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Distribution

Il parle de réseau de distribution. Et dedans vous verrez beaucoup de notion concernant le réseau de distribution

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‫ة‬N.‫شع‬F' ‫ة‬N‫'ط‬7FGN/F' ‫ة‬N7‫ز'ئ‬.F' ‫ة‬N7‫و‬GG‫ـ‬.

F'
République Algérienne démocratique et populaire

N‫ــ‬GF‫عــ‬F' ‫ــث‬/.F'H NF'‫ــعــ‬F' GNF‫تع‬F' /7'8H


Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

//NF.F' ‫ب‬F// /‫ع‬7 ‫عة‬G'‫ــ‬.


Université SAAD DAHLAB de BLIDA

'N.‫و‬F‫و‬FG‫ت‬F' ‫ة‬NFG
Faculté de Technologie

G‫ـ‬NFH7‫ت‬GF‫ل‬䐥' G7F
Département d’Électronique

Mémoire de Master
Filière Electrotechnique
Spécialité Machines électriques

présenté par

KELLOU Ibrahim

&

LAHIANI Mohamed

Optimisation de la reconfiguration
d’un réseau de distribution
électrique

Proposé par : Dr. BELAZZOUG Messaoud

Année Universitaire 2017-2018


Remerciements

En préambule de ce mémoire nous remercions ALLAH Dieu Le tout puissant qui nous
a aidé et nous aidera toujours, pour nous avoir donné la patience et le courage durant toutes
ces longues années d’études.

Tout d’abord nous remercions très chaleureusement Monsieur Belazzoug Messaoud


qui nous a permis de bénéficier de son encadrement, Les conseils qu’il nous a prodigué, la
confiance qu’il nous a témoignés ont été déterminants dans la réalisation de notre travail de
recherche.

Nous tenons à remercier sincèrement Monsieur Habib Chelef, ingénieur d’étude à


l’école technique de Blida IFEG /SONELGAZ, qui a affiché une totale disponibilité en toute
écoute et orientations apportées en tout aide et temps consacrés.

Enfin, nous adressons nos plus sincères remerciements à nos familles, nos parents,
tous nos proches et amis, qui nous ont accompagnés, aidés, soutenus et encouragé tout au long
de la conception de notre mémoire.
Dédicaces

Je dédie ce mémoire

A mes chers parents, ma mère, et mon père qui ont œuvré pour
ma réussite, qui m’ont éclairé la route par leur amour, leur
soutien, leur compréhension, tous les sacrifices consentis et leurs
précieux conseils, pour toute leurs assistances et leurs présences
dans ma vie, qu’ils reçoivent à travers ce travail, l'expression de
mes sentiments et de mon éternelle gratitude.

A mes très chères sœurs pour leurs appuis, encouragements


permanant et leur soutien moral, qu’elles sachent qu’elles n'ont
jamais cessé d'être pour moi un exemple de persévérance, de
courage et de générosité.

A mes chers amis avec qui je partage des moments de ma vie au fil
du temps, pour leur soutien tout au long du projet.

Et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce


projet soit possible, je vous dis merci.

Ibrahim Kellou
Dédicaces

Je dédie ce travail à mes parents, ma


mère et mon père, pour leurs patiences,
leurs soutiens, leurs amours, et leurs
encouragements.
A toute ma famille, amis et mes
connaissances.

Mohamed Lahiani
Résumé

[Link]
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33 FG /F‫و‬G.G ?N8‫و‬. /G.6F H'/G ‫ى‬F? 'G./7 FG FF/.F'H /7'7‫د‬F' G6G FN.‫ط‬. FGGNH ./N/'7‫و‬F' 0'NG87'‫و‬.F' H7‫ى ط‬F ?
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?N8‫و‬.F' /G.6 ،/NFN.F'.

Abstarct
As the number of electricity consumers has increased, the supply of electricity has to be
sufficient on demand, and this has prompted the distributors to focus more on the quality and
cost of electricity, This goal is to minimize power losses in order to perfect the voltage profile,
this requires finding the optimal configuration of the network, based on a meta-heuristic method
which is the Genetics Algorithms. This is exploited and studied on an IEEE distribution network
with 33 busbars (33 Nodes).

Key words : Minimizing power losses, Voltage profile, Optimal configuration, Meta-
heuristic method, Genetics algorithms, Distribution network.

Résumé
Vu que le nombre de consommateurs d’électricité a augmenté, l’énergie électrique
fournie doit être suffisante à la demande, et cela a poussé les distributeurs à mieux se focaliser
sur la qualité et le cout de l’énergie électrique, et pour arriver à ce but, il faut minimiser les
pertes de puissances afin de parfaire le profil de tension, cela exige de trouver la configuration
optimale du réseau, se basant sur une méthode méta-heuristique, celle des Algorithmes
Génétique. Ceci est exploité et validé sur un réseau de distribution IEEE avec 33 jeux de barre
(33 Nœuds).

Mot clés : Minimiser les pertes de puissances, Profil de tension, Configuration optimale,
Méthode méta-heuristique, Algorithmes génétiques, Réseau de distribution.
Liste des abréviations

HT : Haute tension.
BT : Basse tension.
THT : Très haute tension.
HTB : Haute tension B pour une tension composée supérieure à 50 kV.
HTA : Haute tension A pour une tension composée comprise entre 1 kV et 50 kV.
BTB : Basse tension B pour une tension composée comprise entre 500 V et 1 kV.
BTA : Basse tension A pour une tension composée comprise entre 50 V et 500 V.
TBT : Très basse tension pour une tension inferieure ou égale à 50 V.
E.P : Ecoulement de puissance.
p.u : Unité relative.
(X) base: Valeur de base d’une variable
Rij : La résistance de la branche comprise entre nœud i et nœud j.
Xij : La réactance de la branche comprise entre nœud i et nœud j.
Zij : L’impédance de la branche comprise entre nœud i et nœud j.
Vi : La tension présente au nœud i.
Ii : Le courant dans la branche comprise entre le nœud i et le nœud j.
Pl : Puissance active de charge au niveau des nœuds.
Ql : Puissance réactive de charge au niveau des nœuds.
Pd : Puissance active en début de branche.
Qd : Puissance réactive en début de branche.
Pf : Puissance active en fin de branches.
Qf : Puissance réactive en fin de branche.
Ploss : Perte active dans la branche.
Qloss : Perte réactive dans la branche.
ut(i,j) : Matrice qui identifie le numéro de chaque branche entre un nœud i et un nœud j.
pos : Numéro ou bien la position de chaque résistance et réactance dans la configuration.
ch : Le chromosome qui représente la configuration sous forme de chaine de caractère en
code binaire.
a : Une matrice qui représente l’état de chaque branche (en service ou bien hors service)
entre nœud i et nœud j.
k : La somme des élément colonne de chaque linge de la matrice a.
ZER : Vecteur contenant les nœuds finals.
NOR : Vecteur contenant les nœuds intermédiaires.
DIV : Vecteur contenant les nœuds de dérivation.
Liste des abréviations

DD : Vecteur initialement vide, qui se charge avec les nœuds de dérivation.


LLL : Compteur qui nous aide a chargé le vecteur « DD » avec tous les nœuds de
dérivations présentes dans la configuration.
W : Vecteur se charge avec tous les nœuds lies à chaque nœud de dérivation.
Vp : Vecteur contenant les anciennes valeurs de tension.
nf : Nœud finale.
b : Représente le nœud source par rapport à chaque branche.
tl : Représente le nombre de colonnes du vecteur « DD ».
AG : Algorithmes génétiques.
Fobj(x) : La fonction objectif.
Fmax : La valeur maximum de la fonction objectif.
Fmin : La valeur minimum de la fonction objectif.
Fit(x) : La fonction fitness.
Fitnorm(i): Valeur fitness normalisée.
Fitcum(i) : Valeur fitness cumulée.
P : Nombre varie entre 0 et 1.
N : Constant positif.
nb : Nombre totale de branches.
ind : Nombre d’individus.
Pc : Probabilité de croisement.
Pm : Probabilité de mutation.
NS : Taille de population.
NB : Nombre des éléments du chromosome.
G : Nombre de génération.
Gmax : Nombre max de générations.
Table des matières

Introduction générale ...............................................................................................................1


1. Généralités sur les réseaux électriques de distributions …………………………..……...3
1.1 Introduction ………………………………………………………………………...4
1.2 Historique…………………………………………………………………………. .4
1.3 Définitions……………..…………………………………………………………. .5
1.3.1 Réseau électrique .......................................................................................5
1.3.2 Réseau de transport.....................................................................................6
1.3.3 Réseau de distribution électrique.................................................................6
1.4 Les postes sources ……………………………………………………….…………6
1.5 Types de réseaux de distributions …………………………………….……………7
1.5.1 Réseaux de distribution à moyenne tension ………………………………7
1.5.2 Réseaux de distribution à basse tension ……………………………….….7
1.6 Structure de réseaux de distributions ……………………………………………….7
1.6.2 Structure générale d'un réseau privé de distribution ……………………7
1.6.2 Structure de la distribution moyenne Tension 3 HTA…………………… 9
a. Structure simple dérivation …………………………………………..9
b. Structure en boucle ou coupure d’artère …………………………….10
c. Structure double dérivations ………………………………………..11
1.7 Les pertes d’énergies dans un réseau de distribution ……………………………..12
1.7.1 Les types de pertes dans un réseau de distribution ………………………12
1.7.2 La problématique des pertes de puissances ……………………………..12
1.8 Conclusion ………………………………………………………………………..13
2. Ecoulement de puissance ………………………………......……………………………..14
2.1 Introduction ……………………………………………………………………….15
2.2 Définition …………………………………………………………………………15
2.3 But de l’écoulement de puissance …………………………………………………15
2.4 Définition de la configuration radiale ………………………………………..……16
2.5 Unités relatives ……………………………………………………………………17
2.6 Modélisation des composants du réseau électrique ………………………………18
2.6.1 Modélisation du générateur ..……………………………………………19
2.6.2 Modélisation des branches ……………………………………………...19
2.6.3 Modélisation des charges ……………………………………………….20
2.7 Modélisation de l’écoulement de puissance ………………………………………20
2.7.1 Réseau de distribution ramifiée ................................................................20
Table des matières

2.7.2 Dépouillement de la configuration actuelle .............................................20


a. Types de branches .............................................................................20
b. Puissances dans les branches .............................................................21
c. Courant dans les branches .................................................................22
d. Tension au niveau des nSuds ............................................................22
2.8 Méthode de résolution .............................................................................................23
2.9 Elaboration du modèle de la configuration ..............................................................23
2.9.1 La matrice « ut » .......................................................................................23
2.9.2 Le chromosome de la configuration « ch » ...............................................24
2.9.3 Matrice « a » ............................................................................................24
2.9.4 Dépouillement de la matrice « a » ............................................................24
a. Types de nSuds ..................................................................................24
b. Vecteurs contenant les différents nSuds ...........................................24
c. Vecteur « DD » ..................................................................................25
d. Le compteur LLL ...............................................................................25
e. Le vecteur « W » ................................................................................25
2.10 Organigramme de la méthode ...............................................................................25
2.11 Discussion des résultats ........................................................................................29
2.11.1 Réseau IEEE (33 jeux de barres) ...........................................................29
2.11.2 Données du réseau ..................................................................................30
2.11.3 Résultat de l’écoulement de puissance ...................................................34
2.11.4 Analyse des résultats ..............................................................................36
2.12 Conclusion ............................................................................................................36
3. Reconfiguration du réseau électrique de distribution ......................................................37
3.1 Introduction .............................................................................................................38
3.2 Généralités sur la reconfiguration électrique de distribution ...................................38
3.2.1 Définition .................................................................................................38
3.2.3 Les différents régimes ..............................................................................39
3.2.4 Détermination d’une configuration admissible ........................................39
a. Stratégie constructive .........................................................................40
b. Stratégie destructive ..........................................................................40
c. Stratégie de permutations des branches .............................................41
3.2.5 Optimisation à l’aide de permutation de branches ...................................42
3.3 Optimisation ............................................................................................................43
Table des matières

3.3.1 Principe de l’optimisation ........................................................................43


3.3.2 Fonction objectif de notre système ...........................................................43
3.3.3 Les contraintes liées à notre système ........................................................43
3.3.4 Méthode méta-heuristique ........................................................................44
3.3.5 Méthode évolutionnaires ..........................................................................45
3.4 Algorithmes génétiques ...........................................................................................45
3.4.1 Historique .................................................................................................45
3.4.2 Définition .................................................................................................46
3.4.3 Description des Algorithmes génétiques ..................................................48
a. Le codage ...........................................................................................48
b. Le décodage .......................................................................................49
c. Evolution ...........................................................................................51
d. Sélection ............................................................................................51
e. Croisement .........................................................................................54
f. Mutation .............................................................................................55
3.4.4 Réglage des paramètres des algorithmes génétiques ................................55
3.3.5 Critère d’arrêt ...........................................................................................56
3.4.6 Organigramme de l’algorithme génétique de l’étude ...............................57
3.4.7 Avantages et inconvénients de l’algorithme génétique ............................58
a. Avantages ..........................................................................................58
b. Inconvénients ....................................................................................58
3.5 Conclusion ..............................................................................................................59
4. Résultat final de la reconfiguration ..................................................................................60
4.1 Introduction .............................................................................................................61
4.2 Réseau IEEE (33 nSuds) .........................................................................................61
4.2.1 Données du réseau ....................................................................................62
4.2.2 Configuration initiale ...............................................................................66
a. Chromosome de la configuration initiale .........................................66
b. Structure de la configuration Initiale du réseau ...............................66
d. Résultat de l’écoulement de puissance de la configuration initiale ...68
4.2.3 Configuration Optimale ............................................................................69
a. Chromosome de la configuration Optimale .......................................70
b. Structure de la configuration optimale du réseau ..............................70
c. Résultat de l’écoulement de puissance de la configuration optimale ..72
Table des matières

d. Discussion des résultats .....................................................................73


4.3 Analyse des résultats de la reconfiguration .............................................................74
4.3.1 La tension .................................................................................................74
4.3.2 Les différentes pertes de puissances ........................................................75
4.4 Conclusion...............................................................................................................75
Conclusion générale ................................................................................................................76
Références bibliographiques ..................................................................................................79
Liste des figures

Figure 1.1 : Ensembles d’infrastructures d’un système électrique .............................................5


Figure 1.2 : Structure d’un réseau de distribution public ..........................................................6
Figure 1.3 : Structure générale d'un réseau privé de distribution ..............................................8
Figure 1.4 : Réseau HTA radial en simple antenne ....................................................................9
Figure 1.5 : Réseau HTA en boucle .........................................................................................10
Figure 1.6 : Réseau HTA double dérivation .............................................................................11
Figure 2.1 : Modèles d'un générateur .......................................................................................19
Figure 2.2 : Schéma pi (π) d’une branche ................................................................................19
Figure 2.3 : Schéma unifilaire d’une branche ..........................................................................19
Figure 2.4 : Modèle de la charge électrique .............................................................................20
Figure 2.5 : Schéma unifilaire d'une branche ...........................................................................23
Figure 2.6 : Réseau de distribution 33 nœuds ..........................................................................29
Figure 2.7 : Schéma unifilaire du réseau IEEE (33 nœuds) .....................................................30
Figure 2.8 : Graphe représentant les différentes tensions des différents nœuds .......................35
Figure 3.1 : Principe de la Stratégie Constructive ....................................................................40
Figure 3.2 : Principe de la Stratégie Destructive ......................................................................41
Figure 3.3 : Principe de la Stratégie de type "Permutation de branches" ................................41
Figure 3.4 : Organigramme de l’algorithme génétique ............................................................47
Figure 3.5 : Réseau de distribution IEEE (33 nœuds) ..............................................................48
Figure 3.6 : Sélection par la méthode de la roulette .................................................................53
Figure 3.7 : Le croisement simple ...........................................................................................54
Figure 3.8 : Le double croisement ...........................................................................................54
Figure 3.9 : Le croisement uniforme ........................................................................................54
Figure 3.10 : L’étape de mutation ............................................................................................55
Figure 4.1 : Réseau de distribution IEEE (33 nœuds) ..............................................................61
Figure 4.2 : Structure de la configuration initiale du réseau IEEE (33 nœuds). ......................67
Figure 4.3 : Configuration optimale du réseau IEEE (33 nœud) .............................................69
Figure 4.4 : Structure de la configuration optimale du réseau IEEE (33 nœuds) .....................71
Figure 4.5 : Graphe représentant les différentes tensions des différents nœuds .......................73
Figure 4.6 : Tensions en (p.u) de la configuration initiale et optimale ....................................74
Figure 4.7 : L’évolution des pertes des différentes générations ...............................................75
Liste des tableaux

Tableau 2.1 : Résistances et Réactances des différentes branches du réseau IEEE ..................30
Tableau 2.2 : Les puissances actives et réactives des différents nœuds du réseau IEEE ...........32
Tableau 2.3 : Résultats de l’écoulement de puissances du réseau IEEE (33 nœuds) ................34
Tableau 3.1 : Chromosome de la configuration initial du réseau IEEE (33 nœuds) .................49
Tableau 3.2 : Résultat de l’évaluation ......................................................................................52
Tableau 4.1 : Les puissances actives et réactives des différents nœuds ....................................62
Tableau 4.2 : Résistances et Réactances des différentes branches ...........................................64
Tableau 4.3 : Chromosome de la configuration initial du réseau IEEE (33 nœuds) .................66
Tableau 4.4 : Résultats de l’écoulement de puissances de la configuration initiale du réseau...68
Tableau 4.5 : Chromosome de la configuration optimal du réseau IEEE (33 nœuds) ..............70
Tableau 4.6 : Résultats de l’écoulement de puissances de la configuration initiale du réseau .72
Introduction générale

Introduction
Nous sommes dans une époque où l’électricité est un pion essentiel de notre vie
quotidienne, donc pour répondre à la consommation de l’électricité croissante, nous sommes
dans l’obligation de construire des centrales électriques capables de produire de l’électricité en
grande quantité et de bonne qualité pour répondre aux besoins des consommateurs, permettant
la fabrication d’électricité à partir d’énergie renouvelable ou bien non renouvelable , une fois
que nous avons de l’électricité, elle doit être transmise aux consommateurs et cela concerne
plus exactement successivement le réseau de transport et le réseau de distribution, c’est-à-dire
qu’après la production de cette dernière elle doit être transportée, une étape qui concerne le
réseau de transport et que ce dernier garantit l’acheminement de l’électricité entre les
producteurs et les distributeurs.

Le réseau de distribution a comme rôle principal de satisfaire la demande d’électricité


des consommateurs avec une bonne qualité, faible chute de tension pour avoir une bonne
stabilité et amélioration du profil de tension, et une continuité de service sans aucunes coupures
possibles ; tout cela revient à l’amélioration des performances des réseaux électriques de
distribution et donc par la minimisation des pertes de puissance. Une des solutions possibles
pour minimiser les pertes et améliorer les performances des réseaux électriques de distributions
est en la reconfiguration du réseau de distribution.

Nous pouvons identifier la notion de reconfiguration d’un réseau électrique de


distribution caractérisé par ses différents régimes et cela en modifiant sa structure à savoir
changer l’état topologique des interrupteurs c’est-à-dire certaines branches étant à l’état initial
« Hors service » deviennent « En service » et d’autres branches étant à l’état initial « En
service » deviennent « Hors service », sachant que la structure du réseau doit être maillée, et
tout cela en appliquant la stratégie de la permutation des branches pour pouvoir obtenir une
toute nouvelle structure qui respecte et considère les contraintes d’arborescences posées.

Nous savons que la reconfiguration du réseau électrique de distribution est nécessaire


mais pas suffisante pour améliorer ses performances : aussi pour pouvoir compléter la notion
de reconfiguration, nous nous devons d’optimiser cette configuration en utilisant une méthode
évolutive Darwinienne qui est celle des Algorithmes génétiques.

1
Introduction générale

Nous allons traiter ce que nous avons mentionné précédemment dans notre étude sur un
réseau électrique de distribution IEEE avec 33 jeux de barres (33 nœuds) et cela en trois étapes,
qui sont :

- La modélisation du réseau et calcul de l’écoulement de puissance qui nous donne


les différents paramètres utilisés (Courants, tensions et les pertes de puissances),
- Dépouillement du réseau (Connaitre la structure du réseau, les différentes
ramifications, précisions des branches qui peuvent être modifiées d’après leurs états,
et déterminer les différentes contraintes liées à notre système),
- Enfin, l’optimisation du réseau électrique IEEE (33 nœuds) par les Algorithmes
génétiques en cherchant la configuration optimale de ce dernier.

2
Chapitre 1
Généralités sur les réseaux
électriques de distribution

3
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

1.1 Introduction

Les réseaux de distributions Contrairement aux réseaux de transport et répartition,


présentent plusieurs architectures une grande diversité de solutions techniques selon les pays
concernés, ainsi que selon la densité de population.
Afin de mieux comprendre les enjeux et les besoins qui ont motivé cette étude, nous
consacrerons ce chapitre à la présentation générale du réseau électrique de distribution. Nous
présenterons l'organisation structurelle du réseau électrique dans leur ensemble et plus
particulièrement les réseaux de distribution moyenne tension.

1.2 Historique [1]


Les premières centrales électriques ont été construites au XIX ème siècle par des
industries pour s'autoalimenter en courant continu. L'usage public de l'électricité n'a
réellement débuté qu'après l'Exposition Universelle de 1881. Les premières concessions
municipales de production et de distribution d'électricité sont alors faites a des entreprises
privées ou à des régies municipales pour l'éclairage public et l'alimentation de particuliers.
Le courant alternatif s'est généralisé avec l'évolution technologique qui a permis d'adapter
les tensions à des puissances importantes grâce aux transformateurs.
Le début du XXème siècle connaît un développement rapide, mais anarchique de
l'industrie électrique en zone urbaine. Les options techniques sont prises de manière non
concertée entre les différentes concessions et la mise en œuvre incohérente rendra difficile
l'unification du réseau. Ainsi, Paris utilisera en 1945 plusieurs types de distribution
électrique : continu ; alternatif monophasé ou biphasé. Le courant continu ne disparaîtra que
dans les années 1960. L'électrification rurale reste avant la première guerre mondiale à la
traîne à cause de la faible densité de raccordement et donc du fort coût d'investissement.
Entre les deux guerres, de nombreuses communes rurales vont se regrouper en
syndicats intercommunaux d'électricité pour créer des réseaux de distribution ruraux qui se
regrouperont petit à petit pour former des poches de plus en plus grandes. L'électrification
rurale est très intense pendant cette période. En effet la proportion de la population ayant
accès à l'électricité est passée de 58% en 1918 à 83% en 1929. Cependant, les réseaux créent
à cette période sont souvent sous dimensionnes, il en résulte une qualité de l'électricité très
inégale.

4
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

Enfin, l'année 1946 marque un véritable tournant dans l'histoire de l'électrification


puisque c'est cette année qu'est votée la loi N° 46-628 nationalisant la production, le transport
et la distribution de l'électricité telle que nous le connaissons aujourd9hui.

1.3 Définitions
1.3.1 Réseau électrique
Un réseau électrique est un ensemble d9appareils ou d9ensemble d9infrastructures
destinés à produire, transporté, distribué et l9utilisation de l9électricité ce qui est d9acheminer
de l9énergie électrique à partir de centres de production vers les consommateurs.

Figure 1.1 : Ensembles d9infrastructures d9un système électrique

L'électricité est une énergie souple et adaptable mais elle est difficilement stockable,
alors que la consommation des clients et la coïncidence de la demande sont constamment

5
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

variables. Ces exigences nécessitent la permanence du transport et la mise à disposition de l


8énergie par un réseau de distribution [2].
1.3.2 Réseau de transport
Les réseaux de transport assurent le transport de l'énergie électrique sur de grandes
distances. Afin de minimiser, entre autre, les pertes joules sur les lignes ces réseaux sont à
très haute tension (de 63 kV à 400 kV) [3]. Par conséquent, de manière générale, les réseaux
de transport, comparativement aux réseaux de distribution, sont très supervisés afin de
pouvoir effectuer des contrôles de la tension, de la fréquence, la répartition des flux de
puissance et des coûts de production [3].
1.3.3 Réseau de distribution électrique
Les réseaux de distributions sont des réseaux d9alimentation de l9ensemble de la
clientèle, c9est-à-dire qu9ils constituent l'architecture la plus importante du système
électrique. Ils assurent la distribution de l'énergie électrique au niveau local.
Ils sont constitués de deux types de réseaux : le réseau moyenne tension (HTA) avec
un niveau de 10 kV et 30 kV connecté au réseau de transport, et le réseau basse tension (BT)
de tension de 0.4 kV [3].

Figure 1.2 : Structure d9un réseau de distribution public.

1.4 Les postes sources


Les postes-sources sont à l9interface du réseau de transport et du réseau de distribution.
Ils convertissent les tensions du réseau de transport (90, 63 kV ou 225 kV) en tension de
distribution (en général 20 kV). Et ils contribuent [3] :

6
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

1. À la mesure des flux d9énergie (équipements de comptage d9énergie),


2. Au changement tarifaire par la télécommande centralisée (175 Hz),
3. À la sûreté du réseau de transport par le système de délestage,
4. À la qualité et à la continuité de l9alimentation électrique par les systèmes de ré-
enclenchement automatique, de réglage de la tension et de compensation du réactif.

1.5 Type de réseaux de distributions

1.5.1 Réseaux de distribution à moyenne tension


Les lignes moyennes tension permettent le transport de l9électricité à l9échelle locale
vers les petites industries HTA (30 et 10 kV le plus répandu) [2],
 Neutre à la terre par une résistance,
 Limitation à 300 A pour les réseaux aériens,
 Limitation à 1000 A pour les réseaux souterrains,
 Réseaux souterrains en boucle ouverte.

1.5.2 Réseaux de distribution à basse tension


Les lignes basse tension sont les plus petites lignes du réseau, Ce sont celles qui nous
servent tous les jours pour alimenter nos appareils ménagers BT (230 / 400 V) [2] :
 Neutre directement à la terre,
 Réseaux de type radial, maillés et bouclés.

1.6 Structure de réseaux de distributions


1.6.1 Structure générale d'un réseau privé de distribution
Dans le cas général avec une alimentation en HTB, un réseau privé de distribution
comporte [4] :

 Un poste de livraison HTB alimenté par une ou plusieurs sources, il est composé
d'un ou plusieurs jeux de barres et de disjoncteurs de protection,
 Une source de production interne,
 Un ou plusieurs transformateurs HTB / HTA,
 Un tableau principal HTA composé d'un ou plusieurs jeux de barres,
 Un réseau de distribution interne en HTA alimentant des tableaux secondaires ou
des postes HTA / BT,
 Des récepteurs HTA,

7
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

 Des transformateurs HTA / BT,


 Des tableaux et des réseaux basse tension,
 Des réceptrices basses tensions.
Nous avons la figure ci-dessous (Figure 1.3) qui montre la structure générale d'un réseau
privé de distribution [4] :

Figure 1.3 : structure générale d'un réseau privé de distribution.

8
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

1.6.2 Structure de la distribution moyenne Tension – HTA


Les points de départ pour les réseaux de distributions sont les postes sources, Ils
comportent des transformateurs HTB/HTA à partir desquels la HTB est distribuée en
triphasé sans neutre et entre 5 et 33 kV (souvent 20kV). La partie HTA est constituée de
cellules « arrivée », « couplage » et « départ » [4].
A partir de ces départs, nous réalisons des schémas :
 En « Antenne » ou « Simple dérivation »,
 En « Boucle » ou « Coupure d'Artère »,
 En « Double dérivation ».
De là, nous avons les figures ci-dessous qui représentant les différentes structures HTA :

a. Structure en simple dérivation


Le raccordement dit simple dérivation (ou Simple alimentation ou antenne) est
préconisé lorsque les exigences de continuité d'alimentation sont faibles. Elle est très souvent
retenue pour les réseaux en zone rurale et à faible densité de population [2].

Figure 1.4 : réseau HTA radial en simple antenne.

Le poste de livraison est raccordé au réseau public de distribution au moyen d'une


seule canalisation. Il est équipé d'un interrupteur et d'un dispositif de protection HTA, qui
protège le réseau des défauts provenant de l'installation de l'utilisateur consommateur [5]

9
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

 Avantage : économique,
 Inconvénient : tout défaut ou intervention sur le réseau provoque la coupure de toute
l9utilisation situent en aval.

b. Structure en boucle ou coupure d’artère


Préconisée pour les réseaux très étendus, avec des extensions futures importantes. Le
réseau est réalisé à partir d'une seule ligne d'alimentation qui relie tous les postes de
distribution et qui constitue une boucle ouverte comprenant un point d'ouverture. Tous les
postes de distribution ou de livraison sont équipés de deux points d'ouverture, reliés en même
temps à la ligne d'alimentation. En cas de défaut sur une partie du réseau ou sur la boucle,
les postes qui sont privés d'électricité vont être alimentés par l'autre côté de la boucle grâce
à la fermeture de son point d'ouverture [5].
Le réseau en coupure d'artère est utilisé en milieu urbain et surtout en souterrain [5].

Figure 1.5 : Réseau HTA en boucle.


 Avantages : il assure une très bonne continuité de service,
 L'inconvénient majeur est coûteux

10
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

a. Structure double dérivation

Chaque client relié à 2 postes source différents. Il y a permutation automatique en


cas de défaut sur l9un des postes sources utilisée dans les grandes agglomérations pour les «
grands consommateurs »

Figure 1.6: Réseau HTA double dérivation.

Le poste de livraison est desservi par deux câbles posés en parallèle, l'un de
fonctionnement normal et l'autre de secours. Il est équipé [5] :
• De deux interrupteurs,
• D'un permutateur à manque de tension, qui autorise le basculement automatique de
l'alimentation du poste, du câble de fonctionnement normal en défaut sur le câble de secours,
• D'un dispositif de protection HTA, qui protège le réseau des défauts provenant de
l'installation de l'utilisateur de l'énergie [5].

Remarque : Un permutateur est un quadripôle permettant le croisement de deux lignes


électriques. Il est principalement utilisé pour augmenter le nombre de commandes d'un va-
et-vient.

11
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

 Avantage : Sécurité d9alimentation c9est-à-dire il assure une très bonne continuité


de service,
 Inconvénient : Cout élevé.

1.7 Les pertes d’énergies dans un réseau de distribution


1.7.1 Les types de pertes dans un réseau de distribution
Les pertes d9énergie dans un réseau de distribution d9électricité sont de deux types :
les pertes techniques et les pertes non-techniques. Les pertes non-techniques proviennent de
consommations d9énergie non enregistrées. Ces pertes résultent de vols d9énergie ou
d9erreurs de comptage et/ou de profilage. Dans certains pays en voie de développement, ces
pertes peuvent représenter jusqu9à 50% de la quantité d9électricité injectée dans le réseau
notamment en raison de problème de corruption [6].
Les pertes techniques ont, elles aussi, des origines diverses. Elles peuvent provenir
de pertes en ligne (développées plus bas) mais aussi de pertes liées à la transformation haute
tension (HT)/basse tension (BT). Ces pertes apparaissent dans les transformateurs HT/BT et
proviennent de <pertes par effet Joule= et de <pertes fer=. Les <pertes fer= dépendent de la
tension et de la fréquence d9alimentation, des matériaux utilisés et sont décomposées en
pertes par courants de Foucault et pertes par hystérésis Comme les pertes présentes dans les
transformateurs, les pertes en ligne sont à mettre en relation avec des phénomènes physiques
des réseaux de distribution et plus particulièrement avec les pertes thermiques dues à l9effet
Joule. Il convient de noter ici que les pertes liées à la distribution d9électricité sont plus
importantes que celles constatées lors du transport de l9électricité. En effet, la tension est
plus faible au sein d9un réseau de distribution, or le phénomène de pertes thermiques est une
fonction décroissante de la tension à laquelle le courant circule. D9autre part, le fait d9utiliser
un courant alternatif dans les réseaux de distribution engendre plus de pertes que si les
distributeurs utilisaient du courant continu [6].

1.7.2 La problématique des pertes de puissances


Les pertes de puissances, le faible facteur de puissance et la dégradation du profil de
la tension sont la conséquence du fort transit de courant dans les réseaux électriques [7].
Les pertes de puissances, dues au passage d9un courant dans un conducteur
électrique, constituent une préoccupation des exploitants des réseaux électriques.
Ces pertes font partie des coûts d9exploitation de réseaux. L9énergie perdue dans
l9ensemble des lignes et transformateurs électriques n9est pas une quantité négligeable par

12
Chapitre 1 : Généralités sur les Réseaux électriques de distribution

rapport à la quantité d9énergie consommée. Une quantité supplémentaire d9énergie doit donc
être produite afin de compenser le déficit engendré par les pertes. Il est évident que, d9une
certaine manière, le coût des pertes se retrouve finalement sur la facture d9électricité des
consommateurs finaux [6].
Les distributeurs d9électricité assurent la compensation des pertes sur leurs réseaux
par l9achat de l9énergie auprès des fournisseurs. Ce sont donc les gestionnaires de réseau qui
voient apparaître, dans leur bilan financier, les pertes au sein de leur réseau. Les recettes qui
permettent de couvrir ces dépenses sont inclues dans les charges d9exploitation du réseau
[6].

1.8 Conclusion
Le distributeur se doit de fournir le service de transport de l9électricité sur les réseaux
de distribution au meilleur niveau de qualité et au meilleur coût dans les conditions de
sécurité optimales. En effet, ce sont les réseaux de distribution qui sont à l9origine d9une part
essentielle de la qualité effectivement reçue par l9usager aux bornes de son alimentation. En
outre, la part HTA et BT des réseaux représente une partie importante du coût total des
infrastructures nécessaires à la desserte d9un client. Les réseaux étant présents en de
nombreux points du domaine public, les pertes actives et réactives constituent la composante
principale des pertes de distribution [8]. Ces pertes sont causées par le courant qui circule
dans les lignes. Donc la sécurité d9alimentations vis-à-vis des consommateurs est un élément
clé du système pour une bonne continuité du service.

13
Chapitre 2
Ecoulement de puissance

14
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

2.1 Introduction
Tout réseau électrique se devise en trois parties essentielles en : lignes et câbles
électriques, générateurs d9énergie électrique et consommateurs [9]. L9écoulement de
puissance (E.P) ou l9écoulement de charge est la solution pour les conditions de
fonctionnement normal d9un réseau électrique [10] et qui nous permet d9avoir la solution des
grandeurs d9un réseau électrique afin d9assurer une exploitation efficace, c'est-à-dire
conforme aux normes techniques. Ces grandeurs sont les tensions aux nSuds, les puissances
injectées aux nSuds et celles qui transitent dans les lignes [11]. Les pertes et les courants s9en
déduisent, et pour cela nous sommes dans le besoin d9avoir un modèle mathématique du
système étudié pour pouvoir résoudre le problème de l9écoulement de puissance et nous
associons à chaque jeu de barre la puissance active et réactive, pour chaque ligne nous
associons la résistance et la réactance.
Les méthodes de calcul de l9écoulement de puissance les plus souvent utilisées
nommées comme étant des méthodes Newtoniennes, comme la méthode de Newton-Raphson,
Newton-Raphson découplée rapide, et aussi les méthodes Jacobi, comme la méthode de Gauss
et Gauss-Seidel [10], mais en voyant la complexité des configuration de certains réseaux
électriques de distribution , c9est-à-dire le nombre de lignes et de nSuds , nous allons utiliser
une technique de double balayage (technique de chute de tensions), qui est mieux adaptée à
notre étude, donc dans ce chapitre nous allons mieux analyser et exploiter les différentes
étapes de cette technique

2.2 Définition
Le problème d9écoulement de puissance peut être défini comme étant le calcul des
puissances active et réactive de transit dans chaque ligne du réseau électrique ainsi que
l9amplitude et la phase de tension de chaque nSud pour des conditions de génération et de
charges spécifiées. L9information obtenue à partir d9une étude d8écoulement de puissance qui
peut être utilisée pour tester la capabilité du système pour le transfert d9énergie des sources de
génération vers les charges sans surcharge les lignes de transport et en déterminant
l9adéquation de la régulation de tension par les capacités ou réactances shunts [10].

2.3 But de l’étude de l’écoulement de puissance


But de l9écoulement de puissance, Il est résumé dans les points suivants [11] :

15
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

 Assurer l9équilibre entre la production et la demande d9énergie électrique


(L9amélioration de dépense de l9électricité, production d9énergie selon le besoin).
 Ne pas dépasser les valeurs limites (la stabilité théorique, selon la durée d9utilisation).
 Il faut conserver les tensions de jeu de barre entre les limites théoriques.
 Planification de réseau (à partir de calcul de la charge).
 Augmenter la sécurité de fonctionnement des réseaux par une bonne stratégie d9EP
(Ecoulement de puissance) avant les perturbations.

2.4 Définition de la configuration radiale


Haque en 1996 a proposé une méthode itérative qui s9applique aussi bien aux réseaux
radiaux qu9aux réseaux faiblement maillés. Il convertit alors le réseau s9il est maillé, en un
réseau radial en brisant les mailles créant ainsi des nSuds fictifs dont le nombre est égale à
celui des boucles et ou les puissances qui y circulant sont négatives. Ensuite, il détermine les
tensions des nSuds et leurs phases à l9origine en balayant la ligne en montée et en descente
[12].
La distribution radiale est un des types de la distribution d9énergie ou l9énergie est
délivrée de la branche principale vers les sous-branches et puis cette énergie est délivrée à
partir de ces sous-branches de la même manière. C9est la configuration la moins couteuse
mais la moins fiable d9autre part [8].
Le réseau électrique radial est un système de distribution dont la puissance est
distribuée vers les consommateurs individuels à partir des postes de transformation, le
système radial ressemble à une branche d9un arbre avec une ligne principale connectée à des
séries de petit circuit [8].
Le système radial peut avoir une source ou bien plusieurs sources d9énergie dans la
même région. Un défaut au niveau des lignes de distribution peut causer l9interruption du
système et par conséquent ce dernier ne peut plus être restauré jusqu9à ce que le défaut soit
arrangé. Seulement un chemin existe entre chaque client et le poste de distribution autrement
dit l9écoulement de puissance est assuré à travers un seul chemin pour chaque nSud (charge),
si ce dernier est interrompu, le client n9est plus alimenté. De ce fait, la reconfiguration du
système de distribution peut être un outil très utile pour la gestion de la distribution d9énergie
[8].

16
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

Le problème de la reconfiguration est un problème d9optimisation non-linaire, il peut


être posé pour une variété d9objectifs comme nous pouvons le résoudre en utilisant beaucoup
de techniques différentes [8].

2.5 Unités relatives [10]


Les grandeurs d9un système d9énergie électrique telles que la tension, le courant la
puissance et l9impédance sont souvent exprimés en unités relatives ou en pourcentage par
rapport à une grandeur de base de référence donnée (Système p.u : per unit).
Un des avantages notables de l9utilisation du système d9unités relatives est que, grâce
à un choix judicieux des grandeurs de base, le schéma transformateur est considérablement
simplifié. Ainsi le transformateur idéal peut être éliminé, de telle sorte que les tensions, les
courants, les impédances et les admittances convertis en unités relatives ne changent pas
lorsqu9elles sont rapportées du primaire au secondaire et inversement. Cela est un avantage
considérable pour des réseaux importants.
Un autre avantage de l9utilisation des unités relatives est que les impédances
exprimées en unités relatives, des équipements électriques de même types, sont comprises
dans un intervalle de valeurs étroites lorsque les grandeurs nominales de ces équipements sont
prises comme grandeurs de base. Grâce à cette particularité, les données des impédances en
unités relatives, peuvent rapidement faire l9objet d9une vérification de leur ordre de grandeurs
par un Sil averti, pour se prémunir des risque d9erreurs.

Les grandeurs en unités relatives sont déterminées la manière suivante :

Grandeur en (p.u) =grandeur actuelle/grandeur base

�㕰 �㕽
 �㕰 (þ. ÿ) = ; �㕽 (þ. ÿ) = (2.1)
�㕰ÿþý�㖆 �㕽ÿþý�㖆

Pour pouvoir convertir toutes les grandeurs électriques en p.u, il faut se fixer de
manière arbitraire deux grandeurs indépendantes de base en un point donné du système
électrique. Généralement le choix se porte sur une tension simple Vbase et la puissance
monophasée Sbase.

Afin que les lois électriques restent valides dans le système d9unités relatives, les
relations suivantes devront être utilisées pour déterminer le reste des grandeurs de base :

ÿÿþý�㖆 = Āÿþý�㖆 = Ăÿþý�㖆 (2.2)

17
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

Ăÿþý�㖆
�㕰ÿþý�㖆 = (2.3)
�㕽ÿþý�㖆

�㕽ÿþý�㖆 �㕽āÿþý�㖆
ýÿþý�㖆 = āÿþý�㖆 = �㕿�㕩þý�㖆 = = (2.4)
�㕰ÿþý�㖆 Ăÿþý�㖆

Remarque : Si la tension de base est donnée en kV et la puissance en kVA alors, cette


impédance (Zbase) est donnée par :

ĀÿĂ �㕽āÿþý�㖆
ýÿþý�㖆 = āÿþý�㖆 = �㕿ÿþý�㖆 = (2.5)
Ăÿþý�㖆

Nous déduisons que la résistance en (p.u) est égale à :

ā
ā(þ. ÿ) = (2.6)
ýÿþý�㖆

Et pour la réactance, nous avons aussi :

�㕿
�㕿(þ. ÿ) = (2.7)
ýÿþý�㖆

Et pour l9impédance en (p.u), on a :

ý
ý(þ. ÿ) = , (2.8)
ýÿþý�㖆

Ou bien

ý(þ. ÿ) = ā(þ. ÿ) + ÿ�㕿(þ. ÿ) , (2.9)

Et pour les puissances de charge, nous avons :

ÿ
ÿ(þ. ÿ) = (2.10)
Ăÿþý�㖆

Ā
Ā(þ. ÿ) = (2.11)
Ăÿþý�㖆

2.6 Modélisation des composants du réseau électrique


Les éléments qui interviennent dans le problème de répartition des charges sont ceux
qui sont exposés à des hautes tensions et à des forts courants, à savoir : générateurs de
puissance (Machine synchrone), charges électriques, lignes de transports, transformateurs de
puissances et compensateurs statiques.

18
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

2.6.1 Modélisation du générateur


Le générateur est considéré comme le cSur du réseau électrique, il assure la
production de l9énergie électrique demandé par le consommateur, Dans l'analyse de
l'écoulement de puissance, les générateurs sont modélisés comme des injecteurs de courants
[11].

Figure 2.1 : Modèles d'un générateur.

2.6.2 Modélisation des branches

Les lignes de transmission de l9énergie électrique entre les nSuds i et j généralement


représentée par le schéma équivalent par phase de type pi (π) comme indiqué sur la figure ci 3
dessous (Figure 2.2) [11] :

Figure 2.2: Schéma pi (π) d’une branche.

Remarque : Les admittances shunts sont négligeables du fait que la ligne est de moyenne
tension et cela est représenté dans la figure ci-dessous (Figure 2.3) [7] :

Figure 2.3 : Schéma unifilaire d9une branche.

19
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

2.6.3 Modélisation des charges


La charge électrique est souvent modélisée sous forme d'une impédance qui
consomme de la puissance active et réactive constantes figure (4). Cette charge représente
souvent des postes de répartition (sous stations) qui alimentent des réseaux de distribution
[11].

Figure 2.4 : Modèle de la charge électrique

2.7 Modélisation de l’écoulement de puissance


Dans notre étude, nous nous concentrons sur un réseau électrique de distribution, qui
est caractérisé par une configuration radiale, et nous prendrons comme exemple un réseau
avec des ramifications, car ce sont les réseaux électriques les plus fréquents.

2.7.1 Réseau de distribution ramifiée


Il est appelé ainsi car il possède topologiquement une structure d'arbre. Pour ce type de
réseau, à partir d'une ligne principale, nous mettons en relation plusieurs ramifications
secondaires, il a l9avantage d9être économique, mais il manque de sécurité (en cas de rupture
d9une ligne principale tous les abonnés situés à l9aval seront privés d9électricité).

2.7.2 Dépouillement de la configuration actuelle


a. Types de branches

Nous avons trois types de branches, finale, intermédiaire et branche-dérivation.


 La branche finale est celle que nous trouvons à chaque fin de
ramification, elle est distinguée des autres branches, car c9est par elle
que nous commençons notre calcul des différentes puissances et des
pertes.
 La branche intermédiaire, est une branche qui est lié entre deux
nSuds qui ne sont pas des nSuds de dérivations ou bien des nSuds
finaux, nous pouvons la trouver dans la ligne principale ou dans

20
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

différentes ramifications, nous calculons ses puissances et ses pertes


après avoir calculé celle d9une branche finale ou d9une autre branche
intermédiaire.
 La branche dérivation est une branche qui est lié à deux ou plusieurs
branches différentes, nous calculons ses puissances et ses pertes, après
avoir calculé celle de toutes les autres branches liées à elle.

b. Puissances dans les branches


Le calcul des puissances est un préalable à la détermination des tensions des nSuds.
Ce sont des puissances en fin de branche, les pertes de puissance dans ces dernières et les
puissances en début de branche.

A. Puissance en fin de branche


Comme nous l9avons précédemment vu, nous avons trois types de branche, finale
intermédiaire et branche ramifications :

 Branche finale
Si nous avons une branche finale alors les puissances active et réactive en fin de
branche sont données par :
ÿ�㕓 = ÿ�㕙 (2.12)
Ā�㕓 = Ā�㕙 (2.12)
 Pl et Ql sont les puissances actives et réactives d9un nSud final.
 Branche intermédiaire
Si nous avons une branche intermédiaire les puissances active et réactive en fin de
branche sont données par :
ÿ�㕓 = ÿ�㕙 + ÿ�㕑+1 (2.13)

Ā�㕓 = Ā�㕙 + Ā�㕑+1 (2.13)

 Pd+1 et Qd+1 sont les puissances actives et réactives en début de la prochaine branche.
 Branche sources-ramifications
Nous avons vu dans les précédentes relations, les puissances finales, active et réactive,
pour des branches terminale et non terminale, dans le cas suivant, nous avons les relations
pour une branche liée à deux ou plusieurs dérivations et sont déterminée comme il suit :
ÿ�㕓 = ÿ�㕙 + ∑ÿ1 ÿ�㕑 (2.14)

Ā�㕓 = Ā�㕙 + ∑ÿ1 Ā�㕑 (2.14)

21
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

 En prenant 8n9 comme le nombre de branches qui sont reliées avec le nSud de
dérivation.
B. Pertes actives et réactives dans les branches
Nous prenons R et X comme résistance et réactance d9une branche quelconque, et
donc les pertes actives et réactives pour n9importe quelle branche, données par :

ÿ�㕓2 +Ā�㕓2
ÿ�㕙Ā�㕠�㕠 = ā ∗ �㕉 2
(2.15)

ÿ�㕓2 +Ā�㕓2
Ā�㕙Ā�㕠�㕠 = �㕋 ∗ �㕉 2
(2.15)

 V est la tension complexe du nSud terminal de la branche étudiée.


C. Puissance en début de branche

Pour une branche quelconque, les puissances active et réactive en début de branche
données par les expressions suivantes :

ÿ�㕑 = ÿ�㕓 + ÿ�㕙Ā�㕠�㕠 (2.16)

Ā�㕑 = Ā�㕓 + Ā�㕙Ā�㕠�㕠 (2.16)

c. Courant dans les branches

Le courant complexe circulant dans une branche quelconque est obtenu par
l9expression suivante :

ÿ�㕑 2ĀĀ�㕑
�㔼 = (2.17)
�㕉 ∗

 V est la tension du nSud terminale de la branche.

d. Tension au niveau des nœuds

Après le calcul des courants, nous pouvons maintenant calculer les nouvelles valeurs de
tensions :

�㕉Ā = �㕉ÿ 2 �㕍ÿĀ ∗ �㔼ÿĀ (2.18)

 Sachant que i représente les nSuds au début de branche et j représente les nSuds en
fin de branches comme il est montré dans la figure ci-dessous :

22
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

Figure 2.5 : Schéma unifilaire d'une branche

2.8 Méthode de résolution


Le calcul de l9écoulement de puissances se fait avec la méthode de chute de tensions,
c9est une méthode itérative dont le principe consiste à calculer les puissances en fin de
branche, les pertes de puissances actives et réactives , les puissances en début de branche et
les courants au niveau de chaque branche et c9est le balayage en montée c9est-à-dire du nSud
final jusqu9au nSud source , initialement tous ces calculs se font avec des valeurs de tensions
constantes pour tous les nSuds (V=1 p.u) [7], donc après le calcul des courants nous
déterminons les nouvelles valeurs de tensions des différents nSuds avec un balayage en
descente c9est-à-dire du nSud initial au nSud final, et nous les utilisons pour calculer les
nouvelles valeurs du courant et des différentes puissances de la 2eme itération et ainsi de suite.
Ce processus se déroulera jusqu9au moment où nous obtenons des tensions qui ne
varient d9une itération à une autre que d9une petite différence fixée au préalable et que nous
appelons la précision ou la tolérance (e).

2.9 Elaboration du modèle de la configuration


2.9.1 La matrice « ut »
C9est une matrice qui identifie le numéro de chaque branche de la configuration, et
cela est présenté par la relation suivante :

« ÿþ(þ, ÿ) = þýý »
Sachant que
 8i’ représente les nSuds au début de branche,
 8j’ représente les nSuds en fin de branches,
 8pos’ représente le numéro d9identification de la branche entre le nSud i et j

Exemple : Pour identifier la 2eme branche, qui se trouve entre le nSud 2 et le nSud 3 :
ut (2,3) = 2 ; Sachant que « pos =2 »

23
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

2.9.2 Le vecteur « ch »

C9est un vecteur (ch) qui contient des 8uns9 et des 8zéros9, pour identifier la branche si
elle est « en service » ou bien « hors service », et cela représente notre configuration, comme
par exemple pour le réseau de distribution IEEE (33 nSuds), la configuration initiale de ce
dernier est :

Āý = [1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 ]
 Dans ce réseau, 32 branches sont en service et 5 autres doivent être hors service afin
d9assurer l9alimentation de tous les nSuds.

2.9.3 Matrice « a »

Dans cette matrice, les lignes représentent les nSuds sources, et les colonnes
représentent les nSuds liés aux nSuds sources, et elles contiennent des uns et des
zéros, tel que :

 « 1 », entre nSud source (i) et nSud terminal (j) d9une branche, ce qui
montre que notre branche (ij) est en service.
 « 0 », nous montre que notre branche (ij) est hors service ou bien
qu9elle n9existe pas.

2.9.4 Dépouillement de la matrice « a »

a. Types de nœuds

Cette matrice a pour but de nous donner les paramètres essentiels de l9état de notre
configuration, comme pour détecter si le nSud est final, intermédiaire ou bien de
dérivation, nous faisons la somme des colonnes de chaque ligne, que nous appellerons
ensuite « k », tel que :
 Si « k=0 », c9est un nSud final.
 Si « k=1 », c9est un nSud intermédiaire.
 Si « k≥2 », c9est un nSud de dérivation.

b. Vecteurs contenant les différents nœuds

Après avoir détecté chaque type de nSud, nous les classifions dans trois différents
vecteurs tel que :
 NOR(i) => pour les nSuds intermédiaires.

24
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

 ZER (i) => pour les nSuds finaux.


 DIV (i) => pour les nSuds de dérivations.

Après avoir chargé les trois différents vecteurs, nous commençons le calcul des puissances
(Pf, Qf , Ploss , Qloss, Pd et Qd) pour les branches liées aux nSuds finaux qui se trouvent dans le
vecteur « ZER(i) », et les branches qui viennent après les branches finales, jusqu9à ce que
nous arrivons aux nSuds de dérivations, et nous chargeons ces derniers (nSuds de
dérivations) dans un vecteur vide, que nous nommerons « DD ».

c. Vecteur « DD »

C9est un vecteur initialement vide, ou nous chargeons ensuite les nSuds de


dérivations.
Remarque : Le vecteur « DIV(i) » contient tous les nSuds de dérivations, nous l9utilisons
pour vérifier si le nSud est un nSud de dérivation ou pas, et le vecteur « DD » se charge aussi
avec les nSuds de dérivations, nous l9utilisons parce qu9il nous aide à mieux identifier la
configuration et à classifier les nSuds de dérivations suit la configuration.

d. Le compteur LLL

LLL est un compteur qui nous aide à charger le vecteur « DD » avec tous les
nSuds de dérivations de la configuration, si le nombre de ces derniers augmente, il faudra
élever ce compteur pour ne pas rater aucunes dérivations mais il ne faut pas dépasser une
certaine valeur qui dépend de la configuration car le temps de calcule augmente.

e. Le vecteur « W »

C9est un vecteur initialement vide, ou nous l9utilisons après avoir détecté les
nSuds de dérivation, nous le chargeons avec les nSuds qui sont liés à ces derniers.

Remarque : « nf » représente le nSud final, « b » représente le nSud source de chaque


branche, et « tl » représente le nombre de colonnes du vecteur « DD ».

2.10 Organigramme de la méthode

Comme notre étude porte sur des réseaux avec ramifications, nous avons créé un
organigramme spécifié pour ça, qui utilise toute les ressources précédentes :

25
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

Début

Lire les données du réseau.


Initialisation des tensions des jeux de barres (v).
Changement d9unités réelles en (p.u).
Lire la tolérance e.

Construction de la matrice ut.

Décodage du chromosome qui représente notre configuration et construction de la matrice a.

i=nf

Faire la somme de toutes les colonnes (k) de la ieme ligne.

K=0 ?

K=1 K≥2
?
Charger i dans le vecteur des
Charger i dans le vecteur qui Charger i dans le vecteur qui nSuds finaux
contient les nSuds intermédiaires contient les nSuds de dérivations « ZER(i)=i »
« NOR(i)=i » « DIV(i)=i »

i=i-1 i=1 ?
Non Oui H
Vp=v / DD= [ ]
B
i=33 :-1 :1
Non
i=ZER(i) ? Oui

Trouver le nSud source (b) du ieme nSud.

Calcule dans la branche finale :


 Les puissances en fin de branche (2.12)
 Les pertes (2.15)
 Les puissances au début de branche (2.16)

26
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

C
i=33 :-1 :1

b=NOR(i)
?
i=b

Trouver le nSud source (b) du ieme nSud.

Charger b dans le vecteur qui contient les


Calcule dans les branches intermédiaires : nœuds de dérivations (DD).
 Les puissances en fin de branche (2.13)
 Les pertes (2.15) B Non i=1 ?
 Les puissances au début de branche (2.16)
Oui
LLL=4
b G
J=1 : tl
F
C i=DD(J)

Trouver le vecteur W

Trouver b

Calcule dans les branches de dérivations :

 Les puissances en fin de branche (2.14)


 Les pertes (2.15)
 Les puissances au début de branche (2.16)
E

i=33 :-1 :1

b=NOR(i) ?

27
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

Oui
D
Non

DD=
i=b b
J= tl ? F
Non
Trouver nSud source(b)
du ieme nSud. Oui
LLL=1 ? LLL=4
Non
Calcule dans les branches Oui
intermédiaires :
Calcule du courant ib dans G
 Les puissances en chaque branche (2.17)
fin de branche
(2.13) J=1
 Les pertes (2.15)
 Les puissances au J=J+1
début de branche Calcule de la tension v pour
(2.16) chaque nSud (2.18)

J=33 ? Non
b Oui
e=max (abs (v-Vp))

E Non H
e<eps ?
Oui

Affichage des résultats :

 Module de V
 Phase de V
 Pertes P
 Pertes Q

Fin

28
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

2.11 Discussion des résultats


2.11.1 Réseau IEEE (33 jeux de barres)
Pour notre étude, nous avons pris comme exemple, un réseau ramifié, car ce sont les
réseaux les plus fréquents dont plusieurs ramifications sont liées à la ligne principale, le
réseau IEEE comporte 33 nSuds (ou bien 33 jeux de barres), en ayant en tout 37 branches,
dont 32 sont en service et 5 autres doivent être hors service.

Figure 2.6 : Réseau de distribution 33 nSuds.

Remarque : Pour mieux comprendre ou bien analyser notre le réseau IEEE (33 nSuds) dans
son état initial, la figure ci-dessous montre notre réseau sans les lignes hors service :

29
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

Figure 2.7 [7] : Schéma unifilaire du réseau IEEE (33 nSuds).

2.11.2 Données du réseau [7]

Le travail est fait en unités relatives et par conséquent nous choisissons les
tensions estimées de tous les jeux de barres avec un module égal à 1 et un argument égale à 0.
Les tensions de base et les puissances de base sont 12.66 kV et 2300 kVA et une tolérance de
0.0001 pu a été considérée. Les résistances et les réactances de notre réseau pour les 37
branches, sont incluses dans le tableau suivant :

N° de la NSud source NSud récepteur R(Ω) X(Ω)


branche

1 1 2 0.092200 0.047000

2 2 3 0.493000 0.251100

3 3 4 0.381100 0.194100

4 4 5 0.187200 0.618800

5 5 6 0.711400 0.235100

6 6 7 1.030000 0.740000

30
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

7 7 8 0.196600 0.065000

8 8 9 0.374400 0.123800

9 9 10 1.468000 1.155000

10 10 11 0.541600 0.712900

11 11 12 0.591000 0.526000

12 12 13 0.746300 0.545000

13 13 14 1.289000 1.721000

14 14 15 0.732000 0.574000

15 15 16 0.164000 0.156500

16 16 17 1.504200 1.355400

17 17 18 0.409500 0.478400

18 2 19 0.366000 0.186400

19 19 20 0.708900 0.937300

20 20 21 0.451200 0.308300

21 21 22 0.898000 0.709100

22 3 23 0.819000 0.707000

23 23 24 0.896000 0.701100

24 24 25 0.203000 0.103400

25 6 26 1.044000 0.740000

26 26 27 0.284200 0.144700

31
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

27 27 28 1.059000 0.933700

28 28 29 0.804200 0.700600

29 29 30 0.507500 0.258500

30 30 31 0.974400 0.963000

31 31 32 0.310500 0.361900

32 32 33 0.341000 0.530200

33 25 29 0.500 0.500

34 8 21 2.000 2.000

35 12 22 2.000 2.000

36 9 15 2.000 2.000

37 18 33 0.500 0.500

Tableau 2.1 : Résistances et Réactances des différentes branches du réseau IEEE.

Remarque : la partie en gris du tableau précèdent (tableau 2.1) représente les branches hors
service de la configuration initiale.

 Les puissances actives et réactives de notre réseau sont incluses dans le tableau
suivant :

Nœuds Puissances actives (kW) Puissances réactives (kW)

1 00 00

2 100 60

3 90 40

4 60 30

32
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

5 200 100

6 200 100

7 60 20

8 45 30

9 60 35

10 60 35

11 120 80

12 60 10

13 60 20

14 60 20

15 90 40

16 90 40

17 90 40

18 90 40

19 120 80

20 90 40

21 90 50

22 420 200

23 60 20

24 420 200

33
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

25 60 25

26 60 20

27 60 25

28 60 20

29 120 70

30 200 600

31 150 70

32 210 100

33 60 40

Tableau 2.2 : Les puissances actives et réactives des différents nSuds du réseau IEEE.

2.11.3 Résultat de l’écoulement de puissance

Après avoir étudié l9écoulement de puissance de notre réseau IEEE (33 jeux de
barres), nous avons eu les résultats suivants et qui sont les pertes et les différentes tensions en
(p.u) ; ces derniers sont dans le tableau suivant :

N°du Tension Phase N°du Tension Phase N°du Tension Phase


nœud V (p.u) de V nœud V (p.u) de V nœud V (p.u) de V
(rad) (rad) (rad)

1 1.000 0 12 0.9263 -0.0077 23 0.9803 0.0005

2 0.9970 0.0003 13 0.9231 -0.0085 24 0.9765 -0.0004

3 0.9842 0.0016 14 0.9172 -0.0121 25 0.9764 -0.0004

4 0.9763 0.0028 15 0.9148 -0.0128 26 0.9433 0.0015

34
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

5 0.9669 -0.0046 16 0.9143 -0.0130 27 0.9408 0.0025

6 0.9548 -0.0007 17 0.9117 -0.0139 28 0.9291 0.0039

7 0.9465 -0.0023 18 0.9114 -0.0141 29 0.9208 0.0053

8 0.9452 -0.0021 19 0.9949 0.0003 30 0.9172 0.0071

9 0.9429 -0.0018 20 0.9905 -0.0020 31 0.9130 0.0057

10 0.9331 -0.0043 21 0.9885 -0.0023 32 0.9121 0.0052

11 0.9292 -0.0066 22 0.9852 -0.0030 33 0.9118 0.0051


Les pertes actives
193.6107
(kW)
Les pertes
142.0894
réactives (kVAR)

Tableau 2.3 : Résultats de l9écoulement de puissances du réseau IEEE (33 nSuds).

Et la figure suivante (Figure 2.8) représente le graphe des différentes tensions en (p.u)
du précèdent tableau (Tableau 2.3) de chaque nSud :

Figure 2.8 : Graphe représentant les différentes tensions des différents nSuds

35
Chapitre 2 : Ecoulement de puissance

2.11.4 Analyse des résultats


Après avoir étudié l9écoulement de puissance du réseau IEEE (33 nSuds), nous avons
obtenu les différents résultats (Tableau 2.3), contenant les différentes tensions en (p.u) de
chaque nSud illustré par la précédente figure (Figure 2.8), et les différentes pertes c9est-à-
dire actives et réactives. La tension maximale et minimale sont respectivement égales à
0.9970 (p.u) et 0.9114 (p.u), les pertes actives et réactives sont respectivement égales à
193.6107 kW et 142.0894 kVAR, de là nous remarquons que dans l9état initial de ce réseau
les pertes sont élevées, et notre but est de les minimiser à travers une autre configuration qui
assure l9alimentation de tous les nSuds avec le minimum des pertes possibles.

2.12 Conclusion
Selon ce qui précède, et afin d9analyser le réseau électrique, nous devions calculer
l9écoulement de puissance, en utilisant la technique du double balayage (ou bien la chute de
tension) qui a comme avantage de vite s9adapter à la complexité de n9importe quelle
configuration par rapport aux autres méthodes, et en exploitant tous les paramètres du
système ; nous avons pu détecter certains points complexes du réseau électrique et nous allons
utiliser le calcul de l9écoulement de puissance lors de l9optimisation que nous allons effectuer
par la suite.

36
Chapitre 3
Reconfiguration du réseau
électrique de distribution

37
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

3.1 Introduction
L9exploitation des réseaux électriques pose de nombreux problèmes d9ordre technique
et économique. L9exploitant du réseau doit assurer en tout temps et en tout lieu la couverture
de l9énergie demandée, de garantir une qualité acceptable de la puissance livrée et de procurer
une sécurité d9alimentation élevée avec un coût aussi faible que possible [13], et pour arriver
à ce point, nous sommes dans l9obligation de minimiser les pertes de puissances, dans le but
est d9arriver à la stabilité du réseau en le reconfigurant en l9optimisant par les Algorithme
génétiques. L9optimisation de l9écoulement de puissance consiste à répartir les puissances
actives et réactives demandées entre les différentes centrales interconnectées dans un réseau
électrique avec un coût minimal. Cette distribution doit évidemment respecter les limites de
production des centrales et les capacités de transport des lignes électriques et des
transformateurs, la variable à optimiser est donc le coût de production [14]. Donc dans ce
chapitre nous allons mieux expliquer et exposer les différentes étapes de la reconfiguration et
l9optimisation du réseau électrique de distribution.

3.2 Généralités sur la reconfiguration du réseau électrique de distribution


De nombreux procédés ont été utilisés pour réduire les pertes de puissance active et
réactives dans les réseaux électriques, par exemple, l'augmentation de la section des
conducteurs, le réglage de prise de transformateur, et l9installation des condensateurs. En
dehors de ceux-ci, un fonctionnement efficace qui peut améliorer la performance des systèmes
de distribution est la reconfiguration du réseau [3].
En général, le processus de reconfiguration d9un réseau électrique de moyenne tension
est associé à la recherche d9une topologie radiale permettant la distribution de l9énergie de la
façon la plus efficiente possible. Normalement cette recherche topologique est atteinte en
optimisant le réseau sous l9objectif de la minimisation des pertes actives du système [15], et le
principe de reconfiguration du réseau électrique de distribution est de changer la topologie du
notre système qui est basés sur plusieurs interrupteurs localisés dans certains points de notre
réseau, due au grands nombre de ces derniers, la détermination de configurations optimal pour
atteindre notre objectif n9est résolu que par la méthode d9optimisations traditionnel.

3.2.2 Définition

La reconfiguration d9un système physique quelconque consiste à modifier la


configuration courante par le changement des liaisons fonctionnelles entre les éléments

38
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

composant, dans le but d9améliorer le régime de fonctionnement pour les indicateurs de


performances du système. Pour le cas particulier des réseaux électriques de distributions, la
reconfiguration concerne le changement de configuration d9exploitation par la modification
de l9état topologique (en service ou hors service) de certaines branches de notre réseau [16].
L9application du processus de reconfiguration est possible seulement pour le réseau
dont la structure est maillée, sa composition pouvant être changé à condition de respecter la
contrainte d9arborescence.

3.2.3 Les différents régimes [16]

Le problème de la recherche de l9optimum pour un réseau électrique peut être formulé


pour les trois régimes de fonctionnement :

 Le régime normal, caractérisé par la disponibilité de tous les éléments composants ;


toutes les grandeurs d9état se retrouvent entre les limites imposées ;

 Le régime critique, caractérisé aussi par la disponibilité de tous les éléments


composants ; avec la différence qu9une partie des grandeurs d9état ont dépassé les
limites imposées en pouvant se retrouver à la limite de fonctionnement normal (limite
thermique, limite de la stabilité de tension, etc&) ;

 Le régime défaillant, dans lequel un ou plusieurs éléments sont indisponibles à la


suite d9un défaut, comme une conséquence du fonctionnement sur une longue période
dans un régime critique ou par une autre cause.

Tandis que pour les régimes normaux et critiques, le processus est de reconfiguration,
pour les régimes défaillants le processus est de reconstruction du réseau. Pour les régimes
normaux on envisage d9habitude d9atteindre l9optimum. Le but principal pour le régime
critique est d9établir un régime normal, qui peut être suivi de la recherche de l9optimum. La
reconstruction a pour but la remise en état du fonctionnement, après l9isolation du défaut, de
la partie du réseau affectée par la défaillance et l9alimentation de tous les consommateurs [8].

3.2.4 Détermination d’une configuration admissible

L9existence d9une configuration d9exploitation admissible est le premier obstacle qui se


pose lorsqu9il s9agit de diriger la recherche d9une configuration optimale de reprise de service
suite à un événement modifiant les données du réseau telle qu9une panne subite. Ce problème

39
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

se pose également lors de la planification. En effet, lorsqu9une entreprise modifie certains


éléments de son réseau, ceux-ci sont généralement inutilisables durant un certain laps de
temps. Dans un tel cas, il est nécessaire, de prévoir une configuration de rechange lors de
l9exécution des travaux et donc, en premier lieu, de déterminer si une configuration
d9exploitation admissible existe [17].

a. Stratégie constructive
Elle se base sur l9idée de construire la configuration recherchée, de manière
progressive à partir d9un graphe qui est constitué uniquement de branche ouvert et de « n »
nSuds îlotés [18], et en y insérant de chaque étape une et une seule branche judicieusement
choisit [17], pour connecter un nSud îlotés au sous réseau qui est déjà relié avec la racine de
l9arbre, donc la configuration finale est obtenu en (n-1) étapes.

Remarque : îlotés qui est du verbe « îloter », et c9est faire fonctionner (une partie d9un circuit
électrique) de façon séparée du reste.

Figure 3.1 [8] : Principe de la Stratégie Constructive.

b. Stratégie destructive
Elle consiste à procéder selon une démarche inverse à celle de l9approche constructive,
le choix pour la configuration initiale est un réseau complètement maillé et les étapes vers la
configuration recherchée sont obtenues par l9ouverture d9une branche appropriée sans séparer
le réseau en deux parties [18], la configuration finale obtenu lorsque le réseau aura une
structure radiale sans la présence des mailles.

40
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

Figure 3.2 [8] : Principe de la Stratégie Destructive.

c. Stratégie de permutations des branches


Elle se base sur un point de départ, qui est au faite une configuration qui respecte la
contrainte d9arborescence [18], et pour trouver la configuration optimale nous passons par des
étapes ou le réseau garde toujours son arborescence afin de transiter d9une étape vers un autre
,nous effectuons des transferts de branches (quelques branches hors services deviennent en
services et d9autre en services deviennent hors services) .Nous choisissons le transfert de
branches de ce réseau qui ont le plus de pertes et qui garde l9arborescence du réseau. Si aucun
transfert de charge ne réduit suffisamment le critère spécifié, la recherche est arrêtée et la
dernière configuration est déclarée en tant que configuration optimale par rapport à ses
configurations précédentes.

Figure 3.3 [8] : Principe de la Stratégie de type "Permutation de branches"

 Les stratégies constructive et destructive ont l'inconvénient que la décision d'ouvrir


ou de fermer une branche est un choix irrévocable qui peut se révéler inadapté à une
étape ultérieure, mais ces problèmes peuvent être surmontés par la stratégie des
permutations de branches qui n9interdit pas la réouverture d'une branche qui était
fermée à une étape précédente et cette dernière a d9autre avantage tel que de parcourir
des topologies pendant l'optimisation qui ont toutes une configuration arborescente.
Ainsi, nous avons la possibilité de vérifier à chaque instant les contraintes par rapport
aux courants et aux tensions et aussi un autre avantage qui résulte du fait que chaque

41
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

étape itérative représente une réalité physique, c'est-à-dire un transfert de charges d'un
départ vers un autre.

3.2.5 Optimisation à l’aide de permutation de branches


Dans cette partie du chapitre, nous allons décrire d'une manière plus détaillée la méthode
effectuant des transferts de charges pour l'optimisation de la topologie, quel que soit le régime
d'exploitation. Le choix du critère selon lequel nous effectuerons l'optimisation apparaîtra
comme décisive dans une application en régime normal ou en régime d'incident.

o Principe de la méthode

La stratégie de permutations de branches que nous pouvons aussi appelée « Méthode


de transfert de charges » vu que l'on permute l'état ouvert/fermé de deux branches. Cette
permutation est effectuée tout en respectant la contrainte d'arborescence du réseau. En
fermant une branche ouverte, nous créons une boucle. Afin de respecter la contrainte
d'arborescence, la boucle doit être éliminée par l'ouverture d'une branche quelconque de la
boucle. Pour une branche ouverte, il existe (n-1) permutations possibles, (n) étant égal au
nombre de branches dans la boucle créée par la fermeture de la branche ouverte. Ainsi, pour
chaque branche ouverte non-verrouillée du réseau, nous avons un ensemble de permutations
possibles qui permettent un changement de la topologie arborescente. Afin de connaître
l'influence de ces transferts de charges, il est nécessaire de calculer les variables qui
déterminent le critère à optimiser (courants dans les branches et tensions nodales) suite aux
transferts. Pour ce faire, nous pourrions par exemple effectuer un écoulement de puissance
pour chaque nouvelle topologie et comparer les pertes Joule avant et après le transfert [18].
Le couple de branches qui réduit le plus un critère donné va être choisi pour effectuer
le changement effectif de la topologie. Lorsqu9aucun couple ne permet l'amélioration de la
fonction objectif, le processus d'optimisation est interrompu et la dernière topologie trouvée
est considérée comme optimum local par rapport à toutes les configurations parcourues
jusqu'alors. Cette façon d'explorer l'espace des solutions est qualifiée de purement
descendante car elle n'accepte que des solutions qui sont meilleures par rapport à la
configuration courante [18].

42
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

3.3 Optimisation

3.3.1 Principe de l’optimisation


Le problème d9optimisation est dans le but de minimiser ou maximiser une fonction
objectif [9] tout en respectant l9ensemble des contraintes imposées dans le système étudié
jusqu9à l9optimum par différent procèdes, autrement dit c9est de rechercher, parmi un
ensemble de solutions possibles, la solution qui rend notre fonction objectif minimale ou
maximale, cette fonction objectif peut être un cout que nous voulons minimiser ou bien une
production que nous voulons maximiser le plus possible&etc. Où grâce à ce processus, par un
modèle mathématique nous pouvons identifier et faire évoluer certaines variables de notre
système tout en respectant certaines conditions que nous avons-nous même imposées, qui sont
propres à notre système.

3.3.2 Fonction objectif de notre système


La fonction objectif fobj(x) est la fonction à optimiser en cherchant son maximum
�㕓ÿ�㕎�㕥(x) ou bien son minimum �㕓ÿ�㕖Ā(x), out dépend de l9ensemble des propriétés désirables
pour le problème d9optimisation. Elle permet de mesurer l9efficacité de la solution. La
pertinence des solutions potentielles dépend essentiellement de la formulation de cette
fonction [8].

Ou notre fonction objectif a été essentiellement définie par les précédentes recherches
que nous avions faites, ou nous avions conclu par la suite que les pertes actives étaient trop
élevées et donc par le processus suivant nous voulons les minimiser car en général ils
représentent des coûts supplémentaires pour les exploitants, et par là les pertes par effets
joules sont exprimés par la fonction objectif suivante :

�㖇ā�㖃Ā(�㖙) = ÿÿĀ(∑Ā�㖃 Ā
Ā=ÿ �㕹Ā . �㕰Ā ) (3.1)

 Sachant que dans cette situation, « nb » représente le nombre total de branches


que nous avons dans notre configuration.

3.3.3 Les contraintes liées à notre système


Comme nous l9avons précédemment mentionnée, pour pouvoir optimiser un système
quelconque certaines contraintes doivent être appliquée, pour qu9il marche à la perfection et
déterminer la minimisation de notre fonction objectif, donc voici les contraintes qui sont liées
à notre étude :

43
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

 Contrainte n°1 : La branche lié au nSud source doit être toujours en service,
pour assurer l9alimentation de notre de réseau.
 Contrainte n°2 : Elle concerne essentiellement le chromosome qui identifie la
configuration, et il faut que nous y trouvons 32 branches en services et 5 autres
hors services, c9est-à-dire 32 éléments du chromosome soient égalent à « 1 » et
5 autres soient égale à « 0 », et cette contrainte assurent l9alimentation de tous
les nSuds.
 Contrainte n°3 : Lorsque dans une maille, une branche hors service devient en
service, il faut qu9une autre branche de la même maille devient hors service, et
cela pour ne pas avoir de boucle fermé dans notre réseau. (Et il faut qu9une
seule branche devienne hors service et non deux ou plus).
 Contrainte n°4 : Dans une configuration quelconque avec 8N9 nSuds et B
branches, la relation ci-dessous doit être toujours vérifié :
�㕵 = �㕩 + ÿ (3.2)
o Et cette contrainte est nécessaire mais pas suffisante pour éviter les
mailles
 Contrainte n°5 : Il faut que chaque nSud ait un seul nSud source, car grâce à
cette contrainte, que maintenant nous sommes sûr qu9il n9y ait pas de mailles
dans notre configuration (tout en respectant les précédentes contraintes c9est-à-
dire la 3eme et 4eme contrainte).
 Contrainte n°6 : La tension de chaque nSud doit varier entre deux valeurs
minimale et maximale, sans qu9elle soit égale à une de ces deux dernières.
 Contrainte n°7 : Le courant de chaque branche ne doit pas dépasser la valeur
maximale.

3.3.4 Méthode méta-heuristique


Les méthodes stochastiques s9appuient sur des mécanismes de transition aléatoire. Ces
méthodes ont une capacité à trouver l9optimum global du problème. Contrairement à la
plupart des méthodes déterministes, elles ne nécessitent aucune connaissance particulière sur
la fonction objectif. Par ailleurs, elles constituent une alternative pour traiter les problèmes
d'optimisation de grande taille. Cependant, elles nécessitent un volume calculatoire important
pour atteindre la solution du problème. Ces méthodes stochastiques sont connues aussi par le
terme de méta-heuristique et qui s9inspirent des phénomènes biologiques, physiques et

44
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

éthologiques. Nous distinguons des méthodes utilisant une population de solutions et celles
qui ne manipulent qu9une seule solution à la fois. Ces méthodes peuvent être réparties en deux
classes [19] :
 Les méthodes de voisinage,
 Les méthodes évolutionnaires.

3.3.5 Méthode évolutionnaires


Le principe des méthodes évolutionnaires est de faire déplacer un ensemble de
solutions vers l9optimum. Cette évolution se fait à partir de transformations et de coopérations
entre les individus qui représentent chacun une solution de l9espace de recherche. Parmi ces
méthodes, nous distinguons essentiellement les algorithmes génétiques, les colonies de
fourmis et l9algorithme d9essaims particulaires [19].

3.4 Algorithmes génétiques


Cette technique part du principe évolutif de la sélection naturelle de Darwin. Celle-ci
énonçait que les individus les plus aptes à survivre (les « meilleurs ») se reproduiront plus
souvent et auront plus de descendants [20]. Ainsi, la qualité du pool génétique de la
population sera augmentée, les gènes plus efficaces deviendront plus fréquents, la population
s9améliore
Une métaphore biologique prend son inspiration dans le mécanisme de la sélection
naturelle et la génétique de l9évolution ; cette métaphore prend la forme d9algorithme de
recherche appelé « L9algorithme Génétique » [21].

3.4.1 Historique [22]

L'utilisation d'algorithmes génétiques, dans la résolution de problèmes, est à l'origine


le fruit des recherches de John Holland (1975). C9est au livre de Goldberg (1989) que nous
devons leur popularisation. Leurs champs d9application sont très vastes. Outre l9économie, ils
sont utilisés pour l9optimisation de fonctions (De Jong (1980)), en finance (Pereira (2000)), en
théorie du contrôle optimal (Krishnakumar et Goldberg (1992), Michalewicz, Janikow et
Krawczyk (1992) et Marco et al. (1996)), ou encore en théorie des jeux répétés (Axelrod
(1987)) et différentiels (Özyildirim (1996, 1997) et Özyildirim et Alemdar (1998)). La raison
de ce grand nombre d9application est claire : simplicité et efficacité. Bien sûr d9autres
techniques d9exploration stochastique existent, la plus connue étant le recuit simulé
(simulated annealing 3 voir Davis (1987) pour une association des deux méthodes).

45
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

3.4.2 Définition
Un AG est un algorithme stochastique itératif qui utilise une population d9individus
représentant les solutions potentielles du problème d9optimisation à résoudre, il appartient à la
famille des algorithmes méta-heuristiques [23].
Les algorithmes génétiques sont une méthode d9optimisation basée sur les mécanismes
de la sélection naturelle et de la génétique [11]. La solution optimale est cherchée à partir
d9une population de solutions en utilisant des processus aléatoires. La recherche de la
meilleure solution est effectuée en créant une nouvelle génération de solutions par application
successive, à la population courante, de trois opérateurs : la sélection, le croisement et la
mutation. Ces opérations sont répétées jusqu9à ce qu9un critère d9arrêt soit atteint.

Il est nécessaire de définir quelque terme de bases rencontrées dans la littérature :

 Individu : Dans notre cas, un individu est une solution qui représente une
configuration de notre système, et qui est proportionnelle à notre étude

 Chromosome : Solution potentielle du problème sous une forme codée ou bien sous
forme de chaine de caractères, comme nous l9avions définie dans le précèdent chapitre
cette solution est codée sous forme binaire.

 Population : Ensemble fini de d9individus ou bien de solutions.


 Gène : caractère d9un chromosome, dans notre cas un gène représente un bit (1 ou 0)
qui nous montre respectivement qu9une branche est en service ou bien hors service.
 Fitness : terme anglo-saxon qui désigne la fonction d9évaluation d9un individu. Cette
Fonction est liée à la fonction à optimiser et permet de définir le degré de performance
d9un individu (donc d9une solution).

Pour résumer, Lerman et Ngouenet (1995) distinguent 4 principaux points qui font la
différence fondamentale entre ces algorithmes et les autres méthodes [22] :
 Les algorithmes génétiques utilisent un codage des paramètres, et non les paramètres
eux-mêmes,
 Les algorithmes génétiques travaillent sur une population de points, au lieu d9un point
unique,
 Les algorithmes génétiques n9utilisent que les valeurs de la fonction étudiée, pas sa
dérivée, ou une autre connaissance auxiliaire.

46
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

 Les algorithmes génétiques utilisent des règles de transition probabilistes, et non


déterministes.
D9une manière générale, un algorithme génétique manipule les solutions potentielles
d9un problème donné afin d9atteindre la solution optimale ou une solution jugée satisfaisante.
Un algorithme génétique fait évoluer une population de gènes en utilisant les mécanismes de
sélection naturelle et de la génétique de l9évolution. Il utilise une fonction coût basée sur un
critère de performance pour calculer une « qualité d9adéquation » (fitness). Les individus les
plus « forts » seront à même de se reproduire et auront plus de descendants que les autres.
Chaque chromosome est constitué d9un ensemble d9éléments appelés caractéristiques ou
gènes. Le but est de trouver la combinaison optimale de ces éléments qui donne une « fitness
» maximale. A chaque itération (génération de population), une nouvelle population est créée
à partir de la population précédente [24].
La figure suivante (Figure 3.4) illustre l9organnigrame de l9algorithme génétique pour
mieux le résumer :

Générations

Evaluations

Finis Oui Résultats

Non

Sélections

Croisement/

Mutation

Nouvelle
Générations.

Figure 3.4 : Organigramme de l9algorithme génétique.

47
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

3.4.3 Description des algorithmes génétiques


Dans cette partie, nous allons mieux détaillés les différentes étapes de l9algorithme
génétiques :
a. Le codage
Le codage des individus un paramètre important de la méthode. Ceux-ci sont
représentés sous forme de chaînes contenant des caractères ou gènes d9un alphabet
prédéterminé. Il existe différentes façons de coder une solution. Le codage doit être adapté au
problème afin de limiter la taille de l9espace de recherche en produisant des solutions valides
le plus souvent possibles lors de l9application des opérateurs de recherche. La représentation
doit être telle que les opérateurs de recherche soient efficaces pour produire les solutions
recherchées avec une bonne probabilité.
Le codage le plus utilisé en pratique est le codage binaire dans lequel chaque solution
est représentée par une chaîne de 0 et 1 [25].
Pour ce qui concerne notre étude, nous appliquons le codage des différentes
configurations sous forme de chromosomes, constitués de gènes, et ces derniers représentes
les différentes branches, tel qu9il a été mentionnée dans le précèdent chapitre, le « 1 » pour
une branche en service, et « 0 » pour une branche hors service, comme par exemple, pour
notre réseau IEEE (33 nSuds), sa configuration initiale est définie de la sorte :

Figure 3.5 : Réseau de distribution IEEE (33 nSuds)

48
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

Et le tableau suivant (tableau 3.1), représente le chromosome de la configuration initiale du


réseau étudié, tel que de B1 jusqu9à B32 montrent que les branches sont en service, et de B33
jusqu9à B37 montrent que les branches sont hors services.

Remarque : Les cases du tableau en gris sont pour les branches « en service », et les cases
écrites en rouges et entourée par le jaune sont pour les branches « hors services ».

B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B13 B14 B15

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

B16 B17 B18 B19 B20 B21 B22 B23 B24 B25 B26 B27 B28 B29

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

B30 B31 B32 B33 B34 B35 B36 B37

1 1 1 0 0 0 0 0

Tableau 3.1 : Chromosome de la configuration initiale du réseau IEEE (33 nSuds).

b. Le décodage
Comme nous l9avons précédemment montré, le codage nous aide à représenter les
différentes configurations sous formes d9un chromosome, donc nous procédons maintenant à
la phase du décodage, pour mieux interpréter la configuration et pour faire les différents
calcules, elle consiste à former la matrice « a » à partir d9un chromosome, en comptant sur
plusieurs autres opérations.

Donc le décodage du chromosome pour la configuration initiale, nous donne


automatiquement la matrice « a », tel que :

49
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

010000000000000000000000000000000
001000000000000000100000000000000
000100000000000000000010000000000
000010000000000000000000000000000
000001000000000000000000000000000
000000100000000000000000010000000
000000010000000000000000000000000
000000001000000000000000000000000
000000000100000000000000000000000
000000000010000000000000000000000
000000000001000000000000000000000
000000000000100000000000000000000
000000000000010000000000000000000
000000000000001000000000000000000
000000000000000100000000000000000
000000000000000010000000000000000
000000000000000001000000000000000
000000000000000000000000000000000
000000000000000000010000000000000
000000000000000000001000000000000
000000000000000000000100000000000
000000000000000000000000000000000
000000000000000000000001000000000
000000000000000000000000100000000
000000000000000000000000000000000
000000000000000000000000001000000
000000000000000000000000000100000
000000000000000000000000000010000
000000000000000000000000000001000
000000000000000000000000000000100
000000000000000000000000000000010
000000000000000000000000000000001
000000000000000000000000000000000

50
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

Remarque : En ayant la matrice « a », nous avons la possibilité d9avoir plus de détails sur la
configuration de notre système, comme par exemple pour les différentes ramifications (écrites
en rouge), et ces nSuds terminaux (écrits en bleus), comme il a été précisé dans le précédant
chapitre, donc à partir de ça, nous entamerons maintenant les différents calcules.

c. Evaluation
L9évaluation consiste à mesurer la performance de chaque individu de la population.
Nous utilisons pour cela une fonction directement liée à la fonction objectif (fonction à
optimiser) appelée fonction fitness. C9est une fonction réelle positive qui reflète la force de
l9individu. Un individu ayant une grande valeur fitness représente une bonne solution au
problème, alors qu9un individu ayant une faible valeur fitness représente une solution
médiocre. Dans le cas d9un problème de minimisation, la fonction fitness peut être obtenue en
utilisant une des formulations suivantes [24]:
�㔹�㕖�㕡(�㕥) = �㕁 2 �㕓ā�㕏Ā (�㕥) Si �㕓ā�㕏Ā (�㕥) ≥ �㕁 (3.3)

Sinon �㔹�㕖�㕡(�㕥) = 0(N est une constante positive)

1
�㔹�㕖�㕡(�㕥) = (3.4)
ĀĀ�㕏Ā (�㕥)

�㔹�㕖�㕡(�㕥) = 2�㕓ā�㕏Ā (x) (3.5)

Remarque : Dans notre étude, nous avons utilisé la 2eme relation (dont la référence est (3.4))

d. Sélection
La sélection ou reproduction consiste à sélectionner un individu au sein de la
population puis à le recopier dans la nouvelle population. La sélection se fait au moyen d9une
fonction fitness ou fonction d9adaptation qui est calculée pour chaque individu de la
population. La probabilité de reproduire un individu dépend directement de la valeur de sa
fonction objectif. Ainsi, un individu présentant une bonne valeur de la fonction objectif aura
plus de chance d9être sélectionné, sans que les individus paraissent moins intéressants ne
soient complètement laissés pour compte. Il existe différentes façons d9effectuer la sélection
des individus à reproduire. Les principales méthodes sont [25] :
 Le tirage de roulette (ou bien de la roue biaisée) qui consiste à donner à chaque
individu une probabilité d9être sélectionné d9une manière proportionnelle à sa
performance,

51
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

 La sélection par le rang qui fait une sélection en utilisant une roulette dont les secteurs
sont proportionnels aux rangs des individus,
 La sélection par tournoi qui consiste à tirer N individus au hasard et à reproduire les
meilleures.

Pour notre étude, nous avons utilisé la méthode de la roulette où chaque chromosome
sera dupliqué dans une nouvelle population proportionnellement à sa valeur d'adaptation. Son
principe est d9associer à chaque individu une portion d9une roue dont la surface dépend
uniquement de sa valeur fitness [24].et elle peut être exprimé en trois étapes :

A. Normaliser la fonction fitness, par la formule suivante :

ĀÿāĀÿĀĀ(ÿ)
�㕓�㕖�㕡Āāÿÿ (�㕖) = ∑ÿÿ�㕑 (3.6)
Ā=1 ĀÿāĀÿĀĀ(Ā)

o ind=Nombre d9individus.
Remarque : La somme des valeurs fitness normalisées est toujours égale à 1.

B. Calculer la probabilité de sélection des valeurs de la fonction fitness, par la formule


suivante :

�㕃�㕆 (�㕖) = �㕃�㕆 (�㕖 2 1) + �㕓�㕖�㕡Āāÿÿ (�㕖) (3.7)


�㕃�㕆 (0) = 0 i=1,2&, ind

Le tableau ci-dessous illustre une partie de notre étude comme exemple, en ayant 8 individus :

N° individu Pertes actives Fitness Fitnorm Ps


(kW)

1 193.6107 0.0052 0.0964749536 0.0964749536

2 174.7625 0.0057 0.1057513915 0.2022263451

3 154.3107 0.0065 0.120593692 0.3228200371

4 133.0698 0.0075 0.1391465677 0.4619666048

5 130.5830 0.0077 0.1428571429 0.6048237477

52
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

6 147.9987 0.0068 0.1261595547 0.7309833024

7 138.3521 0.0072 0.133580705 0.8645640074

8 136.5710 0.0073 0.1354359926 1

Tableau 3.2 : Résultat de l9évaluation.


 A partir du résultat du précédent tableau (tableau 3.2), nous allons illustrer nos
différents individus, en occupant chacune d9elle une surface proportionnelle à leurs
valeurs Ps dans une roulette (Figure 3.6).

1 0 1
0.0964749536
8 1
0.8645640074 2
0,135435993 0,096474954
13% 10%
2 3
0,105751392 0.2022263451
7 11%
0,133580705 4
13% 3
0,120593692
0.7309833024 12%
5
6
0,126159555
13% 6
4
0,139146568 0.3228200371
5 14% 7
0,142857143
14%
0.6048237477
8
0.4619666048

Figure 3.6 : Sélection par la méthode de la roulette.

La sélection du point de vue technique se fait en tournant la roulette N fois, c9est-à-


dire le nombre d9individus, après l9arrêt de la roulette, le point de départ tombe sur un
individu aléatoire, et grâce à cette procédure, ce dernier sera sélectionné. Du point de vue
pratique c9est-à-dire du coté programmation, cette tâche est effectué en générant huit nombre
aléatoire, entre l9intervalle de 0 et 1, si un nombre se trouve entre 0 et 0.0964749536,
le1erindividu est automatiquement sélectionné, si un autre nombre se trouve entre
0.0964749536 et 0.2022263451 le 2eme individu est sélectionné et ainsi de suite.
Donc nous pouvons déduire que, plus la valeur Ps d9un individu est grande, plus il a de
fortes chance d9être sélectionné.

53
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

e. Croisement
L9opérateur croisement est appliqué sur des paires d9individus tirés aléatoirement. Il
consiste en un échange partiel de leurs caractéristiques. Par ce biais, les gènes sont transférés
d9un individu à l9autre est chacun des deux nouveaux individus hérite partiellement des
caractéristiques de ses parents. Les positions à croiser sont tirées aléatoirement. Plusieurs
opérateurs de croisement ont été développés (illustré dans les figures ci-dessous). Ils se
différencient par la manière de tirer les positions d9échanges. Nous distinguons [25] :
a) Le croisement simple qui consiste à tirer une position au hasard et à échanger les
caractéristiques des deux individus à partir de ce point,
b) Le double croisement pour lequel l9échange a lieu entre deux positions tirées
aléatoirement,
c) Le croisement uniforme qui introduit un masque croisement généré de manière
aléatoire.

Figure3.7[26] : Le croisement simple.

Figure 3.8 [26] : Le double croisement.

Figure 3.9 [26] : Le croisement uniforme.

54
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

Après avoir choisis deux individus (Parents), nous prendrons aléatoirement un nombre
P, qui varie entre 0 et 1, et nous le comparons à la probabilité de croisement Pc, tel que :

 Si P > Pc, les parents seront recopiés dans la nouvelle génération, c9est-à-dire nous ne
ferons pas l9étape de croisement,
 Si P ≤ Pc, nous appliquons le croisement sur les chromosomes différents parents, et
nous donnent comme résultat deux enfants, qui ces derniers remplaceront leurs parents
dans la nouvelle génération.

f. Mutation
La mutation nous permet à élargir notre espace de recherche en générant plusieurs
autres divers individus et qui consiste à modifier les gènes de chaque chromosome tel que 1
devient un 0 et 0 devient 1.
Après avoir choisis l9individu, nous prenons aléatoirement un nombre P, qui varie
entre 0 et 1, et nous le comparons à la probabilité de mutation Pm, tel que :

 Si P > Pm, le gène de l9individu en question reste comme il est, et la mutation n9aura
pas lieu,
 Si P ≤ Pm, la mutation se produit, et les gènes de l9individu seront modifiées et aura
comme résultat un nouvel individu.

Figure 3.10 [24] : L9étape de mutation.

3.4.4 Réglage des paramètres des algorithmes génétiques

L9élaboration d9un algorithme génétique nécessite le réglage de certains paramètres. Ce


réglage a une influence sur la convergence de l9algorithme génétique et les résultats obtenus.
Cependant, il n9existe pas de règle spécifique pour ajuster les paramètres d9un AG, et ils sont
souvent choisis de manière empirique. Quelques remarques sont alors à soulever [24] :

55
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

 Probabilité de croisement : Plus elle est grande et plus elle favorise la


recombinaison des individus tout en favorisant de tomber dans un optimum local. Les
valeurs usuelles pour ce paramètre varient entre 0.6 à 0.95,
 Probabilité de mutation : elle doit être assez faible par rapport à Celle du croisement
de manière à ne pas perturber l9évolution de l9algorithme. Une valeur élevée
transformera l9algorithme en une recherche aléatoire, alors qu9une valeur très faible
rendra impossible l9extraction des optima locaux. Les valeurs usuelles pour ce
paramètre varient de 0.001 à 0.2,
 Taille de la population : augmenter la taille de la population permet d9augmenter sa
diversité et réduit la probabilité d9une convergence prématurée vers un optimum
local, mais en même temps elle augmente le temps nécessaire pour converger vers les
régions optimales de l9espace de recherche

3.3.5 Critère d’arrêt


Nous pouvons procéder à l9arrêt de notre recherche par différentes façons ou plutôt
critères pour mieux atteindre notre résultat optimal :

1. Lorsque la recherche nous donne un résultat qui comble nos attentes, l9algorithme
arrête sa procédure d9évolution,
2. La procédure de recherche est arrêtée lorsque le nombre courant d9itération devient
égal à la valeur maximale d9itérations préalablement déterminée,
3. Le programme de recherche de l9algorithme s9arrête s9il n9y a pas d9évolution ou bien
amélioration pendant un certain nombre de génération.

Remarque : Dans notre cas, nous avons utilisé le 2eme critère d9arrêt pour mieux vérifier et
solidifier notre algorithme, nous avons imposé une certaine limites d9itérations (Gmax=150)
c9est-à-dire que la procédure de recherche est arrêtée lorsque le nombre courant d9itération
devient égal à la valeur maximale de cette dernière.

56
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

3.4.6 Organigramme de l’algorithme génétique de l’étude

Lire les données de l9AG (Pc, Pm, Ns, Nb) / G=1/ Gmax=150

Déterminer la génération initiale

A
Afficher la solution optimale de
la dernière génération (Gmax) Non G < Gmax+1 ?

Oui Compteur pour


sélectionner tous les
i=1 : Ns
individus de la
génération
Sélection du ieme individu.

Non
Consulter la vérification des contraintes du système.
Oui

Calcule Fitness et les pertes de


l9individu sélectionner.

Non i= Ns ?
Oui
Sélection des meilleurs individus de la génération
et préciser la meilleure solution dans la génération.

Non P<Pc ?

Prendre les individus Oui Les différentes


sans l9étape de contraintes sont
Croisement des parents.
croisement. présentes dans le
programme Fitness
P<Pm ? (Ecoulement de
Non
puissance)
Oui
Prendre les individus
sans l9étape de Mutation. Mutation des individus.

Nouvelle génération.

G=G+1

57
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

3.4.7 Avantages et inconvénients de l’algorithme génétique

a. Avantages

 Nous apercevons que les Algorithme génétiques peuvent converger vers un optimum
global (ou bien minimum global), c9est-à-dire une grande capacité à trouver toute les
éventualités possibles,
 L9AG est une méthode d9optimisation qui peut s9adapter à n9importe quel système que
nous voulons veut absolument optimiser,
 L9Algorithme génétique se distingue des autres méthodes d9optimisation par ces
différents opérateurs, c9est-à-dire la sélection, le croisement et la mutation, ayant
comme ça une grande capacité à analyser notre système par ces différentes contraintes,
et de là à mieux distinguer et différencier entre les individus proposés,
 L9Algorithme génétique permet de traiter des espaces de recherche important,
 Les AG ne se servent que des valeurs de la fonctionnelle pour optimiser cette dernière,
il n9y a pas besoin d9effectuer de coûteux et parfois très complexes calculs [8],
 Le grand avantage des algorithmes génétiques est qu9ils parviennent à trouver de
bonnes solutions sur des problèmes très complexes, et trop éloignés des problèmes
combinatoires classiques pour que nous puissions tirer profit de certaines propriétés
connues [27],

b. Inconvénients
 Nous ne sommes pas toujours sûrs que la solution trouvée par L9Algorithme génétique
soit la meilleure, mais peut être parfois juste une approximation de la solution
optimale.
 Il est imprécis et gourmand en temps de calcul [19], puisqu9ils manipulent plusieurs
solutions simultanément. C9est le calcul de la fonction de performance qui est le plus
pénalisant, et nous optimisons généralement l9algorithme de façon à éviter d9évaluer
trop souvent cette fonction [27].
 Il peut y9avoir un problème des optimums locaux si les paramètres sont mal évalués.
 Un autre problème surgit lorsque les différents individus se mettent à avoir des
performances similaires : les bons éléments ne sont alors plus sélectionnés, et
l9algorithme ne progresse plus [27].

58
Chapitre 3 : Reconfiguration du réseau électrique de distribution

Remarque : Pour notre étude, nous avons utilisé les Algorithmes génétiques pour sa
convergence au optimums globaux ou plutôt les minimums globaux et non un optimal local,
en ayant le plus d9individus possibles, donc les autres méthodes méta-heuristiques ne sont pas
vraiment appropriés à notre cas.

3.5 Conclusion

La technique de reconfiguration a amené d'importants changements dans les réseaux de


distribution en bouleversant profondément leur fonctionnement. Un certain nombre d'effets
bénéfiques pour le consommateur, le producteur, le régulateur et plus largement la société
sont à venir [3]. Et donc après avoir expliqué et analyser les différentes étapes de
reconfiguration, nous avons constaté que notre système est caractérisé par un régime normal
et que nous pouvons le reconfigurer par la méthode de la permutation des branches, et par la
suite nous pouvons l9optimiser par une méthode évolutive, celle des Algorithmes génétiques
car ils représentent certains avantages recherchés par rapport aux autres méthodes.

59
Chapitre 4
Résultat finale de la
reconfiguration

60
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

4.1 Introduction

Après avoir étudier l’écoulement de puissance du réseau IEEE (33 nœuds) et obtenu
les différents résultats (Chapitre 2) ,c’est-à-dire les différentes tensions et pertes, nous avions
remarqué que ces derniers étaient élevées, et nous avions constaté à partir des précédentes
études (Chapitre 3),que nous devions appliqué le processus de reconfiguration sur notre
système en l’optimisant avec les algorithmes génétiques ,et de là nous avons eu comme
résultat une toute nouvelle configuration ,avec de nouvelles valeurs ,celle des pertes et des
tensions.

4.2 Réseau IEEE (33 nœuds)

Le réseau IEEE est un réseau à 33 nœuds (ou bien 33 jeux de barres), ayant 32
branches en services et 5 autres hors service et cela pour assurer l’alimentation de tous les
nœuds et pour éviter les boucles fermées, et ce dernier est illustrés dans la figure ci-dessous :

Figure 4.1 : Réseau de distribution IEEE (33 nœuds).

61
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

4.2.1 Données du réseau

Et il est caractérisé par les différents paramètres sachant que le travail est fait en unités
relatives et par conséquent nous avons les tensions estimées de tous les jeux de barres avec un
module égal à 1 et un argument égale à 0. Les tensions de base et les puissances de base sont
12.66kV et 2300 kVA et une tolérance de 0.0001 pu a été considérée, et le tableau suivant
(Tableau 4.1) illustre les différentes puissances de chaque nœud du réseau :

Nœuds Puissances actives (kW) Puissances réactives (kW)

1 00 00

2 100 60

3 90 40

4 60 30

5 200 100

6 200 100

7 60 20

8 45 30

9 60 35

10 60 35

11 120 80

12 60 10

13 60 20

14 60 20

15 90 40

62
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

16 90 40

17 90 40

18 90 40

19 120 80

20 90 40

21 90 50

22 420 200

23 60 20

24 420 200

25 60 25

26 60 20

27 60 25

28 60 20

29 120 70

30 200 600

31 150 70

32 210 100

33 60 40

Tableau 4.1 : Les puissances actives et réactives des différents nœuds.

63
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

Le tableau ci-dessous (Tableau 4.2) représente les différentes résistances et réactances


du réseau :

N° de la Nœud source Nœud récepteur R(Ω) X(Ω)


branche

1 1 2 0.092200 0.047000

2 2 3 0.493000 0.251100

3 3 4 0.381100 0.194100

4 4 5 0.187200 0.618800

5 5 6 0.711400 0.235100

6 6 7 1.030000 0.740000

7 7 8 0.196600 0.065000

8 8 9 0.374400 0.123800

9 9 10 1.468000 1.155000

10 10 11 0.541600 0.712900

11 11 12 0.591000 0.526000

12 12 13 0.746300 0.545000

13 13 14 1.289000 1.721000

14 14 15 0.732000 0.574000

15 15 16 0.164000 0.156500

16 16 17 1.504200 1.355400

17 17 18 0.409500 0.478400

18 2 19 0.366000 0.186400

64
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

19 19 20 0.708900 0.937300

20 20 21 0.451200 0.308300

21 21 22 0.898000 0.709100

22 3 23 0.819000 0.707000

23 23 24 0.896000 0.701100

24 24 25 0.203000 0.103400

25 6 26 1.044000 0.740000

26 26 27 0.284200 0.144700

27 27 28 1.059000 0.933700

28 28 29 0.804200 0.700600

29 29 30 0.507500 0.258500

30 30 31 0.974400 0.963000

31 31 32 0.310500 0.361900

32 32 33 0.341000 0.530200

33 25 29 0.500 0.500

34 8 21 2.000 2.000

35 12 22 2.000 2.000

36 9 15 2.000 2.000

37 18 33 0.500 0.500

Tableau 4.2 : Résistances et Réactances des différentes branches.

65
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

4.2.2 Configuration initiale

a. Chromosome de la configuration initiale

On présente la configuration IEEE par le chromosome (définit dans le précédent


chapitre) suivant :

B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B13 B14 B15

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

B16 B17 B18 B19 B20 B21 B22 B23 B24 B25 B26 B27 B28 B29

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

B30 B31 B32 B33 B34 B35 B36 B37

1 1 1 0 0 0 0 0

Tableau 4.3 : Chromosome de la configuration initial du réseau IEEE (33 nœuds).

Remarque : Sachant que les cases en gris du tableau sont pour les branches « en service », et
les cases en jaunes et écrites en rouges sont pour les branches « hors services ».

b. Structure de la configuration initiale du réseau

La structure suivante (Figure 4.2) illustre notre réseau dans son état initial :

66
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

1●

23 ● 2●

24● 3● 19 ●

25● 4● 20●

5● 21●

26● 6● 22●

27● 7●

28● 8●

29 ● 9●

30● 10●

31● 11●

32● 12●

33● 13●

14●

15●

16●

17●

18●

Figure 4.2 : Structure de la configuration initiale du réseau IEEE (33 nœuds).

67
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

c. Résultat de l’écoulement de puissance de la configuration initial

Nous avons dans le tableau ci-dessous (Tableau 4.4) les résultats de l’écoulement de
puissance de la configuration initiale du réseau IEEE (33 nœuds), ayant les différentes
tensions en (p.u) et pertes :

N°du Tension Phase N°du Tension Phase N°du Tension Phase


nœud V (p.u) de V nœud V (p.u) de V nœud V (p.u) de V
(rad) (rad) (rad)

1 1.000 0 12 0.9263 -0.0077 23 0.9803 0.0005

2 0.9970 0.0003 13 0.9231 -0.0085 24 0.9765 -0.0004

3 0.9842 0.0016 14 0.9172 -0.0121 25 0.9764 -0.0004

4 0.9763 0.0028 15 0.9148 -0.0128 26 0.9433 0.0015

5 0.9669 -0.0046 16 0.9143 -0.0130 27 0.9408 0.0025

6 0.9548 -0.0007 17 0.9117 -0.0139 28 0.9291 0.0039

7 0.9465 -0.0023 18 0.9114 -0.0141 29 0.9208 0.0053

8 0.9452 -0.0021 19 0.9949 0.0003 30 0.9172 0.0071

9 0.9429 -0.0018 20 0.9905 -0.0020 31 0.9130 0.0057

10 0.9331 -0.0043 21 0.9885 -0.0023 32 0.9121 0.0052

11 0.9292 -0.0066 22 0.9852 -0.0030 33 0.9118 0.0051


Les pertes actives
193.6107
(kW)
Les pertes
142.0894
réactives (kVAR)

Tableau 4.4 : Résultats de l’écoulement de puissances de la configuration initiale du réseau.

68
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

4.2.3 Configuration Optimale

Après avoir étudier l’écoulement de puissance de notre réseau ,nous avons constaté
que les pertes étaient trop élevés ,et nous nous devions de trouver une façon à ce que ces
derniers diminuent ,et cela en reconfigurant le réseau ,qui est caractérisé par un régime normal
ou toutes les grandeurs étaient disponible ,de l’étude du réseau nous avions constaté qu’il
fallait le reconfigurer par la méthode de la permutation des branches ,pour pouvoir surmené la
complexité de notre système qui est définit par plusieurs branches ,et après avoir définit les
différentes contraintes lié à lui, nous avions commencé l’optimisation du réseau de
distribution par les algorithmes génétiques ,une méthode évolutif ,qui celle-ci contrairement
aux autres méthodes d’optimisation nous aide à trouver le minimum global de notre système
et non local, au tout début elle évolue la qualité de notre fonction objectif des différents
individus que nous avions proposé et de leurs chances de survie ,ensuite elle sélectionne les
meilleurs pour l’étape de reproduction ,après avoir effectué cette dernière ,elle remplace
l’ancienne population par une nouvelle et ainsi de suite ,jusqu’à ce que le processus lié au
critère d’arrêt imposé dans notre système s’arrête et nous donne le résultat optimal c’est-à-dire
la configuration optimale.

La figure ci-dessous (Figure 4.3) illustre la configuration optimale de notre réseau IEEE (33
nœuds) :

Figure4.3 : Configuration optimale du réseau IEEE (33 nœud).

69
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

a. Chromosome de la configuration optimale

Nous présentons la configuration optimale du réseau IEEE (33 nœuds) par le


chromosome suivant :

B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B13 B14 B15

1 1 1 1 1 1 0 1 1 1 0 1 1 0 1

B16 B17 B18 B19 B20 B21 B22 B23 B24 B25 B26 B27 B28 B29

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

B30 B31 B32 B33 B34 B35 B36 B37

1 0 1 1 1 1 1 0

Tableau 4.5 : Chromosome de la configuration optimale du réseau IEEE (33 nœuds).

Remarque : Sachant que les cases en bleu du tableau représentent les branches « en
service », et les cases en orange et écrites en rouges représentent les branches « hors
services ».

b. Structure de la configuration optimale du réseau


Nous pouvons simplifier la configuration optimale du réseau IEEE (33 nœuds) par la
figure ci-dessous (Figure 4.4) :

70
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

1●

2●
19●
20● 3● ●23
21●
4● ●24

22● 8● 5● ●25

12● 9● 6●

13● 15● ●10 7● ●26

14● 16● ●11 ●27

17● ●28

●29
18●
●30
33●
●31
32●

Figure 4.4 : Structure de la configuration optimale du réseau IEEE (33 nœuds).

71
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

c. Résultat de l’écoulement de puissance de la configuration optimale

Nous avons dans le tableau ci-dessous (Tableau 4.5) les résultats de l’écoulement de
puissance de la configuration optimale du réseau IEEE (33 nœuds), ayant les différentes
tensions en (p.u) et pertes :
N°du Tension Phase N°du Tension Phase N°du Tension Phase
nœud V (p.u) de V nœud V (p.u) de V nœud V (p.u) de V
(rad) (rad) (rad)

1 1.000 0 12 0.9646 -0.0103 23 0.9852 0.0005

2 0.9971 0.0003 13 0.9639 -0.0105 24 0.9814 -0.0004

3 0.9891 0.0016 14 0.9631 -0.0110 25 0.9813 -0.0004

4 0.9848 0.0028 15 0.9526 -0.0127 26 0.9651 0.0048

5 0.9773 -0.0005 16 0.9517 -0.0130 27 0.9633 0.0057

6 0.9736 0.0024 17 0.9452 -0.0149 28 0.9548 0.0078

7 0.9731 0.0023 18 0.9437 -0.0156 29 0.9488 0.0097

8 0.9676 -0.0087 19 0.9916 0.0003 30 0.9465 0.0114

9 0.9651 -0.0082 20 0.9785 -0.0063 31 0.9451 0.0109

10 0.9625 -0.0085 21 0.9722 -0.0072 32 0.9373 -0.0180

11 0.9617 -0.0088 22 0.9676 -0.0086 33 0.9382 -0.0175


Les pertes actives
130.5830
(kW)
Les pertes
103.4994
réactives (kVAR)

Tableau 4.6 : Résultats de l’écoulement de puissances de la configuration initiale du réseau.

72
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

o La figure suivante (Figure 4.5) représente le graphe des différentes tensions en (p.u)
du précèdent tableau (Tableau 4.4) de chaque nœud de la configuration optimale :

Figure 4.5 : Graphe représentant les différentes tensions des différents nœuds.

d. Discussion des résultats

Après avoir appliqué les algorithmes génétiques sur notre réseau, qui nous a permis de
trouver la configuration optimale de ce dernier, dont les résultats de son écoulement de
puissance sont dans le précèdent tableau (Tableau 4.4), contenant les différentes tensions de
chaque nœud illustré par la précédente figure (Figure 4.5), et les différentes pertes c’est-à-
dire actives et réactives. La tension maximale et minimale sont respectivement égales à
0.9971 (p.u) et 0.9373 (p.u), les pertes actives et réactives sont respectivement égales à
130.5830 kW et 103.4994 kVAR,

Remarque : En analysant les précédents tableaux (Tableau 4.4 et Tableau 4.6) et la


précédente figure (Figure 4.5), nous remarquons un changement brusque de la tension, c’est-
à-dire elle augmente d’un coup, d’un nœud à un autre. De là nous déduisons que ce dernier est
le début d’une ramification.

73
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

4.3 Analyse des résultats de la reconfiguration


4.3.1 La tension
La figure ci-dessous (Figure 4.6) illustre les différentes valeurs de tension en (p.u) au
niveau des consommateurs pour les deux configurations, initiale et optimale. La différence
entre les deux graphes revient principalement au changement de la configuration du réseau,
c’est-à-dire le nombre de ramifications, le déplacement et le positionnement de chacune
d’elle,

Figure 4.6 : Tensions en (p.u) de la configuration initiale et optimale.

Il est remarquable que le profil de tensions de la configuration optimale soit plus stable tel
que l’écart des valeurs maximum et minimum de la tension est inférieur par rapport à l’écart
des valeurs de la configuration initiale, c’est-à-dire que la chute de tension au niveau du
réseau à diminuer, et donc lors de la minimisation des pertes y’a moins de chutes de tension et
y’a plus de stabilité par rapport au cas initiale.

74
Chapitre 4 : Résultat final de la reconfiguration

4.3.2 Les différentes pertes de puissances

La figure suivante (Figure 4.7) illustre les pertes des différentes générations :

Figure 4.7 : L’évolution des pertes actives des différentes générations.

La précédente figue (Figure 4.7) montre l’évolution des pertes d’une génération à une
autre, tel que la génération initiale nous donne comme pertes actives et réactives
193.6107 kW et 142.0894 kVAR, et ces dernières avaient diminué jusqu’aux valeurs
optimales de 130.5830 kW et 103.4994 kVAR.

4.4 Conclusion

Les résultats obtenue pour cette étude, nous montrent que le changement de la topologie
du réseau nous avait permis de réduire les pertes pour notre système, les écarts entre l’initiale
et l’optimale pour les pertes actives et réactives sont respectivement de 63.0277 kW et
38.59 kVAR, soit une réduction de 32.65 % pour les pertes actives et l’avantage de la
réduction de ces derniers nous permet l’évolution de la sécurité du réseau en d’état d’activité
en ayant plus de stabilité au niveau de la tension, ce qui fait que l’objectif de cette étude, celui
de l’optimisation de la reconfiguration du réseau de distribution électrique est atteint.

75
Conclusion générale

Conclusion
Nous avons présenté et exploiter dans notre travail une méthode pour l’amélioration des
performances du réseau de distribution électrique, celle de la reconfiguration basée sur la
stratégie de la permutation des branches, s’appuyant sur les méta-heuristiques dont l’objectif
est la minimisation des pertes de puissances et l’amélioration du profil de tension (ou bien la
stabilité de la tension), et tout cela nous assure la sécurité pendant le fonctionnement du réseau
électrique. Et pour pouvoir arriver à ce point finale, nous somme passer par plusieurs études.

Par le principe du processus de notre étude, nous avons présenté l'organisation


structurelle du réseau électrique dans leur ensemble et les différentes architectures du réseau
électriques et nous avons présenté en générale les causes de l’affaiblissement des performances
du réseau, plus exactement les pertes de puissances.

Par la suite, nous avons entamer l’étude de l’écoulement de puissance du réseau


électrique proposée, basé sur une méthode itérative qui est celle du double balayage (méthode
de chute de tension), elle est exécutée en deux phases dont la première qui représente un
balayage en montant c’est-à-dire du nœud final jusqu’au nœud source suivit du calcules des
différentes puissances, les pertes actives et réactives et le courant, et la deuxième qui consiste
à représenter le balayage en descente des nœuds sources jusqu’au nœuds finaux , et cela pour
déterminer les différentes tensions de chaque nœud. Tout cela suivit du dépouillement de la
configuration, et c’est de mettre en valeur chaque partie de cette dernière, et suivit aussi d’un
organigramme qui s’adapte au changement de n’importe quelle configuration du réseau, plus
exactement l’étude de l’écoulement de puissance en fonction de n’importe quelle configuration
possible. De là nous avons comme résultat essentiel les pertes de puissances, que nous avons
pris comme fonction objectif à optimiser pour la suite de notre étude.

Après l’étude de l’écoulement de puissance du réseau, nous avons étudier en générale


la reconfiguration du réseau électrique de distribution, c’est-à-dire les différents régimes
possibles et différentes stratégies lié à la reconfiguration, de là nous avions constaté que notre
système est illustré par un régime normale car toute les données sont présentes, et nous avions
déduis que la stratégie de la permutation des branches, la méthode la mieux adapter pour la
reconfiguration de notre système car c’est une méthode systématique qui nous aide à transiter
d’une configuration à une autre. De là nous avions étudier les généralités de l’optimisation, en
distinguant la fonction objectif et les différentes contraintes liés à notre système.

77
Conclusion générale

Ensuite nous avions finaliser l’optimisation par l’étude en générale la méthode méta-
heuristique évolutive celle des algorithmes génétiques, en définissant ces différents paramètres,
avantages et ses inconvénients qui s’adapte à notre étude. Et d’après ce que nous avions déduis
précédemment, nous avions appliqué les algorithmes génétiques utilisant l’approche des
permutations de branches afin dont l’objectif est de trouver la configuration optimale c’est-à-
dire la configuration qui nous donne le moins de pertes possibles tout en respectant l’ensemble
des contraintes posées.

Finalement, d’après le résultat obtenu, nous sommes passées d’une configuration initiale
avec des pertes de puissances élevés et une tension instable à une configuration optimale dont
les pertes de puissance moins élevés et une tension plus stable, et donc le résultat optimal nous
montre l’efficacité du processus de reconfiguration au termes de la réduction des pertes de
puissances et d’amélioration du profil de tension, et cela représente un grand avantage de point
vue économique et technique.

78
Références bibliographiques

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