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Textes FR

Arthur Rimbaud est un poète français qui a composé des œuvres emblématiques entre 1870 et 1874, dont 'Le Mal', 'Roman', et 'Rages des Césars', qui critiquent la guerre et le pouvoir politique. 'Zone' d'Apollinaire, publié en 1912, marque la modernité poétique avec son style libre et son exploration de la ville moderne. Fontenelle, dans 'Entretient sur la pluralité des mondes', utilise des dialogues entre un philosophe et une marquise pour transmettre des concepts scientifiques tout en suscitant l'imagination et le doute critique.

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Arthur Rimbaud est un poète français qui a composé des œuvres emblématiques entre 1870 et 1874, dont 'Le Mal', 'Roman', et 'Rages des Césars', qui critiquent la guerre et le pouvoir politique. 'Zone' d'Apollinaire, publié en 1912, marque la modernité poétique avec son style libre et son exploration de la ville moderne. Fontenelle, dans 'Entretient sur la pluralité des mondes', utilise des dialogues entre un philosophe et une marquise pour transmettre des concepts scientifiques tout en suscitant l'imagination et le doute critique.

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Texte 1 : Le Mal

Arthur Rimbaud, né en 1854 et mort en 1891 est un poète


français connu pour la très courte durée sur laquelle il
compose son art, de 1870 à 1874. Les cahiers de Douai
publiés en 1893 regroupent 22 poèmes qu’il a confié à
Paul Demeny en 1871 que celui-ci a refusé de détruire.
« Le Mal » est un poème classique. C’est un sonnet
composé d’alexandrins et de rimes.
Il a été composé en Août 1870 et est inspiré de la guerre
franco-prussienne dont Rimbaud observe les dégâts lors
de ses fugues à Paris. Il y dénonce le pouvoir politique
belliqueux ainsi que la religion complice de ce conflit.
Nous allons nous demander :
En quoi ce sonnet apparaît-il emblématique de la
révolte de Rimbaud contre le pouvoir politique et la
religion ?
Dans un premier temps nous verrons dans les 2 quatrains
les horreurs de la guerre, et dans un second temps nous
verrons dans les deux tercets la critique de la religion.

Tout comme le dormeur du val, ce sonnet s’inspire des


conséquences de la guerre de 1870-1871. La révolte de
Rimbaud a une cible concrète : la politique et son pouvoir
soutenue par l’Église qui ne cesse de s’enrichir. On
retrouve ces mêmes critiques dans « Rages des Césars »
où Napoléon III est humilié et caricaturé par Rimbaud,
sans oublier Victor Hugo qui dénonce cette même guerre
dans « l’année terrible ».
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les
raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu’une folie épouvantable, broie


Et fait de cent milliers d’homme un tas
fumant ;
- Pauvres morts ! Dans l’été, dans l’herbe,
dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes
saintement !...

- Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées


Des autels, à l’encens, aux grands calices
d’or ;
Qui dans le bercement des hosannah s’endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées


Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux
bonnet noir,
Lui donnent un gros sou, lié dans leur
mouchoir !
Texte 2 : Roman
Arthur Rimbaud, né en 1854 et mort en 1891 est un poète
français connu pour la très courte durée sur laquelle il
compose son art, de 1870 à 1874. Les cahiers de Douai
publiés en 1893 regroupent 22 poèmes qu’il a confié à Paul
Demeny en 1871 que celui-ci a refusé de détruire.
« Roman » est divisé en 4 parties, que l’on peut appeler
chapitres, eux-mêmes composés de 2 quatrains avec
uniquement des alexandrins et des rimes croisées. Il est
composé au total de 32 vers.
Il y aborde la rencontre amoureuse ainsi que l’adolescence,
avec une étape par chapitre.
Le titre fait référence au genre littéraire du roman, étonnant
pour un poème, mais il fait surtout échos au sens médiéval où
le roman avait pour but de compter en vers les aventures
amoureuses de grands personnages comme « Roman
d’Alexandre » qui a donné son nom aux vers à 12 syllabes.
Nous allons nous demander :
Comment Rimbaud exprime-t-il dans ce poème une
émotion lyrique teintée de distance ironique ?
Nous verrons dans les deux premiers quatrains l’insouciance
de l’adolescence, dans les deux prochains, l’exaltation du
poète, dans les deux suivants, la rencontre d’une jeune fille et
pour finir, les deux derniers quatrains avec le dénouement.
« Roman » met donc en scène une rencontre amoureuse dans
un cadre urbain peu valorisé, ce qui marque déjà une certaine
distance entre le poète et la romance. Il adopte également
une distance ironique vis-à-vis de ses émotions avec la
phrase « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept-ans » alors
qu’il n’en a que seize. Il se met ainsi en position d’adulte
moraliste en portant un regard amusé sur lui-même. Tout
comme dans « Ma Bohème », Arthur Rimbaud illustre
parfaitement la soif de liberté et d’émancipation d’un jeune
adolescent. En dehors de la poésie Rimbaldienne, on retrouve
Alfred de Musset avec sa pièce « on ne badine pas avec
l’amour » et ses personnages cyniques qui rient de leurs
sentiments plutôt qu’avouer leur amour.
Texte 3 : Rages des Césars
Arthur Rimbaud, né en 1854 et mort en 1891 est un poète
français connu pour la très courte durée sur laquelle il
compose son art, de 1870 à 1874. Les cahiers de Douai
publiés en 1893 regroupent 22 poèmes qu’il a confié à Paul
Demeny en 1871 que celui-ci a refusé de détruire.
« Rages des Césars » est un sonnet en Alexandrin. Il est écrit
en 1870, après la défaite de la France contre la Prusse.
L’empereur Napoléon III est exilé et Arthur Rimbaud en
profite pour exposer des convictions républicaines ainsi que
sa soif de liberté. Il va donc dresser un portrait moqueur de
Napoléon III, déchu, isolé, repensant à sa grandeur passée. Le
double pluriel du titre évoque une généralité, Arthur Rimbaud
dénonce tous les tyrans. Nous allons nous demander :
Comment le portrait moqueur d’un tyran révèle-t-il
l’attachement de Rimbaud à la liberté ?
Dans un premier temps nous verrons dans le premier
quatrain les méditations d’un homme déchu, dans un second
temps, dans le deuxième quatrain, nous verrons qu’il est
l’ennemi de la liberté et pour finir, dans les tercets, nous
verrons les regrets de cet empereur.
Arthur Rimbaud dresse ainsi un portrait cruel de l’empereur,
paraissant malade mais d’abord habité par une haine
intérieure qui va progressivement s’éteindre. En riant de sa
défaite, il va plus généralement condamner tous les tyrans
qui vont à l’encontre de ses idéaux. C’est ainsi qu’Arthur
Rimbaud exprime avec enthousiasme sa soif de liberté.
La poésie Rimbaldienne n’est pas la seule à avoir ce combat,
on retrouve avec elle « Napoléon le petit » de Victor Hugo, ou
encore la ménagerie impériale qui caricature des figures
politiques. Napoléon III est illustré sous la forme d’un vautour
avec le vice et la férocité qui lui sont associés.

Texte 4 : Zone
Au début du XXème siècle, Paris est en pleine ébullition, au
cœur de la modernité industrielle et de la révolution
artistique. C’est dans ce contexte que Guillaume Apollinaire
publie en 1912 le poème « Zone », poème liminaire de son
recueil « Alcool », alors que celui-ci est composé en dernier. Il
est composé au total de 155 vers et n’a aucune ponctuation.
Ce sont des vers libres aux mètres irréguliers, parfois il n’y a
même pas de rime.
Le titre évoque un lieu de Paris où il est interdit de construire,
entre les fortifications et la banlieue. On y erre sans but. Le
poète regarde le monde extérieur et y fait un bilan personnel,
avec un début joyeux et une fin désespérée. Nous
n’étudierons que les 24 premiers vers. Nous allons donc nous
demander :
En quoi ce début de poème est-il un manifeste de la
modernité poétique d’Apollinaire ?
Nous verrons dans un premier temps des vers 1 à 14 un adieu
au passé, et dans un second temps des vers 15 à 24 la rue
industrielle.

Ce recueil est un manifeste de la modernité car Apollinaire va


y inclure la ville moderne tout comme Baudelaire dans la
section « tableaux parisiens » des fleurs du mal. Ce n’est pas
commun car dans des poèmes plus classiques, on retrouve un
éloge plus proche de la nature. Apollinaire surprend
également par son écriture libre, où il casse les codes de la
poésie classique, il la modernise.
Dans la suite de « Zone », cet éloge de la modernité
contiendra des allusions aux doutes et aux souffrances du
poète.

Texte 5 : Premier soir

Bernard le Bouyer de Fontenelle né en 1657 et mort en


1757 est un auteur philosophe et scientifique. Il se situe à
la croisée de différents courants scientifiques et littéraires
et participe activement à la vie des salons littéraires. Il
est Moderne dans la querelle entre les Anciens et les
Modernes et apparaît grandement inspiré par Descartes.
En 1686, il publie « Entretient sur la pluralité des
mondes » où sont mis en scène un philosophe et une
marquise dans un cadre bucolique, avec pour but la
transmission du savoir sur le thème de l’astronomie.
L’œuvre est divisée en 6 Chapitres appelés « soirs ».
Lors du premier soir, la conversation commence de
manière galante mais la marquise va vite réorienter le
philosophe vers un sujet astronomique. C’est en
comparant la nature à l’opéra que le philosophe instruit la
marquise de manière plaisante. Nous allons donc nous
demander :
Comment le philosophe initie-t-il la marquise aux
sciences en faisant appel à son imagination ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 110 à
127 le recours à une métaphore éclairante, et dans un
second temps nous verrons des lignes 127 à 141 la
remise en question des traditions antiques.

C’est la métaphore filée qui compare la nature à l’opéra


qui va faire appel à l’imagination de la Marquise. Ce sont
par la suite la moquerie des théories antiques qui
préparent la Marquise à une révolution scientifique
soutenue par le philosophe. Il s’appuie également sur
Descartes pour démontrer que ce sont des raisons
mécaniques qui expliquent le mouvement. Ainsi, tout
comme Jean de la Fontaine dans ses fables où ses
morales sont soutenues par des histoires d’animaux, il
illustre parfaitement le principe de placere et docere,
plaire et instruire.

Texte 6 : Deuxième soir


Bernard le Bouyer de Fontenelle né en 1657 et mort en
1757 est un auteur philosophe et scientifique. Il se situe à
la croisée de différents courants scientifiques et littéraires
et participe activement à la vie des salons littéraires. Il
est Moderne dans la querelle entre les Anciens et les
Modernes et apparaît grandement inspiré par Descartes.
En 1686, il publie « Entretient sur la pluralité des
mondes » où sont mis en scène un philosophe et une
marquise dans un cadre bucolique, avec pour but la
transmission du savoir sur le thème de l’astronomie.
L’œuvre est divisée en 6 Chapitres appelés « soirs ».
C’est lors du deuxième soir que le philosophe met la
science de côté pour laisser place à l’imagination. La
Marquise s’arrivant pas à se représenter les habitants de
la lune, le philosophe utilise donc la technique du
décentrement afin de se rendre compte de la difficulté
qu’auraient les habitant de la lune à se représenter le
genre humain. Il minimise ainsi l’importance de l’Homme,
allant à l’encontre de l’anthropocentrisme. Nous allons
donc nous demander :
Comment à l’aide du décentrement, le philosophe
invite-t-il la marquise à se questionner sur les
contradictions humaines et à dépasser l’illusion de
l’anthropocentrisme ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 444 à
457 un regard extérieur sur l’Homme, et dans un second
temps des lignes 457 à 469 les limites de la connaissance
humaine et ses conséquences.

C’est donc en adoptant un regard étranger que la


Marquise réalise que l’Homme est difficile à représenter.
Fontenelle critique ainsi leurs contradictions et leurs
ambitions démesurées. La Marquise accepte donc de ne
pas se représenter les habitants de la lune, mais grâce à
la poursuite de son imagination, elle incarne parfaitement
libido sciendi, le désir excessif d’apprendre. Avec lui,
Voltaire place aussi la terre en dehors du centre du
monde, notamment dans « Micromégas ».
Texte 7 : Cinquième soir
Bernard le Bouyer de Fontenelle né en 1657 et mort en
1757 est un auteur philosophe et scientifique. Il se situe à
la croisée de différents courants scientifiques et littéraires
et participe activement à la vie des salons littéraires. Il
est Moderne dans la querelle entre les Anciens et les
Modernes et apparaît grandement inspiré par Descartes.
En 1686, il publie « Entretient sur la pluralité des
mondes » où sont mis en scène un philosophe et une
marquise dans un cadre bucolique, avec pour but la
transmission du savoir sur le thème de l’astronomie.
L’œuvre est divisée en 6 Chapitres appelés « soirs ».
Lors du Cinquième soir, ils abordent l’infini de l’univers,
ce qui suscite chez la marquise de l’effroi face à la
petitesse de l’homme, mais de la joie face à la richesse de
ce qui l’entoure. Ainsi, nous allons nous demander :
Comment le philosophe invite-t-il ma marquise à
s’enthousiasmer sur un savoir nouveau, tout en
l’incitant au doute philosophique ?
Dans un premier temps nous verrons des lignes 532 à
545 l’émerveillement face à l’immensité de l’univers, et
dans un second temps des lignes 545 à 557, nous verrons
la nécessité d’un esprit critique et la liberté face au
savoir.

Ainsi, cet extrait illustre parfaitement le gout de la


science, notamment avec la marquise qui éprouve un
véritable plaisir à apprendre. On le remarque par ses
interventions et exaltations. Le philosophe lui rappelle
tout de même que les connaissances humaines sont
limitées et qu’elle doit user de son esprit critique. Il lui
rappelle également qu’elle a une liberté d’imagination
tant spéculatrice que créatrice. Tout comme Descartes,
Fontenelle insiste sur l’importance du doute car dans « le
Discours de la méthode », Descartes affirme qu’il faut
douter de tout ce que l’on a appris.

Texte 8 : Voyage au centre de la Terre


De nombreux écrivains après Fontenelle ont utilisé la
littérature pour diffuser la science, vulgarisant les
connaissances de façon plaisante. Jules Verne (1828-
1905) en fait partie, et a publié « Voyage au centre de la
Terre » en 1864. Ce roman y met en scène un professeur
géologue et son neveu, Axel, le narrateur interne à
l’histoire. C’est au 22eme chapitre que la situation est
critique, les personnages manquent d’eau et ne
progressent que peu, or, le paysage sous-terrain éveille la
curiosité du professeur par sa beauté. Cette scène mêle
inquiétude et émerveillement chez le lecteur, lui
apportant des connaissances géologiques tout en
s’intéressant à la situation des personnages. Nous allons
donc nous demander :
Comment Jules Verne mêle-t-il le savoir scientifique
à la littérature à l’aide d’une scène dramatique ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 9
l’émerveillement devant les beautés naturelles, puis nous
verrons ensuite des lignes 10 à 17 l’éblouissement et le
danger.

C’est à l’aide du roman d’aventure que Jules Verne va


associer le savoir scientifique à la littérature. Au-delà des
connaissances, le narrateur va faire l’intermédiaire entre
les découvertes de son oncle et le lecteur puisqu’il est
interne à l’histoire. La situation critique des personnages
va susciter plus d’intérêt, tout comme dans « entretien
sur la pluralité des mondes » de Fontenelle, où le cadre
bucolique et la conversation entre un philosophe et une
marquise rend la lecture plus plaisante.

Texte 9 : Rencontre entre DG et ML


Au XVIIIème siècle, le genre romanesque est contesté et
accusé de frivolité et d’immoralité par les dévots.
Paradoxalement, sa création triple de la première à la
deuxième moitié du siècle. Ce genre est très varié, on y
retrouve le roman d’apprentissage, le roman d’aventure,
le roman picaresque ou encore le roman libertin.
« Manon Lescaut », publié en 1731 par l’Abbé Prévost
mêle plusieurs genres romanesques tels que le roman
d’aventure et le roman libertin. Il y met en scène le
chevalier Des Grieux et Manon Lescaut, une courtisane
qui va chambouler la vie du jeune chevalier.
Au début du récit, Des Grieux raconte son récit à
Renoncour et il commence par sa rencontre avec Manon.
Nous allons ainsi nous demander :
Comment Des Grieux joue-t-il en virtuose de
l’équilibre narratif entre connaissance de la
tragédie et restitution de la surprise du récit ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 6 les
circonstances de la rencontre, nous verrons ensuite des
lignes 6 à 13 le coup de foudre amoureux, et pour finir
des lignes 14 à 22 l’annonce de la tragédie à venir.

La complexité du système narratif permet à la prolepse


de prendre place, suscitant chez le lecteur du suspens et
donc l’envie de finir le récit. La rencontre amoureuse est
vécue par Des Grieux en tant que personnage, mais cela
suscite chez le Des Grieux narrateur un profond
bouleversement indiquant au lecteur la fin tragique de ce
roman. Ainsi, dès le début de ce récit, le lecteur s’attend
à ce que le destin de ce couple marginal souffre d’une
fatalité, comme dans madame de Montpensier où la fin se
doit d’être tragique des lors que le personnage s’écarte
de ses valeurs vertueuses.

Texte 10 : Séparation entre DG et ML


Au XVIIIème siècle, le genre romanesque est contesté et
accusé de frivolité et d’immoralité par les dévots.
Paradoxalement, sa création triple de la première à la
deuxième moitié du siècle. Ce genre est très varié, on y
retrouve le roman d’apprentissage, le roman d’aventure,
le roman picaresque ou encore le roman libertin.
« Manon Lescaut », publié en 1731 par l’Abbé Prévost
mêle plusieurs genres romanesques tels que le roman
d’aventure et le roman libertin. Il y met en scène le
chevalier Des Grieux et Manon Lescaut, une courtisane
qui va chambouler la vie du jeune chevalier.
Après une première trahison de Manon envers Des
Grieux, il est retenu chez son père contre son gré. Il
pleure d’abord sa rupture avec Manon, mais grâce à son
ami Tiberge, il envisage un sérieux retour à la vertu.
L’aventure est donc en pause à ce moment du récit, mais
ne saura tarder à se relancer par la suite. Nous allons
alors nous demander :
Comment dans la parole de Des Grieux, le retour à
la vertu masque-t-il le besoin du retour à la passion
amoureuse ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 6
l’influence de Tiberge, ensuite nous verrons des lignes 7 à
21 sa projection dans l’otium antique et pour finir des
lignes 21 à 24 le triomphe de la passion.

Il s’agit d’un moment de pause dans l’aventure de Des


Grieux qui a failli le ramener à la vertu, mais son auto
persuasion et celle de Tiberge n’ont pas suffi. La passion
est omniprésente et Des Grieux n’imagine pas une vie
heureuse sans Manon à ses côtés. Dans la princesse de
Clèves, on retrouve un personnage qui ne cesse de lutter
contre cet amour, mais en vain, la passion est bien trop
puissante.

Texte 11 : La mort de Manon


Au XVIIIème siècle, le genre romanesque est contesté et
accusé de frivolité et d’immoralité par les dévots.
Paradoxalement, sa création triple de la première à la
deuxième moitié du siècle. Ce genre est très varié, on y
retrouve le roman d’apprentissage, le roman d’aventure,
le roman picaresque ou encore le roman libertin.
« Manon Lescaut », publié en 1731 par l’Abbé Prévost
mêle plusieurs genres romanesques tels que le roman
d’aventure et le roman libertin. Il y met en scène le
chevalier Des Grieux et Manon Lescaut, une courtisane
qui va chambouler la vie du jeune chevalier.
A la fin du roman, après avoir été déportée en Amérique
et suivie par Des Grieux, Manon se retrouve à fuir dans le
désert avec son amant mais celle-ci fini par mourir dans
ses bras, scellant le dénouement du récit amoureux. Nous
allons donc nous demander :
En quoi cette scène tragique conserve-t-elle une
part de mystère ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 4 les
réticences de Des Grieux, nous verrons dans un second
temps des lignes 5 à 15 la mort de Manon et pour finir
des lignes 16 à 22, le renoncement de Des Grieux.

L’abbé Prévost échappe ainsi au scandale en faisant


mourir son héroïne. Cependant, Des Grieux souffre
toujours et le personnage ne saura se détacher de la
passion qui triomphera toujours. Du point de vue de
Manon, le dénouement illustre plutôt une femme libre
morte d’une société oppressive, laissant Des Grieux
malheureux. Cette fin est ainsi pleine d’ambiguïté laissant
le doute au lecteur, mais l’œuvre en reste plus
émotionnelle que moraliste. C’est le cas de la « princesse
de Montpensier » qui finit par mourir donnant une
impression de morale, tandis que l’empathie prend le
dessus.

Texte 12 : La nuit au cœur


Natacha Appanah est une écrivaine mauricienne qui
dénonce des faits tels que la violence dans ses romans.
Elle publie « la nuit au cœur » en 2025, où elle dénonce
les violences faites aux femmes. Cet œuvre met en scène
3 femmes, deux tuées par leurs compagnons et une
autre, qui a réussi à s’en sortir.
Au début du roman, la scène d’une femme qui essaye
tant bien que mal de fuir un homme est décrite, mêlant
suspens et action. On comprendra par la suite que cette
femme, c’est elle. Nous allons donc nous demander :
Comment l’autrice fait-elle ressentir au lecteur la
terreur qu’elle a elle-même subit afin de dénoncer
les violences faites aux femmes ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 13
une scène de poursuite dynamique et muette, puis nous
verrons ensuite des lignes 14 à 24 la course haletante
dans la nuit.

C’est par les sensations et que Natacha Appanah fait


ressentir son expérience, ainsi que celle d’autres femmes
victimes de violences. Elle dénonce ainsi les féminicides
et leur récurrence. Ce roman obtient en 2025 le prix
Goncourt des lycéens, diffusant encore plus ce grave
phénomène. Avec elle on retrouve l’œuvre « féminicides,
une histoire mondiale » publié en 2022 qui mesure la
gravité et l’ampleur de cette terrible réalité.

Texte 13 : Motif de l’éloignement


Nathalie Sarraute est une écrivaine russe qui rédige ses
pièces en français. Elle est connue pour la remise en
cause de la notion de personnage. Elle s’en sert pour la
diffusion de la langue et des tropismes, thèmes
principaux de ses œuvres.
En 1981 sort « pour un oui pour un non », une pièce de
théâtre traduit en anglais par « for nos good reason » qui
signifie littéralement « pour aucune bonne raison ». Elle y
met en scène deux amis d’enfances, H1 et H2 au cœur
d’une dispute basée sur un tropisme.
Au début de la pièce, H1 demande à son ami pour quelle
raison il s’est éloigné de lui mais H2 hésite longuement
avant de lui annoncer. Cette scène installe un profond
malaise entre les personnages, mettant en avant les
difficultés de l’émergence de la parole. Nous allons ainsi
nous demander :
Comment cette représentation met-elle en
évidence l’importance et la force des tropismes
capables d’engendrer une dispute quel que soit le
dialogue ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 26
l’hésitation et la réticence de H2, et nous verrons ensuite
des lignes 27 à 42 la révélation.

Ce passage constitue ainsi une étape importante de


l’œuvre. Après avoir mis en scène leurs liens d’amitié,
Nathalie Sarraute expose un conflit où le langage est
difficile, menant H2 vers la révélation de la cause de son
éloignement.
Notre attention est ainsi attirée par l’importance des
tropismes causés ici par un suspend et une intonation.
Ces tropismes vont mener la pièce a une dispute qui
provoquera une rupture fatale. Molière met aussi en
scène ces tropismes dans « le Misanthrope » avec deux
amis dont la vision du monde s’oppose, provoquant une
dispute comique.

Texte 14 : Le bonheur selon H1 et H2


Nathalie Sarraute est une écrivaine russe qui rédige ses
pièces en français. Elle est connue pour la remise en
cause de la notion de personnage. Elle s’en sert pour la
diffusion de la langue et des tropismes, thèmes
principaux de ses œuvres.
En 1981 sort « pour un oui pour un non », une pièce de
théâtre traduit en anglais par « for nos good reason » qui
signifie littéralement « pour aucune bonne raison ». Elle y
met en scène deux amis d’enfances, H1 et H2 au cœur
d’une dispute basée sur un tropisme.
Au milieu de la pièce, H2 tourne en dérision la vision du
bonheur selon H1, qu’il juge stéréotypée et validée que si
celui-ci est exhibé. H1 ne voit pas d’autre hypothèse que
celle selon laquelle H2 serait jaloux. Nous allons donc
nous demander :
Comment cette scène expose-t-elle un profond
désaccord entre H1 et H2 au-delà du motif de leur
dispute ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 9 la
dénégation de H2, nous verrons ensuite des lignes 9 à 28
la métaphore de la princesse cachée, et pour finir, nous
verrons des lignes 29 à 48 la tentative de définition d’un
non-bonheur.

Cette scène est donc un point tournant de la pièce car


l’on comprend que le motif de leur dispute ne repose pas
que sur un simple conflit langagier. Ils luttent car ont tous
deux des visions opposées du bonheur, de la vie et du
monde. Le conflit est de plus en plus frontal étant donné
qu’ils ne font pas partie du même univers. L’un appartient
à la norme, l’autre à la marginalité. Comme dans « le
misanthrope » de Molière, les personnages
n’appartiennent pas à la même catégorie sociale creusant
malgré eux, l’écart entre les personnages.

Texte 15 : Rupture fatale


Nathalie Sarraute est une écrivaine russe qui rédige ses
pièces en français. Elle est connue pour la remise en
cause de la notion de personnage. Elle s’en sert pour la
diffusion de la langue et des tropismes, thèmes
principaux de ses œuvres.
En 1981 sort « pour un oui pour un non », une pièce de
théâtre traduit en anglais par « for nos good reason » qui
signifie littéralement « pour aucune bonne raison ». Elle y
met en scène deux amis d’enfances, H1 et H2 au cœur
d’une dispute basée sur un tropisme.
A la fin de la pièce, la dispute entre H1 et H2 a
grandement évoluée, le motif langagier principal n’est
plus au cœur de la dispute et les personnages sont
passés par des émotions telles que la jalousie, la rancœur
ou encore le mépris. L’amitié est rompue, H2 se sent
« raté » aux yeux de H1 et H1 se sent méprisé par H2.
Aucune réconciliation n’est envisagée, le seul objectif est
de détruire l’autre, ainsi que ce qu’il représente. Ainsi,
nous allons nous demander :
Comment se passage marque-t-il la rupture
définitive des deux personnages ?
Nous verrons dans un premier temps des lignes 1 à 10 le
motif du combat, nous verrons ensuite des lignes 11 à 35
deux visions opposées du monde et pour finir des lignes
36 à 44 la revendication d’une différence.
La dispute entre H1 et H2 passe d’un reproche à un
combat, où deux mondes s’affrontent. Le dénouement
redonne ainsi son sens au titre, c’est pour un « oui » et
pour un « non » qui sont les dernières répliques des
personnages, que se termine la pièce. Le langage reste
tout de même un mystère dans cette pièce, et reste
difficile à cerner car les personnages restent dans
l’incompréhension. Tout comme « le misanthrope » de
Molière, ces personnages subissent une rupture qui n’a
lieu qu’à cause de simples tropismes et oppositions
sociales.
Texte 16 : Le Misanthrope
La dispute est un thème très présent dans le théâtre au
XVIIème siècle, elle met souvent en scène des
personnages qui s’affrontent pour cause du langage
donnant un aspect comique aux pièces. Dans « Le
Misanthrope » de Molière, publié en 1666, sont mis en
scène Alceste et Philinte, deux amis qui ont deux visions
du monde opposées. Cette pièce a pour particularité
d’être écrite en vers et en alexandrins. Le titre fait
référence au caractère d’Alceste qui n’aime pas la société
des hommes et leur hypocrisie.
Dans cette scène, Alceste est fâché contre Philinte qui lui,
cherche à savoir ce qui lui est reproché. Nous allons ainsi
nous demander :
Comment Molière met-il est scène une dispute sur
le comportement social de deux amis sous une
forme comique ?
Nous verrons dans un premier temps des vers 1 à 13 un
dialogue impossible, nous verrons ensuite des vers 14 à
28 les reproches d’Alceste et pour finir, nous verrons des
vers 29 à 40 leurs deux comportements sociaux opposés.
Cette scène expose ainsi les deux visions opposées
d’Alceste et de Philinte. Le registre est comique car
Alceste se ridiculise à cause de ses exigences excessives,
et incarne donc une caricature du misanthrope. Nathalie
Sarraute s’est directement inspirée de Molière dans sa
pièce « pour un oui pour un non » où ses deux
personnages H1 et H2 représentent le conformisme
social, et la marginalité.

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