0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues49 pages

Proget Mobile

Transféré par

nzokoumegane
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues49 pages

Proget Mobile

Transféré par

nzokoumegane
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des

services ambulatoires et de reabilitation social.

f
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

A
NOS
FAMILLES
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

SOMMAIRE
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

REMERCIEMENTS

Ce projet est l’aboutissement d’un dur labeur réalisé avec l’aide des personnes qui ont
contribué de près ou de loin, moralement, intellectuellement pour son élaboration. Ainsi, nous
exprimons notre gratitude à :
1. Mme Madoung Gladys : notre encadreur académique qui a bien voulu nous accorder
de son temps pour la réalisation de cet ouvrage

2. M. GUIMEZAP Paul président fondateur d’IUC pour tous les efforts


fournis pour le bon déroulement de notre formation ;

3. Mme TSAGUE Nadine Directrice d’IISTI pour l’encadrement apporté au


cours de notre cursus académique ainsi que son encouragement et son
soutien ;

4. M. DONGMO Yannick, le Chef de Département de ISSA, pour


l’harmonisation de nos enseignements, sa disponibilité et ses
encouragements ;

5. Tout le personnel administratif et enseignant de l’IUC pour leur


encadrement et leur dévouement dans les enseignements dispensés ;

6. A nos familles et tous ceux que nous n’avons pas cités et qui de près ou de
loin ont participé à l’élaboration de ce travail.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

LISTE DES TABLEAUX, FIGURES ET


GRAPHIQUES
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

SIGLES, ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS


creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

LE RESUME OPERATIONNEL
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

INTRODUCTION GÉNÉRALE

La prévalence des maladies mentales connaît une croissance exponentielle à l’échelle


mondiale, et nos contextes locaux n’y échappent pas. Les troubles psychiques représentent
désormais une charge de morbidité majeure, accentuée par l’urbanisation, les mutations
sociales et les crises économiques successives. En sciences infirmières, l’approche moderne a
évolué au-delà de la seule gestion de la crise aiguë en hospitalisation fermée. Elle intègre
désormais la réhabilitation psychosociale, levier essentiel pour prévenir les rechutes et
accompagner le patient vers l’autonomie et la réinsertion communautaire. L’objectif n’est plus
seulement de stabiliser cliniquement, mais de restaurer les capacités fonctionnelles,
relationnelles et sociales de la personne. Cependant, l’offre de soins actuelle reste inadaptée.
Les structures sanitaires publiques, saturées, se concentrent presque exclusivement sur le
traitement médicamenteux d’urgence. Une fois stabilisés, les patients se heurtent à un vide
institutionnel : absence de suivi infirmier de proximité, exclusion sociale et manque de
structures intermédiaires de ré-autonomisation. Ce défaut de continuité alimente le
phénomène de « porte tournante », marqué par des ré-hospitalisations répétées, coûteuses et
éprouvantes. Face à cette rupture de parcours, la création d’une structure psychiatrique
ambulatoire apparaît comme une réponse pertinente. En combinant soins infirmiers
ambulatoires, suivi psychiatrique et ateliers de réhabilitation psychosociale au nom de : ‘‘Cap
d’émergence’’. Ce centre vise à assurer une prise en charge continue, centrée sur le
rétablissement et l’inclusion sociale. L’enjeu est de proposer un modèle à la fois cliniquement
efficace, socialement utile et économiquement viable, capable de désengorger l’hôpital et de
réduire le risque de rechute. Ce travail a pour objectif d’évaluer la faisabilité et
l’opérationnalisation de ce projet. Pour structurer notre démarche entrepreneuriale, nous
présenterons d’abord le projet dans son contexte d’opportunité (Chapitre 1). Nous exposerons
ensuite l’ensemble des études de faisabilité commerciale, technique, juridique et financière
(Chapitre 2). Enfin, nous détaillerons la planification opérationnelle et le mode de
gouvernance retenu pour le centre (Chapitre 3).
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

CHAPITRE I : PRÉSENTATION DU PROJET

Ce chapitre présente une vue générale du profil. Il parle de la naissance de l’entreprise, les
démarches relatives à sa création. Nous aborderons dans ce chapitre l’historique du projet, ses
caractéristiques ainsi que l’analyse de l’environnement.

I-GENERALITES SUR LA CREATION DE LA STRUCTURE ‘‘CAP


D’EMERGENCE’’

Le « Cap d’émergence » est une structure de soins ambulatoires et de réhabilitation


psychosociale conçue pour traiter, accompagner, soutenir et redonner confiance aux personnes
en rétablissement après une crise psychiatrique. Elle s’inscrit dans une vision moderne de la
santé mentale, où les soins infirmiers, l’accompagnement social, les ateliers pratiques et les
relations humaines se combinent pour aider chaque personne à retrouver son autonomie et sa
place dans la communauté.

La dénomination « Cap d’émergence » évoque une direction claire et un nouveau départ.


Elle traduit l’engagement du centre à guider chaque personne vers un mieux-être durable, en
lui donnant les repères et les outils pour sortir de la crise et reconstruire sa vie au quotidien.
Ici, chaque étape compte et chaque progrès est valorisé.

L’organisation du centre a été pensée pour être simple, accessible et rassurante. Les espaces
sont lumineux, calmes et sans aspect hospitalier. Les salles d’activités, les bureaux de
consultation et les espaces de groupe sont aménagés pour favoriser l’échange, la concentration
et le sentiment de sécurité. L’environnement a été conçu pour réduire le stress et encourager la
participation.

« Cap d’émergence » se distingue par la complémentarité de ses services : suivi infirmier et


psychiatrique, entretiens individuels, ateliers d’habiletés sociales, gestion du stress, aide à
l’insertion professionnelle, accompagnement à la vie quotidienne. Une attention particulière
est portée à la prévention des rechutes, à l’écoute active et au respect de la dignité des
patients.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Le fonctionnement du centre repose sur la « Continuité Apaisée » : un lien constant entre


soins, accompagnement social et vie en communauté. L’équipe pluridisciplinaire, composée
d’infirmiers en santé mentale, psychologues, psychiatre, éducateurs spécialisés et pairs-
aidants, intervient chaque jour avec professionnalisme et bienveillance pour proposer un suivi
personnalisé et cohérent.

Enfin, « Cap d’émergence » se veut être un véritable lieu de relais entre l’hôpital et la vie
ordinaire, et non un simple lieu de traitement. L’objectif est de maintenir l’autonomie,
renforcer le lien social, encourager l’expression de soi et respecter les choix de chacun, tout
en assurant un suivi clinique sécurisé et de proximité.

 Contexte du projet :

La santé mentale est aujourd’hui l’un des défis sanitaires les plus urgents, mais aussi les plus
négligés. Si la prise en charge des crises aiguës en milieu hospitalier existe, elle reste
discontinue et insuffisante pour garantir un véritable rétablissement. Une fois stabilisés, de
nombreux patients se retrouvent confrontés à un vide institutionnel : absence de suivi de
proximité, isolement social et manque de structures intermédiaires capables d’accompagner la
réhabilitation psychosociale. Cette rupture de parcours alimente les rechutes répétées, engorge
les services hospitaliers et freine l’autonomie des personnes concernées. Face à cette réalité, il
devient indispensable de repenser l’offre de soins en créant des structures ambulatoires
spécialisées, capables d’assurer la continuité entre l’hôpital et la communauté. C’est dans ce
besoin de relais et d’accompagnement durable que s’inscrit la création de ‘‘Cap
d’émergence’’, un centre dédié aux soins ambulatoires et à la réhabilitation psychosociale.

 Choix du site d’implantation

‘‘Cap d’émergence’ ’est un centre de soins ambulatoires et de réhabilitation psychosociale


implanté à Bepanda, quartier densément peuplé de Douala. Le choix du site répond à une
concentration de facteurs de risque psychosociaux : forte promiscuité, stress lié à la précarité
du logement et du chômage des jeunes, consommation élevée de substances psychoactives et
d’alcool, mais aussi insécurité, violences interpersonnelles et affaiblissement des liens
familiaux.

Face à l’absence de structures de proximité, le centre vise à prévenir les rechutes et à soutenir
le rétablissement en offrant un suivi infirmier et psychologique, des ateliers d’habiletés
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

sociales et un accompagnement à la réinsertion. L’objectif est de rapprocher les soins d’une


population à forte vulnérabilité et d’assurer la continuité entre l’hôpital et la vie en
communauté.

 Justification et intérêt du projet

Au Cameroun et dans la plupart des pays à ressources limitées, la prise en charge


psychiatrique reste hospitalo-centrée. Or, les troubles mentaux nécessitent un suivi au long
cours dans le milieu de vie du patient. D’où l’intérêt de créer une structure mobile +
réhabilitation psychosociale.

1. Sur le plan sanitaire :

1. Rupture d’accès aux soins : Beaucoup de patients arrêtent le suivi après la sortie
d’hospitalisation. L’équipe mobile va vers eux à domicile, dans la rue, au marché pour la
continuité des soins garantie.

2. Dépistage et intervention précoce : Aller vers la population permet de repérer les troubles
mentaux avant la crise et l’hospitalisation sous contrainte.

3. Observance thérapeutique : Le relais à domicile évite les ruptures de traitement, cause n°1
des rechutes en psychiatrie

2. Sur le plan social :

1. Lutte contre la désinsertion : La maladie mentale détruit le lien social, le logement,


l’emploi. La réhabilitation psychosociale vise à réapprendre l’autonomie : gérer son budget,
son hygiène, recréer du lien.

2. Réduction de la stigmatisation : Le service mobile "normalise" la psychiatrie. L’équipe


vient dans le quartier, ça casse l’image de l’"asile".

3. Soutien aux familles : Les familles sont épuisées. L’équipe mobile les forme et les
accompagne pour éviter l’abandon du malade.

3. Sur le plan économique :

1. Création d’emplois : Recrutement de psychiatres, infirmiers psy, psychologues,


ergothérapeutes, agents de réhabilitation.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

2. Réduction des coûts : 1 jour d’hospitalisation psychiatrique coûte beaucoup plus cher
qu’une visite mobile + séance de réhab. Le modèle mobile désengorge les hôpitaux.

4. Sur le plan professionnel et éducatif :

1. Formation terrain : Lieu de stage pour étudiants en médecine, psychologie, travail social,
ergothérapie.

2. Recherche : La structure permet de produire des données locales sur les besoins réels de la
population en santé mentale.

 Présentation des promoteurs

Nous sommes deux étudiants en quatrième année de Sciences Infirmières à l’Institut


Universitaire de la Côte de Douala : AZEBAZE DJATSA Anicet et BOUCHEU Carelle
Mégane. Animés par une passion commune pour la santé mentale et le bien-être des
personnes, nous avons décidé de mettre en commun nos compétences, nos expériences et
notre dynamisme pour créer une structure psychiatrique mobile et de réhabilitation
psychosocial. Le projet sera encadré et soutenu par :

 Des professionnels de santé (Aide soignantes, Infirmiers principaux et psychiatres,


Médecins généraliste et psychiatre, Psychologues).
 Des structures locales telles que la mairie, le centre de santé du quartier et les services
sociaux.
 Des ONG œuvrant dans le domaine de la santé communautaire et du bien-être des
malades mentales.
 Des partenaires financiers potentiels tels que les bailleurs de fonds, les banques locales
ou des organismes de microfinance.
 Vision du projet

Ce projet s’inscrit dans une vision à long terme de transformation de l’offre de soins en santé
mentale. Il s’agit de créer une structure psychiatrique mobile modèle, intégrant un service de
réhabilitation psychosociale, avec la possibilité de répliquer ce modèle dans d’autres zones
urbaines et périurbaines.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

L’objectif est de :

- Offrir un accès aux soins psychiatriques de proximité, continu et sans rupture, aux personnes
vivant avec des troubles mentaux.

- Favoriser l’autonomie sociale et professionnelle des patients par la réhabilitation


psychosociale.

- Sensibiliser les familles et les communautés à la santé mentale et lutter contre la


stigmatisation des maladies psychiatriques.

- Le projet concerne une zone où la demande en soins psychiatriques communautaires est en


forte croissance mais où l’offre hospitalière est saturée et inaccessible à une grande partie de
la population.

Missions du projet

Pour atteindre les objectifs fixés, les missions suivantes seront conduites :

- Réaliser une étude de faisabilité complète : besoin de la population, acceptabilité du modèle


mobile, ressources humaines et financières.

- Définir le périmètre d’intervention et cartographier les zones à forte prévalence de troubles


mentaux et de rupture de soins.

- Constituer et former l’équipe mobile : psychiatre, infirmier psy, psychologue, assistant


social, agent de réhabilitation psychosociale.

- Élaborer les protocoles de soins à domicile, de suivi ambulatoire et de réhabilitation


psychosociale adaptés au contexte local.

- Mettre en place le dispositif logistique du service mobile : véhicule, mallettes de soins, outils
de télécommunication et consultation si possible.

- Lancer les activités de sensibilisation communautaire sur la santé mentale et le rôle de la


réhabilitation.

- Assurer un suivi-évaluation régulier : nombre de patients suivis, taux d’observance,


évolution de l’autonomie sociale, satisfaction des familles.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

CHAPITRE II : ETUDE DE FAISABILITÉ DU PROJET

2.1 Étude de faisabilité commerciale

 Étude de marché

1. Patients présentant des troubles mentaux : Schizophrénie, trouble bipolaire, dépression


récurrente... Ils ont besoin de suivi + réhab mais décrochent du système hospitalier.

2. Patients en post-hospitalisation : Sortie d’hospitalisation psy = période à risque de rechute.


Ils sont tes premiers clients pour assurer la continuité.

3. Familles/aidants épuisés : Ils "achètent" le service pour soulager leur charge. Souvent eux
qui appellent l’équipe mobile.

Etude de la concurrence :

 Concurrents dans la zone de Bepanda

Le quartier Bepanda, avec >200 000 (1 [Link] ) habitants et


zéro offre de psychiatrie de proximité, représente une opportunité de marché. La concurrence
actuelle est indirecte et ne répond pas au besoin de continuité des soins + réinsertion sociale.
La structure mobile se positionne comme premier et seul opérateur médicalisé de proximité
sur ce segment.

 Concurrents en dehors de la zone de Bepanda

Hors du quartier Bepanda, la concurrence reste hospitalo-centrée et concentrée sur Akwa.


Aucune structure mobile médicalisée avec volet réhabilitation psychosociale n’existe dans
l’axe Bepanda-Makepe-Ndogbong-PK8 qui concentre >1,2 million d’habitants. La
concurrence indirecte est culturelle : églises et tradipraticiens.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Analyse du marché :

Tendances :

1. Désinstitutionalisation + soins communautaires : L’OMS pousse à sortir de l’hôpital. Les


équipes mobiles sont le modèle d’avenir en santé mentale.

2. Augmentation des troubles mentaux sévères : Schizophrénie, trouble bipolaire,


dépression...qui touchent tous âges confondus, avec un pic 18 ans et plus.

3. Déficit de réhabilitation psychosociale : Le Cameroun soigne la crise à l’hôpital, mais ne


réapprend pas à la personne à vivre, travailler et s’occuper. Ce qui constitue une lacune totale.

Demande :

À Bepanda en plus des zones comme : Makepe/Ndogbong/PK8, il n’existe pas de structure


psychiatrique mobile qui assure soins + réhabilitation à domicile dans cette zone urbaine
dense de >1,2 million d’habitants. D’après la saturation observée à l’Hôpital Laquininie, et à
General, nous avons constaté que les personnes vivant avec des troubles mentaux, tous âges
confondus, sont en grande partie en rupture de soins après sortie d’hospitalisation et de ce fait
les hôpitaux de la place n’arrivent pas à assurer la continuité et le suivi ambulatoire. Nous
avons remarqué aussi que le nombre de personnel spécialisé en psychiatrie communautaire et
réhabilitation psychosociale est encore insuffisant ce qui entraîne l’augmentation du taux de
rechute, d’errance et d’abandon familial dans cette zone. De plus, les coûts de transport +
consultation à Jamot/Laquintinie ne cessent d’augmenter. Cela explique que ce coût n’est pas
proportionnel au pouvoir d’achat des familles de Bepanda. Vu ce problème, la population
cherche un service de proximité, médicalisé, qui se déplace. Alors, pour maîtriser la
réalisation de ce projet, il est nécessaire d’offrir des soins compatibles au pouvoir d’achat
local via un modèle mobile mutualisé.

Offre :
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Cette analyse nous permet d’estimer le nombre de structures psychiatriques médicalisées et la


qualité de service offert dans la zone Bepanda. Pour ce faire, il est nécessaire de connaître le
nombre de personnes vivant avec des troubles mentaux sévères que compte cette localité, tous
âges confondus, et faire une estimation sur cette population dans Douala V + Douala III.

Pendant la descente sur terrain, nous avons constaté que la qualité de la prise en charge est
insuffisante par rapport aux besoins des usagers. En réalité, il n’y a pas de structure
psychiatrique mobile avec programme de réhabilitation psychosociale dans la zone Bepanda.
L’offre actuelle est soit hospitalo-centrée et inaccessible, soit communautaire mais non
médicalisée.

 Stratégie marketing (SCP- segmentation, ciblage, positionnement)


 Segmentation : malades avec ou sans perte d’autonomie, malades chroniques.
 Ciblage : personnes ayant une maladie mentale,
 Positionnement : Structure de santé spécialisée, chaleureuse, avec des soins
personnalisés, un cadre sécurisé et des activités adaptés.
 Politique marketing mix
 Définition de Marketing

Le marketing est l’ensemble des actions ayant pour objectif de prévoir ou de constater, et le
cas échéant, de stimuler, susciter ou renouveler les besoins du consommateur, en telle
catégorie de produits et de services, et de réaliser l’adaptation continue de l’appareil productif
et de l’appareil commercial d’une entité aux besoins. Dans notre cas, la politique hospitalière
vise à assurer la prise en charge efficace des cas référés et à rendre crédibles les centres
hospitaliers, essentiellement vis-à-vis des usagers. En outre, elle se propose d’améliorer la
fonctionnalité des centres hospitaliers et la pérennisation de leurs activités. Pour atteindre les
objectifs fixés par le gouvernement, les moyens mis en œuvre consistent à procéder aux
principes de la décentralisation de la gestion des hôpitaux auxquels une plus large autonomie
Juridique et financière est accordée, à une rationalisation des soins dispensés pour assurer la
prise en charge des cas référés, au développement du partenariat avec le secteur privé.

Ensuite, il faut avoir des infrastructures et équipements appropriés, renforcer


l’approvisionnement en médicaments essentiels et des consommables médicaux, mettre en
place un système de recouvrement des coûts sur une base participative, mettre à la disposition
du personnel performant en terme de diagnostic, de traitement et de gestion et enfin, de
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

développer des structures psychiatriques dans cette section, elle comporte la politique sur le
produit, sur le prix, sur la distribution et sur la communication et la promotion.

i. Politique de service

Dans notre cas, la politique de service a pour objet d’améliorer la position de la structure vis-
à-vis des concurrents sur le marché. Pour ce faire, il faut que le service offert soit conforme au
besoin des usagers (qualité), soit compétitif par rapport à celui des concurrents. En outre, nous
devons avoir la maîtrise de la relation entre la qualité et le prix de service, l’utilisation d’une
marque commerciale dans le service pour en faciliter la commercialisation sur le marché et
pour distinguer le service des autres, et faciliter aussi la publicité.

ii. Politique de prix

Elle est en fonction du prix pratiqué par les concurrents sur le marché, c’est-à-dire qu’on
adopte la politique de pénétration. Si les concurrents adoptent un tarif de 200.000 pour la prise
en charge du mois nous demanderons pour le mois 150000. De même sur l’étude du dossier
médical, si le concurrent pratique à 3500, nous le pratiquerons à 2.500. Le but est donc
d’écraser les prix proposés par le concurrent sur le marché. C’est la stratégie de pénétration.

iii. Politique de distribution

Elle est le pouvoir de gérer le temps pour réaliser une autre activité. En effet, les frais de
distribution, les difficultés de contrôle et les prix sont des fonctions croissantes de la longueur
du réseau. Donc, la distribution c’est l’ensemble des opérations exercées depuis le contact des
usagers jusqu’à la réalisation finale des activités. Dans ce cas, le projet assure la bonne
marche des activités. Enfin, nous utiliserons en effet la stratégie intensive pour atteindre le
maximum de clients. C'est un circuit de distribution direct, c'est à dire une relation entre le
projet et les usagers.

iv. Politique de communication et de promotion


La politique de communication a pour objet de faire connaître l'existence d'un service ; de
créer une condition favorable entre l'entité et ses usagers sur le marché. Pour cela, nous
utiliserons une communication directe, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'intermédiaires entre le
projet et les usagers. Cette politique facilite aussi le suivi et le contrôle du service marketing
de l'entité et réduit les charges sur la publicité. Elle peut même vendre ses services sans
publicité.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Donc la communication assure la réussite du chiffre d'affaires de l'entité en général. Outre-la


publicité, il existe d'autres moyens de communication, comme la satisfaction des usagers
ayant déjà réalisé un service au sein de notre projet. « C'est une publicité de bouche à
oreille ».

La promotion est l'ensemble des moyens pour stimuler les usagers. Elle a pour rôle de mettre
en contact permanent, par le biais d'un canal, le projet et sa clientèle. Dans notre cas, on
emploie le système de « réduction de prix soit sur la consultation » par le projet, c'est à dire
que le projet donne une réduction de prix jusqu'à 10% si les usagers sont de paysans et 5% si
les usagers ont une activité stable comme les fonctionnaires et employés du secteur privé.

2.2 Étude de faisabilité technique et aspect juridique

a. Aspects techniques

Localisation : Le domaine choisi par le projet se trouve dans la ville de Douala dans la zone
de Bepanda Le choix du site répond à une concentration de facteurs de risque psychosociaux :
forte promiscuité, stress lié à la précarité du logement et du chômage des jeunes,
consommation élevée de substances psychoactives et d’alcool, mais aussi insécurité,
violences interpersonnelles et affaiblissement des liens familiaux.

Équipements : Chambres médicalisées, salle de soins, cuisine, salle d’activités, jardin,


sécurité (vidéosurveillance, rampe, ascenseur 1. Mobile = sac à dos : L’équipe part avec
tensiomètre, glucomètre, injections. Pas de plateau technique lourd. La voiture/moto = ton
"bureau ambulant », fiches évaluation’’

Production de services : Recrutement d’un personnel qualifié (infirmiers principaux et


spécialiste, aides-soignants, chauffeurs).

Charges d’exploitation : Salaires, entretien, alimentation, électricité, fournitures médicales.

Technologie :

 Système de dossier médical informatisé (DMI)

Justification : Permet une centralisation et un suivi rigoureux de l’état de santé de chaque


patient.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Utilisation : Chaque professionnel (infirmier, médecin, aide-soignant) peut accéder via un


identifiant sécurisé au dossier médical du résident pour consulter l’historique médical, les
traitements en cours et les rendez-vous médicaux et descentes.

 Système d’appel d’urgence / téléalarme

Justification : Renforce la sécurité des patients suivis à domicile, notamment ceux en


perte d’autonomie.

Utilisation : Pour la structure psychiatrique mobile à Bepanda, le système d’appel


d’urgence + téléalarme c’est vital. Les patients TMS ont des risques : crise aigüe,
agressivité, syndrome malin, tentative suicide, chute. L’équipe n’est pas H24 au domicile.

Vidéosurveillance (espaces communs)

Justification : Prévenir les incidents (fugues, agressivité, comportements à risque).

Utilisation : Caméras discrètes installées dans les parties communes (pas dans les
chambres pour respecter la vie privée). Surveillance en continu par le personnel.

Système de gestion informatisée des descentes

Justification
Le suivi communautaire des troubles mentaux sévères requiert traçabilité et réactivité.
Le support papier génère des pertes d’information et retarde l’intervention. Le système
informatisé sécurise la continuité des soins par planification automatisée des visites et
détection précoce des rechutes via évaluation standardisée. Il garantit également la
preuve d’acte par horodatage, géolocalisation et signature numérique.

Utilisation
L’équipe mobile renseigne l’application sur smartphone. La tournée est optimisée et
hiérarchisée selon le risque clinique. Au domicile, l’agent accède au dossier patient par
QR code, saisit les données cliniques et comportementales. L’algorithme déclenche
une alerte immédiate en cas de critères de décompensation. Chaque visite est validée
par GPS et signature électronique, puis synchronisée pour pilotage en temps réel et
production d’indicateurs.
b. Aspects juridiques
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

 Forme juridique : Nous avons opté pour une SARL (Société à Responsabilité
Limitée) pour plusieurs raisons :
 Responsabilité limitée des associés

Les associés ne sont responsables qu’à hauteur de leurs apports. Cela protège leur
patrimoine personnel en cas de dettes ou de difficultés financières de l’entreprise.

 Structure adaptée aux projets à plusieurs promoteurs

La SARL peut être constituée par deux associés ou plus.

 Souplesse de gestion

Bien que la SARL soit encadrée par la loi, elle offre une gestion plus simple que les sociétés
anonymes (SA).

 Crédibilité auprès des partenaires

Une structure psychiatrique en SARL inspire plus de confiance aux banques, fournisseurs, et
organismes publics qu’une entreprise individuelle. Elle facilite aussi l’accès aux financements
ou aux subventions.

 Régime fiscal transparent

La SARL peut opter pour l’Impôt sur le revenu (IR) ou l’Impôt sur les sociétés (IS) selon ce
qui est le plus avantageux. Ce choix permet d’optimiser la fiscalité selon les résultats de
l’entreprise.

 Régime d’imposition : Le projet de création d‘une structure psychiatrique, offrant des


services ambulatoires et de réhabilitation social, est conçu dans une optique lucrative,
visant à générer des revenus tout en offrant des services de qualité. Pour cette raison, le
choix du régime fiscal s’oriente vers l’Impôt sur les Sociétés (IS).
 Système de comptabilité : Comptabilité d’engagement.

2.3 Etude de faisabilité financière du projet

Elle permet de vérifier si le projet est rentable, équilibré et viable à long terme. Elle repose sur
l’évaluation des investissements initiaux, des couts d’exploitation, et des recettes
prévisionnelles.

a) Besoins de financement (investissements initiaux).


creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Poste d’investissement Montant estimatif (FCFA)


Achat ou location du bâtiment 1 500 000
Travaux d’aménagement( chambres…, etc.) 2500.000
Achat de matériel médical (lits , fauteuils…) 3000.000
Mobilier ( tables , chaises , armoires) 1500000
Équipements informatiques et bureautiques 1 000 000

Véhicule de service pour les visites à 5000000


domicile et activités communautaires.
Frais juridiques et administratifs (création 250 000
SARL , licences)
Trésorerie de démarrage (3 mois ) 5250 000
Total 20 000 000

b) Plan de financement

Ressources financières Montant(FCFA)


Apports des promoteurs 5000.000
Prêt bancaire 10 000.000
Subventions ou aides éventuelles 5000 000
Total financé 20 000 000

c) Charges d’exploitation annuelles (fonctionnement)

Poste de dépenses Montant annuel (FCFA)


Salaire du personnel médical, paramédical et 10 800.000
administratif ;
Charges sociales 1620.000
Fournitures médicales et hygiène 1200.000
Energie ( électricité , eau , gaz ) 600.000
Entretien et maintenance 500.000
Publicité et communication 300.000
Amortissements ( matériel , bâtiments) 1000.000
Total charges 17 820 000
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

d) Recettes prévisionnelles annuelles

Sources de revenus Montant annuel (FCFA)


Paiements des patients en hospitalisation 10.000.000
(hébergement + soins)
Prestations complémentaires (Consultations 8.000.000
psychiatriques ; psychologiques)
Programmes de réhabilitation psychosociale 4 000 000
Séances de psychothérapie et suivi psychosocial 5000000

Autres recettes ( dons, aides, partenaires prives ; 3.000.000


contrats avec entreprises, écoles et collectivité)
Total recettes 30.000.000

e) Seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité correspond au niveau de chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir


les charges fixes et variables, c’est-à-dire le point mort à partir duquel l’établissement
commence à générer des bénéfices.

 Chiffre d’affaires prévisionnel annuel


 Chiffre d’affaires annuel prévu : 30 000 000 FCFA
 Charges fixes annuelles : 17 820 000 FCFA
 Charges variables estimées : 40 % du chiffre d’affaires
 Donc marge sur coût variable = 60 %
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Formule : seuil de rentabilité = Charges fixes annuelles

Taux de marge sur coût variable

Charges fixes = 17 820 000

Taux de marge = 0,60

Seuil=17820000/0,60 = Seuil=29 700 000FCF

 Chiffre d’affaires prévu : 30 000 000 FCFA


 Seuil de rentabilité : 29 700 000 FCFA

Conclusion : Le projet atteint presque son seuil de rentabilité dès la première année. Cela
signifie qu’il couvre ses charges fixes et commence à générer un léger bénéfice. Avec une
amélioration progressive des activités (augmentation des consultations et partenariats), la
rentabilité devient solide à moyen terme.

Le chiffre d’affaire prévisionnel (30 000 000 FCFA) dépasse très largement les charges
totales (20 000 000 FCFA) et le seuil de rentabilité (29 70 000 FCFA). Cela prouve que le
projet est hautement rentable, avec une capacité importante à supporter les imprévus, à
investir et à se développer. Le projet est donc économiquement viable et socialement
pertinent.

e) Répartition mensuelle des recettes

Mois Recettes estimatif (FCFA)


Janvier 500 000
Février 500 000
Mars 800 000
Avril 1 500 000
Mai 2 000 000
Juin 2 000 000
Total 7 300 000
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

f) Répartition mensuelle des dépenses

Mois Dépenses (FCFA)


Janvier 2 500 000 (installation + achats)
Février 1 500 000
Mars 1 500 000
Avril 1 485 000
Mai 1 485 000
Juin 1 485 000
Total 9 955 000

g) Solde mensuel de trésorerie

Mois Recettes Dépenses (FCFA) Solde


Janvier 500 000 2 500 000 (installation + achats) -2 000 000
Février 500 000 1 500 000 -1 000 000
Mars 800 000 1 500 000 -700 000
Avril 1 500 000 1 485 000 + 15 000
Mai 2 000 000 1 485 000 +515 000
Juin 2 000 000 1 485 000 +515 000
Total 7 300 000 9 955 000

Analyse du plan de trésorerie

❗ Phase critique (Janvier – Mars)

Déficit de trésorerie important :

👉 jusqu’à -3 700 000 FCFA cumulé

✔ Cela montre que l’entreprise doit :

 Utiliser la trésorerie de démarrage


 Ou mobiliser une avance de financement

📈 Phase d’équilibre (Avril)

 Le point d’équilibre mensuel est atteint


creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

 Les recettes couvrent les dépenses

📊 Phase excédentaire (Mai, Juin…)

 Forte amélioration progressive


 Excédent sera important en fin d’année

Conclusion

Les recettes encaissées au cours de la première année ne permettent pas de couvrir


immédiatement les dépenses durant les trois premiers mois, en raison de la phase de
démarrage du projet. Cependant, à partir du quatrième mois, la structure atteint son équilibre
de trésorerie et génère progressivement des excédents. Ces excédents permettent de
compenser le déficit initial et assurent une stabilité financière en fin d’année.

Ainsi, grâce à une bonne planification et à une trésorerie de démarrage, le projet est viable sur
le plan financier dès la première année.

 PÉRENNITÉ ET FAISABILITÉ FINANCIÈRE DU PROJET

1) Analyse de la pérennité du projet

La pérennité d’une entreprise se mesure par sa capacité à :

 Générer des résultats positifs sur la durée


 Maintenir son équilibre financier
 Financer son développement sans dépendre uniquement des financements externes

2) Hypothèses de croissance

• Année Hypothèse d’activité


- Année 1 : Démarrage progressif
- Année 2 : Montée en charge + amélioration visibilité
- Année 3 : Stabilisation + partenariats renforcés

3) Compte de résultat prévisionnel sur 3 ans


creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Année Recettes Charges Résultat net


Année 1 30 000 000 17 820 000 12 180 000
Année 2 36 000 000 21 000 000 15 000 000
Année 3 42 000 000 24 500 000 17 500 000

4) Lecture financière

✔ Le projet dégage des résultats positifs chaque année

✔ Les recettes augmentent progressivement

✔ Les charges restent maîtrisées grâce à une organisation optimisée

5) Tableau de financement simplifié sur 3 ans

Année Investissements Autofinancement Situation


Année 1 20 000 000 12 180 000 équilibre initial
Année 2 3 000 000 (extension activités) 15 000 000 capacité
d’investissement
Année 3 5 000 000 (renforcement véhicule + 17 500 000 forte autonomie
personnel)

Conclusion

L’analyse financière sur trois ans montre que la structure psychiatrique mobile et de
réhabilitation psychosociale est pérenne et viable économiquement. Le projet génère des
résultats positifs dès la première année et améliore progressivement sa rentabilité grâce à la
croissance de l’activité et au développement des partenariats. La capacité d’autofinancement
croissante permet non seulement de couvrir les charges d’exploitation, mais aussi de financer
l’expansion de la structure sans dépendance excessive aux financements externes. Ainsi, le
projet présente une solidité financière durable et une rentabilité confirmée sur le moyen terme.

11.B.2- Processus de réalisation

Pour réaliser ce projet dans la ville de la zone de Bependa, il est nécessaire de chercher un
bailleur afin de financer les activités puis le recrutement du personnel selon les profils exigés
à chaque poste de travail. Ensuite, le chef de projet achète les matériels de bureau ; les
matériels techniques et outillages et autres matériels nécessaires à la structure. Enfin, le
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

technicien met en place les matériels selon le besoin de chaque service. Nous allons donc
présenter ci-dessous la structure fonctionnelle de la structure.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Recherche de bailleur pour financer le projet

Recrutement du personnel

Choix des fournisseurs selon la localité ; le produit ; le


mode de paiement et le service après-vente

Acquisition des matériels

Réalisation : soins préventifs, curatifs,


promotionnels et de réhabilitation à la population

Figure 1 : processus de réalisation du projet

Source : Étude personnelle

II.B.3-Critère d’évaluation de stock à choisir


Le critère d’évaluation de stock à choisir est le FIFO (First In First Out), c’est-à-dire les
matières premières (médicament) entrées en premier sort en premier pour garder la qualité des
matières et le délai d’utilisation sur leur carton. Donc, pour notre projet, il vaut mieux
appliquer le FIFO pour avoir et garder la qualité des matières utilisées. Même si ces matières
sont non périssables, nous appliquerons toujours le critère FIFO sur la gestion de stock
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

CHAPITRE III : MISE EN OEUVRE DU


PROJET ET GOUVERNANCE DE
L’ENTREPRISE
3.1. Implantation de la structure et équipements nécessaires

Recommandations architecturales (typologie de locaux, exemple de surface)

En préalable à des recommandations de locaux et de surface, le MOA et les différents acteurs


à l’acte de construire doivent prendre conscience et intégrer tout un ensemble de règles et
normes techniques qui vont s’imposer au projet architectural et faire appel à des
professionnels experts dans les domaines concernés. Sans être exhaustif, ci-dessous une liste
de certains items concernés :

□ Les règles d’urbanisme et d’implantation du bâtiment

□ L’accessibilité handicap

□ La sécurité incendie

□ Prévention des risques professionnels

□ Les déchets ménagers et déchets d’activités de soins

□ La desserte en eau et la prévention de la légionellose

□ La qualité de l’air intérieur

□ Les ascenseurs

□ L’acoustique

□ L’amiante

□ Le radon

□ L’énergie

□ La gestion et le contrôle des accès (sécurité des personnes et des lieux)


creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

 Infrastructures prévue :
- 20 chambres individuelles et 5 chambres d’isolement pour les patients agressifs.
- Une infirmerie bien équipée
- Une salle de psychothérapie éducative.
- Une salle de détente et d’animation
- Des espaces verts pour la promenade
- Une cuisine professionnelle et un réfectoire
- Bureaux administratifs
 Équipements principaux :
- Lits médicalisés et mobilier ergonomique
- Tensiomètres, oxymètres, glucomètres
- Matériel de premiers secours et dispositifs de soins
- Logiciel de gestion des dossiers médicaux
- Véhicule adapté pour le transport de l’équipe mobile.

 Principe d’organisation générale

Dans la démarche programmatique et l’élaboration du cahier des charges qui sera remis aux
concepteurs pour le projet d’investissement, il convient de définir en préalable l’organisation
générale de la structure. En amont de la simple expression d’une liste de locaux et de surfaces,
cette démarche doit donner aux architectes les clés qui leur permettent de comprendre les
attentes et le futur fonctionnement de la structure afin qu’ils y répondent au mieux. Cette
description doit définir les ensembles fonctionnels nécessitant un traitement unique et
homogène mais aussi les liens entre eux.

Une approche simple et pratique repose sur la description des différents flux : flux patient /
flux personnel / flux logistique. Cela permet de hiérarchiser les proximités et contiguïtés
nécessaires dans un projet.

Cette même approche de gestion des flux a conduit à l’organisation des chapitres suivants : le
traitement des accès puis le hall-accueil / les différents secteurs dédiés aux patients : CMP-
HDJ-CATTP-thérapie familiale-etc. / les secteurs avec un flux professionnel : espace réseaux
– équipes mobiles – accueil familial thérapeutique / les secteurs logistiques / les traitements
des espaces extérieurs.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

3.2. Planification opérationnelle

3.2.1. Tableau de bord de gestion

Activité Objectif Indicateur de Responsable Echéance Priorité


principale attendu suivi
Etude de Validation du Rapport produit Chef de projet Janvier Haute
faisabilité besoin et de la
viabilité
Construction du Bâtiment Rapport Entreprise de Juillet Haute
bâtiment conforme aux d’avancement Bâtiment et
normes hebdomadaire Travaux Publics
Recrutement du Equipe Fiches de poste RH Aout Haute
personnel qualifiée en remplies
place
Achat des Installation Inventaire et Responsable Aout Moyenne
équipements complète des fiche de livraison logistique
équipements
Lancement Sensibilisation Nombres de Chargé de Septembre Moyenne
communication et mobilisation participants / communication
journées

3.2.2. Diagramme de Gantt (vue simplifiée)

Mois Jan Fév. Mars Avril Mai Juin Juille Aout Sept Oct.
t
Etude de XX
faisabilité
Acquisition XX
terrain
Construction XX XX XX XX XX
Recrutement XX XX XX
Achat XX XX
équipements
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Communication XX XX
Lancement XX

3.3. Structure organisationnelle et fonctionnement

DIRECTEUR

SECRETAIRE

COMPTABLE MEDECINS SPECIALISTE

AGENT DE
CHAUFFEUR LABORANTINS INFIRMIERS
SECURITE

AIDE-SOIGNANTS
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Figure 2 : Organigramme du centre

 Mode de fonctionnement
 Organisation du travail en équipes mobiles et résidentes de rotation (jour et nuit)
 Réunions de coordination hebdomadaires
 Suivi individuel et personnalisé des patients
 Évaluation mensuelle de la qualité des services et descentes

3.4. Formalités administratives et exigences spécifiques

Pour obtenir la reconnaissance légale de l’établissement, les démarches suivantes seront


entreprises :

 Immatriculation au registre du commerce


 Obtention du NUI et affiliation CNPS pour le personnel
 Déclaration d’ouverture auprès du Ministère de la Santé
 Demande d’agrément sanitaire spécifique aux établissements d’hébergement
 Signature d’une charte d’éthique et de bientraitance par chaque membre du personnel

3.5. Manuel de procédure

 Le manuel de procédure précisera :


 Les protocoles de soins infirmiers et d’urgence
 Le circuit d’admission de descente en communauté et de sortie des résidents
 Les procédures de gestion administrative et comptable
 Les responsabilités par service et par poste
 Le protocole de gestion des plaintes et incidents
 Les modalités de suivi des indicateurs qualité

3.6. Lancement des activités et phase pilote

Le démarrage de la structure se fera de manière progressive dans un quartier témoin à forte


prévalence de troubles mentaux et de rupture de soins, identifié lors du diagnostic
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

communautaire à Bepanda. Cette approche pilote sur 3 mois permet de tester le circuit patient,
valider les procédures et adapter l’offre de soins avant l’ouverture à l’ensemble de la zone de
santé.

1. Actions de lancement - Mois 1 à 3

Les premières actions visent à faire connaître la structure, briser la stigmatisation et créer la
confiance :

1. Journée portes ouvertes et dépistage communautaire gratuit : Dépistage des troubles


mentaux courants via grille d’entretien, mesure tension/poids, et sensibilisation "La santé
mentale se soigne". Objectif : identifier les cas non suivis et dédramatiser la consultation.

2. Visites à domicile d’évaluation : L’équipe mobile composée de l’IDE en psychiatrique et de


l’agent de réhabilitation se déplace chez les patients repérés. Évaluation clinique, évaluation
du milieu de vie, et contractualisation de l’adhésion au projet de réhabilitation avec la famille.

3. Ateliers de psychoéducation pour les familles : 4 séances collectives sur "Comprendre la


maladie mentale", "Gérer une crise à domicile", "Favoriser l’autonomie", "Lutter contre la
stigmatisation". Les familles deviennent co-thérapeutes.

4. Ouverture officielle : Cérémonie d’inauguration en présence des autorités sanitaires,


administratives, traditionnelles et des associations de patients. Signature de la charte de
bientraitance.

5. Évaluation d’impact : À 3 mois et 12 mois, mesure des indicateurs : taux d’observance,


réduction des rechutes, autonomie sociale, degré de stigmatisation perçu par les familles.

2. Besoins holistiques des patients en réhabilitation psychosociale

Répondre à ces besoins de manière globale est la base de la réhabilitation. L’objectif :


améliorer considérablement la qualité de vie des patients, leur bien-être général, leur
sentiment de dignité et leur autonomie.

 Besoins cliniques et de soins

- Suivi médical régulier : Consultations psychiatriques mensuelles, ajustement thérapeutique,


gestion des effets secondaires.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

- Observance du traitement : Distribution supervisée, rappels téléphoniques, éducation


thérapeutique du patient.

- Prise en charge somatique : Dépistage et suivi des comorbidités fréquentes : diabète, HTA,
VIH/TB, carences nutritionnelles.

 Besoins en réhabilitation et autonomie

- Activités occupationnelles : Ateliers vannerie, savonnerie, jardinage, cuisine thérapeutique.


Objectif : redonner des gestes, un rythme, une valorisation.

- Entraînement aux habiletés sociales : Jeux de rôle pour apprendre à gérer un conflit,
demander un service, utiliser les transports en commun.

- Hygiène et soins personnels : Accompagnement à domicile pour l’hygiène corporelle,


l’entretien du cadre de vie. Redonner confiance en son image.

- Gestion du budget et du quotidien : Ateliers pratiques : faire les courses avec un budget
limité, préparer un repas simple, gérer ses médicaments.

 Besoins psychologiques et émotionnels

- Stimulation cognitive : Ateliers mémoire, lecture, jeux de société adaptés pour lutter contre
l’apathie et le repli.

- Soutien psychologique individuel et de groupe : Espace de parole sécurisé avec le


psychologue pour gérer l’angoisse, la culpabilité, le deuil de "l’avant maladie".

- Sentiment d’utilité : Impliquer les patients stabilisés comme "pairs-aidants" dans les ateliers
ou la sensibilisation. Valoriser leurs compétences.

 Besoins sociaux et d’inclusion

- Interaction sociale : Activités de groupe, fêtes, sorties thérapeutiques au marché ou au


musée. Création d’un club de patients.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

- Maintien du lien familial : Médiation familiale, groupe de parole familles. Outils de


communication pour garder contact avec les proches éloignés.

- Participation communautaire : Intégrer les patients aux activités du quartier, aux tontines,
aux travaux communautaires. Lutter contre l’exclusion.

 Besoins en sécurité et mobilité

- Sécurité : Protocole de gestion de crise, ligne d’alerte téléphonique pour les familles.
Aménagement du centre sans angles agressifs.

- Mobilité : Accompagnement physique pour les patients désorganisés. Information sur les
transports en commun pour les consultations.

 Besoins spirituels et existentiels

- Accompagnement spirituel : Respect des croyances. Mise en relation avec les leaders
religieux du quartier si le patient le souhaite, pour un soutien complémentaire aux soins.

- Espace de recueillement : Un coin calme au centre pour la méditation ou la prière


personnelle.

 Besoins pratiques et d’information

- Insertion socio-économique : Orientation vers les AGR, alphabétisation fonctionnelle, aide


aux démarches administratives CNI, CNAMU.

- Accès à l’information : Affiches, causeries sur les droits des malades mentaux, sur les
services disponibles, sur la prévention des rechutes.

- Logement et vie quotidienne : Conseils pour l’aménagement du domicile, lien avec


l’assistante sociale pour les cas de précarité extrême.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Principe directeur : La maladie mentale touche toutes les dimensions de la vie. La


réhabilitation psychosociale n’est efficace que si elle répond à ces besoins de façon
coordonnée. Soigner, c’est redonner au patient sa place de citoyen.

Présentation des activités de la structure

Afin de garantir une prise en charge holistique des personnes vivant avec des troubles
psychiques, la Structure Psychiatrique Mobile et de Réhabilitation Psychosociale proposera
un programme 100% thérapeutique, sans activités occupationnelles. Tout vise le
rétablissement psychique et l’autonomie sociale :

Activités de soin psychiatrique et observance

- Consultations psychiatriques mobiles : évaluation clinique, diagnostic, ajustement des


traitements neuroleptiques/antidépresseurs/humeurs. Injection d’antipsychotiques retard pour
éviter les ruptures.

- Suivi infirmier psychiatrique : surveillance signes cliniques, effets secondaires, syndrome


métabolique lié aux traitements, éducation à l’observance thérapeutique.

- Gestion de crise à domicile : intervention équipe mobile face à agitation, idées suicidaires,
refus de soins. Désescalade verbale pour éviter hospitalisation sous contrainte.

- Prévention des rechutes : construction avec le patient d’un "plan de crise" : signes d’alerte,
personnes à contacter, conduites à tenir.

 Activités de remédiation cognitive et psychothérapie

- Remédiation cognitive : rééducation des fonctions cognitives touchées par la maladie :


attention, mémoire, fonctions exécutives, cognition sociale. Exercices informatisés + jeux
thérapeutiques.

- Entraînement aux habiletés sociales : apprentissage de compétences sociales concrètes :


initier une conversation, demander de l’aide, gérer un conflit, affirmer ses besoins. Via jeux de
rôle.

- Thérapies cognitivo-comportementales TCC : travail sur pensées délirantes, hallucinations


auditives, anxiété, évitement. Techniques d’exposition, restructuration cognitive.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

- Ateliers psychoéducation : "Comprendre ma bipolarité/schizophrénie/dépression".


Reconnaître symptômes, facteurs de stress, hygiène de vie pour stabilisation.

 Accompagnement psychologique individuel et de groupe

- Entretiens psychologiques individuels : suivi par psychologue clinicien pour travailler


estime de soi, traumatismes, deuil, culpabilité liée à la maladie.

- Groupes de parole thérapeutiques : animés par psychologue. Thèmes : vivre avec les voix,
accepter le diagnostic, gérer la stigmatisation. Cadre sécurisé, sans jugement.

- Thérapie de soutien : espace d’écoute pour décharger angoisse, ruminations, idées noires
entre 2 consultations psy.

- Pair-aidance : groupes animés par "patient-expert rétabli" pour transmettre stratégies de


rétablissement : comment j’ai repris confiance, comment je gère mes rechutes.

 Activités de réinsertion sociale et autonomie

- Réhabilitation psychosociale : entraînement direct dans la vie réelle : prendre le bus, faire
une démarche administrative, téléphoner pour un RDV. Objectif : autonomie hors hôpital.

- Ateliers projet de vie : définir avec le patient ce qu’il veut : logement autonome, reprise
études, bénévolat. Puis découper en petites étapes atteignables.

- Travail sur la stigmatisation : ateliers pour déconstruire auto-stigmatisation "je suis fou donc
je ne vaux rien" et préparer à parler de sa maladie à l’entourage/employeur.

 Accompagnement psychique des familles et aidants

- Psychoéducation familiale : expliquer la maladie psychique à la famille : ce n’est pas de la


paresse ni de la mauvaise volonté. Apprendre la communication non violente.

- Groupes de soutien psychologues pour aidants : espace pour exprimer épuisement, colère,
peur des rechutes. Prévenir le burn-out des aidants.
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

- Médiation familiale : thérapie systémique brève pour réparer la relation patient-famille


abîmée par la maladie.

Modalités d’intervention propres à la psychiatrie mobile

- Unité mobile de consultation psy : véhicule avec bureau de consultation. Se déplace


vers patients désocialisés qui ne viennent plus à l’hôpital. Réduit rupture de soins.
- Mallette de remédiation cognitive : tablettes + protocoles validés RECOS. L’équipe
vient faire l’atelier au domicile ou centre de jour.
- Télé-psychiatrie et suivi téléphonique : appels réguliers pour patients stabilisés.
Maintien du lien thérapeutique, repérage précoce des signes de rechute.
- File active ciblée : priorité aux patients schizophrènes, bipolaires, dépressions sévères
avec rupture de soins >6 mois. Ceux qui coûtent le plus à la société en hospitalisations
répétées.

La Programmation : Normes et Espaces Thérapeutiques


 Chambre :
 Elle constitue le seul espace d’intimité et de repli pour le résident.
 Elle doit être claire, accueillante et d’au moins 20 mètres carrés
 Le patient peut et doit se l'approprier avec ses objets personnels pour favoriser son
rétablissement.
 C’est un lieu où la personne échappe temporairement à la surveillance clinique. Elle
doit donc être sécurisée de manière invisible (système d'appel discret, fenêtres
sécurisées, dispositifs de chauffage et d’éclairage adaptés).
 Salle de bain :
 Elle doit être privative (douche, lavabo, WC) et aménagée pour encourager
l'autonomie.
 Privilégier un espace de plain-pied (siège de douche ergonomique, barres d’appui).
 Les surfaces doivent être faciles à nettoyer et les revêtements (murs/plafonds) doivent
absorber et évacuer l’humidité.
 Utiliser des revêtements de sol antidérapants pour prévenir les chutes.
 Sols et circulations :
 Proscrire les sols inégaux, les tapis, les surfaces glissantes et les sols trop durs (pierre,
béton).
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

 Les seuils doivent être entièrement plats (sans ressaut), y compris les accès aux
espaces extérieurs.
 Jardin thérapeutique :
 Il constitue un prolongement naturel du lieu de vie, pensé comme un espace
d'apaisement (réduction du stress) et de réadaptation.
 Il peut comporter des parcours de déambulation, une fontaine, des arbres, des aires de
repos et des zones d'activités physiques.
 Les clôtures des jardins sécurisés doivent être conçues de manière discrète et
paysagère, en évitant toute connotation carcérale ou d'enfermement.
 Cuisine thérapeutique :
 C’est un espace familier et rassurant, conçu pour la réhabilitation.
 L'objectif est de stimuler la réinsertion dans les activités de la vie quotidienne (AVQ),
de faire appel à la mémoire procédurale (gestes, recettes) et de stimuler l'autonomie
sociale.
 Espaces d'Art-thérapie :
 L'art-thérapie utilise le processus créatif comme levier thérapeutique.
 Arts plastiques : Dessin, peinture, collage, poterie, etc., permettent l'expression non
verbale et le développement de l'estime de soi.
 Musique et médiations : La musicothérapie est un moyen privilégié d'accéder aux
émotions, de les réguler et de favoriser la communication.
 Couleur :
Les services de psychiatrie privilégient les teintes apaisantes pour réduire le stress et
l'anxiété. Les couleurs dominantes sont généralement les bleus pastel, les verts doux
et les gris clairs. Ces nuances douces sont reconnues pour offrir une sensation de
calme, de fraîcheur et de stabilité.
 Hall d’entrée :
 Espace central et lieu de transition, il doit être conçu pour offrir un accueil chaleureux
et déstigmatisant.
 Il doit donner une image rassurante et positive de la structure, marquant un
environnement de soin ouvert et tourné vers le rétablissement.
Programmation Architecturale :
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

« La structure Cap D’émergence » sera destinée pour les deux sexes ; hommes et femmes,
avec une capacité d’accueil de 40 personnes (40 lits), l’unité d’hébergement des hommes sera
séparée à celle des femmes.

 Entrée et Réception :
• Fonction : Accueillir les patients, les visiteurs et le personnel.
• Caractéristiques :
- Espace d’accueil avec comptoir de réception
- Salle d’attente confortable
- Accès contrôlé pour la sécurité.
 Chambres d’hospitalisation :
• Fonction : Hébergement privé et ou commune
• Caractéristiques :
- Chambres individuelles ou doubles
- Salle de bain privée équipé pour l’accessibilité (barres d’appui, douche de plain-pied)
- Fenêtres pour éclairage naturel
- Espaces de rangement suffisants
- Appels d’urgences dans chaque chambre et salle de bain.

 Espaces Communautaires :
 Fonction : Espace pour les activités sociales et de loisirs
 Caractéristiques :
- Salle à manger commune
- Salon pour les rencontres et la détente
- Salles polyvalentes pour les activités (ateliers, jeux, cinéma)
- Bibliothèque
- Salle de télévision.
 Espaces Extérieur :
 Fonction : Fournir des espaces verts pour la détente et les activités en plein air
 Caractéristiques :
- Zone de repos avec banes
- Espaces pour le jardinage.

 Services médicaux et Paramédicaux :


creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

 Fonction : Assurer les soins de santé nécessaires


 Caractéristiques :
- Infirmerie
- Cabinet de consultation pour médecin et spécialistes
- Salle de soins.

 Espaces de restaurant :
 Fonction : Préparation et service des repas
 Caractéristiques :
- Cuisine
- Salle à manger spacieuse
- Espaces pour les repas privées (pour les visiteurs).
 Espaces Administratifs :
 Fonction : Gestion administrative de la structure
 Caractéristiques :
- Bureau du personnel administratif
- Salle de réunion.

 Zone de service et de maintenance :


 Fonction : Assurer le bon fonctionnement de l’établissement
 Caractéristiques :
- Buanderie
- Zone de stockage pour les fournitures
- Espace de maintenance
 Espace de détente et de Bien-être :
 Fonction : Promouvoir le bien-être physique et mental
 Caractéristiques :
- Salle de gymnastique
- Salon de coiffure
- Spa ou salle de relaxation.
 Circulation et Accessibilité :
 Fonction : Faciliter les déplacements sécurisés des résidents
 Caractéristiques :
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

- Couloirs larges pour les fauteuils roulants


- Signalisations claires et visibles
- Eclairage adéquat.
Explication du Plan Schématique
 Entrée et Réception : Située à l’avant pour un accès facile
 Chambres: Groupées pour faciliter l’accès aux soins
 Espaces Communautaires : Placés au centre pour être accessibles à tous
 Services médicaux : Situés près des chambres pour des interventions rapides
 Espaces de Restauration : Proche des espaces communautaires pour encourager les
interactions sociales
 Espaces Administratifs : Placés à l’arrière pour la tranquillité
 Zones de services : Accessibles mais discrètes pour minimiser les nuisances
 Espaces de Détente : Centralisés pour un accès facile
 Espaces Extérieurs : Accessible depuis les espaces communautaires et les chambres

En effet cette programmation architecturale assure une répartition optimale des espaces pour
répondre aux besoins des résidents et du personnel.

Cadre juridique et fiscal

Il constitue l’un des points importants dans la création et le développement dans la mesure où
il permet à la structure d’exister en tant qu’une identité physique disposant d’une personnalité
morale susceptible à des modifications et pouvant bénéficier des avantages relatifs à son
statut. Pour diriger une maison de retraite, la création d’une société est indispensable. C’est la
forme juridique la plus adaptée. Plusieurs types conviennent pour la création d’une structure
psychiatrique médicalisée :

- Elle comprend l’obligation de plusieurs associés et dans ce cas, nous sommes tous
deux à porter le projet
- Création d’une société à responsabilité limité (SARL)
- Création d’une société par action simplifiée (SAS)
- Obtention des autorisations auprès des autorités compétentes (ARS, Préfecture)
- Recruter des professionnels qualifiés pour les différents postes de la structure
- Plan schématique avec légende du local
Description des tâches et responsabilités
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

La description de l’emploi, c’est une vue d’ensemble rapide de ce qu’on attend et l’analyse
doit définir le poste, sa finalité ses caractéristiques et ses capacités.

 Service de direction

Le Directeur : se trouve en tête de l'organisation de la structure c'est-à-dire qu'il dirige


l'ensemble du projet et ses fonctions principales sont de :

 Assurer la bonne marche de la structure


 Assurer la gestion : administrative et financière
 Prendre des décisions en cas de difficulté ou de besoin de la structure
 Contrôler les achats des matières premières et des équipements,

Secrétaire : Il ou elle assure le classement des dossiers et la bonne circulation des


informations au sein de la structure.

 Service administratif et financier

Comptable : II assure toutes les opérations comptables (gestion de trésorerie et dépenses,


recettes), la déclaration fiscale et le contrôle des achats des matières premières et des
équipements, l'établissement des états financiers de la structure, le paiement de salaire de
l'ensemble du personnel de la structure

Chauffeur : se charge de transporter l’équipe mobile et prend aussi en charge le transport du


malade dans l'ambulance, Il assure aussi l'entretien des voitures il sera aussi préférable de
recruter des personnels qui savent conduit afin de limiter les dépenses.

Agent de sécurité : Il garantit la sécurité de l'établissement tout entier plus précisément celle
des patients et personnels face à des patients agressifs.

Service contrôle et surveillance

 Médecin : Il ou elle assure la détermination et le contrôle périodique du malade


jusqu'à ce qu'il soit rétabli. Il assure le bon fonctionnement du service de contrôle, des
activités des infirmiers et des servants suppléent le directeur.
 Infirmiers : Il ou elle est le premier responsable de la santé mentale et les soins des
malades et assure aussi le contrôle du malade en cas d'absence du médecin.
 Laborantin : Il assure la fiabilité des produits avant le traitement en cas de défaillance
biologique.
Ressources humaines
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Les RH doivent être qualifiées, disponibles en nombre suffisant, et adaptées aux


besoins des résidents :
 Personnel médical et paramédical

Fonction Nombre estimé Rôle


Médecin spécialiste 1 Suivi médical ,
coordonnateur coordination des soins
Médecin généraliste 02 Contrôle de l’état générale
du patient
Infirmiers(ères) 2-3/jour Soins infirmiers , gestion
des traitements
Aides-soignants(es) 2-3/jour Soins d’hygiène , aide aux
repas , surveillance
Psychologues 1( temps partiel) Soutien psychologique des
patients et du personnel
 Personnel administratif et de gestion

Fonction Nombre estimé Rôle


Directeur(trice) 1 Gestion globale d
l’établissement
Secrétaire 1 Accueil, gestion des
dossiers administratifs
Comptable 1 Suivi budgétaire , paie ,
facturation

 Personnel d’appui

Fonction Nombre estimé Rôle


Agents d’entretien 2-3 Entretien les locaux

Agent de sécurité/ gardien 1-2 Sécurité des biens et des


personnes
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

Ressources matérielles

Les ressources matérielles sont les outils et les mobiliers de bureau, les matériels d’outillage.

Les matériels informatiques les matériels de transport. Nous présenterons dans le tableau ci
après la liste des matériels essentiels pour la maison de retraite

 Equipements médicaux
- Lits médicalisés et matelas anti-escarres
- Fauteuils roulants, déambulateurs
- Chariots de soins, tensiomètres, glucomètres
- Boites à pharmacie sécurisée
 Locaux adaptés
- Chambres individuelles ou doubles avec salle de bain adaptée
- Salle de soins et infirmerie
- Salle de rééducation
- Réfectoire, cuisine, buanderie
- Espaces communs : salons, salle d’activités, jardin sécurisée
 Matériel de loisirs et bien-être
- Jeux de société, matériel de peinture ou musique
- Téléviseurs, bibliothèque
- Matériels d’animation (vidéoprojecteur, sono)
- Equipement de relaxation (fauteuils massant, spa)
 Système de sécurité
- Appels malades dans chaque chambre
- Système de vidéosurveillance
- Détecteurs de fumée, extincteurs
- Rampes d’accès, sols antidérapants
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

CONCLUSION

Au terme de ce projet tutoré, il apparait clairement que la création de la structure ‘‘CAP


D’EMERGENCE’’ à Douala précisément dans le quartier Bépanda répond à un besoin de
santé publique réel, urgent et largement documenté. La situation de la santé mentale au
Cameroun , marquée par une offre de soins fragmentée ,insuffisante et concentrée sur
l’hospitalisation classique , justifie pleinement la conception d’une structure innovante
articulant trois dimensions complémentaires : des services fixes pour la prise en charge des
phases aigues , des services ambulatoires pour le suivi régulier des patients stabilisés ,et un
programme de réhabilitation psychosociale visant leurs réinsertions durable dans la
société .L’étude de faisabilité commerciale a confirmé l’existence d’un marché porteur et
insuffisamment couvert par la concurrence actuelle, qu’elle soit publique ou privée .La
creation d‘UNE STRUCTURE PSYCHIATRIQUE, offrant des
services ambulatoires et de reabilitation social.

stratégie marketing proposée ,fondée sur un réseau de prescripteurs médicaux ,une


communication digitale ciblée et un positionnement axé sur la complétude et l’humanité des
soins , constitue un levier solide. L’étude de faisabilité menée démontre la viabilité technique,
économique et sociale de l’initiative, grâce à une implantation stratégique, une offre de
services adaptée et une gestion rigoureuse. De plus, la rentabilité prévisionnelle du projet
renforce sa pertinence et son potentiel de durabilité. En alliant innovation, empathie et
rigueur, « CAP D’EMERGENCE » se présente comme une solution prometteuse et
exemplaire pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes souffrant de maladie
mentales, tout en valorisant les compétences professionnelles des porteurs du projet et en
contribuant au développement local.

Vous aimerez peut-être aussi