0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues20 pages

Maths

Le document traite des séismes, de leur origine, de leur répartition et des méthodes d'enregistrement. Il présente les concepts clés tels que l'intensité, la magnitude, l'épicentre et les appareils de mesure comme le sismographe. Des exemples de séismes historiques illustrent leurs conséquences sur le paysage et la population, ainsi que les techniques utilisées pour surveiller et analyser ces événements.

Transféré par

chette399
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues20 pages

Maths

Le document traite des séismes, de leur origine, de leur répartition et des méthodes d'enregistrement. Il présente les concepts clés tels que l'intensité, la magnitude, l'épicentre et les appareils de mesure comme le sismographe. Des exemples de séismes historiques illustrent leurs conséquences sur le paysage et la population, ainsi que les techniques utilisées pour surveiller et analyser ces événements.

Transféré par

chette399
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Les séismes, origine et répartition

Chapitre 1
Fiche de réussite
Notions et mots-clés (ce que je dois savoir)

​Séisme (intensité, magnitude), épicentre, sismographe/sismomètre, sismogramme, faille,


tsunami
​Foyer, contraintes (forces), libération d’énergie
​Répartition des séismes et des volcans

Compétences et exemples de consignes (ce que je dois savoir faire)

​Expliquer ce qu’est un séisme.


​Décrire les conséquences d’un séisme à partir d’un exemple (sur le paysage, sur la
population humaine, etc.).
​Expliquer comment on enregistre et on surveille un séisme.
​Décrire un sismogramme afin de déterminer les temps d’arrivée.
​Décrire et expliquer le déclenchement d’un séisme.
​Concevoir un modèle pour simuler un séisme à partir d’exemples de matériel.
​Critiquer le modèle d’un séisme par rapport à la réalité.
​Expliquer l’origine d’un séisme à partir d’un exemple.
Ch1 - Activité 1 Les manifestations d’un séisme et enregistrement
Je suis capable de (compétences travaillées) :
C1 : Exploiter un document constitué de divers supports : textes, schéma, tableau.
C2 : Expliquer un phénomène à l’oral à partir d’un support visuel.
C3 : Communiquer sur ses démarches, ses résultats et ses choix, en argumentant.

Situation de départ : En allant sur le site du


BCSF-Renass (Bureau central et sismologique français
- Réseau national de surveillance sismique) qui
répertorie les séismes récents, on peut constater que
la France est soumise à de nombreux séismes pour la
plupart peu ressentis. Les séismes sont donc des
événements très courants. Mais certains peuvent être
dangereux voire meurtriers.
Site : [Link]

Problème : Comment se manifeste un séisme ?

1 – À partir de l’ensemble des documents, compléter le QCM ci-dessous en cochant la bonne


réponse : (C1)

1.1 – Qu’est-ce qu’un séisme ? 1.2 – Quel appareil permet de détecter et


​A – Une éruption volcanique enregistrer les ondes sismiques ?
​B – Une série de secousses du sol ​A – Un sismographe contenu dans le
​C – Un tsunami sismomètre
​D – Un changement de sol ​B – Un altimètre
​C – Un sismogramme
​D – Un sismographe

1.3 – Qu’obtient-on lorsqu’on enregistre un 1.4 – Lors d’un séisme, que fait la masse
séisme ? suspendue dans le sismographe ?
​A – Un sismographe contenu dans le ​A – Elle vibre comme le sol.
sismomètre ​B – Elle reste immobile pendant que le
​B – Un altimètre sol bouge.
​C – Un sismogramme ​C – Elle s’écrase au sol.
​D – Un sismographe ​D – Elle enregistre les sons.

1.5 – Quel est le nom de la première onde 1.6 – Que mesure la magnitude d’un séisme ?
enregistrée lors d’un séisme ? ​A – L’énergie libérée par le séisme
​A – Onde T ​B – Les dégâts visibles
​B – Onde S ​C – La durée du séisme
​C – Onde de surface ​D – Le bruit ressenti
​D – Onde P
1.7 – Le séisme de Bam a été enregistré : 1.8 – Les enregistrements du séisme de Bam
​A – en même temps dans les trois montrent qu’un séisme :
stations. ​A – se propage que vers le nord.
​B – en premier à la station de Djibouti. ​B – se propage que vers l’ouest.
​C – en premier à la station de ​C – se propage que dans deux sens.
Saint-Sauveur. ​D – se propage dans toutes les
​D – en premier à la station de Guyane. directions.

1.9 – Quelle est l’échelle utilisée aujourd’hui 1.10 – Que représente l’épicentre d’un séisme ?
pour mesurer la magnitude ? ​A – Le point où l’intensité est maximale.
​A – L’échelle Mercalli ​B – Le point le plus profond sous la
​B – L’échelle de Shindo Terre.
​C – L’échelle de moment (Mw) ​C – Le point où le séisme est le moins
​D – L’échelle de Richter fort.
​D – Le lieu du premier enregistrement
sismique.
2 – À partir du document donné par le professeur, présenter à l’oral, en binôme et en 2 minutes
maximum la date, l’épicentre, la magnitude du séisme ainsi que ces conséquences : (C2 et 3)
➢​ les dégâts matériels ;
➢​ les victimes humaines ;
➢​ les impacts sur le paysage ou les manifestations directes sur le paysage.
Magni- Nombre de Dégâts Impacts sur le
Séismes Date Épicentre
tude victimes matériels paysage

Arrêt d’une
quinzaine de
réacteurs
Faille, tsunami,
11 mars nucléaires,
130 km de 23 000 morts zones
Tōhoku 9 villes
2011 Sendai et disparus devenues
devenues
radioactives
radioactives,
147 milliards
d’euros

290 000 morts


estimées
Tsunami (35 m
160 km de 125 000 130 milliards
26 déc. de hauteur,
la côte 9,1 à blessés de dollars de
Sumatra vitesse de 800
2004 indo- 9,3 46 000 dégâts
km/h),
nésienne disparus matériels
inondation
1,69 million
déplacés

280 000 morts


300 000
blessés Nombreux
1,3 million de bâtiments Sans doute
12 janvier 25,3 km
7,0 à sans-abris détruits (palais faille,
Haïti de Port-
2010 7,34 Conditions national, déformation
au-Prince
sanitaires cathédrale, du sol
dégradées etc.)
(épidémie de
choléra)
Affaissement
du sol,
inondations
1 000 et 6 000 durables,
morts Destruction de
22 mai 570 km de glissement de
9,5 3 000 blessés bâtiments,
Valdivia terrains,
1960 Santiago plusieurs pays
2 millions de apparition de
touchés
sans abri marécages,
tsunami,
éruption d’un
volcan

62 communes Secousses
1 mort
atteintes, 2283 ressenties sur
13 août 2 km 20 blessés
immeubles plusieurs
Arette 5,3 Nombreux
1967 d’Arette communes,
sinistrés dont 340 jusqu’en
irréparables Espagne

Glissement de
terrain,
mégatsunami
Ponts, quais,
9 juillet 20 km de 1 couple mort arrachant
Lituya câbles
8,3 Sans blessés végétation et
Bay 1958 la baie sous-marins
graves sol, fissures
abîmés
dans le sol,
éruptions de
sable

100 000
bâtiments
détruits et
nombreuses
infrastructures Liquéfaction,
6 400 et 6 500
touchées affaissement
morts (écoles, des sols
17 janvier 20 km de 43 800 blessés hôpitaux, artificiels,
Kobe 7,3
1995 Kobe 300 000 sans ponts, quartiers
abri et autoroute, ravagés,
déplacés réseaux déformation
eau/électrique du sol : faille
)
100 à 200
milliards de
dollars

85 % des
Effondre-
bâtiments
ments du sol,
détruits,
300 000 voire des affaisse-
nombreuses
28 juillet 110 km de 7,6 à 655 000 morts ments,
Tangshan infrastructures
1976 Pékin 7,8 700 000 glissements de
touchées
blessés berges,
(routes, ponts,
cratères
voies ferrées,
sableux dans
réseaux
eau/électrique les zones
) humides
10 milliards de
yuans (1
milliard
d’euros
environ)

80 % des
bâtiments
détruits,
Liquéfaction
routes
595 morts du sol,
détruites,
Lima et 15 août 150 km de 2 291 blessés glissements de
8 ponts
de Pisco 2007 Lima Milliers de terrain et
sans abri effondrés,
crues côtières,
réseaux
animaux morts
électriques et
téléphoniques
coupés

Milliers de
bâtiments
détruits, Faille,
17 127 et infrastructures déplacements
18 373 morts de transports horizontaux de
43 000 blessés touchées 2 à 5 m,
100 km 5 840 (autoroutes, glissements de
17 août 7,4 à
Izmit d’Istam- personnes ponts, voies terrain,
1999 7,6
bul portées ferrées), affaissements
disparues réseaux sous-marins
250 000 sans électriques et provoquant
abri téléphoniques des
effondrés, 6,5 inondations
et 23 milliards
de dollars

Glissement de
Destruction de
terrain,
bâtiments,
mini-tsunami
25 km voies ferrées,
6 octobre terrestre,
Ashgabat d’Ashga- 7,3 176 000 morts réseaux
1948 bouleverse-
bat électriques et
ment du relief,
téléphoniques
fissures,
touchés
ruptures du sol

400 bâtiments
30 000 à 45
19 sept. 320 km de 8,0 à effondrés, Liquéfaction
Mexique 000 décès
1985 Mexico 8,1 3000 avec des du sol
30 000 blessés
dommages
250 000 à 700 graves, voies
000 sans abri ferrées,
réseaux
électriques,
eau et
téléphoniques
touchés

70 à 90 % des
constructions
détruites ou
gravement
endommagées Liquéfaction
26 déc. 10 km de 43 000 morts citadelle Arg-e du sol, jets de
Bam 6,6
2003 Bam 30 000 blessés en partie sable, fissures
détruite, du sol
hôpitaux,
réseaux
électriques et
eau touchés

400 bâtiments
72 morts détruits, des
9 000 blessés milliers Liquéfaction
30 km de 1 600 endommagés, du sol,
Northrid- 17 janvier
Los 6,7 personnes autoroutes et glissements de
ge 1994
Angeles hospitalisées ponts détruits, terrain,
22 000 sans pannes de fissures du sol
abri différents
réseaux

50 000
maisons ont
été détruites Glissement de
8 sept. 72 km de 2 960 morts ou terrain,
6,8 à
Maroc Marra-
2023 6,9 5 674 blessés endommagées liquéfaction du
kech
, sol
effondrement
s des rues
Tableau de comparaison de différents séismes meurtriers avec leurs caractéristiques

3 – Compléter le bilan 1 avec les mots suivants :


- destruction, ondes sismiques, épicentre, sismogramme, impact négatif, paysage, magnitude, séisme,
sismographes, intensité

Bilan 1 : Un séisme est une mise en mouvement brève et brutale du sol. Il entraîne des
modifications parfois visibles dans les paysages (faille, déformation du sol, tsunami, etc.), la
destruction des infrastructures humaines et un fort impact négatif sur la population (décès,
blessés, sinistrés, etc.).
Les séismes sont enregistrés par des sismographes qui permettent de surveiller l’activité
sismique du globe terrestre. L’enregistrement obtenu ou sismogramme indique qu’un séisme se
propage sous forme d’ondes sismiques (de différents types) qui se dispersent dans toutes les
directions. Il permet de mesurer la magnitude d’un séisme, c’est-à-dire sa puissance.
La magnitude ne doit pas être confondue avec l'intensité d'un séisme. L’intensité est mesurée
d’après l’importance des dégâts et du ressenti. Elle est maximale à l’épicentre du séisme puis
diminue progressivement lorsqu’on s’éloigne de celui-ci.
Document 1a : Le principe et le fonctionnement du sismographe

Un séisme est une série de secousses du sol. Les premières manifestations d’un séisme peuvent se
voir grâce à un sismographe. Les vibrations provoquées par un séisme sont dues à des ondes
sismiques qui se propagent dans toutes les directions. Les ondes sont enregistrées par un
sismographe : le socle de l'appareil et le cylindre enregistreur (fixés au sol) vibrent, la masse
suspendue tend à rester immobile. Les mouvements du sol enregistrés sont verticaux ou
horizontaux. Le sismographe donne un tracé ondulatoire qu'on appelle un sismogramme.

Remarque : Les termes sismomètre et sismographe sont souvent utilisés comme synonymes, mais
ils ont une nuance de différence :
➢​ Le sismomètre est l’appareil de mesure lui-même. Il sert à détecter et enregistrer les
mouvements du sol lors d’un séisme. Il mesure les ondes sismiques.
➢​ Le sismographe est l’ensemble du système qui comprend le sismomètre (capteur) et le
dispositif d’enregistrement (papier, écran, support numérique…).

Document 1b : Schémas simplifiés de sismographes pour les vibrations verticales du sol (à gauche)
et pour vibrations horizontales du sol (à droite)

Document 1c : La compréhension des ondes sismiques

Les vibrations créées par


un séisme forment
plusieurs types d'ondes
sismiques qui sont
enregistrés par les
sismographes. Ces ondes
sismiques dépendent de
la façon dont vibre le sol
comme on peut le voir sur
ce sismogramme :
Document 2a : Réseau Geoscope et propagation des ondes sismiques

Le réseau Geoscope est un réseau de stations


de surveillance des séismes réparties sur les 5
continents. Chaque station est équipée de
sismographes qui enregistrent en continu les
séismes à la surface de la Terre. Les
sismogrammes obtenus après un séisme
permettent d’avoir une idée des ondes émises
grâce au réseau. Les stations
d'enregistrement nous montrent qu'un
séisme peut être ressenti partout sur Terre
(même de l'autre côté de la Terre), tout
dépend bien sûr de sa puissance et du lieu
d'émission. On peut connaître avec précisions
grâce aux enregistrements la distance entre la
zone de départ du séisme et la station et on
peut aussi calculer la magnitude, c’est-à-dire la
puissance du séisme.
D’après Belin, 2007

Document 2b : Sismogrammes enregistrés après le séisme de Bam dans 3 stations du réseau


Géoscope

On peut prendre l’exemple d’un


séisme très meurtrier en Iran. Ce
séisme a eu lieu à Bam le 26 décembre
2003 à 1h 56min 52s.
Ce séisme a pu être enregistré par des
sismographes placés dans des
stations de surveillance des séismes
du réseau Geoscope à Guyane, à
Saint-Sauveur et à Djibouti (voir
ci-contre).

Les flèches sur les sismogrammes


représentent le temps d'arrivée des
ondes sismiques (et donc ressenties
et mesurées par les sismographes).
On a pu déterminer l’endroit exact où
il a débuté : à 10 km au Nord-Est de
Bam et qu’il a une magnitude de 6,3 à
6,6 grâce à l’amplitude (la hauteur des
ondes).
D’après Belin, 2007
Document 3 : Magnitude d’un séisme

La magnitude est la puissance d’un séisme, c’est-à-dire l’énergie libérée lors du séisme liés aux
fractures du sous-sol de la Terre. L’échelle de Richter est un exemple d’échelle qui permet de
déterminer la magnitude d’un séisme. C’est une échelle ouverte qui part de 0 à l’infini. Maintenant,
on préfère utiliser l'échelle de magnitude de moment (Mw). Le maximum qui a été enregistré est
celui de Valdivia (de magnitude 9,5) qui a eu lieu au Chili le 22 mai 1960, suivi d’un tsunami
dévastateur.

Énergie libérée
Fréquence
Magnitude Description (équivalence par Tonnes Effets et exemples
en séismes
en TNT/explosif)

Généralement non
1000 par
2 Très mineur 0,0015 ressenti mais
jour
détecté/enregistré

Glissement de roches de 2
4 Léger 15 6200 par an
à 5 cm

Glissement de roches de
15 000 (1,2 fois la bombe
6 Fort 20 à 50 cm (Séisme de 120 par an
atomique d’Hiroshima)
Bam en 2003 avec 6,6)

Glissement de roches de 5
15 000 000 (1200 fois la
8 Important à 10 m (Séisme de San 1 par an
bombe d’Hiroshima)
Francisco en 1906 avec 8)

Dévaste des zones à des


1 tous les 20
9< Exceptionnel 475 000 000 milliers de kilomètres à la
ans
ronde
Exemples de magnitude (Mw)

Remarque : Deux paramètres sont utilisés pour mesurer la force des séismes : la magnitude et
l’intensité. Il ne faut pas les mélanger.
En effet, la magnitude caractérise l’énergie libérée par la rupture de faille à l’origine des secousses,
tandis que l’intensité est liée à l’effet des secousses à un endroit donné (par exemple : ressenti des
habitants, chute d’objets, dégâts…).
Le séisme n’ayant pas les mêmes effets partout, l’intensité sismique varie d’un site à un autre pour
un même séisme alors que la magnitude est la même pour un séisme donné.

D’après [Link]

Document 4a : Échelles d’intensité

On peut évaluer l’intensité d’un séisme d’après les dommages observés dans une région sinistrée :
on a établi alors des échelles basées sur les dégâts et le ressenti. On peut alors tracer des lignes
isoséistes comme indiquées sur la carte ci-dessus. Dans la zone de forte intensité, on trouve
l'épicentre du séisme, c'est-à-dire l'endroit où l'intensité du séisme est maximale et donc l’endroit
d’où provient le séisme. Différentes échelles ont été utilisées comme l’échelle Mercalli ou l’échelle
MSK (Medvedev-Sponheuer-Karnik). Maintenant, en Europe, les sismologues préfèrent utiliser pour
les séismes actuels une échelle plus récente et améliorée appelée EMS 98 (European macroseismic
scale 1998) depuis le 1er janvier 2000. En Amérique du Nord, on utilise plutôt l’échelle MMI (échelle
Mercalli modifiée). Le Japon utilise sa propre échelle d’intensité (échelle de Shindo). En effet, les
échelles sont adaptées au type de constructions locales.

Document 4b : Exemple d’échelle avec le séisme de la baie de Lituya en Alaska


Ch1 - Activité 2 Exemple du séisme d’Izmit et origine
Je suis capable de (compétences travaillées) :
C1 : Exploiter un document constitué de divers supports : schémas et cartes.
C2 : Proposer des hypothèses pour résoudre un problème.
C3 : Proposer un modèle permettant de rendre compte de l’origine d’un séisme sous forme d’un
schéma.
C4 : Suivre un modèle donné et savoir le critiquer pour trouver ses limites.
C5 : Interpréter des résultats et en tirer des conclusions.

Situation de départ : La Turquie est une région géologiquement très active avec quelques volcans
et des séismes :
➢​ Séismes de Kahramanmaras : le 6 février en 2023 de magnitude 7,5 et 7,8 (avec de
nombreuses répliques) à la frontière Turquie et Syrie faisant 56 000 morts ;
➢​ Séisme d’Izmit : le 17 août 1999 de magnitude 7,2 à 7,6, proche d’Izmit (17 km).
On aimerait connaître l’origine de cette zone géologiquement très active notamment au niveau
des séismes.

Problème : Comment expliquer l'activité sismique en Turquie ?

1 – À partir du document 1, décrire ce qu’il se passe en Turquie le long de la faille. (C1)


On constate que la Turquie se trouve sur le long d’une grande faille et qu'il y a un coulissement de
gros blocs continentaux de part et d'autre qu’on peut voir grâce aux balises GPS. Il y a un
déplacement de 20 mm/an au Nord par rapport au Sud.
2 – À partir des documents 2, comparer les contraintes avant et après le séisme d’Izmit. (C2)
On peut observer le long de la faille au niveau d'Istanbul ou d’Izmit que les contraintes sont très
élevées. Après le séisme d’Izmit, il y a eu libération d’énergie brutale, la faille a rompu et les
contraintes ont fortement diminué.
3 – À partir des documents 1 et 2, expliquer alors pourquoi des contraintes s’accumulent et ce qu’il
se passe lorsque au bout d’un certain temps le long de la faille.
Donc on en déduit que le déplacement le long de la faille forme des contraintes à plusieurs
endroits. Donc les roches le long de la faille accumulent de l’énergie. Au bout d’un certain temps
(années), les contraintes sont tellement énormes que la roche casse, l’énergie se libère et
provoque un séisme.
4 – Formuler alors une hypothèse sur l’origine d’un séisme. (C2)
On peut supposer que l’origine d’un séisme provient de la rupture ou la cassure de la roche suite à
de trop fortes contraintes.
5 – À partir des documents 3 et 4, réaliser un schéma de la manipulation à réaliser pour vérifier
l’hypothèse. Ne pas oublier de légender chaque élément et de donner un titre à ton schéma.
Appeler le professeur pour validation. (C3)
Exemple en photo du montage
6 – Réaliser alors la manipulation et compléter le tableau ci-dessous : (C4)
Éléments du modèle Ce qu’il représente en réalité

Lame de polystyrène ou de bois Sol/roche


Construction
Smartphone avec Vibrometer Sismographe
du modèle
Pression des mains Contraintes

Résultats du Cassure de lame ou du bois Faille


modèle Ondes mesurées par Vibrometer Ondes sismiques (sismogramme)
Tableau de comparaison entre le modèle d’un séisme et la réalité
7 – Expliquer à quel(s) moment(s) de la manipulation se forment les ondes. (C5)
On observe que l’application enregistre des ondes lorsqu’on appuie (contraintes) et lorsque la lame
a fini par casser.
8 – À partir de l’ensemble des réponses et du document 5, en déduire l’origine du séisme d’Izmit.
Valider ou réfuter l’hypothèse. (C5)
On en déduit qu’un séisme se déclenche en profondeur. Les roches en profondeur sont soumises à
des contraintes qui s’accumulent au cours du temps. En effet elles sont en permanence
comprimées, ces contraintes déforment peu à peu la roche mais au bout d’un certain temps elles
ne peuvent plus accumuler davantage d’énergie et vont rompre au niveau du foyer. Cette cassure
de la roche crée les ondes sismiques qui vont se déplacer dans toutes les directions. Au niveau où la
roche casse, une faille se crée. Plus la faille créée est importante et plus le séisme sera violent (car
il aura emmagasiné pendant plus longtemps de l’énergie). La faille s’active lors d’un séisme et les
blocs rocheux de part et d’autre se déplacent.
9 – Comparer alors le modèle à la réalité (tableau et document 5) et critiquer alors modèle de
simulation d’un séisme (côtés positifs et négatifs). (C4)
On a modélisé les roches du sol avec du bois ou du polystyrène. Les forces (contraintes) constituent
à appuyer sur la lame. Pour l’enregistrement, ce n’est pas un vrai sismographe mais un logiciel ou
application qui détecte le son ou les vibrations avec le gyroscope du smartphone. Il s’agit plutôt
d’un bon modèle mais le matériau n’est pas le meilleur et les ondes sismiques sont des vibrations
des roches pas du son par exemple.
10 – Rédiger un texte explicatif bilan sur l’origine et le déclenchement d’un séisme avec les mots
suivants : rupture brutale et imprévisible, foyer, énergie libérée, contraintes, déplacement, faille.
Voir bilan 2.

Bilan 2 : Un séisme est dû à une rupture brutale et imprévisible (donc la prédiction des séismes
est pour l’instant impossible) des roches en profondeur sous l’action de contraintes (forces) qui
s'exercent sur ces roches. Cette rupture se produit au niveau du foyer qui se trouve à l'exacte
verticale de l'épicentre en surface.
Lors d'un séisme, de l'énergie est libérée (donnée par la magnitude du séisme). Cette énergie
libérée peut entraîner une forte intensité si le foyer est proche de la surface (peu profond par
rapport à l’épicentre).
Des déplacements à la surface de la Terre exercent des contraintes sur les roches du sous-sol. Les
roches qui sont rigides, finissent par casser lorsque l’énergie accumulée est trop importante au
niveau d’une faille existante et forme alors le séisme.
Document 1 : Les déplacements de la faille qui traverse la Turquie mesurés par satellite

Document 2 : Mesures des contraintes en Turquie avant et après le séisme d’Izmit

Remarque : Une contrainte est une force qui s'applique sur les roches à un endroit donné et qui
peut provoquer leur rupture.
Document 3 : Comment modéliser un séisme ?

Pour vérifier l’hypothèse, on va devoir concevoir une expérience. Seulement nous ne pouvons pas
provoquer de séisme ni l’observer directement dans la nature.
Il va donc falloir en reproduire un en laboratoire : nous allons donc faire un modèle de séisme !
Un modèle est une représentation simplifiée de la réalité qui permet de comprendre un
phénomène. Chaque partie du modèle représente un élément du réel.

Document 4 : Matériel proposé pour réaliser l’enregistrement d’un faux séisme

Le modèle va permettre de comprendre ce qui peut se passer lors d’un


séisme.
Voici le matériel à disposition :
➢​ une lame de polystyrène ou de bois avec scotch ou serre-joint
pour fixer à une paillasse ;
➢​ un smartphone avec l’application « Vibromètre : sismomètre »
(voir ci-contre) ;
➢​ les mains d’un expérimentateur pour fournir une force.

Document 5 : La formation d’un séisme


Ch1 - Activité 3 La répartition des séismes à la surface de la Terre
Je suis capable de (compétences travaillées) :
C1 : Exploiter un document constitué de divers supports : carte.
C2 : Utiliser des logiciels d’acquisition de données comme Tectoglob3D afin de répondre à un
problème scientifique.
C3 : Appréhender différentes échelles spatiales (géographiques).
C4 : Compléter une carte de la répartition des manifestations internes de la Terre.

Situation de départ : On a remarqué que certaines zones sur Terre étaient plus susceptibles de
subir des séismes ou du volcanisme.

Problème : Comment sont réparties les manifestations internes de la Terre ?

1 – À partir des connaissances et de la carte, rappeler comment se répartit le volcanisme. (C1)


Le volcanisme se répartit surtout au niveau des limites de plaques. Il existe quelques volcans isolés
sur les plaques. Au niveau des zones de rapprochement, on a surtout du volcanisme explosif et au
niveau des zones d’éloignement on a surtout du volcanisme effusif.
2 – Suivre le protocole d’utilisation du logiciel Tectoglob3D ci-dessous et répondre aux consignes
suivantes : (C2, 3 et 4)
➢​ Décrire comment sont répartis les séismes sur Terre ;
➢​ Comparer avec le volcanisme ;
➢​ Comparer aux limites de plaques ;
➢​ Décrire les mouvements au limites des points A, B et C.
On remarque que les séismes ne sont pas répartis au hasard. Il se trouve au niveau des limites de
plaques (zones d’éloignement en A, de rapprochement en B et de coulissage en C). Et on observe
que les volcans et les séismes se superposent pour la plupart aux limites des plaques.
3 – Avec Tectoglob3D, compléter la carte ci-contre pour montrer la répartition des séismes sur
Terre : (C4)
➢​ Compléter les légendes présentes avec les zones d’éloignement, de rapprochement, de
coulissage, le type de volcanisme et les séismes ;
➢​ Hachurer en vert les zones où les séismes sont présents.
Voir carte.

Bilan 3 : Les séismes et les volcans sont alignés et particulièrement fréquents au niveau des
limites de plaques lithosphériques.
Certains volcans actifs sont isolés. Le volcanisme effusif se retrouve au niveau des zones
d’éloignement et le volcanisme explosif se retrouve surtout au niveau des zones de
rapprochement. Il existe des zones de coulissage.
La répartition des séismes et des volcans au niveau des reliefs de la Terre font penser que sa
surface est divisée en vastes zones stables (pas ou peu actives) : les plaques lithosphériques.
Document : Protocole d’utilisation de Tectoglob3D

➢​ Lancement du logiciel : Ouvrir le logiciel « Tectoglob3D » (logiciel de simulation et de base


de données sur la Terre) à partir de mon site internet ou du site de l’académie de Nice :
[Link] ;
➢​ Observation des volcans : Cliquer dans Données affichées dans la barre de menu puis sur
Volcan pour observer la répartition des volcans à la surface de la Terre. Utiliser le curseur et
doubl-cliquer sur les volcans pour afficher des informations les concernant ;
➢​ Observation des séismes : Cliquer sur Données affichées dans la barre de menu puis sur
Foyers sismiques pour observer les gros séismes sur Terre ;
➢​ Observation des limites : Cliquer sur Données affichées dans la barre de menu puis sur
Autres données et enfin sur Plaque tectonique pour observer les frontières ou limites entre
les plaques lithosphériques.
➢​ Observation des déplacements à la surface : Cliquer sur Données affichées dans la barre
de menu puis sur Vecteurs GPS pour observer les déplacements de balise GPS. Pour observer
le sens de déplacement des plaques par rapport aux limites, double-cliquer sur une flèches
(vecteurs) et cliquer dans la fenêtre de droite choisir comme référence. Faire de même sur
une flèche de l’autre côté de la limite.
Carte des plaques lithosphériques et répartitions des manifestations interne de la Terre

Vous aimerez peut-être aussi