0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues9 pages

Expose

La Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) est une institution de l'OHADA, créée pour harmoniser les règles juridiques en Afrique. Elle est composée de treize juges et exerce des fonctions juridictionnelles, arbitrales et consultatives, tout en étant investie de la capacité d'examiner intégralement les affaires. La procédure devant la CCJA comprend des étapes contentieuses, écrites et orales, avec l'obligation de représentation par un avocat.

Transféré par

zeusfrancky2
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues9 pages

Expose

La Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) est une institution de l'OHADA, créée pour harmoniser les règles juridiques en Afrique. Elle est composée de treize juges et exerce des fonctions juridictionnelles, arbitrales et consultatives, tout en étant investie de la capacité d'examiner intégralement les affaires. La procédure devant la CCJA comprend des étapes contentieuses, écrites et orales, avec l'obligation de représentation par un avocat.

Transféré par

zeusfrancky2
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

USTA Unité-Progrès-Justice

Vérité-foi-science

THEME 3 : CCJA, COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT

MEMBRES DU GROUPE PROFESSEUR : TRAORE


-BANDE DANIEL IDRISSA
-BARA DJALILA
-BATIONO MARIE PASCALE
-BAYALA NADEGE
-BAZIE FRANCK

BIBLIOGRAPHIE
. Traité OHADA
. [Link]
. Règlement de procédure de la CCJA
. OHADA droit de l’arbitrage
. Cours magistral de DJP

1
PLAN

INTRODUCTION

I. LA COMPOSITION DE LA CCJA
A. La structure de la CCJA
B. Les membres de la CCJA
[Link] FONCTIONNEMENT DE LA CCJA
A. Les fonctions de la CCJA
B. La procédure devant la CCJA

2
INTRODUCTION

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) est une institution clé de


l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA)
dont le but est d’uniformiser les règles juridiques applicables aux affaires en
Afrique. Juridiction supranationale, la CCJA a été mise en place en 1998. Le
traité OHADA du 17 Octobre 1993, signé à Port-Louis prévoit en son article 14
que la CCJA assure l’interprétation et l’application commune du traité OHADA
des règlements pris pour son application et des actes uniformes. Elle
harmonise donc la jurisprudence aussi bien à son niveau qu’au niveau des Etats
parties. Implantée en Cote D’ivoire et plus précisément à Abidjan et siégeant
en cassation, la CCJA est investie en plus de sa compétence juridictionnelle de
compétences consultatives et arbitrales lui permettant de mettre des avis sur la
manière d’interpréter le traité OHADA.
Dans le but de rendre notre exposé plus explicite, il serait préjudiciable pour
nous de d’aborder la composition de la CCJA en elle-même (I) afin de pouvoir
montrer comment fonctionne cette institution juridictionnelle (II)

I-LA Composition de la CCJA


S’agissant de la composition nous allons aborder la structure de la CCJA (A) et
ses membres (B).
A-La structure de la CCJA
La CCJA compte actuellement 3 chambres (deux chambres de cinq juges et une
troisième de trois juges). Les chambres sont présidées par le président de la
cour ou par l’un des vices président et sont constituées par ordonnances au
président de la cour. Son siège à Abidjan, mais elle peut tenir des audiences
foraines c’est-à-dire la cour peut toutefois, si elle le juge utile, se réunir en tout
autre lieu, sur le territoire d’un Etat partie, avec l’accord préalable de cet Etat
qui ne peut en aucun être impliqué financièrement. A sa création, la CCJA était
composée de sept juges. Les chefs d’Etats ont porté ce nombre à neuf lors de la
révision du traité constitutif de l’OHADA, le 17 Octobre 2008 et est investi le

3
conseil des ministres du pouvoir de procéder à de nouvelles augmentations en
cas de besoin.
Les sollicitations de la CCJA ne cessent de s’accroitre, ce qui augmente le
volume du contentieux. Ainsi, le conseil des ministres a élevé à treize le
nombre de juges, par décision N°04/2014/CM/OHADA du 24 juillet 2014 afin de
permettre à la cour de faire efficacement face à ce contentieux sans cesse
croissant. Depuis le 10 Avril 2015 la CCJA se compose de treize juges élus par le
conseil des ministres de l’OHADA pour un mandat de sept ans non
renouvelables. Ces juges son élus au scrutin secret par le conseil des ministres
sur la liste présentée par les Etats parties et comprenant deux candidats par
parties. Les juges élisent en leur sein un président et deux vices présidents
pour un mandat de trois ans et demi non renouvelables.

B-Les membres de la CCJA


Composé de 13 juges, le mandat des membres de la cour commence à courir
le 1er Janvier de l’année suivant leur élection. Le mandat d’un juge élu en
remplacement d’un autre juge, conformément à l’article 35 du traité,
commence à compter de la déclaration solennelle prévu par l’article 34 du
même traité. Tout membre de la cour conserve son mandat jusqu’à la date
d’entrée en fonction de son successeur. Dans l’exercice de leurs fonctions les
membres de la cour sont égaux indépendamment de l’âge de la date d’élection
ou de l’ancienneté de leurs fonctions. Les membres de la cour prennent rang
selon la date à laquelle ils sont entrés en fonction. Lors de son entré en
fonction tout membres de la cour doit faire devant celle-ci, en audience
publique, la déclaration suivante : « je déclare solennellement que j’exercerai
bien et fidèlement mes fonctions de juges en tout honneur et en toute
impartialité et que j’observerai scrupuleusement le secret de la délibération ».
La cour élit son président pour une durée de trois ans et six mois, sans que
cette durée ne puisse excéder celle du mandat de l’intéressé en tant que
membre de la cour. Le président n’est pas rééligible mais il peut toutefois être
réélu une fois au terme de son premier mandat si ce dernier lui à été conféré
pour une durée inférieure à trois ans et six mois, la durée du mandat de
président ne pouvant, en tout état de cause, avoir pour conséquence d’allonger
son mandat de juge au-delà de sept ans. L’élection du président se déroule
sous la direction du président sortant.

4
Les responsables actuelles de la CCJA sont :
. Président : César Apollinaire ONDO MVE
.1er vice-président : Djimasna NDONINGAR
.2nd vice-président : Robert SAFARI ZIHALIRWA
. Juges : Birika Jean Claude BONZI, Fodé KANTE, Mahamadou BERTE, Afiwa-
Kindéna Hohoueto,Claude Armand Demba, Esther NGO MOUTNGUI Epse
IKOUE, Arsène Jean Bruno MINIME, Mariano Esono NCOGO EWORO, Sabiou
MAMANE NAÏSSA, Mounetaga DIOUF
. Juristes référendaire : Jérémie WAMBO TOTCHOUM, Mamadou KONE, Charles
RIBGOALINGA,
. Greffier en chef : Acka Edmond ASSIEHUE
. Secrétaire général du centre d’arbitrage : Narcisse AKA

II- Le Fonctionnement de la CCJA


Aborder la question du fonctionnement de la CCJA, nous amène à prendre en
compte dans une première partie les fonctions que peut avoir la CCJA (A) pour
enfin aboutir dans une seconde partie à la procédure applicable devant elle (B).

A-Les fonctions de la CCJA


Parmi les institutions créées par le traité fondateur de l’OHADA figure la cour
commune de justice et d’arbitrage laquelle exerce trois fonctions essentielles :
-Une fonction juridictionnelle, en assurant l’interprétation et l’application des
actes uniformes et des règlements d’application,
-Une fonction d’arbitrage,
-Une fonction consultative quand les juridictions nationales, les Etats parties ou
le conseil des ministres de l’OHADA formulent des demandes d’avis sur des
questions relatives à l’interprétation et à l’application de ce droit.
Dans l’exercice de ses fonctions juridictionnelles, la CCJA rend les décisions qui
s’imposent aux juridictions nationales. En tant que juridiction de cassation, la
CCJA peut être saisie soit directement par l’une des parties suite à une décision
5
rendue par les juges du fond, soit sur renvoi des juridictions suprêmes
nationales statuant en cassation sur une affaire qui soulève des questions
relatives aux actes uniformes. En vertu de l’article 14 alinéa 5 du traité OHADA,
la CCJA dispose dans ce cas d’un pouvoir d’évocation qui lui confère le statut de
troisième degré de juridiction.
Il s’agit d’une innovation sans équivalent dans les autres organisations
d’intégration juridique. Elle présente l’avantage de conférer à la CCJA le droit
d’examiner intégralement une affaire, de la reformer, de corriger les erreurs de
qualification des juges du fond et de relever toutes les circonstances légales qui
accompagnent les faits. En prévoyant que la CCJA statue sans renvoi, le droit
OHADA présente l’avantage de faire gagner du temps et d’éviter les
divergences de solutions qui proviendraient des différentes cours d’appel des
Etats parties et le risque d’un second pourvoi. La jurisprudence ainsi unifiée
devrait permettre de dégager des arrêts de principe auxquels devront se
conformer les juges nationaux, juges de droit commun de l’application des
actes uniformes.
L’autre innovation de la CCJA réside dans sa fonction arbitrale. La CCJA est un
centre d’arbitrage. Elle ne tranche pas elle-même les différends mais nomme
ou confirme les arbitres. Elle est informée du déroulement des instances et
examine les projets de sentences conformément à l’article 24 du traité. Au
contraire de la cour de la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), la CCJA
peut accorder l’exequatur aux sentences arbitrales et leur conférer ainsi un
caractère exécutoire dans tous les Etats membres. L’arbitrage CCJA n’est
possible que dans les litiges d’ordre contractuel. Il innove par rapport à la
législation antérieure à l’OHADA dans la plupart des Etats membres qui ne
reconnaissaient la validité de la convention d’arbitrage qu’en matière
commerciale. A l’instar des arbitrages modernes, la procédure arbitrale de la
CCJA est confidentielle.
Avec ces trois fonctions consultatives, juridictionnelle et arbitrale, la CCJA est
une institution utile dans le processus d’harmonisation du droit des affaires en
Afrique, qui devra sans doute se reformer pour permettre un traitement plus
rapide des affaires. Une inflation du contentieux, signe d’une mondialisation du
droit.

B-La procédure devant la CCJA

6
A ce niveau on distingue la procédure contentieuse, celle écrite et enfin la
procédure orale.
*La procédure contentieuse
Selon l’article 23 du règlement n°2014-01 de procédure de la CCJA, le ministère
d’Avocat est obligatoire devant la cour. Est admis à exercer ce ministère toute
personne pouvant se présenter en qualité d’Avocat devant une juridiction de
l’un des Etats parties au traité. Il appartient à toute personne se prévalant de
cette qualité d’en apporter la preuve à la cour. Elle devra en outre produire un
mandat spécial de la partie qu’elle représente. L’Avocat dont le comportement
est incompatible avec la dignité de celle-ci ou qui use des droits qu’il tient de
ses fonctions à des fins autres que celles pour lesquelles ces droits lui ont été
reconnus peut, après avoir été entendu, être exclu à tout moment de la
procédure par ordonnance du président de la cour. Cette ordonnance est
immédiatement exécutoire. De plus, lorsqu’un Avocat se trouve exclu de la
procédure, celle-ci est suspendue jusqu’à l’expiration d’un délai fixé par le
président pour permettre à la partie intéressée de désigner un autre Avocat.
Les Avocats qui se présentent devant la cour en vertu du mandat spécial,
jouissent de l’immunité pour les paroles prononcées et les écrits produits
relatifs à la cause ou aux parties.
*La procédure écrite
Le règlement n°2014-01 de la procédure de la CCJA en son article 27, dispose
que l’original de tout acte de procédure doit être signé par l’Avocat de la partie.
Cet acte, accompagné de toutes les annexes qui y sont mentionnées, est
présenté avec une copie pour la cour, et autant de copies qu’il y’a de parties en
cause. Ces copies sont certifiées conformes par la partie qui les dépose. Tout
acte de procédure est daté. Au regard des délais de procédure, seule la date de
dépôt au greffe sera prise en considération. A tout acte de procédure est
annexé un dossier contenant les pièces et documents invoqués à l’appui et
accompagné d’un bordereau de ces pièces et documents. Si, en raison du
volume d’une pièce ou d’un document, il n’en est annexé à l’acte que des
extraits, la pièce ou le document entier ou une copie complète est déposé au
greffe.
Les langues de travail de la cour sont celles de l’OHADA, conformément à
l’article 42 du traité révisé. La langue de procédure est choisie par le requérant,
sous réserve de certaines dispositions :
7
-si le défendeur est un Etat partie, la langue de procédure est la langue
officielle de cet Etat ;
-dans le cas où il existe plusieurs langues officielles, le requérant a la faculté de
choisir celle qui lui convient.
La langue de procédure est notamment employée dans les mémoires et
plaidoiries des parties, y compris les pièces et documents annexés, ainsi que les
procès-verbaux et décisions de la cour. Toute pièce et tout document produits,
annexés et rédigés dans une autre langue sont accompagnés d’une traduction
dans la langue de procédure. Toutefois, dans le cas de production de pièces et
documents volumineux, des traductions en extraits peuvent être présentées. À
tout moment, la cour peut exiger une traduction plus complète ou intégrale,
soit d’office, soit à la demande d’une des parties.
Quand la cour est saisie par l’une des parties à l’instance par la voie du recours
en cassation prévu au troisième alinéa de l’article 14 du traité OHADA, le
recours est présenté au greffe dans les deux mois de la signification ou de la
décision attaquée par l’Avocat du requérant. Le recours contient :
-les noms et domicile du requérant ;
-les noms et domiciles des autres parties à la procédure devant la juridiction
nationale et de leur Avocat ;
-les conclusions du requérant et les moyens invoqués à l’appui de ces
conclusions.
Le recours en cassation est fondé sur :
*la violation de la loi ;
*l’incompétence et l’excès de pouvoir ;
*la violation des formes prescrites par la loi à peine de nullité ;
*le défaut, l’insuffisance ou la contrariété des motifs ;
*l’omission ou le refus de répondre à des chefs de demandes ;
*la dénaturation des faits de la cause ou des pièces de la procédure ;
*le manque de base légale ;
*la perte de fondement juridique ;

8
*le fait de statuer sur une chose non demandée ou d’attribuer une chose au-
delà de ce qui a été demandé.
Lorsque la cour est manifestement incompétente pour connaitre du recours ou
lorsque celui-ci est manifestement irrecevable ou manifestement non fondé,
elle peut à tout moment par décision motivée, se déclarer incompétente,
déclarer le recours irrecevable ou le rejeter.

*La procédure orale


La procédure devant la cour est essentiellement écrite. Toutefois la cour peut,
à la demande de l’une des parties, organiser dans certaines affaires une
procédure orale. En pareil cas, le Greffier en chef informe les parties de la
décision prise et de la date de l’audience, telle que fixée par le Président.

Vous aimerez peut-être aussi