Maths
Maths
Chapitre 1
Fiche de réussite
Notions et mots-clés (ce que je dois savoir)
1.3 – Qu’obtient-on lorsqu’on enregistre un 1.4 – Lors d’un séisme, que fait la masse
séisme ? suspendue dans le sismographe ?
A – Un sismographe contenu dans le A – Elle vibre comme le sol.
sismomètre B – Elle reste immobile pendant que le
B – Un altimètre sol bouge.
C – Un sismogramme C – Elle s’écrase au sol.
D – Un sismographe D – Elle enregistre les sons.
1.5 – Quel est le nom de la première onde 1.6 – Que mesure la magnitude d’un séisme ?
enregistrée lors d’un séisme ? A – L’énergie libérée par le séisme
A – Onde T B – Les dégâts visibles
B – Onde S C – La durée du séisme
C – Onde de surface D – Le bruit ressenti
D – Onde P
1.7 – Le séisme de Bam a été enregistré : 1.8 – Les enregistrements du séisme de Bam
A – en même temps dans les trois montrent qu’un séisme :
stations. A – se propage que vers le nord.
B – en premier à la station de Djibouti. B – se propage que vers l’ouest.
C – en premier à la station de C – se propage que dans deux sens.
Saint-Sauveur. D – se propage dans toutes les
D – en premier à la station de Guyane. directions.
1.9 – Quelle est l’échelle utilisée aujourd’hui 1.10 – Que représente l’épicentre d’un séisme ?
pour mesurer la magnitude ? A – Le point où l’intensité est maximale.
A – L’échelle Mercalli B – Le point le plus profond sous la
B – L’échelle de Shindo Terre.
C – L’échelle de moment (Mw) C – Le point où le séisme est le moins
D – L’échelle de Richter fort.
D – Le lieu du premier enregistrement
sismique.
2 – À partir du document donné par le professeur, présenter à l’oral, en binôme et en 2 minutes
maximum la date, l’épicentre, la magnitude du séisme ainsi que ces conséquences : (C2 et 3)
➢ les dégâts matériels ;
➢ les victimes humaines ;
➢ les impacts sur le paysage ou les manifestations directes sur le paysage.
Magni- Nombre de Dégâts Impacts sur le
Séismes Date Épicentre
tude victimes matériels paysage
Arrêt d’une
quinzaine de
réacteurs
Faille, tsunami,
11 mars nucléaires,
130 km de 23 000 morts zones
Tōhoku 9 villes
2011 Sendai et disparus devenues
devenues
radioactives
radioactives,
147 milliards
d’euros
62 communes Secousses
1 mort
atteintes, 2283 ressenties sur
13 août 2 km 20 blessés
immeubles plusieurs
Arette 5,3 Nombreux
1967 d’Arette communes,
sinistrés dont 340 jusqu’en
irréparables Espagne
Glissement de
terrain,
mégatsunami
Ponts, quais,
9 juillet 20 km de 1 couple mort arrachant
Lituya câbles
8,3 Sans blessés végétation et
Bay 1958 la baie sous-marins
graves sol, fissures
abîmés
dans le sol,
éruptions de
sable
100 000
bâtiments
détruits et
nombreuses
infrastructures Liquéfaction,
6 400 et 6 500
touchées affaissement
morts (écoles, des sols
17 janvier 20 km de 43 800 blessés hôpitaux, artificiels,
Kobe 7,3
1995 Kobe 300 000 sans ponts, quartiers
abri et autoroute, ravagés,
déplacés réseaux déformation
eau/électrique du sol : faille
)
100 à 200
milliards de
dollars
85 % des
Effondre-
bâtiments
ments du sol,
détruits,
300 000 voire des affaisse-
nombreuses
28 juillet 110 km de 7,6 à 655 000 morts ments,
Tangshan infrastructures
1976 Pékin 7,8 700 000 glissements de
touchées
blessés berges,
(routes, ponts,
cratères
voies ferrées,
sableux dans
réseaux
eau/électrique les zones
) humides
10 milliards de
yuans (1
milliard
d’euros
environ)
80 % des
bâtiments
détruits,
Liquéfaction
routes
595 morts du sol,
détruites,
Lima et 15 août 150 km de 2 291 blessés glissements de
8 ponts
de Pisco 2007 Lima Milliers de terrain et
sans abri effondrés,
crues côtières,
réseaux
animaux morts
électriques et
téléphoniques
coupés
Milliers de
bâtiments
détruits, Faille,
17 127 et infrastructures déplacements
18 373 morts de transports horizontaux de
43 000 blessés touchées 2 à 5 m,
100 km 5 840 (autoroutes, glissements de
17 août 7,4 à
Izmit d’Istam- personnes ponts, voies terrain,
1999 7,6
bul portées ferrées), affaissements
disparues réseaux sous-marins
250 000 sans électriques et provoquant
abri téléphoniques des
effondrés, 6,5 inondations
et 23 milliards
de dollars
Glissement de
Destruction de
terrain,
bâtiments,
mini-tsunami
25 km voies ferrées,
6 octobre terrestre,
Ashgabat d’Ashga- 7,3 176 000 morts réseaux
1948 bouleverse-
bat électriques et
ment du relief,
téléphoniques
fissures,
touchés
ruptures du sol
400 bâtiments
30 000 à 45
19 sept. 320 km de 8,0 à effondrés, Liquéfaction
Mexique 000 décès
1985 Mexico 8,1 3000 avec des du sol
30 000 blessés
dommages
250 000 à 700 graves, voies
000 sans abri ferrées,
réseaux
électriques,
eau et
téléphoniques
touchés
70 à 90 % des
constructions
détruites ou
gravement
endommagées Liquéfaction
26 déc. 10 km de 43 000 morts citadelle Arg-e du sol, jets de
Bam 6,6
2003 Bam 30 000 blessés en partie sable, fissures
détruite, du sol
hôpitaux,
réseaux
électriques et
eau touchés
400 bâtiments
72 morts détruits, des
9 000 blessés milliers Liquéfaction
30 km de 1 600 endommagés, du sol,
Northrid- 17 janvier
Los 6,7 personnes autoroutes et glissements de
ge 1994
Angeles hospitalisées ponts détruits, terrain,
22 000 sans pannes de fissures du sol
abri différents
réseaux
50 000
maisons ont
été détruites Glissement de
8 sept. 72 km de 2 960 morts ou terrain,
6,8 à
Maroc Marra-
2023 6,9 5 674 blessés endommagées liquéfaction du
kech
, sol
effondrement
s des rues
Tableau de comparaison de différents séismes meurtriers avec leurs caractéristiques
Bilan 1 : Un séisme est une mise en mouvement brève et brutale du sol. Il entraîne des
modifications parfois visibles dans les paysages (faille, déformation du sol, tsunami, etc.), la
destruction des infrastructures humaines et un fort impact négatif sur la population (décès,
blessés, sinistrés, etc.).
Les séismes sont enregistrés par des sismographes qui permettent de surveiller l’activité
sismique du globe terrestre. L’enregistrement obtenu ou sismogramme indique qu’un séisme se
propage sous forme d’ondes sismiques (de différents types) qui se dispersent dans toutes les
directions. Il permet de mesurer la magnitude d’un séisme, c’est-à-dire sa puissance.
La magnitude ne doit pas être confondue avec l'intensité d'un séisme. L’intensité est mesurée
d’après l’importance des dégâts et du ressenti. Elle est maximale à l’épicentre du séisme puis
diminue progressivement lorsqu’on s’éloigne de celui-ci.
Document 1a : Le principe et le fonctionnement du sismographe
Un séisme est une série de secousses du sol. Les premières manifestations d’un séisme peuvent se
voir grâce à un sismographe. Les vibrations provoquées par un séisme sont dues à des ondes
sismiques qui se propagent dans toutes les directions. Les ondes sont enregistrées par un
sismographe : le socle de l'appareil et le cylindre enregistreur (fixés au sol) vibrent, la masse
suspendue tend à rester immobile. Les mouvements du sol enregistrés sont verticaux ou
horizontaux. Le sismographe donne un tracé ondulatoire qu'on appelle un sismogramme.
Remarque : Les termes sismomètre et sismographe sont souvent utilisés comme synonymes, mais
ils ont une nuance de différence :
➢ Le sismomètre est l’appareil de mesure lui-même. Il sert à détecter et enregistrer les
mouvements du sol lors d’un séisme. Il mesure les ondes sismiques.
➢ Le sismographe est l’ensemble du système qui comprend le sismomètre (capteur) et le
dispositif d’enregistrement (papier, écran, support numérique…).
Document 1b : Schémas simplifiés de sismographes pour les vibrations verticales du sol (à gauche)
et pour vibrations horizontales du sol (à droite)
La magnitude est la puissance d’un séisme, c’est-à-dire l’énergie libérée lors du séisme liés aux
fractures du sous-sol de la Terre. L’échelle de Richter est un exemple d’échelle qui permet de
déterminer la magnitude d’un séisme. C’est une échelle ouverte qui part de 0 à l’infini. Maintenant,
on préfère utiliser l'échelle de magnitude de moment (Mw). Le maximum qui a été enregistré est
celui de Valdivia (de magnitude 9,5) qui a eu lieu au Chili le 22 mai 1960, suivi d’un tsunami
dévastateur.
Énergie libérée
Fréquence
Magnitude Description (équivalence par Tonnes Effets et exemples
en séismes
en TNT/explosif)
Généralement non
1000 par
2 Très mineur 0,0015 ressenti mais
jour
détecté/enregistré
Glissement de roches de 2
4 Léger 15 6200 par an
à 5 cm
Glissement de roches de
15 000 (1,2 fois la bombe
6 Fort 20 à 50 cm (Séisme de 120 par an
atomique d’Hiroshima)
Bam en 2003 avec 6,6)
Glissement de roches de 5
15 000 000 (1200 fois la
8 Important à 10 m (Séisme de San 1 par an
bombe d’Hiroshima)
Francisco en 1906 avec 8)
Remarque : Deux paramètres sont utilisés pour mesurer la force des séismes : la magnitude et
l’intensité. Il ne faut pas les mélanger.
En effet, la magnitude caractérise l’énergie libérée par la rupture de faille à l’origine des secousses,
tandis que l’intensité est liée à l’effet des secousses à un endroit donné (par exemple : ressenti des
habitants, chute d’objets, dégâts…).
Le séisme n’ayant pas les mêmes effets partout, l’intensité sismique varie d’un site à un autre pour
un même séisme alors que la magnitude est la même pour un séisme donné.
D’après [Link]
On peut évaluer l’intensité d’un séisme d’après les dommages observés dans une région sinistrée :
on a établi alors des échelles basées sur les dégâts et le ressenti. On peut alors tracer des lignes
isoséistes comme indiquées sur la carte ci-dessus. Dans la zone de forte intensité, on trouve
l'épicentre du séisme, c'est-à-dire l'endroit où l'intensité du séisme est maximale et donc l’endroit
d’où provient le séisme. Différentes échelles ont été utilisées comme l’échelle Mercalli ou l’échelle
MSK (Medvedev-Sponheuer-Karnik). Maintenant, en Europe, les sismologues préfèrent utiliser pour
les séismes actuels une échelle plus récente et améliorée appelée EMS 98 (European macroseismic
scale 1998) depuis le 1er janvier 2000. En Amérique du Nord, on utilise plutôt l’échelle MMI (échelle
Mercalli modifiée). Le Japon utilise sa propre échelle d’intensité (échelle de Shindo). En effet, les
échelles sont adaptées au type de constructions locales.
Situation de départ : La Turquie est une région géologiquement très active avec quelques volcans
et des séismes :
➢ Séismes de Kahramanmaras : le 6 février en 2023 de magnitude 7,5 et 7,8 (avec de
nombreuses répliques) à la frontière Turquie et Syrie faisant 56 000 morts ;
➢ Séisme d’Izmit : le 17 août 1999 de magnitude 7,2 à 7,6, proche d’Izmit (17 km).
On aimerait connaître l’origine de cette zone géologiquement très active notamment au niveau
des séismes.
Bilan 2 : Un séisme est dû à une rupture brutale et imprévisible (donc la prédiction des séismes
est pour l’instant impossible) des roches en profondeur sous l’action de contraintes (forces) qui
s'exercent sur ces roches. Cette rupture se produit au niveau du foyer qui se trouve à l'exacte
verticale de l'épicentre en surface.
Lors d'un séisme, de l'énergie est libérée (donnée par la magnitude du séisme). Cette énergie
libérée peut entraîner une forte intensité si le foyer est proche de la surface (peu profond par
rapport à l’épicentre).
Des déplacements à la surface de la Terre exercent des contraintes sur les roches du sous-sol. Les
roches qui sont rigides, finissent par casser lorsque l’énergie accumulée est trop importante au
niveau d’une faille existante et forme alors le séisme.
Document 1 : Les déplacements de la faille qui traverse la Turquie mesurés par satellite
Remarque : Une contrainte est une force qui s'applique sur les roches à un endroit donné et qui
peut provoquer leur rupture.
Document 3 : Comment modéliser un séisme ?
Pour vérifier l’hypothèse, on va devoir concevoir une expérience. Seulement nous ne pouvons pas
provoquer de séisme ni l’observer directement dans la nature.
Il va donc falloir en reproduire un en laboratoire : nous allons donc faire un modèle de séisme !
Un modèle est une représentation simplifiée de la réalité qui permet de comprendre un
phénomène. Chaque partie du modèle représente un élément du réel.
Situation de départ : On a remarqué que certaines zones sur Terre étaient plus susceptibles de
subir des séismes ou du volcanisme.
Bilan 3 : Les séismes et les volcans sont alignés et particulièrement fréquents au niveau des
limites de plaques lithosphériques.
Certains volcans actifs sont isolés. Le volcanisme effusif se retrouve au niveau des zones
d’éloignement et le volcanisme explosif se retrouve surtout au niveau des zones de
rapprochement. Il existe des zones de coulissage.
La répartition des séismes et des volcans au niveau des reliefs de la Terre font penser que sa
surface est divisée en vastes zones stables (pas ou peu actives) : les plaques lithosphériques.
Document : Protocole d’utilisation de Tectoglob3D