-2- Antécédents chirurgicaux

Tableau IX : Répartition des parturientes en fonction des antécédents chirurgicaux

Antécédents chirurgicaux Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage
Luxation congénitale 1 2,8 0 0
unilatérale de la hanche
Laparotomie* 8 22,2 4 11,8
Fracture du bassin 0 0 1 2,9
Chirurgie du bassin 1 2,8 0 0
Césarienne 24 66,7 29 85,3%
Cure de Fistules vésico- 2 5,5 0 2
vaginales
Total 36 100 34 100
*= kystectomie ovarienne : 3 ; salpingectomie : 2 ; myomectomie : 2 ;
appendicectomie : 1
L’utérus cicatriciel était l’antécédent chirurgical majoritaire avec 66,7% pour la
pelvimétrie clinique et 53,8% pour la pelvimétrie interne.

3-3- Antécédents obstétricaux

3-3-1- Gestité

Tableau X : Répartition des parturientes en fonction de la gestité

Gestité Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Primigestes 210 25,9 192 27,6


Paucigestes 401 49,5 356 51,2
Multigestes 117 14,4 73 10,5
Grandes multigestes 82 10,1 74 10,7
Total 810 100 695 100

χ²=4, 44 p<0,05
Kruskal-wallis = 1,570
Une parturiente sur 2 était paucigeste dans notre étude.

76
77

3-3-2- Parité

Tableau XI : Répartition des parturientes en fonction de la parité

Parité Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Primipares 230 28,4 216 31,1


Paucipares 390 48,1 340 48,9
Multipares 114 14,1 73 10,5
Grandes multipares 76 9,4 66 9,5
Total 810 100 695 100

χ²=4,80 p>0,05.
Kruskal-wallis = 1,673

Une parturiente sur deux était paucipare dans notre étude.

3-3-3- Antécédents d’accouchement dystocique

Tableau XII: Répartition des parturientes en fonction des antécédents


d’accouchements dystociques

Antécédents d’accouchements Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


dystociques Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Oui 10 1,2 6 0,9


Non 800 98,8 689 99,1
Total 810 100 695 100

χ²=3,40 p>0,05.

La grande majorité des parturientes n’avait pas d’antécédents d’accouchement


dystocique

77
78

3-3-4- Antécédents de macrosomie

Tableau XIII : Répartition des parturientes en fonction des antécédents de


macrosomie

Antécédents de macrosomie Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Oui 6 0,7 2 0,3


Non 804 99,3 693 99,7
Total 810 100 695 100

OR= 2, 59 [0, 47-18, 81]


χ²=1, 45 p>0, 05

La grande majorité des parturientes n’avait pas d’antécédent de macrosomie

3-3-5- Antécédents de mort-nés

Tableau XIV : Répartition des parturientes en fonction des antécédents de mort-nés et


étiologies probables

Antécédents de mort-nés Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Etiologies probables Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

HTA+complications 13 54,2 10 47,6


Bassin limite 7 29,1 9 42,9
Bassin rétréci 4 16,7 2 9,5
Total 24 100 21 100

p>0,05.
χ²=1,11

L’HTA et complications étaient responsables de la plupart des antécédents de mort-nés.

78
79

4- Travail d’accouchement

4-1- Aspect du liquide amniotique

Tableau XV : Répartition des parturientes en fonction de l’aspect du liquide amniotique

Aspect du liquide Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


amniotique Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Clair 615 75,9 542 78


Méconial fluide 141 17,4 112 16,1
Méconial épais 39 4,8 30 4,3
Sanglant 15 1,9 11 1,6
Total 810 100 695 100

p>0,05.
χ²=0,94
Plus de trois quarts des parturientes avaient un aspect normal du liquide amniotique et
pour la pelvimétrie clinique, et pour la pelvimétrie interne.

5- Etude du bassin
6- Performances de la pelvimétrie externe dans l’évaluation du bassin

Tableau XVI : Relation entre bassin limite en bicrête et bassin limite à la pelvimétrie
interne

Pelvimétrie externe (Bicrête) Pelvimétrie interne


Bassin limite Bassin normal

Bassin limite (Bicrête) 15 279


Bassin normal (Bicrête) 3 58
Total 18 337

79
80

Tableau XVII : Relation entre bassin rétréci au Bicrête et bassin rétréci à la pelvimétrie
interne

Pelvimétrie externe (bassin Pelvimétrie interne


rétréci au bicrête) Bassin rétréci Bassin normal

Bassin rétréci (bicrête) 40 337


Bassin normal (bicrête) 0 58
Total 40 395

Tableau XVIII : Relation entre anomalies du bassin au bicrête et à la pelvimétrie


interne

Anomalie du Bicrête Pelvimétrie interne


Bassin anormal Bassin normal

Bassin anormal (bicrête) 131 616


Bassin normal (bicrête) 3 58
Total 134 674

Tableau XIX : Relation entre bassin limite au bitrochantérien et à la pelvimétrie interne

Bassin limite au Pelvimétrie interne


bitrochantérien Bassin limite Bassin normal

Bassin limite 33 330


(bitrochantérien)
Bassin normal 16 275
(bitrochantérien)
Total 49 605

80
81

Tableau XX: Relation entre bassin rétréci au bitrochantérien et à la pelvimétrie interne

Bassin rétréci au Pelvimétrie interne


bitrochantérien Bassin rétréci Bassin normal

Bassin rétréci au 35 69
bitrochantérien
Bassin normal (bitrochantérien) 1 275
Total 36 344

Tableau XXI : Relation entre anomalies du bassin au bitrochantérien et à la pelvimétrie


interne

Anomalies du bassin au Pelvimétrie interne


bitrochantérien Bassin anormal Bassin normal

Bassin anormal 117 399


(bitrochantérien)
Bassin normal (bitrochantérien) 17 275
Total 134 674

Tableau XXII : Relation entre bassin limite au Baudelocque et à la pelvimétrie interne

Bassin limite au Pelvimétrie interne


Baudelocque Bassin limite Bassin normal

Bassin limite (Baudelocque) 83 23


Bassin normal 8 50
(Baudelocque)
Total 91 73

81
82

Tableau XXIII : Relation entre bassin rétréci au Baudelocque et à la pelvimétrie


interne

Bassin rétréci au Pelvimétrie interne


Baudelocque Bassin rétréci Bassin normal

Bassin rétréci au 41 1
Baudelocque
Bassin normal 0 650
(Baudelocque)
Total 41 651

Tableau XXIV : Relation entre anomalies du bassin au Baudelocque et à la pelvimétrie


interne

Anomalies du bassin au Pelvimétrie interne


Baudelocque Bassin anormal Bassin normal

Bassin anormal 126 24


Bassin normal 8 650
Total 134 674

Tableau XXV : Relation entre bassin limite au biépineux et à la pelvimétrie interne

Bassin limite au biépineux Pelvimétrie interne


Bassin limite Bassin normal

Bassin limite au biépineux 31 422


Bassin normal 4 56
Total 35 478

82
83

Tableau XXVI : Relation entre bassin rétréci au biépineux et à la pelvimétrie interne

Bassin rétréci au biépineux Pelvimétrie interne


Bassin rétréci Bassin normal

Bassin rétréci 39 195


Bassin normal 0 56
Total 39 251

Tableau XXVII : Relation entre anomalies du bassin au biépineux et à la pelvimétrie


interne

Anomalies du bassin au Pelvimétrie interne


biépineux Bassin anormal Bassin normal

Bassin anormal 130 618


Bassin normal 4 56
Total 134 674

Tableau XXVIII : Relation entre bassin limite au biischiatique et à la pelvimétrie


interne

Bassin limite au biischiatique Pelvimétrie interne


Bassin limite Bassin normal

Bassin limite (biischiatique) 49 85


Bassin normal (biischiatique) 42 582
Total 91 667

83
84

Tableau XXIX : Relation entre bassin rétréci au biischiatique et à la pelvimétrie interne

Bassin rétréci au Pelvimétrie interne


biischiatique Bassin rétréci Bassin normal

Bassin rétréci 32 7
Bassin normal 5 582
Total 37 589

Tableau XXX : Relation entre anomalies du bassin au biischiatique et à la pelvimétrie


interne

Anomalies du bassin au Pelvimétrie interne


biischiatique Bassin limite Bassin normal

Bassin anormal 87 92
(biischiatique)
Bassin normal (biischiatique) 47 582
Total 134 674

Tableau XXXI : Relation entre pelvimétrie interne et externe pathologique

Pelvimétrie externe Pelvimétrie interne


Pathologique Normal

Pathologique 126 44
Normal 10 630
Total 136 674

84
85

Tableau XXXII : Performance de la pelvimétrie externe par rapport au bassin limite.

Pelvimétrie externe (bassin Prévalence Sensibilité (SE) Spécificité Valeur prédictive Valeur prédictive
limite) (P) + IC + IC (Sp)+IC positive (VPP) + IC négative (VPN) + IC
Bicrête 5% 83 17% 5% 95%
[3-8%] [58-96%] [13-22%] [3-8%] [85-99%]
Biépineux 7% 89% 12% 7% 93%
[5-9%] [72-96%] [9-15%] [5-10%] [83-98%]
Bitrochantérien 7% 67% 45% 9% 95%
[6-10%] [52-80%] [41-50%] [6-13%] [91-97%]
Biischiatique 12% 54% 87% 37% 93%
[10-15%) [43-64%) [84-90%) [29-45%) [91-95%)
Conjugué externe 12% 91% 97% 78% 99%
[10-14%) [83-96%) [95-98%) [69-85%) [98-99%)

Globalement, tous les diamètres mesurés à la pelvimétrie externe ont une excellente VPN dans l’évaluation du bassin. La
pelvimétrie externe donne des performances satisfaisantes à excellentes dans la prédiction et du bassin limite et du bassin
rétréci par la mesure du bi-ischiatique et conjugué externe. Les autres diamètres ont de mauvaise performance.

85
86

Tableau XXXIII : Performance de la pelvimétrie externe par rapport au bassin rétréci.

Pelvimétrie externe (bassin Prévalence Sensibilité (SE) Spécificité Valeur prédictive Valeur prédictive
rétréci) (P) + IC + IC (Sp)+IC positive (VPP) + IC négative (VPN) + IC
Bicrête 9% 100% 15% 11% 100%
[7-12%] [89-100%] [11-19%] [8-14%] [92-100%]
Biépineux 13% 100% 22% 17% 100%
[10-18%] [89-100%] [17-28%] [12-22%] [92-100%]

Bitrochantérien 9% 97% 80% 34% 100%


[7-13%] [84-100%] [75-84%] [25-44%] [98-100%]
Biischiatique 6% 86% 99% 82% 99%
[4-8%) [70-95%) [97-99%) [66-92%) [98-100%)
Conjugué externe 6% 100% 100% 98% 100%
[4-8%) [89-100%) [99-100%) [86-100%) [99-100%)

Globalement, tous les diamètres de la pelvimétrie externe ont une excellente VPN dans l’évaluation du bassin rétréci.
Cette pelvimétrie donne des performances satisfaisantes dans la prédiction du bassin rétréci.

86
87

Tableau XXXIV : performance de la pelvimétrie externe par rapport au bassin anormal ou pathologique.

Pelvimétrie externe (bassin Prévalence Sensibilité (SE) Spécificité Valeur prédictive Valeur prédictive
anormal) (P) + IC + IC (Sp)+IC positive (VPP) + IC négative (VPN) + IC
Bicrête 17% 98% 9% 18% 95%
[14-19%] [93-99%] [7-11%] [15-26%] [85-99%]
Biépineux 17% 97% 8% 17% 93%
[14-19%] [92-99%] [6-11%] [15-20%] [83-98%]
Bitrochantérien 17% 87% 41% 23% 94%
[14-19%] [80-92%] [37-45%] [19-27%] [91-96%]
Biischiatique 17% 65% 86% 49% 93%
[14-19%) [56-73%) [83-89%) [41-56%) [90-94%)
Conjugué externe 17% 94% 96% 84% 99%
[14-19%) [88-97%) [95-98%) [77-89%) [98-99%)
Combinaison de tous les 17% 93 93 74% 98%
diamètres [14-20 [87-96) [91-95%) [67-80%) [97-99%)

La combinaison de tous les diamètres à la pelvimétrie externe ne donne pas une prédiction des anomalies du bassin,
meilleure à celle fournie par la mesure du diamètre conjugué externe seule.

87
7- Intérêt de l’adjonction pelvimétrie externe+interne

7-1- Choix de la voie d’accouchement

Tableau XXXV : Répartition des parturientes en fonction de la voie d’accouchement

Voie d’accouchement Pelvimétrie Pelvimétrie interne seule


externe+interne
Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Voie basse 595 73,5 551 79,3


Voie haute ou césarienne 215 26,5 144 20,7
Total 810 100 695 100

OR=0,72 [0,56 ; 0,93]


La fraction préventive pour la voie basse : 1-0,72=28%
Le risque d’exposition à la césarienne = 1,38 meilleure sélection des parturientes à
risque de dystocie mécanique en cas d’association de pelvimétrie interne et de
pelvimétrie externe. Le taux de césarienne pour dystocie osseuse était chiffré à
67,5% pour la pelvimétrie clinique contre 59,5% pour la pelvimétrie interne seule.

88
7-2- Mode d’accouchement

Tableau XXXVI : Répartition des parturientes en fonction du mode d’accouchement

Mode d’accouchement Pelvimétrie Pelvimétrie interne seule


externe+interne
Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Normal 560 93,5 509 91,7


Ventouse 29 4,8 38 6,8
Forceps 5 0,8 2 0,4
Laparotomie 4 0,7 4 0,7
VMI 1 0,2 2 0,4
Total 599 100 555 100

χ²=3, 59 p>0, 05
Kruskal-wallis = 0,193

Le mode d’accouchement normal est le plus représenté avec 93,5% et 91,7%


respectivement pour la pelvimétrie clinique et la pelvimétrie interne.

7-3- Durée du travail

Tableau XXXVII : Répartition des parturientes en fonction de la durée totale du


travail

Durée totale du travail Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


(heures) Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

≤12H 560 94,1 509 92,4


13-24H 33 5,6 40 7,2
>24H 2 0,3 2 0,4
Total 595 100 551 100

χ²=0, 49 p>0, 05.

La durée totale du travail ≤ 12h représentait 94,1% pour la pelvimétrie clinique et


92,4% pour la pelvimétrie interne.

89
7-4- Survenue de complications

Tableau XXXVIII : Répartition des parturientes en fonction des complications


traumatiques

Complications Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


traumatiques Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

Déchirures vulvo-vaginales 4 0,49 3 0,43


Déchirure périnéale 1 0,12 3 0,43
Déchirures du col 2 0,25 2 0,29
Rupture utérine ∗ 4 0,49 4 0,58

Total 11 1,36 12 1,73

χ²=0,77

Il n’existe aucune différence statistique entre les deux types de pelvimétrie p>0,05.
Cependant un décès maternel par rupture utérine sur BGR a été observé dans le
groupe de la pelvimétrie clinique.
∗ Les ruptures utérines ont été constatées dès l’admission des parturientes, avant la
réalisation de la pelvimétrie mais par contre ces déchirures ont été décelées au cours
de l’expulsion après pelvimétrie.

Tableau XXXIX : Répartition des nouveau-nés en fonction de la durée


de réanimation

Durée de réanimation (mn) Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

<10 mn 68 8,4 39 5,6


>10 mn 50 6,2 29 4,2
Non réanimés 692 85,4 627 90,2
Total 810 100 695 100

Les nouveau-nés non réanimés représentaient 85,4% pour la pelvimétrie clinique et


contre 90,2% pour pelvimétrie interne.

90
Tableau XXXX : Répartition des nouveau-nés en fonction du score d’Apgar à la 1ère
minute par les deux voies d’accouchement.

Score d’Apgar 1ère minute Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

0 52* 6,4 61* 8,8


1-3 29 3,6 16 2,3
4-7 140 17,3 83 11,9
8-10 589 72,7 535 77
Total 810 100 695 100

χ²=12,92 p<0,01

52* dont 20 avec BDCF (-) à l’admission ; 61* dont 30 avec BDCF (-) à l’admission.

L’Apgar normal et l’apgar morbide représentaient 72,7% et 17,3% pour la


pelvimétrie clinique ; 77% et 11,9% pour la pelvimétrie interne

Tableau XXXXI : relation entre le score D’apgar à la 1ère minute et la voie


basse

Score d’Apgar 1ère minute Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Et voie basse Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

0 16 2,7 20 3,6
1-3 19 3,2 16 2,4
4-7 59 9,9 83 6,9
8-10 501 84,2 535 87,1
Total 595 100 695 100

χ²=4,48 Dans 8 cas sur 10 l’Apgar était bon dans les deux types de pelvimétrie
p>0,05.

91
Tableau XXXXII : Répartition des nouveau-nés en fonction de leur poids à la
naissance

Poids nouveau-nés (g) Pelvimétrie externe+interne Pelvimétrie interne seule


Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

<2500 121 14,9 137 19,7


2500-3999 643 79,4 538 77,4
≥4000 46 5,7 20 2,9
Total 810 100 695 100

χ²=11,85 p<0,01
Kruskal-wallis = 24,806

Le poids normal : 2500-3999 g représentait 79,4% pour la pelvimétrie clinique et


77,4% pour la pelvimétrie interne. Il existe une différence statistiquement
significative. Le poids moyen était de 2997,9 ± 645 g (extrêmes: 2000- 5600g) pour
la pelvimétrie clinique et 2850 ± 643 g (extrêmes 2000- 5000g) pour la pelvimétrie
interne seule.

92
Tableau XXXIII : Répartition des nouveau-nés selon le motif de référence en
néonatologie

Motif de référence Pelvimétrie Pelvimétrie interne seule


externe+interne
Effectif Pourcentage Effectif Pourcentage

SFA 49 6,05 31 4,46


Prématurité 32 3,95 18 2,59
Hypotrophie 2 0,25 2 0,25
Macrosomie 4 0,49 7 1,01
SFA+prématurité 4 0,49 5 0,72
SFA+macrosomie 0 0 1 0,14
Prématurité+malformation 2 0,25 4 0,58
Autres* 1 0,12 2 0,25
Total 94 11,6 70 10

*= paralysie du plexus brachial : 1 cas


SFC+hypotrophie sévère : 1 cas
SFA+fracture du fémur : 1 cas.
Le motif de référence dominant était la souffrance fœtale avec 6,05% pour la
pelvimétrie clinique et 4,46% pour la pelvimétrie interne.

93
V COMMENTAIRES ET DISCUSSION

94
COMMENTAIRES ET DISCUSSION
1- Limites de l’étude
La pelvimétrie externe faite par des opérateurs différents, ceci a pu occasionner des
erreurs dans l’évaluation du bassin.
La pelvimétrie n’a pas pris en compte : le diamètre transverse de Michaelis, le
prépubien de Trillat, la distance anopubienne et anovulvaire et enfin la
radiopelvimétrie.

2- Prévalence de l’utilisation de la pelvimétrie


L’usage de la pelvimétrie externe n’a pas été toujours associé à la pelvimétrie interne
chez les patientes reçues dans le service. Ainsi huit cent dix (810) cas de pelvimétrie
clinique ont été réalisés (53,8%) contre six cent quatre vingt quinze (695) cas de
pelvimétrie interne seule 46,2%). Le taux de 53,8% de pelvimétrie clinique s’explique
par le fait que :
- la pelvimétrie externe a été récemment introduite dans notre service d’où
plusieurs femmes n’ont pas bénéficié de pelvimétrie externe ;
- plusieurs parturientes admises en période d’expulsion du travail n’ont pas
bénéficié de pelvimétrie externe.
Ailleurs Mbu et coll [11] rapportent que 100% des femmes qui ont accouché dans
leur service, ont bénéficié de la pelvimétrie clinique dès la 36ème semaine
d’aménorrhée.

95
3-Résultats spécifiques
3-1 Caractéristiques socio-démographiques :
Les parturientes admises dans notre service (pelvimétrie clinique et interne) avaient
un âge moyen respectif de 27,77 ± 6,49 ans et 25,24 ± 6,74 ans pour la pelvimétrie
clinique et la pelvimétrie interne.
L’âge des parturientes n’a pas été dans notre étude une condition de réalisation de
la pelvimétrie dans le service. Les parturientes ayant bénéficié indépendamment de
l’âge, de ces modes d’évaluation.
La tranche d’âge de 20 à 34 ans dans notre à hauteur de 69,3% est proche de celle
de Fournier P et coll [6]. Nous avons noté, un taux très élevé de réalisation de
pelvimétrie clinique et de pelvimétrie interne entre 20-34 ans alors que les
adolescentes (≤ 19 ans) et les parturientes ayant un âge ≥ 35 ans étaient les moins
nombreuses (p<0,001).
L’âge moyen de réalisation de pelvimétrie externe chez Liselele [8] était 25,5 ± 6,6
ans.
Dans notre étude, la taille maternelle inférieure ou égale à 150 cm s’est révélée être
un facteur de risque statistiquement significatif p<0,05 à la survenue de dystocie. Un
parturiente de taille ≤150 cm a cinq fois plus de risque d’avoir un bassin rétréci
(R=4,94). Ouedrago et coll [15] rapportent que la taille inférieure à 150 cm était
significativement associée à la dystocie osseuse p<0,05.
La plupart de nos parturientes ayant bénéficié de la pelvimétrie clinique (74,2%) et
de pelvimétrie interne (78%) étaient non scolarisées. La réalisation de la pelvimétrie
n’a pas été fonction du niveau de scolarisation.
Il s’agissait pour la plupart de célibataires (91% et 89,4%) de pelvimétrie clinique et
de pelvimétrie interne respectivement.
Les paucigestes ont représenté dans chaque groupe de pelvimétrie (pelvimétrie
clinique et pelvimétrie interne) la moitié des admissions. Les parités moyennes
respectivement pour la pelvimétrie clinique et de pelvimétrie interne ont été de 3,1 ±
2,32 et 3 ± 2,16.
La réalisation de la pelvimétrie clinique ou de la pelvimétrie interne n’est pas
statistiquement corrélée à la parité p>0,05. Il en a été de même chez Migambi[13 ].
La parité moyenne notée ailleurs Cissé CT et Bouillon D [2, 5] ont été de 2 et 3,5

96
avec une forte proportion chez les primipares. Dans notre service plus la parité est
faible, plus la pelvimétrie a été réalisée. Plus de la moitié de nos parturientes ayant
bénéficié de pelvimétrie clinique (72,8%) et de la pelvimétrie interne (69,2%) sont
venues d’elles-mêmes.
Les utérus cicatriciels associés aux anomalies du bassin même légères peuvent
compromettre le déroulement du travail. Nous avons effectué 66,7% de pelvimétrie
clinique et 53,2% de pelvimétrie interne chez les parturientes qui avaient un utérus
cicatriciel. Ces taux élevés s’expliquent par les risques liés à l’accouchement dans un
contexte d’utérus cicatriciel.

3-2 Appréciation de la pelvimétrie externe dans la prédiction du bassin


normal ou pathologique
Après avoir calculé la sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives négatives et
positive, il ressort :
- une sensibilité moyenne de 90%, une spécificité de plus de 90%. Les valeurs
prédictives positive et négative de la pelvimétrie externe étaient très bonnes.
Ce fait a été noté par Migambi [13] qui rapporte une sensibilité moyenne de
60%, une spécificité de plus de 90% et de très bonnes valeurs prédictives
positive et négative. Cette disparité quant à la sensibilité pourrait être due non
seulement aux circonstances d’évaluation du bassin mais aussi à l’opérateur.
La pelvimétrie externe au regard de ces résultats obtenus, peut être
vulgarisée dans nos services qui ne disposent pas de radiopelvimétrie.

3-3 Intérêt de l’adjonction pelvimétrie interne+externe


Choix de la voie et mode d’accouchement
La pelvimétrie clinique a permis d’indiquer la césarienne dans 67,5% pour dystocie
osseuse contre 59,5% pour la pelvimétrie interne seule. Après une pelvimétrie
clinique 73,5% des parturientes ont accouché par voie basse contre 79,3% pour la
pelvimétrie interne seule. Ces taux élevés s’expliquent par le fait que l’association
pelvimétrie externe+interne a permis d’obtenir l’accouchement par voie basse. Il en
a été de même chez Mbu et coll [11] avec un taux proche des nôtres.

97
L’association pelvimétrie externe et pelvimétrie interne a donné plus d’informations
sur l’état du bassin et donc, elle permet un choix plus fiable de la voie
d’accouchement. C’est ainsi que les parturientes qui ont bénéficié des deux
pelvimétries, le risque de césariennes était multiplié par 1,38, d’où l’intérêt de cette
association de pelvimétrie dans le diagnostic des dystocies osseuses.
Dans plus de neuf (9) cas sur dix (10), l’accouchement a été normal dans notre
service. Ces parturientes ont bénéficié avant la naissance de leurs enfants dans
93,5% de la pelvimétrie clinique et dans 91,5% de cas de la pelvimétrie interne
seule, sans qu’il y ait une différence significative entre les deux types de pelvimétrie
p>0,05.
L’utilisation de la pelvimétrie interne et de la pelvimétrie clinique ont permis le
diagnostic des dystocies mineures, avec tentative d’accouchement par voie basse.
Celle-ci a été obtenue après extraction instrumentale dans 5,6% et 7,2%
respectivement chez les parturientes qui ont bénéficié de pelvimétrie clinique et de
pelvimétrie interne.
L’absence de pelvimétrie clinique aurait sûrement amené à surévaluer l’anomalie du
bassin et proposer une césarienne. La pelvimétrie clinique (interne et externe)
permet un taux d’extraction instrumentale plus faible.
3-4 Pronostic maternel :
Nous avons enregistré un cas de décès maternel suite à une rupture utérine sur un
bassin rétréci. La pelvimétrie clinique aurait permis de diagnostiquer cette angustie
pelvienne et de proposer une césarienne avant le tout début du travail.
Nous n’avons pas enregistré de cas de décès maternel chez les patientes qui avaient
initialement bénéficié de pelvimétrie clinique avant leur transfert dans le service. Les
principales complications morbides rencontrées dans notre service après pelvimétrie
clinique sont dominées par la rupture utérine 0,49% et les déchirures vulvo-vaginales
0,49% aussi.
Boulvain .M [3] rapporte 2,1% de rupture utérine chez les parturientes qui ont
bénéficié de pelvimétrie clinique et qui étaient soumises à une épreuve de travail.
Le taux global de morbidité rapporté par Mbu [11] était de 16%. IL s’agissait
essentiellement de déchirures vulvo-vaginales et de déchirures vulvopérinéales et de
déchirures du col.

98
Dans notre série, l’appréciation des distances anovulaire et anopubienne n’a pas été
faite, ce qui pourrait expliquer certaines complications morbides ainsi rencontrées.
3-5 Pronostic foetal
Dans notre série, le pronostic fœtal était bon en général après accouchement par
voie basse. Par Cette voie d’accouchement, 84,2% des nouveau-nés avaient un bon
Apgar pour la pelvimétrie clinique contre 87,1% pour la pelvimétrie interne seule. Il
n’existe aucune différence statistique entre ces types de pelvimétrie p >0,05. Le taux
de morbidité fœtale était de 9,9% pour la pelvimétrie clinique contre 6,9% pour la
pelvimétrie interne. Par contre la mortalité respective de ces deux pelvimétries, était
faible avec 2, 7% et 3,6%. Cette morbidité fœtale élevée s’explique surtout par :
Le retard à l’admission des parturientes, au non suivi des grossesses avec ou sans
infections et l’état du bassin associé l’extraction instrumentale.

99
VI

CONCLUSION et

RECOMMANDATIONS

100
Conclusion
la pelvimétrie externe a été récemment introduite dans les pratiques obstétricales de
notre service. Cette étude prospective simple a été initiée pour en évaluer le bénéfice
pour la mère et son nouveau-né. A la lumière des résultats obtenus, nous pouvons
dire que la pelvimétrie permet de prédire la voie la probable pour l’accouchement et
ainsi nous pouvons réduire les risques de mortalité et de morbidité foeto-maternels
La pelvimétrie externe serait encore utile dans les pays en voie de développement
et aux ressources limitées aussi bien du point de vue personnel, financier que
matériel, pour améliorer la santé maternelle et infantile.

101
RECOMMANDATIONS

Au terme de notre étude, nous avons formulé les recommandations suivantes :

Aux populations
• Faire une participation massive à la de vaccination contre la poliomyélite,
• Faire un suivi régulier dans les consultations prénatales ;
• Eviter le mariage précoce ;
• Assurer une alimentation équilibrée des enfants.

Aux centres de santé de 1er et 2ème niveaux de la pyramide sanitaire du


Mali
• Pratiquer la pelvimétrie externe chez toute femme enceinte lors des
consultations prénatales du 3ème trimestre pour dépister les bassins
pathologiques ;
• Incorporer la pelvimétrie externe dans l’examen obstétrical des parturientes ;
• Référer systématiquement en pédiatrie, tous les nouveau-nés issus des
accouchements dystociques ;
• Assurer la formation et le recyclage périodique du personnel médical sur la
pelvimétrie clinique (interne+externe).

Aux autorités administratives


• Promouvoir la formation des praticiens à l’usage du pelvimétre ;
• Vulgariser l’utilisation du pelvimètre dans nos maternités.

102
VII REFERENCES

103
REFERENCES
1- Bodiagina V.
Précis d’obstétrique.
Edition MIR, Moscou, 1986 ; 450p

2- Bouillin D, Fournier G, Diadhou F, Cissé C T.


Surveillance épidémiologique et couverture chirurgicale des dystocies obstétricales au
Sénégal.
Cahier Santé 1994 ; 4 : 399-406.

3- Boulvain. M
Pelvimétrie externe BJOG 1997

4- Cellule de planification et de statistique du ministère de la santé


(CPS/MS) direction nationale de la statistique et de l’informatique (DNSI) et ORC
macro 2002 . EDSM-3 2001 ,450p

5- Cissé CT, Faye El HO, Dujardin B, Diadhou F.


Epidémiologie et qualité de la couverture obstétrico-chirurgicale au Sénégal en 1996.
Triangle Act Obstet 1997 ; 3t (2) : 141-149.

6- Fournier P, Nawe J, Karllta J, Slemkadda D.


Qualité des services de santé en Afrique : l’exemple du dépistage des grossesses
dystociques à Nioki.
Cahier Santé 1996 ; 6 : 107-114.

7- Hannah WJ.
Management of relative feto-pelvic disproportion.
In : Langnickel D, Ed. Problems of pelvic passage-way.
Berlin : Springer-verlag, 1987 : 92-101.

104
8- Hubert Bolemba Liselele, Cleophas Kalala Tshibangu, Sylvain Meuris.
Association between external pelvimetry and vertex delivery complications in African
women.
Acta Obstet Gyneacol Scand 2000 ; 79 : 673-678.

9- Kamina P.
Anatomie gynécologique et obstétricale.
Paris 3éd Maloine, 1979 ; 2453 : 509p

10- Lansac J, Berger C, Magnin G.


Osbtétrique pour le praticien Paris 3éd Masson .1997 ; 473p

11- Mbu RE, Mvogo S, Eteki NT, Tonyen R, Doh AS, Leke RJ.
Le rôle de la pelvimétrie clinique dans l’épreuve de cicatrice en l’absence de
radiopelvimétrie.
Jr SAGO 2003; 4 (1): 31-34.

12- Merger R, Levy J, Melchior J.


Précis d’obstétrique Paris 6ème Edition Masson. 1996 ; 624p

13- Migambi M P.
Valeur prédictive de la pelvimétrie externe dans le dépistage des dystocies
mécaniques Kigali (Rwanda) 2000-2001.

14- Ouattara K, Traoré ML, Cissé Ch.


Quelques aspects statistiques de la fistule vésico-vaginale en République du Mali, à
propos de 134 cas.
Med Afr Noire 1991 ; 38 (12) : 856-860.

105
15- Ouedraogo C, Testa A, Sango B, Koné B.
Analyse des facteurs de risque de mortalité maternelle sévère à Ouagadougou
(Burkina-Faso), application à la fiche de consultation prénatale.
Méd Afr Noire 2001 ; 48 (10) : 403-410.

16-Resten A , Mausoleo F, Suissa M, Valero M, Taylor S, Musset D.


Comparaison dosimétrique des méthodes de pelvimétrie utilisant la radiologie
conventionnelle et le Scanner .J Radiol 2001 ; 82 :991-6

17-RIBEMONT-DESSAIGNES. A et LEPAG G.
Précis d’obstétrique Paris Masson 1933 ; 378-436

18- Ruf H, Blanc B, Conté M, Adran J, Delpont PJ, Dupont S.


Application clinique et radiologique des dystocies osseuses.
EMC d’Obstétrique. 1985; 550-A-10

19 -Schaal J P, REITH MuLLER.


Dystocie osseuse in schaal J P, Reith Muller, Maillet R: In mécanique et technique
obstétricale. Sauramps medicals, Paris. 1998 ; 255-303

20- Sennet ES, Fallis GB.


Vacuum extraction use in a small rural hospital (clinical observations).
Can Med Assoc J 1983; 129: 575-8.

21- Stewart KS, Cowan DB, Philpott RH.


Pelvic dimensions and the outcome of trial labour in Shona and Zulu primigravidas.
S Afr Med J 1979; 55: 847-51.

22- Tegueté I.
Etude clinique et épidémiologique de la césarienne à la maternité de l’hôpital national
du Point « G » entre 1991 et 1993, à propos d’une étude cas-témoins de 1544 cas.
Thèse Méd, Bamako. 1996; 17: 133p

106
23-Wedeking- Schaal H, DEGENHARDT F.
Pelvimétrie vaginosonographique 2è journée de mécanique et technique obstétricale,
Besançon 2 juin 1992

24- Yee LF, Bimbaum EH, Read TE, Kodner IJ, Fleshman JW.
Use of endoanal ultrasound in patients with rectovaginal fistula.
Dis Colon rectum 1999 ; 42 (8) : 1057-1064.

25- Zemouchi M.
Dystocie osseuse.
[Link]/dystocie.

26- Zoung Y, Kanyi MS.


Le point sur les fistules vésico-vaginales à l’hôpital central de Yaoundé : à propos de
111 cas observés en dix ans.
Ann Uro 1990 ; 6 : 457-467.

107
FICHE SIGNALETIQUE

Nom : DOLO
Prénom : Laya
Titre de la thèse : Apport de la pelvimétrie externe dans le pronostic de
l’accouchement par voie basse dans le service de gynécologie et d’obstétrique de
l’hôpital Gabriel Touré
Année Universitaire : 2005-2006
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de Dépôt : Bibliothèque de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’Odontostomatologie du Mali
Secteur d’intérêt : Gynéco-obstétrique

Résumé
Sur une étude prospective transversale s’étendant sur huit mois (de juillet 2003 à
février 2004) et portant sur 1505 pelvimétries à la maternité de l’hôpital Gabriel
Touré. Nous avons tenté de faire ressortir :
- La fréquence de la pelvimétrie clinique et de la pelvimétrie interne
- les facteurs anthropométriques exposant à la dystocie osseuse,
- les performances de la pelvimétrie externe,
- l’intérêt de l’association pelvimétrie externe et pelvimétrie interne,
- les complications liées à l’accouchement,
- et le pronostic foeto-maternel. C’est ainsi qu’au terme de ce travail, les
résultats suivants ont été observés.
- La pelvimétrie clinique a été réalisée dans 53,8% contre 46,2 %de
pelvimétrie interne seule.
- Les parturientes de taille ≤ 150 cm sont cinq (5) fois plus exposées à la
dystocie osseuse que celles de taille >150 cm.
- Une sensibilité moyenne de 90% et une spécificité de plus de 90% avec
de bonnes valeurs prédictives positive et négative pour la pelvimétrie
externe.

108
- L’association pelvimétrie externe et interne permet une meilleure
sélection des parturientes à risque de bassins pathologiques.
- Le mode d’accouchement normal a été dominant dans 93,5% pour la
pelvimétrie clinique contre 91,7% pour la pelvimétrie interne seule.
- La césarienne a été pratiquée dans 26,5% pour la pelvimétrie clinique
et 20,5% pour la pelvimétrie interne.
- La césarienne pour dystocie osseuse a été diagnostiquée dans 67,5%
par la pelvimétrie clinique contre 59,5% par la pelvimétrie interne. Le
pronostic fœtal était bon en général quant à l’accouchement par voie
basse ; cependant nous avons noté un taux de morbidité de 9,9% pour
la pelvimétrie clinique contre 6,9% pour la pelvimétrie interne. Par
contre la mortalité foetale était faible.
- Le pronostic maternel était relativement mauvais et surtout greffé de
morbidité et un cas de décès maternel a été déploré sur huit (8) cas de
rupture utérine sur bassin rétréci La pelvimétrie externe est un bon
paramètre de dépistage de la dystocie mécanique. La pelvimétrie
externe est utile dans les pays en voie de développement et aux
ressources limitées aussi bien du point de vue personnel, financier que
matériel pour améliorer la santé maternelle et infantile.

Mots-clés : pelvimétrie clinique, bassin normal, voie basse.

109
VIII
ANNEXES

110
QUESTIONNAIRE:
PELVIMETRIE EN OBSTETRIQUE
Identification :
(Q1) type de pelvimétrie /…/
(Q2)Nom et prénom
(Q2a) : Nom/----- /
(Q2b) : Prénom/-------/
{Q3} Age: /…/
(Q4) provenance
(Q4a) Bamako/------------/
(Q4b) Kayes/--------------/
(Q4c) Koulikoro/----------/
(Q4d)Sikasso/------------/
(Q4e)Ségou/---------------/
(Q4f)Mopti/----------------/
(Q4g)Gao/------------------/
(Q4h)Tombouctou /---------------------/
(Q4i) kidal/------------------ /
(Q5) Scolarisation: /…/
(Q5a)Scolarisées/--------:/
(Q5b)Non scolarisées
(Q6) Profession:
(Q6a)Ménagère/--------/ (Q6b) Elèves /Etudiantes/--------/ (Q6c) Aides
ménagères/-----------/ (Q6d) Commerçantes/------/ (Q6e) Fonctionnaires/---
--/
(Q6f) Autres/--------/
(Q7)Nationalité‚: /…/
(Q7a)Malienne/--------/ (Q7b) Autres/------/
(Q8) Ethnie: /…/
(Q8a)Bambara/-----/ (Q8b) Peulh/------/ (Q8c) Dogon/----/ (Q8d) Sonrhaï/----/
(Q8e) Malinké/------/ (Q8f) /Sarakolé/------/ (Q8g) Bozo /-----/ (Q8h) Autres/- /
(Q9) Statut matrimonial: /…/
(Q9a)Mariées/------/ (Q9b) Célibataires/-----/ (Q9c) Divorcées/-----/
(Q9Veuves/-----/
(Q10) Mode d’admission: /…/
(Q10a)Venues d’elles-mêmes/----/ (Q10b) Référées/----/ (Q10c) Evacuées/---/
Antécédents :
(Q11)-Médicaux:
(Q11a)Drépanocytose/----- / (Q11b) Diabète/----/ (Q11c) Poliomyélite/--/
(Q11d)Mal de POTT/----/ (Q11e) Rachitisme/----/ (Q11f) Autres/-----/

111
Q12 Chirurgicaux:
(Q12a)Cyphoscoliose/----/
(Q12b) Luxation de la hanche: /…/
(Q12c) Laparotomie: /…/
(Q12d) Fracture du bassin: /…/
{Q12e} Chirurgie du bassin: /…/
(Q12f) Césarienne: /…/ (Q12f1) Indications : (a=SFA, b=BGR, c=Utérus
cicatriciel +bassin limite, d=HRP, e=DFP+PT, f=Dystocie, g=macrosomie)
(Q13)Obstétricaux :
(Q13a) Gestité: /…/ {Q13b} Parité: /…/
(Q13c) Accouchement dystocique: /…/
(Q13c1) Oui/----/ (Q13c2) non/ ----/
(Q13d) Macrosomie: /…/
(Q13d1) Oui/----/ (Q13d2)
(Q13e) Mort-nés : /…/
(Q13e1)Oui/----/ (Q13e2) Non/---/
(Q14)Histoire de la grossesse actuelle :
(Q14a) CPN: /…/ (Q14a1) si oui nombre/----/
(Q14b) Terme: /…/ (Q14b1) Pré terme /---/ (Q14b2) A terme/----/ (Q14b3)
Post –terme/---/
(Q15) Examen à l'admission :
(Q15a) Taille (cm) /…/ {Q15b} Poids: /…/
(Q15c) Obésité: /…/
(Q15c1) Oui /---- / (Q16c2) Non/---/
(Q16)Examen obstétrical :
(Q16a) HU: /…/
(Q16b) BDCF: /…/
(Q16b1) Perçus/----/ (Q16b2) Non perçus/ ----/
(Q16c) Contractions utérines: /…/
(Q16c1)Oui /----/ (Q16c2) Non / ----/
(Q16d) Présentation:
(Q16d1) Céphalique/---/ (Q16d2) Siège/---/ (Q16d3) Autres/---/
(Q16e) Hémorragie:
(Q16e1)Oui/--/ ‘Q16e2) Non/---/
(Q16f)Membranes:
(Q16f1)Intactes/-----/ (Q16f2) Rompues/----/
(Q16g) Aspect du liquide amniotique
(Q16g1)Clair/--/ (Q16g2) méconial fluide/---/ (Q16g3) méconial épais/---/
(Q16g4)Sanglant/---/

112
(Q17) Bassin :
(Q17a) Pelvimétrie interne: /…/
(Q17b)Pelvimétrie externe: /…/
(Q17b1) Bicrête: /…/
(Q17b2) Bitrochanterien: /…/
(Q17b3) Conjugué externe: /…/
(Q17b4) Bi épineux: /…/
(Q17b5) Bi ischiatique: /…/
(Q18) Pelvimétrie externe: /…/
(Q19)Voie d'accouchement: /…/
(Q19a)Voie basse/---/
(Q19b) Si césarienne indications:<A > (1=SFA, 2=BGR, 3=utérus cicatriciel+
Bassin limite 4=polytrauma/grossesse, 5=macrosomie, 6=HTA, 7=prolapsus
génital8=HRP, 9=placenta praevia, 10=pré éclampsie, 11=présentation de
siège+bassin limite 12=échec de l’épreuve du travail 13=procidence du cordon,
14=PPNRH+ 15=syndrome de pré rupture, 16=DFP 17=triplet 18= dystocie
dynamique.
(Q20) Durée totale du travail: /…/ (H/mn)
(Q21) Mode d’accouchement: /…/
(Q21a)Normal/----/ (Q21b) Ventouse/----/ (Q21c) Forceps/---/ (Q21d)
laparotomie/-----/ (Q21e) VMI /---/
(Q22) Complications: /…/
Chez la mère :
(Q22a) Déchirures vulvo-vaginales: /…/
(Q22b) Déchirures périnéales: /…/
(Q22c) Déchirures du col : /…/
(Q22d) Rupture utérine: /…/
(Q22e) disjonction symphysaire: /…/ {Q22f} Autres: /…/
Chez le nouveau-né :
(Q22g) Paralysie du plexus brachial: /…/
(Q22h) Fracture de la clavicule: /…/
(Q22i) Fracture du fémur: /…/
(Q22j) Autres: /…/
(Q23) Complications de la délivrance: /…/
(Q23a)Rétention placentaire/---/ (Q23b) Atonie utérine/---/ (Q23c) Autres/---/
(Q24) Pronostic fœtal :
{Q24a} Accouchement: /…/ (1=unique, 2=multiple)
{Q24b} Apgar1J1: /…/ {Q24b2} Apgar1J2: /…/
{Q24b3} Apgar2J1: /…/ {Q24b4} Apgar2J2: /…/
{Q24b5} PoidsJ1: /…/ {Q24b6} Poids J2: /…/
(Q 24c) taille
(Q24c1) TailleJ1: /…/ (Q24c2) TailleJ2: /…/

113
(Q24c3) PCJ1: /…/ (Q24c4) PCJ2: /…/
(Q 24c5)PTJ1: /…/ (Q24c6) PTJ2: /…/
(Q24c7) SexeJ1: /…/ (Q24c8} SexeJ2: /…/
(Q24c9) Réanimation de J1: /…/ (Q24c10} Réanimation de J2:/…/
(Q25) Référé‚ en pédiatrie:
(Q25a) Hypotrophie: /…/
(Q25b) Prématurité: /…/
(Q25c) SFA: /…/
(Q25d) Mère diabétique: /…/
(Q25e) Autres: /…/
(Q26)Pronostic maternel :
(Q26a)Morbidité: /…/ (1=O, 2=N)
(Q26b) Anémie: /…/
(Q26c) Endométrite: /…/
(Q26c Fistule vésico-vaginale : /…/
(Q26d) Disjonction symphysaire: /…/
(Q26e)Autres: /…/
(Q27f) Mortalité: /…/
(Q26g) Si oui circonstance: /……………………………/

114

Vous aimerez peut-être aussi