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PFE Cosumar

Le document présente un projet de fin d'étude sur le diagnostic financier de l'entreprise COSUMAR, spécialisée dans le secteur agroalimentaire au Maroc. Il vise à analyser la rentabilité et la solidité financière de l'entreprise à travers une étude théorique et pratique des méthodes d'analyse financière. Le projet est structuré en trois chapitres, abordant le cadre théorique, les axes d'analyse et une étude de cas sur COSUMAR.

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Le document présente un projet de fin d'étude sur le diagnostic financier de l'entreprise COSUMAR, spécialisée dans le secteur agroalimentaire au Maroc. Il vise à analyser la rentabilité et la solidité financière de l'entreprise à travers une étude théorique et pratique des méthodes d'analyse financière. Le projet est structuré en trois chapitres, abordant le cadre théorique, les axes d'analyse et une étude de cas sur COSUMAR.

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Université ibn tofail

Faculté d’économie et de gestion


Projet de fin d’étude

En vue de l’obtention de diplôme licence

Diagnostic financier d’une


entreprise

Réalisé par :

MERROUN MERYEM

LAHLIMI ASMAE

Année universitaire : 2025/2026


Remerciement

1
Dédicases

2
Résumé

3
Liste des abréviations

4
Liste des figures

5
Listes des tableaux

6
Sommaire

7
Introduction Générale

L’entreprise est une unité économique qui combine des moyens humains, matériels,
immatériels et financiers dont le but est de produire des biens et services, pour objectif de réaliser
un bénéfice et la satisfaction de la clientèle.

Selon [Link] (1970) : « une entreprise est toute organisation dont l'objet est de pouvoir à
la production, à l'échange ou à la circulation des biens ou des services... C'est l'unité économique
dans laquelle sont groupés et coordonnés les facteurs humains et matériels de
l'activité économique. »

En raison des incertitudes économiques, financières et concurrentielles de son environnement,


l'entreprise est confrontée à plusieurs risques qui menacent son existence, sa rentabilité et sa capacité
à survivre au fil des années. Cela signifie que le premier objectif de l'entreprise est d'assurer une
bonne santé financière. De plus, il est impossible d'évaluer cette santé sans avoir recours à diverses
mesures et méthodes d'analyse financière. Cela doit inclure un système de surveillance adéquat et
efficace de ses éléments financiers et de leur stabilité. Ainsi, un tel système devrait
également présenter un contrôle approprié et performant concernant ses éléments financiers et son
état : équilibre, indépendance, rentabilité. L 'un des moyens les plus pertinents pour assurer une
supervision efficace de la performance financière est le recours au diagnostic financier.

Le diagnostic, de manière générale, vise à établir une appréciation sur la condition médicale
d'un individu à partir d'une analyse cohérente. Dans le domaine de la finance, le diagnostic se réfère
à l'analyse des points forts et des points faibles d'une entreprise basée sur ses états financiers (son
bilan de santé).

Le diagnostic financier regroupe différentes méthodes utilisées en finance pour examiner la


situation et la position financière d’une entreprise à partir de l’analyse de ses états financiers et de
son environnement externe. Il s’appuie sur les informations comptables de l’entreprise, c’est un outil
d’analyse qui ne se limite pas à l’étude des performances passées mais cherche également à
comprendre les tendances financières et à dégager des axes d’amélioration pour mieux orienter
l’avenir. et à travers cette démarche il devient possible de repérer les points forts et les faiblesses de
l’entreprise et d’identifier les actions prioritaires à mettre en œuvre et de définir les mesures
nécessaires pour assurer une amélioration durable de la situation économique. De plus il représente
un soutien majeur à la prise de décision des différentes parties prenantes telles que les actionnaires,

8
les investisseurs, banquiers, salariés ou encore les organismes publics qui s’intéressent à la stabilité
financière de l’entreprise ainsi qu’à l’évolution de ses indicateurs économiques dans le temps.

Dans ce contexte, notre travail se portera sur l’application des techniques de l’analyse
financière sur les documents comptables et financiers de l’entreprise COSUMAR, acteur majeur du
secteur agroalimentaire au Maroc, spécialisé dans la production et la commercialisation du sucre.

Notre étude sera portée sur le diagnostic financier dont l’objectif est de répondre à la
problématique suivante : Comment le diagnostic financier de COSUMAR permet-il d’analyser sa
rentabilité et sa solidité financière ?

En effet, pour répondre à cette question, nous devons poser d’autres questions secondaires :

Qu’est-ce que le diagnostic financier ?

La structure financière de COSUMAR est-elle équilibrée ?

COSUMAR est-elle rentable ?

Pour répondre effectivement à ces questions, nous avons formulé les hypothèses suivantes :

Hypothèse 1 : COSUMAR est financièrement équilibrée.

Hypothèse 2 : COSUMAR est rentable.

Concernant la structure de notre travail de recherche, nous avons structuré notre projet en trois
chapitres : Le premier chapitre présente le cadre théorique du diagnostic financier en présentant ses
définitions, ses objectifs, ainsi que la démarche méthodologique adoptée. Le deuxième chapitre
porte sur les principaux axes d’analyse du diagnostic financier, à savoir l’analyse de l’activité et de
la rentabilité d’une part, et l’analyse de sa structure financière d’autre part. le troisième chapitre est
consacré à l’étude de cas de l’entreprise COSUMAR, afin de tirer des conclusions concrètes sur sa
situations financière.

9
Chapitre 1 :
Le cadre théorique du diagnostic financier

10
Introduction :

La finance d’entreprise s’inscrit parmi les disciplines clés des sciences de gestion qui intègre
divers outils méthodes et techniques ayant pour but d’aider les dirigeants de l’entreprise à assurer
une gestion optimale des ressources financières, à analyser les performances passées ainsi qu’à
planifier et anticiper l’avenir à court moyen et long terme. De plus la finance d’entreprise contribue
aussi à définir les orientations appropriées pour assurer la pérennité, la rentabilité et la croissance
de l’organisation notamment dans un environnement économique qui est souvent marquée par une
forte concurrence. Elle permet aussi aux dirigeants de mieux comprendre les enjeux auxquels leurs
entreprise est confronté et prendre des stratégies adaptées pour y faire face efficacement. Et parmi
ces outils nous avons le diagnostic financier.

Le diagnostic financier comme son nom l’indique offre à l’entreprise la possibilité d’examiner et de
diagnostiquer sa situation afin d’obtenir une vision globale de ses activités.

Dans ce chapitre, nous allons mettre en évidence une étude théorique sur le diagnostic
financier et les différentes sources d’information.

➢ Section 1 : Généralités sur diagnostic financier

On a consacré cette section pour donner une présentation générale qui éclaire le sens du
diagnostic financier.

1.1 La définition du diagnostic financier :


Avant de définir le diagnostic financier, il est plus judicieux d’élucider, de manière générale,
la notion de diagnostic.
Selon THIBAUT Jean-Pierre le mot diagnostic « il est utilisé dans le domaine médical, il
consiste à déterminer la nature de la maladie... analyse, identification des causes vont aider le
praticien à proposer des solutions visant à obtenir la guérison, ...dans le domaine de la gestion des
entreprises, on peut établir un parallèle, en particulier lorsque l'entreprise connait des difficultés »1
THIBAUT Jean-Pierre décrit le diagnostic comme suit : « c'est un outil de direction susceptible de
l'aider à comprendre le passé, le présent et à agir au présent, dans le futur ».2

1
THIBAUT J., (1993), Le diagnostic d’entreprise, SEIFOR, France, p.14.
2
THIBAUT J., [Link], P.15.

11
Pour Elie COHEN, le diagnostic financier constitue « un ensemble de concepts, de méthodes
et d'instruments qui permettent de formuler une appréciation relative à la situation financière d'une
entreprise, aux risques qui l'affectent, au niveau et à la qualité des performances »3
Selon KHELIFATI Nour : « Le diagnostic permet de prendre la photographie de l’entreprise,
de la situer dans son enivrement et d’agrandir toute ou partie de cette photographie…. Il décrit la
situation actuelle et la confronte aux critères qui sont présentés sous la forme d’une grille
d’évaluation. Cette dernière est renseignée sur la base des données recueillies, les points forts et les
points faibles sont identifiés et listés ».4
OGIEN Dov présente le rapport du diagnostic financier comme suit : « Le diagnostic financier
est communiqué aux intéressés sous forme d’une note de synthèse qui met en évidence les points
faibles et les points forts de l’entreprise... »5
Ces définitions soulignent que le diagnostic financier d'une entreprise est l’ensemble d’outils
permettant d’estimer la situation financière et la performance d’une entreprise il vise à identifier les
points forts et les opportunités et représenter des recommandations qui permettent à la gestion de
l'entreprise de les améliorer, mais aussi cerner les problèmes issus dysfonctionnements financiers
(points faibles) qui freinent l'efficacité et l'efficience de la gestion de l'entreprise, tout en proposant
des recommandations adéquates susceptibles de régler ces problèmes.

1.2 Le rôle du diagnostic financier

Le diagnostic financier occupe une place très importante dans toute entreprise. Il permet de :

• Mettre en évidence les problèmes pouvant affecter la continuité de l’activité de l’entreprise.

• Apprécier la situation financière de l’entreprise.

• ⁠Assurer la gestion des relations avec les créanciers et les actionnaires.

• ⁠Faciliter la prise de décisions de manière efficace et pertinente.

• ⁠Mieux comprendre et anticiper l’avenir.

3
COHEN.E : « Analyse financière et développement financier », édition, EDICEF, Paris, 1977,
Page 4
4
KHELIFATI N., (1991), Introduction à l’organisation et au diagnostic d’entreprise, BERTI, Alger, p.41.
5
4OGIEN D., (2008), Gestion financière de l’entreprise, Dunod, Paris, P.5.

12
1.3 Les objectifs d’un diagnostic financier

Le diagnostic financier vise tout d’abord à évaluer la rentabilité, la solvabilité, la performance,


la croissance ainsi que le niveau de risque de l’entreprise.

❖ L’évaluation de la rentabilité
Toute activité économique cherche à Atteindre des résultats à partir des moyens de
l'entreprise. Une activité est dite rentable lorsque les résultats obtenus surpassent les moyens de
l’entreprise.
Selon HOARAU « la rentabilité est l'aptitude de l'entreprise à accroitre la valeur des capitaux
investis, autrement dit à dégager un certain niveau de résultat ou de revenu pour un montant donné
de ressources engagées dans l'entreprise »6
Calcule de la rentabilité financière :

RF = Résultat net / capitaux propres

❖ L’appréciation de la solvabilité

Selon COHEN Elie : « L’appréciation de la solvabilité ou du risque de faillite constitue un


thème fondamental de tout diagnostic financier »7

La solvabilité d’une entreprise est considérée comme l’aptitude à assurer le règlement de ses
dettes lorsqu'elles viennent à l’échéance. Le diagnostic financier doit prévoir l’évolution de
l’entreprise, notamment en ce qui concerne sa situation financière et ses équilibres financiers. Cela
est possible grâce à :

-Une étude de bilan qui permet de faire une comparaison entre la structure du passif à celle
de l’actif.

-Une étude des résultats et de la situation financière passés qui permet d’identifier une
dynamique forte susceptible et de se prolonger dans le futur.

6
HOAREAU, CHRISTIAN, Maitriser le diagnostic financier, 3ème édition, Revue fiduciaire, 2008, p88.
7
Source : COHEN E., (1991), Gestion financière de l’entreprise et développement financier,
EDICEF, Canada, p.70

13
Figure N°1 : Le principe d’analyse de la solvabilité

ETUDE DE L’EVOLUTION
PASSEE ET DE L’ETAT
PRESENT

Structure des actifs


Structure du passif

Évolution des liquidités


Évolution des exigibilités présentes et futures
futures

Anticipation des conditions futures


d’équilibre financier ou pronostic
relatif à la solvabilité future

Source : COHEN E., (1991), Gestion financière de l’entreprise et développement financier,

EDICEF, Canada, p.70

❖ La mesure des performances de l’entreprise


Pour évaluer la performance de l’entreprise. Il est nécessaire de comparer les moyens
engagés aux résultats obtenus.
Pour COHEN Elie : « la première tâche des analystes financiers consiste dans la mesure
précise des résultats obtenus..., ils doivent être comparés à des grandeurs de référence traduisant soit
le niveau des opérations de l'entreprise, soit le montant des moyens engagés pour obtenir
ces résultats »8 .

8
COHEN E., (1991), Gestion financière de l'entreprise et développement financier,
EDICEF, Canada, P.71.

14
❖ Figure N°2 : Le principe de l'analyse de la performance

Mesure des résultats comptables et


financiers
Appréciation de leur niveau et
de leur volatilité

Comparaison entre résultat


Comparaison entre résultat flux
moyens réels financiers
d'activité (ventes, production)
mis en œuvre

Appréciation relative :
- à la profitabilité (ou capacité bénéficiaire)
-au rendement des actifs
-à la rentabilité des capitaux propres

Source : COHEN E., « gestion financière de l'entreprise et développement financier.

EDICEF », Canada, p.71.

❖ La croissance
L’analyse de la performance rend possible d’envisager les possibilités d’évolution d’une
entreprise. Il est également nécessaire d’apprécier la concurrence et d’étudier le secteur d’activité
de l’entreprise, dans le but de détecter les opportunités possibles où un profit peut être réalisé. Il
s’agit de mesurer la croissance du chiffre d’affaires (CA) et de la valeur ajoutée. Il est possible pour
une entreprise de survivre sans croissance. La croissance n’est pas nécessaire, mais une option
stratégique.

15
❖ Le risque
« La notion du risque est associée à celle de danger ou d'inconvénient dont on n'est pas certain
de l'occurrence, mais seulement de la probabilité de leur survenue. »9
Cette analyse des risques sert à repérer les différents types de risques auxquels l’entreprise est
exposée : le risque manque de liquidité, le risque de l’endettement, les risques économiques, les
risques financiers, ou encore les risques de faillite.
Une fois ces quatre interrogations traitées, le chef de l’entreprise est capable de faire une synthèse
en identifiant les points forts et les points faibles de son entreprise.
Cette analyse se structure autour de trois étapes :
• Réaliser un diagnostic sur les perspectives à court et à moyen terme ainsi que sur la santé
financière et économique de l’entreprise étudiée à la date de clôture des derniers comptes
disponibles.
• ⁠Définir les types de risques que l’entreprise présente pour ses banquiers et évaluer la gravité
de ces risques ;
• ⁠Le cas échéant, se positionner en tant que banquier sur une demande de crédit, en évaluant la
viabilité du projet de développement ainsi que le niveau de risque associé au financement
demandé.
Le but principal du diagnostic financier est d’évaluer la rentabilité économique de l’entreprise, la
rentabilité des capitaux investis, ainsi que les conditions d’équilibre financier.

1.3 Les utilisateurs du diagnostic financier et leurs objectifs

Bien qu'ils agissent dans des cadres différenciés, les utilisateurs de l'analyse financière sont très
variés et chacun d'eux mobilise les différentes techniques à sa disposition afin de prévenir à un
diagnostic financier et en fin à une décision.10

Le diagnostic financier n’a pas la même utilité pour tous les utilisateurs, car cette utilité varie en
fonction des besoins, des attentes et des intérêts de chaque partie prenante. En effet, les personnes
amenées à utiliser le diagnostic financier, qu'elles soient internes ou externes à l’entreprise, n’ont
pas toujours les mêmes objectifs.

Les acteurs internes : sont les partenaires qui font partie de l’entreprise et qui participent
directement à son fonctionnement. Ils utilisent ce diagnostic pour orienter leurs actions et assurer la

9
[Link], « finance d'entreprise », édition HOUMA, Alger 2009, page 41.
10
JEROME.C et JACK. K, Analyse financière, édition Pearson, 2006, P.27

16
performance de l’organisation. Il s'agit des acteurs internes suivants : Les dirigeants, les associés,
les salariés…

Les acteurs externes : sont les partenaires qui n’appartiennent pas à l’entreprise, mais qui ont une
relation avec elle (commerciale, financière ou institutionnelle). Le diagnostic financier leur permet
d’évaluer les risques ou opportunités liés à cette relation. On trouve notamment : Les investisseurs,
les fournisseurs, les clients …….

Les principaux utilisateurs du diagnostic financier et leurs objectifs sont présentés dans le tableau
suivant

Tableau N°01 : les utilisateurs de l'analyse financière

Utilisateurs Objectifs
Dirigeants -Juger les différentes politiques de l'entreprise.
-Orienter les décisions de gestion /Assurer la rentabilité
de l'entreprise.
Associés -Accroitre la rentabilité des capitaux.
-Accroitre la valeur de l'entreprise/Réduire le risque.
Salariés -Assurer la croissance de l'entreprise.
-Apprécier le partage de la richesse créée par l'entreprise et
l'évolution des charges de personnel.
Préteurs (établissement -Réduire le risque.
financière, fournisseurs). -Apprécier la solvabilité.
Investisseurs -Accroitre la valeur de l'entreprise/ Accroitre la
rentabilité des capitaux.
Concurrents -Connaitre les points forts et les points faibles de l'entreprise.
-Apprécier la compétitive

Source : GRANDUILLOT, Francis et Béatrice. Analyse financière, 4eme édition,


paris, 2006, page21

17
➢ Section 2 : Démarche et sources d’information du diagnostic financier
1- La démarche d’un diagnostic financier :
« Les dirigeants doivent à tout moment faire un diagnostic financier pour voir plus clair et
prendre les bonnes décisions, mais aussi ils doivent comprendre l'image que leur entreprise reflète
aux différents partenaires externes. »11
Le processus d’élaboration d’un diagnostic financier comprend plusieurs étapes clés : la
collecte des informations, suivi de leur retraitement et leur analyse, puis l’élaboration des
recommandations et des pronostics. Ces différentes phases sont représentées dans le schéma
suivant :
Figure N°03 : la démarche du diagnostic financier

Collecter des Retraitements


informations
-Générale
-compatible Elaboration des tableaux
et détermination
d'indicateurs pertinents
et outils de
l'analyse financière

Interprétation des
tableaux et d'indicateurs
-équilibre structurel/
rentabilité/ solvabilité

Rapport de synthèse du
diagnostic financier

Pronostic et
recommandation
Source : (HAMDI, 2001)

11
Martine HARANGER, Gauthier MAY HELOU. « Diagnostic financier », Hachette supérieur, Paris,
France, aout 2017, P150.

18
2- Les sources d’information :

Le diagnostic financier d’une entreprise est basé sur le retraitement de ses documents comptables,
à savoir :

- Le bilan comptable
- Le compte de produit et charge
- Les annexes

2-1 Le bilan

2-1-1 Définition du bilan comptable

« Le bilan est, pour une entreprise, l’état à une date donnée de ses éléments actifs, de ses
éléments passifs et de ces capitaux propres. Il fait partie des comptes annuels. »12

« Le bilan est le tableau de synthèse de base. Il présente la situation financière d'une entreprise
à un instant donné. Cette dernière se mesure par la différence entre tous les actifs de l'entreprise et
tous ses passifs (obligations de faire, de payer) et représente la valeur nette de ce qui appartient aux
propriétaires, les capitaux propres. Le bilan présente donc trois éléments principaux : les actifs, les
passifs (ou obligations) de l'entreprise et ses capitaux propres ».13

2-1-2 La structure du bilan

Le bilan comptable est constitué de deux partie :

-Une partie gauche dite Actif.


-Une partie droite dite Passif.

Actif du Bilan (Emplois) Passif du bilan (Ressources)

Ensemble des biens que Origine de financement des biens


l'entreprise possède figurant à l'actif

Le bilan est un document qui est toujours équilibré :

Total Actif = Total passif

12
GRANDGUILLOT. B, F : « Analyse financière », 1j'me édition, Ed Gualino Editeur, Paris, 2007, P27
13
MISSONIER-PIERA Franc, WOLFGANG Dick:« Comptabilité financière IFRS », Editions Pearson
Education France, 2006. P 3.

19
2-1-2-1 L’actif
L'actif du bilan comptable constitue l'ensemble des éléments positifs du patrimoine de
l'entreprise à la date de sa rédaction. Cet actif inclut, entre autres, les immobilisations, les stocks,
les créances et la trésorerie.14
L’actif du bilan comptable représente l’ensemble du patrimoine que l’entreprise possède. Les
éléments sont classés du moins liquide au plus liquide. Il se décompose de trois rubriques
principales :
A- L’actif immobilisé
« Il comprend les actifs qui sont destinés à servir durablement à l'activité de l'entreprise,
c'est-à-dire sur une durée au moins supérieure à celle d'un exercice comptable (12 mois) et qui, par
nature, ne sont pas directement liés au cycle d'exploitation de l'entreprise. Ces éléments ne se
consomment généralement pas par le premier usage. »15
L’actif immobilisé comprend les biens et les créances qui restent de façon permanente dans chaque
entreprise. Il comprend plusieurs éléments comme : Les immobilisations en non-valeurs, les
immobilisations incorporelles, les immobilisations corporelles, les immobilisations financières…
B- L’actif circulant
« L’actif circulant s’oppose à l’actif immobilisé dans la mesure où la notion de longévité sous-
entendue dans les immobilisations laisse la place au court terme (actif circulant). »16
L’actif circulant regroupe les biens et les créances qui ne restent pas de façon durable dans
l’entreprise (inférieur à un an), ou qui sont transformé. Il inclut les stocks, les créances de l’actif
circulant, les titres de valeurs de placement…
C- La Trésorerie d’actif
La trésorerie active concerne les liquidités disponibles pour les dépenses immédiates et les
opérations quotidiennes. Elle englobe les éléments nécessaires pour répondre aux besoins financiers
immédiats de l'entreprise.
La trésorerie active regroupe les comptes bancaires, la caisse et les valeurs mobilières de
placement que l'entreprise peut mobiliser à court terme, c'est-à-dire dans une période
inférieure à une année.

14
[Link]
15
Friedrich Jean-Jacques, « comptabilité générale et gestion des entreprise », édition Hachette supérieur,
Paris2011, P.19
16
BEATRICE ROCHER-MEUNIER, « L’essentiel du diagnostic financier », 5ème édition d’organisation,

20
Exercice Exercice
Actif N N-1
Brut Amortissements Net Net
Et Provisions
IMMOBILISATIONS EN NON VALEUR
ACTIF

IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

IMMOBILISATIONS CORPORELLES
IMMOBILISE

IMMOBILISATIONS FINANCIERES

ECARTS DE CONVERSION-ACTIF

TOTAL I
STOCKS
ACTIF

CREANCES DE L’ACTIF CIRCULANT


CIRCULANT

TITRES ET VALEURS DEPLACEMENT

ECARTS DE CONVERSION-ACTIF

TOTAL II
TRESORERIE-ACTIF
TRESORERIE-ACTIF

TOTAL III
TOTAL GENERAL I+ II+ III

21
Tableau N°02 : Présentation de l’actif du bilan comptable
2-1-2-2 Le passif
Le passif présente les ressources ou moyens de financement. Il est divisé en capitaux propres
ou passif fictif c'est-à-dire non exigibles et en dettes ou passif réel, exigible. Les provisions pour
risques et charges occupent une place intermédiaire entre les capitaux propres et les dettes.17

Le passif du bilan correspond à l’ensemble des ressources de l’entreprise. Ces ressources


sont classées par ordre d’exigibilité croissante. Le passif est subdivisé en trois grandes rubriques :

A- Le financement permanent :

Le financement permanent correspond aux ressources financières à long et à moyen terme,


notamment celles qui appartiennent au propriétaire de l’entreprise. Il se compose de deux grandes
catégories : les capitaux propres qui sont les ressources détenues par les associés ou les
actionnaires de l’entreprise. Et les dettes financières représentent l’ensemble des ressources
externes mises à la disposition de l’entreprise par des tiers.

B- Le passif circulant :

Le passif circulant comprend les sommes dues à des personnes extérieures à l’entreprise,
ayant une relation avec elle, telles que l’État, les fournisseurs ou les autres créanciers, et payables
dans un délai inférieur à un an. Ce sont les dettes hors trésorerie : Les dettes du passif circulant
(les dettes fournisseurs…), les autres provisions pour risques et charges ainsi que les écarts de
conversion – Passif sur éléments circulants.

C- La trésorerie du passif

La trésorerie passive représente l’ensemble des dettes financières que l’entreprise doit régler
dans une période à court terme (ne dépassant pas un an).

17
SELMER, Caroline. La boite à outils du responsable financier, édition, paris, 2008, P.17

22
Tableau N°03 : Présentation du passif du bilan comptable
Exercice Exercice
Passif N N-1
CAPITAUX PROPRES
FINANCEMENT PERMANENT

CAPITAUX PROPRES ASSIMILES

DETTES DE FINANCEMENT

PROVISIONS DURABLES POUR RISQUE ET CHARGES

ECARTS DE CONVERSION-PASSIF

TOTAL I
DETTES DU PASSIF CIRCULANT
PASSIF CIRCULANT

AUTRES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

ECARTS DE CONVERSION-PASSIF

TOTAL II
TRESORERIE PASSIF
PASSIF
TRESORERIE-

TOTAL III
TOTAL I+ II+ III

23
2-2 Le compte de produits et charges (CPC)

2-2-1 Définition :

Selon Elie Cohen : « Le tableau du compte de résultat est un document financier de synthèse,
il regroupe des charges et des produits comptabilisés par une entreprise au cours d’une période
donnée, il permet d’expliquer l’activité de cette entreprise durant cette période et de connaitre
l’ensemble des charges et des produits qui lui ont permis de dégager un bénéfice ou une perte. »18

Le compte de produits et charges est un document de synthèse qui présente l’ensemble des
flux de produits et de charges classées en fonction de leur destination dans l’entreprise. Les produits
contribuent à la génération des ressources de financement pour l'entreprise, alors que les charges
entraînent des emplois. Le CPC se subdivise en trois parties : les opérations d’exploitation, les
opérations financières, les opérations non courantes.

2-2-2 Les éléments du compte de résultat

Le CPC se compose des charges et des produits :

A- Les charges (classe 6) : Ensemble des dépenses nécessaires à l’entreprise pour


assurer son activité.

Les charges représentent les emplois définitifs d'un bien ou d'un service. Elles sont assimilées
à un appauvrissement et sont indispensables au bon fonctionnement de l'entreprise. Le plan
comptable général définit une charge comme une somme ou une valeur versée ou à verser.19

Charges : Emplois

61 : Charges 63 : Charges 65 : Charges Non


d’exploitation financières courantes

Les charges d'exploitation Les charges financières Les charges non courantes
désignent les dépenses incluent tous les frais liées à des événements qui
nécessaires à la création financiers auxquels une sont exceptionnels et
de la richesse générée par entreprise peut être inhabituels
toute entreprise. confrontée au cours
de sa durée de vie

18
COHEN Elie, [Link]. Page82.
19
Gérard Melyon, « Gestion financière », 4éme Edition, Bréal, Paris, 2007, page23.

24
B- Les produits (classe 7) : Ensemble des recettes générées par l’entreprise pour assurer son
activité.

Les produits représentent les ressources produites (ou obtenues) par l'activité de l'entreprise.
Pour le plan comptable général, les produits comprennent les sommes ou valeurs
reçues ou à recevoir. 20
Figure 4

Produits : Ressources

71 : Produit 72 : Produits 75 : Produits Non


d'exploitation Financiers courants

Les produits
Les produits financiers Les produits non courants
d’exploitation
regroupent toutes les résultent d’opérations de
représentent l’ensemble
recettes générées par le nature exceptionnelle
des revenus issus des
ventes d’une entreprise placement de la trésorerie.
sur un exercice.

Le CPC découpe les charges et les produits en éléments d'exploitation, financiers, courants et
non courants. Ce qui permet de mettre en évidence divers niveau de résultat : le résultat
d'exploitation, le résultat financier, le résultat courant, le résultat non courant, le résultat avant impôt
et le résultat net.21

❖ Le résultat d’exploitation = produits d’exploitation –charges d’exploitation


❖ Le Résultat Financier = Les produits financiers - les charges financières.
❖ Résultat Courant = Résultat d’Exploitation + Résultat Financier
❖ Résultat Non Courant = Les produits non courants - les charges non courantes.
❖ Résultat avant impôt = résultat courant+ le résultat non courant
❖ Résultat Net = Total des Produits – Total des Charges

20
Ibid. page24-25.
21
JBARI Zouhair, Cours de diagnostic financier 2011-2012, Faculté des sciences juridiques economique et
sociales, Tanger

25
Tableau N°04 : Présentation des comptes de produits et charges

OPERATIONS Totaux de Totaux de


Propres à Concernant les L’exercice L’exercice
L’exercice Exercices 3=1+2 précédent
1 précédents
2
I -PRODUITSD’EXPLOITATION
EXPLOITATION

TOTAL I
II - CHARGES D’EXPLOITATION

TOTAL II
III RESULTAT D’EXPLOITATION
(I-II)
IV-PRODUITS FINANCIERS
FINANCIER

TOTAL IV
V- CHARGES FINANCIERES

TOTAL V
VI - RESULTAT FINANCIER (IV- V)
VII RESULTAT COURANT (III +VI)
VIII- PRODUITS NON COURANTS
NON COURANT

TOTAL VIII
IX- CHARGES NON COURANTES

TOTAL IX
X- RESULTAT NON COURANT
XI- RESULTAT AVANT IMPOTS
XII- IMPOTS SUR LES RESULTATS
XIII- RESULTAT NET
XIV- TOTAL DES PRODUITS
XV- TOTAL DES CHARGES
XVI- RESULTAT NET

26
2-3 Les annexes

« L'annexe est une suite d'états comportant des explications et des informations chiffrées ou
non nécessaires à la compréhension du bilan et du compte de résultat, pour que ceux-ci donnent une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'entreprise. Ces informations
doivent être pertinentes, significatives et présentées clairement »22

L’annexe est un document de synthèse comptable associé au bilan et au compte de résultat,


qui en précise les détails et les variations d’un exercice à l’autre. D’un côté, elle apporte des
informations complémentaires concernant de nombreuses rubriques du bilan et du compte de
résultat ; de l’autre, elle reflète les décisions prises par l’entreprise.

Conclusion :

En conclusion, ce chapitre nous a permis d’avoir une connaissance approfondie sur les
fondements du diagnostic financier. Dans la première section nous avons présenté sa définition, son
rôle, ses objectifs, ses utilisateurs internes et externes et aussi sa démarche. Et dans la deuxième
section de ce chapitre nous avons donné une explication des principaux outils utilisés dans le
diagnostic financier à savoir le bilan comptable le compte de résultat et les annexes.

À ce titre nous pouvons dire que le diagnostic financier représente une pierre angulaire pour
toute entreprise. C’est un instrument qui permet de piloter l’entreprise, d’identifier ses points forts
ainsi que les causes des faiblesses au sein de de celle-ci.

22
GRANDGUILLOT,F et BEATRICE, « Analyse financière », 11eme édition, 2014, Page97.

27
Chapitre 2 :
Les axes d’analyse du diagnostic financier

28
Introduction
Toutes entreprise doit connaître sa situation financière pour chaque année et faire des
comparaisons entre sa situation actuelle et celle précédente. Le diagnostic financier a pour objectif
de formuler des jugements sur l’état de santé de l’entreprise et mettre en place une bonne stratégie
pour l’améliorer.

L’objectif de ce chapitre est de présenter les principales méthodes permettant d’apprécier la


situation financière de l’entreprise, la première section va présenter l’analyse de l’activité de
l’entreprise qui comporte les soldes intermédiaires de gestion (SIG) et la capacité d’autofinancement
(CAF) et aussi l’analyse de la rentabilité de l’entreprise. Et en deuxième section on va présenter
l’analyse de la structure financière par le fonds de roulement (FRN), besoin en fonds de roulement
(BFR), la trésorerie (TN) et les ratios.

➢ Section 1 : l’analyse de l’activité et de la rentabilité de l’entreprise


L’analyse financière de l’activité et de la rentabilité est une étape très importante pour évaluer
la santé financière d’une entreprise. Cette analyse consiste à évaluer les résultats obtenus par
l’entreprise. Pour ce faire, l’analyse financière se base sur le compte de produits et de charge (CPC),
qui permet de dégager les différents niveaux de résultats. Il représente la base du diagnostic
financier.
1-l’analyse de l’activité de l’entreprise :
L'analyse de l'activité consiste à étudier les Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) et la
Capacité d'Autofinancement (CAF).
1-1-Les soldes intermédiaire de gestion (SIG) :
1-1-1 Définition :
« Les soldes intermédiaires de gestion (SIG), constituent la succession articulée des flux
issus du compte de résultat. Cet ensemble complet de variation se justifie, car le diagnostic financier
ne peut se satisfaire du simple solde global du compte de résultat.
Le bénéfice net, ou la perte nette sont le fruit de toutes les charges et de tous les produits de
l'exercice. Le PCG dans son système développé, met en évidence sept soldes intermédiaires dont
l'objectif est de montrer la genèse du résultat de l'entreprise et d'analyser sa composition en
procédant à un calcul en cascade »23

23
HUBERT DE LA BRULERIE; « analyse financière, information finanière et diagnostic », édition
DUNOD ; Paris ; 2002 ; page 143.

29
1-1-2 Les éléments du SIG
Les soldes intermédiaires de gestions sont :
- La marge brute
- La production de l'exercice
- La consommation de l’exercice
- La valeur Ajoutée
- L'excédent Brut d'exploitation
- Le résultat d'exploitation
- Le résultat financier
- Le résultat courant
- Le résultat Non courant
- Le résultat Net de l'exercice
A- La marge brute :
La marge commerciale n’a de sens que pour les entreprises qui ont une activité commerciale
de distribution de produits revendus en l’état. Cette activité peut être la seule exercée par
l’entreprise. Elle concerne aussi les entreprises mixtes qui ont à la fois une activité
industrielle et commerciale.24

Marge brute = vente de M/ses - Achat revendu de M/se

B- La production de l’exercice :
Pour les entreprises exerçant une activité industrielle ou de service, ce solde permet de
regrouper les données relatives à la production totale de l’entreprise, sans distinguer la destination
des biens ou des services produits.25

Production de l'exercice = vente de biens et de services produits


(+ ou -) variation de stock + immobilisation produite par
l'E/se pour elle-même

C- La consommation de l’exercice :
Il s'agit de l'ensemble des charges consommables et nécessaires à l'activité de la
production de l'entreprise.

24
HUBERT DE LA BRUSLERIE DUNOD PARIS, Analyse financière - Information financière et
diagnostic, 4e édition,paris -2010 /page 166-167
25
JEROME MERIC, Gestion financière des entreprises, édition, édition, paris -2011 / page 29

30
Consommation de l'exercice = Achat consommé de matières
et fournitures + Autres charges externes
h
D- La Valeur Ajoutée :

La valeur ajoutée est partagée entre l’entreprise et ses partenaires (salariés, État, organismes
financiers, apporteurs de capitaux)26

Valeur Ajoutée = Marge brute sur vente en l'état +


production de l'exercice - consommation de l'exercice

E- L'excédent Brut d'exploitation :

L’excédent brut d’exploitation mesure la performance économique de l’entreprise. C’est la part de


valeur ajoutée qui revient à l’entreprise et aux apporteurs de capitaux. Cette performance
économique est indépendante des choix de l’entreprise en matière d’amortissement, de la manière
dont l’entreprise est financée et des opérations exceptionnelles réalisées durant l’exercice. Ce solde
est reconnu comme un excellent indicateur de la performance industrielle et commerciale de
l’entreprise.27

EBE = V.A + subventions d'exploitation - impôts et taxes -


charges de personnel

F-Le Résultat d'exploitation :


C’est le résultat dégagé par les seules opérations d’exploitation. Il mesure la performance
réalisée par l’entreprise indépendamment de sa politique de financement et de son
régime d’imposition.28

RE = EBE + Autres Produits d'exploitation - Autres charges


d'exploitation- Dotations d'exploitation

26
BRIGITTE DORIATH, MICHEL LOZATO, PAULA MENDES-MINIATURA, PASCAL NICOLLE,
Comptabilité et gestion des organisations - Tout le programme en 110 fiches -7eme édition - Dunod paris-
2010 /page 144
27
BRIGITTE DORIATH, MICHEL LOZATO, PAULA MENDES-MINIATURA, PASCAL NICOLLE,
Comptabilité et gestion des organisations - Tout le programme en 110 fiches -7eme édition - Dunod paris-
2010 /page 144
28
BRIGITTE DORIATH, MICHEL LOZATO, PAULA MENDES-MINIATURA, PASCAL NICOLLE, Comptabilité et
gestion des organisations - Tout le programme en 110 fiches -7eme édition - Dunod paris-2010 /page 144

31
G- Le Résultat financier :
Le résultat financier : c’est le résultat qui permet d’apprécier la performance de l’entreprise.
Il résulte de la différence entre les produits et les charges associés aux décisions de financement
prises par l’entreprise.

Résultat financier =Produits financiers -charges financières

H- Le résultat courant :
Le résultat courant est la Somme du Résultat d'exploitation et du Résultat financier.

Résultat courant =Produits d'exploitation + Résultat financières

I- Le résultat Non courant :


Le résultat non courant se calcule par la différence entre les produits non courants et les
charges non courantes.

Résultat Non courant = Produits Non courants – charges Non courantes

J- Le résultat Net de l'exercice :

Le résultat net de l’exercice représente ce qui reste à la disposition de l’entreprise


après versement de la participation des salariés et paiement de l’impôt sur les sociétés.
En principe, une partie de ce résultat est distribuée aux associés et un autre est réservée à
la constitution de l’autofinancement de l’entreprise pour assurer sa croissance.29

Résultat Net de l’exercice = Résultat courant + Résultat Non courant -


Impôt Sur les Résultats

29
BEATRICE ET FRANCIS GRANDGUILLOT, Mémento - Analyse financière-12eme édition, paris -
2010-2011/page 52

32
Tableau N°05 : Présentation schématique de SIG
Produit / charges Année « n » Année « n-1 »

Ventes de marchandises
-Achats de marchandises
-variation des stocks des marchandises
Marge commerciale

Production vendue
+Production stockée
+Production immobilisée
Production de l’exercice

Marge commerciale
+production de l’exercice
-consommations de l’exercice en provenance de tiers
Valeur ajoutée

Valeur ajoutée
+subventions d’exploitation
-charges de personnel
-Impôts et taxes
EBE

-dotations aux amortissements, dépréciations et


Provisions d’exploitation (DADP)
+ reprises sur amortissements, dépréciations et
Provisions d’exploitation (RADP)
-autres charges
+autres produit
Résultat d’exploitation

Résultat d’exploitation
+ produits financiers
-charges financières
Résultat courant avant impôt

Produit exceptionnel
-Charges exceptionnel
Résultat exceptionnel

Résultat courant avant impôt


+Résultat exceptionnel
-Participation des salariés
-Impôts sur les bénéfices
Résultat net de l’exercice

Source : Béatrice et Francis ganguillât « Analyse financière », Edition galion, 4eme édition,
Paris 2006, P55.

33
1-2 La capacité d’autofinancements (CAF)
1-2-1 Définition :
Le Plan Comptable Marocain définit la Capacité d’Autofinancement comme une ressource de
financement générée par l’activité de l’exercice, avant toute affectation du Résultat Net.30

« La capacité d’autofinancement est la ressource interne dégagée par les opérations


enregistrées en produits et charges au cours d’une période et qui reste à la disposition de l’entreprise
après encaissement des produits et décaissement des charges concernés. Cette notion s’oppose aux
ressources externes provenant des partenaires de l’entreprise ».31

1-2-2 Calcul de la capacité d’autofinancement

Le calcule la CAF d'une entreprise se fait par deux méthodes :

A- la méthode additive à partir du résultat net.

B- la méthode soustractive (à partir de l'excédent brut d'exploitation).

A- La méthode additive :

Cette méthode de calcule est dite Indirecte ou ascendante.

En pratique, un calcul plus rapide de la capacité d’autofinancement s’opère à partir du résultat


net de l’exercice.32

Tableau N°06 : Détermination de la CAF à partir de RN

RÉSULTAT NET DE L’EXERCICE


+ Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions
- Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions
+ Valeur comptable des éléments d’actif cédés
- Produits des cessions d’éléments d’actif immobilisés
- Quote-part des subventions d’investissement virées au résultat de l’exercice
= CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT
Source : Béatrice GRANDGUILLOT, Francis GRANDGUILLOT, Mémentos LMD Analyse financière -
12eme édition, paris/ 2015-2016 /page 64

30
JBARI Zouhair, Cours de diagnostic financier 2011-2012, Faculté des sciences juridiques économiques et
sociales, Tanger
31
CONSO Pierre, HEMICI, « gestion financière de l’entreprise », 10éme, édition DUNOD, paris 2002, Page241.
32
BEATRICE GRANDGUILLOT, FRANCIS GRANDGUILLOT, Mémentos LMD Analyse financière - 12eme édition,paris/
2015-2016 /page 64

34
B- La méthode soustractive :

Cette méthode de calcule est dite directe ou descendante.

La méthode soustractive explique la formation de la capacité d’autofinancement à partir de


l’excédent brut d’exploitation (ou de l’insuffisance brute d’exploitation) qui s’obtient par différence
entre les produits encaissables et les charges décaissables de l’activité d’exploitation.33

Tableau N°07 : Détermination de la CAF à partir d’EBE

Excédent brut d’exploitation (ou insuffisance brute d’exploitation)


+ Transferts de charges (d’exploitation)
+ Autres produits (d’exploitation)
- Autres charges (d’exploitation)
± Quotes-parts de résultat sur opérations faites en commun
+ Produits financiers
- Charges financières
+ Produits exceptionnels
- Charges exceptionnelles
- Participation des salariés aux résultats
- Impôts sur les bénéfices
= CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT
Source : BEATRICE GRANDGUILLOT, FRANCIS GRANDGUILLOT, Mémentos LMD
Analyse financière - 12eme édition, paris/ 2015-2016 /page 63
2- L’analyse de la rentabilité de l’entreprise :

2-1 Définition de la rentabilité :

D'après GINGLINGER.E « la rentabilité se définit comme le rapport entre les résultats


obtenus et les investissements en capital nécessaires pour les atteindre. Cette distinction entre le
capital économique et financier est à la base des concepts de rentabilité économique et financière,
ainsi que des mécanismes de l'effet de levier ».34

Selon Armand Dayan : « Généralement la notion de la rentabilité est liée à celle de profit. Elle
représente l’aptitude d’une entreprise de dégager un résultat compte tenu d’un investissement ».35

33
BEATRICE GRANDGUILLOT, FRANCIS GRANDGUILLOT, Mémentos LMD Analyse financière -
12eme édition,paris/ 2015-2016 /page 63
34
GINGLINGER.E, « Gestion financière de l’entreprise », Edition : DALLOZ, Paris1991, P25
35
Gérard Melyon : « Gestion financière », éd. Bréal, 2007, P.166.

35
2-2 Les ratios de la rentabilité :
Les ratios de rentabilité permettent de comparer les résultats obtenus avec les moyens mis-en
œuvre qui occupe une place très importante dans la gestion et la finance d’entreprise, la rentabilité
peut se décliner sur trois niveaux.36

A- Ratio de rentabilité économique : TABLEAU


« La rentabilité économique est le rapport entre le résultat économique de l’entreprise et
l’ensemble des capitaux mis-en œuvre pour obtenir ce résultat »37

« Ce ratio mesure la rentabilité des actifs investis dans l’entreprise. Il permet de rémunérer les
capitaux investis dans l’entreprise ».38

« Ce ratio ne tient pas compte de l’impact de la structure financière ou de la fiscalité sur les
résultats. C’est un véritable ratio de rentabilité car il établit un rapport entre un flux et un stock »39

Ce ratio est obtenu en divisant le résultat d’exploitation après impôt par le montant des
capitaux engagés pour obtenir ce résultat (actif économique).

REE = Résultat d'exploitation après impôt / actif économique

A- Ratio de rentabilité financière :


Selon A. MARION : « La rentabilité financière c'est une référence pour apprécier la rentabilité des
capitaux investis par les actionnaires, et un indicateur pertinent de la mesure du potentielle du
financement interne de la croissance de l'entreprise. »40

« La rentabilité financière est un indicateur de la mesure de création de valeur pour l’actionnaire »41

Donc, la rentabilité financière évalue le niveau de rentabilité des capitaux propres. Elle attire
l’attention des actionnaires car c’est sur cette base qu’ils prennent la décision d’investir ou non. Elle
est obtenue en divisant le résultat net par le montant des capitaux propres :

RRF = Résultat net / capitaux propres

36
CABANE Pierre, « l’essentiel de la finance à l’usage des manager maitrise des chiffres de l’entreprise », 2éme
Édition EYROLLES, Paris, 2004, Page341-342.
37
CONSON Pierre, HEMECI Farouk, gestion financière de l’entreprise, 10éme édition, DUNOD, Paris, 2002, P.102
38
Christian et MIREILLE, Zambotto. Gestion financière. 4éme Edition. Paris : DUNOD. 2001. Page46.
39
Alain Rivet, « gestion financière », Edition Ellipses, Paris, 2003, page100.
40
MARION Alain : « Analyse financière : concepts et méthodes ». Editions DUNOD, Paris, 2007. P 189.
41
Alain Marion, « analyse financière ; concepts et méthodes », 2éme Edition, DUNOD, Paris, 2001, page167.

36
2-3 Effet de levier

2-3-1 Définition :

Selon BARREAU et DELAHAYE2003 :« le levier financier est l'incidence de l'endettement de


l'entreprise sur la rentabilité de ses capitaux propres (ou rentabilité financière). Ainsi, l'effet de levier
financier est l'accroissement du bénéfice provenant du financement par l'emprunt d'un
investissement dont la rentabilité est supérieure au taux d'intérêt de l'emprunt ».

« L’effet de levier concerne donc le niveau de l’évolution du résultat net par rapport à la variation
du taux d’endettement. En effet, plus une entreprise emprunte pour investir, plus sa dette financière
est importante ».42

2-3-2 Calcul de l’effet de levier :

L’effet de levier est la différence entre la rentabilité économique et la rentabilité financière :

Rentabilité financière = rentabilité économique + effet de levier


L'effet de levier = rentabilité financière - rentabilité économique

2-3-3 Interprétation de l'effet de levier :

Figure N°05 : Interprétation de l'effet de levier :

L'effet de levier

Négatif Nul Positif

RF < RE RF = RE RF > RF
On dit que l’effet On dit que l’effet
On dit que l’effet
de levier est de levier est
de levier est
Neutre Favorable
Défavorable

Source : Réalisé par nos soins.

42
Ramage, Pierre, « analyse et diagnostic financier », Edition d’organisation, Paris, 2001, Page146.

37
➢ Section 2 : L’analyse de l’équilibre financière de l’entreprise
« L'équilibre financier dans une entreprise est l'ajustement des flux financiers. On parle de
l'équilibre financier, si le fonds de roulement est nul, il est exprimé à un moment donné par
l'équilibre entre le capital économique utilisé par l'entreprise et les ressources qui permettent de la
détenir. Il s'exprime sur une période par l'équilibre entre les ressources et dépenses de la période ou
encore les emplois de fonds et les ressources »43
1- Les indicateurs de l’équilibre financier
Les éléments qui permettent d’apprécier l’équilibre financier sont :
- Le fonds de roulement.
- Le besoin en fonds de roulement.
- La trésorerie nette.
1-1 Fonds de roulement
1-1-1 Définition
« Il est défini comme le montant des ressources permanentes restant à la disposition de
l’entreprise après le financement de ces emplois stables. Ce montant dont le degré d’exigibilité est
faible, sert à financer les éléments de l’actif dont le degré de liquidité est assez élevé. En d’autres
termes, c’est la part des capitaux permanents qui est affectée au financement du cycle d’exploitation.
Il est apprécié comme « la capacité de couverture des immobilisations par les
capitaux permanents ».44
Selon COHEN Elie :« Le fonds de roulement constitue l’une des notions les plus anciennes,
et partant, les plus banalisées de l’analyse financière ».45
Selon Jean Louis AMELON : « C’est la capacité de couverture des immobilisations par les
capitaux permanents ».46
1-1-2 Méthodes de calcul
Le fonds de roulement peut être calculé par deux méthodes différentes :
A- Par le haut du bilan

Fonds de roulement = capitaux permanents - actif immobilisé

43
[Link] : Gestion financière de l'entreprise, édition DOUNOD, Paris, 2000, Page 52.
44
Jean Louis AMELON, Gestion financière », 2eme édition Maxima, Paris, 2000. P67
45
COHEN, Elie. Analyse Financière. 4eme édition. Paris : Economica. 2004. P.270
46
Jean Louis AMELON. «Gestion financière », 2eme édition maxima, paris 2000. P 67.

38
Figure N°06 : Présentation schématique de FR par le haut du bilan

Actif immobilisé
net
Capitaux
permanents

FR

Source : Elie COHEN, André SAUREL, Analyse financière : outils et application, édition
Economica, Paris, 1990, PI2

B- Par le bas du bilan :

Fonds de roulement = actif circulant - dettes à court termes

Figure N°07 : Présentation schématique de FR par le bas du bilan

FR

Actif
Circulant Dettes
A court terme

Source : Elie COHEN, André SAUREL, Analyse financière : outils et application, édition
Economica, Paris, 1990, PI2

1-1-3 Interprétation des situations de fonds de roulement

Tableau N°08 : Interprétation du fonds de roulement


FR>0 FR = 0 FR<0
FR est positif FR est nul FR est négatif
-Les capitaux permanents sont -Les capitaux permanents sont Les capitaux permanents sont
supérieurs à l’actif égaux à l’actif immobilisé. inférieurs à l’actif immobilisé.
immobilisé. -L’entreprise réalise un -Un déséquilibre dans la
-L’entreprise est en équilibre équilibre financier minimum. structure de financement de
financier à long terme. -Les ressources stables l’actif de l’entreprise.
- L’entreprise dégage un couvrent les emplois durables -La situation de l’entreprise
excédent de ressources. sans aucun excédent. est délicat.
Source : Réalisé par nos soins.

39
1-1-4 Les types du fonds de roulement

A- Fonds de roulement financier (FRF) :

« Le fonds de roulement financier représente une marge de sécurité financière pour


l’entreprise et une garantie de remboursement des dettes a moins d’un an pour les créanciers, il
permet d’apprécier l’équilibre financier de l’entreprise est un indicateur de sa solvabilité et de son
risque de cessation de paiements ».47

Le FRF se calcule de la façon suivante :

Par le haut du bilan :


FRF = Passif réel plus d’un an - Actif réel plus d’un an

Par le bas du bilan :


FRF = Actif réel moins d’un an - Passif réel moins d’un an

B- Fonds de roulement propre (FRP) :

« Le fonds de roulement propre mesure l’excédent des capitaux propres sur les actifs durables.
Il permet donc d’apprécier l’autonomie dont l’entreprise fait preuve en matière de financement de
ses investissements physique (immobilisation corporelles) ou de ses investissements immatériels
(immobilisations incorporelles) ou de ses investissements financiers (autres
valeurs immobilisés) ».48

Le FRP se calcule de la façon suivante :

FRP = capitaux propres – actifs immobilisées nets

C- Le fonds de roulement étranger (FRE) :

« Cette notion ne sera mentionnée ici pour mémoire dans la mesure ou elle présente un intérêt
analytique extrêmement retreint, puisqu’elle se borne à proposer une nouvelle dénomination pour
les dettes à plus d’un an ».49

Le FRE se calcule de la façon suivante :

FRE = Fonds de roulement net – fonds de roulement propre

47
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, [Link], Page143.
48
COHEN Elie, [Link], Page250-251
49
Ibid. Page251.

40
1-2 Le besoin en fonds de roulement (BFR) :

1-2-1 Définition et méthodes de calcul :

Selon Christophe THIBIBIERGE : « Le BFR représente la différence entre les actifs


d’exploitation (stocks et créances clients) et les dettes d’exploitation. Il s’exprime alors par la
différence entre les besoins nés du cycle d’exploitation (financement des stocks et des créances) et
les ressources d’exploitations (dettes à court terme) ».50

Selon J-YEGLEM.A. PHILIPPS. Et [Link] : « Le BFR est définit comme suit : L'actif
circulant est la partie de l'actif dont l'essentiel assure le cycle d'exploitation de l'entreprise et qui
passe à chaque renouvellement de cycle de la forme d'actif physique tel que les stocks à la forme de
créance, puis de disponibilité, les quelles se transforment à nouveau en physiques pour recommencer
un nouveau cycle »51

Quant au BFG, il n’a véritablement de sens que dans une optique fonctionnelle, il représente
le besoin de financement généré par le cycle d’exploitation de l’entreprise. Il se calcule ainsi qu’il
suit selon l’approche retenue :52

BFG = Actif circulant HT – Passif circulant HT


BFR = Stocks + créances (à moins d’un an) – dettes à CT

Ce BFR global peut être scindé en deux composantes : un BFR d'exploitation limité aux
seuls éléments strictement liés à l'activité économique de l'entreprise et un BFR hors exploitation
regroupant les éléments hors exploitation.53

A- Le besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFRE) :

« Il représente le besoin de financement de cycle d’exploitation. L’entreprise est contrainte de payer


ses fournisseurs avant de recevoir l’encaissement de ses clients. Pour pouvoir fabriquer et vendre,
l’entreprise doit accepter d’immobiliser les capitaux dans les actifs circulants d’exploitation :
constituer un stock, faire un crédit à ses clients, le cycle d’exploitation procure cependant également
des ressources : le crédit des fournisseurs, les acomptes reçus des clients, les dettes fiscales et
sociales figurant en dettes d’exploitation ».54

50
THIBIERGE, Christophe. Analyse financière .Paris. décembre 2005. P.46.
51
YEGLEM,J, PHILIPPES,A, RAULET, C. Analyse comptable et financière. 8eme Edition.
Paris. 2000. P.59.
52
JAMAL Youssef, Eléments de gestion financière, édition 2007 p ,66
53
JAMAL Youssef, Eléments de gestion financière, édition 2007 p ,66
54
BRUNO Bachy, MICHEL sion. « Analyse financier des comptes consolidés Normes IFRS », 3éme Edition

41
Le BFRE se calcule de la façon suivante :

BFRE=actif circulant d’exploitation- passif circulant d’exploitation

B- Le besoin en fonds de roulement hors exploitation (BFRHE) :

« Le BFRHE est un solde d’éléments disparates situés dans le bas du bilan fonctionnel.
Cette impression de fourre-tout vient de sa définition négative : il recouvre les postes de l’actif et
du passif circulants qui n’ont pas été pris en compte dans le BFRE ».55

BFRHE= actif circulant hors d’exploitation – passif


circulant hors d’exploitation

1-2-2 Interprétation de besoin en fonds de roulement

Tableau N°09 : Interprétation de BFR

BFR>0 BFR=0 BFR<0


Le BFR est positif Le BFR est nul Le BFR est négatif
-Les emplois d'exploitation -Les ressources d'exploitation -Les emplois d'exploitation de
de l'entreprise sont supérieurs permettent de couvrir les l'entreprise sont inférieurs aux
aux ressources d'exploitation. emplois en intégralité. ressources d'exploitation.
-L'entreprise doit donc -L'entreprise n'a pas de besoin - Il y a un excédent des
financer ses besoins à court d'exploitation à financer. ressources d’exploitation.
terme soit par son FR soit par
ses dettes financières à CT.
Source : Réalisé par nos soins.

1-3 La trésorerie nette (TN)

1-3-1 Définition

« La trésorerie est l’ajustement entre le fonds de roulement net global et le besoin en fonds de
roulement. Le fonds de roulement net global et le besoin en fonds de roulement dépendent donc de
causes de natures différentes ; leur montant est souvent différent. C’est la trésorerie qui équilibre
cette différence et permet un ajustement entre le fonds de roulement net global et le besoin en
fonds de roulement ».56

MEUNIER-ROCHER Beatrice : « Le diagnostic financier ». Editions D’ORGANISATION,


55

Canada, 1991. Page118.


56
Pierre RAMAGE, Analyse et diagnostic financier, Edition d'organisation, Paris p74.

42
Selon MEUNIER-ROCHER Beatrice : « Elle est l’indicateur de l’équilibre financier à très
court terme ou bien à l’immédiat. La trésorerie représente l’ensemble des disponibilités qui
permettent de faire face aux exigibilités immédiates de l’entreprise. Elle représente la liquidité
de l’entreprise ».57

1-3-2 Le calcule de TN

La trésorerie nette se calcule de la façon suivante :

Méthode 1 :
Trésorerie nette = Trésorerie actif - Trésorerie passif

Méthode 2 :
Trésorerie nette = Fonds de roulement - Besoin fonds
de roulement

1-3-3 Interprétation de Trésorerie nette

Tableau N°10 : Interprétation de TN

T.N > 0 T.N = 0 T.N < 0


(FR > BFR) (FR = BFR) (FR < BFR)
- l'entreprise couvre ses - Les emplois stables sont - L’entreprise souffre d’un
besoins et dégage un surplus financés par les ressources manque de ressources pour
de liquidité. -L’entreprise est dans une financer ses besoins
- l'entreprise est en équilibre situation d’équilibre - L'entreprise fait recours à des
financier. temporaire. crédits bancaires à court termes
pour financer une
partie de son BFG.
Source : Réalisé par nos soins.

2- L’analyse par la méthode des ratios

« L’analyse financière par les ratios est une méthode d’analyse employée depuis longtemps
par les cadres dirigeants pour surveiller, agir sur les performances de leur entreprise et pour une
meilleure prévision ».58

57
MEUNIER-ROCHER Beatrice : « Le diagnostic financier ». Editions D’ORGANISATION,
Canada, 1991. Page118.
58
Georges DEPALLESNS, Jean-pierre JOBARD, Gestion financière de l’entreprise, 11éme édition
Sirey.1996, P811.

43
2-1 Définition d’un ratio

« Un ratio est un rapport entre deux quantités variables entre lesquelles existe une relation
logique de nature économique ou financière. Sans ce lien logique, un ratio est un simple chiffre
inexploitable dans le diagnostic financier ».59

« Un ratio est un rapport entre deux grandeurs. Celles-ci peuvent recouvrir des données brutes
telles que les stocks ou un poste du bilan, ainsi que des données plus élaborées telles que le fonds
de roulement, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation ».60

2-2 Les différents types de ratios

On distingue généralement :

-Ratios de structure ou d’équilibre.

-Ratios de liquidité.

-Ratio de gestion.

-Ratio de rentabilité.

2-2-1 Les ratios de structure financière

« Ils mettent en rapport les données du bilan afin d’apprécier les équilibres financiers »61

A- Ratio d'autonomie financière :

« Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise à s’endetter, plus ce ratio est élevé moins
l’entreprise est endettée. En principe les capitaux propres doivent couvrir au minimum un
tiers des dettes »62

Il se calcule de la façon suivante :

Ratio d'autonomie financière = (Capitaux propres / Total des dettes)

B- Ratio de financement permanent :

« Ce ratio découlent de la relation fondamentale de l’équilibre financier du bilan qui veut que
le fonds de roulement soit positif et supérieur au besoin de fonds de roulement de tel sorte que la

59
Herbert de la Bruslerie,2010, « Analyse financière », Edition DUNOD, 4eme édition, Paris, p190.
60
VIZZAVONA Patrice,1991, « Pratique de gestion analyse financière », Tome 1, Edition BERTI, p51.
61
GRANDGUILLOT B, (2007), Analyse financière, Gualino, Paris, p.143
62
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, [Link], Page145.

44
trésorerie soit positive, ce ratio doit être supérieur à 1 ce que signifie que le fonds de
roulement est positif ».63

Il se calcule de la façon suivante :

Ratio de Financement permanent = Capitaux permanents /actif immobilisé

C- Ratio de financement propres :

Ce ratio concerne le financement propre des immobilisations. Il traduit ainsi l’autonomie dont
l’entreprise fait preuve dans le financement de ces investissements cumulés.64

Il se calcule de la façon suivante :

Ratio de Financement propre = Capitaux propres / actif immobilisés

D- Ratio de capacité d'endettement :

« Le ratio d’endettement est un indicateur qui permet d’analyser de façon précise la structure
des capitaux permanents, grâce à la comparaison entre le montant des capitaux permanents et celui
des capitaux empruntés »65

Il se calcule de la façon suivante :

Ratio d’endettement = Total des dettes / Total passif

E- Ratio de solvabilité général :

« Ce ratio mesure la capacité de l’entreprise a payer l’ensemble de ses dettes en utilisant ses
actifs. Il doit être supérieur à 1 »66

Il se calcule de la façon suivante :

Ratio de solvabilité = totale actif / totale des dettes

63
Charles-Henri D’arcimoles et jean-Yves Saulquin, « Gestion financiére de l’entreprise », Edition
Vuibert, Paris, 2012, Page92.
64
COHEN, Elie. Gestion de l’entreprise et développement financier. Paris : EDICEF. 1991. P. 146.
65
COHEN.E : Analyse financière, 5éme édition, édition ECONOMICA, Paris , 2004, Page 304.
66
Béatrice et Francis GRANDGUILLOT, [Link], page146.

45
2-2-2 Les ratios de liquidité :

« Les ratios de liquidité mesurent l’aptitude de l’entreprise à transformer ses actifs circulant en
liquidité afin de faire face aux dettes à court terme »67

Tableau N°11 : Les ratios de liquidité

Ratio Définition Formule Interprétation


Ratio de liquidité Ce ratio mesure la capacité Si le ratio est supérieur à 1, le
général de l’entreprise à faire face FRF est positif et inversement.
ces dettes à Court Terme Actif circulant Malgré un ratio supérieur à 1
l’entreprise peut connaitre des
DCT difficultés de trésorerie si
l’exigibilité des dettes est plus
rapide que la
liquidité des actifs
Ratio de la Ce ratio mesure la capacité Ce ratio doit être proche à 1, il
liquidité restreinte de l’entreprise à rembourser mesure le degré de couverture
ces dettes à CT par ces VR+VD des dettes à courts terme par
valeurs disponibles et la les créances a moins d’un an,
transformation de ces DCT les disponibilités et les valeurs
valeurs réalisable en mobilières de placement.
liquidité.
Ratio de liquidité Il traduit la capacité de Le ratio présente peut d’intérêt
immédiate l’entreprise à partir de ses et doit être interpréter avec
seules liquidités, à l’état de VD prudence, car un ratio
payer l’ensemble de ses sensiblement inférieur à 1 peut
dettes à court terme DCT traduire soit des difficultés de
dans l’immédiat. trésorerie, soit au contraire
une gestion de
trésorerie proche de zéro.
Source : Béatrice GRANDGUILLOT, Francis GRANDGUILLOT, Mémentos LMD - Analyse
financière - 12eme édition,paris/ 2015-2016 /page 143.

GRANDGUILLOT Francis, Beatrice : « L’analyse financière ». 21ème édition. Ed GUALINO,


67

Espagne, 2017. P156.

46
2-2-3 Les ratios de gestion

« Les ratios de gestion, aussi appelés ratios d’efficacité, servent à mesurer la performance des
dirigeants et des gestionnaires de l’entreprise, ainsi que leur efficacité dans l’utilisation des
ressources disponibles. Ces ratios peuvent être calculés à partir des éléments du compte de résultat
et du bas du bilan. Ce sont soit des ratios de rotation (rapport d’un flux à un stock), ou des ratios de
délai d’écoulement (rapport d’un stock à un flux) »68

Tableau N°12 : Présentation les ratios de gestion

Nature Formule Interprétations


Rotation des stocks -(Stock moyen de Il mesure la durée d’écoulement des stocks.
marchandises/Coût d’achat Une augmentation de cette durée entrain une
(entreprise
des marchandises augmentation du BFRE.
commerciale) vendues)×360
Rotation des stocks - (Stock moyen de matières Il mesure la durée d’écoulement des stocks.
premières /Coût d’achat Une augmentation de cette durée entrain une
(entreprise
des matières premières augmentation du BFRE.
industrielle) consommées) ×360J
- (Stock moyen de produits
Finis / Coût de production
des produits vendus) ×360J
Durée moyenne du -(Créances clients et Il mesure la durée moyenne en jours du crédit
comptes rattachés + en- consenti par l’entreprise a ses clients.
crédit clients
cours d’escompte/ Chiffre Si ce ratio est supérieur a la norme du secteur,
d’affaire TTC) ×360J il peut traduire une inefficacité dans le
recouvrement des créances.
Si ce ratio est inférieur a la norme du secteur,
il peut signifier que l’entreprise mène une
politique de crédit clients restrictive par
rapport à ses concurrents au risque de
perdre des clients.

Durée moyenne du -(Dettes Fournisseurs et Il mesure la durée moyenne en jours du crédit


comptes rattachés/ obtenu par l’entreprise de la part de ses
crédit fournisseurs
consommation en fournisseurs. Il doit être supérieur au ratio
provenance du crédit clients.
des tiers TTC)×360J Si ce ratio est supérieur à celui du secteur, cela
peut provenir d’une difficulté de l’entreprise à
honorer ses échéances.
Si ce ratio est inférieur a celui du secteur,
l’entreprise doit revoir sa politique de
négociation avec ses fournisseurs.

68
MARCAILLOU. P et BEJAR. Y, « Diagnostic d’entreprise » , Edition ELIPSES,
France, 2021, Page163 .

47
Conclusion :

Pour conclure ce chapitre Nous pouvons dire qu’il y a plusieurs outils qui servent à porter un
jugement sur la situation financière de l’entreprise. Parmi ceux-ci, nous avons traité l’analyse de
l’activité et de la rentabilité en analysant les soldes intermédiaires de gestion et la capacité
d’autofinancement. Ensuite nous avons présenté l’analyse de la structure financière en détaillant les
différents indicateurs de l’équilibre (le fonds de roulement, le besoin en fonds de roulement et la
trésorerie), ainsi que les différents ratios.

Ce chapitre nous a donné une base solide pour porter un jugement sur les situations financières
d’une entreprise.

48
Chapitre 3 :
Diagnostic financier d’une entreprise marocaine :
Cas de la société COSUMAR

49
Introduction

Après avoir présenté les concepts théoriques de diagnostic financier d’une entreprise et mis
en évidence ses principaux outils et méthodes d’analyse dans les deux premiers chapitres. Nous
avons essayé dans ce troisième chapitre de réaliser une étude empirique et d’analyser la santé
financière de la société COSUMAR afin de compléter nos connaissances théoriques et les traduire
sur un cas réel.

Ce chapitre sera structuré en deux sections, la première section est réservée pour présenter
l’organisme d’accueil, la deuxième est consacrée à l’analyse
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
hhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

➢ Section 1 : Présentation de l’entreprise COSUMAR


Avant de procéder à analyser la situation financière de la société COSUMAR, il est nécessaire
de mieux connaitre cette entreprise, en mettant en évidence son historique et son organisation
structurelle.
Le secteur sucrier :
Au Maroc, le sucre est consommé de manière particulièrement abondante. Les coutumes et
traditions qui règnent dans notre pays ont depuis la nuit des temps fait du sucre un symbole essentiel
de convivialité et de partage. Le sucre dans le pain par exemple malgré son manque de praticabilité
est jusqu'à présent fortement consommé par les ménages sur tous dans les zones rurales. Ainsi, on
ne se rend jamais à un mariage, un enterrement ou une naissance sans présenter du sucre en offrande
aux hôtes. Le thé, la boisson préférée des Marocains, est servi sur les tables au moins deux fois par
jour, et les Marocains le boivent extrêmement sucrée. Le sucre est donc un secteur très important
dans l'économie marocaine, que ce soit dans le domaine industriel, agronomique, logistique ou autre.
En effet, il emploie un très grand nombre de personnes et fait vivre des milliers de familles.
Historique du groupe COSUMAR :
COSUMAR (Compagnie sucrière marocaine de raffinage) est devenue l’unique producteur
sucrier au Maroc après l’acquisition de SUTA, SUCRAFOR, SUNABEL et SURAC en 2005.

50
1929 Création de COSUMA par la Société Nouvelle des Raffineries de
Sucre de SAINT LOUIS de MARSEILLE
1967 COSUMA (Compagnie Sucrière Marocaine) devient COSUMAR
(Compagnie Sucrière Marocaine et de Raffinerie) suite l’acquisition
de 50 % du capital par l’état marocain.
1985 -Le groupe ONA acquiert 100% du capital de COSUMAR
-Introduction en Bourse
1993 COSUMAR détenait le reste des parts des sucreries des Doukkala.
2003 -Lancement de la démarche QSE
-Certification des sucreries des Doukkalas ISO 9001 V2000 par
l’organisme AFAQ
2005 Acquisition des quatre sociétés publiques : SUTA, SURAC,
SUNABEL, SUCRAFOR
2006 COSUMAR a investis 850 MDH pour augmenter la capacité de
traitement de betteraves journalière dans les sucreries de Sidi Bennour
2007 Création de FIMASUCRE qui représente les associations régionales
des agriculteurs de betterave et de canne à sucre et APS crée dans le
but de coordonner entre les divers partenaires de la filière.
2008 Création de SUCRUNION filiale responsable de la production des
produits à grande valeur ajoutée à la base de sucre (sucre brun, de
sucre glace, de sucre vitaminé et des édulcorants naturels)
2009 La FAO décerne au Groupe COSUMAR la médaille de
modèle d’agrégateur
2012 COSUMAR obtient le label CGEM et elle est distingué Pionnier de la
RSE en Afrique par l’Institut RSE.
2013 27,5 % du capital de COSUMAR est cédé par SNI au WALMAR.
2014 Le consortium d’’institutionnel (Axa Assurances, CNIA Saada, RMA
Watanya, SCR, Wafa Assurance, MAMDA, MCMA, CDG, CMR,
RCAR, Wafa Gestion, CFG)
2015 COSUMAR adopte une nouvelle identité visuelle.
2016 COSUMAR ouvre ses horizons vers l’international par l’acquisition
de 18,3% du capital de la raffinerie de Durrah an Arabie Saoudite.
2017 COSUMAR vise à réduire ses émissions et investis dans des
équipements d’efficacité énergétique.
2018 COSUMAR investit dans COMAGUIS une unité de conditionnement
du sucre en Guinée Conakry
2019 Une nouvelle plateforme de communication institutionnelle et une
nouvelle identité visuelle

51
2021 Dès le deuxième trimestre la raffinerie de Durrah est dotée d’une
capacité d’une capacité de production de 840 kT qui cible le marché
local ainsi que la région de
MENA.

Fiche technique de l’entreprise

Dénomination social COSUMAR (compagnie sucrière marocaine de raffinage)


Date de création 1929
Forme juridique Société Anonyme.
Secteur d’activité Production de sucre
Adresse 8 Rue El Mouatamid Ibnou Abbed, BP.3098- 20 300
Casablanca – Maroc
Président Hicham Belmrah
Directeur générale Hassan Mounir
Capacité de 2,5 millions de tonnes
production
Chiffre d’affaire 10,239 Milliards de dirhams
Capital 629 914 290 DH
Téléphone +212 5 22 67 83 00
Fax +212 5 22 24 10 71
Email contact@[Link]
Site Web [Link]

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