BAUXITE DU BAS-CONGO
Le domaine bauxitique du Bas-Congo forme une bande allongée de
direction NNW-SSE, comprise entre 4°45' et 5°30' de latitude sud, et entre
13° et 13°45' de longitude Est.
Les bauxites sont situées sur des bandes de roches basiques
interstratifiées dans la mixtite inférieure du Bas-Congo et dans le sansikwa
(Mpiana 1986).
La bauxite du Bas-Congo contient 38,7 % d'Al2O3 libre. Il s'agit donc de la
gibbsite contenant 8,2 % de SiO2 et environ 38,7 % de Fe2O3, ce qui
permet de penser qu'il s'agirait ici d'une latérite bauxitique et non d'une
bauxite de bonne qualité.
Les bauxites du Bas-Congo sont le produit de l'altération in situ des
nappes de roche basique appartenant au super groupe Ouest-congolien.
Ces roches sont constituées essentiellement de dolérites, se répartissent
en bandes parallèles épousant l'orientation NNW-SSE de la chaîne Ouest-
Congolienne.
ROCHE MÈRE
La bauxite n'est pas un minéral mais plutôt une roche contenant au moins
un des trois hydroxydes d'aluminium : la gibbsite, la boehmite et la
diaspore.
Les roches mères de la bauxite du Bas-Congo ainsi qu'il est dit ci-dessus,
les roches mères de la bauxite latéritique du Bas-Congo sont
essentiellement des roches basiques doléritiques ; celles-ci présentent des
textures microlitique, microlitique porphyrique et doléritiques.
La texture microlitique porphyrique est la plus représentée ; les principaux
minéraux constitutifs des basiques sont les plagioclases (andésine et
labrador), les clinopyroxènes (augites) et l'olivine, qui apparaissent sous
forme de phénocristaux ou de microlite.
Accessoirement on y trouve l'ilménite, l'anatase, le sphène, la goethite,
l'apatite ainsi que les minéraux résultant de l'altération hydrothermale ou
météorique : chlorite, épidote.
La bauxite est une roche sédimentaire blanche, rouge ou grise,
caractérisée par sa forte teneur en alumine Al2O3 et en oxydes de fer ;
cette roche constitue le principal minerai permettant la production
d'aluminium et de gallium.
Elle est issue de l'altération de roches contenant des minéraux argileux
(ou silicates d'alumine).
Cette altération est efficace en climat tropical comme dans les Baux-de-
Provence pendant le Crétacé ou aujourd'hui dans cette zone climatique où
elle donne naissance à des cuirasses latéritiques de couleur jaune ocre.
Les principaux minéraux que l'on trouve dans la bauxite du Bas-Congo
sont les suivants :
Gibbsite, Goethite, Hématite, Kaolinite, Ilménite, Chlorite, Anatase.
CONDITIONS DE FORMATION
Elle se forme par altération continentale en climat chaud et humide.
De structure variée, elle contient dans des proportions variables des
hydrates d'alumine, de la kaolinite, de la silice et des oxydes de fer qui lui
confèrent souvent une coloration rouge.
Roche sédimentaire ou résiduelle tendre, de couleur blanchâtre, jaunâtre
ou rougeâtre, la bauxite peut être massive ou tachetée à cause de la
présence de pisolithes plus ou moins ferrugineuses. Cette roche est
utilisée comme minerai d'aluminium lorsque sa teneur en hydroxyde
d'aluminium dépasse 40 %.
La bauxite est un résidu insoluble formé par météorisation profonde de la
roche en place, sous un climat tropical et humide.
Certaines bauxites restent en place sur leur roche mère dont elles dérivent
; d'autres sont érodées, transportées puis sédimentées en couches
stratifiées et qui peuvent même s'indurer durant leur diagenèse.
Elle n'est considérée comme minerai d'alumine que si sa teneur en silice
ne dépasse pas un seuil d'environ 8 %. En aucun cas le seuil ne peut
dépasser 15 %, valeur pour laquelle les hydrates d'alumine sont instables
au profit de la kaolinite. Ce seuil est variable selon les coûts du procédé
d'extraction de l'alumine, puis de la transformation de l'alumine par
électrolyse.
Par démantèlement, cette roche résiduelle donne naissance à diverses
autres roches de type sédimentaire que ce soit en milieu marin ou
continental, voire souterrain par soutirage dans leur substrat carbonaté
par dissolution de ce dernier.
On distingue deux types de bauxite :
la bauxite de Karst ;
la bauxite latéritique.
LES ALTÉRITES
Une altérite qualifie une formation superficielle résultant de l'altération et
de la fragmentation sur place de roche géologiquement antérieure mais
sans transformation pédagogique notable.
Voir aussi les régolithes, les latérites et les bauxites.
Cette roche d'altération est composée des cristaux jaune vert
exceptionnels de la nouelle et extrêmement rare altérite du type minéral.
Les minéralogistes utilisent le terme pour ces grains minéraux qui sont
difficiles à identifier parce que leurs propriétés optiques ont été modifiées
ou altérées par le processus d'altération.
En général, si plus de 34 % du grain a été altéré, on l'appelle « altérite ».
En outre, les agrégats grossiers d'épidote dans les grumes qui se sont
minéralisées de formule chimique Zn2Fe³+(SO4)4(C2O2)(OH)2·17H2O.
En fait, l'altérite n'est pas connue que d'une seule localité dans le monde,
dans le comté de Coconino, en Arizona (États-Unis). L'altérite est nommée
en l'honneur du collectionneur de terrain Malcolm Alter. Elle est trouvée
près de Marble Canyon.
Les mécanismes d'altération conduisant à la formation de bauxites sous
climat humide sont bien connus : les précipitations importantes et la
température favorisent le lessivage des sols, la libération d'oxyde et
d'hydroxyde de fer et d'aluminium sous un couvert végétal bien
développé.
Les bauxites provençales sont des altérites formées sur un vaste domaine
durancien émergé pendant l'Aptien et l'Albien. Un couvert végétal
abondant se développait à la faveur de conditions climatiques tropicales
humides sur les reliefs plissés.
Certains gisements (Alpilles) présentent des horizons pédagogiques
caractéristiques ; d'autres, en particulier dans le Var, montrent
l'accumulation dans des poches karstiques de produits latéritiques
remaniés.
L'altération chimique des roches basiques du Bas-Congo a abouti à la
formation des gisements de bauxite. Le profil type de ces gisements
montre la succession d'horizons ci-après de bas en haut :
La roche mère (roche basique)
L'horizon ferrallitique (±30 m d'épaisseur), comprenant 4 zones :
Zone de bauxite fine, tendre et massive (±10 m d'épaisseur)
Zone de bauxite endurée compacte et à aspect bréchique (±15 m
d'épaisseur)
Zone mixte à nodules et pisolithes ferrugineux impliqués dans une matrice
argileuse (±30 m)
Zone de cuirasse argilo-ferrugineuse massive, modulaire et/ou pisolitique
(±3 m)
La couverture argilo-limoneuse : 0 à 60 m d'épaisseur.
En définitive, la surface cuirassée s'enfonce sur elle-même, aidée en cela
par les mouvements tectoniques verticaux. On peut donc dire que
l'ensemble ferralitique est le résultat de la dégradation d'un ancien
ensemble allitique.
Minéralogiquement, les bauxites du Bas-Congo (ensemble allitique) sont
constituées essentiellement de gibbsite, avec des teneurs variant de 3,0 à
38,3 %, d'hématite, de quartz et d'anatase. La proportion de l'anatase,
minéral porteur du titane dans les altérites du Bas-Congo, est identique à
celle que l'on trouve dans le niveau allitique sous-jacent.
Les bauxites ont une origine pédogénétique et résultent de l'altération
chimique, sous des conditions tropicales à subtropicales, des roches
contenant de l'aluminium, telles que des syénites néphéliniques, des
basaltes ou des dolérites, des schistes, des shales, des grès et des
calcaires argileux sur une topographie mature (pénéplaine).