Distribution
Distribution
DISTRIBUTION ET
MERCHANDISING
Support de cours
BTS et Licence 1ère année
1. DEFINITION ET IMPORTANCE
1.1 Définition
1.2 Importance
2. FONCTIONS DE LA DISTRIBUTION
Les fonctions de distribution assurent toutes les relations entre le producteur ou fabricant et le
consommateur. On peut distinguer quatre fonctions de la distribution :
- La fonction logistique
- La fonction commerciale
- La fonction de gros
- La fonction de détail
La logistique commerciale regroupe l’ensemble des activités effectuées par une entreprise qui permettent
de gérer de façon rentable le mouvement des produits depuis leur stade d’élaboration jusqu’à leur stade
d’utilisation.
Cette fonction intègre en son sein le transport, le stockage et la manutention des produits. Elle est appelée
distribution physique. Mener de façon efficace, elle procure un avantage concurrentiel.
2.1.1 Transport
Comme il est évident qu’on ne peut installer une usine à proximité de chaque client ou demander à tous les
clients de se rendre à la fabrique, le transport des marchandises se dresse comme la tâche la plus essentielle
de la distribution.
2.1.2 Stockage
Le stockage est le fait de mettre des marchandises dans un lieu en attendant leur prochaine utilisation. Il
permet de réguler le flux de production et le flux de consommation. Une bonne politique de gestion des
2.1.3 Manutention
La manutention est l’ensemble des activités qui consistent à la manipulation du produit : allotissement,
emballage, rangement..
La fonction commerciale intègre toutes les activités d’avant et d’après vente c’est-à-dire la prise de
commande, la négociation achat-vente et la communication.
2.2.1 Négociation
Il s’agit pour l’entreprise de chercher les clients potentiels (prospection), les démarcher en vue de les
conserver.
La prise de commande consiste pour un client de passer une commande auprès de son fournisseur. Le client
émet un bon de commande ou fait un appel d’offre. Si les deux partenaires tombent d’accord sur les
conditions générales des ventes alors la livraison peut être effectuée.
2.2.3 Communication
La distribution est un moyen de communication. Cela se traduit par l’affichage des prix, le packaging, le
merchandising, le conseil des vendeurs sur les points de ventes, les publicités et promotions sur les lieux de
vente.
La fonction de gros consiste à acheter les marchandises aux producteurs ou aux importateurs, les stockées
et les revendre aux détaillants.
2.3.1 Caractéristiques
2.3.2 Rôles
REMARQUE :
Cette fonction est généralement assurée par des entreprises spécialisées ou par les producteurs
eux-mêmes. Mais elle est de plus en plus exercer par des centrales d’achat ou des chaînes volontaires.
1ère Année BTS Gestion Commerciale 3
Cours de Distribution – Merchandising
3. CANAUX DE DISTRIBUTION
3.1 Définitions
Canal
Le canal est le chemin suivi par le produit depuis le fabricant ou le producteur jusqu’à l’utilisateur.
Circuit
Le circuit est l’ensemble des canaux de distribution d’un produit ou d’une gamme de produits.
Réseau de distribution
Le réseau de distribution d’une entreprise est constitué par l’ensemble des intervenants, personnes
physiques ou morales, qui remplissent les différentes fonctions de distribution pour ses produits.
Filière
La filière est une succession des stades techniques de production et de distribution reliée les uns aux
autres par des marchés et concourent tous à la satisfaction de la demande finale.
Producteur Consommateur
Un producteur doit pouvoir évaluer le taux de présence de ses produits dans les points de vente, ainsi que
celui de ses concurrents. Ces informations sont données par le panel de détaillants de Nielsen sous forme de
deux indices appelés :
Distribution Numérique ou Disponibilité Numérique (DN)
Distribution Valeur ou Disponibilité Valeur (DV)
La DN d’une marque ou d’une référence déterminée est le pourcentage de points de vente qui la détiennent.
Exemple :
La boite de NIDO 1 kg est vendue dans 120 supérettes sur 200.
120
DN = x 100 = 60 %
200
Cela signifie que 60 % des supérettes vendent la boîte de NIDO 1 kg..
La DV est le pourcentage de chiffre d’affaires réalisé sur la classe de produits par les points de vente
vendant la référence ou la marque considérée.
Exemple :
Si dans les 120 supérettes vendant la boîte de NIDO 1 kg, le chiffre d’affaires réalisé en lait en poudre est
de 250 millions de FCFA alors que le chiffre d’affaires réalisé par tous les magasins (200) est 625
millions.
250 000 000
DV = x 100 = 40 %
625 000 000
Dire que NIDO 1 kg a une DV de 40 signifie que les supérettes vendant la boîte de NIDO 1 kg réalisent
dans leur ensemble 40 % des ventes de lait en poudre conditionnée.
Remarque :
Si DV > DN cela signifie que le produit considéré est distribué dans les points de vente dont
le volume des ventes est important ( pour la classe de produits considérée)
Si DV < DN cela signifie que la référence considérée est commercialisée chez les petits
commerçants.
Dans cet exemple, la boîte de lait NIDO 1 kg a une DN de 60 et une DV de 40. cela signifie que l’entreprise
n’a pas su choisir les points de vente générateurs de chiffre d’affaires.
5
Si la part de marché de NIDO 1 kg est évaluée à 5 %, alors sa DP = x 100 = 12,5 %
40
Exercice
L’entreprise BANIA qui fabrique et commercialise de la nourriture pour bébé de plus de 4 mois,
distribue ses produits dans les supermarchés et dans les supérettes. Ces points de ventes s’approvisionnent
dans les magasins de stockage ouvert par l’entreprise à Abidjan et à Bouaké. Ils pratiquent un taux de
marque de 20 %.
Les relevés statistiques de BANIA DEJ font part des performances suivantes :
Travail à faire
1. Analyser les données du circuit de distribution de l’entreprise BANIA.
2. Quelles actions l’entreprise peut-elle envisager ?
4. Stratégies de distribution
Il existe trois (3) stratégies de distribution :
La stratégie de distribution sélective consiste pour l’entreprise à choisir un nombre restreint de distributeurs
en fonction de leurs qualités de techniciens ou d’image de marque.
Le revendeur peut vendre des produits concurrents et le fournisseur peut vendre à d’autres distributeurs.
La stratégie de distribution exclusive consiste pour l’entreprise à confier l’exclusivité de la vente de ses
produits à un très petit nombre de distributeurs. Il s’agit d’une stratégie de distribution sélective mais
fournisseur et revendeur signe un contrat d’exclusivité.
Il existe trois types de contrats :
Contrat de fourniture exclusive : le producteur s’engage à livrer toute sa production au
distributeur.
Contrat d’approvisionnement exclusif : le distributeur s’engage à s’approvisionner
exclusivement auprès d’un producteur donné.
Contrat d’exclusivité réciproque : dans une zone donnée géographique, le fournisseur ne
vend qu’à un distributeur et ce distributeur ne commercialise que la gamme du dit
fournisseur. C’est le cas de la concession et de la franchise.
La stratégie de distribution intensive consiste pour l’entreprise à faire vendre le produit dans le plus grand
nombre de points de vente possible.
Cette stratégie présume d’un chiffre d’affaires important. Les coûts de distribution sont repartis entre de
nombreux intermédiaires. Cependant, le produit doit être demandé par de nombreux clients. Il faut donc
une politique de communication coûteuse. Le fournisseur perd le contrôle de son ou ses produits.
1. COMMERCE INDÉPENDANT
DEFINITION
Le commerce indépendant est une forme individuelle d’exploitation commerciale où le commerçant
n’est affilié à aucun organisme centralisateur pour ses achats ou pour ses ventes.
GROSSISTE INDEPENDANT
Les grossistes sont des intermédiaires de commerce achetant la marchandise directement aux
producteurs pour la revendre à un autre grossiste ou au détaillant.
Leurs atouts est qu’ils sont spécialisés et compétents, offrent des services complémentaires tels que le crédit
et donnent des conseils.
Leur survie est menacée car ils subissent :
- En amont, l’attaque des producteurs qui cherchent à contrôler leurs canaux distribution ;
- En aval, les détaillants qui s’organisent en centrale d’achat.
DETAILLANT INDEPENDANT
Les détaillants indépendants sont des commerçants qui achètent les marchandises aux grossistes ou
aux producteurs pour les revendre à consommateur final.
Ce sont des structures souples et flexibles mais mal gérées. Les détaillants indépendants sont très
appréciés car ils offrent la proximité, des heures d’ouverture plus large, un assortiment de produits de
premières nécessités et la vente au micro-détail.
Cependant, ils ne disposent pas d’assez de moyens financiers et sont moins compétitifs face aux autres
formes de commerce.
En Afrique, ils tiennent une place importante dans l’économie des différents pays.
Ils sont de plusieurs types :
- Les Détaillants sédentaires non spécialisés
- Les Détaillants sédentaires spécialisés
- Les Détaillants non sédentaires
- Les Marchés urbains et ruraux
2. COMMERCE ASSOCIE
DEFINITION
Le commerce associé est un regroupement de commerçants pour effectuer leurs achats ou pour
bénéficier de notoriété et d’image.
GROUPEMENTS D’ACHAT
Les groupements d’achat ont pour objet de gérer au mieux les achats de leurs adhérents.
Il en existe deux types :
- La coopérative de détaillants
- Le groupement de grossistes
COOPERATIVE DE DÉTAILLANTS
Les coopératives de détaillants offrent à leurs adhérents les services d’une centrale d’achat, une
assistance technique, financière et comptable.
Il existe cependant :
Une liberté d’achat, le commerçant n’est pas obligé de se fournir en totalité auprès du
groupement.
Une liberté de se retirer du groupement
Une cotisation pour tous les membres
L’exclusivité réservée à un revendeur sur un secteur donné.
Définition d’une centrale d’achat : C’est un organisme chargé de centraliser les négociations avec les
fournisseurs pour le compte de plusieurs magasins appartenant à une même chaîne ou indépendants
associés ou franchisés.
GROUPEMENT DE GROSSISTES
Ce sont des formes d’associations de grossistes qui s’entendent pour effectuer leur achat en commun
auprès de fabricant.
L’objectif est de renforcer leur pouvoir de négociation par l’augmentation de leur volume d’achat ; afin de
parer l’offensive concurrentielle des détaillés associés et du commerce moderne.
FRANCHISE
La franchise est une association entre une entreprise et des partenaires commerciaux.
C’est un contrat dans lequel un franchiseur (celui qui vend) à l’obligation de concéder moyennant
une redevance au franchisé (celui qui achète) le droit exclusif d’exploiter sa marque, ses produits, son
enseigne et son savoir-faire.
FRANCHISEUR FRANCHISE
- Payer le prix
- Communiquer le savoir
- Respecter certaines normes du
- Concéder l’usage de sa marque
OBLIGATIONS franchiseur
ou de son enseigne
- Communiquer les informations
concernant sa gestion
- Aide à l’ouverture
- Extension facile du réseau - Aides au merchandising
- Maîtrise de la - Aides à la gestion
AVANTAGES
commercialisation - Aide à la formation
- Pouvoir commercial - Communication au niveau
international
CONCESSIONNAIRE
Un concessionnaire est un commerçant indépendant qui signe avec son partenaire fabricant un
contrat représentation exclusive.
La signature d’un contrat de concession assorti d’une exclusivité va permettre au fabricant d’imposer à son
distributeur des obligations plus ou moins fortes en matière par exemple de canaux de distribution, de
politique de prix, de publicité… mais s’engage à lui offrir des conditions commerciales plus favorables :
prix, délai de livraison, modalités de paiement, assistance technique, formation…
DEFINITION
SUPERETTE
Les supérettes sont des points de vente en libre-service dont la superficie est comprise entre 120 et
400 m² et qui offre un assortiment à prédominance alimentaire.
Exemple : Cash ivoire, Bonjour (station total)…
SUPERMARCHE
Les supermarchés sont des points de vente qui offrent un assortiment varié en libre service dont la
superficie est comprise entre 400 et 2 500 m².
Exemple : Cash Center Plateau, Jour de Marché riviera III, King Cash…
HYPERMARCHE
Ce sont des très grandes surface de vente qui font plus de 2 500 m² offrent un assortiment plus large
et profond de biens de consommation courante et de biens durables.
Exemple Super HAYAT CAP SUD (3000 m2)
DISCOUNT
Les discounts sont des surfaces de ventes en libre service dont la superficie est de plus de 400 m² et
qui offre un assortiment réduit et à bas prix en rationalisant les coûts de distribution.
Exemple : Discount en face de CAP SUP, Top Budget…
1. DEFINITION
Le merchandising est l’ensemble des études et des techniques destinées à améliorer l’implantation et
la présentation des produits dans un espace de vente, en vue d’accroître les ventes et la rentabilité de ces
produits.
2. EVOLUTION
Avant l’avènement des boutiques traditionnelles, le merchandising à son stade primaire se retrouvait
sur les étales des marchés. Une vendeuse de mangue ou d’oranges, tranchait un fruit et laissait voir la chaire
juteuse de celle-ci ; ceci afin d’attirer le client en lui donnant envie.
Les boutiques quant elles offraient derrière un comptoir l’ensemble de l’assortiment. Ce qui
présentait l’avantage d’offrir aux clients une belle vue. Au fil du temps les magasins ont amélioré la
présentation des produits pour les rendent plus attrayants.
Exemple les pharmacies.
L’aboutissement logique de cette évolution est le libre service : le client se promène en toute liberté,
sans être importuné par un vendeur, prend ce qu’il veut, le met dans son chariot et passe à la caisse.
3. ROLE
Le merchandising comme le marketing est fondé certes sur le consommateur et de besoin mais est
surtout plus centré sur le distributeur. Car l’action d’un fournisseur consiste à vendre ses produits à des
commerçants : les distributeurs, qui les revendront au consommateur final. Cette raison incite les
producteurs à développer une politique de merchandising.
Par la promotion des ventes et l’animation, l’information et la publicité sur le lieu de vente, les
producteurs vise, dans le merchandising à maximiser le volume de ses ventes au dépend des produits
concurrents. Les merchandiseurs du producteur font des recommandations et des suggestions aux
distributeurs sur plusieurs aspects importants du merchandising concernant leurs produits.
DEFINITION
La zone de chalandise est l’ère géographique entourant un point de vente.
Elle peut être définit aussi comme la zone d’influence commerciale d’un magasin, constituée de client et de
concurrents.
DELIMITATION
La zone qui va accueillir le magasin est un facteur qui va déterminer le futur succès du point de vente.
L’accessibilité au magasin va dépendre de deux variables : le temps et la distance.
Ainsi sur une carte du quartier, on trace des courbes isométriques ( même distance ) ou/et des courbes
isochroniques ( même temps ). Ce travail permet d’obtenir trois sous-zones :
- Zone primaire
- Zone secondaire
- Zone tertiaire
A partir de ces courbes, il est ensuite possible de calculer le nombre de ménages contenu dans chacune des
sous-zones.
COURBES ISOMETRIQUES
Les courbes isométriques permettent de délimiter la zone de chalandise en fonction des ménages qui se
trouvent à la même distance du point de vente
COURBES ISOCHRONIQUES
Les courbes isochroniques permettent de délimiter la zone de chalandise en fonction des ménages
qui mettent le même temps pour arriver au point de vente.
Ce temps est apprécié à pied pour les petites surfaces et en voiture pour les grandes.
Zone primaire
Elle est composée des ménages qui sont situées à moins de 5 mn du point de vente. Elle constitue pour
l’essentiel de la clientèle la plus proche du magasin.
Zone secondaire
Elle regroupe les personnes qui sont situées entre 5 et 10 mn du magasin.
L’influence du magasin sur cette zone s’amenuise.
Zone tertiaire
C’est le groupe de personnes qui sont situées à plus de 10 mn du magasin.
L’influence du magasin sur cette zone est très faible.
REMARQUE
La délimitation doit prendre en compte :
- Les infrastructures routières et leurs degrés d’encombrement.
- Les parkings et les transports en commun urbain
- Les obstacles naturels tels que les rivières, les collines…
CONCURRENCE
1ère Année BTS Gestion Commerciale 13
Cours de Distribution – Merchandising
Il faut étudier le nombre de concurrents sur la zone. Car plus une zone est concurrentielle, plus il est
difficile d’être compétitif.
L’entreprise doit chercher à connaître la politique commerciale des concurrents afin de se préparer à offrir
quelque chose de différent.
DEMANDE
ETUDE DE LA DEMANDE
Pour toute implantation, il est primordial de bien connaître sa clientèle afin de proposer un
assortiment adapté à ses attentes.
Il faut déterminer ses caractéristiques : l’âge, le sexe, la catégorie socioprofessionnelle, le lieu
d’habitation (attraction et évasion), le nombre de personnes par ménage, le revenu, ses habitudes d’achat,
ses motivations…
CALCUL DE LA DEMANDE
La demande pour un point de vente est le nombre de personnes susceptible de faire ses achats dans
ce point de vente.
Toutes les personnes vivantes dans une zone de chalandise n’effectuent pas leurs achats dans cette
zone.
En effet, un groupe fait ses achats dans les autres zones. C’est l’ÉVASION.
Cependant, des individus appartenant à d’autres zones viennent effectuer leurs achats dans la zone
étudiée. C’est l’ATTRACTION.
EXERCICE D’APPLICATION
2. ASSORTIMENT
DEFINITION
L’assortiment est l’ensemble des références proposées par un point de vente à sa clientèle.
CHOIX
Le choix de l’assortiment consiste pour un magasin au choix des différents produits à mettre en
vente. Ce choix doit tenir compte de plusieurs critères :
L ‘assortiment doit correspondre aux besoins de la zone chalandise.
Il doit être rentable.
Il doit tenir compte des marges dégagées par les références.
Il doit refléter l’image et le positionnement de l’entreprise.
Le choix doit tenir compte des contraintes matérielles du point de vente : en faite les dimensions du
magasin imposent un certain nombre de produits à référencer.
DIMENSIONS
LARGEUR : La largeur d’un assortiment est le nombre de famille couvrant des besoins différents.
PROFONDEUR : On appelle profondeur d’un assortiment le nombre de référence proposé par le
magasin à l’intérieur d’une famille homogène.
COHERENCE : Il s’agit de la cohérence naturelle d’un rayon à l’autre, d’une famille à l’autre.
Les marchandises doivent être visibles et accessibles afin de tenter les clients et de provoquer des
achats d’impulsion.
1. MOBILIERS
Ce mobilier était très utilisé dans le commerce traditionnel. Le comptoir peut être au centre du magasin ou
au mur.
Dans le commerce moderne, le comptoir a repris activement du service dans les canaux de
commercialisation. Il présente, dans une vitrine, les produits chers ou à forte valeur ajoutée. Car une vitrine
murale accroît l’impact et améliore la visualisation d’ensemble.
La gondole est un mobilier composé d’étagères à plusieurs niveaux et de profondeurs variables qui sert à
placer les produits de grande consommation dans les libres services.
La gondole a trois dimensions :
- Une dimension horizontale : la longueur au sol de la gondole. Cette longueur varie :
L’utilisation de gondoles très longues doit traduire une volonté de déterminer un circuit à
suivre pour le client.
Les gondoles courtes participent à aérer le magasin.
- Une dimension verticale : le nombre d’étagères. Dans les grandes surfaces, la hauteur d’une
gondole peut atteindre jusqu’à 1,70 mètres. Les petites surfaces utilisent des gondoles basses (de
1,25 à 1,35 m ) afin d’éviter d’étouffer le magasin.
- Une profondeur qui permet un stockage plus ou moins important de produits.
[Link] SPÉCIFIQUES
Compte tenu de la particularité de conservation de certaines références, des gondoles plus adaptées sont
utilisées dans les magasins.
C’est le cas des meubles réfrigérés pour la poissonnerie et charcuterie.
Exemple : les tombeaux…
2. LINÉAIRE
La notion de linéaire renvoie à la notion d’implantation commerciale.
L’implantation commerciale est le fait de placer les mobiliers dans une surface de vente, en fonction d’un
certain nombre de critères et de placer à son tour la marchandise dans les rayons.
Le linéaire est la longueur des étagères d’un magasin occupée par un produit ou par une marque.
Le linéaire est à la fois une surface de stockage et d’exposition des produits et des marques ; c’est la
surface créatrice de chiffre d’affaires.
Le magasin possède une certaine forme qui conditionne en grande partie l’orientation des gondoles,
l’emplacement de l’entrée et des caisses de sortie.
La disposition des rayons résulte d’un compromis entre trois éléments :
- Les contraintes de la surface de vente
- La circulation des clients
- Les objectifs de service
2.1.2 ALLÉES
L’expérience a montré que le client, en entrant dans le magasin à droite tend a en faire le tour vers la
gauche, en empruntant les dégagements les plus importants.
Dans un libre service, on trouve deux types d’allées :
- les allées pénétrantes
- Les allées transversales
L’objectif du distributeur est de faire circuler les clients devant le maximum de rayons et de
produits. Mais, il faut se méfier de la largeur des allées. Car une allée très large pousse le client à regarder
un seul coté. En même temps une allée trop étroite est dissuasive.
Le client ne doit pas avoir l’impression qu’on lui impose un circuit. Il doit pouvoir circuler à l’aise.
2.1.3 ZONING
Le zoning est le fait de découper la surface de vente en zone à partir du critère de la famille de
produits. Mais cela ne fait pas au hasard.
Ainsi le « le périssables » : la boucherie, la charcuterie, la poissonnerie, les légumes et les fruits, est
généralement placé au fond du magasin. Ces produits dits « d’appels » obligent le client à traverser
tout le magasin.
Le bazar lourd : les télévisions, les mini et les chaînes, les congélateurs… qui des achats raisonnés
sont placés à l’écart du circuit principal. En fait, celui qui décide d’acheter une imprimante
cherchera et trouvera l’endroit de son exposition.
Le bazar léger est placé, hors des allées principales, entre le bazar lourd et le périssable.
L’alimentation non périssable à coté des périssables.
Les liquides sont généralement placés au mur.
Ces informations ne sont qu’indicatives car compte tenu des caractéristiques techniques, de la cohérence
de l’assortiment et de la forte image de certaines références, ces emplacements connaissent des variations.
2.1.4 RAYONS
2.2.1 VITRINE
C’est le premier contact du prospect avec le magasin. Elle met en avant la spécificité du magasin et
ses offres commerciales. Elle vise l’attraction du passant par son aspect esthétique et informatif.
En général, la règle pour une vitrine est :
L’emplacement de la caisse dans une petite surface est très délicat car il doit pas être trop près de la
sortie non plus trop loin.
Le comptoir caisse ne doit pas créer un bouchon à l’entrée, permettre l’accueil des clients entrant et la
surveillance des clients sortant.
2.3 RANGEMENTS
Le rangement de l’assortiment dans les surfaces se fait en fonction de la segmentation des besoins des
consommateurs en :
- Familles de produits ;
- En sous familles.
Il existe plusieurs critères pour cette segmentation.
Exemple :
Les départements
o Epicerie - liquide
o Produits frais
o Bazar
o Textile
Rayon
o Département : Epicerie – liquide
o Rayon :
Boissons
Détergents liquides
Huiles
Eaux minérales
Sous rayon
o Département : Epicerie – liquide
o Rayon : Boisson
o Sous rayon :
Vin
Bière
Boissons non alcoolisées
Les familles
o Département : Epicerie – liquide
o Rayon : Boisson
o Sous rayon : Boissons non alcoolisées
o Famille :
Jus de fruit
Sirop
Les sous-familles
o Département : Epicerie – liquide
o Rayon : Boisson
o Sous rayon : Boissons non alcoolisées
1ère Année BTS Gestion Commerciale 19
Cours de Distribution – Merchandising
o Famille : Jus de fruit
o Sous famille :
Pur jus
Jus à bas de concentré
Les articles
o Département : Epicerie – liquide
o Rayon : Boisson
o Sous rayon : Boissons non alcoolisées
o Famille : Jus de fruit
o Sous famille : Jus à base de concentré
o Articles :
Orange
Pomme
Papaye
Les références
o Département : Epicerie – liquide
o Rayon : Boisson
o Sous rayon : Boissons non alcoolisées
o Famille : Jus de fruit
o Sous famille : Jus à base de concentré
o Article : Orange
o Références :
Boîte de 200 g
Boîte de 500g
Bouteille de 100 cl
Bouteille de 50 cl
Plusieurs autres critères peuvent influencer le rangement de l’assortiment dans une surface de vente.
C’est le cas de la couleur, l’origine des marchandises. Pour le rangement, il faut aussi tenir compte des
considérations psychologiques telles que la logique féminine : car les femmes sont plus aptes, par intuition,
à faire du merchandising.
3. FACING
DÉFINITION
Le facing est la longueur nécessaire pour présenter de face une unité de vente d’un produit.
Le mètre de linéaire de présentation représente en terme de facing, le loyer que le produit doit générer pour
« payer sa place ».
L’étude du facing pour un produit fait sortir les notions de linéaire au sol et de linéaire développé :
Le linéaire au sol est la longueur mesuré au sol du mobilier de présentation d’un produit donné.
Le linéaire développé est la longueur représentée par le linéaire au sol multiplié par le nombre
d’étagères de présentation du produit.
Exemple :
Dans une surface, sur la gondole de 8 mètres attribuée aux thés, la marque LIPTON occupe le ¼ sur
trois étagères, un espace permettant de ranger, côte à côte et de face 12 boîtes.
Facing = 3 x 12 = 36 facing
Linéaire au sol = 8 mx ¼ = 2 mètres
Linéaire développé = 2 x 3 = 6 mètres
ELASTICITÉ DU LINÉAIRE
DOUBLE EMPLACEMENT
Pour augmenter les ventes, il arrive qu’un produit bénéficie de deux emplacements dans le
magasin :
- Dans sa famille logique ;
- Dans une autre famille par affinité de consommation.
Il ne s’agit pas de produits en promotion.
AVANTAGES
Ce procédé accélère les ventes, évite les ventes manquées, améliore la rentabilité de la famille,
apporte une animation dans le rayon et permet de vaincre la monotonie de l’emplacement immuable.
INCONVÉNIENTS
Il entraîne un alourdissement des stocks.
Il faut faire attention au double emplacement dans le même rayon. Car il crée une confusion dans la
tête du consommateur.
4. PRÉSENTATION
La présentation des produits dans les gondoles est très délicate car elle participe à l’écoulement des
marchandising.
PRESENTATION HORIZONTALE
Elle consiste à aligner les produits les uns à la suite des autres sur toute la longueur de l’étagère, par
famille de produit.
L’inconvénient majeur d’une telle disposition est que le client est obligé de parcourir toute la
gondole pour voir tous les produits de chaque famille. Elle oblige aussi le client à rebrousser chemin pour
rechercher une autre famille d’articles présentés sur autre étagère.
PRESENTATION VERTICALE
Elle consiste à présenter les produits les uns sous les autres sur toutes les étagères.
Elle offre au client tous les éléments de choix devant lui.
Pour ce type de présentation, il faut adopter une disposition par famille et disposer les produits à
forte marge au niveau des mains et au niveau des yeux. Il faut éviter une présentation verticale par produit
NIVEAU DE PRESENTATION
Il existe quatre niveaux de présentation des articles :
- Niveau des pieds
- Niveau des mains
- Niveau des yeux
- Niveau du chapeau
NIVEAU DU CHAPEAU
C’est le niveau supérieur à 1,70 m.
Les produits dont le packaging est suffisamment évocateur pour être repérer de loin peuvent être
ranger à ce niveau.
BOUT DE GONDOLE
On appelle bout de gondole le début et la fin de la longueur de la gondole. Le bout est normalement
une mauvaise place. On y place des articles d’appel, des articles qui signalent également la teneur du rayon.
TÊTE DE GONDOLE
La tête de gondole est l’emplacement à l’angle droit avec la gondole. Elle cache un peu les bouts de
gondole.
Elles sont réservées à la présentation des produits généralement à prix promotionnel. C’est une
place excellente très recherché et donne souvent lieu à une location d’espace au fournisseur.
LE COMPORTEMENT D’ACHAT
La présentation des articles dans le point de vente tient compte des comportements d’achat.
Achat d’impulsion
C’est un achat qui se produit lors d’une envie soudaine, sans raison véritable d’acheter. C’est le cas de
produits généralement peu chers, de nouveaux produits, à la mode et séduisant. Il faut les placer aux
endroits on ne les attend pas. En bout de gondole ou aux caisses par exemple.
Exercice
« … Qui croira jamais que l’hypermarché remplacera la rue marchande dans la vie citadine ? (…) Le
commerce familial, libre et indépendant, représente une situation sociale et professionnelle heureuse pour
ceux qui le pratique.
Sans doute ne peut-on conserver les circuits traditionnels de distribution en leur état ancien ?
Sans doute faut-il les moderniser en créant de nouvelles structures de coopération, en développant,
peut-être, de nouvelles techniques adaptées au cadre particulier de la boutique individuelle. Et de grand
progrès peuvent être accompli dans cette voie.
François De Clossets
« Le bonheur en plus »
Denoël 1973
Travail à faire
L’animation d’un point de vente est l’ensemble des moyens que l’on doit mettre en œuvre pour rendre le
magasin vivant.
1. MISE EN AVANT
Il s’agit de l’action qui consiste à mettre en avant dans le linéaire normal, un produit ou une gamme de
produit.
2. PROMOTION
La promotion dans un point de vente est à l’initiative du fabriquant et la mise en œuvre est effectué par le
commerçant (Distributeur). La promotion est toujours une action très forte et très courte. On distingue deux
types de promotion : la promotion produit et la promotion magasin.
1. NECESSITE DU CONTRÔLE
Le distributeur doit, quelle que soit sa méthode de répartition des linéaires, mener régulièrement une
analyse des résultats obtenus par les références. Car le contrôle de l’efficacité d’une implantation ou d’un
assortiment est indispensable pour plusieurs raisons :
Des nouveaux produits voient le jour fréquemment et d’autres deviennent obsolètes. Cela contribue à
l’augmentation et l’évolution de l’assortiment.
Les clients sont très versatiles. La demande des produits change au gré des évènements : mode, fêtes…
Le distributeur a investi énormément d’argent dans la surface de vente. Seule le choix judicieux de
l’assortiment et une répartition adéquate du linéaire peuvent l’aider à rembourser son investissement.
2. METHODES
- Bénéfice brut
BB = MB x Q
CA de la référence
PL =
LD