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Pharmacologie I: Support de Cours Niveau 2 RIM

Le cours de Pharmacologie I vise à enseigner les connaissances fondamentales sur les produits de contraste utilisés en imagerie médicale, y compris leur préparation, administration et surveillance. Les objectifs spécifiques incluent l'identification des types de produits, la compréhension de leurs propriétés, ainsi que la reconnaissance des indications et contre-indications. Les produits de contraste, considérés comme des médicaments, sont soumis à une réglementation stricte et sont essentiels pour améliorer la visualisation des structures anatomiques en radiologie, IRM et échographie.

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Pharmacologie I: Support de Cours Niveau 2 RIM

Le cours de Pharmacologie I vise à enseigner les connaissances fondamentales sur les produits de contraste utilisés en imagerie médicale, y compris leur préparation, administration et surveillance. Les objectifs spécifiques incluent l'identification des types de produits, la compréhension de leurs propriétés, ainsi que la reconnaissance des indications et contre-indications. Les produits de contraste, considérés comme des médicaments, sont soumis à une réglementation stricte et sont essentiels pour améliorer la visualisation des structures anatomiques en radiologie, IRM et échographie.

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Pharmacologie I

Support de cours
Niveau 2 RIM
EFPSA
2025-2026
Objectif général cours
Acquérir les connaissances fondamentales sur les différents types de
produits de contraste utilisés en radiologie conventionnelle, en IRM et
en échographie, afin d'assurer leur préparation, administration et
surveillance en toute sécurité, dans le respect des indications, contre-
indications et précautions.
Objectifs spécifiques
 Identifier les différents types de produits de contraste utilisés en imagerie médicale, notamment en radiologie

conventionnelle (iode), en IRM (gadolinium) et en échographie (agents de contraste ultrasonore).

 Décrire les propriétés physico-chimiques des produits de contraste, leur mécanisme d’action et leur rôle dans

l’amélioration de la visualisation des structures anatomiques et des pathologies.

 Expliquer les modalités d’administration des produits de contraste, incluant les voies d’introduction, les protocoles

d’injection et les précautions à prendre avant, pendant et après l’examen.

 Reconnaître les indications, contre-indications et effets indésirables associés aux produits de contraste, ainsi

que les mesures de prévention et de prise en charge des incidents (réactions allergiques, néphrotoxicité, etc.).

 Appliquer les bonnes pratiques de radioprotection, d’hygiène et de traçabilité lors de l’utilisation des produits

de contraste, en conformité avec les recommandations professionnelles et la réglementation en vigueur.


Introduction
L’imagerie médicale est fondée sur l’étude des contrastes tissulaires liés aux
procédés physiques utilisés et à la nature physico-chimique des tissus.

Très vite, pour augmenter et/ou confirmer les informations fournies par l’image,
l’idée d’administrer des produits pour accentuer les contrastes s’est imposée aux
utilisateurs.

Aujourd’hui, nombreux sont les examens qui s’effectuent avec l’administration de «


produits de contraste », bien entendu « adaptés » à la technique d’imagerie.

Pour le manipulateur, habilité à les administrer au patient dans le cadre


réglementaire du décret d’actes et d’exercice, le fait d’en connaître les indications et
contre-indications, leur composition, leur mode d’administration, leur élimination
objective les compétences à acquérir.
Introduction
 Question de Produit de contraste

Historiquement, les produits de contraste ont d’abord intéressé la radiologie classique


dite de projection : plus un milieu est dense, plus il absorbe les rayons X, ce qui créé
naturellement plusieurs niveaux de noircissement sur l’image du fait des différences
d’absorption liées à la composition des tissus organiques.

• Sur un cliché radiologique

(parenchymes, viscères…) moyennement absorbants apparaissent « gris » et les


structures aériques (poumons, cavités…) peu denses apparaissent « noires ».
Introduction
 Question de Produit de contraste
Les tissus osseux (os compact, os spongieux), du fait de leur écart de densité
marqué, peuvent être étudiés spontanément sur les clichés. Il en est de même pour
le parenchyme pulmonaire. Les os et les structures aériques ont donc un contraste
naturel élevé.

En revanche, du fait de leur faible écart de densité, les parties


molles possèdent un contraste naturel faible et ne peuvent
donc pas être étudiées spontanément.

Pour pallier ce déficit, l’administration de produits de densité


plus faible ou plus élevée s’est révélée nécessaire. L’air,
l’iode ou le baryum ont été retenus pour obtenir des
contrastes négatif ou positif ( Figure 1 ).
Généralité sur les produits de contraste
 Définition
Les produits de contraste sont des produits chimiques appartenant à la classe des médicaments. Ce
sont des substances injectables ou ingérables utilisées en imagerie médicale pour augmenter
artificiellement le faible contraste naturel de certains tissus afin d’améliorer la visualisation des organes
explorés.

Les produits de contraste permettent de mieux visualiser les vaisseaux, les cavités, les
parenchymes et les tissus anormaux.

Il existe plusieurs catégories de produit de contraste. Les plus utilisés actuellement sont les produits de
contraste iodés (PCI) utilisés en TDM et les produits de contraste gadolinés (PCG) utilisés en IRM.
Depuis peu un produit de contraste gazeux est utilisé́ en échographie .
Généralité sur les produits de contraste
 Réglementation
Du point de vue de la réglementation, les produits de contraste sont considérés comme des
médicaments, ils sont donc soumis à la législation en vigueur (réglementation de prescription, de
dispensation, de détention).

Classés sur liste I (repérés par un cadre rouge sur l’emballage), ils font l’objet d’une
prescription médicale obligatoire (PMO) et sont dispensés par un pharmacien.

Les médicaments classés liste I sont considérés comme « dangereux » même en conditions normales
d’utilisation.

Pour la délivrance, les ordonnances doivent dater de moins de 3 mois; le renouvellement est interdit
sauf mention express contraire du médecin prescripteur.
Généralité sur les produits de contraste
 Réglementation
L’ordonnance comporte obligatoirement :

Le nom du prescripteur, son adresse, sa signature, la date à laquelle l’ordonnance a été


rédigée
Les nom, prénom, sexe et âge du patient et, si nécessaire, sa taille et son poids
La dénomination du médicament, son dosage, sa posologie, sa voie d’administration.

Ce qui différencie les produits de contraste des produits médicamenteux habituels, c’est qu’ils
sont administrés dans un but diagnostique
et non thérapeutique.
Généralité sur les produits de contraste
 Application
Les structures à faible écart de densité (tissus mous) ne peuvent pas être étudiées
spontanément. Pour pallier ce déficit, l’administration de produits de contraste de densité plus
faible (l’air) ou plus élevée (le baryum) se révèle nécessaire.

L'augmentation du contraste est due à la présence d'atomes à numéro atomique élevé (Z =


53 pour l'iode, 54 pour le baryum) qui augmentent l'absorption des photons X.
Les produits de contraste sont des produits chimiques appartenant à la classe des
médicaments. Ce sont des substances injectables ou ingérables qui améliorent la
visualisation des organes explorés.
A- Produits de contraste en radiologie
conventionnelle

I- Produits de contraste iodé


Produit De Contraste Iodé
Historique Du Produit De Contraste iodé
Hydrosolubles
 L’utilisation en radiologie de composants iodés hydrosolubles a été proposée pour la
première fois en 1923 par Osborne

 Cependant, la mauvaise qualité de l’opacification et l’importance des effets secondaires ont


accéléré la recherche d’agents plus efficaces et mieux tolérés.

 L’iode est l’halogène le plus utilisé en raison de sa radio-opacité élevée, sa forte liaison
avec les structures benzéniques et sa large disponibilité.
 Les premiers produits utilisés furent les mono-iodés suivis par les di-iodés dont l’utilisation
en clinique fut freinée en raison de leur importante toxicité.
Produit De Contraste Iodé
Historique Du Produit De Contraste iodé
Hydrosolubles

 Apparurent ensuite les produits tri-iodés, hyper-osmolaires, ioniques et hydrosolubles


responsables d’une meilleure opacification et caractérisés par une meilleure tolérance.
 Le premier produit ionique hexa-iodé de basse osmolalité est disponible depuis courant
1975.
 Enfin, dans les années 80 sont nés les non-ioniques de basse osmolalité.
 Les produits de contraste non-ioniques ont significativement améliorés l’utilisation des
pdci notamment grâce à la diminution de leur osmolalité
 Les principales indications demeurent l’angiographie et l’urographie, mais aussi
l’hystérosalpingographie, l’artériographie …
Définition Du Produit De Contraste iodé (PCI)

En imagerie médicale, un produit de contraste est un médicament qui augmente


artificiellement le contraste permettant de visualiser une structure anatomique ou
pathologique naturellement peu ou pas contrastée, et que l’on aurait donc du mal à
distinguer des tissus voisins.
Pourquoi l’iode ?

 L’iode possède un numéro atomique élevé (Z=53) qui


atténuent fortement les photons X, essentiellement par
effet photo-électrique.
 Il présente une forte liaison avec les structures
benzéniques. L’iode est aussi très disponible dans le
commerce.
Propriétés chimiques Des Produit Des Contraste iodé (PCI)

 L’iode en lui-même est toxique du fait de son interaction avec la thyroïde et est donc
intégré dans une enveloppe moléculaire cyclique (benzènes) rendue hydrophile afin
d’empêcher sa métabolisation.

 Il existe plusieurs spécialités de produits de contraste iodés distribuées par différents


laboratoires pharmaceutiques, chacune correspondant à une enveloppe benzénique
différente.

 Ces différentes spécialités sont souvent disponibles en plusieurs concentrations


différentes jusqu’à 400 mg/L d’iodure).
 Les modalités d’administration des produits de contraste iodés sont multiples.
Propriétés chimiques Des Produit Des Contraste iodé (PCI)

 Bien que la voie intraveineuse soit largement la plus utilisée en TDM, il est également
possible, entre autres, de faire ingérer le produit de contraste, l’injecter en intrathécal
(pour les recherches de fistule ostéo-durale par cisterno-scanner)

 ou l’injecter directement au sein d’une cavité par ponction directe ou par l’intermédiaire
d’un drain ou d’une sonde.
Pharmacocinétique Des Produit Des Contraste iodé (PCI)
 La pharmacocinétique est fonction du mode et du site d’administration.
 L’injection de PC s’effectue habituellement sur une voie veineuse périphérique posée au
membre supérieur.
 Le produit est administré le plus souvent à l’aide d’une seringue automatique permettant
de délivrer un volume et un débit prédéfinis, sur une durée par conséquent aisée à
calculer.
 Le bolus de contraste suit le sens physiologique de la circulation sanguine : le produit
transite par les veines du membre supérieur pour rejoindre la veine cave supérieure se
drainant dans l’atrium droit.
 Le produit de contraste arrive ensuite dans le ventricule droit (VD) et opacifie les artères
pulmonaires puis les veines pulmonaires avant de revenir à l’atrium gauche et au VG.
Pharmacocinétique Des Produit Des Contraste
iodé (PCI)
 Le contraste est alors éjecté au sein de l’aorte puis se distribue à tous les organes par
le biais des branches artérielles partant de l’aorte.

 Après le rehaussement parenchymateux qui nécessite un délai variable d’un organe à


l’autre, le retour veineux s’effectue par les veines systémiques et le réseau porto-
mésentérique et se collecte finalement dans les systèmes caves supérieur et inférieur.
 L’élimination est principalement rénale et à minima biliaire (part majorée en cas
d’insuffisance rénale).

 En fonction du délai fixé pour le déclenchement de l’acquisition, l’exploration pourra


s’effectuer à différents moments de la chronologie.
Pharmacocinétique Des Produit Des Contraste
iodé (PCI)
 Les acquisitions peuvent être répétées à différents délais après le début d’une seule
injection afin d’obtenir plusieurs « temps » ou phases sans recourir à des injections
itératives.

 Les produits monomériques ioniques de haute osmolalité ont été remplacés depuis
plus de 10 ans par les PCI de basse osmolalité qui sont mieux tolérés.

 Selon les experts, il n’y a plus de place pour les PCI de haute osmolalité pour les
explorations diagnostiques utilisant un produit de contraste administré par voie
intraveineuse.
Pharmacodynamie Du Produit Des Contraste
iodé (PCI)
 La quasi-totalité de la dose injectée par voie intraveineuse est excrétée de
manière inchangée par voie rénale dans les 24 heures chez les patients dont la
fonction rénale est normale.

 La demi-vie d’élimination est approximativement de 2 heures pour iohexol chez


les patients ayant une fonction rénale normale.

 Il n’y a pas de métabolite détecté.


 La liaison aux protéines est très faible (inf à 2%).
Caractéristiques physico-chimiques
Du PCI

Osmolalité : nombre de particules osmotiquement actives, autrement dit celles qui


exercent une force sur les parois semi-perméables, qui l’entourent par kg de solvant
(eau).
o L’unité de l’osmolalité est la milli-osmole par kg d’eau : mOsm/kg H2O
o Elle varie en fonction de la concentration en iode.
o Elle est définit par rapport à celle du plasma (300 mOsm/kg). En cas de très forte
osmolalité, des échanges hydriques par phénomènes d’osmose ont lieu.
o + osmolalité augmente, + la diurèse augmente.
Caractéristiques physico-chimiques Du PCI

Viscosité : résistance qui s’oppose à un écoulement uniforme.


L’unité est le centipoise (cp) ou le milli pascal seconde (mPa.s)
o Augmente si T° froide, si dimère, si fort concentré
o Gamme de viscosité pour le PC : 4 à 8 cp (plasma = 1.2 cp).

Concentration en iode : pouvoir contrastant du produit de contraste, donc son efficacité.


o L’unité est le mg/ml ou (g/100ml)
o Le choix dépend de : l’examen, le patient, l’appareillage
o Ex : 350 à 370 mg/ml pour l’UIV, 240 à 300 mg/ml en scan, 220 à 250 mg/ml en intra
cavitaire
Caractéristiques physico-chimiques Du PCI

Caractère ionique ou non ionique : les produits ioniques inhibent davantage la libération
de thrombine que les non ioniques (thrombine activant la formation du clou plaquettaire).

Hydrophilie :
o Propriété qu’ont les colloïdes à attirer et à garder l’eau avec une énergie plus ou moins
grande
o Noyau benzénique = Hydrophobe = interférence avec les milieux biologiques
o Ajouter de radicaux –OH placés autour du cycle benzénique = pas d’interaction.
Les Produits De Contraste iodé
Spécialités de basse osmolalité Spécialités de haute osmolalité
 Iopromide (Ultravist),
 Amidotrizoate de sodium (Gastrografine),
 Iopamirol (Iopamiron),
 Acide diatrizoique (Radioselectan),
 Ioversol (Optiray),
 Acide ioxitalamique (Telebrix).
 Iobitridol (Xenetix)
 Iohexol (Omnipaque),
 Ioixanol (Visipaque),
 Ioméprol (Ioméron),
 Acide ioxaglique (Hexabrix)
Les Différents Voies D’injection
Voie intraveineuse Injection sous-arachnoïdienne
 Angio-Scanner  Myélographie
 TDM parenchymateuse  Sacco-radiculographie
 Phlébographie  Discographie

Voie intra-artérielle Injection dans les cavités

 Coronarographie  Arthrographie et Arthroscanner

 Angiographie périphérique  Sialographie

 Angiographie sélective  Galactographie

(cérébrale, rénale, …  Cystographie


 HSG et tube digestif
Opacification vasculaire et intra-cavitaire
Les Types De PCI
Ils se distinguent selon :
 Leur osmolalité et
 Leur teneur en iode
Tous les agents de contraste iodés hydrosolubles sont construits à partir d'un noyau de benzène
auquel sont attachés 3 atomes d'iode. Lorsque l'agent de contraste n'est composé que d'un noyau de
benzène, on l'appelle monomère; de deux noyaux de benzène, c'est un dimère.

Lors de leurs dissolutions, les produits de contraste ioniques se scindent en deux particules chargées
électriquement, l'anion étant porteur des atomes d'iode. Il y aura 3 atomes d'iode pour 2 particules
(anion, cation). Pour un monomère ionique, le rapport iode/particule est de 3/2.

Pour un dimère ionique (deux noyaux de benzène), le rapport iode/particule sera de 6/ 2 (donc de
3/1).

A l'inverse, les agents non-ioniques restent stables lors de leur dissolution. Il n'y aura que 3 atomes
d'iode pour 1 particule et le rapport iode/particule sera de 3/1.
Les Types De PCI

Monomère triodé ionique de HO


o Produits hyperosmolaires (PHO) (1500-2200 mOsm/kg)
o Structure monomère (1 cycle benzénique)
o 3 atomes d’iodes
o Sodium (solubilité) : la fonction acide est salifiée car Na+ rend le produit soluble dans
l’eau (-OH acide reste insoluble dans l’eau)
o Rapport 3/2 (=nb I / nb particules formées une fois en solution
o Ex : Radioselectan, Télébrix
o Utilisation : urographie car diurèse
o Plus l’osmolalité est élevée, plus il est susceptible de présenter des effets
indésirables. C’est pourquoi on doit trouver un moyen de réduire cette osmolalité.
Les Types De PCI
Monomère tri-iodé ionique de HO
Les Types De PCI
Dimère hexa-iodé ionique de BO
Produits hypo-osmolaires (PBO) (600-900 mOsm/kg)
Structure dimère (2 cycles benzéniques)
6 atomes d’iode
Sodium (solubilité)
Rapport iode/particule = 6/2
Ex : Hexabrix
o Utilisation : angio, phlébo car peu hypo coagulant
Les Types De PCI
Monomère tri-iodé non-ionique de BO
 Produits hypo-osmolaires (PBO) (600-900 mOsm/kg)
 Structure monomère (1 cycle benzénique)
 3 atomes d’iode
 Radical (solubilité) : le radical remplace la fonction acide –OH (qui reste insoluble dans l’eau)
 Rapport iode/particule = 3/1
 Ex : Iopamiron, Omnipaque, Ultravist, Iomeron, Xenetix
o Utilisation : angio, arthro, tube digestif

• Produit hypo-osmolaire
• Structure monomère
• 3 atomes d’iode
Les Types De PCI
Dimère hexa-iodé non ionique de IO (6/1)
 Produits iso-osmolaires (PIO) (300 mOsm/kg)
 Structure dimère (2 cycles benzéniques)
 6 atomes d’iode
 Radical (solubilité)
 Rapport iode/particule = 6/1
 Ex : visipaque
 + : tolérance, opacification, iso-osmolalité, coût important

• Produit iso-osmolaire
• Structure dimère
• 6 atomes d’iode
Accidents A Redouter Avec Les Produits De Contraste

Les AAR sont dites allergiques, ils peuvent être immédiats ou retardés. Ils
sont imprévisibles et ne sont pas liés à la dose administrée.

Les réactions précoces :


La plupart du temps, il s’agit d’incidents mineurs sans gravité,
rapidement résolutifs.
Des complications plus graves voire mortelles est cependant possible.
Les Accidents Bénins Du Produit De Contraste :
Il peut s’agir de :
Manifestations digestives : Manifestations nerveuses
(signes digestifs)  Angoisse
 Nausées  céphalée
 Effort de vomissements  Agitation
 Rarement des douleurs épigastriques  Sensation de brouillard visuel
 Sensation de chaleur abdominale Toutes ces manifestations débutent en général au cours même
de l’injection. Elles sont le plus souvent transitoires et
Manifestations respiratoires disparaissent spontanément sans aucun traitement un peu
après la fin de l’injection.
 Toux Dans ce cas, une simple psychothérapie suffit tout au long de
 Chaleur au niveau de la gorge l’injection
 Eternuement Manifestations cutanées
 Larmoiement
 Picotements nasales  Prurit
 Urticaire localisée (un peu plus tard)
Ces incidents mineurs sont passagers, ils peuvent également représenter les premières manifestations
d’accidents graves.
Les Accidents Graves, voir Mortels Du Produit De Contraste :
Il peut s’agir de :
Complications cutanées : Elles sont de nature anaphylactique, peuvent se présenter sous
Forme :
• Soit d’une urticaire géante
• Erythrodermie (rougeurs) généralisée
Elles surviennent généralement quelques minutes après le début de l’injection, après une ½
ou 1 heure et elles cèdent assez facilement et plus ou moins rapidement à la thérapeutique.

Complications respiratoires Peuvent se présenter sous forme :


• D’une crise d’asthme plus ou moins violente
• D’un O.A.P
• D’un œdème de la glotte avec dyspnée laryngée
Ces complications peuvent survenir à la fin de l’injection ou quelques minutes plus tard, elles
peuvent mettre en jeu le pronostic vital, si la thérapeutique se fait trop tard.
Les Accidents Graves, voir Mortels Du Produit De Contraste :
Il peut s’agir de :
Complications nerveuses : Elles sont graves, caractérisées par :
• Des convulsions et un coma.
• Œdème cérébral
• Elles apparaissent en général au bout de quelques minutes mais parfois 1 à 2 heures après.
• Elles imposent un traitement d’urgence.

Complications cardiovasculaires
Le collapsus cardiovasculaire / choc anaphylactique
Ce sont des complications plus graves, elles apparaissent au cours même de l’injection ou dans les
5 minutes qui suivent par :
• Sensation de lipothymie intense avec douleurs au creux épigastrique
• Vomissements
• Une perte de conscience
• Un état de collapsus cardiovasculaire
• Pâleur / cyanose / Des sueurs profuses / Effondrement de T.A

Cette complication dramatique impose une intervention thérapeutique en extrême urgence.


Effets Indésirables
Réaction physiologique à l’injection de produit de contraste
 L’injection du produit de contraste augmente l’osmolalité plasmatique, ce qui
provoque un appel d’eau depuis les cellules endothéliales et une vasodilatation
diffuse.

 L’effet ressenti est celui d’une bouffée de chaleur diffuse, sans caractère
pathologique, et dont on prévient systématiquement le patient afin qu’il ne s’inquiète
pas inutilement au moment de l’injection

 Les autres signes souvent ressentis au cours de l’injection sont un goût métallique
et une fausse sensation de miction
Effets Indésirables
Réaction d’hypersensibilité immédiate non immunoglobulines E (IgE)-
dépendante
 L’injection peut par ailleurs provoquer une dé-granulation des polynucléaires
basophiles, la libération d’histamine provoquant alors des démangeaisons, voire une
urticaire et, éventuellement, nausées et vomissements.
 n’est pas type allergique et est considérée comme mineure.
 Elle est plus fréquente à débit d’injection élevée et si le produit de contraste a une
concentration élevée.
 Certains patients (asthmatique, aggravation des symptômes respiratoires).
 Ne contre indique pas l’injection ultérieure de PCI, mais justifie une surveillance, afin de
ne pas méconnaître une réaction allergique vraie
 Préparation par antihistaminiques H1 est efficace dans ce cas.
Effets Indésirables
Réactions allergiques
 Réactions d’hypersensibilité immédiate allergique. Il s’agit alors des réactions
d’hypersensibilité immédiate IgE-dépendantes, impliquant une reconnaissance spécifique
des molécules du produit de contraste par des IgE spécifiques produites lors d’une
première phase de sensibilisation.

 Cette reconnaissance immunologique spécifique entraîne une activation des mastocytes et


des polynucléaires basophiles provoquant une réaction allergique vraie de sévérité
variable, habituellement dans les premières minutes suivant l’injection.

 Il est donc recommandé d’adresser le patient à une consultation d’allergologie en cas de


réaction consécutive à l’injection de produit de contraste iodé.
Effets Indésirables
Réactions allergiques
 Tout produit de contraste engendrant une réaction positive aux tests cutanés devra être
contre indiqué mais pourra être substitué par une autre spécialité de produit de contraste
(absence de réactions croisées).

 Il est important de rappeler que les réactions allergiques vraies ne sont pas provoquées par
l’atome d’iode (déjà présent dans la thyroïde) : l’allergie à l’iode n’existe pas ! Par
conséquent, il ne faut pas contre indiquer l’injection de produit de contraste chez un patient
prétendument « allergique » aux produits de la mer ou à la polyvidone iodé (Bétadine) qui
n’ont aucune communauté antigénique avec les PCI.

 L’allergie est liée aux excipients associés à l’iode, qui varient d’un produit à l’autre.
Effets Indésirables
Néphrotoxicité et insuffisance rénale
 Les PCI sont éliminés par filtration rénale. Ils peuvent induire une néphropathie au PC
définie comme une élévation de plus de 30% de a créatininémie de base ou par une
oligurie survenant dans les 72 heures suivant l’injection.

 Le dosage de la créat est donc indispensable avant toute injection IV de PCI. Les patients
présentant un débit de filtration glomérulaire (DFG) inférieur à 60 ml/min, une néphropathie
diabétique, un myélome avec protéinurie, un traitement néphrotoxique (anti-inflammatoire
non stéroïdiens (AINS), etc.) ou un âge supérieur à 65 ans sont davantage susceptibles de
développer une néphropathie induite par les produits de contraste et représentant une
population à risque. En cas d’IR sévère (DFG inférieur à 30 ml/min), l’injection de PC est
en principe contre-indiquée.
Effets Indésirables
Néphrotoxicité et insuffisance rénale
 La prescription, en particulier dans la population à risque décrite plus haut, devra être
réfléchie et une méthode d’exploration alternative (échographie, IRM) sera privilégiée
lorsque cela sera possible. Si l’injection est malgré tout nécessaire, certaines précautions
devront être mises en place : injection réalisée si possible à sept jours d’intervalle de
l’administration d’un autre médicament néphrotoxique (AINS, cure de chimiothérapie) et
délai d’au moins trois jours entre deux injections de PCI.

 En cas d’insuffisance rénale modérée, des mesures de néphro-protection seront


nécessaires : hydratation suffisante encadrant l’injection (2 litres per os entre les 24 heures
précédent et les 24 heures suivant l’injection), de préférence par une eau riche en sodium
et en bicarbonate.
Effets Indésirables
Néphrotoxicité et insuffisance rénale
 Les antécédents de transplantation rénale doivent faire considérer le patient comme
insuffisant rénal sévère (contre-indication) tandis que l’hémodialyse ne justifie pas de
précaution particulière.
 La metformine est une molécule à élimination rénale favorisant le métabolisme anaérobie
et la production d’acide lactique. Les patients diabétiques de type II sous metformine
devront interrompre leur traitement après l’injection de PC. Si une néphropathie induite par
les PC survient (la néphropathie diabétique étant l’un des facteurs de risque), la metformine
n’est plus éliminée et s’accumule dans l’organisme au fil des prises du traitement. Il en
résulte une dangereuse acidose lactique, qui peut être prévenue par la suspension
systématique du traitement après injection de PC
 La réintroduction de la metformine est autorisée après contrôle de la créat à 48 heures.
Effets Indésirables
Perturbation du métabolisme thyroïdien
 Malgré l’incorporation de l’iode à des molécules benzéniques, des iodures libres sont
susceptibles d’être captés par la thyroïde et induire une hyper ou hypothyroïdie.

 Cela est plus fréquent chez le nouveau-né et chez les patients présentant une affection
thyroïdienne (hyperthyroïdie non équilibrée).
 Une hyperthyroïdie non contrôlée, d’autant que le patient est âgé ou souffre d’une maladie
cardiaque, contre-indique l’injection de PCI du fait du risque de cardiothyréose induite.

 Les patients souffrant d’hyperthyroïdie mais suivant un traitement par antithyroïdiens ne


relèvent en revanche d’aucune précaution spécifique.
Effets Indésirables
Perturbation du métabolisme thyroïdien
 L’administration de produits de contraste iodés peut enfin perturber le
métabolisme d’autres agents pharmacologiques.

 L’iode libre dans le produit de contraste iodé est capté par la thyroïde qu’il
sature, empêchant ainsi par compétition la fixation de l’I-123 ou I-131.

 Ainsi, lorsqu’une scintigraphie thyroïdienne ou qu’un traitement par iode


radioactif sont nécessaires, ils doivent être réalisés avant une TDM avec
injection de PCI et non après.
Effets Indésirables
Mouvements d’eau
 Dû à l’osmolalité élevée
 Ex : PHO entraîne 5 à 6 fois le volume de PC injecté
 PBO entraîne 2 à 2.5 fois le volume de PC injecté
 Vasodilatation périphérique
 Hypervolémie plasmatique (hémodilution transitoire)
 Déshydratation cellulaire compense ces mouvements d’eau (transfert d’eau
intracellulaire vers le milieu extracellulaire)
 Chaleur, rougeur
 Douleur intra artérielle à partir de 800 mOsm/kg
Effets Indésirables
Réactions Anaphylactoïdes
Réactions pseudo allergiques = Réactions de bio-incompatibilité (différent
allergie)
 Hypotension, œdème, augmentation de la perméabilité capillaire, …
 A retenir : l’allergie à l’iode n’existe pas.

 La réaction « allergoïdes » ne s’exprime que face à


la molécule transportant l’iode.
 On peut donc être allergique à un PCI et pas à un
autre.
Effets Indésirables
Effets Rénaux
 Diurèse osmotique forcée avec les PHO
 Insuffisance rénale aiguë
 Nécrose tubulaire (dû à la baisse du débit sanguin local)
Effets Indésirables
Effets cardiaques (surtout en coronarographie)
 Inotrope négatif (= diminution de la force de contraction cardiaque), perturbation du
débit coronaire, ischémie potentielle
 Conséquence : crises d’angor (= angine de poitrine = rétrécissement des vaisseaux
cardiaques dû au dépôt de plaques d’athérome), extrasystole, arythmie
Effets Indésirables
Effets sur le système nerveux central
 Si lésion du SNC ou si contact à certains endroits (ex : plexus
choroïdes, area postrema, …)
 Nausées, vomissements
Effets Indésirables
Effets sur les globules rouges
 Rigidification conduira à une
modification de l’agrégabilité des
GR (ils passent moins bien dans
les capillaires et les bouchent)

 Conséquences : drépanocytose,
ischémie
Effets Indésirables

Effets sur la coagulation


 PCI à un effet anticoagulant transitoire
 PC non-ioniques à des effets coagulant (attention pour
injection intra-artérielle)

Autres effets

 Extravasation locale
 Réactions tardives ( environ 24 h après
l’injection) : céphalées, réactions allergoïdes
Dose Habituelle d’un Produit De Contraste

Chez l’adulte
 1 ml/kg de poids corporel d’un produit de contraste à 76 %

Chez l’enfant
 Moins de 3kg : la dose est de 3ml/kg de poids
 À partir de 3kg : 1ml/kg de poids + 6ml
 A partir de 20 kg : 1ml/kg de poids

Chez l’insuffisant rénal

 0.2 à 0.5 ml/kg


Dose Habituelle d’un Produit De Contraste
Tolérance de ces produits
Les réactions immunologiques :
 Varient d’un sujet à l’autre, parfois peuvent être graves et mortelles
Les tests à l’iode :
 Sont inutiles et sans aucune valeur et infidèle
 L’interrogatoire du malade : il est très important avant de faire l’injection d’iode, on
demande au malade :
 S’il a déjà reçu une injection d’iode  S’il ne fait pas de l’urticaire envers certains aliments (poisson,
 S’il n’est pas asthmatique chocolat, fraise …) ou médicament ( pénicilline ou autre.
 S’il n’a pas de rhinite allergique  Si le malade est allergique, il faut faire une prémédication
 S’il n’a pas d’eczéma antiallergique à base d’antihistaminique et de corticoïde.
Principaux Facteurs De Risques D’injection Du PCI

 Asthme, antécédent de réaction aux PCI, réactions


anaphylactoïdes

 Insuffisance cardiaque, artérielle, angine instable, infarctus du


myocarde, âges extrêmes.

 Cirrhoses, réactions cardio-vasculaires,


 Diabète n’est pas un facteur de risque mais vérifier l’hydratation
Contre Indications Lors D’un Examen Avec PCI
A vérifier impérativement !
La patiente ne doit pas être enceinte ou susceptible de l’être.
Enlever tous les objets métalliques (appareil dentaire, bijoux, barrettes dans les
cheveux, soutien-gorge, etc…
En cas d’injection de produit de contraste iodé

Vérifier que le patient ne fait pas d’allergie. Demander comment se manifeste


l’allergie ? (dans le but de savoir si l’allergie est « vraie » ou non).
Selon le type de manifestations allergiques le médecin pourra prescrire une
prémédication médicamenteuse (antihistaminique, corticoïdes) ou bien décider de
réaliser l’injection (exemples : Atcdt d’œdèmes de Quincke, urticaire géant). Le risque
de développer une réaction est le même que ce soit un produit à basse ou haute
osmolalité, ionique ou non ionique.
Contre Indications Lors D’un Examen Avec PCI

En cas d’injection de produit de contraste iodé

Selon le type de manifestations allergiques


Antiallergiques utilisés (comprimés) : Aerius, Celestene, Solumedrol, Solupred

Vérifier Que Le Patient N’est Pas Sous Bétabloquants (= entraînent une


diminution de la contraction cardiaque). Dans le cas contraire, le patient devra
suivre un protocole antiallergique (sinon il y a un risque de bronchospasme et
allergoïdes) et il ne doit pas arrêter son traitement sous bétabloquants.
Conduites à Tenir Pour Les Patients Diabétiques
Si le patient est sous insuline, le scanner avec injection peut se réaliser sans
problème
Si le patient est sous antidiabétiques oraux (biguanides), il doit les arrêter 48h
avant le jour et doit les reprendre 48 h après, sinon le risque de faire une
insuffisance rénale est majoré. Il y a aussi un risque d’acidose lactique (crampe,
fatigue, troubles digestifs, douleurs abdominales).

Liste de certains antidiabétiques oraux : Metformine, Glucinan, Glucophage,


stagid, Diabiphage.
Conduites à Tenir Pour Les Patients Diabétiques
Vérifier La Créatininémie Récente (70 à 110 μMol/l) Et La Clairance
(Entre 80 et 120 ml/min). La clairance est calculable à partir de la formule de COCKROFT et
GAULT.
FORMULE DE COCCKROFT :
140 − â𝑔𝑒(𝑒𝑛 𝑎𝑛𝑛é𝑒𝑠) × 𝐾 × 𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠(𝑒𝑛 𝑘𝑔) /𝑐𝑟é𝑎𝑡𝑖𝑛𝑖𝑛𝑒(𝑒𝑛 μ𝑚𝑜𝑙/𝐿
K : 1,23 pour un homme et 1,04 pour une femme
On considère qu’une clairance : > 60 ml/min, pas d’insuffisance rénale
Entre 30 et 60 ml/min, insuffisance rénale modérée
< 30 ml/min, insuffisance rénale sévère
Créatinine = substance azotée filtrée par les reins
Clairance du créatinine = capacité des reins d’éliminer la créatinine en 1 min
Être A Jeun N’est Pas Recommandé Sauf Geste Dit « Lourd » et En Fonction De L’examen
Gestes « lourds » : Angioplastie, Embolisation, Désobstruction vasculaire, Drainage abdominal.
Il est conseillé d’être à jeun pour les examens de la région abdo-pelv (lavement, TOGD, Scan
abdo-pelv) afin d’éviter les gaz/matières et le péristaltisme artéfactant l’interprétation de l’image
Cas particuliers avant des examens avec injection du PCI
 Avant De Perfuser Une Dame Suivie Pour Un Cancer Du Sein : il faut toujours
lui demander si elle a eu un curage ganglionnaire ou une chirurgie du sein, auquel
cas elle sera perfusée sur le bras opposé.

 Pour Les Patients Dialysés : Réaliser la séance de dialyse seulement après


l’examen avec injection de PCI afin d’éliminer rapidement le produit

 Pour Les Patients Stressés Par L’examen : il est possible de prescrire un anti-
anxiolytique (ex : Atarax, …)

 Pour Les Patients Ayant Subit Un Examen Avec Injection De Pdci Recemment :
le délai pour un nouvel examen avec PDCI est d’au moins 3 jours.
Méthodologie Lors D’une Injection De Produit De Contraste
Iodé

Vérification du chariot d’urgence

 Accueil du patient
 Vérification de l’identité
 Vérification des contre-indications (préalablement citées)
 Explication de l’examen (notion de chaleur, impression d’uriner,
mauvais goût dans la bouche
Injection De Produit De Contraste Iodé Au Scanner

 On respecte les règles d’hygiène en vigueur dans le service,


 On pose une voie veineuse (cathéter relié à une seringue de chlorure de
sodium 0.9g/100mL). Le choix du calibre du cathéter se fait en fonction du débit
à injecter.
 On prépare l’injecteur (avec une seringue pré-remplie ou à préparer à partir
d’un flacon) ou la seringue de produit de contraste en fonction de l’âge, du
poids, de la fonction rénale du patient et de la nature de l’examen (De 100 à
150ml env. 1cc/kg, concentration de 300 à 350 mg d’iode/mL, au max 1g
d’iode/kg)
 On raccorde l’injecteur ou la seringue à la voie veineuse.
Injection De Produit De Contraste Iodé Au Scanner

 On respecte les règles de radioprotection (fermeture des portes)


 On commence l’examen (Topo ou Scout puis les premières images sans
injection, si elles sont nécessaires)
 Au moment de l’injection (avec l’accord du radiologue), on vérifie la voie
veineuse, le bon passage du produit de contraste dans la veine en palpant au
niveau du point d’injection. On vérifie s’il n’y a pas d’œdème qui se forme et
l’état général du patient.
 On lance l’acquisition des images avec PC.
 Puis, théoriquement, à la fin de l’examen, on laisse attendre le patient 30 min
car les réactions immédiates peuvent apparaître dans ce laps de temps.
Injection De Produit De Contraste Iodé Au Scanner

 Ensuite, on « rince » la veine avec du chlorure de sodium dilué, on retire la voie


veineuse et on conseille généralement de boire beaucoup d’eau afin d’évacuer
le plus rapidement possible le produit de contraste par les voies urinaires (sauf
pour les insuffisants rénaux qui doivent boire normalement afin d’éviter la
perturbation rénale)

 Situer les PCI sur l’échelle de HOUNSFIELD : 70 à 80 UH


Caractérisation tissulaire
Vascularisation rénale et des néphrons
Scanner
• Phase de néphrographie vasculaire
et corticale : 15 - 90 s

• Phase de néphrographie tubulaire :


30 s – 10 min

– optimum : 90 – 150 s

• Phase urinaire : après 3 min

– Opacification des cavités


pyélocalicielles
Foie : Délai d’acquisition 20 sec

Facteurs extrinsèques :
débit et masse
Facteurs intrinsèques :
temps circulatoire et
volume vasculaire central

Délai fixe : 35 – 45 sec


Délai variable 70 sec
Injection test
Détection automatique
de l’arrivée du bolus
Imagerie uniphasique
Injection De Produit De Contraste Iodé En Radiologie Conventionnelle

 Les examens radiologiques utilisant les PCI sont : l’artériographie, l’urographie,


HSG, les examens vasculaires à but diagnostic (coronarographie), les TOGD,
les lavements ou encore les transits intestinaux.

 Dans le cas d’injection de PC en intraveineuse, on respecte le même protocole


que pour un examen scanographique.
 Dans le cas d’ingestion de PC, on prépare la solution en respectant les dilutions
propres à chaque examen (par ex : 1/3 de pdc, 2/3 d’eau pour un verre de
baryte lors d’un TOGD)
Vascularisation rénale et des néphrons
Injection De Produit De Contraste Iodé En Radiologie Conventionnelle

 Dans le cas d’injection intra articulaire, on prépare stérilement le matériel nécessaire


au médecin pour le bon déroulement de l’examen.
 Dans le cas de visco-supplémentation (infiltration), le produit de contraste est utilisé
pour s’assurer du bon positionnement de l’aiguille dans l’articulation alors que dans le
cas d’une arthrographie ou arthroscanner, le produit de contraste est utilisé pour
visualiser la cavité articulaire et les éventuelles lésions.
 On réalise l’examen puis on s’assure que le patient ne présente aucun effet indésirable
dû aux PCI.
 Après chaque examen scanographique ou radiologique nécessitant l’utilisation d’un
PCI, on effectue une traçabilité du produit en relevant le n° de lot, la date de
péremption, la quantité injectée, l’identité du patient, la date et la nature de l’examen.
CAT, En Cas D’arrêt Cardiaque Et Respiratoire
Confirmer le diagnostic
 Pouls carotidien et fémoral absent
 Malade qui ne respire plus, inconscient.
 Rester près du malade et commencer :

La respiration assistée
 Soit au moyen d’un appareil de ventilation assistée ou manuelle
 Soit réaliser la respiration bouche à bouche

Le massage cardiaque externe


 Il faut réaliser à la fréquence de 60 massages par minute sur un plan dur
 Se mettre à droite du malade et main droite adroite sur le sternum et l’autre dessus
 Faire 4 ventilations pour 15 massages cardiaques.
 Si inefficace, demander défibrillation. Lever membres inférieurs. Administrer l’adrénaline en perf,
bicarbonate de sodium, corticoïdes.
CAT, En Cas De Collapsus Ou Chute Tensionnelle
(TA au dessous de 7, max<7)

• Oxygène fort débit


• Perfusion de sérum salé isotonique
• Broncho-dilatation (salbutamol)
• Corticoïdes (solumedrol, hydrocortisone) (IV direct)
• Dérivés du plasma (éviter le risque de surcharge)

CAT, En Cas D’un Bronchospasme

• Oxygène fort débit


• Broncho-dilatateur (corticoïde, théophylline, salbutamol en IV
CAT, En Présence D’un Œdème De La Glotte
• Oxygène fort débit
• Corticoïde à fort dose en IVD (T3 symptomatique)
• Parfois l’adrénaline et antihistamique
• Si l’obstruction laryngée est complète, il faut envisager une
trachéotomie
Lorsque la trachéotomie est impossible, on peut faire la ponction de la trachée avec une
grosse aiguille, puis administration de l’O2 à basse pression

CAT, En Cas De Convulsion


• Desserrer les habits
• Oxygène et valium 10 mg en IV
 Il faut éviter la chute du malade
 Dégager les voies respiratoires
CAT En Cas D’OAP
• Oxygène
• Diurétique à effet rapide (lasilix en IVD)
• Tonicardiaque (digitaline)
• Morphine, si diagnostic de l’OAP est confirmé

CAT En Cas D’œdème Cérébral


• Mannitol en perfusion ou diurétique (lasilix)
• Corticoïdes

CAT En Cas De Phlébite


 Des compresses tièdes
 Donner un anti-inflammatoire éventuellement
 Donner un anticoagulant pour limiter l’incidence de telle réaction
CAT En Cas De Prurit ou D’urticaire
• Corticoïdes
• Antihistaminique (atarax)

CAT En Cas D’injection Para Veineuse


• Des compresses tièdes
• Anti-inflammatoire local

CAT En Cas De Choc Anaphylactique


 Oxygène
 Adrénaline
 Remplissage Vasculaire

Tous les moyens doivent être utilisés pour rassurer le malade, mettre en confiance et
chasser l’anxiété
Équipement Souhaitable En cas D’injection Du Produit De Contraste
Pour une salle radiologique
 Un anesthésiste en permanence  Chariot de réanimation
 Un système d’alarme dans toutes les salles  Tensiomètres, stéthoscope, laryngoscopes
 Oxygène plus ballons et masques à oxygène  Aiguilles, tubulures, Garrot, sparadrap

Il faut des solutés de perfusion


 Sérum salé, glucosé hypertonique et isotonique
 Sérum carbonaté, des dérivés de plasma

Des médicaments

 Corticoïdes, antihistamique  Les tonicardiaques


 Diurétique, valium, adrénaline  Un ECG
 Théophylline, antispasmodique  Un défibrillateur
 Primperan (contre les vomissements)
Prémédication Du Produit De Contraste
Il faut signaler que les tests à l’iode sont inutiles
 l’interrogatoire d’un malade est obligatoire (à la recherche des antécédents)
 Il ne faut pas faire des prémédications systématiques avant l’administration de PCI

Schéma d’une prémédication anti allergique

Si les antécédents allergiques sont connus avant l’examen, il faut prescrire un anti
histaminique pendant trois jours
Exemple : Exemple :

 ATARAX 25mg  Solumedrol 80 à 100ml, attendre 10


 3cp/3jrs ; +2cp en une seule prise le matin de minutes avant l’injection de PC
l’examen (avec un peu d’eau)
 Le jour de l’examen, injection IVD d’un corticoïde
II- Agents digestifs
Positifs
Négatifs
suspension
barytée poudre de baryum
suspension
hydrosoluble
iodé

produit
effervescent
( CO2 )
Définition Du Produit De Contraste Barytés
Produit à base de sulfate de baryum
 Le sulfate de baryum
 Produit radio-opaque (contraste positif)
 Numéro atomique : Ba = 56
 Suspension de sulfate de baryum : BaSO4
Sulfate de baryum : Micropaque, Micropaque scanner, Microstast colon.
Propriétés Chimiques Et Pharmacodynamiques Du Produits De Contraste
Barytés

 Le baryum, de Symbole Ba et de numéro atomique 56, intègre des composés souvent toxiques
(acétate, nitrate, carbonate, chlorate, sulfate) pour différentes applications (peinture, verre,
pyrotechnique, papier photographique).
 Le sulfate de baryum de symbole BaSO4, qui a été retenu, n’existe pas à l’état ionique, mais sous
forme de microparticules solides non solubles dans l’eau. Il est utilisé depuis plusieurs décennies
comme opacifiant du tube digestif.
 Utilisé indifféremment par voie orale ou rectale, il tapisse et délimite le tube digestif. Les fines
particules de sulfate de baryum permettent de tapisser les moindres replis de la muqueuse,
permettant la mise en évidence de très petites lésions.
 Néanmoins, ces examens digestifs contrastés tendent à être supplantés par les techniques
endoscopiques classiques (caméra) ou virtuelles (TDM)
Propriétés Pharmacocinétiques Du Produits De Contraste
Barytés
 Le sulfate de baryum est un produit minéral qui se présente sous forme d’une poudre blanche,
opaque aux rayons X et insoluble dans l’eau. Il n’est donc ni digéré, ni absorbé.
 En radiologie, le sulfate de baryum est utilisé sous la forme d’une suspension aqueuse plus ou
moins concentrée.
 La baryte est insufflée par voie rectale pour un lavement baryté et/ou absorbée par voie orale.
 Le sulfate de baryum est un produit qui n’est ni digéré, ni absorbé, et qui adhère bien à la
muqueuse intestinale.
Formes galéniques

 Suspension, poudre ou pâte


 La concentration varie en fonction du type
d’examen
Préparation

non secouée secouée

INCORRECT CORRECT
Indications Et Contre-indications Du Produits De Contraste
Barytés
Indications:
L’indication majeure du sulfate de baryum est l’examen du tube digestif

Contre-indications

La seule contre-indication à l’utilisation de la baryte est la présence


d’une perforation du tube digestif :

La présence des particules de sulfate de baryum au contact des tissus entraîne


la formation d’une réaction inflammatoire granulomatoses particulièrement
grave sur le péritoine (barytose péritonéale).
DIVERTICULE
DE ZENKER
oesophage
(estomac
duodénum)
en double contraste

hypotonie ( Riabal ® )
agent CO2 ( Baros ® )
debout
150 ml Ba 250%
OAD
air

barium

colon par lavement en double contaste

hypotonie ( Riabal ® ou glucagon )


+/- 350 ml Ba 95% ( seringues )

via sonde rectale / tubulure en Y ( Ba -


air )
Effets indésirables Du Produits De Contraste Barytés

Une réaction allergique de type Anaphylactoïdes est possible quel que soit le type
de produit utilisé.

Toxicité Le risque majeur est le passage du produit dans la circulation sanguine


entraînant un risque d’embolie.

 En cas de perforation du tube digestif, les fines particules peuvent entrainer une réaction
inflammatoire granulomateuse particulièrement grave.
 En cas d’inhalation, le risque est de provoquer une insuffisance respiratoire par
obstruction des bronchioles
B- Produits de Contraste
en IRM
Produit De Contraste En IRM
Produits De Contraste Pour l’Imagerie Par Résonance
Magnétique
Définitions Du Paramagnétisme :

 Est la propriété qu’ont certains ions qui possèdent un moment magnétique,


comme le gadolinium et certains métaux de transitions (fer, manganèse),
d’interagir avec les protons environnant

 Cette interaction se traduit par une accélération de la relaxation (ou un


raccourcissement des temps de relaxation T1 et T2)
Produit De Contraste En IRM
Produits De Contraste Pour l’Imagerie Par Résonance
Magnétique
Définitions Du Ferromagnétisme :
 Est la capacité qu’ont certains agents à s’aimanter lorsqu’ils sont soumis à
un champ magnétique, lorsque l’effet de ce champ magnétique cesse,
l’aimantation diminue progressivement mais ne s’annule pas (rémanence)

Définitions des agents super paramagnétiques :


 Placés dans un champ magnétique s’aimantent comme les agents
ferromagnétiques mais leur aimantation cesse lorsque l’effet du champ
magnétique disparaît (comme pour les paramagnétiques)
Catégories Des Produits De Contraste Pour IRM

 Les produits paramagnétiques (chélates de gadolinium ou de manganèse)


 Produits non spécifiques d’organe
 Produits à indication spécifique
 Produits spécifiques d’organes

 Les produits super paramagnétiques (dérivés


de l’oxyde de fer) spécifiques d’organes
Les Produits De Contraste Paramagnétiques
Spécifiques d’organes

Mangafodopir TESLASCAN :
Chélate formé d’un ligand (fodopir) et d’un atome de
manganèse

Indications :

 Détection des lésions hépatiques en cas de


suspicion de pathologie métastatique ou de
carcinome hépatocellulaire
 Complément en IRM pour aider à l’exploration
des lésions focales pancréatiques
Les Produits De Contraste Paramagnétiques
Mangafodopir TESLASCAN :

Ces agents raccourcissent le temps de relaxation T1 et apparaissent donc en hyperintensité (brillants) sur
les images pondérées en T1.

Le manganèse est capté par les cellules de Kupffer dans le foie.


Dans ce cas, le parenchyme hépatique normal se rehausse,
tandis que les lésions restent plus sombres (Figure 2.4).

Figure 2.4 : Image axiale pondérée en T1 du foie, réalisée sans


contraste (à gauche) et avec administration d’un agent de contraste au
manganèse (Teslascan) (à droite).
On observe que l’image rehaussée (à droite) montre un renforcement
du signal des portions normales du foie, rendant ainsi la lésion
hépatique hypointense (sombre) par rapport au parenchyme
hépatique normal.
Les Produits De Contraste Paramagnétiques
Spécifiques d’organes

Gadofosves et VASOVIST :
Chélate de gadolinium à spécificité vasculaire. Liaison
réversible à le sérum albumine humaine

Indication :

 Angiographie par résonance magnétique avec


renforcement du contraste pour la visualisation
des vaisseaux de l’abdomen ou des membres
chez les patients atteints ou suspectés d’être
atteints d’une pathologie vasculaire.
Les Produits De Contraste Super Paramagnétiques
Spécifiques d’organes
Ils créent une inhomogénéité de champ, ce qui induit un déphasage des spins
Ils agissent préférentiellement en T2 en éteignant le signal des tissus qui les contiennent : ce
sont des marqueurs négatifs

Diamètre des particules (nm) Organe cible


Lumirem 300 Tube digestif
Endorem 150 Foie
Cliavist 80 Foie
Les Différents Produits De Contraste En IRM
DCI Nom de spécialité Forme galénique Fournisseur
Acide DOTAREM  Solution injectable IV 0.5 mmol/ml GUERBET
gadotérique  Flacon de 5, 10, 15 et 20 ml
 Seringue pré-remplie de 10, 15 et 20 ml
Acide MAGNEVIST  Solution injectable IV 0.5 mmol/ml BAYER
gadopentétique  Flacon de 5, 10, 15, 20 et 30 ml (SCHERING)
 Seringue pré-remplie de 10, 15 et 20 ml
Gadobénate de MULTIHANCE  Solution injectable IV 0.5 mmol/ml BRACCO
diméglumine  Flacon de 5, 10, 15 et 20 ml
Gadodiamide OMNISCAN  Solution injectable IV 0.5 mmol/ml GE
 Flacon de 5, 10, 15, 20 et 50 ml HEALTHCAR
 Seringue pré-remplie de 10, 15 et 20 ml E
Gadotéridol PROHANCE  Solution injectable IV 0.5 mmol/ml BRACCO
 Flacon de 5, 10, 15 et 20 ml
 Seringue pré-remplie de 10, 15 et 17 ml
Gadobutrol GADOVIST  Solution injectable IV 1 mmol/ml BAYER
 Seringue pré-remplie de 7.5 et 15 ml (SCHERING)
Utilisation Et Indications Des Produits De Contraste En IRM
Nom Indications Age
DOTAREM  Détection des :  Adultes
 Pathologies cérébrales et médullaires  Enfants
 Pathologies du rachis  Nourrissons
 Autres pathologies du corps entier dont angiographie
MAGNEVIST  Pathologies cérébrales et médullaires  Adultes
 Pathologies du rachis  Enfants
 Autres pathologies du corps entier dont angiographie  Nourrissons
MULTIHANCE  Détection des lésions hépatiques chez les patients à cancer  Adultes de plus
secondaire ou primitif suspecté ou connu de 18 ans
 IRM du cerveau et de la moelle épinière
OMNISCAN  Pathologies cérébrales et médullaires  Adultes
 Pathologies du rachis  Enfants
 Autres pathologies du corps entier dont angiographie  Nourrissons
PROHANCE  Pathologies cérébrales et médullaires, Pathologies du rachis  Adultes
 Autres pathologies du corps entier dont angiographie  Enfants
GADOVIST  IRM des territoires crâniens et rachidiens Adultes de plus de
 IRM du foie et des reins (ARM) 18 ans
Utilisation Et Indications Des Produits De Contraste En IRM

Figure 2.2 : Cette figure présente des images


axiales pondérées en T1 du cerveau chez un
patient atteint d’une maladie métastatique
cérébrale.
Utilisation Et Indications Des Produits De Contraste En IRM
 Agents à haute relaxivité

Historiquement, la plupart des agents de contraste à base de gadolinium commercialisés présentaient des
propriétés de relaxivité similaires, principalement déterminées par la quantité de gadolinium qu’ils contenaient.

Récemment, de nouveaux agents à base de gadolinium ayant une relaxivité plus élevée pour une même
dose ont été introduits sur le marché. Ces agents à haute relaxivité ont été développés afin de permettre une
meilleure visualisation des lésions pathologiques et/ou de réduire la dose nécessaire pour obtenir un
rehaussement satisfaisant.

L’un de ces agents est le Gd-BOPTA (nom commercial : MultiHance), utilisé depuis plusieurs années et
approuvé par la Food and Drug Administration (FDA).
Lors de l’utilisation d’agents à haute relaxivité tels que le Gd-BOPTA, la relaxivité est approximativement
deux fois supérieure à celle des agents de contraste conventionnels.
Utilisation Et Indications Des Produits De Contraste En IRM
 Agents à haute relaxivité

Cette propriété présente plusieurs avantages :

 une meilleure visibilité des lésions pour une dose donnée ;


 une amélioration du signal provenant des petits vaisseaux en
angiographie par résonance magnétique (ARM) ;
 la possibilité d’obtenir une qualité diagnostique équivalente
avec des doses plus faibles de produit de contraste.

Figure 2.3 : Les images ont été acquises pour l’étude des
Ainsi, les agents à haute relaxivité améliorent les
artères rénales.
performances diagnostiques de l’IRM, notamment dans la L’image de gauche a été obtenue avec un nouvel agent de

détection des lésions de petite taille et l’étude détaillée du contraste à haute relaxivité, administré à une dose de 20
mL. L’image de droite a été réalisée avec un agent de
réseau vasculaire (Figure 2.3).
gadolinium standard, selon un protocole d’angiographie par
résonance magnétique (ARM) utilisant une dose standard de
40 mL.
Pharmacocinétique Des Produits De Contraste En IRM

 Pas de passage de la BHE saine


 Passage transplacentaire
 Passage dans le lait maternel
 Demi-vie d’élimination de l’ordre de 1h30
 Élimination par filtration glomérulaire sous forme inchangée
 Traceurs non spécifiques des espaces extracellulaires
Administration/Dose Produit De Contraste En IRM
La dose recommandée de gadolinium est de :

• 0,1 millimole par kilogramme de poids corporel (mmol/kg), soit environ 0,2 mL/kg.
• Certains agents spécifiques ont été approuvés pour des doses allant jusqu’à 0,3
mmol/kg, c’est-à-dire environ trois fois la dose utilisée pour la majorité des agents de
gadolinium.

La dose létale (LD50 – dose entraînant la mort de 50 % de la population étudiée) déterminée chez le rat se
situe entre 6 et 20 mmol/kg. Cette dose n’est jamais atteinte en situation clinique.

Au-delà des considérations de sécurité, la dose doit également être prise en compte pour l’évaluation clinique. À
mesure que la dose augmente (jusqu’à un certain seuil), la capacité à visualiser les structures et les lésions
s’améliore également. Avec le gadolinium standard, la dose optimale est basée sur le poids du patient.

Il est donc important de calculer la dose, de prendre en compte le type de produit de contraste utilisé, et de documenter
la dose et l’agent administré afin d’optimiser la valeur diagnostique pour le clinicien.
Administration/Dose Produit De Contraste En IRM
Certaines structures utilisent une dose standard fixe (par exemple 10 mL pour tous les patients). Cette
pratique est inacceptable en imagerie par résonance magnétique avec contraste.

En considérant l’effet de la dose sur les images IRM rehaussées, on peut se référer à la Figure 2.2 : l’image du haut est
sans contraste, celle du bas à gauche correspond à une dose unique, celle du bas au centre à une double dose, et celle du
bas à droite à une triple dose.
Prenons l’exemple d’un patient de 90 kg. Si ce patient reçoit 10 mL de produit de contraste, la dose efficace correspond
approximativement à la moitié de la dose recommandée. Dans ce cas, plusieurs lésions peuvent ne pas être détectées sur
les images rehaussées.

On observe ainsi une différence importante de visibilité des lésions entre les acquisitions à dose unique, double dose et
triple dose de gadolinium standard.
Pour ces raisons, il est essentiel de calculer la dose en fonction du poids du patient et de documenter précisément la dose
ainsi que le type de produit de contraste administré.
Administration/Dose Produit De Contraste En IRM

Il est acceptable que les manipulateurs en radiologie injectent les agents de contraste dans les services
d’imagerie (radiographie, scanner, IRM).

Cependant, selon le ACR White Paper on MRI Safety, l’American College of Radiology approuve
l’injection de produits de contraste et de radiopharmaceutiques à des doses diagnostiques par des
techniciens certifiés et/ou des infirmiers en radiologie, sous la supervision d’un radiologue ou d’un médecin
délégué, qui doit être physiquement présent et immédiatement disponible.

Pour respecter ces recommandations, un établissement doit disposer de la présence d’un médecin lors de
toute injection de produit de contraste.
Contre Indications Des Produits De Contraste En IRM
L’examen est contre-indiqué chez les porteurs de :

 Pacemaker, clip vasculaires,


 En cas de présence de corps étrangers métalliques
Il n’y a pas de contre-indication en cas de :

Port de prothèses d’ostéosynthèses (clous plaques, broches …) : elles génèrent


des artéfacts sans dangers qui gênent simplement l’interprétation
Les Risques Allergiques

 Les risques allergiques sont les mêmes qu’avec les produits de


contraste iodé, mais la fréquence est dix fois moindre.
 Il faut simplement bien s’hydrater dans les 48 heures précédant
et suivant l’examen (au moins 1.5 litre d’eau par jour).

 L’injection de gadolinium au cours d’une IRM peut provoquer une


sensation de fourmillement au niveau des dents porteuses d’un
plombage mais n’engendre pas de sensation de chaleur
désagréable).
La sécurité au gadolinium
 Le gadolinium est un métal des terres rares (lanthanide), plus communément appelé métal lourd. Les
métaux lourds présents dans la nature incluent le plomb et le mercure, et peuvent être létaux pour l’être
humain.
 Les ions métalliques possédant des électrons libres ont tendance à s’accumuler dans les tissus présentant une affinité
naturelle pour les métaux (sites de liaison).
 Les sites de l’organisme capables de fixer le Gd3+ comprennent les membranes, les protéines de transport, les
enzymes ainsi que la matrice osseuse et/ou le système réticulo-endothélial (poumons, foie, rate et os).
 Comme l’organisme est incapable d’éliminer ces métaux, ils peuvent persister longtemps dans les tissus.

Le gadolinium, à l’état natif, est hautement toxique et constitue un poison cumulatif.


Heureusement, certaines substances présentent une forte affinité pour les ions métalliques. Ces substances
sont appelées chélateurs. Le terme « chélate » (du grec khele, signifiant « pince ») décrit la capacité de ces
molécules à se lier à plusieurs sites du métal.
La sécurité au gadolinium

Le premier chélate ayant démontré une efficacité pour les agents de contraste en IRM est l’acide
diéthylène-triamine-pentaacétique (DTPA). Le DTPA occupe huit des neuf sites de liaison de l’ion
gadolinium, laissant le neuvième site disponible pour l’interaction avec les molécules d’eau proches du
matériau paramagnétique.

En liant ainsi le gadolinium à un chélate, sa toxicité est fortement réduite et le complexe peut être facilement
éliminé par l’organisme.

La majorité de ces agents est éliminée par voie rénale. Il existe cependant des chélates de gadolinium,
notamment le gadobénate de diméglumine (Gd-BOPTA), utilisé depuis plusieurs années en Europe et
récemment disponible aux États-Unis. Il est particulièrement utile en imagerie hépatique car il est éliminé
à la fois par voie rénale et, dans une moindre mesure, par le système hépatobiliaire.
Figure 2.10 : Le timing est essentiel pour une imagerie abdominale optimale. Les
Figure 2.11 : Images IRM de l’abdomen (foie) lors de trois phases
caractéristiques de rehaussement optimales peuvent être visualisées sur la après injection.
séquence d’imagerie au premier passage lorsque la rate est plus brillante que le On observe que lors de la première phase (premier passage), la lésion

foie ; la rate présente un rehaussement hétérogène et seul le cortex des reins est hépatique est rehaussée. Il s’agit d’un cancer du foie à rehaussement
rapide. Lors de la deuxième phase (deuxième passage), le foie et la
rehaussé. Au deuxième passage, le foie et la rate sont isointenses (de la même
lésion sont isointenses. Lors de la troisième phase (troisième passage),
teinte grise) et les reins sont perfusés. Au troisième passage, les structures une autre lésion se rehausse. Cette lésion correspond à un hémangiome
viscérales commencent à présenter un phénomène de « wash-out ». bénin à rehaussement tardif.
Figure 2.12 : Vaisseaux abdominaux après administration de gadolinium – phase artérielle (Gauche).
Vaisseaux abdominaux après administration de gadolinium – phase intermédiaire (Milieu). Vaisseaux
abdominaux après administration de gadolinium – phase veineuse (droite).

Figure 2.13 Images sagittales pondérées en T1 du sein ont été acquises (sans
contraste, à gauche) et (avec contraste, à droite) après rehaussement au
gadolinium. Il est à noter que la lésion est rehaussée sur l’image post-gadolinium
(à droite).
C- Produit De Contraste En
Echographie
Produit De Contraste En Echographie
Utilisation Des Produits De Contraste en Echographie

 Dans la majorité des cas, cet examen est réalisé sans injection et ne
nécessite pas de précaution particulière
 L’injection IV d’un produit à base de microbulles de gaz est néanmoins
possible dans le but de tirer avantage des propriétés de résonance des
microbulles qui composent ces PC.
 Les produits de contraste échographique donnent aussi accès à des
explorations dynamiques et à des données quantitatives
 A base de galactose et sont surtout utilisés en cardiologie.
Historique Des Produits De Contraste en Echographie
Produits de contraste en échographie
PCUS : ont un mécanisme d’action différent de celui des PCI et IRM

 1960 : Joyner observe pour la première fois le rehaussement des échos intra cardiaques après
injection d’une solution saline.
 1968 : Gramiak utilise une injection intra artérielle en bolus de vert d’indocyanine :
 Le rehaussement du signal était due à des minuscules bulles d’air injectées avec le colorant.
 Puis des chercheurs japonais utilisèrent le dioxyde de carbone (CO2) comme agent de contraste
pour le foie
 Première molécule commercialisée : Echovist AMM en 1991.
 Les produits actuels sont composés de microbulles de 2 à 10 μm de diamètre
 Ils se différencient par la nature de leur gaz, de leur capsule ou de leur surfactant
 Gaz utilisés : air, CO2, N2, pentane
 Capsules : albumine, liposomes, polymères
Devenir Du Produit De Contraste En Echographie
Durée de vie de l’ordre de 5 minutes compatible avec l’examen

Élimination du produit :

 Les microbulles ne sont pas filtrées par les reins et ne passent pas intactes
dans l’urine
 Elles ne franchissent pas non plus la barrière placentaire
 Le gaz qui les compose se dissout dans le plasma, traverse par diffusion
passive la membrane alvéolo-capillaire du poumon et est éliminé par l’air
expiré
 Les composants de la capsule sont plus souvent éliminés par le système
réticulo-endothélial, dans le foie en partie.
Fixation Du Produit De Contraste En Echographie

 En général, le produit ne se fixe pas : les bulles circulent dans le


sang
 Il reste en intra vasculaire

 Dans certains cas, fixation sur la paroi interne des capillaires du foie ;
les bulles sont phagocytées par les cellules de Kuppfer , contraste
foie sain / tumeur hépatique.
Application Du Produit De Contraste En Echographie
Rehaussement de l’intensité du signal Doppler
 Détection des anomalies des flux dans les vaisseaux
 Utilisation de PCUS si vaisseaux profonds, trajet complexe, flux réduit … le PCUS
est administré Lentement 1ml/min.
 Ex : examens des artères rénales, recherche de shunts
Rehaussement de l’intensité du signal dans les parenchymes :
 Exploration hépatique, Exploration rénale, aorto-cave, de thrombophlébites
Opacification des cavités :
 Cystographie ultrasonore : suivi du reflux vésico-urétral chez l’enfant
 HSG : suivi des polypes et myomes

L’imagerie échographique thérapeutique :


 Recherche sur possibilité de relargage in situ de molécules thérapeutiques
incorporées dans les microbulles et insonification d’un organe ou d’une région
pathologique
Différentes Spécialité Du Produit De Contraste En Echographie
Galactose ECHOVIST : Solution de microparticules de galactose à diluer dans une
solution aqueuse saturée à 20% de galactose.
Permettait la visualisation du cœur droit
LEVOVIST : Galactose 99,9% + acide palmitique. Meilleure stabilisation des
microbulles d’air.
Visualisation cœur droit et gauche
SONOVUE : Le principe actif est composé de microbulles constituées par une mono
couche de phospholipides contenant un gaz : l’hexafluorure de soufre

OPTISON : Suspension injectable contenant des microsphères d’albumine humaine


traitée par la chaleur contenant du gaz perflutren comme principe actif indiqué en
échocardiographie

ALBUNEX : obtenue par insonification de l’albumine humaine sérique à 5%


produisant des microbulles en capsulées de diamètre allant de 1 à 15 mm (moyenne
4.5 mm)
Pharmacocinétique Du Produit De Contraste En
Echographie

Après administration IV, les microbulles se dissolvent dans le sang.


 L’héxafluorure de soufre est éliminé rapidement :
 80% dans l’air exhalé dans les 2 minutes suivant injection
 Pratiquement 100% après 15 min.
Indications Du Produit De Contraste En Echographie
Uniquement si échec examen sans P.C
Échocardiographie :
 Traverse le lit capillaire pulmonaire
 Il permet l’opacification des cavités cardiaques et améliore la définition du relief
endo-cardique ventriculaire gauche.

Examen Doppler des gros vaisseaux


 Augmente la précision dans la détection ou l’exclusion
d’anomalies des artères cérébrales et carotides extra
crâniennes ou des artères périphériques.

Examen Doppler des micro-vaisseaux :

 Améliore la visualisation de la vascularisation des


lésions du foie et du sein : meilleure caractérisation
des lésions.
Effets indésirables Et Précautions Du Produit De
Contraste En Echographie
Réservé à l’échocardiographie et à l’examen Doppler des macro- et micro
vaisseaux (foie, sein), ce produit à base d’hexafluorure de soufre peut entraîner
des céphalées,
des nausées et des réactions au point d’injection (douleurs, brûlures, paresthésie).

Il est contre-indiqué chez les :


 Patients ayant présenté récemment un syndrome
coronarien aigu ou atteints d’une cardiopathie
ischémique instable

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