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Cours 03

Le document traite du fonctionnement des tubes thermoïoniques, en particulier des diodes à chauffage direct, et de la relation entre la tension appliquée sur l'anode et le courant qui en résulte. Il souligne l'importance de la température de la cathode pour le bon fonctionnement des tubes, ainsi que les compromis entre performance et durée de vie. Enfin, il aborde les courbes caractéristiques qui montrent comment le courant anodique varie en fonction de la tension anodique appliquée.

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Cours 03

Le document traite du fonctionnement des tubes thermoïoniques, en particulier des diodes à chauffage direct, et de la relation entre la tension appliquée sur l'anode et le courant qui en résulte. Il souligne l'importance de la température de la cathode pour le bon fonctionnement des tubes, ainsi que les compromis entre performance et durée de vie. Enfin, il aborde les courbes caractéristiques qui montrent comment le courant anodique varie en fonction de la tension anodique appliquée.

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Led 176

3 ÈME PARTIE
Et si on parlait : «tubes»
ÉLECTRON LIBRE ?...
PAS POUR LONGTEMPS !...

Dure, dure, la vie d’un électron libre perdu dans la charge


d’espace !... Résumons-nous : notre malheureux électron
libre, agité, malmené par l’élévation de température de la
cathode et enfin éjecté dans le vide de l’enveloppe d’un
tube thermoïonique où il a rejoint ses milliards de congé-
nères bloqués dans la charge d’espace, tourne en rond sans
but précis ! Cette situation insupportable pour un électron
moyen va évoluer à partir du moment où une main divine (la
notre en l’occurrence) va appliquer une tension positive sur
l’anode du tube : et là, croyez-moi ça va bouger !

ui car vous l’avez compris, important se traduira par un courant qui

O notre électron qui est une


charge d’électricité négative
va être attiré par l’anode qui
se trouve à un potentiel positif. Il est évi-
dent qu’il existe une relation de cause à
va traverser le circuit.
Vous pouvez comprendre instinctive-
ment que plus la tension positive sur
l’anode augmentera, plus le courant tra-
versant le circuit et le tube sera impor-
effet entre la tension positive appliquée tant.
sur l’anode (la cause...) et le nombre Cela est fondamental car, bien que notre
d’électrons qui vont atteindre cette der- montage d’essai (figure 1) ne mette en
nière (l’effet...). œuvre qu’une simple diode, les informa-
Ce flux électronique plus ou moins tions que nous allons recueillir seront

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Led 176

LES COURBES COURANT / TENSION


Pour l’instant, il ne passe toujours aucun
Diode à chauffage direct
courant dans le milliampèremètre (en
Courant Milliampèremètre réalité, il passe un très faible courant -
de chauffage K A
voir précédent numéro - mais notre mil-
Ia mA
liampèremètre étant peu sensible, nous
n’en tiendrons pas compte).
IF mA VF Courant
anodique Augmentons maintenant graduellement
Va volts la tension anodique en agissant sur P1.
P2 Ça marche !...
Batterie Voltmètre
Rhéostat de chauffage (A) Les électrons quittent la charge d’espace
P1
et rejoignent l’anode ; le milliampère-
Potentiomètre de réglage mètre dévie ; le courant s’établit dans le
Batterie de la tension d’anode circuit.
Haute Imaginez l’excitation de Fleming qui fut le
Tension (B)
premier en 1904 à quantifier le phénomè-
ne et faites comme lui : précipitez-vous
sur une feuille de papier millimétré et tra-
Figure 1 : montage d’essai permettant de relever la courbe caractéristique d’une
diode à chauffage direct. cez deux axes. Sur l’axe horizontal (axe
Le potentiomètre P1 va permettre de faire varier la tension positive sur l’anode «A», des x, ou abscisse), vous allez porter la
par exemple de 0 à 500 V. valeur de la tension «Va» lue sur le volt-
Le voltmètre permettra de mesurer la tension appliquée entre l’anode et la cathode.
Le milliampèremètre «Ia» permettra la mesure du courant «la» traversant le circuit. mètre.
Le rhéostat P2 va permettre de faire varier le courant de chauffage fourni par la bat- Sur l’axe vertical (axe des y, ou ordon-
terie «A» (par exemple 12 V). Ce dernier sera mesuré par le milliampèremètre «IF». nées), vous allez porter les valeurs de
Le voltmètre «VF» mesurera la tension appliquée aux bornes du filament.
A l’aide de ce montage, on pourra vérifier que l’intensité du courant anodique est courant «Ia» indiquées par le milliampè-
fonction, d’une part de la tension anodique, et d’autre part du courant de chauffage remètre (figure 2). A chaque valeur de
du tube, donc de la température de la cathode. «Va» va correspondre une valeur de «Ia».
Attention !... Avec un tube à chauffage indirect et/ou à cathode à oxydes, ce monta-
ge ne permettra en aucun cas d’atteindre le courant de saturation, le tube aura C’est purement génial ! Le courant aug-
rendu l’âme bien avant ! Pour pouvoir abserver le phénomène, il vous faudra utiliser mente proportionnellement à la tension...
un tube à chauffage direct à cathode en tungstène ou en tungstène thorié. Mais que se passe t’il ? Au-delà d’une
certaine valeur de la tension «Va», l’inten-
valables pour tous les tubes électro- orthodoxe, surtout pour la haute tension. sité «Ia» n’augmente plus proportionnel-
niques quels qu’ils soient et nous per- Nous vous proposerons dans un pro- lement, la courbe s’aplatit ; le courant
mettront d’interpréter simplement un chain numéro, le schéma et la construc- augmente très peu maintenant. Tout cela
fonctionnement, du plus simple au plus tion d’une alimentation stabilisée variable est normal, vous avez atteint le palier de
complexe, car, en utilisation courante, à haute tension, qui est un engin absolu- saturation, ce qui signifie que l’anode
c’est la variation du courant d’anode en ment nécessaire si vous avez l’intention puise tous les électrons de la charge
fonction des variations du flux électro- de vous amuser un peu avec les tubes. d’espace et que la cathode ne peut plus
nique qui va être à la base de la concep- Cela posé, qu’est-ce que nous allons alimenter cette dernière en excédent. Le
tion de tous les circuits d’utilisation. mesurer ? Eh bien, tout d’abord, la varia- courant augmente un peu cependant car,
tion du courant anodique en fonction de en augmentant «Va», vous accroissez le
LES COURBES la tension d’anode. champ électrique positif à proximité de la
CARACTÉRISTIQUES DES Amenons le potentiomètre P1 vers le cathode, ce qui facilite la sortie des élec-
TUBES ÉLECTRONIQUES point A. La tension entre l’anode et la trons : c’est ce que l’on appelle l’effet
cathode est nulle au point A, les deux Schottky.
Observons ensemble notre montage électrodes sont donc au même potentiel. La courbe ABC nous montre que le palier
d’essai de la figure 1. En agissant sur P2, chauffons le tube et de saturation correspond à un courant
Nous avons représenté les sources de fixons le courant de chauffage, par de 62 mA pour une tension anodique de
tensions sous forme de batteries pour exemple à 100 milliampères. Le filament 250 V.
rendre le schéma plus clair, mais il est va s’échauffer et les électrons libres vont Avec P2, augmentons le courant de
évident qu’il est plus pratique d’utiliser franchir la barrière de surface de la chauffage. Que constatons-nous ?
une source de tension variable plus cathode ; la charge d’espace va s’établir. La courbe ADE va suivre rigoureusement

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Led 176

ET SI ON PARLAIT : «TUBES»

courbes Ia = ƒ(Va) qui définiront sim-


plement les caractéristiques liant les
variations de courant anodique en
fonction des tensions appliquées sur
l’anode.
Quel enseignement peut-on tirer des
courbes de la figure 2 ? Tout d’abord, la
température de la cathode a une impor-
tance primordiale pour le bon fonction-
nement des tubes.
On pourrait penser qu’il serait avanta-
geux de faire fonctionner les cathodes à
la température la plus élevée possible
afin d’obtenir un pouvoir émissif intense.
C’est malheureusement impossible, car
la durée de vie d’un tube varie en fonc-
tion inverse de la température. Par
exemple, pour un tube de puissance
type 6550/KT88 à cathode à oxyde, la
durée de vie passe de 1 200 heures pour
une émission de 200 mA/cm2 à près de
6 000 heures pour une émission de
55 mA/cm2. Le constructeur va donc
devoir choisir un compromis entre per-
formances et durée de vie. Le choix
variera en fonction de la destination du
tube. Sachez qu’une faible variation de
température provoque une très impor-
tante variation d’émission électronique.
Dans toute la mesure du possible, la
tension de chauffage doit être respec-
tée à ±5 %, ce qui n’est pas toujours
facile et ce qui explique les défaillances
de certains appareils mal conçus.
Pour la petite histoire, sachez que la
Figure 2 : relevé de la caractéristique courant/tension (Ia = ƒ (Va)) d’une diode haute durée de vie moyenne de la cathode d’un
tension à cathode tungstène pour deux courants de chauffage différents.
Le tronc commun aux deux courbes ABC et ADE obéit à la loi de Child-Langmuir qui
tube de puissance est de l’ordre de
caractérise la charge d’espace : 5 000 heures, celle des tubes exception-
Ia = G.Va3/2 nels renforcés (300B, 6AS7/G, 1622,
«Ia» : courant anodique. «Va» : tension anodique élevée à la puissance 3/2. «G» est une
constante appelée «pervéance» de la diode, qui ne dépend que de la géométrie du
6080, 6336, 6550A) ou des tubes d’émis-
tube ; elle est indépendante des propriétés émissives de la cathode. Pour les mathé- sion utilisés en BF (845, 211/VT4C), de
maticiens, la formule de Child-Langmuir n’est autre que l’équation de la parabole 8 à 12 000 heures, celle des tubes ampli-
semi-cubique dans les axes «Va» et «Ia».
La pervéance est chiffrée en mA / V3/2.
ficateurs de tension (12AX7/ECC 83,
ECC 88/6058, EF86, etc), de 8 à 15 000
heures, les cathodes d’un tube télévision
le même tracé (on dit que sa pente est Regardez bien ces courbes : si nous couleur ou celle d’un oscilloscope de
identique) avec une différence de taille : nous sommes étendus longuement 15 à 20 000 heures, et enfin celle de cer-
le palier de saturation sera repoussé à sur leur tracé, c’est pour vous familia- tains tubes spéciaux pour usage intensif
80 mA grâce à la capacité qu’aura acqui- riser avec elles, car vous trouverez (PTT 141, E 288CC, E 283CC, 6922,
se la cathode à émettre plus d’électrons tout au long de l’étude des tubes élec- 12 AU7 WA, 12 AT7 WA, 12 AX7 S, etc)
par l’augmentation de sa température. troniques, quels qu’ils soient, des peut atteindre 50 000 heures.

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LES COURBES COURANT / TENSION

Ia
mA
15 Courant de
saturation

VF = 1,85 V
10

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Va
volts
Figure 3 : relevé de la caractéristique courant/tension
(Ia = ƒ(Va)) d’une diode R290 à cathode de tungstène
pour une tension de filament de 1,85 V (document
Radio-Technique).

Fiche technique de la R290.

Figure 4 : un Nuvistor 6CW4. C’est un tube miniature à


forte pente et à grand cœfficient d’amplification. Le
tube 12AX7 placé à sa droite permet d’apprécier ses
dimensions réduites.

Certains tubes construits spécialement C’est le cas de certains Nuvistors conçus cathodes et ne sont valables que si le
peuvent durer encore plus longtemps, spécialement pour ces engins fort peu tube est utilisé correctement en fonction
c’est le cas des tubes répéteurs immer- sympathiques que sont les ogives de ses capacités moyennes définies par
gés au fin fond de l’Atlantique tout au nucléaires ou certains missiles activés à le constructeur, en particulier le courant
long des câbles téléphoniques depuis partir d’une certaine distance de l’impact maximum qu’il pourra débiter en fonction
50 ans, et qui fonctionnent toujours et qui sont aptes à délivrer toute leur de la tension maximale que vous aurez le
après 438 000 heures de bons et loyaux puissance jusqu’à l’explosion finale droit d’appliquer entre l’anode et la
services. (figure 4). cathode. Car il faut bien que je vous
A l’inverse, certains tubes sont aptes à Mais revenons à l’audio et à l’utilisation l’avoue maintenant : si vous essayez de
fournir des courants extrêmement impor- paisible et pacifique des tubes électro- relever la courbe d’une diode à chauffa-
tants pendant un temps très court en les niques. Les durées de vie que nous vous ge indirect avec le schéma de la figure 2,
surchauffant (de l’ordre de 30 secondes). avons indiquées sont celles des vous n’arriverez jamais au palier de satu-

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Led 176

ET SI ON PARLAIT : «TUBES»

Figure 5

Diode de redressement utilisée dans tous les amplificateurs à


tubes des années 50 à 60 (Mac Intosh, Westrex, Ampex, Altec...)

ration, votre malheureux tube aura rendu constituée d’un tube de nickel sur lequel nable, tout va bien. Mais, continuons à
l’âme bien avant. on a déposé une mixture d’oxyde de augmenter la tension d’anode. Le cou-
Pour tracer les courbes des figures 2 et baryum, de strontium et parfois du cal- rant va augmenter, la brave cathode va
3, nous avons utilisé des diodes à chauf- cium. Cette mixture a un très grand pou- continuer à fournir des électrons à la
fage direct à filament de tungstène afin voir émissif et, avec une température de charge d’espace sans réaliser qu’elle
de mettre en valeur le palier de satura- chauffage relativement basse, l’émission signe ainsi son arrêt de mort ! On ne
tion. électronique est particulièrement intense. meurt qu’une fois ! En effet, la surface de
Pourquoi ? Que va-t-il se passer lorsque la tension la cathode est plus petite que celle de
Si vous avez lu le premier article de la anodique va croître ? Eh bien, la cathode l’anode, la densité de courant va aug-
série, vous vous souviendrez qu’une va continuer à alimenter la charge d’es- menter dangereusement et, en particulier
cathode à oxyde à chauffage indirect est pace. Tant que le courant reste raison- à la surface de contact entre le nickel et

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Led 176

LES COURBES COURANT / TENSION


laquelle elle est soumise. Pour la catho- Donc, en règle générale, évitez d’utiliser
de, c’est plus grave encore, car soyons un tube électronique au-delà des valeurs
sadiques jusqu’au bout : agissons sur maximales d’utilisation indiquées par le
P1 (figure 2) et augmentons encore la constructeur, en particulier le courant
tension anodique. L’anode va absorber maximal de cathode et la dissipation
goulûment la totalité des électrons de maximale de plaque.
la charge d’espace (c’est le palier de Ne le surchauffez pas ; ça ne sert à rien
saturation de la figure 2). Dans le cas car la plage d’utilisation correcte d’un
d’une cathode à oxydes, c’est drama- tube correspond au tronc commun des
tique car l’horrible effet Schottky va se courbes de la figure 2 qui obéissent à la
manifester. Le gradient de potentiel à loi de Child-Langmuir. Que nous dit cette
proximité de la cathode, qui n’est plus loi : «L’anode puisant les électrons
protégé par la charge d’espace, est tel dans la charge d’espace pour des ten-
que les électrons vont être directement sions d’anode inférieures au palier de
arrachés de la surface de cette dernière. saturation ; le courant est indépendant
C’est le chant du cygne !... dans de larges limites de la tempéra-
Les électrons arrachés directement aux ture ; il ne dépend que de la tension
atomes vont se précipiter vers la surface anodique».
par paquets, entraînant littéralement la Bien que cette loi ne s’applique avec
matière dans leur sillage, la couche précision qu’à la diode, son extension à
d’oxydes est irrémédiablement détruite. la triode, sous certaines conditions, la
C’est la mort du tube. rend valable quant à sa conclusion et
Pourquoi ce tableau apocalyptique ? nous verrons, dans le chapitre consacré
Pour que vous compreniez bien que les aux triodes, que la loi de Child-Lagmuir
tubes doivent être utilisés en deçà de permet d’expliquer la forme des caracté-
leurs caractéristiques maximales indi- ristiques Ia = ƒ(Va) de ce type de tube.
quées par le constructeur. Il faut savoir Dans certaines utilisations particulières,
que le courant cathodique maximal on peut se permettre de sous-chauffer
est certainement la valeur la plus légèrement un tube, à condition de main-
importante à respecter, bien plus tenir la tension d’anode à une valeur
importante que la dissipation maxima- beaucoup plus basse que la normale. Ce
le de plaque. procédé est utilisé dans certains pré-
Un tube met longtemps à mourir, contrai- amplificateurs à faible bruit.
rement à un transistor qui passe de vie à L’étude de ces circuits spéciaux fera
trépas en quelques millisecondes. C’est l’objet d’un article complet dans la revue.
pourquoi beaucoup d’appareillages à Mais ne croyez pas qu’en les sous-
tubes vendus au public ne fonctionnent chauffant, vous augmenterez la durée de
correctement que quelques mois : les vie de vos tubes, bien au contraire ; des
Figure 6 : tube 5U4G tubes y sont mal utilisés et meurent dou- phénomènes complexes ayant trait à la
cement, graduellement, sans manifesta- pollution des oxydes, et dont l’étude
la couche d’oxydes, on aura atteint le tions spectaculaires. Ce ne sont pas les nous emmènerait beaucoup plus loin,
«courant maximum de cathode» qui est tubes qui sont fragiles mais les circuits vont intervenir, réduisant la capacité de
indiqué par le constructeur et qui est une qui sont mal étudiés, mal conçus. la cathode à alimenter la charge d’espa-
valeur à ne dépasser sous aucun prétex- Il faut avouer malheureusement que c’est ce. Le tube mourra pour ainsi dire pré-
te. Pendant ce temps, à l’autre extrémité, souvent volontaire chez certains maturément par «empoisonnement» de
l’anode va capter de plus en plus d’élec- constructeurs car, très fréquemment, un sa cathode.
trons et ceux-ci vont la percuter avec une tube utilisé au-delà de ses performances Mais revenons à la diode et étudions ses
vitesse de plus en plus grande. Elle va affichera des résultats extraordinaires en caractéristiques électriques car, au fond,
chauffer (elle peut rougir) non pas à linéarité, en transparence et en finesse un tube isolé sur une étagère, ça ne sert
cause du courant qui la traverse mais à du message sonore, au détriment de sa pas à grand chose, sa finalité étant de
cause du bombardement électronique à durée de vie... hélas ! travailler dans un circuit précis. Il va nous

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Led 176

ET SI ON PARLAIT : «TUBES»

Tube 6AL5

Figure 7 : courbe Ia = ƒ(Va) d’une section de la diode de détection 6AL5. Cette diode a été choisie pour mettre en valeur
la courbure de sa caractéristique et sa non-linéarité. En utilisation courante, cette diode qui est utilisée comme
détectrice ne «voit» que des tensions maximales de l’ordre du volt.
On peut considérer alors sur une faible portion de la courbe, assimilable à une droite, une valeur de résistance interne
pratiquement constante. Dans certains cas particuliers, on va au contraire utiliser la courbure de la caractéristique Ia = ƒ(Va)
comme un avantage ; c’est le cas dans certains schémas de compresseurs/expanseurs de dynamique en audio.

falloir parler maintenant de la résistance demment. On la nomme «caractéristique et ne bouge pas. Si vous observez la
interne de la diode et, au risque de me statique de la diode». Pourquoi courbe de la figure 7, pour une tension
répéter, toutes ces notions que nous étu- statique ? Parce que pour l’instant notre par exemple de 20 V, le courant se stabi-
dions grâce au plus simple des tubes montage ne sert à rien (sauf à relever lise à 40 mA. Pourquoi ? Tout simple-
électroniques seront applicables à tous cette courbe). Je m’explique. En utilisa- ment parce que la diode (et cela est
les tubes, quels qu’ils soient. tion normale, notre diode va débiter du valable pour tous les tubes électro-
courant dans un circuit extérieur. Ici rien niques) possède une résistance interne
LA RÉSISTANCE INTERNE D’UNE de tout cela : la diode ferme simplement limitant l’intensité du courant qui la tra-
DIODE EN COURANT CONTINU le circuit de la batterie de haute tension verse, et cette résistance va se compor-
On l’appelle aussi résistance statique, en sur elle-même. Or, supposons un instant ter comme une honnête résistance clas-
opposition avec la résistance dynamique que nous la remplacions par un simple fil sique, c’est-à-dire obéissant à la célèbre
que nous étudierons tout à l’heure. De conducteur (je ne vous recommande pas loi d’Ohm sans laquelle l’électricité
quoi s’agit-il ? Regardez la figure 7, c’est de faire l’expérience !). Cela s’appelle un n’existerait certainement pas : U = R.I.
la courbe Ia = ƒ(Va) relevée pour une court-circuit et vous pouvez imaginer les La tension U (exprimée en volts, symbo-
petite diode utilisée en détection, une conséquences d’un tel acte : le courant le : V ) aux bornes de la résistance est
6AL5 (figure 6). C’est une diode bi- va atteindre une valeur énorme, votre égale au produit de la résistance R
plaque dont nous n’avons utilisé qu’une milliampèremètre va exploser, etc. Or, (exprimée en ohms, symbole : Ω) par
moitié. Cette courbe a été relevée avec le lorsque la diode est dans le circuit, le l’intensité du courant I (exprimée en
montage de la figure 1, comme précé- courant se stabilise à une certaine valeur ampères, symbole : A) qui la traverse. De

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Led 176

LES COURBES COURANT / TENSION

Figure 8 : caractéristiques statiques d’une double diode à vide EZ80.

cette formule archi-simple, on va pouvoir exemple U = 8 V. Le courant à ce point courbure, et c’est alors le talent et l’astu-
extraire la valeur de la résistance si on est de 10 mA. ce du concepteur des circuits accompa-
connaît la valeur de la tension et celle de En calculant la résistance comme précé- gnant le tube qui devront s’exprimer afin
l’intensité qui la traverse. C’est le cas de demment, on trouvera R = 800 Ω. Si on de réduire au maximum les effets perni-
la figure 7 où l’on mesure la tension «Va» choisit U = 28 V, I = 66 mA, on trouvera cieux de cette non-linéarité. Rassurez-
grâce au voltmètre et l’intensité «Ia» avec R = 422 Ω. Que se passe-t-il donc . Eh vous, on y arrive très bien !
le milliampèremètre. Ne ronchonnez bien, c’est la faute de la loi de Child- Un dernier point avant d’abandonner la
pas ! Ce ne sont pas des mathéma- Langmuir. La caractéristique statique de caractéristique statique : si on met en
tiques, mais de la simple arithmétique. la diode (et de tous les tubes quels qu’ils parallèle les deux moitiés de notre petite
U soient) n’est pas une ligne droite (ce qui diode 6AL5, toutes les valeurs du cou-
R=— serait le cas s’il s’agissait d’une vraie rant seront doublées pour une même
I
Au point où nous avons fait la mesure résistance). On dit que la caractéris- tension et la résistance de la nouvelle
précédemment : pour U = 20 V, I = 40 mA tique n’est pas linéaire ; ce qui est très diode que nous avons créée sera divisée
(attention aux unités ! 1 mA = 1/1 000ème ennuyeux car, nous le verrons dans le par deux.
d’ampère), soit 0,040 ampère, donc la prochain chapitre lorsque nous parlerons C’est aussi valable pour tous les tubes,
résistance de la diode au point U = 20 V de la triode amplificatrice, cette courbure et c’est un procédé employé couram-
est de 20 V divisés par 0,040 A, soit de la caractéristique est la cause princi- ment pour augmenter le débit de courant
500 Ω. pale des distorsions qui vont affecter dans un circuit et réduire en proportion la
«Formidable !», me direz-vous «la résis- plus ou moins un signal audio. résistance interne du circuit. C’est le cas
tance de la diode est de 500 Ω». Eh bien Les constructeurs essaient, dans toute la particulier de certains amplificateurs où
non, ce serait trop simple. La résistance mesure du possible et en jouant sur la plusieurs tubes finaux sont montés en
au point U = 20 V est bien de 500 Ω, géométrie des électrodes d’un tube, de parallèle afin d’augmenter la puissance
c’est incontestable. Mais déplaçons- rendre cette caractéristique statique la disponible en sortie (figure 8).
nous sur la caractéristique statique de la plus droite possible. Mais quoi qu’on Tout cela est bien intéressant me direz-
diode et prenons un autre point, par fasse, il restera toujours une très légère vous mais pour l’instant le montage de la

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Led 176

ET SI ON PARLAIT : «TUBES»

Figure 9 : caractéristique Ia = ƒ(Va) qui peut être utilisée pour déterminer car c’est la valeur de la résistance
la résistance interne de la diode en alternatif. interne que vous trouverez dans tous
les listings de caractéristiques de
tubes. Cette valeur de résistance inter-
ne, qui est représentée par la lettre
grecque «ρ» (rô) en Europe et par le sym-
bole rp aux USA, est exprimée en Ω
(ohms). C’est l’une des valeurs primor-
Courant d’anode (mA)

diales qui vont définir le comportement


du tube monté dans un circuit. Comment
la définir ?
Reportez-vous à la figure 7 (courbe
Ia = ƒ(Va) d’une diode 6AL5, ou 6H6
équivalent octal des mêmes tubes). Nous
avions pris un point situé vers le milieu
de cette courbe correspondant à une
tension d’anode de 20 V, ce qui corres-
pondait à un courant de 40 mA (0,04 A).
Nous avions alors calculé la résistance
«statique» en ce point qui était de

U 20
rp = — = —— = 500 Ω
Tension d’anode ( V ) I 0,04

figure 1 ne sert rigoureusement à rien son accompagnant cette image. Ce sont Maintenant examinons la figure 9. C’est
sauf à réaliser une expérience amusante des diodes qui sont utilisées dans les la même courbe, sauf que maintenant
de laboratoire. C’est vrai !... Vous avez démodulateurs en anneaux de vos nous allons faire fonctionner «dynami-
entièrement raison mais patience, ne récepteurs FM, ce sont aussi des diodes quement» notre petite diode. En repre-
ronchonnez pas, on y arrive ! mais tout qui sont utilisées dans les convertisseurs nant le point : 20 V / 40 mA, nous allons
d’abord. analogiques/numériques ou dans les choisir deux points de part et d’autre de
expanseurs/compresseurs de dyna- ce point central, pas trop éloignés l’un de
UNE DIODE À QUOI ÇA mique audio. l’autre.
SERT ? Il faut préciser ici que la majorité de ces Munis d’une règle nous pouvons consi-
fonctions sont effectuées aujourd’hui dérer que cette petite portion de courbe
Essentiellement à redresser un courant par des diodes à semi-conducteurs. va être droite (si j’ose m’exprimer ainsi !)
alternatif (car elle ne conduit le courant Pourtant, dans certaines utilisations par- pour une variation de plus ou moins 1,6
que dans un seul sens, de la cathode ticulières, essentiellement en audio, la V de part et d’autre du point central 20 V
vers l’anode), soit dans une alimentation diode à vide reste souvent imbattable. / 40 mA. A 20 V - 1,6 V, soit 18,4 V, cor-
redressant le courant alternatif à 50 Hz Mais n’allons pas trop vite, puisque la respondra un courant de 35 mA. A 20 V
tel qu’il vous est délivré par votre four- diode est un «redresseur» de courant, il + 1,6 V soit 21,6 V correspondra un cou-
nisseur habituel (EDF n’achetant pas nous faut parler maintenant de sa résis- rant de 45 mA.
d’espace publicitaire dans notre revue, tance en courant alternatif. Cette variation de «Va» de ±1,6 V soit
nous ne nous étendrons pas là-dessus) 3,2 V (le «Swing» pour les Anglo-saxons)
afin de le transformer en courant pulsé RÉSISTANCE EN COURANT a donc entraîné une variation de courant
de même sens et en courant continu ALTERNATIF D’UN TUBE de 45 - 35 = 10 mA (0,010 A). C’est ce
après filtrage (ceci fera l’objet d’un pro- QUEL QU’IL SOIT qui va nous permettre de définir la résis-
chain article), soit en redressant le cou- tance interne en courant alternatif de
rant fourni par votre émetteur favori Oui, car bien que nous parlions ici de la notre diode au point de fonctionnement
(c’est la détection) afin que vous puissiez diode, la méthode de mesure de la résis- choisi : ici 20 V / 40 mA au «repos». Ce
voir une image sur l’écran de votre télé- tance interne d’un tube quel qu’il soit est qui est valable pour la diode l’est pour
viseur et que vous puissiez entendre le la même pour tous. Ceci est fondamental «tous les types de tubes à vide» quels

14
Led 176

LES COURBES COURANT / TENSION


définir le point de fonctionnement du
Figure 10 : schéma utilisé pour tube au repos en fonction de la tension
le relevé de la courbe caracté-
ristique dynamique d’une (1e) 1 000 Ω appliquée entre sa plaque et sa cathode.
RL =
diode 6H6. On fait varier la Source B (2e) 10 000 Ω Cette confusion entre résistance sta-
tension de la source B après variable de tique et résistance interne peut entraî-
avoir fixé la valeur de la résis- 0 à 70 V
tance de charge RL à une
ner bien des déboires et est très sou-
valeur de 1 000 Ω pour la 6H6 Va vent une source grave de dysfonctionne-
courbe 1 de la figure 11, et (Volts) ment dans des circuits mal conçus.
10 000 Ω pour la courbe 2. Les
nouvelles courbes Ia = ƒ(Va)
dynamiques sont obtenues en LES CARACTÉRISTIQUES
relevant la tension Va aux Ia (mA) DYNAMIQUES D’UN TUBE
bornes du tube.

Jusqu’à présent, nous n’avons raisonné


qu’ils soient. Ceci est fondamental et «swinguer» la tension «Va» de ±1,6 V qu’en fonction de la caractéristique dite
peut s’énoncer ainsi : comme en B. Pour un ∆ep de 3,2 V, nous «statique» de notre brave 6AL5. Il est
«La résistance interne d’un tube à vide (ρ) aurons un ∆ip de 0,0115 A, soit une temps de la mettre au travail, c’est-à-dire
est égale au quotidien de la variation de résistance interne ρ de 278 Ω. de la faire fonctionner pour ce à quoi elle
tension d’anode par la variation correspon- De la même façon, plaçons-nous au a été conçue, c’est-à-dire de lui faire
dante du courant traversant le circuit, en point (8 V - 10 mA) : nous trouverons une débiter du courant dans un circuit exté-
choisissant une portion linéaire de la valeur de ρ de 527 Ω. rieur. Regardez la figure 10. Au lieu de
caractéristique Ia = ƒ(Va)». Tous ces résultats sont très ennuyeux ; refermer le circuit sur lui-même, nous
Cela s’écrit : ils signifient que notre diode n’est pas avons inséré une résistance que nous
∆ep volts linéaire du tout (à cause de la courbure appellerons RL dans les schémas anglo-
ρ(rp) = —— de sa caractéristique), ce qui fait que si saxons (L pour «Load» : charge) et RCH
Ω ∆ip ampères
nous l’utilisions telle quelle pour détecter, en bon français.
par exemple, la retransmission d’un Que va-t-il se passer ? Le courant «Ia»
La lettre grecque ∆ signifiant : «petite concert avec Pavarotti à la télévision, la qui va traverser le circuit à travers la
variation». voix de ce dernier nous parviendrait avec diode va aussi traverser la résistance de
Dans l’exemple que nous avons choisi, des arrière-goûts de scie musicale tant le charge et développer aux bornes de
la résistance interne en alternatif de taux de distorsion serait élevé. cette dernière, à cause de la loi d’Ohm
la diode 6AL5 au point de repos 20 V / C’est valable pour la diode de détection (encore elle !), une tension égale à :
40 mA et de mais aussi pour tous les étages d’ampli- U = RL x Ia
fications du signal comportant des tubes
∆ep 21,6-18,4 3,2 électroniques, du moins s’ils étaient Comme précédemment, faisons «swin-
ρ = —— = —————— = —— = 320 Ω employés tels quels. Dieu merci, ce n’est guer» la tension U autour de son point de
∆ip 0,045-0,035 0,10
pas le cas car un tube ne fonctionne repos. Cette variation de tension va
Mais, me direz-vous, c’est encore la jamais à vide (sauf dans les relevés des entraîner une variation de courant ∆i.
célèbre loi d’Ohm : caractéristiques fournies par les Aux bornes de la résistance RL nous
U constructeurs). Un tube, pour être utili- recueillerons une variation de tension qui
R=— sé, doit débiter son courant dans une sera égale à :
I
charge et c’est cette charge qui va ∆U = RL x ∆Ia
Eh oui ! C’est toujours la loi d’Ohm, ce linéariser ses caractéristiques.
qui fait dire à certains qu’avec un peu Dernière observation avant de parler de C’est cette variation de la tension que
d’imagination et beaucoup de loi d’Ohm la charge de la diode, vous constaterez nous allons utiliser plus tard, car n’ou-
on peut comprendre toute l’électronique. que la résistance interne ρ est très diffé- bliez pas que nous raisonnons sur des
Je n’irai pas jusque là, mais au fond, il y rente de la résistance statique rp circuits à tubes thermoïoniques dans les-
a beaucoup de pertinence dans cette (au point 20 V/40 mA, ρ = 320 Ω et rp = quels, contrairement aux transistors, ce
affirmation. 500 Ω). Cette différence provient de la sont les tensions qui nous intéressent
Trêve de plaisanterie, plaçons-nous à un pente de la courbe caractéristique du et non les courants. Hors l’utilisation de
autre point de la caractéristique (point tube. cette tension pour activer un circuit exté-
28 V - 67 mA) de la figure 9 et faisons La résistance statique rp ne sert qu’à rieur, quelle est la conséquence primor-

15
Led 176

ET SI ON PARLAIT : «TUBES»

diale de la présence de cette résistance


Figure 11
de charge ?
Comme nous allons le voir, nous avons
bouleversé la caractéristique statique de
notre diode ; Ia courbe de la figure 9 va
être considérablement altérée. Qui dit
altération dit souvent dégradation ; eh
bien ici, c’est exactement le contraire et
notre courbe, qui n’était pas linéaire,

Courant d’anode (mA)


va se «linéariser» et la voix de Pavarotti
va ressembler de plus en plus à
Pavarotti.
Nous allons voir pourquoi (figure 11).

LORSQU’IL N’Y AVAIT PAS DE


CHARGE DANS LE CIRCUIT
Ce qui revient au même, si RL = 0. La
seule résistance présente était la résis-
tance interne du tube (nous avions cal-
culé ρ = 320 Ω). Pour simplifier, nous
considérerons comme négligeables les
résistances internes de la source B et du
milliampèremètre.
A partir du moment où la charge RL est
présente, le courant va circuler à travers
Tension d’anode ( V )
le tube et la résistance RL. Augmentons
cette résistance et donnons-lui une proche de la droite, ce qui s’explique car Donc, maintenons notre résistance de
valeur de plus en plus grande. La chute la variation de la résistance interne du charge dans des limites raisonnables
de tension URL dans RL sera de plus en tube devient négligeable devant la valeur (environ trois fois la résistance interne
plus grande avec pour conséquence une de la résistance de charge. Comme on de notre diode). Vous êtes déçus ? Bien
tension UA aux bornes du tube de plus ne peut pas avoir le beurre et l’argent du sûr ; vous écoutez votre concert à travers
en plus faible et un courant dans le cir- beurre, cette linéarisation se paye cher. Il une paire d’écouteurs anémiques. Ne
cuit diminuant en conséquence (toujours va falloir de grandes variations de ten- désespérez pas : nous sommes en 1907
la loi d’Ohm). Si nous traçons la nouvelle sion «Ua» pour entraîner de faibles et Lee De Forest vient d’avoir l’idée
courbe Ia = ƒ(Va) aux bornes du tube variations de «Ia» et, en conséquence, géniale de glisser une grille entre la
(figure 11), nous constaterons les phéno- une tension utilisable URL plus faible. A cathode et l’anode de notre diode. Ce
mènes suivants : la pente de la courbe a l’extrême, si nous tracions une courbe petit détail qui change tout va nous per-
diminué mais, ô miracle (!), cette courbe dynamique pour une résistance de char- mettre enfin de pouvoir amplifier grâce à
ressemble de plus en plus à une droite. ge de 100 000 Ω par exemple, cette der- la triode.
Nous avons linéarisé notre tube et tracé nière serait pratiquement confondue Ce sera l’objet du prochain article.
ce que l’on nomme la caractéristique avec l’axe des tensions «UA». La carac- Rendez-vous au prochain numéro.
dynamique de la diode. Plus la résistan- téristique serait parfaitement droite mais
ce de charge augmente, plus on se rap- le tube ne servirait strictement à rien. Rinaldo Bassi

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