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Surdité Ou Hypoacousie: Objectifs

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Surdité Ou Hypoacousie: Objectifs

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Dr ANDRIAMAMPINONA Ginnot

SURDITÉ OU HYPOACOUSIE
Objectifs
● Définir l’hypoacousie ou surdité

● Maîtriser les examens otologique

● Distinguer une surdité de transmission et perception

● Argumenter les diagnostics étiologiques

I. Introduction
1. Définition

● Hypoacousie, surdité : baisse de l’audition

● Surdité : baisse auditive quelle que soit son importance

● Hypoacousie : baisse modérée de l’audition

● Cophose : perte complète de l’audition

● Motif fréquent de consultation

● Grave : surdité brusque

● Problème de l’audition = examen otoscopique + audio

II. Rappels
1. Système auditif :

● Oreilles

● Voies auditives

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2. Anatomo-physiologie

● Auricule : focalise et amplifie les sons

● MAE : dirige les sons vers le tympan et protège OM

● Oreille moyenne :

● Amplifie les sons

● Protège l’oreille interne

● Équipression entre CAE et caisse du tympan

● Oreille interne :

● Transduction : stimulations sonores en stimulations électriques :


Analysable par le cerveau

● Cortex

● Analyse des informations

● Surdité de transmission : atteinte OE et OM

● Surdité de perception : atteinte de OI jusqu’au cortex

● Surdité mixte : atteinte 2 parties

III. Diagnostic :
1. Positif
1) Interrogatoire

● État civil : âge, profession (exposition au bruit)

● Date, mode d’apparition, permanente ou fluctuante

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● Localisation : unilatérale ou bilatérale

● Signes associés : otorrhée, acouphènes, vertiges, otalgie, paralysie faciale,


otorragie

● Antécédents :

● Traumatisme sonore, barotraumatisme, traumatisme crânien, contextes


infectieux (syndrome grippal, méningite, oreillons, rhino-sinusite, otite),
surdité familiale, médicaments ototoxiques (aminosides), diabète, HTA,
maladie auto-immune

2) Examen physique

● Otoscopie : Méat Acoustique Externe (libre, rétréci), tympan

● Examen ORL complet : rhinoscopie, vestibulaire, paires crâniennes, ATM

● Acoumétrie : utilisation d’une DIAPASON

● 🡺 Orientation type de surdité

● Acoumétrie :

● Epreuve de Weber : vibrer le diapason, poser sur le verte ou racine du


nez du patient

▪ Normal le son est perçu des deux côtés (indifférent)

▪ ST : le son perçu du côté malade (weber latéralisé sourd)

▪ SP : son latéralisé côté sain (weber latéralisé sain)

● Epreuve de Rinne : compare la conduction osseuse (se recherche en


plaçant le diapason sur la mastoïde), à la conduction aérienne (le
diapason étant placé devant le méat auditif)

▪ Normale : CA>CO (Rinne positif)

▪ ST : CA < CO (Rinne négatif)

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▪ SP : CA > CO (Rinne positif)

Oreille saine Surdité de Surdité de


transmission perception

Weber Centré Latéralisé côté Latéralisé


malade côté sain

Rinne Positif Négatif Positif

2. Examens complémentaires
1) Audiométrie tonale

● Normale = superposition des deux courbes (CO =CA)

● ST : écart entre les deux courbes : CO (N) CA (abaissée)

● SP : les deux courbes sont proportionnellement abaissées

● SM = CO (abaissée) > CA (abaissée)

● Classifications

● S légère 20-40 dB

● S moyenne 40 – 70 dB

● S sévère 70 – 90 dB

● S profonde > 90 dB

● Cophose > 120 dB

2) Impédancemétrie (objectif) :

● Tympanométrie : connaître la pression qui règne dans la caisse du tympan

● Réflexe stapédien : étude de la contraction réflexe du muscle de l’étrier


provoquée par une stimulation sonore importante

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3) Potentiels évoqués auditifs

● Nourrisson ou petit enfant

4) Otoémissions acoustiques

● Surdité néonatale, évalue intégrité de la cochlée

5) Imageries :

● Fonctions des examens précédent

3. Étiologique
1) Transmission

● Oreille externe :

● Otite externe (maligne, diffuse)

● Cholestéatome du conduit, polype

● Bouchon de cérumen, bouchon épidermique

● Corps étranger, amputation traumatique du pavillon

● Malformation de l’oreille externe

● Oxostose ou ostéochondrome, carcinome

● 🡺 Examen otoscopie ou microscopie

● Oreille moyenne

● Otite moyenne aigue

● Otite sero-muqueuse

● OM chronique simple ou cholestéatomateuse

● Traumatisme : rupture de chaire, fracture du rocher

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● Malformation de l’oreille moyenne

● Tumeurs de l’oreille moyenne (glomus)

● Otospongiose : ankylose stapédo-vestibulaire

2) Perception

● Endocochléaires

● Surdités brusques

● Surdité toxiques

● Presbyacousie

● Maladie de menière (hydrops – labyrinthique)

● Labyrinthite

● Traumatiques ou iatrogènes

● Surdités génétiques

● Rétro-cochléaires

● Le neurinome de l’acoustique : surdité de perception unilatérale +


acouphènes

● 🡺 IRM

● Centrales

● Sclérose en plaque, tumeur cérébrale

3) Mixte

● Fracture du Rocher

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● Pathologies qui vient aggraver une surdité préexistante

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OTORRHÉE
Objectifs
● Donner la définition de l’otorrhée

● Maîtriser les examens otologiques

● Argumenter les diagnostics étiologiques

I. Introduction
● Définition : écoulement de sérosité, de mucus ou du pus par le MAE

● Fréquent : purulente (mucus, muco-purulente ou franchement purulente)

● Aiguë < 3 semaines

● Chronique > 2 mois

● Clinique +++

● Otoscopie après aspiration de l’otorrhée

II. Rappels
● Revêtements

● Oreille moyenne : épithélium de type respiratoire

● MAE : épithélium type malpighien ( ~ peau mais sans hypoderme)

● MAE :

● cartilagineux : 1/3 externe (8 mm)

● osseux : 2/3 externe (16 mm)

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● 2 structures glandulaires : sébacées, apocrines (cérumen)

● MAE :

● Cérumen : activité bactéricide

● Pityrosporum ovale : régulateur de la flore bactérienne

● Kératine : lubrifiant du revêtement

III. Diagnostic
1. Positif

● Diagnostic clinique

1) Interrogatoire

● Age, date, mode d’apparition, uni- bilat

● Aspects : muqueux ou purulent, coloration -jaune, verte, claire), odeur (fétide)

● Facteurs déclenchants : rhinopharyngite, baignade, variations climatiques,


nettoyages intempestifs

● Signes accomp : fièvre, prurit, otalgie, hypoacousie, acouphènes, vertiges,


Paralysie Faciale (PF), signes neuro

● Antécédents : otite, chirurgie otologique, pathologie naso-sinusienne ou


rhinopharyngé, diabète, HIV, immunosuppresseur, traumatisme

2) Examen physique

● Inspection : caractéristique de l’otorrhée et quantifier, auricule, péri-auriculaire,


PF

● Palpation : tragus, traction de l’auricule, signes neuro

● OTOSCOPIE (technique et résultats) : après aspiration

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● ORL complet (rhinoscopie ant/post, orale, paires, crâniennes, adénopathies,
cervico-facial)

3) Paracliniques

● Biologies : bilans infectieux, bactério/myco, anapath

● Imagerie : TDM/IRM

● Exploration fonctionnelle : audiométrie, impédancemétrie

2. Étiologique

● Pathologie de l’oreille externe

● Eczéma de l’OE

● Otite externe aiguë

● Otite externe maligne

● Furoncle du MAE

● Otomycose

● Corps étranger du MAE

● OE chronique

● Pathologies de l’oreille moyenne

● Otite moyenne aiguë

● Mastoïdite aiguë

● Otite aiguë phlycténulaire

● Réchauffement d’une OMC

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● Surinfection d'Aérateur Transtympanique (ATT)

● Pathologies de l’oreille moyenne

● Otite moyenne chronique simple

● Otite moyenne chronique cholestéatomateuse

● Otorrhée post-opératoire (récidive)

● Autres

● Brèche méningée post-traumatique, iatrogène : Otoliquorrhée

3. Différentiel

● Otorragie (sang) : traumatique, tumorale

IV. Conclusion
● Motif fréquent de consultation en ORL

● Multiples étiologiques : bénigne, grave

● Intérêt de bien explorer ce patients

● Prise en charge étiologique correcte

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ACOUPHÈNES OU
BOURDONNEMENTS
D’OREILLE
Objectifs
● Reconnaître un acouphène

● Maîtriser les examens otologiques

● Argumenter les diagnostics étiologiques

I. Introduction
● Définition : perception d’un son qui n’existe pas dans l'environnement
(perception audible parasite on provoqué par une stimulation sonore
extérieure)

● Très fréquent en ORL

● Gênant, véritable défi thérapeutique au monde médical et scientifique

● Association souvent l’hyperacousie

● 2 types : objectifs, subjectifs +++

1. Rappels

● Physiologie :

● OE : focalisation des onde sonores, protège l’OM

● OM : amplifie la vibration sonore, protège l’OI

● OI : ondes mécaniques 🡺 signal électrochimique grâce aux cellules


ciliées int (transduction)

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● VA : véhiculer les messages auditifs de la cochlée 🡪 centre auditifs
(cortex) par fibre afférentes du nerf cochléaire

2. Physiopathologie (Théories)

● Mécanisme inconnue pas plusieurs théories

● Dysfonctionnement de la synapse glutamatergique entre la Cellule


Ciliés Interne et le nerf auditif

● Dérèglement des mécanismes actifs au niveau des CCE

II. Diagnostic
1. Positif
1) Interrogatoire

● État civil : âge, profession (exposition au bruit)

● Circonstance, date, mode d’apparition

● Localisation : uni/bilat ou à bascule, synchrone au pouls

● Evolutivité : permanent, paroxystique, intermittent

● Prédominance : diurne ou nocturne

● Types : sifflement, écho, chuchotement

● Associés : hyperacousie, vertige, hypoacousie, otalgie, écoulement


pathologique …

● Antécédents : trauma crânien, trauma cervical, trauma sonore, prise de


médicament ototoxique, stress, HTA, diabète, cholestérol, alcoolo-
tabagique, surdité, familiale, Sadam

2) Examen physique

● Inspection, palpation

● Otoscopie : bouchon, CE, état du MAE, tympan, otorrhée

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● Rhinoscopie ant/post

● Oropharynx, ATM

● Examen vestibulaire

● Auscultation vaisseaux du cou, l’influence de la compression jugulaire interne


et la carotide

● Paires crâniennes : VII, VIII

● Examen cardio-vasculaire : TA

3) Examens complémentaires

● Audiométrie tonale : hypoacousie ???

● Tympanométrie, réflexe stapédien, PEA, ECC : épreuve calorique calibrée :


vertige ??

● Acouphénométrie : caractéristique

● Imageries , biologies : fonction de la clinique et audiométrique

2. Étiologiques
a) subjectif

● Oreille externe

● Otite externe

● Bouchon de cérumen

● Corps étrangers

● Malformation de l’oreille externe

● Oxostose ou ostéochondrome

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● 🡺 Examen otoscopie ou microscopie

● Oreille moyenne

● Dysfonctionnement tubulaire

● Béance tubaire

● Otospongiose

● Malformation ossiculaire

● OMCC (Otite Moyenne chronique Complexe) ou OMCS (simple)

● Tumeur de l’oreille moyenne

● Oreille interne

● Presbyacousie

● Traumatique sonore ou barotraumatisme

● Fistule périlymphatique

● Ototoxique : aminoglucosides, aspirine, furosémide, cisplatine, quinine

● Labyrinthite

● Maladie de Ménière

● Maladie auto-immune (Syndrome de Cogan)

● Nerf auditif :

● Schwannome vestibulaire

● Tumeur de l’angle pontocérébelleux

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● Neuropathie auditive

● Neuroborréliose

● Central

● Traumatisme crânien et cervical, neurodégénérative

● Trouble pressionnel du liquide cérébrospinal

b) Objectif

● Atteintes des Vs du cou : athéromateuse, dissection artérielle, compression,


ectopie du trajet de l’artère carotide interne

● Fistule durale

● Béance tubaire

● Autophonie

● Myoclonie du voile : acouphène à type de « Click »

● Tumeur du glomus : acouphène pulsatile

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OTALGIE
I. Introduction
● Définition : douleur au niveau de l’oreille

● Fréquent

● Gravité : hantise d’un cancer des VADS

● 2 origines : auriculaire (otodynie) et otalgie réflexe

● Clinique +++

● 🡺 Otoscopie : normale (Otalgie reflexe), anormale (otodynie)

II. Rappels
● Innervation (4 parires nerfs crâniens) : V, VII, IV, X et 1ère racine cervicale

● Auricule : nerf mandibulaire (V3)

● Conque et MAE (Zone Ramsy-Hunt) : V3, VII bis, X

● Caisse du tympan : nerf tympanique (nerf de Jacobson) branche du IX

● Cavités mastoïdiennes : IX, V3

● ATM : V3

● NB : ces paires crâniennes innerve les VADS (région oro-pharyngée, ATM) :


otalgie réflexe

III. Diagnostics
1. Positif

● Diagnostic clinique

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1) Interrogatoire

● Circonstance, date, mode d'apparition

● Type : unilatérale ou bilat, permanente ou paroxystique, intermittente

● Facteurs déclenchants : traction de l’auricule, la pression du tragus,


mastication, déglutition, toux

● Signes accomp : otorrhée, hypoacousie, fièvre, dysphonie, vertige, dysphagie,


craquement mastication

● ATCD : otite, diabète, trauma, ethylo-tabagique

2) Examen physique

● Inspection (oreille), palpation (traction)

● OTOSCOPIE (technique et résultats)

● ORL complet (rhinoscopie ant/post, orale, paires crâniennes, adénopathies,


ATM)

● Paraclinique : selon le résultat clinique

2. Étiologiques

● 2 groupes : auriculaires et extra-auriculaires

1) Auriculaires (Otodynie)

● Oreille externe :

● Otite externe : OE diffuse, furoncle du MAE, eczéma, OE maligne,


otomycose

● Othématome

● Plaie

● Périchondrite de l’auricule

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● Zona auriculaire

● Bouchon de cérumen

● Corps étranger

● Oreille moyenne :

● Otite moyenne aiguë : enfant +++

● Mastoïdite aiguë : otite compliquée

● Otite chronique réchauffée

● Otite aigue barotraumatique : plongée sous marine +++

● Tumeur de l’oreille

2) Extra-auriculaires (otalgies réflexes)

● Infection bucco-pharyngée : angine, phlegmon

● Tumeur VADS : amygdale, langue, hypopharynx, palais

● Dentaires : dents de sagesse couchée (Rx pano)

● Atteinte de l’ATM : SADAM, arthrose

● Lésions rachis cervicales

● Pathologies cervico-faciales : parotide, dissection carotidienne, adénopathies


inflammatoire

● RGO

● Névralgie : V, IX, X

● Algies vasculaire de la face

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IV. Conclusion
● Fréquent

● 2 types : otodynie et otalgie reflexe

● Otodynie : otite externe +++

● Otalgie reflexe : hantise de cancers des VADS (tabac, OH)

● Conduite à tenir et prise en charge selon les cas

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VERTIGE
I. Introduction

Définition: illusion de déplacement de l’environnement par rapport au corps (vis versa) lésions de l’a

● Souvent rotatoire lorsque l’oreille est en cause (canaux semi-circulaire)

● Accompagné : déséquilibre, nausée, vomissement

● Jamais accompagné d’une perte de connaissance

● Motif fréquent de consultation

II. Rappels
● Physiologie :

● Utricule et saccule : détectent les mouvements de la tête en ligne droite


(accélération) ou de mouvement de haut en bas (détection de la
gravité)

● Canaux semi-circulaires : détectent la rotation angulaire de la tête dans


3 dimensions

III. Diagnostics
1. Positif

● Diagnostic clinique

1) Interrogatoire

● Age, profession

● Modalité d’apparition : date de début, mode de début…

● Types : rotatoire, rectiligne, horizonto-rotatoire, incliné du côté

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● Durée : minutes, heures, jours

● Evolutivité : intermittente, paroxystique, diurne/nocturne

● Facteurs influençant : calmant, aggravant

● Signes associée : déséquilibre, acouphène, hypoacousie, otorrhée,


nausées/vomissements, pâleur, bradycardie, douleurs abdominales, angoisse,
sueur

● ATCD : trauma, chir otolo, trouble psy, diabète, HTA, médicaments cardiovasc
ou ototoxique

2) Examen physique

● Otoscopie, inspection, ORL complet

● Le nystagmus vestibulaire (spontané) : mouvement involontaire rythmique


des globes oculaires constitué d’une secousse lente et d’une secousse rapide
qui ramène l’œil à sa position de départ. C’est le sens de la secousse rapide
qui définit le sens du nystagmus

● Le nystagmus horizonto-rotatoire est en faveur d’une origine


périphérique. Les nystagmus purs, vertical, horizontal ou rotatoire, son
en faveur d’une origine centrale

● Le nystagmus vestibulaire (provoqué) :

● Manœuvre de Dix et Hallpike : allonger brutalement le patient, la tête


tournée soit à droite, soit à gauche, dans le plan du canal postérieur
jusqu’à atteindre une position tête pendante au bord de la table
d’examen

● Signes de Rhomberg

● Diagnostic clinique

● Distinguer : vertige central et périphérique (nystagmus)

Périphérique Central

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● Atténuer par la fixation oculaire ● Non atténué par fixation

● Ne change pas de direction ● Peut changer de direction

● Horizonto-rotatoire ou vertico- ● Vertical ou rotatoire


rotatoire
● Persistant dans le temps
● Compensant rapidement
● Spontané
● Rarement spontané
● DYSHARMONIEUX : nystagmus =
● HARMONIEUX : sans nystagmus déviation postural
# déviation postural

2. Étiologique

● Vertige de courte durée (quelques secondes)

● Vertige Positionnel Paroxystique Bénin, cupulolithiase ou canalolithiase


(VPPB) : 1/3 des causes

▪ Caractéristiques : violent, rotatoire, -30 sec, déclenché par les


changements de position, aucun symptôme associé

▪ Mécanisme : dépôt de particules otolithique (cupulolithiase) dans


le CSC post

▪ Manœuvre de Dix et Hallpike

● Vertige d’origine cervicale

● Grand vertige unique durant plus de 12h, isolé ou avec signes associés
(otologiques / neurologiques)

● Névrite vestibulaire : post-inféction (virale)

▪ Syndrome vestibulaire, harmonieux

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● Traumatisme crânien : fracture du rocher trans-labyrinthique
(commotion labyrinthique)

● Labyrinthite infectieuse

● La maladie de ménière (hydrops) : vertiges rotatoire, hypoacousie,


acouphènes fluctuants

● Vestibulopathie récurrente ou vertige récurrent bénin

● AIT

● Neurinome de l’acoustique

3. Différentiel

● Déséquilibre

● Malaises, instabilité ou faiblesses

● Syncope

IV. Conclusion
● Motif fréquent de consultation en ORL

● Multiples étiologiques

● VPPB +++

● Ménière : âgé

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PARALYSIE FACIALE
PÉRIPHÉRIQUE
I. Introduction
● Définition : déficit moteur complet ou partiel, le plus souvent unilatérale, des
muscles de la face due à une atteinte du nerf facial (VII paires)

● ¾ des cas, pas de cause identifiée

● Diagnostic clinique

● Paralysie faciale périphérique # centrale

● Associée : sécrétions lacrymales, sensibilité cornéenne et perte du goût

II. Diagnostic
1. Positif

● Examen physique

● PFP

▪ Asymétrie du visage

▪ Effacement du pli nasogénien

▪ Chute de la commissure labial

▪ Impossibilité de siffler ou de gonfler les joues

▪ Attraction de la bouche du côté sain lors du sourire

▪ Fermeture incomplète de l’œil (lagophtalmie)

▪ Bascule du globe oculaire vers le haut (Charles Bell)

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▪ Effacement des rides du front

▪ Formes frustres (cils de Souques) : cils plus longues du côté


paralysé que du côté sain lors de la fermeture forcée des yeux

● PFP bilatérale : visage est atone, inexpressif, charles Bell bilatéral,


troubles de l’élocution et mastication 🡪 diagnostic difficile

PFC PFP

● Partie inférieure de la face ● Supérieure et inférieure

● Pas de Charles Bell ● Avec Charles Bell

● Associé souvent : hémiparésie ● Pas de dissociation automatico-


homolatérale, signes pyramidaux volontaire

● Dissociation automatico-volontaire : ● Pas de déficit neurologique


symétrie faciale surtout visible lors des
mimiques forcées

● House Brackman

● Examen paraclinique : cause noné vidente

2. Etiologies

● Paralysie faciale à frigore (idiopathique ou Bell)

● 60 – 80% des cas

● Neuropathie oedémateuse comprimant le nerf, HSV1

● Favorable dans 80% des cas (2 à 8 semaines)

● Zona du ganglion géniculé (paralysie zostérienne)

● PRP, douleurs péri-auriculaires intenses, Adénopathies pré-tragienne

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● Eruption vésiculeuse dans la zone de Ramsay-Hunt

● Infection virale : HIV, oreillons, herpes

● Otite

● Maladie de Lyme

● Lèpre, la syphilis, le tétanos

● Diabète

● Maladie de système

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SEMIOLOGIE
RHINOLOGIQUE
I. Généralités
● Nez : structure creusé dans le massif facial, tiers moyen de la face

● Squelette ostéo-cartilagineux

▪ Auvent osseux : os nasal, frontal et processus frontal du


maxillaire

● Fosse nasale : 4 parois : sup, inf, médial (septum nasal), latéral (cornet nasal)

● Sinus para nasaux

● Antérieurs : maxillaire, éthmoïdale antérieur, frontaux

● Postérieurs : ethmoïdale postérieur, sphénoïdaux

II. Signes d’appel


● Signes directs : signes rhinologiques

● Obstruction nasale

● Rhinorrhées

● Epistaxis

● Douleurs cranio-faciales

● Troubles de l’odorat

● Prurit nasal

● Eternuements en salves

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● Signes indirects : retentissmeent des infections VAS

III. Examen clinique : examen du nez


● Inspection

● Etat des ailes du nez au cours d’une respiration normale / inspiration


forcé ⬄
collapsus narinaire ⬄ obstruction nasale

● Morphologie externe du nez

● Palpation

● Déformations ?

● Points douloureux

● Etude de la perméabilité nasale

● A l’expiration : miroir de GLATZEL 🡺 apprécier l’étendu des 2 taches de


buée (normalement large et symétrique)

● A l’inspiration : mesure du débit inspiration de pointe (anormal si <


100ml/s)

● Rhinoscopie antéireure : matériels

● Source lumineuse (miroir de Clarm)

● Spéculum nasal

● Produits anesthésiques et vasoconstricteurs locaux (xylocaïne


naphazoline 5%)

● Technique

▪ Patien assis, tête bien calé

▪ Sans ou avec préparation préalable CN

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▪ Introduction spéculum nasal adapté taille narine

▪ Dirige 3 position de l’aire moyenne : apprécier méat sup moyen


et inf 🡺 sinusite

● Rhinoscopie postérieure

● Matériels

▪ Soruce luminuese

▪ Abaisse langue

▪ Mirois à cavum de différentes tailles

● Techniques

▪ Une main tient l’abaisse langue pour maintenir la langue en bas

▪ Autre main tient le miroir

● Examen endoscopique des cavités nasales

● Au fibroscope souble ou à l’optique rigide (0°, 30°, 70°)

IV. Examen des sinus paranasaux


● Palpation des points de projection sinusienne

● Sinuscoscopie

● Faite avec un matériel d’endoscopie passé à traver un trocar

● Voie méatale inférieure ou abord de la fosse crânienne

● Biopsie

● Imagerie :

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● Radiographie Sinusienne

▪ Incidences : face, profil et Hirtz

▪ Examen de débrouillage

● TDM :

▪ Structures osseuses, sinus, régions ptérygo-maxillaire

● IRM :

▪ Non systématique

▪ Indication : processus tumorales pour mieux préciser les zones


d’envahissement des parties molles

● Artériographie

▪ Indications : tumeur vasculaire, épistaxis cataclysmique

● Explorations fonctionnelles

● Respiratoire, gustative, olfactive

● Autres

● Allergologique, bactériologique, histologique

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RHINORRHÉE
I. Introduction
● Écoulement séreux ou muqueux ou purulent, non sanglant, d(‘origine endo-
nasale ou sinusienne sextériorisant soir par narines (rhinorrhée antérieure)
soit par rhinopharynx (rhinorrhée postérieure)

● Motif fréquent de consultation en ORL

II. Diagnostic positif


● Interrogatoire

● Caractéristiques des rhinnorhées

▪ Ancienneté, facteurs déclenchants

▪ Côté : uni- ou bilatérale

▪ Types : séreux, muqueux, purulent, crouteux

▪ Rythme : permanent ou intermittent

▪ Réponse aux traitements antérieurs

● Signes associés : rhinosinusiens, extrasinusiens

Rhinosinusiens Extrasinusiens

● Obstruction nasale

● Douleurs
crâniofaciales

● Hyperréactivité
nasale

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● Epistaxis

● dysomie

● ATCD

● Allergie

● Traitemtn en cours

● Expostion professionnelle ou privée

● Examen physique

● Inspection, palaption

● Rhinoscopie ant/post, endoscopie nasale

● Cavité orale

▪ Foyer infectieux au niveau des dents sinusiennes

▪ Jetage postérieure

▪ Aspect de la paroi postérieure de l’oropharynx

● Examen complémentaire

● Diagnostic topographie

▪ RF

▪ TDM face

▪ IRM de la face

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III. Diagnostic etiologique
1. Rhinorrhées aigues

● Rhinite aigue virale :

● Sinusites maxillaire aigue : algie faciale +++

● Rhinopharyngite aigue virale

● 5 MOIS – 8 ans

● Rh

2. Chroniques

● Séreuses bilatéreales

● Rhinites allergique

▪ ATCD pers ou fam

▪ Ryhtme : permatnent ou intermitent

▪ Signes rhinologiques + extra-rhinologiques

▪ Hypertrophie cornée inférieure, muqueuses nasale typiquement


lilas ou érythémateuse

▪ Prich test +/- IgE spécifiques

● Rhinites non allergiques

▪ Rhinite médicamenteuse

▪ Rhinite hormonale : grossesse , prémenstruelle, contraception 🡪


congestion de la muqueuse nasale

● Polypose nasosinusienne

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▪ +/- asthme, intolérance à l’aspirine

▪ Polypes dans les cavités nasales

● Mucopurulentes

● Unilatérales

▪ CE des cavité nasale : enfant +++

▪ Imperforation choanale unilatérale

▪ Tumeurs rhinosinusiennes

▪ Sinusites chroniques systématisées :

● Origine dentaire

● Fongique : opacité centré par un pseudocorps étranger


comblant CS (TDM)

● Origine rhinologique

● Bilatérales :

▪ 🡺 polypose nasosinusienne surinfectée

▪ Sinusites chroniques diffuses secondaire à une cause dentaire,


rhinologique, dysimmunitaire, congénitale

IV. Conclusion
● Motif très fréquent

● Etiologies multiples

● Traitement symptomatique, étiologique, parfois chirurgical

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EPISTAXIS
Introduction
● Définition : saignement d’origine endo-nasale, sinusien ou cavaire,
s’extériorisant par narines (antérieure), soit par rhinopharynx (postérieur)

● Intérêts

● Urgence médico-chirurgicale fréquente en ORL

● Pathologie grave : peut engager pronostic vital 🡨 choc hypovolémique

I. Rappel anatomique : vascularisation des


cavités nasales
● 2 systèmes

● Carotidien interne :

▪ Artères éthmoïdale ant et post

● Carotidien externe : 2 branches

▪ Maxillaires 🡪 une branche sup artère naso-palatine et une


branche inf qui se distribue sur corné moyen inf

▪ Artère faciale 🡪 artère palatine et artère buccale

● Tout ces systèmes participent à la vascularisation du septum nasal (qui


sépare cavité nasale en 2), anastomose au niveau antéro inf septum nasal 🡺
tâche vasculaire

II. Diagnostic positif


1. Interrogatoire

● ATCD :

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● HTA, ATCD hémorragiques, pathologies cardiovasc, maladies
hématologiques, insuffisance hépatique, maladie de Rendu Osler ,
carcinome cavités nasosinusiennes ou VADS

● Traumatisme crânio-facial récent, chirurgies

● Traitement en cours (anticoagulant)

● Durée, répétition de l’épisode hémorragique actel

● Côté du début de l’épistaxis

● Extériorisation première : buccale ou nasale

● Quantité approximative de sang perdu (nombre de mouchoir utilisé)

2. Examen physique

● Inspection faciale

● Ecchymoses

● Télangiectasies

● Déformation de la pyramide nasale (fracture pyramide nasal)

● Pâleur cutanéomuqueuse

● Etat hémodynamique (HTA, FC…) 🡺 mise en condition

● Examen ORL après mouchage (méchage)

● Rhinoscopie : origine du saignement +++

● Examen oropharynx : écoulement sanglant post ?

● Endoscopie nasale

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3. Etiologique

● Etiologies locales

● Traumatiques

● Tumorales

● Infectieuses et inflammatoires

● Etiologies générales

● Epistaxis essentielle

1) Etiologies locales

● Traumatiques :

● Iatrogène :

▪ Post -opératoires : turbinectomie, méatotomie moy, évidement


ethmoïdosphénoïdal, rhinoseptoplasie

● Traumatisme crânio facial

▪ Etage moyen de face +++

● Corps étranger nasal

● Tumorales

● Malignes :

▪ Cavités nasales, sinus ou rhinopharynx

▪ Biopsie anatomo-pathologique systématique : carcinome


épidermoïde, ADK, cylindrome, mélanome…

● Bénignes : Fibrome nasopharyndien

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▪ Rare, très vascularisée

▪ Age pubertaire +++

▪ Epistaxis récidivante minime + obstruction nasale unlila prog

▪ Endoscopie nasale / TDM / IRM § angio avec embolisation

● Angiofibrome de la cloison

▪ Femme enceinte, après accouchement

● Infectieuse et inflammatoire

● Rhinosinusites aigues ou chroniques

2) Etiologies générales

● Anticoagulants, antiagrégants plaquetaire

● Insuffisance hépatique

● Maladies hématologiques : hémophilie, …

● Capillarites : purpura rhumatoïde, maladies immunoallergiques

● HTA mal équilibré

● Angiomatose familiale de Rendu Osler Weber

3) Essentielle

● Diagnostic d’élimination

● Enfant+++

● Survenant après exposition solaire, après grattage, éternuement, voire


spontanément

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● En rapport avec une fragilité vasculaire

III. Conclusion
● Urgence fréq ORL

● Exam clinique rapide et précis permet d’orienter l’étiologie et la prise en


charge

● Traitement fait appel à des moyens allant de simple compression bidigitale


aux ligatures artérielles

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OBSTRUCTION NASALE
Introduction
● Définition : sensation subjective de gêne à l’écoulement du flux aérien dans
les cavités nasales

● Intérêt :

● C’est l’un des symptômes les plus fréquents observés lors d’une
pathologie nasale ou sinusienne

I. Diagnostic positif
1. Intérrogatoire

● Ancienneté, circonstance d’apparition

● Types

● Dans la journée : matin (acarien du lit 🡪 atopique, nez bouché le


matin), après-midi, soirée

● Dans l’année : été, hiver, per-annuelle

● Unilatérale ou bilatérale

● Séjour dans des lieux climatisés ?

● Importance du tabagisme actif et passif

● Signes associés :

● Rhinorrhée 🡪 an/post ? aqueux/purulent ? fétide ?

● Troubles du goût, de l’odorat

● Céphalées, douleurs de la face

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● ATCD perso et familiaux sur le plan rhinologique, pulmonaire (asthme,
bronchite chronique)

2. Examen physique

● Rhinoscopie ant/ post

● Endoscopie nasale

● Etat de la cloison nasale

● Etat du CI et méat inf

● Etat du CM, méat moy

● Gouttière olfactive

II. Diag etiologiques


● Varent en fonction de l’âge

● En période néonatale : incapacité de respirer par la bouche

● Obstruction nasale bilatérale = symptomatique

▪ Détresse respiratoire avec bradypnée inspiratoire

▪ Passage de sonde dans cavité nasale (bloqué = imperforation


choanale)

● Chez l’enfant

● Chez l’adulte

1. En période néonatale

● Imperforation choanale +++

● Unilatérale : pauci symptomatique

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● Bilatérale : détresse respiratoire majeur

● Sonde bute dans une cavité nasale

● Rhinite inflammatoire néonatale +++

● Sonde passe dans pharynx

● Autres étiologies

● Tumeur congénitales

● Malformations de la face (déviation de la cloison)

2. Chez le jeune enfant

● Hypertrophie des végétations adénoïdes

● Signes rhinologiques

▪ OBN (obstruction nasale) avec respirations buccale, ronflement,


parfois pauses respiratoires nocturnes plus ou moins énurésie

▪ Rhinorrhée +/- purulente, hyposmie

● Infection répétées de voisinage

● Diag : radiographie du carum, fibroscopie…

● Traumatisme

● CE des cavités nasales : OBN + rhinorrhée purulente unilatérale

● Hématome de la cloison

● Déviation de la cloison post-traumatique

● Pathologie inflammatoire ; rhinites, rhinosinusites

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● Tumeurs : polype Killian, fibrome naso-pharyngien

3. Chez l’adulte

● Malformations et traumatismes des cavités nasales

● Tumeurs bénignes et malignes

● Pathologie inflammatoire : rhinite, rhinosinusites

III. Conclusion
● Symptôme fréquent

● Etiologies selon l’âge

● Examen clinique rapide et précis permet d’orienter l’étiologie

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TROUBLES DE L’ODORAT OU
DYSOSMIES
● Dr RABETOKOTANY Yves Tokiniaina

Objectif
● Reconnaître un trouble de l’odorat

● Maitriser les examens rhinologiques

● Argumenter les diagnostic étiologiques

I. Introduction
● Anomalie dans la perception de l’odeur

● Très fréquent en ORL

● Gênant, véritable défi thérapeutique au monde médical et scientifique

● Anomalie quantitative/qualitative

II. Rappels
● Physiopathologie (théories)

● Obstacle du contact des molécules odorantes avec la fente olfactive

● Lésion de la fente olfactive

● Atteinte des structure nerveuses e la voie olfactive

III. Diagnostic positif


1. Interrogatoire

● Etat civil : âge, profession (exposition aux produits chimiques)

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● Circonstance (traumatisme, médication), date, mode d’apparition

● Evolutivité : permanent, paroxystique, intermittent

● Classification : quantitative, qualitative

● Quantitative :

● Hyposmie : diminution de la perception des odeurs

● Hyperosmie : exacerbation du sens olfactif

● Anosmie : perte complète de la perception

● Qualitative

● Cacosmie : perception de mauvaise odeur

● Parosmie : déformation de la perception

● Phantosmie : hallucination olfactive

● Signes rhinologiques : OBN, rhinorrhée, céphalées

● Signes associés : dysgueusie +++

● Singes neurologiques : céphalées frontales

2. Examen physique

● Rhinoscopie : perméabilité des fosses nasales

● Nasofibroscopie : examen des cornets moyens, du septum et de la fente


olfactive

● Examen neurologique (paires crâniennes)

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3. Examen complémentaire

● Tests psychophysiques : seuil de détection, identification et discrimination (en


présentant des odeurs devant les narines) – coopération et concentration du
patient

● Test psychophysiologique

● Imagerie : CT scan, IRM/Résonnance MN

IV. Diagnostic étiologique


1. Pathologies naso-sinusiennes

● Rhinites chronique allergique

● Infection au SRAS-Cov2

● Rhinite chronique non allergique

● Rhinite atrophique

● Polypose naso-sinusienne

● Sinusite chronique sans polypose

● Adénocarcinome de l’éthmoïde (unilatérale)

2. Pathologies de la fente olfactive

● Syndrome de la fente olfactive (fente étroite)

● Tumeur bénigne (hématome adénomatoïde REAH ou REAH-like)

● Trouble olfactif pos-infectieux : suit une infection virale des VAS


(parainfluaenzae, parvovirus)

● Atrophie : ozène (cacosmie, rhinorrhée jaune, croûtes épaisses dans les


fosses nasales

● Anomalie congénitale

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3. Pathologie de l’étage antérieur de la base du
crâne

● Presbyosmie (sénescence du bulbe olfactif)

● Traumatisme : choc direct, iatrogénique surtout après neurochirurgie au


niveau de la base du crâne (évaluation IRM+++)

● Anosmie congénitale syndromique (syndrome de Kallmann-de Morsier) ou


non

4. Trouble post-médicamenteuse ou toxique

● Médicaments

● Antibiotiques : FQ, macrolides, tétracycline

● Antihypertenseurs, hypolipémiants

● Antiparkinsoniens, antipsychotiques

● Antinéoplasiques

● Toxiques : cocaïne, chrome, acide acétique, ammoniac, monoxyde de


carbone, tabac, bois dur

5. Maladies neurologiques

● Neurodégénrative : Maladie l’Alzheimer, maladie de Parkinson

● Tumoral : méningiome olfactif, malin (rare), tumeur du lobe temporal


(phantosmie+++)

● Crise uncinée (forme d’épilepsie)

6. Maladies internistiques

● Hypothyroïdie

● Diabète

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● Insuffisance rénale

● Insuffisance hépatique

● Grossesse

V. Conclusion
● Motif très fréquent de consultation

● Dysosmie = atteinte des voies olfactives

● Plusieurs étiologiques

● Olfactométrie et IRM

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ALGIES CRANIO-FACIALES
EN ORL
Objectifs
● Argumenter les diagnostics étiologiques devant une algie cranio-faciale

I. Introduction
● Toute manifestation douleur du crâne et/ou de la face

● Très fréquent en ORL

● Systématisation et schématisation difficiles

● Etiologies très variables

( !!! la sinusite est trop souvent avancée)

II. Rappels
● Innervation sensitive crânio-faciale

III. Diagnostic positif


● Diagnostic clinique

1. Interrogatoire

● Etat civil : âge, profession, activités physiques

● Circonstance (traumatisme, médication, stress), date, mode d’apparition

● Evolutivité : permanent, paroxystique, intermittent

● Localisation

● Type : douleur, pesanteur, en barre, névralgie, hémicrânie

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● Signes rhinologiques : OBN, rhinorrhée, épistaxis

● Signes neurologiques : déficit sensitif et moteur

● Signes oculaires : rougeur, larmoiement, myosis

2. Examen physique

● Examen neurologique (paires crâniennes +++) : nerf trijumeau (V), nerf


glossopharyngien (IX)

● Examen des fosses nasales et sinus

● Examen dentaire et mandibulaire

● Examen du pharynx

3. Examen complémentaire

● Biologie inflammatoire

● Imagerie : CT scan, IRM/RMN, orthopantomogramme, angio-IRM

● Biopsie et examen anatomo-pathologique

IV. Diagnostic étiologique


1. Pathologies naso-sinusiennes :

● Sinusites aigues :

● Maxillaire : douleur maxillaire et dentaire, rhinorrhée purulente et OBN

● Frontale : douleur frontale et péri-orbitaire

● Sphénoïdale : douleur du vertex ou rétro-orbitaire, vertiges

● Sinusites chroniques : mais moins fréquemment

● Traumatismes de la feca

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● Cancers naso-sinusiens : OBN et épistaxis, unilatéral

2. Pathologies dentaires et mandibulaires

● Rage dentaire

● Cellulite dentaire

● Pathologie des ATM : luxation, syndrome algodysfonctionnel de l’appareil


manducateur (SADAM)

● Fibromyalgie

3. Névralgie essentielles

● Névralgie du trijumeau : (>40ans+++)

● Douleur paroxystique, strictement unilatéral sur le territoire d’une


branche (V2, V3, V1)

● Type : décharge électrique, en salve sur quelques minutes avec


intervalle libre, jusqu’à plusieurs semaines

● ! pas de déficit sensitivomoteur

● Existence de zone gâchette « trigger zone » : joue, pharynx, parole,


mastication, mimique

● Pas d’examen complémentaire nécessaire, sauf une angio-IRM


(recherche de conflit vasculo-nerveux)

● Autres :

● Névralgie de Wrisberg (VII bis) : douleur à point de départ MAE, après


un zona du ganglion géniculé

● Névralgie du glossopharyngien (IX) : douleur partant du fond de la


gorge puis douleur éclaire du visage

▪ Eliminer une infection pharyngolaryngée ou néoplasie

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4. Névralgie secondaires ou symptomatiques

● Névralgie symptomatique du trijumeau

● Douleur continu sur tous les territoires du V

● Avant la cinquantaine : sclérose en plaque

● Autres signes neurologiques

● Autres :

● Choléstéatome ou neurinome du VIII

● Méningiome de la fosse postérieure

● Anévrysme du siphon carotidien

● Maladie de Paget

● Névralgie d’Arnold

● Post-traumatique ou iatrogénique

● Zona (virus VZV)

5. Algie vasculaire de la face (migrainous neuralgia)

● Douleur hémifaciale récurrente de forte intensité, horaire fixe, périodique. Dès


20 ans

● Signes vasomoteurs : rougeur conjonctivale, larmoiement, sudation,


rhinorrhée

● Territoire névralgique (branches fines du V) : n. vidien, ganglion


sphénopalatin, n. nasociliaire, n. pétreux

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6. Maladie de Horton

● Artériopathie inflammatoire de cause inconnue des branches de la carotide


externe. Après 50 ans. Artère temporale superficielle +++

● Douleur progressive et insidieuse, superficielle

● Claudication de la mâchoire, brouillard visuel, diplopie

● Diagnostic : biologique inflammatoire, échographie et examen anatomo-


pathologique

7. Migraine

● Affection fréquente, diagnostic purement clinique

● Céphalées 4-72h, unilatérales, pulsatiles, d’intensité modérée à sévère

● Avec ou nausée/vomissement, phonophotophobie

● Avec aura : trouble visuel, paresthésie

● Facteurs déclenchants : stress, alcool, lumière clignotante

● Examen neurologique normale

V. Conclusion
● ORL : algies d’origine naso-sinusienne et névralgies

● Manifestation caractéristiques pour chaque entité

● Etiologies multiples

● Prise en charge multidisciplinaire

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SÉMIOLOGIE PHARYNGO-
LARYNGÉE
● Dr Peterson

Objectifs
● Donner les caractères de chaque signes

● Etiologies

● Examen clinique

● Examens complémentaires

I. Rappel anatomique
● Omby eeee

II. Signes d’appel


1. Signes directs

● Douleur pharyngée

● Trouble de la déglutition

● Dysphonie

● Obstruction nasale d’origine rhinopharyngée

● Rhinorrhée postérieure

● Hémorragie

● Dyspnée pharyngolaryngée

● Ronflement

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● Paresthésies pharyngée

1) Douleurs pharyngée

● Caractères

● Facteurs déclenchants

▪ Spontanée

▪ Souvent aggravée par la mastication, les mouvements de la


langue

▪ Le plus souvent provoquée ou exacerbée lors de la déglutition

● Douleur à la déglutition : odynophagie

● Intensité

▪ Sans corrélation anatomoclinique obligatoire avec la lésion


pharyngée

● Signes d’accompagnement

▪ Irradiation à l’oreille : otalgie réflexe

▪ Trismus :

● Signe de gravité : diffusion de l’infection ou de la tumeur


aux espaces parapharyngée et/ou aux muscles
ptérygoïdiens (muscles masticateurs)

● Causes

● Douleurs d’origine pharyngée

▪ Corps étranger

▪ Pathologie inflammatoire ou infectieuse :

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● Amygdalite ou angine

● Accident d’évolution d’une dent de sagesse

● Pharyngite chronique

▪ Pathologie tumorale : carcinome épidermoïde du pharynx

● Douleurs d’origine extra-pharyngée :

▪ Le SADAM :

● Dysfonctionnement de l’ATM

● Diagnostic : craquements, subluxations, ressaut, limitation


de l’ouverture buccale, anomale de l’articulé dentaire

▪ La névralgie du nerf glossopharyngien (IX) ! rare

● Très caractéristique : accès douloureux très intenses,


brefs, sans prodromes, localisés dans la base de la
langue

▪ Le syndrome de l’apophyse styloïde longue

▪ La carotidodynie :rare

● Douleur provenant de l’artère carotide interne, due


essentiellement aux plaques d’athérome

2) Troubles de la déglutition

● Dysphagie : anomalie au sens large de la déglutition

● Aphagie : blocage alimentaire complet des solides et des liquides

● Dysphagie douloureuse : odynophagie

● Caractères :

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● Sensation de gêne ou de corps étranger ou «d’accrochage »

● Stagnation du bol alimentaire dans le pharynx : accompagnée de


fausses routes trachéales (toux) ou nasales (paralysie des cordes
vocales)

● Refus alimentaire

● Signes accompagnateurs :

● Sialorrhée

● Efforts de vomissement

● Causes :

● Tumeur pharyngolaryngée

● Sténose de l’hypopharynx ; consécutive à une brûlure caustique du


pharynx, postopératoire, post-radique…

● Diverticules phayngo-œsophagien

● Causes neurologiques

▪ Paralysie des dernières paires crâniennes (IX, X, XI)

▪ Troubles cérébelleux

▪ Achalasie du muscle cricopharyngien (défaut de relaxation du


sphincter supérieur de l’œsophage)

● Inhibition psychogène : stagnation alimentaire dans la bouche

3) La dysphonie

● Définition

● C’est un trouble de la voix

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● Aphonie : extinction de la voix (absence d’émission de son)

● Nasonnement (« voix de canard ») : rhinolalie

● A distinguer de l’hypophonie ou voix faible (chez un patient ayant une


insuffisance respiratoire)

● Caractères

● Au cours d’une dysphonie, la voix peut être

▪ Eraillée, rugueuses : par irrégularité des vibrations des cordes


vocales

▪ Couverte : « voix pomme de terre chaude » ou « voix de


crapaud »

▪ Soufflée : avec perception d’une fuite d’air

● Causes :

● Dysphonie d’origine Laryngée

▪ Paralysie laryngée :

● PL unilatérale : la voix est alors bitonale

● PL bilatérale : aphonie si immobilisation en ouverture des


cordes vocales

▪ Laryngites :

● Aigue : vois voilée, voie éteinte (aphonie), installation


brutale

● Chronique : voix rauque, grave, installation progressive

▪ Cancer du larynx

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● Voix éraillée, rugueuse, rauque

● Installation progressive

▪ Surmenage vocal (ou malmenage vocal)

● Effort vocal aiguë ou chronique

▪ Dysphonie spasmodique : hyperactivité des cordes vocales en


phonation

● Dysphonie d’origine supra-laryngée :

▪ Rhinolalie fermée : dans l’obstruction nasale ou du cavum :

● Polypose nasosinusienne : rhinosinusite diffuse


caractérisée par la présence des polypes dans les cavités
sinusiennes

● Hypertrophie des végétations adénoïdes

● Abcès pharyngé

● Tumeurs nasopharyngée

▪ Rhinolalie ouverte : par incontinence du voile :

● Fente vélopalatine

● Paralysie vélaire

● Exérèse vélaire excessive lors de la chirurgie des


ronflements

▪ Voix de crapaud : épiglotite : accompagné d’épiglotite et de


sialorrhée, le patient ne veut pas se coucher

▪ Vois pomme de terre chaude : tumeurs de la base de langue (et


de l’épiglotte sus-hyoïdienne)

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● D’origine générale

▪ Myasthénie : dysphonie intermittente, associé à des épisodes de


ptosis et troubles de la déglutition (peut s’accompagner de
dyspnée)

▪ Troubles endocriniens :

● Hypothyroïdie

● Hyperandrogénisme

● Aphonie psychogène :

▪ Chez une femme, hystorique

▪ Caractères :

● Début brutal, déclenché par un choc émotionnel

● Présence d’une toux claire et noramle

● Morphologie et mobilité laryngée intactes

● Evolution capricieuse

▪ Hypophonie : dans les insuffisances respiratoires, par baisse du


débit d’air

4) Obstruction nasale d’origine rhinopharyngée

● Caractères :

● Uni ou bilatérale

● Accompagnée de :

▪ Rhinolalie fermé (nasonnement)

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▪ Respiration nocturne bruyante (ronflements)

▪ Retentissement otologique (otites moyennes aigues à répétition,


otite séromuqueuse)

● Chez le nouveau né :

● Obstruction rhinopharyngée bilatérale, responsable d’une détresse


respiratoire, car a une respiration nasale exclusive chez le nouveau né
(table compatible avec les imperforations choanales)

● Causes :

● Chez l’enfant

▪ Hypertrophie des végétations adénoïdes :

● Classique « faciès adénoïdien » (visage étroit, allongé, air


hébété avec une bouche ouverte, écartement des plus
nasogéniens)

● Accompagnateur : rhinorrhée chronique et d’un


retentissement otologique (otite moyenne aigue à
répétition et otite séromuqueuse)

● Chez l’adulte :

▪ Tumeurs du cavum :

● (bénigne) Fibrome nasopharyngé : OBN associé à


epistaxis abondant, chez les adolescents masculins

● (maligne) Carcinome nasopharyngé (UCNT) : évolution


progressive (en tâche d’huile) associés : épistaxis ou
retentissement otologique unilatéral

5) Rhinorrhée postérieure

● Caractères : elle peut se manifester par :

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● Signes subjectifs : sensation de gêne postérieure, de corps étrager
postérieur, responsable d’hemmage ou toux sèche

● Sécrétion aqueuses : claire translucide

● Muqueuses : de consistance filante, blanche

● Mucopurulentes ou purulentes : consistance épaisse, claire, jaunâter


ou verdâtre

● Causes :

● Sinusite chronique : rhinorrhée postérieure muqueuse ou


mucopurulente

● Liquorrhée cérébrospinale : rhinorrhée postérieure claire

▪ Fracture du rocher : contexte traumatique, brèche ethmoïdale ou


pétreuse

▪ Syndrome de la selle turcique vide : en l’absence de contexte


traumatique d’origine sphénoïdale

6) Hémorragie

● L’hémorragie d’origine pharyngée peut se présenter sous 2 formes

● Epistaxis d’Origine rhinopharyngée

● Rejet de sang par la bouche

a) Epistaxis d’origine rhinopharyngée

● Caractères

● Epistaxis postérieure

● Cause nasopharyngée lorsque :

▪ Saignement essentiellement postérieur

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▪ Ou impossibilité de décrire le côté prépondérant au début de
l’hémorragie

● Causes :

▪ Tumeurs nasopharyngées :

● Fibrome nasopharyngé : adolescent de sexe masculin,


saignements abondants

● Carcinome du nasopharynx : patient d’origine magrébine


ou de l’Asie du Sud

▪ Rupture traumatique de la carotide interne : épistaxis postérieure


cataclysmique, mortelle, fracture de l’étage moyen de la base du
crâne

b) Rejet de sang par la bouche

● Caractère :

● Crachats strié de sang rouge

● Rejet de sang avec accès de toux, parfois difficile de savoir si origine


laryngée ou sous-glottique :

▪ Absence de crachats noirâtre les jours suivant si origine


laryngée

● Causes :

● Hypertrophie des vaisseaux de la base de langue : « varices


linguales »

● Glande thyroïde ectopique linguale

● Tumeur oropharyngée : avec perméation (??) cervicale et érosion


artérielle, chez l’adulte

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7) La dyspnée pharyngolaryngée
a) Caractères

● Dyspnée d’origine pharyngée ou épiglottique :

● Gêne respiratoire aux 2 temps avec stase salivaire

● Refus de décubitus dorsal, reste assis, bouche entr-ouverte, ou couché


sur le côté, tête fléchie

● 🡪 jamais imposer le décubitus à un patient dyspnéique lorsqu’il se met


spontanément assis

● Voix étouffée : « voix de crapaud »

● Dyspnée laryngée :

● Bradypnée inspiratoire avec :

▪ Tirage : sus-sternal, sus-claviculaire, intercostal et abdominal

▪ Cornage : bruit inspiratoire rauque (due à la dépression des


cordes vocales)

● 🡪 à différencier du stridor : bruit de tonalité aigue,


vibration des cordes vocales sans dyspnées

b) Causes

● Dyspnée d’origine pharyngée ou épiglottique

● Epiglottite aigue

● Tumeurs de l’épiglotte ou les tumeurs supra-laryngées : tumeur de la


langue…

● Kyste épiglottique

● Dyspnée laryngée :

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● Inflammatoires, infectieuses : laryngites

● Traumatiques

● Tumorales : bénignes ou malignes

● Neurogènes : paralysies laryngées

8) Ronflement

● Définition

● Bruit involontaire émis durant le sommeil, provoqué par la vibration, lors


de l’inspiration de tissus mous des voies aériennes supérieures
principalement oropharyngées

● Vibration favorisée par : hypotonie des muscles vélo-pharyngée,


hypertrophie des tissus mus pharyngés et/ou parfois un dysmorphisme
cranio-facial ou mandibulaire

● Caractères : 2 catégories

● Ronflement simple, isolé : simple gêne sociale pour l’entourage

● Ronflement associé à un syndrome d’apnée du sommeil (SAS), à


évoquer devant :

▪ Des pauses respiratoires lors du sommeil

▪ Un réveil difficile

▪ Une somnolence diurne

● Signes accompagnateurs :

● Signes nocturnes :

▪ Endormissement rapide

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▪ Caractères du sommeil : calme ou agité avec des arrêts
respiratoires, des mouvements répétitifs des membres
inférieures, réveils nocturnes

▪ Polyurie nocturne sans causes urologique, doivent faire évoquer


la possibilité d’un SAS : énurésie chez l’enfant

● Signes diurnes :

▪ Asthénie au réveil, parfois associée à des céphalées

▪ Episodes de fatigue anormaux dans la journée

▪ Somnolence diurne (au bureau, lors de la conduite automobile)+


++

▪ Chez l’enfant :

● Difficultés d’attention et troubles du caractère

● Troubles de l’appétit (avec retard saturopondéral)

● Causes :

● Chez l’enfant :

▪ Hypertrophie adénoïdienne (végétation adénoïdes)

▪ Hypertrophie amygdalienne associé en cas de pause


respiratoire : chez des enfants très jeunes, dès l’âge d’e 18 mois
à 2 ans, indication d’amygdalectomie

● Chez l’adulte :

▪ Facteurs favorisants :

● Obésité

● Prise de tranquillisants de somnifères

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● Ethylisme chronique

▪ Souvent isolé, intervention de confort à discuter

▪ Associé à un syndrome d’apnée du sommeil (SAS) : nécessitant


une « ventilation en pression positive continue par voie nasale »
par un appareillage adapté.

9) Les paresthésies pharyngées ou dysesthésie


pharyngées :

● Définition :

● Sensation de gêne pharyngée très variables, boule dans la gorge,


impression de CE, comme quelque chose de coincé dans la gorge, une
impression de picotements avec pour conséquence un hémmage
(raclement de gorge)=, une petite toux d’irritation, ou dans tics
buccopharyngée divers

● Etat d’anxiété associé

● Caractères :

● Disparition de ces sensations durant le repas, majorées par la


déglutition de salive en dehors des repas

● Absence d’otalgie reflexe

● Examen ORL :

▪ Normal

▪ Ou discrètes anomalies : érythème modéré ou de petites


surélévations mamelonnées de la paroi postérieure : « ilots
lymphoïdes »

● Causes :

● Sur un terrain psychologique particulier : avec cancérophobie, stress

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● Facteur irritatif régional :

▪ Reflux gastro-oesophagien (RGO), notamment

▪ Rhinosinusite

▪ Cause dentaire : den incluse, chicots,…

● Elles doivent rester un diagnostic d’élimination

2. Signes indirects
1) Symptomatologie locorégionale
a) Symptomatologie otologique :

● Otalgie :

● Otite séromuqueuse unilatérale durable : par obstruction de l’orifice


rhinopharyngé de la trompe auditive par une tumeur ou végétation
adénoïde

b) Symptomatologie ophtalmologique

● Douleurs orbitaires ou rétro-orbitaires

● Diplopie

● Altération du CV

● Diminution de l’acuité visuelle

● Exophtalmie, rougeur conjonctivale ou chémosis

c) Symptomatologie algique et/ou neurologique :

● Céphalées profondes permanentes

● Névralgies faciales symptomatiques

● Déficit d’un ou plusieurs des nerfs mixtes traduisant l’envahissement du


Foramen jugulaire (trou déchiré postérieur) ou du canal de Fallope

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d) Symptomatologie cervicale

● Torticolis

● Pathologie infectieuse du cavum, traduisant la réaction ganglionnaire


rétropharyngée (syndrome de Grisel) ou un abcès rétropharyngé

● Surtout chez l’enfant

● Adénopathies cervicale aigue ou chronique

● Foyer infectieux pharyngé

● Tumeur maligne pharyngée

2) Symptomatologie générale

● Erythème noueux : complication des angines streptococciques

● Altération de la vigilance dans le SAS (syndrome d’apnée du sommeil)

III. Signes d’examen


1. Examen de la cavité buccale et de l’oropharynx

● Nécessitant

● Un bon éclairage : miroir frontal

● Un ou 2 abaisses langues

1) Examen de la cavité buccale

● Etude de la moitié de la langue : prostration, mouvements de latéralité

● Exploration de toute la cavité buccale de façon systématique

● Xylocaïne 5% en pulvérisation pour éviter le reflexe nauséeux

2) Examen de l’oropharynx

● Inspection

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● Langue en position de repos

● Emettre le son « A »

● Abaisse-langue manié avec une grande douceur pour affaisser les 2/3
antérieurs d la langue

● Loges amygdaliennes : volume et aspect des amygdales, cryptes

● Région du V lingual, en tirant sur la langue

● Palpation

● Temps fondamental de l’examen, pour :

▪ Découvrir parfois une zone indurée passée inaperçue à


l’inspection

▪ Préciser le siège d’une douleur

2. Examen du rhinopharynx
1) Rhinoscopie postérieure indirecte ou au miroir :

● Technique :

● Partie médiane de la base de la langue déprimée par une abaisse-


langue

● Demander au patient de respirer par le nez

● Petit miroir préalablement tiédi placé dans la moitié supérieure de


l’oropharynx ; l’inclinaison du miroir permet de balayer du regard du
cavum

● Résultats :

● Choanes :

▪ Séparées par le bord postérieur tranchant de la cloison

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▪ Limitées en haut par la réflexion mousse entre les parois
antérieure et inférieure du sphénoïde (arc choanal).

● Queues des cornets inférieur et moyen

▪ Contenues dans les choanes

▪ D’aspect framboisé caractéristique

● Faces latérales du cavum : avec les bourrelets tubaires

● Toit et paroi postérieure du cavum : siège des végétations adénoïdes

● Limites de la rhinoscopie postérieure indirecte :

● Impossible chez l’enfant de moins de 6 à 8 ans

● Chez l’adulte, empêchée par le réflexe nauséeux, ou un déplacement


antérieur insuffisant du voile

2) Examens du cavum par procédés optiques

● Epipharyngoscopie :

● Par voie postérieure, en utilisant un épipharyngoscope rigide

● Limites : mêmes que celles de la rhinoscopie postérieure indirecte ; à


savoir les difficultés d’exposition et relatives au réflexe nauséeux, l’âge

● Basopharyngofibroscopie :

● Au fibroscope souple ou avec un optique rigide (diamètre de 4 mm,


angle de vision de 0 à 30 degré), par la fosse nasale, avec ou sans
anesthésie locale

3. Examen de l’hypopharynx et du larynx


1) Palpation laryngée

● Pour apprécier

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● Sa mobilité

● Sa déformation éventuelle (par un cancer)

● Sa déviation (par une tumeur de voisinage)

● Sa sensibilité en cas de douleurs

2) L’examen au miroir ou laryngoscopie indirecte

● Technique

● Langue du patient tirée par la main gauche, miroir laryngé


préalablement passé à la flamme ou trempé dans un liquide anti-buée,
introduit au niveau de l’oropharynx, surplombant le pharyngo-larynx,
sans toucher le voile du palais pour éviter le reflexe nauséeux

● Anesthésie locale préalable par pulvérisation d xylocaïne 5% pour


faciliter l’examen

● Demander au patient de prononcer la lettre « é » ou « i », pour


apprécier la mobilité du larynx, et ouvre l’hypopharynx

● Résultats :

● Excellente vision de la région pharyngolaryngée

● Parfois difficile ou impossible pour des raisons anatomiques (épiglotte


recourbée en arrière et masquant le larynx, grosse langue chez un
sujet à cou court)

3) Fibroscopie pharyngolaryngée

● A l’aide d’un fibroscope introduit par une fosse nasale


(nasopharyngolaryngofibroscopie)

● Intéressante si examen au miroir impossible à cause de reflexes nauséeux


importants ou pour des raisons anatomiques

4) Laryngoscopie directe en suspension (LDS) :

● Sous anesthésie générale

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● Utilisant une laryngoscopie en suspension, avec appui sur le thorax ou sur
une table au dessus du thorax. Permettant le recours au microscope
opératoire

● Meilleures conditions pour un examen très précis et la réalisation d’une


microchirurgie éventuelle

4. Palpation des aires ganglionnaires cervicales :

● Technique

● En se plaçant derrière le patient assis, le cou parfaitement dégagé

● Examen des aires ganglionnaires jugulaires internes, sous-


mandibulaires et sus-claviculaires

● Quelques notions à connaître sur la séméiologie des adénopathies cervicales

● Palpation de petites ganglions cervicaux (diamètre < 1 cm) non


correspondant à un état pathologique :

▪ Conséquence de processus inflammatoire anciens,


généralement d’origine bucco-pharyngée

● Au moindre doute, refaire l’examen clinique quelques semaines plus


tard pour éliminer une éventuelle aggravation

● Une adénopathie (diamètre > 1cm), jamais primitive :

● Liée :

▪ Soit à une lésion muqueuse ORL ou cutanée cervicale


(infectieuse ou cancéreuse)

▪ Soit à une maladie générale : infectieuse, parasitaire ou


hématologique

● Absence de parallélisme entre la lésion primitive et l’adénopathie :

● Porte d’entrée cachée ou être microscopique ou avoir guéri

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● Association des ganglions cervicaux à des ganglions d’autres territoires 🡪
recherche de maladie générale :

● Infectieuse

● Un lymphome malin

● Une sarcoïdose

● Topographie occipitale ou cervicale postérieure d’une adénopathie :

● Toxoplasmose, avant tout

● Mononucléose infectieuse (MNI)

● Rubéole, chez l’enfant

IV. Examen complémentaire


1. Examens d’imagerie
1) Examens radiographiques conventionnels :

● Radiographies standards : radiographies des parties molles

● Profil du cou : à la recherche d’un corps étranger

● Evaluation des végétations adénoïdes de l’enfant (remplacée par la


fibroscopie du cavum)

● Radiographie en opacification de la lumière pharyngée ou transit pharyngo-


oesophagien :

● Permettant d’objectiver

▪ Anomalie intraluminale

▪ Image en soustraction : compression extrinsèque (tumeur,


empreinte du muscle cricopharyngien)

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▪ Image d’addition des parois pharyngées : fistule pharyngée ou
un diverticule de Zenker

● Radiographie des sinus : supplantée par la TDM

2) TDM

● Examen de référence

● En différentes coupes : axiales, frontales et sagittales

● Permettant un bilan d’extension précis du cancer du larynx, et de dépister des


adénopathies cliniquement muettes

3) IRM

● Etude des parties molles et le bilan d’extension

2. Examen biologique

● Prélèvement de gorge pour examen bactériologique et mycologique

● Effectué avec un écouvillon stérile appliqué fermement sur l’amygdale


ou la paroi pharyngée postérieure, en le tournant plusieurs fois pour
bien l’imprégner

● Bilan sanguin standard :

● NFS, VS, CRP

● Dosage de l’ASLO (antistréptolysine O)

● Anormal au-dessus de 300 U, et douteux entre 200 et 300 U

● Augmentant deux à trois semaines après le début des infections


streptococciques, mais pas dans tous les cas. Puis décroissance en
plusieurs mois. Parfois restant élevé, sans aucun caractère
pathologique

3. Polysomnographie :

● Enregistrement polygraphique du sommeil

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● Etude d’une ronchopathie avec SAS

V. Conclusion
● Plaintes fonctionnelles pharyngée s : en rapport avec une pathologie locale
pharyngée, ou de pathologie de voisinage locorégionale (reflux gastro-
œsophagien,, sinusite…), voire générale

● D’autre part, une pathologie pharyngée : se manifester par une


symptomatologie à distance ou générale

● La sémiologie pharyngée est donc un très vaste sujet débordant le strict cadre
du pharynx

Objectifs
● Donner les caractères de chaque signe pharyngolaryngé

● Citer les causes de chaque signes pharyngolaryngé

● Savoir commence réaliser les examens cliniques depuis la cavité buccale


jusqu’au niveau du pharynx

● Citer les examens complémentaires

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ADÉNOPATHIES ET
TUMÉFACTIONS
CERVICALES
Objectifs
● Savoir conduire un examen clinique du cou

● Préciser les groupes ganglionnaires cervicaux

● Examen Paracliniques

● Etiologiques

● Diagnostic différentiel

I. Introduction
● Tous les éléments constituants le cou

● Tuméfaction cervicale

● Distinguer une adénopathie et tuméfaction d’une autre origine

● Motif très fréquent de consultation

● Adénopathie : ganglion de taille > 1 cm dont l’évolution peut être aiguë,


subaiguë ou chronique, et l’origine infectieuse, inflammatoire ou tumorale

● Polyadénopathie : ganglions dans plusieurs territoire

● Adénopathies multiples : intéressant un seul territoire

II. Rappels
● Lymphocentre du cou (lymphonoeuds) : réseaux superficiels et profond

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● Réseaux superficiels

▪ Le long des veines jugulaire externes et antéreiurs

● Réseaux profonds

▪ Médiaux (juxta-viscéraux), et latéraux (triangle de Rouvière)

● Les groupes ganglionnaires cervicaux :

● Sous mentale

● Sous mandibulaire

● Sous digastrique

● Sus omo-hyoïdien

● Jugulaire inféreieur

● Cervical transverse

● Spinal

● Parotidien

● Occipital

● Mastoidien

● Systématisation

● Niveau 1 : sous mento-mandibulaire : Lèvre, cav oral, pyramide nasal

● 2 : groupes jugulaires sup : laryn, 3 étages du pharynx, cavité bucalle

● 3 : jugulaire moyen : larynx, 3 étages pharynx, cavité bucale

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● 4 : jugulaire inf : larynx, rhino-oro-pharynx, thyroïxe, organe thoraciques

● 5 : chaîne postérieur ou spinal : rhino-oropharynx, parotide, thyroïde et


oreille

● En avant, le niveau 6 : chaîne antérieur : larynx, hypopharynx, thyroïde

● 7 : med sup : organes thoraciques, thyroïde

● Gang sous digastriques : ganglion de Kuttner ==> important car région de


convergence lymphatique haute, souvent envahis en cas de cancer du VADS

● Gang sus-claviculaire : au dessus chaîne cervicale transverse :


envahissement en cas de cancer thyroïdiens et cancer viscéral : ganglion de
Troisier

III. Diagnostic positif


1. Interrogatoire

● Age, genre, profession, ethnie

● Antécédents : tumeurs des VADS, tuberculose, maladie inflammatoire


chronique connue, chirurgie ORL

● Habitudes de vie : éthylo-tabagisme, alimentation (consommagion de


gromage et de produits de la chasse), compoertement sexuel à risque,
voyages

● Apparition : depuis quand ? 🡺 progressive ou brutale

● Episode inflammatoire ou infectieux

● Douloureuse ou non

● Côté atteint

● Contexte : suite à une piqûre, une plaie, une griffure

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● Signes accompagnateurs

▪ Notion de fièvre, sueurs, perte de poids, asthénie

▪ Orl : odyno/dysphagie, otalgie, dysphonie, OB,, fausses routes,


dyspnée inspiratoire

▪ Hématologiques, prurit, sueurs nocturnes, amaigrissement

▪ Articulaires et cutanéo-muqueux

2. Examen clinique
1) Signes généraux :

● Fièvre, altération de l’état général, perte pondérale, asthénie…

2) Examen clinique cervical

● Position du patient ; sujet examiné torse nu, position assise 🡺 permet de


fléchir, de défléchir ou infléchir la tête, d’abaisser ou de lever les épaules,
examen de face, de profil et de dos

3) Inspection 🡺 tuméfaction cervicale

● Taille, situation, pulsatile/non, ascension à la déglutition

● La peau : normale, inflammatoire, adhérente et/ou rétractile

● Présence de fistulisation, cicatrices cervicales, lésions cutanés cervico-


faciales, perte de poils de la barbe ou pigmentation (radiothérapie
antérieure ?)

4) Palpation :

● Technique : derrière le patient assis, douce, atraumatique, en évitant toute


pression et massage intempestive

● Etat de la peau :

● Adhérente ou mobile par rapport à tuméfaction

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● Mobilité ou fixation de la tuméfaction

● Par rapport au man musculaire/ vasculaire/ viscéral

● Aires ganglionnaires + contenus

● Thyroïde, pharyngo-larynx

● Axes vasculaires du cou

● Colonne vertébrale cervicale

● Exploration de la région sous-mandibulaire (sus-hyoïdienne)

● Exploration de la région jugulo-carotidienne

● Exploration de la région sus-claviculaire : branche externe du nerf spinal (XI)

● Exploration de l’axe viscéral

● Exploration de l’axe vasculaire

● 🡺 palpation du bulbe carotidien

● Tuméfaction battante/ expansive, palpation de « thrill »

● Exploration de la colonne vertébrale cervicale

● Se palpe de face, de profil, de dos

● Etude de la mobilité du rachis cervical

● 🡺 limitation/ douleur/ craquement à la mobilisation

5) Auscultation (axe vasculaire)

● Axe carotidien

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● Artère vertébrale

● Axe de Tillaut (en arrière du SCM)

● Artère sous-clavière

6) Examen loco-régional et général

● Examen ORL complet

● => systématique, aidé par une nasofibroscopie

● Examen général :

● Ganglions des territoires axillaire, inguinaux

● Recherche d’hépato-splénomégalie

● Manifestations hématologiques, digestives, respiratoires

● A la fin de l’examen physique : faire un petit examen daté

3. Examens paracliniques

● Bilans systématiques

● Biologiques,

▪ NFS, CRP

● Imageries

▪ Radiographie thoracique (pulmonaire), échographie cervicale

▪ TDM cervico-faciale et thoracique si clinique suspecte

● Autres bilans selon l’orientation

● Biologiques

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▪ IDR à la tuberculine

▪ Dosage de T4, TSH, thyrocalcitonine

▪ Sérologies (VIH, EBV, toxoplasmose, rubéole, griffes du chat)

▪ Myélogramme (si suspicion d’hémopathie)

▪ Bilan hépatique

● Imageries :

▪ TDM injectée

● TEP (tomographie par émission de positon) – TDM

● IRM injectées

● Angio-IRM ou arttriographie (si suspicion de tumeur


vasculaire)

● Ponction cytologique à l’aiguille fine

▪ Si ADP suspecte métastasique de carcinomes des VADS ou


carcinome thyroïdien 🡺 examen cytologique

▪ Si tumeur fluctuante avec du contenu liquidien

● Examens bactériologiques et cytologique du liquide

● Panendoscopie des VADS sous AG

▪ Si ADP suspecte de malignité

● Cervicotomie exploratrice avec adénectomie

▪ 🡺 examen histologique

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IV. Diagnostics différentiels
● Les fausses tuméfactions cervicales

● Apophyse transverses de l’atlas

● Saillie du tubercule de Chassaignac (C6)

● Grande corne de l’os hyoïde

● Grande corne du cartilage thyroïde

● Bulbe carotidien athéromateux

● Ptose de la glande sous-mandibulaire

V. Etiologies
● Diagnostic guidé par 05 critères

● Inflammatoire ou non

● Age

● Siège

● Taille

● Consistance

1. Adénopathies cervicales (80%)


1) Adénopathies cervicales inflammatoires (adénites)

● Adénopathie cervicales aigues

● Infection aigue

● Douloureuse

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● ADP ferme puis fluctuante puis rouge jusqu’à se fistuliser

● Porte d’entrée dentaire/ pharyngée/ cutanée

● Adénopathies cervicales subaiguës

● Tuberculose ganglionnaire :

▪ Sujet jeune, IDR+/- positive, bactériologie de pus, pCR,


anatomopathologie après biopsie ganglionnaire

● Maladie des griffes du chat (à Bartonella hensellae) :

▪ Porte d’entrée, une ADP axillaire, PCR, sérologie

● Mononucléose infectieuse (EBV)

▪ Enfant et sujet jeune, NFS inversée avec monocytose, sérologie


MNI (+)

● Toxoplasmose (à Toxoplasma gondii)

▪ Syndrome mononucléosique à MNI (-), IgM spécifique

● Lymphadénopathie du VIH

▪ Sujet à risque, polyADP, sérologie HIV (+)

● Syphilis primaire et secondaire

▪ ADP unique au stade primaire puis polyADP au stade


secondaire

▪ Sérologie (+)

● Rubéole

● Brucellose

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● Tularémie

● Maladies inflammatoires : Lupus, Polyarthrite rhumatoïde

● Sarcoïdose

▪ Adulte jeune, ADP ferme, monbiles, indolores

2) Adénopathies cervicales non inflammatoires

● Adulte d’âge moyen (40 – 50 ans) éthylo-tabagique

● ADP métastatique d’un carcinome des VADS +++

● Adulte jeune, bon état général

● Hémopathie maligne (Hodgkin, Lymphome non hodgkinien)

● Cancer du Cavum

● Sujet âgé : leucémie lymphoïde chronique (LLC)

● Devant une ADP sus-claviculaire gauche

● Penser à une métastase de cancer

▪ Œsophagien

▪ Pulmonaire

▪ Digestif

2. Tuméfactions cervicales non ganglionnaires


1) Tuméfactions latéro-cervicales

● Dans la région jugulo-carotidienne

● Tumeurs congénitales latéro-cervicales

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▪ Kyste amygdaloïde : persistance du sinus cervical

● Enfant jeune, tuméfaction rénitente au bord antérieur du


SCM

● Nature kystique confirmée par échographie / TDM

▪ Lymphangiome kystique : masse molle polylobée, IRM

● Tuméfactions vasculaires

▪ Anévrysme carotidien : battant, expansif, soufflant

▪ Fistule jugulo-carotidienne : « thrill palpatoire »

▪ Tumeur du glomus (paragangliome) : TDM injectée montre un


blush vasculaire en « lyre » au niveau de la bifurcation

● Tumeurs nerveuses : neurinomes du X, XII sympathique

● Tumeurs allongées, dures, mobile transversalement

● Syndrome déficitaire rare, diagnostic confirmé par IRM

▪ Sympathome : déficit avec syndrome de Claude Bernard Horner

● Dans la région sous-mandibulaire

● Sous mandibulite chronique lithiasique

▪ Notion de colique salivaire, pus au niveau de l’extrémité du


Wharton (plancher buccal antérieur), Echographie, TDM

● Tumeur de la glande sous-mandibulaire

▪ Adénome pléomorphe, Adénocarcinome

● Actinomycose cervicofaciale (à Actinomyces)

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▪ Cellulite chronique, départ buccodentaire, culture anaérobie

● Dans la région sus-claviculaire

● Schwannome du plexus brachial

● Cancer de l’apex pulmonaire

2) Tuméfactions médianes cervicales

● Dans la région sous-mentale

● Kyste dermoïde du plancher buccal

▪ Tumeur embryonnaire de l’enfant, indolore

● Cellulite odontogène

▪ Tuméfactions sensible, rouge avec mauvais état dentaire

▪ Rage dentaire + notion de prise d’AINS, Echo +/- TDM

● Dans la région pré-laryngée

● Kyste du tractus thyréo-glosse :

● Thyroïde ectopique

● Chondrome

● Laryngocèle

● Cancer laryngé extériorisé (perméation)

● Thyroïdite, goitre diffus, nodule thyroïdien

▪ 🡺 Bilan sanguin thyroïdien + Echographie cervicale +/- TDM +/-


scintigraphie

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● Adénome parathyroïdien : calcémie, PTH, bilan thyroïdien,
Echographie, TEP à la choline

3) Toutes les régions du cou

● Lipome

● Angiome

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