INTRODUCTION
Le présent document est conçu en vue de donner des informations suffisantes à
toute personne éprise du sens de recherche, notamment les étudiants qui sont appelé
demain à œuvrer dans le domaine de santé. Les carences enregistrées dans le chef du
personnel nouvellement recruté constitue le leitmotiv de la rédaction de ce document, qui, en
soit n’est que la reproduction des documents régissant le système de santé en RDC.
La Politique Nationale de la Santé (PNS) de la République Démocratique du Congo
(RDC) a été définie pour la première fois en 1984 et révisée en 2001 sur base des
recommandations des Etats Généraux de la Santé tenus en décembre 1999. Elle fait suite à
la souscription par notre pays aux déclarations internationales telles que : la déclaration
d’Alma Ata sur les Soins de Santé Primaires en 1978, la Charte Africaine de développement
sanitaire en 1980.
La PNS a pour but de promouvoir l’état de santé de la population congolaise en fournissant
un paquet de soins de santé de qualité, globaux, intégrés et continus avec la participation de
la communauté à la planification, la gestion des interventions et services de santé à travers
des organes de gestion de la Zone de Santé, dans un contexte global de la lutte contre la
pauvreté, ceci reposant sur le système de santé.
En fait, le système de santé constitue « les vaisseaux » dans lesquels va circuler la politique
nationale de la santé.
Ainsi, trouvons-nous utile de mettre à la disposition des étudiants les informations sur le
système de la santé, système dans lequel ils sont appelés à travailler demain.
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CHAPITRE 1 : SYSTEME DE SANTE
1.1. DEFINITION
C’est l’ensemble ordonné et cohérent de structures ayant des missions spécifiques chacune et qui
produisent des services de management et/ou des prestations.
Le monde est de plus en plus interconnecté et interdépendant. Les personnes, les biens et les
services connexes circulent facilement et rapidement entre les régions et les pays. Cela a contribué à
rendre complexe la mise en place de la sécurité sanitaire nationale et mondiale, et apporte à la fois
des défis et de nouvelles opportunités.
Les événements de santé publique les plus préoccupants sont ceux qui peuvent apparaître
localement et se propager à l'échelle mondiale, comme l'a montré la récente pandémie de COVID-19.
D'autres événements récents ont également démontré que l'état actuel des capacités de préparation
est insuffisant pour apporter une réponse efficace aux urgences de santé publique graves et de
grande ampleur.
Des événements majeurs tels que l'épidémie de virus Zika en Amérique latine, l'épidémie d'Ebola en
Afrique de l'Ouest et la pandémie de COVID-19 ont rappelé brutalement combien la préparation est
importante pour faire face à tous les types d'urgences sanitaires à tous les niveaux pour la sécurité
sanitaire mondiale.
Cette interdépendance constitue un système qui doit tourner et une mitigation doit ête de mise pour
réussir à établir un sécurité sanitaire.
Les systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire constituent une approche qui rassemble de
manière harmonieuse les efforts visant à renforcer les ressources et les capacités nécessaires à la
mise en œuvre du Règlement sanitaire international, les composantes des systèmes de santé et
celles d'autres secteurs pour une gestion efficace des urgences sanitaires, tout en maintenant la
continuité des services de santé essentiels.
1.2. OBJECTIFS
Les objectifs du cadre des systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire sont :
1) Promouvoir une compréhension commune de ce qu'impliquent les systèmes de santé
contribuant à la sécurité sanitaire et de la manière dont cela concourt à améliorer la sécurité
sanitaire nationale et mondiale.
2) Définir les composantes essentielles des systèmes de santé et des autres secteurs qui jouent
un rôle important pour faire face aux exigences imposées par les urgences sanitaires.
3) Expliquer comment les pays peuvent définir, prioriser et monitorer les actions et les
investissements en matière de sécurité sanitaire, de systèmes de santé et d'autres secteurs
pour une gestion multisectorielle et multidisciplinaire des urgences sanitaires en vue d'une
meilleure sécurité sanitaire mondiale.
4) Aider les partenaires et les donateurs à mieux soutenir les pays en matière de renforcement
de la sécurité sanitaire en identifiant les domaines dans lesquels davantage
d’investissements dans les systèmes de santé sont le plus nécessaires, la meilleure façon de
le faire et la manière dont le financement peut être maintenu.
5) Mettre en évidence les défis liés à la mise en œuvre des systèmes de santé contribuant à la
sécurité sanitaire.
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1.3. PRICIPES DIRECTEURS
Les principes directeurs du cadre des systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire sont
décrits ci-après.
Une approche tous risques
La gestion de l'ensemble des menaces et des situations d'urgence repose sur la reconnaissance de
l'existence d'éléments communs (et de capacités communes requises) dans la gestion des différents
types de risques, y compris dans les réponses face aux urgences.
Une approche basée sur les risques
Les risques que les urgences font courir aux communautés sont directement liés à l'exposition des
communautés aux dangers, à leur vulnérabilité à ces dangers et à leur capacité à y faire face. Les
pays doivent avoir une bonne compréhension des risques auxquels ils sont exposés aux niveaux local,
infranational et national. Les pays doivent construire et renforcer les capacités des systèmes de santé
contribuant à la sécurité sanitaire afin de répondre aux exigences imposées par les risques pertinents
identifiés. Cela contribuera à limiter les conséquences sanitaires et autres des situations d'urgence.
Une approche sociétale et multisectorielle
Les politiques nationales dans des secteurs autres que le secteur de la santé ont une incidence
majeure sur les facteurs de risque des maladies, et il est beaucoup plus facile de réaliser des
avancées en matière de santé en influençant les politiques publiques dans les secteurs pertinents
(tels que l'environnement, les transports, le commerce, la fiscalité, l'éducation, l'agriculture, le
développement urbain, l'alimentation et l'énergie) qu'en faisant des changements uniquement dans
les politiques de santé.
Les autorités nationales devraient par conséquent adopter une approche qui rassemble de multiples
secteurs et disciplines en matière de prévention et de lutte contre ces maladies.
À cette fin, l'OMS a publié un cadre de coordination pour la préparation multisectorielle.
En parallèle, d'autres parties prenantes apportent leur contribution et jouent un rôle important,
notamment les individus, les familles et les communautés, les organisations intergouvernementales
et les institutions religieuses, les parlements, la société civile, le monde universitaire, les médias, les
associations bénévoles et le secteur privé. Pour anticiper, prévenir et gérer efficacement les urgences
sanitaires, une approche Une seule santé, pangouvernementale et pansociale, en termes
d’engagement mulO niveaux, est nécessaire.
De nombreux auteurs décrivent cet engagement comme le meilleur moyen de faire face aux
urgences sanitaires, et les faiblesses de l'un ou l'autre des secteurs concernés doivent donc être
prises en compte dans les plans de préparation.
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Un environnement national favorable est indispensable
Pour que les principes directeurs susmentionnés deviennent une réalité opérationnelle, il est
nécessaire de créer un environnement favorable pour gérer efficacement les urgences sanitaires
dans tous les types de contextes.
Il s'agit d'une tâche complexe qui englobe diverses structures et processus tels que des cadres
juridiques appropriés, des mécanismes financiers solides et des structures de bonne gouvernance.
Les gouvernements, l'OMS et les partenaires ont tous un rôle clé à jouer pour assurer une
coordination harmonieuse de la préparation lors du renforcement de la contribution des systèmes de
santé à la sécurité sanitaire, conformément au Règlement sanitaire international.
1.4. LES COMPOSANTES DE SANTÉ CONTRIBUANT À LA
SÉCURITÉ SANITAIRE
Les systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire doivent tenir compte des objectifs de la
Couverture Santé Universelle (tous les individus doivent pouvoir accéder à des services de santé de
bonne qualité à un coût abordable) et de ceux de la sécurité sanitaire (réduire la vulnérabilité face
aux situations graves de santé publique qui mettent en danger la santé collective des populations, y
compris au-delà des frontières géographiques).
Cela implique des systèmes de santé capables de résister, d'absorber, de répondre, de s'adapter et
de se remettre des effets des urgences sanitaires de manière rapide et efficace. Les systèmes de
santé et les capacités de préparation aux situations d'urgence se renforcent mutuellement.
Le renforcement des systèmes de santé les rend plus résilients et plus à même de détecter et de
contrôler les épidémies avant qu'elles ne se propagent ; et l'amélioration des fonctions de santé
publique contribue à une gestion des cas de qualité et à des systèmes de surveillance et de réponse
solides, pour une détection et un contrôle précoces des maladies.
Des systèmes de santé solides sont donc essentiels à la sécurité sanitaire, et une meilleure sécurité
sanitaire est associée à des systèmes de santé plus résilients. Tirer parti des systèmes de santé
contribuant à la sécurité sanitaire consiste à développer, renforcer et maintenir les capacités du
RSI(Règlement sanitaire international) et des composantes du système de santé ainsi que des autres
secteurs dont dépendent les systèmes de santé.
Tout cela repose sur la présence de communautés résilientes qui s’impliquent dans des projets, des
interventions ou des activités portant sur des questions qui affectent leur bien-être, tant avant que
que pendant les urgences sanitaires.
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Le présent cadre s'appuie par conséquent sur
i) Les capacités du RSI,
ii) Les composantes additionnelles des systèmes de santé, et
iii) Les composantes d'autres secteurs (hors secteur de la santé) qui ont une
forte interdépendance avec le secteur de la santé et qui renforcent les
systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire.
Chacune de ces trois grandes composantes est décrite plus en détail ci-après.
1.4.1. DOMAINES THEMATIQUES A PRENDRE EN CONSIDERATION POUR RENFORCER LES
CAPACITES DES PAYS EN MATIERE DE SECURITE SANITAIRE
La sécurité sanitaire repose sur la mise en œuvre efficace des principales capacités du Règlement
sanitaire international (2005).
Le RSI 2005 est un instrument contraignant de droit international dont la finalité est de prévenir la
propagation internationale des maladies, de s'en protéger, de la contrôler et d'y apporter une
réponse de santé publique, d’une manière qui soit proportionnelle et limitée aux risques pour la
santé publique et qui évitent toute entrave inutile au trafic et au commerce internationaux.
Au niveau régional, la mise en œuvre du RSI est soutenue par des cadres régionaux, tels que la
surveillance intégrée des maladies et la riposte (SIMR) dans la région africaine, et la stratégie Asie-
Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et des urgences de santé publique.
Les domaines thématiques à prendre en considération pour renforcer les capacités des pays en
matière de sécurité sanitaire des exigences en matière de prévention, de détection, de riposte et de
récupération face aux urgences sanitaires :
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Cette liste a été établie sur la base des cadres existants et de leur série d'outils associés pour
soutenir le suivi et l'évaluation, le développement et le renforcement des principales capacités
du RSI.
Par ailleurs, elle inclut également les enseignements tirés des urgences majeures récentes en
matière de santé publique (notamment la pandémie de COVID-19). Le développement et le
maintien des principales capacités du RSI 2005 sont guidés par des actions collectives et
coordonnées décrites dans le cadre de suivi et d'évaluation du RSI de l'OMS et les outils
associés, notamment les références de l'OMS pour les capacités du RSI, les plans d'action
nationaux pour la sécurité sanitaire, les ateliers nationaux d’évaluation du RSI et des
Performances des services vétérinaires et l'outil stratégique d'évaluation des risques.
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1.4.2. SYSTEMES DE SANTE
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dispose d'un cadre qui décrit les systèmes de santé en
fonction de six composantes de base.
Ces dernières définissent les éléments essentiels que tous les systèmes de santé du monde (quelle
que soit leur organisation) doivent posséder pour atteindre leurs objectifs.
Ces composantes de base sont définies comme suit :
1. Le Leadership et la gouvernance consistent à veiller à ce qu’existent des cadres de politique
stratégique combinés à une supervision efficace, à la création de coalitions, à des
réglementations, à une attention portée à la conception des systèmes et à la responsabilisation.
2. Un personnel de santé performant est un personnel qui travaille de manière réactive, équitable
et efficace pour obtenir les meilleurs résultats possibles en matière de sécurité sanitaire, en
fonction des ressources disponibles et des circonstances (c'est-à-dire qu'il y ait suffisamment de
personnel réparti équitablement et qu’ils sont compétents, réactifs et productifs).
3. Un bon système de financement de la santé permet de mobiliser des fonds suffisants pour la
santé, de manière à ce que les individus puissent utiliser les services nécessaires et soient
protégés de la catastrophe financière ou de l'appauvrissement liés au fait de devoir payer de sa
poche de ces prestations. Il fournit des primes pour les prestataires et les utilisateurs de soin en
vue d’en assurer l’efficacité.
4. Des services de santé réactifs sont ceux qui fournissent des prestations de santé individuelles et
non individuelles efficaces, sûres et de qualité à ceux dans le besoin, au moment et à l'endroit
nécessaires, avec un minimum de gaspillage de ressources.
5. Un système d'information sanitaire efficace est un système qui garantit la production, l'analyse,
la diffusion et l'utilisation d'informations fiables et actualisées sur les déterminants de la santé,
les performances du système de santé et la situation sanitaire.
6. Un système de santé efficace garantit un accès équitable à des médicaments essentiels, des
vaccins et des technologies médicales, dont la qualité, la sécurité, l'efficacité et le rapport coût-
efficacité sont garantis, ainsi que leur utilisation fondée sur la science et économiquement
rationnelle.
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Les Fonctions essentielles de santé publique (FESP)
Étant donné la vaste portée et la nature intersectorielle des structures et des pratiques de santé
publique, une autre approche utilisée pour décrire les services qui relèvent de la santé
publique est celle des fonctions essentielles de santé publique (FESP).
Les fonctions essentielles de santé publique ont été décrites par Yach comme un ensemble
d'activités fondamentales qui portent sur les déterminants de la santé, protègent la santé d'une
population et traitent les maladies.
Depuis la publication de la première liste des FESP établie par l'OMS en 1998, les régions de
l'OMS, les États membres et d'autres acteurs de la santé mondiale y ont eu recours de manière
récurrente pour contribuer à définir les compétences en matière de santé publique et à
planifier les réformes des systèmes de santé. Le contenu des cadres des FESP peut être divisé
en deux catégories:
• Les fonctions transversales (horizontales), fondées pour l'essentiel sur les composantes
de base des systèmes de santé (gouvernance, financement, ressources humaines,
systèmes d'information sanitaire, recherche et participation sociale, et communication
en matière de santé)
• Les fonctions axées sur les services (verticales) qui comprennent les services de santé
publique traditionnels fournis par les systèmes de santé modernes (protection de la
santé, promotion de la santé, prévention des maladies, soins de santé, préparation aux
urgences de santé publique et autres fonctions verticales).
À la lumière de la description qui précède, il existe des liens évidents entre les FESP, les
composantes de base du système de santé et les capacités du RSI en matière d'urgences
sanitaires.
Soins de santé primaires (SSP)
La mise en place, le renforcement et le maintien des systèmes de santé devraient être fondés
sur l'adoption d'une approche axée sur les soins de santé primaires (SSP), lesquels contribuent
à une plus grande efficacité et équité dans les soins de santé, et à une plus grande sécurité
dans le secteur de la santé et au-delà de celui-ci.
L'approche axée sur les soins de santé primaires (SSP) constitue une base essentielle pour la
gestion des urgences et des risques sanitaires, ainsi que pour le renforcement de la résilience
des communautés et des pays. Les SSP reposent sur trois piliers interdépendants et
synergiques :
(a) des personnes et des communautés responsabilisées ;
(b) des politiques et des actions multisectorielles pour la santé ; et
(c) des services de santé solides et intégrés, avec des soins primaires de bonne qualité.
Grâce à ces trois piliers, les SSP favorisent non seulement une riposte efficace aux
situations d'urgence, mais également un système préparé et résilient capable de
prévenir les situations d'urgence, d'en atténuer les effets, d'y résister et de s'en
remettre, tout en continuant à fournir des services de santé essentiels. L'importance de
l'adoption d'une approche axée sur les SSP est également mentionnée dans un exposé
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de position sur la mise en place de systèmes de santé résilients pour la CSU et la
sécurité sanitaire.
1.4.3. AUTRES SECTEURS
Les systèmes de santé et les capacités du RSI ne peuvent, à eux seuls, couvrir tous les points
nécessaires pour pleinement garantir une prévention, une détection et une riposte opportunes,
pansociales et efficaces aux urgences de santé publique.
En effet, au-delà des éléments décrits précédemment, des capacités additionnelles provenant
d'autres secteurs sont nécessaires pour garantir une véritable approche pansociale en matière
de sécurité sanitaire mondiale. Cet impératif a été démontré lors de la pandémie de COVID-
19, qui a principalement touché les personnes vulnérables, affectées par des facteurs de risque
et des déterminants économiques et sociaux évitables.
Les sociétés forment un système adaptatif complexe, et tout changement apporté à l'une des
parties interconnectées du système se répercute sur l'ensemble du système.
Pour pleinement s'engager dans la sécurité sanitaire durable, il est nécessaire d'aller au-delà du
secteur de la santé et de s'intéresser à l'ensemble des déterminants et des actions en amont
nécessaires pour fournir durablement des systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire.
Cela inclut l'implication d'autres secteurs qui soutiennent les systèmes de santé, en particulier
la prestation de services et un personnel de santé adéquats. Les services de santé dépendent
par exemple de la fourniture adéquate de services essentiels, tels que l'approvisionnement en
eau potable et l'assainissement du milieu pour la prévention et le contrôle des infections (PCI)
et de l'approvisionnement continu en énergie pour faire fonctionner les appareils médicaux.
Un financement durable est également nécessaire pour garantir que ces capacités dans d'autres
secteurs ne diminuent pas avec le temps
Enfin, l'engagement communautaire est essentiel pour la sécurité sanitaire. La participation
inclusive des populations locales aux projets, interventions ou activités qui traitent de
questions touchant à leur bien-être est essentielle pour renforcer la résilience des
communautés et créer une capacité locale visant à prévenir, détecter et répondre aux urgences
sanitaires, pour ainsi juguler les menaces à la source.
Lorsqu'un pays est capable de prévenir, de détecter ou de traiter efficacement une menace
pour la santé publique, le principal bénéficiaire est la société dans son ensemble, compte tenu
des interdépendances critiques entre la santé et les autres secteurs.
Au-delà du secteur de la santé, d'autres acteurs bénéficient d'un monde plus sûr où les
urgences de santé publique ne se propagent pas à l'échelle mondiale et ont un impact limité
sur les voyages internationaux, le commerce et l'économie.
Les interdépendances de ces trois composantes des systèmes de santé contribuant à la sécurité
sanitaire (capacités du RSI, composantes des systèmes de santé et des autres secteurs) ont été
démontrées à plusieurs reprises dans les pays.
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1.4.4. SYNERGIE DES COMPOSANTES
Plutôt que représenter des entités distinctes, les éléments additionnels des composantes du système
de santé et d'autres secteurs peuvent être mis en correspondance et ajoutés à la liste proposée des
domaines techniques des capacités du RSI.
La contribution des systèmes de santé à la sécurité sanitaire allie les capacités et les composantes de
la sécurité sanitaire des systèmes de santé et d'autres secteurs qui agissent en synergie pour
répondre aux exigences imposées par les urgences sanitaires, y compris les menaces graves de
pandémie.
Ceci conduit à une meilleure sécurité sanitaire, à des systèmes de santé réactifs et résilients, à une
protection sociale et financière avec plus d’efficacité et à des populations en meilleure santé, comme
le montre la figure 2.
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1.5. DU CONCEPT A L’ACTION
Les pays désireux de passer d'une approche conceptuelle à des actions concrètes en matière de
systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire devraient
Tout d'abord évaluer les capacités existantes en matière de RSI, ainsi que l'état actuel
des composantes clés des systèmes de santé (les six composantes de base) et des autres
secteurs. Cela aidera les pays à identifier les lacunes existantes, qui peuvent entraver la
gestion des urgences sanitaires. L'évaluation des capacités du RSI et des systèmes de
santé peut être réalisée à l'aide des outils du cadre de suivi et d'évaluation du RSI, ainsi
que des cadres des systèmes de santé et de leur série d'outils associés, tels que les
évaluations des systèmes de santé.
Ensuite, il convient de remédier aux lacunes identifiées en élaborant des plans d'action
complets qui comblent les lacunes des systèmes de santé contribuant à la sécurité
sanitaire, notamment par le biais de plans d'action pour le RSI ou la sécurité sanitaire,
et de plans stratégiques nationaux pour le secteur de la santé. Ces plans devront définir
les actions et les activités requises pour remédier aux composantes essentielles
manquantes de la sécurité sanitaire, des systèmes de santé et des autres secteurs, grâce
à des ressources, des capacités et des systèmes organisationnels appropriés, capables
de travailler en synergie (plutôt qu'en parallèle) pour répondre aux exigences imposées
par les urgences sanitaires.
Troisièmement, les pays doivent mettre en œuvre les activités prévues pour le
développement des capacités, des ressources et des systèmes organisationnels des
systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire, tout en remédiant aux lacunes
identifiées. Les activités devraient être classées par ordre de priorité en fonction du
contexte de chaque pays et des ressources disponibles pour l’investissement, et
peuvent être tirées des actions suggérées dans les références de l'OMS pour les
capacités du RSI. De plus, les organismes partenaires et les donateurs devront
s'engager à soutenir les pays en matière de mise en œuvre, notamment en allouant des
fonds là où les investissements sont les plus nécessaires.
Enfin, avec la mise en œuvre, la maturation au fil du temps des systèmes de santé
contribuant à la sécurité sanitaire devra être monitorée et évaluée en permanence, en
utilisant les mêmes outils que ceux utilisés pour l'évaluation, et les difficultés de mise
en œuvre devront être identifiées et traitées afin d'améliorer de manière continue
l'efficacité de la gestion des urgences sanitaires.
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Le développement des capacités qui vise à renforcer les systèmes de santé contribuant à la sécurité
sanitaire, tout en relevant les défis identifiés par les évaluations, devrait être guidé par un modèle de
maturité. Celui-ci offre aux pays une représentation conceptuelle des actions graduelles à mettre en
œuvre pour développer les capacités de gestion des urgences sanitaires, en partant de leur état
actuel.
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1.6. LES RESSOURCES DE L'OMS (EN COURS DE
DÉVELOPPEMENT) POUR LA MISE EN ŒUVRE DE
SYSTÈMES DE SANTÉ CONTRIBUANT À LA
SÉCURITÉ SANITAIRE
Pour ce qui est de la mise en œuvre, l'OMS continuera de soutenir les États Parties dans le
cadre des activités proposées pour le renforcement des systèmes de santé contribuant à la
sécurité sanitaire, aux côtés des partenaires, des donateurs et des organisations internationales
et nationales. Outre ce cadre et la prochaine mise à jour des références de l'OMS pour les
capacités du RSI, de nombreux autres matériels et outils ont été mis à disposition, et d'autres
sont en cours d'élaboration, à cette fin. Notamment :
1. Un référentiel de tous les outils existants pour faciliter la mise en œuvre des
actions de référence pour le renforcement des capacités. (Bibliothèque de
référence portant sur les références de l'OMS pour les capacités du RSI)
2. Un ensemble de données permettant d'évaluer et de suivre les progrès des pays
en matière de mise en place des systèmes de santé contribuant à la sécurité
sanitaire. Cet ensemble de données rassemble les données disponibles sur les
systèmes de santé, la sécurité sanitaire et d'autres secteurs. Les résultats des
analyses seront résumés dans des tableaux de bord des systèmes de santé
contribuant à la sécurité sanitaire par pays.
3. Des formations universitaires et des formations professionnelles concernant les
systèmes de santé contribuant à la sécurité sanitaire sont en cours d'élaboration
et seront proposées gratuitement à des publics cibles dans le monde entier.
À plus long terme, le matériel et les outils liés aux systèmes de santé contribuant à la sécurité
sanitaire seront régulièrement téléchargés sur le portail SPH.
D'autres mises à jour sur les activités liées aux systèmes de santé contribuant à la sécurité
sanitaire seront régulièrement partagées sur cette plateforme, notamment des articles
scientifiques, des rapports de réunions et d'ateliers, etc.
Ceci aidera les pays à intégrer ce cadre dans leurs activités actuelles en matière de sécurité
sanitaire, à éliminer les cloisonnements entre les systèmes de santé, la sécurité sanitaire et les
autres secteurs, et à changer le paradigme pour une meilleure gestion des futures urgences
sanitaires.
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