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Document Explication Pedagogique Rapport

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DOCUMENT D'EXPLICATION PÉDAGOGIQUE

COMPLÈTE DU RAPPORT DE STAGE


Comprendre le froid et la climatisation à partir de zéro — basé sur le rapport de stage de NGONO
NGONO Archimède Freddy, réalisé chez FCT (Froid-Chaud-Technologie), Yaoundé

Ce document n'est pas une fiche de soutenance. C'est un guide d'explication complet, écrit pour une
personne qui n'a jamais entendu parler du froid et de la climatisation. Chaque mot technique,
chaque sigle, chaque phrase du rapport de stage va être expliqué simplement, comme si l'on
s'adressait à une personne totalement étrangère au métier.

Nous allons suivre un ordre pédagogique : d'abord comprendre pourquoi ce rapport existe et qui l'a
écrit, ensuite comprendre les bases physiques du froid, puis comprendre comment on installe un
climatiseur, puis comment on l'entretient et le répare, et enfin comprendre le problème central que
le rapport a étudié.
PARTIE 1 — POURQUOI CE RAPPORT EXISTE

(Dédicace, Remerciements, Avant-propos, Résumé, Abstract, Liste des abréviations)

1.1 La Dédicace — c'est quoi ?


Quand quelqu'un termine un travail important (ici, un rapport de stage), il a souvent envie de «
dédier » son travail à une personne qu'il aime, c'est-à-dire dire publiquement : « ce travail, je te
l'offre, en pensant à toi ». Dans ce rapport, Archimède dédie son travail à sa mère. Il explique
qu'elle s'est sacrifiée, qu'elle a travaillé dur, pour qu'il puisse faire ses études. Ce n'est pas une partie
technique : c'est un geste de reconnaissance, une façon de dire merci avant même de commencer à
parler du métier.

1.2 Les Remerciements — c'est quoi ?


Après la dédicace, on remercie toutes les personnes qui ont aidé, de près ou de loin, à la réalisation
du stage et du rapport : Dieu (dans une démarche de foi personnelle), le ministère qui supervise la
formation (MINEFOP), les responsables de l'école (le promoteur, le directeur), l'encadreur
académique (le professeur qui suit l'élève à l'école) et l'encadreur professionnel (le patron de
l'entreprise où il a fait son stage). C'est une tradition dans tous les rapports de stage et mémoires : on
ne commence jamais directement par la technique, on remercie d'abord ceux qui ont permis le
travail.

1.3 L'Avant-propos — c'est quoi ?


L'avant-propos répond à quatre questions simples :

• Qui a écrit ce rapport ? NGONO NGONO Archimède Freddy, élève en Froid et Climatisation.
• Où a-t-il fait son stage ? Dans une entreprise appelée FCT (Froid-Chaud-Technologie), à
Yaoundé.
• Pourquoi fait-on un stage ? Parce qu'à l'école, on apprend la théorie (les formules, les
schémas), mais il faut aussi aller sur le terrain pour voir comment ça se passe en vrai, chez de
vrais clients, avec de vrais appareils.
• Sur quel sujet porte le rapport ? Sur un problème précis : les gens règlent souvent leur
climatiseur à une température trop basse, ce qui abîme l'appareil et n'est pas bon pour la santé.
Nous expliquerons ce point en détail plus loin, car c'est le cœur du rapport.

1.4 Le Résumé et l'Abstract — c'est quoi ?


Le Résumé est un texte, en français, qui raconte en quelques lignes tout le rapport : ce qui a été fait
pendant le stage, et quelle est la conclusion principale. Il est fait pour qu'une personne pressée
puisse comprendre l'essentiel sans tout lire.
L'Abstract, c'est exactement la même chose, mais écrit en anglais. Pourquoi en anglais ? Parce que
dans le monde technique et scientifique, l'anglais est la langue internationale. Si un chercheur ou un
professionnel étranger veut comprendre rapidement de quoi parle le rapport, il lit l'Abstract.

1.5 La Liste des Abréviations — c'est quoi ?


Dans un métier technique, on utilise énormément de mots raccourcis (des « sigles »), comme « FCT
» pour « Froid-Chaud-Technologie », ou « BP » pour « Basse Pression ». Si on ne connaît pas ces
raccourcis, on ne comprend rien au texte. C'est pourquoi le rapport commence par une liste qui
explique chaque sigle. Nous reviendrons sur les sigles techniques les plus importants au fur et à
mesure, dans leur contexte, pour mieux les comprendre.
PARTIE 2 — COMPRENDRE LES BASES DU FROID

Avant de parler de l'entreprise FCT et du stage, il faut comprendre une chose essentielle : comment
fabrique-t-on du froid ? C'est la base de tout le métier. Si vous comprenez cette partie, tout le reste
du rapport devient simple.

2.1 Une vérité surprenante : on ne fabrique pas le froid, on déplace la chaleur


Voici l'idée la plus importante de tout le métier du froid, et elle est contre-intuitive : un climatiseur
ne crée pas de froid. Ce qu'il fait réellement, c'est prendre la chaleur qui est à l'intérieur d'une
maison et la transporter dehors. Le rapport le dit clairement : le climatiseur Split System ne crée pas
du froid, il déplace la chaleur de l'intérieur vers l'extérieur.

Imaginez une éponge qui absorbe l'eau d'une pièce mouillée et qu'on va essorer dehors. Le
climatiseur fait la même chose, mais avec la chaleur au lieu de l'eau. Il « essore » la chaleur du
salon et la rejette dehors, par l'unité extérieure (le gros bloc accroché au mur, à l'extérieur).

2.2 Le fluide frigorigène — le « messager » de la chaleur


Pour transporter la chaleur, il faut un « messager » capable d'aller la chercher à l'intérieur et d'aller
la déposer dehors. Ce messager s'appelle le fluide frigorigène. C'est un liquide spécial qui a une
propriété remarquable : il change très facilement d'état (liquide ou gaz) selon la pression et la
température qu'on lui impose. C'est cette capacité de changement d'état qui permet d'absorber puis
de relâcher de la chaleur.

Dans le rapport, on retrouve plusieurs noms de fluides frigorigènes : R22, R32, R134a, R410A,
R600a. Ce sont simplement différents types de ce liquide, chacun ayant des propriétés un peu
différentes — certains sont plus écologiques que d'autres, certains sont utilisés dans les climatiseurs,
d'autres dans les réfrigérateurs.

2.3 Le circuit frigorifique — les quatre étapes du voyage de la chaleur


Le fluide frigorigène voyage en circuit fermé, toujours dans le même circuit (comme le sang dans le
corps humain), à travers quatre éléments principaux. Le rapport les appelle « les quatre organes
principaux du circuit frigorifique de base ». Voici les quatre étapes, expliquées simplement.

Étape 1 — L'évaporateur (à l'intérieur de la maison). C'est ici que tout commence. Le fluide
frigorigène, à ce moment-là très froid et sous forme liquide, entre en contact avec l'air chaud du
salon. Il « boit » la chaleur de l'air, comme une éponge qui absorbe l'eau, et en faisant cela, il se
transforme en gaz : on dit qu'il « s'évapore », d'où le nom « évaporateur ». C'est ce phénomène qui
refroidit l'air de la pièce : l'air a perdu sa chaleur au profit du fluide.

Étape 2 — Le compresseur, le « cœur » du système. Le gaz, maintenant chargé de la chaleur


volée au salon, part vers le compresseur. Le rapport précise que le compresseur est « le cœur de
l'installation », car c'est lui qui fait circuler le fluide dans tout le circuit, comme le cœur fait circuler
le sang. Le compresseur écrase ce gaz (il le comprime), ce qui augmente encore sa pression et sa
température. C'est une loi physique simple : quand on comprime un gaz, il chauffe.

Étape 3 — Le condenseur (à l'extérieur de la maison). Le gaz très chaud arrive maintenant dans
le condenseur, situé dans l'unité extérieure. C'est l'inverse de l'évaporateur : le fluide donne sa
chaleur à l'air extérieur, c'est pourquoi l'air qui sort de l'unité extérieure est toujours chaud. En
perdant sa chaleur, le gaz redevient liquide : on dit qu'il « se condense », comme la buée qui
redevient eau sur une vitre froide.

Étape 4 — Le détendeur, le « frein » du système. Le liquide, maintenant à haute pression, arrive


au détendeur, qui fait chuter brutalement sa pression. Cette chute de pression provoque aussi une
chute de température : le fluide redevient très froid. Et le cycle recommence : ce liquide froid repart
vers l'évaporateur pour absorber à nouveau la chaleur de la maison.

Résumé en une phrase : le fluide absorbe la chaleur à l'intérieur (évaporateur), il est comprimé et
chauffé (compresseur), il rejette la chaleur à l'extérieur (condenseur), puis sa pression chute et il
refroidit à nouveau (détendeur) — et le cycle recommence en boucle, sans arrêt, tant que le
climatiseur fonctionne.

2.4 Le diagramme de Mollier — la « carte » du voyage du fluide


Pour un professionnel, il existe un outil graphique très important : le diagramme de Mollier, aussi
appelé diagramme enthalpique. C'est un graphique qui permet de représenter tout le voyage du
fluide frigorigène décrit ci-dessus, avec des chiffres précis de pression et de température à chaque
instant.

Pourquoi est-ce utile ? Parce qu'un technicien (un « frigoriste ») peut, en lisant ce diagramme,
calculer la puissance de l'installation et vérifier si tout fonctionne normalement, ou si un élément est
mal réglé. C'est un peu comme un médecin qui lit une analyse de sang : le diagramme donne des
indices précis sur la « santé » de l'installation.

Le diagramme contient plusieurs types de courbes (lignes), chacune représentant une caractéristique
différente du fluide à un instant donné :

• Les isobares montrent les zones de même pression.


• Les isenthalpes montrent les zones de même énergie.
• Les isothermes montrent les zones de même température.
• La courbe de saturation sépare le diagramme en trois zones : où le fluide est liquide, où il est
un mélange liquide et gaz, et où il est entièrement gazeux.
Il n'est pas nécessaire de mémoriser tous ces détails pour comprendre le rapport : il suffit de retenir
que ce diagramme est l'outil de référence des professionnels pour visualiser ce qui se passe dans le
circuit.
2.5 Les différents types de climatiseurs
Le rapport présente plusieurs familles d'appareils.

Le climatiseur de fenêtre. Un seul bloc, posé directement dans une ouverture du mur, avec un côté
dedans qui refroidit et un côté dehors qui rejette la chaleur. C'est le système le plus simple, mais peu
utilisé aujourd'hui.

Le Split System. C'est le système le plus courant aujourd'hui. « Split » signifie « séparé » en
anglais. L'appareil est coupé en deux parties : une unité intérieure, accrochée au mur dans la pièce,
et une unité extérieure, accrochée dehors. Les deux sont reliées par des tubes en cuivre et un câble
électrique.

Le Multi-Split. La même logique que le Split System, mais avec une seule unité extérieure reliée à
plusieurs unités intérieures (2, 3, 4 ou 5 pièces climatisées par un seul appareil extérieur).

Les systèmes VRV/VRF. VRV signifie « Volume Réfrigérant Variable », c'est le nom commercial
de la marque Daikin, et VRF signifie la même chose en anglais international (« Variable Refrigerant
Flow »). C'est un système beaucoup plus puissant, utilisé dans les grands bâtiments (bureaux,
hôtels, hôpitaux), capable d'alimenter de nombreuses pièces en même temps avec un contrôle très
précis.

Les armoires de climatisation. Des appareils puissants utilisés pour des salles techniques précises,
comme les salles informatiques, où il faut un contrôle très strict de la température et de l'humidité.

Les monoblocs. Des appareils tout-en-un, utilisés pour de très grandes surfaces comme les cinémas
ou les supermarchés.

La climatisation centralisée à eau glacée. Utilisée dans les très grands bâtiments. Au lieu
d'envoyer directement le fluide frigorigène dans chaque pièce, l'installation produit de l'eau glacée
dans une machine centrale, puis distribue cette eau froide dans tout le bâtiment par des tuyaux,
jusqu'à des appareils terminaux (ventilo-convecteurs ou centrales de traitement d'air) qui
refroidissent chaque pièce.

La Centrale de Traitement d'Air (CTA). Un gros appareil qui ne fait pas que refroidir : il traite
l'air en général (filtration, chauffage, humidification) avant de le distribuer dans un bâtiment.

2.6 Les climatiseurs INVERTER — la technologie moderne


Une dernière notion importante concerne les climatiseurs dits « INVERTER ». Contrairement aux
anciens climatiseurs classiques qui fonctionnent en « tout ou rien » (le compresseur démarre à
pleine puissance, puis s'arrête complètement, puis redémarre, comme un interrupteur), les
climatiseurs INVERTER peuvent faire varier la vitesse de leur compresseur en fonction du besoin
réel. Résultat : ils consomment moins d'électricité et durent plus longtemps, car ils ne subissent pas
le choc des démarrages et arrêts brusques répétés.
PARTIE 3 — L'ENTREPRISE FCT ET LE DÉROULEMENT DU
STAGE

Maintenant que les bases physiques sont comprises, revenons au rapport pour voir où et comment
Archimède a appliqué ces connaissances.

3.1 Qu'est-ce que FCT ?


FCT signifie Froid-Chaud-Technologie. C'est une entreprise individuelle, créée et dirigée par une
seule personne (M. Jeutsa Soptsa Brice), fondée le 13 mars 2024 à Yaoundé. Elle est spécialisée
dans l'installation et la réparation de tout ce qui touche au froid : climatiseurs, chambres froides, et
même l'électroménager (machines à laver, cuisinières, réfrigérateurs).

L'entreprise a commencé petit, avec des interventions chez des particuliers et des restaurants, puis a
grandi grâce au bouche-à-oreille, jusqu'à intervenir aujourd'hui sur de grosses installations comme
les systèmes VRV/VRF pour des clients institutionnels importants.

3.2 Comment fonctionne l'entreprise ?


FCT propose quatre grands types de services :

• Service Climatisation : installation et entretien des climatiseurs.


• Service Froid commercial : entretien des chambres froides et vitrines réfrigérées, pour les
restaurants et commerces.
• Service Électroménager : réparation des appareils de la maison (réfrigérateurs, machines à
laver...).
• Service Après-Vente et dépannage rapide : intervention rapide en cas de panne.
L'équipe est organisée en trois niveaux : le promoteur, qui supervise tout et valide les gros chantiers
; les apprenants, comme Archimède, qui assistent sur le terrain ; et les stagiaires, qui observent et
apprennent les bases.

3.3 Les règles de l'entreprise


Le rapport mentionne des horaires fixes (8h-12h puis 13h-18h) et un règlement intérieur strict :
ponctualité obligatoire, port des équipements de protection individuelle (EPI : gants, lunettes,
chaussures de sécurité), interdiction du téléphone pendant le travail, et surtout une règle de sécurité
très importante : un stagiaire n'a pas le droit de manipuler seul les fluides frigorigènes, il doit
toujours être supervisé par un expert. C'est une mesure de sécurité, car ces fluides, sous pression,
peuvent être dangereux s'ils sont mal manipulés.
3.4 Ce qu'Archimède a fait concrètement pendant son stage
Pendant ses trois mois de stage, du 6 avril au 4 juillet 2026, Archimède a participé à de nombreuses
interventions variées : installation complète de climatiseurs Split System, entretien préventif
(nettoyage régulier), recharge en fluide frigorigène, débouchage de tuyaux de condensats, réparation
de réfrigérateurs, de machines à laver, de cuisinières à gaz, et même des machines à shawarma. Il a
aussi participé à un grand chantier chez un client important (un ministre), ce qui montre qu'il a été
exposé à des installations de grande envergure.
PARTIE 4 — COMMENT ON INSTALLE UN CLIMATISEUR SPLIT
SYSTEM, ÉTAPE PAR ÉTAPE

C'est la partie la plus pratique et la plus détaillée du rapport (le Chapitre 3). Nous allons la dérouler
étape par étape, comme un mode d'emploi, pour comprendre exactement comment un technicien
procède sur le terrain.

4.1 Avant de commencer : calculer la puissance nécessaire


On ne peut pas installer n'importe quel climatiseur dans n'importe quelle pièce : il faut calculer la
puissance adaptée à la taille de la pièce. Le rapport donne une formule pratique utilisée sur le terrain
:

Puissance nécessaire (en BTU/h) = Surface de la pièce (m²) × Hauteur sous plafond (m) × un
coefficient K

Ce coefficient K change selon la qualité d'isolation de la pièce et son exposition au soleil :

• K = 100 à 120 : pièce bien isolée, peu de fenêtres → besoin de moins de puissance.
• K = 120 à 150 : conditions moyennes, une maison normale.
• K = 150 à 200 : mauvaise isolation, grandes fenêtres ensoleillées → besoin de plus de
puissance.
• K = 200 à 250 : bureaux avec beaucoup d'équipements informatiques qui chauffent
(ordinateurs, serveurs).
Exemple donné dans le rapport : pour une chambre de 15 m², avec une hauteur de 2,5 m et une
isolation moyenne, le calcul donne environ 4 875 BTU/h, donc on choisirait un appareil de 9000
BTU/h, soit « 1 CV » (CV voulant dire « Cheval », une unité de puissance), pour avoir un peu de
marge.

Le rapport donne aussi un tableau de correspondance très utile entre la puissance en CV, en BTU/h,
en Watts, et la surface recommandée : par exemple, un appareil de 1 CV (9000 BTU/h) convient
pour une pièce de 9 à 12 m².

4.2 Choisir le bon emplacement


Avant de fixer quoi que ce soit, il faut choisir le bon endroit, pour l'unité intérieure et pour l'unité
extérieure.

Pour l'unité intérieure, il faut respecter plusieurs règles : la hauteur minimale de pose (2,20 m du
sol), laisser un espace libre au-dessus de l'appareil, éviter de la placer en plein soleil ou près d'une
source de chaleur, ne pas orienter le souffle d'air directement sur une zone de travail permanente (ce
qui serait inconfortable), et prévoir un accès facile pour le nettoyage futur.
Pour l'unité extérieure, il faut une surface plane et solide, capable de supporter au moins trois fois
le poids de l'appareil, un espace dégagé pour que l'air puisse circuler librement (50 cm devant, 20
cm sur les côtés), et il faut éviter une exposition directe à un vent fort.

4.3 Les outils nécessaires


Le rapport liste les outils utilisés par les techniciens : un marqueur pour tracer les repères, un niveau
à bulle pour vérifier l'horizontalité, une perceuse électrique, des mèches adaptées au mur (béton,
parpaing), une cintreuse pour plier les tubes en cuivre sans les casser, des clés diverses (à molette, à
pipe), et bien sûr des tubes en cuivre isolés, du câble électrique, et un tube en PVC pour évacuer
l'eau de condensation.

4.4 Étape 1 — Fixer la platine murale (l'unité intérieure)


La « platine » est le support métallique qu'on visse sur le mur, sur lequel viendra ensuite s'accrocher
l'unité intérieure, comme un cadre qu'on accroche d'abord pour y suspendre ensuite un tableau. Les
étapes : on vérifie que la platine est bien droite avec un niveau à bulle, on perce les trous indiqués,
on insère des chevilles adaptées au type de mur, puis on visse fermement. Le rapport insiste sur un
point de sécurité important : il ne faut jamais fixer la platine sur un mur creux sans renfort spécial,
car l'unité intérieure pèse entre 8 et 20 kg et pourrait arracher le mur si la fixation est mal faite.

4.5 Étape 2 — Percer le trou de passage dans le mur


Il faut maintenant percer un trou qui traverse le mur, pour faire passer les tubes et câbles de
l'intérieur vers l'extérieur. Ce trou est légèrement incliné vers l'extérieur, de 2 à 5 degrés de pente,
pour que l'eau de condensation s'écoule naturellement vers l'extérieur et ne rentre pas dans la
maison. On insère ensuite un manchon de protection dans ce trou, et on rebouche l'espace autour
avec du mortier pour bien isoler de l'air et de l'eau.

4.6 Étape 3 — Faire passer les liaisons


On fait passer dans ce trou les deux tubes en cuivre (un pour le fluide liquide, un pour le fluide
gazeux), le câble électrique, et le tuyau d'évacuation des condensats. On les plie soigneusement
avec la cintreuse, en évitant les angles trop brusques qui pourraient bloquer la circulation du fluide à
l'intérieur du tube.

4.7 Étape 4 — Raccorder l'unité intérieure


C'est une étape délicate : il faut connecter les tubes en cuivre à l'unité intérieure grâce à une
technique appelée l'évasement, ou « flare » en anglais. On élargit légèrement l'extrémité du tube en
forme d'entonnoir, pour pouvoir le visser fermement avec un écrou, sans qu'il y ait de fuite. Le
rapport donne un tableau précis des couples de serrage, c'est-à-dire la force avec laquelle il faut
visser, selon le diamètre du tube : par exemple, un tube de 1/4 de pouce doit être serré entre 14 et 18
Newton-mètres, une unité qui mesure la force de torsion. Trop serrer ou pas assez serrer peut créer
une fuite.

On raccorde aussi le câble électrique selon un schéma précis, et le tuyau de condensats à la sortie
prévue, avant d'accrocher définitivement l'unité sur la platine.

4.8 Étape 5 — Monter l'unité extérieure


On prépare d'abord un support solide, un socle en béton d'au moins 12 cm d'épaisseur, ou des
supports muraux certifiés, avec des plots en caoutchouc pour absorber les vibrations. On prépare
ensuite les liaisons côté extérieur, en protégeant les tubes avec une gaine et du ruban anti-UV, car le
soleil abîme les isolants avec le temps.

4.9 Étape 6 — Raccordement électrique de l'unité extérieure


On connecte le câble d'alimentation principale et le câble de communication entre les deux unités.
Le rapport donne un tableau de sécurité électrique très important : selon la puissance de l'appareil, il
faut une section de câble précise et un disjoncteur de protection calibré. Par exemple, pour un
appareil jusqu'à 2,5 kW, il faut un câble de 2,5 mm² et un disjoncteur de 10 ampères.

4.10 Étape 7 — Le test d'étanchéité, vérifier qu'il n'y a pas de fuite


Avant de mettre du fluide frigorigène dans le circuit, il faut impérativement vérifier qu'il n'y a
aucune fuite. Pour cela, on utilise de l'azote sec, un gaz neutre qui ne réagit pas chimiquement : on
injecte de l'azote dans le circuit jusqu'à 30 bars de pression (le « bar » étant une unité de pression),
puis on attend 30 minutes en observant si la pression reste stable. Si la pression baisse, cela signifie
qu'il y a une fuite quelque part, qu'il faut localiser, souvent avec de l'eau savonneuse (des bulles
apparaissent à l'endroit de la fuite), et réparer avant de continuer.

4.11 Étape 8 — Le tirage au vide, l'étape la plus critique


Le rapport insiste : c'est une étape critique. Le but est d'enlever tout l'air et toute l'humidité qui
pourraient être restés dans le circuit. Pourquoi est-ce si important ? Parce que si de l'humidité reste
dans le circuit, elle se transforme en acide corrosif au contact du fluide frigorigène, et aussi en
glace, ce qui peut détruire le compresseur définitivement.

On utilise pour cela une pompe à vide, branchée pendant au moins 30 minutes, jusqu'à atteindre un
très faible niveau de pression résiduelle, mesuré en « microns », une unité extrêmement petite. Le
rapport donne un tableau d'interprétation : plus on pompe longtemps, meilleur est le résultat. Par
exemple, pomper plus de 120 minutes donne un résultat « excellent », garantissant une longévité
maximale de l'installation.

4.12 Étape 9 — La charge en fluide frigorigène


Une fois le vide validé, on peut enfin introduire le fluide frigorigène. On connecte la bouteille de
fluide, on la pèse sur une balance électronique pour connaître précisément la quantité introduite, et
on ouvre doucement la vanne pour laisser le fluide entrer dans le circuit, en surveillant le poids en
temps réel jusqu'à atteindre la quantité exacte recommandée par le fabricant. Enfin, on démarre
l'appareil en mode froid et on vérifie que les pressions sont correctes.
PARTIE 5 — L'ENTRETIEN ET LES PANNES (LA MAINTENANCE)

Une fois l'installation terminée, il faut l'entretenir régulièrement pour qu'elle dure longtemps. Le
rapport distingue deux types de maintenance.

5.1 La maintenance préventive — entretenir avant la panne


C'est l'entretien qu'on fait régulièrement, même si l'appareil fonctionne bien, pour éviter qu'il tombe
en panne. Le rapport donne un calendrier précis :

• Tous les mois : nettoyer les filtres à air et vérifier visuellement l'unité extérieure.
• Tous les trimestres (3 mois) : nettoyer le condenseur et vérifier le bac à condensats.
• Tous les semestres (6 mois) : vérifier les pressions et les performances de l'appareil.
• Une fois par an : vérifier les connexions électriques et faire un nettoyage complet.

5.2 La maintenance corrective — réparer après la panne


C'est l'intervention quand il y a déjà un problème. Le rapport donne un tableau très utile de
diagnostic, qui associe un symptôme à sa cause probable et à la solution :

Le climatiseur ne refroidit pas. Souvent une fuite de fluide frigorigène : il faut localiser et réparer
la fuite, puis recharger.

L'évaporateur givre, se couvre de glace. Souvent un filtre encrassé, un manque de fluide, ou une
température réglée trop basse : on nettoie le filtre, on vérifie la charge, et on corrige le réglage
(24°C recommandé, nous y reviendrons).

L'unité intérieure goutte de l'eau. Le tuyau de condensats est bouché ou mal incliné : on
débouche le tuyau.

Le compresseur ne démarre pas. Souvent un problème électrique, comme un condensateur


défaillant : on teste les composants électriques avec un multimètre, un appareil de mesure
électrique.
PARTIE 6 — LE PROBLÈME CENTRAL DU RAPPORT : LE
CONFORT THERMIQUE

Nous arrivons maintenant au cœur du sujet de recherche du rapport, ce que le rapport appelle « la
problématique ».

6.1 Le constat fait par Archimède sur le terrain


En travaillant chez FCT, Archimède a remarqué quelque chose d'important : beaucoup de personnes
à Yaoundé règlent leur climatiseur à des températures trop basses, souvent 16°C, 17°C ou 18°C,
alors que la température recommandée par les normes internationales est de 24°C, avec 50%
d'humidité relative (HR).

L'humidité relative est la quantité d'humidité présente dans l'air, exprimée en pourcentage. 50% est
considéré comme un bon équilibre : pas trop sec, ce qui irrite les yeux et la gorge, et pas trop
humide, ce qui donne une sensation désagréable de moiteur.

6.2 Pourquoi les gens font cette erreur ?


C'est compréhensible : quand il fait très chaud dehors, on a l'impression qu'un froid intense procure
plus de confort. Mais le rapport explique que c'est une confusion entre deux choses différentes : «
sensation de froid » et « confort thermique ». Une température de 16°C donne effectivement une
sensation de froid immédiate et intense, mais ce n'est pas pour autant un état de confort réel pour le
corps : c'est en fait un excès qui crée un déséquilibre.

6.3 Les normes qui définissent le confort thermique


Le rapport s'appuie sur plusieurs références scientifiques reconnues internationalement :

• La norme ISO 7730:2005 : une norme internationale qui définit les conditions de confort
thermique dans les bâtiments.
• La norme ASHRAE 55-2023 : une norme américaine, établie par une grande association
d'ingénieurs spécialisés en chauffage, climatisation et réfrigération, qui fixe également les
plages de confort recommandées.
• Le diagramme psychrométrique de Carrier : un graphique qui montre la relation entre la
température et l'humidité de l'air, avec un point de référence de confort situé précisément à
24°C et 50% d'humidité relative.
Ces trois sources, indépendantes les unes des autres, arrivent toutes à la même conclusion : le point
d'équilibre du confort thermique humain se situe autour de 24°C / 50% HR.

6.4 Les conséquences techniques d'un mauvais réglage


Quand on règle un climatiseur trop bas, l'appareil doit travailler beaucoup plus dur pour maintenir
cette température extrême. Cela entraîne plusieurs problèmes en chaîne :
• Le compresseur fonctionne en permanence à pleine charge, ce qui l'use prématurément,
comme une voiture conduite constamment à fond.
• L'évaporateur givre plus facilement (se couvre de glace), ce qui réduit ses performances.
• La consommation électrique explose : chaque degré de température réglé en dessous de la
normale augmente la consommation électrique de 12 à 18%. Régler à 16°C au lieu de 24°C,
soit 8 degrés de trop, peut donc quasiment doubler ou tripler la facture d'électricité liée à la
climatisation.
• La durée de vie de l'appareil diminue : un climatiseur normalement entretenu et bien réglé
peut durer 10 à 15 ans, mais un mauvais réglage répété peut réduire cette durée de 3 à 5 ans.

6.5 Les conséquences sur la santé des occupants


Ce n'est pas seulement un problème technique : c'est aussi un problème de santé. Le rapport liste
plusieurs effets négatifs d'un choc thermique répété, c'est-à-dire passer brutalement d'une chaleur
extérieure de 32-35°C à un intérieur glacial de 16°C :

• Contraction des vaisseaux sanguins et frissons, qui mettent le corps en état de stress inutile.
• Rhinite, sinusite, maux de gorge, irritations des yeux et du nez, car l'air est trop sec et trop
froid.
• Douleurs musculaires et articulaires, maux de tête fréquents.
• Accélération du rythme cardiaque, car le corps réagit à un changement de température trop
brutal et trop artificiel.

6.6 La conclusion technique centrale du rapport


Le rapport résume cette problématique par une phrase forte : « l'objectif d'un climatiseur n'est pas
de produire du froid, c'est de produire du confort thermique ». Régler son climatiseur à 16°C, c'est
confondre une sensation de froid extrême avec un véritable confort. C'est, selon le rapport,
techniquement incorrect, car mauvais pour l'appareil, médicalement dangereux, car mauvais pour la
santé, et économiquement coûteux, car mauvais pour le portefeuille.

6.7 Les recommandations finales


Pour corriger cette situation, le rapport propose des solutions concrètes :

• Sensibiliser les utilisateurs à la norme de 24°C / 50% HR et leur expliquer les vraies
conséquences d'un mauvais réglage.
• Pour les techniciens : toujours vérifier la température de consigne et les pressions lors de
chaque intervention de maintenance préventive.
• Mettre en place une maintenance préventive régulière pour éviter l'usure accélérée des
compresseurs.
• Inclure systématiquement le débouchage des tuyaux de condensats dans le protocole
d'entretien.
CONCLUSION DE CE DOCUMENT D'EXPLICATION

Nous avons parcouru l'intégralité du rapport de stage, en partant de zéro : d'abord pourquoi un tel
rapport est écrit et remercié (Dédicace, Remerciements, Avant-propos), ensuite les bases physiques
absolues du froid (le cycle frigorifique en quatre étapes, le rôle du fluide frigorigène), puis tous les
types de climatiseurs qui existent, puis l'entreprise FCT et son fonctionnement, puis le détail
complet de l'installation d'un climatiseur Split System étape par étape, puis l'entretien et les pannes
courantes, et enfin le problème central étudié par Archimède : le non-respect des conditions de
confort thermique normalisées et ses conséquences techniques, sanitaires et économiques.

Si vous avez suivi ce document du début à la fin, vous devriez maintenant être capable de
comprendre l'intégralité du rapport de stage original, même sans aucune connaissance
préalable en froid et climatisation.

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