I- Définition :
Programmation : fait référence à la comparaison entre le fonctionnement de l’ordinateur et
celui du cerveau humain qui crée et applique des « programmes » comportementaux. Le terme
de programmation désigne les processus dynamique mis en jeu dans l’expérience.
Neuro : concerne le traitement par le système nerveux des données issues de la perception
sensorielle. Cette prise en charge neurologique des perceptions sensorielles élabore un état
interne propre à l’expérience en cours.
Linguistique : concerne les comportements et le langage. Ceux-ci sont le reflet de l’état
interne que vit la personne dans son expérience.
La PNL est un ensemble de techniques destinées à faciliter l’existence et les relations
humaines. C’est un mode de compréhension des réalités psychologiques observables dans le
comportement. Il s’agit d’une lecture de l’expérience individuelle.
La PNL rassemble donc des techniques d’observation et d’action destinées à :
Améliorer la connaissance de soi.
S’accomplir.
Gagner en authenticité et en efficacité dans la relation.
PNL est un ensemble de modèles et de techniques destinées à améliorer la communication
entre individus et à s’améliorer personnellement. Elle peut être employée dans des cadres
personnels, ou d’entreprises.
La PNL est utilisée par les plus grandes entreprises comme par des centaines de PME, par des
sportifs de haut niveau (Tennis, Rugby, judo, golf etc.) mais aussi par des enseignants et des
parents pour l’éducation des enfants de tous âges, comme par des milliers d’autre gens de tous
horizons. Négocier, apprendre, former, communiquer, changer, choisir, diriger et se diriger, se
connaître, autant de processus et d'apprentissages que chacun de nous peut améliorer grâce à
la pratique de la PNL, mode d’emploi du cerveau.
II- Historique :
La PNL a été développée en Californie dans les années 70 par John Grinder (psychologue,
linguiste), Richard Bandler (psychologue, mathématicien) et une équipe de chercheurs dont
Robert Dilts, Leslie Cameron, et David Gordon. Leur objectif : systématiser puis reproduire
l'excellence humaine !
Pour découvrir les secrets de la communication, ils ont élaboré des façons novatrices
d'accéder à la mémoire inconsciente, au codage des expériences internes et externes de même
qu'aux stratégies comportementales. À l'aide de ces grilles d'analyse et d'observation, ils ont
étudié systématiquement les comportements, les postures, le langage et les façons de faire des
maîtres de la psychologie moderne
Finalement, en 1975-76, Bandler et Grinder ont publié les résultats de leurs travaux dans un
ouvrage majeur intitulé : <l’excellence dans la communication>
Depuis lors, la PNL n'a cessé d'évoluer, s'enrichissant des apports de ses nombreux chercheurs
et utilisateurs. Aujourd'hui, le modèle de la PNL est enseigné dans tous les continents et
appliqué dans des domaines aussi variés que l'éducation, la santé, la gestion des ressources
humaines, le management, les performances artistiques et sportives et la psychothérapie.
III- Voici 7 domaines clés où la PNL apporte des outils efficaces :
Communication: Communiquer de façon claire et efficace. Surmultiplier votre impact
relationnel en exerçant une influence positive dans votre milieu. Négocier et partager les
idées.
Confiance en soi: Acquérir un ensemble de guides d'action qui vous permettent de définir vos
objectifs avec précision et les atteindre à coup sûr.
Qualité relationnelle: apprendre à négocier gagnant/gagnant. Développer des relations
constructives et épanouissantes avec votre entourage.
Excellence: Connaître et reproduire vos stratégies d'excellence - et celles des autres - pour
fonctionner en haute performance dans les domaines de votre choix et donner le meilleur de
vous même.
Vision du monde: Intégrer un ensemble de principes et de présupposés qui permettent
d'enrichir votre vision du monde et développer votre flexibilité dans le respect et la tolérance
des autres.
Direction de vie: Choisir et créer la vie que vous voulez pour vous. En devenir pleinement
l'auteur et l'acteur.
Développement personnel : Choisir ses émotions, changer les comportements et les habitudes
qui nous limitent.
IV- La PNL A quoi ça sert ?
A faciliter les relations entre les personnes.
A savoir se poser des questions pour anticiper.
A écouter ses émotions et son ressenti.
Quand je ressens de la colère, je sais l'accueillir et l'exprimer à l'autre sans lui jeter
toutes les assiettes à la figure.
A respecter son "écologie" et celle de l'autre.
Je dis à mon amie asmae qu'elle est importante pour moi et que je tiens à notre relation,
même si aujourd'hui je reporte la sortie que nous avions prévue ensemble
A prendre du recul vis à vis d'une situation difficile.
A aller plus facilement vers différents types de personnes même si au départ je
ne me sens pas attiré par elles.
A observer et comprendre comment font ceux qui réussissent
A savoir se fixer des objectifs.
A savoir dire non sans me justifier.
"Je te remercie, j'apprécie ton invitation, toutefois je préfère la reporter à la semaine
prochaine"
A prendre la responsabilité de ses émotions, de ses comportements et de leurs
conséquences.
Au volant de ma voiture, en parlant avec mon passager, je me trompe de route et j'évite
de dire : "Ah ben zut, tu m'as fait rater la sortie avec tes discussions"
A dire "JE".
"Oh, zut, j'étais tellement intéressé par notre discussion que j'en ai raté la sortie"
"Quand tu rentres tard le soir sans me prévenir, je ne me sens pas respecté et je ressens
de la tristesse".
A savoir différencier l'identité et le comportement.
J'ai remarqué que tu as des difficultés pour envoyer un courriel ; as-tu besoin d'aide ?"
...plutôt que
"Tu es vraiment NUL de ne pas savoir envoyer un courriel"
A savoir valoriser les points de progression plutôt que de pointer les faiblesses.
"J'ai apprécié ta prise de parole en public et pour progresser, je te suggère d'utiliser des
transparents"
V- Notions de base :
Notre premier contact avec l’expérience est sensoriel : nous voyons, entendons, sentons ce qui
nous entoure dans cette situation. Le traitement de ces données permet alors d’élaborer une
réponse comportementale exprimée ensuite par le langage verbal et non verbal.
GRINDER et BANDLER, insistent sur les possibilités cognitives de l’être humain, c'est-à-
dire son aptitude à apprendre, ou à « programmer » son cerveau pour telle ou telle tâche.
Lorsque nous étudions l’expérience d’une personne, nous nous intéressons de façon
spécifique à 5 éléments :
1) son comportement extérieur : qui nous fournit des informations observables.
2) son état intérieur : c.à.d. ce que ressent la personne dans l’expérience. Nous y avons accès
par : « qu’éprouvez-vous ? ».
3) ses processus internes : c.à.d. comment consciemment ou non la personne donne un sens à
ses perceptions. Nous y avons accès par : « que se passe-t-il en vous à ce moment de votre
expérience ? ».
4) ses critères : c.à.d. ce qui lui parait important et en fonction de quoi elle effectue tel ou tel
choix. Nous avons accès à ses critères par : « qu’est-ce qui est important pour vous, lorsque
vous vivez cette expérience ? ».
5) ses croyances : c.à.d. ce qui constitue le fil conducteur permettant de comprendre dans
quelle cadre de références s’organisent les comportements de la personne. L’accès aux
croyances permet d’entrer en contact avec ce qui constitue le cœur de l’identité subjective de
la personne. Nous y avons accès par : « quel est le bien logique entre nos observations ? ».
Le schéma suivant montre que les différents champs d’observation et d’intervention de la
PNL.
Comportement Etat intérieur
extérieur
Processus
internes
Richard BANDLER affirme que la PNL c’est 95٪ d’observation et 5٪
d’intervention.
La PNL considère la personne comme un être d’adaptation et de communication
de cela on distingue 3 présupposés essentiels.
VI- Présupposés de la PNL :
La PNL considère la personne comme un être d’adaptation et de communication de
cela on distingue 3 présupposés essentiels.
1) Nous possédons les ressources psychologiques nécessaires pour nous donner les
moyens d’atteindre nos objectifs :
Chaque être humain possédant au départ le même câblage neuronal il y a aucune
raison qu’il ne puise s’en servir au mieux de ses objectifs.
- Une personne qui pense qu’elle va réussir à atteindre son but perçoit les échecs
comme des étapes ou des difficultés à résoudre, et non comme des informations pour
l’inciter à renoncer.
- Une personne qui a un manque de confiance en elle obéit dans son comportement à
une certitude interne qui la dévalorise.
- Une personne qui ne voit que le coté négatif des événements a souvent l’impression
qu’aucune autre interprétation n’est à sa portée.
- Une personne qui souffre du trac pense à juste titre qu’elle est incapable de maîtriser
ce qu’elle éprouve.
La PNL, offre la possibilité à chacun de retrouver la liberté de choisir son
comportement sans pour autant y perdre en spontanéité et en authenticité
2) La carte est différente du territoire qu’elle représente :
ALFRED KORSYBSKY, affirmait que nombre de difficultés dans la communication
provenaient du fait que les gens confondaient la carte et le territoire, c'est-à-dire
La réalité avec sa représentation. Nous disons que chaque être possède sa propre carte du
monde en fonction de laquelle s’élaborent ses choix et ses comportements. Prendre
conscience de sa carte du monde va aider la personne à relativiser ses évolution c'est-à-dire
ce qui est vrai dans sa représentation ne l’est pas obligatoirement dans celle des autres.
Exemple :
Deux personnes, l’une munie d’une photo de la face nord et l’autre de la face sud de la même
montagne tentent de la décrire à un extraterrestre, les 2 personnes parlent bien de la même
chose, mais elles possèdent à ce sujet des informations très différentes.
Aider les autres de façon réellement efficace ne consiste pas à leur apporter une solution mais
à leur permettre d’en trouver une eux-mêmes.
3) tout comportement est adaptatif :
Tout comportement a un sens en fonction du cadre de référence dans lequel il s’inscrit.
En conséquence avant de juger du bien fondé d’un choix ou d’un comportement, il s’agit de le
placer dans son contexte et d’observer à quelle économie interne il obéit.
Il est nécessaire d’évaluer expériences, comportements et objectifs en fonction de leur cadre
de référence.
VII- Les systèmes de représentation sensorielle :
La PNL définit 3 principaux systèmes de représentation sensorielle :
système visuel.
système auditif.
système kinesthésique (qui se réfère aux sensations tactiles, gustatives, oflatives, et
aux émotions).
Nous avons tous un système de représentation sensorielle dominant ou primaire, nous n’avons
pas toujours conscience de cela et à plus forte raison nous ignorons souvent que nos
interlocuteurs se servent d’un système sensoriel différent du nôtre.
C’est pourquoi nous vous proposons un test qui vous permettra de connaître votre système de
représentation sensorielle dominante et de découvrir celui des autres.
N.B : Bien que nous ayons un système sensoriel dominant cela ne nous empêche pas de nous
servir des autres, une personne peut très bien être à dominante visuelle et fonctionner sur un
monde kinesthésique selon les contextes.
TEST
Quel est votre système de représentation sensorielle dominant ?
1) Quel est votre posture ?
a- un peu raide. b- décontractée. c- très décontractée.
2) Comment est votre gestuelle ?
a- gestes dirigés vers le haut. b- position d’écoute « téléphone ».
c- gestes qui miment les mots.
3) Vous respirez comment ?
a- aspiration superficielle et rapide. b- respiration assez ample.
c- respiration profonde.
4) Quel rythme vous adaptez lors d’une discussion ?
a- rythme rapide, voix aigue. b- rythme moyen, voix bien timbrée.
c- rythme lent avec de nombreuses pauses, voix grave.
5) Quels champ lexical utilisez-vous le plus ?
a- mots visuels. b- mots auditifs.
c- références aux sensations dans le choix des mots.
Résultats :
- Si vous avez obtenu une majorité de « a » = votre système sensorielle est plutôt
Visuel .
- Si vous avez obtenu une majorité de « b » = votre système sensorielle est
plutôt Auditif .
- Si vous avez obtenu une majorité de « c » = votre système sensorielle est plutôt
Kinesthésique.
les clés d’accès visuelles :
Les clés d’accès visuelles.
Visuel créé Visuel évoqué
Auditif créé Auditif évoqué
Dialogue intérieur
Kinesthésique
Schéma valable pour 95% des droitiers généralement inversé chez les autres.
L’observation des mouvements involontaires des yeux permet de connaître les processus de la
pensée :
- Un regard vers le haut et la droite = la personne se souvient d’unes images.
- Un regard vers le haut et la gauche = la personne construit des images.
- Un regard fixe = la personne réfléchit toujours au moyen d’images.
- Un regard latéralement à droite = la personne se souvient des son (conversation,
musiques, bruits…).
- Un regard vers la gauche = la personne crée des sons.
- Un regard vers le bas et la droite = la personne est en dialogue intérieur, elle réfléchit
sous la forme d’une conversation avec elle-même
- Un regard vers le bas et la gauche = la personne fonctionne sur un mode
kinesthésique, c'est-à-dire qu’elle fait attention à ses sensation (tactiles, gustative et
olfactives)
Le choix des mots :
Les mots qu’utilise la personne pour décrire son expérience subjective vont rendre compte du
système sensoriel dominant dans cette expérience.
Quelques mots pour décrire l’expérience subjective.
Visuel Auditif Kinesthésique
Voir Entendre Sentir
A première vue Bien entendu Le bon sens
Evidement Prêter l’oreille Les pieds sur terre
Visiblement Tendre l’oreille Chaleur
Clair La sourde oreille Tiédeur
Lumineux Faire écho Froideur
Eclaircir Un son de cloche Le cœur sur la main
Eclairer Etre à diapason Prendre à cœur
Objectif Jouer sur toute la gamme Contact
Perspective Un cri perçant Joli à croquer
Illustrer Hurler Ça sent le roussi
Pittoresque Parler, dire Lourd
Brumeux Sonner faux, vrai
Lucide Ecouter Léger
Clairvoyant Entendre des voix Choc
Cliché Faire des messes basses Saisir
Illusion Harmonie Avoir du flair
Mirage Orchestré Ressentir
Voir la vie en rose Fausse note Eprouver
VIII- Etablir un contact positif :
1) prendre contact :
Si vous regardez deux personnes qui conversent, vous pourrez remarquer qu’elles ont
des attitudes similaire, (les postures, les gestes sont en harmonie) si vous pouvez entendre la
conversation, vous pourrez remarquer aussi que les voix en accord, le ton, le volume, le
rythme, les intonations, et le choix des mots.
Phénomène plus remarquable encore, tout se passe comme si l’une des deux personnes guidait
l’autre et cela tour à tour, l’une change de posture ou de rythme vocal et l’autre la suit. La
PNL définit cela par le terme « conduire ».
On peut donc définir le rapport comme un climat de confiance entre les interlocuteurs, vous
n’êtes pas obligé d’aimer quelqu’un pour bien communiquer avec cette personne.
Que vos interlocuteurs vous soient ou non sympathique, vous pourrez bientôt construire les
conditions de rapport.
2) la distance :
Certains souhaitent presque vous toucher pour avoir la sensation d’être compris, d’autres
s’éloignent tant de vous pour être à leur aise que vous vous sentez presque obligé d’élever la
voix pour vous exprimer.
Exemple de la déléguée.
3) Mimétisme comportemental :
Si les phénomènes de mimétisme comportemental apparaissent naturellement dans
l’interaction humaine, nous pouvons aussi leur donner un léger coup de pouce en pratiquant
les techniques de rapports.
S’adapter au comportement
(mimétisme et synchronisation).
Reflet direct
ou croisé de
la posture.
Reflet direct
et/ou croisé des
gestes.
Synchroniser le
rythme de la
respiration.
Synchroniser le ton,
le rythme et le
volume de la voix.
S’adapter au système
de représentation
sensorielle (traduire).
Calibrer le comportement verbal et non verbal.
1) refléter la posture :
Pour refléter la posture vous devez en adapter une qui soit en accord avec celle de votre
interlocuteur. Vous pouvez faire un reflet direct ou croisé de celle-ci, ce qui importe c’est que
votre posture ressemble à celle de votre interlocuteur.
2) Refléter les gestes :
Il s’agit de vous adapter à la gestuelle de votre interlocuteur sans pour autant la mimer
rigoureusement ce qui ne manquerait pas trop d’habileté.
3) S’accorder au rythme de la respiration :
Lorsque vous respirez au même rythme que votre interlocuteur, c’est un peu comme si vous
viviez sur le même rythme, c’est une chose qui passe tout à fait inaperçue de l’autre car la
respiration est une fonction particulièrement inconsciente. Cette technique vous permet aussi
de parler au même rythme que votre partenaire et ceci couvre une importance primordiale.
4) S’accorder à la voix :
Si vous êtes synchronisé au rythme de la respiration ce n’est plus qu’un jeu de vous accorder à
la voix, celle-ci directement de la quantité d’air que nous respirons.
5) S’accorder au système de représentation sensorielle :
Le choix des mots est en relation étroite avec les clés d’accès visuelle, l’observation des unes
permettant de vérifier les autres et vise versa.
IX- S’avoir exprimer ce que l’on veut :
1) les objectifs :
Quel que soit le style de communication en jeu, pour arriver au résultat souhaité, il est
impératif d’avoir un objectif. Quand vous n’avez pas d’objectif, vous allez à l’aveuglette.
Les personnes qui réussissent ce qu’elles entreprennent sont capables de définir très
précisément leur objectif.
La PNL nous apprend que pour définir au mieux un objectif, il faut arriver à en construire une
image qui doit d’exprimer d’une seule façon, c.à.d. qui soit clair, concrète et positive.
Exemple femme qui réussi.
2) Les questions d’objectif :
Que voulez-vous ?
Comment saurez-vous que vous l’avez ?
Comment un autre le saurait-il ?
Qu’est ce qui vous empêche de l’avoir ?
Que se passerait-il si vous l’aviez ?
Quand le voulez-vous ?
Que pourriez-vous perdre en l’obtenant ?
X- Le menu d’influence :
Sous ce titre sont groupées treize techniques de langage qui sont destinées à contester ou à
réorienter ce qu’affirment nos interlocuteurs sous forme de relation de cause à effet.
Cas exemple : Tu es toujours en retard, cela prouve que tu n’es pas concerné par notre
relation.
1) Elargir ou rétrécir le débat :
-Elargir :
La technique consiste à élargir en allant vers des niveaux logiques supérieurs. Si nous parlions
d’un chat, nous pourrions élargir en passant à la catégorie félin, puis mammifère puis animal,
etc.
- Qu’est ce que cela signifie « être en retard » alors que nous avons toute la vie devant
nous ?
-Rétrécir :
C’est l’inverse, nous allons cette fois vers des niveaux logiques inférieurs.
- Je suis en retard de dix petites minutes, très précisément.
2) Changer le cadre du débat :
Il s’agit de modifier le contexte, la taille ou la durée.
- En quoi mon retard te renseigne-t-il sur mon état d’esprit ?
3) Contester :
Il s’agit là de désavouer l’interlocuteur, on peut distinguer 3 éléments :
-Le comportement extérieur :
Tu ne t’en rends pas compte mais, en fait je suis concerné.
-Le critère :
Alors pour toi, ce qui compte c’est l’heure, qu’est ce que je deviens là-dedans ?
-La cause à effet :
Si je n’étais pas en retard tu penserais que je suis plus concerné par notre relation ?
4) La stratégie :
Cette distinction pose la question suivante : comment une personne sait-elle ce qu’elle sait, et,
de quels éléments a-t-elle besoin pour donner de la réalité à son expérience ?
-Comment peux-tu savoir que je ne suis pas concerné par notre relation ?
5) Modèle du monde :
Cette fois, on replace l’affirmation sous la responsabilité de son auteur.
-C’est toi qui prétends que je suis en retard !
6) L’objectif :
On se demande quel est l’objectif de la personne ou de son affirmation.
-Qu’est ce que cela t’apporte de m’en faire plainte ?
7) L’intention :
On cherche à connaître l’interprétation de la personne.
-C’est pour me culpabiliser que tu dis cela !
8) Les conséquences :
Lorsque l’on énonce les conséquences négatives, il y a de fortes chances que cela détourne la
personne d’agir comme elle le fait ou veut le faire.
-Si tu continues ainsi, je risque de ne plus rentrer du tout.
9) Les contre-exemples :
La technique du contre exemple c’est le oui, mais.
-Ma mère était toujours en retard, pourtant personne n’aurait pu dire qu’elle ne nous
aimait pas !
10) Reformuler, redéfinir :
On peut soit reformuler la phrase telle quelle mais avec un ton interrogatif, donc en affirmant
quelque chose d’assez mauvaise foi, il est difficile de répéter cette affirmation avec autant de
conviction une seconde fois.
-Si je comprends bien, le fait que je sois en retard prouve que je ne suis pas concerné par
notre relation ?
11) Utiliser la hiérarchie de critères :
Ça consiste à ajouter de nouveaux critères de plus en plus importants.
-Pour moi, le plus important c’est ta présence, pas ton retard !
12) Appliquer le critère :
-Au moins mon retard me donne des certitudes quant à tes sentiments !
13) Les métaphores :
La métaphore est un outil précieux lorsqu’il s’agit d’influencer car les métaphores sont des
messages indirects où l’on peut dire ce que l’on veut sans risquer d’entamer la susceptibilité
de la personne à laquelle elles s’adressent.
-Cela m’est arrivé aussi de penser comme toi, je m’étais inquiété parce que tu étais en
retard, mais j’ai été tellement heureux de te voir arriver que je me suis dit mieux vaut
tard que jamais.
XI- Quelles sont les techniques de la PNL ?
Parmi les techniques de base de la PNL, on peut citer :
L’ancrage : associer un stimulus (visuel, auditif, ou tactile) à une émotion. Ensuite, le
déclenchement du stimulus fait revenir l’émotion. Exemple d’exercice pour arrêter de fumer :
revivre mentalement un moment d’écoeurement au tabac, et serrer le poing. Quand l’envie
d’une cigarette arrive, le fait de serrer le poing fait revenir la sensation d’écoeurement.
Le swish : rompre un enchainement de pensées en remplaçant une représentation interne
par une autre. Exemple d’exercice pour arrêter de fumer : se visualiser juste avant de prendre
une cigarette, et remplacer l’image où l’on fume par une image positive de bien-être intérieur,
sans cigarette.
Le recadrage : changer son appréciation d’une situation en considérant un autre point de
vue. Exemple : "j’ai besoin d’une cigarette quand je suis face à un nouveau problème" peut
être recadré par "la cigarette n’aide pas à résoudre les problèmes".
Les sous-modalités : repenser aux images ou aux commentaires internes qui apparaissent
pendant une peur ou un blocage, et les dégrader (ex. : rendre floues les images ou les passer
en noir et blanc, baisser le volume de la voix intérieure).
La dissociation : prendre du recul en se projetant mentalement une situation traumatisante
comme s’il s’agissait d’un film.
Les techniques de communication : interprétation des mouvements oculaires (ex. : un
interlocuteur droitier a les yeux qui vont à notre droite quand il se rappelle un fait passé, et à
notre gauche quand il imagine ou invente), synchronisation des mouvements et de la parole
(adopter les mêmes attitudes que l’interlocuteur augmente sa sympathie à notre égard), etc.
XII- L'hypnose éricksonienne :
Qu' est-ce ce que l'hypnose éricksonienne ?
L'état d'hypnose est un état modifié de conscience naturel facilité dans certains contextes.
Cela vous arrive à tout moment comme, par exemple, lorsque vous conduisez sur l'autoroute
depuis plusieurs heures. Vous êtes alors concentré sur votre conduite, une partie de vous
effectue automatiquement les gestes adéquats tandis qu'une autre partie de vous pense, votre
esprit vagabonde alors d'une idée à l'autre. Et c'est justement à ce moment que vous avez des
idées. Vous connaissez déjà l'état d'hypnose sans le savoir. Par exemple lorsque vous êtes
absorbé par un film, vous en oubliez l'heure et le temps qu'il fait dehors.
Mis au point par Milton Erickson, l'Hypnose Ericksoniènne permet de se connecter à ses
ressources les plus profondes, de travailler avec l'inconscient, de se libérer de nombreux
blocages ainsi que débloquer la créativité
Comment se passe une séance d'hypnose ?
Après un entretien préalable, le sujet est assis (mais peut aussi s'allonger s'il le souhaite), le
thérapeute induit une « peur hypnotique » puis propose des suggestions adéquates, ou bien
permet un voyage intérieur sous forme de visualisation à moins qu'il décide d'utiliser des
contes métaphoriques. Ainsi l'inconscient peut faire son travail.
En hypnose éricksonienne tout le monde est hypnotisable, puisque l'hypnose est un état
naturel présent chez tous.
L'hypnose vient du grec upnos qui signifie sommeil. S'il est vrai que nous sommes dans un
état proche de la somnolence, nous sommes cependant totalement conscient de ce qui se
passe. L'hypnose étant un état modifié de conscience, cela peut aussi ressembler à de la
relaxation. Le sujet entend la voix du thérapeute, il participe consciemment et
inconsciemment au travail.
Le thérapeute est un facilitateur permettant d'approfondir cet état naturel.
L'efficacité du travail n'est pas proportionnelle à la profondeur de la « transe ».
L'hypnose est couramment utilisée pour :
L'arrêt du tabac
La perte de poids
La gestion du stress et du trac
Les phobies
Se libérer des patterns (situations répétitives)
Se libérer des dépendances
Développer la confiance en soi
Améliorer sa qualité de sommeil
Effectuer des régressions thérapeutiques
Vaincre la spasmophilie
La mémoire et la concentration
Développer la créativité
Une meilleure connaissance de soi
XIII- Conclusion :
La PNL contribue à nous apporter les moyens d’une lecture différente de nos comportements
et de nos choix conscients ou inconscients. Nous avons cherché à proposer les aspects les
plus caractéristiques de la PNL de façon à offrir au lecteur une vue d’ensemble des techniques
et de leurs applications. Une large palette d’exercices pratiques a été proposée parce qu’avant
tout la PNL est une expérience et que son enseignement ne saurait se contenter de discours.