Module11 1PV02
Module11 1PV02
Aérodynamique des
avions à turbine,
structures et systèmes
Module 11a
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Module 11.1
Cette documentation est un document d’instruction, elle ne sera pas remise à jour,
elle ne doit pas être considérée comme une référence technique.
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Module 11.1
Niveau
MODULE 11.
Aérodynamique des avions à turbine, structures et systèmes A B. l B. 2
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Module 11.1
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Module 11.1
Bibliographie
NOTA : Les termes en anglais illustrant les images, schémas et photos utilisées
dans ce document sont à but pédagogique et reflètent l’utilisation de la
documentation de maintenance des aéronefs.
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Module 11.1
Les commandes de vol primaires permettent de déplacer un avion autour de 3 axes fictifs qui
passent par son centre de gravité.
Les commandes de vol primaires sont des systèmes mécaniques permettant de provoquer
des évolutions de l'avion autour des axes de référence, c'est-à-dire la modification de
"l'assiette de vol".
Elles commandent les évolutions d’un avion par des surfaces mobiles appelées gouvernes.
Surfaces mobiles placées au bord de fuite d’une aile permettant l’évolution d’un avion
par rapport à l’axe des roulis.
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Module 11.1
Le déséquilibre des portances sur les ailes déséquilibre l'avion qui tourne autour de l'axe de
roulis :
L’aile droite se lève et l'aile gauche s’abaisse.
En plus des variations de portance désirées, le braquage des ailerons produit des
variations de traînée.
La trainée est minimum lorsque les ailerons sont en braquage nul, mais du profil de
l'aile, l'augmentation de trainée est plus importante pour l'aileron baissé (aileron
droit) que pour l'aileron levé (aileron gauche)
Ce déséquilibre des trainées provoque une rotation de l'avion autour de l'axe de lacet mais
ce lacet induit fait tourner en sens inverse de celui souhaité. Car la trainée de l'aileron droit
plus élevée fait tourner l'avion vers la droite or on a commandé un virage sur la gauche.
C'est le phénomène de lacet inverse.
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Module 11.1
a) A axe déporté
On reporte le point d'articulation gouverne sur l'extrados de telle sorte que lors du
braquage vers le haut, le maximum de surface soit offerte "au vent" (écoulement) et
que lors du braquage vers le bas, une partie de la gouverne soit masquée par
l'épaisseur du profil.
b) Aileron frize
Sur les avions rapides, les profils d'aile sont minces, le système précédent devient
moins efficace, on y remédie en équipant l'aileron d'un bec qui déborde uniquement lors
du braquage vers le haut. On y ajoute ainsi une traînée qui compense la différence
initiale entre aile droite et aile gauche
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Module 11.1
Nota : Dans ces 2 cas, les débattements haut et bas sont identiques.
Surface offrant une traînée supplémentaire uniquement lors du braquage vers le haut
Des panneaux font saillie sur l'extrados de l'aile dont l'aileron se lève et crée une
traînée supplémentaire.
Les spoilers ne sont jamais installés devant les ailerons mais décalés sur un côté afin
de ne pas perturber l'écoulement au niveau de la gouverne.
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Module 11.1
Intercepteurs :
Une traînée supplémentaire est créée par
l'apparition d'une plaquette sous l'intrados (ou
l'extrados) lorsque l'aileron est braqué vers le haut.
Si le lacet inverse est très important, un tab commandé par le gauchissement peut être
monté sur la gouverne de direction qui est automatiquement braquée en fonction du
lacet inverse (Hurel Dubois).
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Module 11.1
Surfaces mobiles placées généralement au bord de fuite des plans fixes horizontaux
permettant l’évolution d’un avion par rapport à l’axe de tangage.
Une action sur le manche vers l'avant produit un braquage de la gouverne de profondeur
vers le bas.
Ce qui résulte une rotation de l'avion autour de l'axe de tangage: l'arrière se lève et l'avant
se baisse, également appelé mouvement en piqué.
Et inversement, une action sur le manche vers l'arrière résulte une rotation de l'avion autour
de l'axe de tangage : l'arrière se baisse et l'avant se lève, également appelé mouvement en
cabré.
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Module 11.1
Le PHR est déplacé par un vérin à vis dont l'entrainement principal peut-être
hydraulique, ou électrique et pouvant recevoir un secours manuel (priorité au secours).
La vis en tournant provoque la translation de l'écrou solidaire du caisson central du
PHR : le PHR pivote autour d'un axe arrière.
Le débattement est de l'ordre de :
+ 3 à + 5, PIQUE (NOSE DOWN) le bord d'attaque est levé.
- 12 à -15 CABRE (NOSE UP) le bord d'attaque est baissé.
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Module 11.1
1.3.2 Sécurité
Pour contrer un déroulement intempestif du PHR le constructeur installe sur le pylône
un interrupteur principal pour neutraliser le -circuit électrique de commande.
Sur certains avions, le mouvement du manche pour contrer le déroulement intempestif
provoque le blocage de la vis de trim en bloquant la commande manuelle.
Au décollage, si le calage du PHR n'est pas à l'intérieur d'une plage de sécurité (plage
verte) des microcontacts de position activent une alarme sonore dès qu'on avance les
manettes de poussées.
Un avion canard est un type d'avion possédant deux surfaces portantes, un plan canard
à l'avant et une aile à l'arrière.
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Module 11.1
Avantages
La surface du plan canard produit normalement une portance positive (vers le haut) qui
s'ajoute à celle produite par les ailes alors qu'un empennage classique produit une
portance vers le bas, annulant une partie de celle produite par l'aile principale.
Une bonne conception du plan canard permet de protéger l'appareil contre le décrochage.
Cette surface décroche en premier, l'aéronef pique alors du nez, évitant le décrochage de
l'aile principale.
Le plan canard peut parfois permettre une plus grande variation du centre de gravité.
L'utilisation des plans canard va de pair avec celle des ailerons, stabilisateurs et elevons,
ces derniers permettent d'augmenter la vitesse de tangage.
Inconvénients
Les ailes se trouvent à l'arrière des surfaces canard ce qui réduit leur efficacité.
Cette configuration rend difficile l'installation de volets sur l'aile. Le déploiement des volets
provoque le piqué du nez de l'appareil. Sur un aéronef conventionnel, cet effet est
grandement compensé par l'augmentation de la portance créée par l'empennage qui
produit l'effet contraire et restaure l'attitude de l'appareil. Avec une configuration canard, il
n'y a pas d'empennage pour supprimer cet effet
Surface mobile placée généralement au bord de fuite du plan fixe vertical permettant
l’évolution d’un avion par rapport à l’axe de lacet.
1.6. Palonniers
Les palonniers d'un avion sont les pédales qui sont actionnées par le pilote. Ils ont une
double fonction : lorsque l’on pousse avec le talon sur une des deux pédales, on agit sur
la gouverne de direction.
Ou si on applique une même force de la pointe des pieds sur les pédales, on agit sur le
système de freinage de l'avion.
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Module 11.1
Une action sur le palonnier (pédale du pilote) droit produit un braquage de la gouverne
de direction du même côté. Ce qui résulte une rotation de l'avion autour de l'axe de lacet
vers la droite.
Cette différence de portance déséquilibre l'avion qui tourne autour de l'axe de roulis,
l'aile droite s'enfonce et l'aile gauche se lève. C'est ce qu'on appelle le roulis induit.
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Module 11.1
Les élevons
Sur Concorde les gouvernes de tangage sont placées sur le bord de fuite de l'aile. Elles
remplissent aussi le rôle d'ailerons par l'intermédiaire d'une cinématique appelée «
mélangeur » qui permet quelle que soit leur position de les braquer de façon
dissymétrique pour provoquer à la demande du pilote le mouvement de roulis de l'avion.
Pour que l'aile conserve sa simplicité elle n'a pas d'aérofreins. Lorsque cela est
nécessaire le pilote utilise les inverseurs de poussée des réacteurs internes pour
augmenter la pente et la vitesse de descente.
Elevon est un terme anglais, contraction d'elevator (gouverne de profondeur) et aileron.
C'est la gouverne placée sur chaque bord de fuite d'une aile delta conjuguant l'action de
gouverne de tangage (volet de profondeur) à celle de roulis (aileron).
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Module 11.1
Les gouvernes articulées à l'arrière constituent l'empennage sont communes aux deux
axes de lacet et de tangage. Elles peuvent avoir un fonctionnement symétrique (tangage
seul) dissymétrique (lacet seul) ou mixte (lacet et tangage)
Cet empennage est constitué par deux plans fixes formant un angle entre eux de 110°à
120° suivant les types d'avion. Une gouverne est mo ntée au bord de fuite de chaque
plan. Ensemble, ces gouvernes agissent aussi bien en profondeur qu'en direction. Un
mélangeur de commande en assure le fonctionnement à partir du manche et/ou du
palonnier.
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Module 11.1
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Module 11.1
Piqué à droite
Avantage :
Inconvénient :
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Module 11.1
Exemple :
Le profil devra être mince en croisière à vitesse élevée
Le profil devra être épais à faible vitesse pour les atterrissages et les décollages
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Module 11.1
Les volets de bord de fuite augmentent la courbure (Cz) et parfois la surface, ils sont
commandés manuellement ou par une énergie hydraulique ou électrique.
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Module 11.1
Le volet de courbure articulé à la partie arrière de l'aile se braque vers le bas. C'est le
système le plus ancien, le plus simple et le plus répandu sur les avions légers. Il peut aussi
se braquer vers le haut lorsqu'on souhaite augmenter la vitesse sur trajectoire sans
modifier notablement la finesse.
Fente convergente
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Module 11.1
Les fentes :
Si l'on place une petite surface portante auxiliaire en avant de la surface portante
principale de façon à ce qu'il y ait un espace ou fente de dimension convenable entre les
deux, le coefficient de portance maximale de la surface portante subit une augmentation
pouvant atteindre 60%. De plus l'angle de décrochage peut passer de 15° à 22° voir
plus; cette dernière particularité n'est pas toujours un avantage notamment en ce qui
concerne l'atterrissage.
Au lieu de placer cette petite aile en avant de la surface portante principale il existe une
autre solution plus simple mais moins efficace qui consiste à découper une ou plusieurs
fentes dans la surface portante elle-même pour former ce qu'on appelle une aile à
fentes.
Les volets plus complexes tels que le volet Fowler et le volet multiple à fente produisent
une augmentation encore plus grande du coefficient de portance maximale mais
toujours à un angle d'attaque modéré. Les combinaisons de fentes et de volets plus
élaborées permettent d'atteindre des coefficients de portance maximale encore plus
élevés mais à des angles d'attaque habituellement plus forts et ils font appel à des
dispositifs beaucoup plus complexes.
Les volets soufflés et les dispositifs de soufflage du bord de fuite constituent une
classe à part étant donné qu'ils font appel à une source d'air différente pour produire le
soufflage. Ces dispositifs ont l'inconvénient de dépendre d'un moteur qui peut parfois
tomber en panne. Le dispositif de soufflage du bord de fuite n'a vraiment rien à voir avec
les volets. C'est simplement un éjecteur qui envoie sous pression un jet d'air vers le bas
dans la région du bord de fuite. Il contribue au contrôle de la couche limite et selon son
angle de déflexion vers le bas il peut aussi contribuer directement à la portance.
Le volet Kruger et les autres types de volets de bord d'attaque servent principalement à
augmenter la portance lors de l'atterrissage et du décollage sur des ailes conçues pour
la haute vitesse.
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Module 11.1
Sur une aile d'un avion moderne on retrouve en plus des dispositifs hypersustentateurs
(volets et becs) des dispositifs dits « hypo sustentateurs » et des générateurs de traînée
(spoilers aérofreins...)
1.11 Spoilers
A. Rôle :
Ce sont des panneaux d’extrados, leur sortie provoque une destruction de la portance et
une augmentation de la traînée.
B. Utilisation :
Ils peuvent être utilisés en sortie symétrique
Spoiler
Spoilers
C. Disposition :
Ils sont placés sur l’extrados, au 3 /4 arrière de la profondeur, devant les volets
hypersustentateurs de bord de fuite.
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Module 11.1
D. Exemples :
B 737 : les spoilers 2, 3, 6,7 sont utilisés en vol pour le gauchissement ou l’amélioration de
la pente de descente. L’ensemble des 8 spoilers est utilisés seulement lors du freinage à
l’atterrissage.
A310 : les spoilers 3, 4, 5, 6, 7 coté gauche ou droit sont utilisés en vol pour le
gauchissement alors que les spoilers 1, 2, 3, 4 coté gauche et droit sont utilisés pour
l’amélioration de la pente de descente. L’ensemble des 14 spoilers est utilisé seulement
lors du freinage à l’atterrissage.
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Module 11.1
A. Rôle :
Ce sont des panneaux d’extrados ou d’intrados, leur sortie provoque une forte
augmentation de la traînée sans modifier la Portance.
B. Utilisation :
Ils sont toujours utilisés en sortie symétrique, ils se braquent donc en même temps sur les 2
ailes et généralement en totalité.
Les panneaux sont percés afin d’augmenter la surface de frottement et donc la traînée.
Les filets d’air peuvent passer sous les panneaux, ainsi la portance n’est pas altérée.
C. Disposition :
Ils sont placés sur ou sous les ailes, ou sur ou sous le fuselage (sur les cotés de celui-ci),
ou au cône de queue. Ils diminuent la vitesse en approche à l'atterrissage ou en
accélération arrêt et augmentent les performances en descente.
Pour atteindre les buts précédents il est nécessaire d'augmenter la traînée de profil de
l'avion.
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Module 11.1
Remèdes :
Barrières à couche limite ou « fence » qui s'oppose à la propagation des
décollements et retarde leur apparition en créant des tourbillons.
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Module 11.1
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Module 11.1
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Module 11.1
Générateurs de tourbillons
Le décollement est lié au gradient de pression à l'intérieur de la couche limite :
Si le gradient de pression suivant la trajectoire de l'écoulement est positif, autrement dit
si la pression augmente au fur et à mesure du déplacement de l'air, la couche limite est
ralentie et sa vitesse diminue.
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Module 11.1
Parfois, l'avionneur épaissit le bord de fuite. Cela a pour effet d'engendrer des
tourbillons semblables à ceux produits par les générateurs de tourbillons, quoique les
effets ne soient pas ressentis aussi loin vers l'avant de la surface de l'aile.
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Module 11.1
On voit aussi parfois sur l'extrados des ailes, dans le voisinage du bord de fuite, de
curieuses bosses que l'on appelle carènes ou corps antichocs. L'effet produit est encore
du même type que précédemment, mais cette fois, il s'obtient davantage par
l'accélération de l'écoulement que par la création de tourbillons.
Sur les ailes à forte flèche, les avionneurs installent souvent des barrières de couche
limite. Ce sont des bandes métalliques verticales assez minces perpendiculaires à la
surface de l'aile et dont la hauteur est à peu près égale à celle des générateurs de
tourbillons. Etant parallèles à l'axe longitudinal de l'avion, ces barrières ont pour but de
contenir l'écoulement transversal de l'air sur l'extrados, car les courants qui circulent
dans le sens de l'envergure ont tendance à provoquer un décollement, donc un
décrochage, dans le voisinage des bouts d'ailes
Sur les ailes delta ou les autres ailes à forte flèche, l'écoulement transversal a aussi
pour effet de déplacer les tourbillons marginaux vers la pointe avant de l'aile (apex). Ce
qui peut provoquer le décollement de l'écoulement sur la partie arrière de la région de
l'aile proche de l'emplanture
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Module 11.1
Un tel décollement implique que le centre de poussée de cette grande région de l'aile se
déplace vers l'avant, d'où une très forte tendance à cabrer. Cette tendance à cabrer est une
caractéristique du comportement de certains types d'avion en vol transsonique.
On peut atténuer l'amplitude de ce phénomène en brisant la ligne du bord d'attaque, c'est-à-
dire en dessinant l'aile avec un décrochement de façon que la partie externe de l'aile soit
plus avancée que la partie interne.
Les becs et les volets de bords d'attaque deviennent de plus en plus une caractéristique
courante des avions conçus pour la haute vitesse, mais ces dispositifs servent
essentiellement à retarder le décollement à basse vitesse, c'est-à-dire à fort angle d'attaque.
Ils contribuent à résoudre l'un des principaux problèmes des avions conçus pour les
vitesses transsoniques et supersoniques, celui de voler lentement en sécurité.
Sur certains avions, le bord d'attaque est cambré en permanence, mais les constructeurs
préfèrent habituellement la cambrure variable qui prend la forme d'un volet de bord
d'attaque. Il existe une infinité de combinaisons de déporteurs et de dispositifs
hypersustentateurs de bords
d'attaque et de bord de fuite
Mais pour conclure, nous pouvons dire qu'en général, une forme qui convient bien au vol
transsonique convient bien aussi aux autres domaines de vol, et l'écoulement autour de cette
forme subit peu de modifications quand il passe des vitesses subsoniques aux vitesses
supersoniques.
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Module 11.1
1.13.1 Rôle :
Ce sont des dispositifs permettant de réduire l’effort exigé par la manœuvre des gouvernes
primaires, ils diminuent la fatigue du pilote.
Corne débordante
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Module 11.1
B. tab automatique
C. servo-tab
Lorsque l'avion est en vol horizontal stabilisé, la variation d'un des paramètres d'équilibre
nécessite le braquage des gouvernes pour maintenir l'avion horizontal.
Le pilote devra alors faire un effort continu pour maintenir les gouvernes braquées. La
compensation de régime a pour but :
Annuler l'effort du pilote sur la commande en cas de braquage de la gouverne pour
maintenir l'avion en vol stabilisé.
Fonctionnement :
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Module 11.1
Réalisation :
Le bilan est une situation d'équilibre de la gouverne et une résultante totale (somme des
forces en A et B) non nulle rendant la gouverne efficace. La gouverne produit donc une
force aérodynamique permettant de diriger l'avion, mais ne nécessitant pas d'effort de la
part du pilote.
Le compensateur de régime est donc une petite surface qui s'apparente à une mini
gouverne placée à l'extrémité de la gouverne principale. Elle est réglable du cockpit à
l'aide d'un volant portant le nom de «commande de compensateur », souvent appelé
«trim », de l'anglais signifiant « équilibrer ».
Lorsque le braquage de la gouverne doit être maintenu durant le vol, le pilote agit sur la
commande normale pour braquer la gouverne et puis agit sur un dispositif (trim) qui va
maintenir la gouverne en position à sa place.
TRIM
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Module 11.1
B. Le flutter : qui est une vibration plus dangereuse que le « buffeting » car elle est
auto excitée.
Cette vibration tire son énergie de la vitesse de l'écoulement et de la souplesse réactive
de l’avion.
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Module 11.1
L'équilibrage dynamique est nécessaire pour éviter les vibrations critiques du système que
la gouverne constitue avec la partie fixe qui la précède. On effectue pour cela l'équilibre des
moments d'inertie de chaque section par une répartition des masses en envergure. Mais la
réalisation des équilibrages par masses concentrées étant assez médiocre, on effectue
simultanément l'équilibrage statique et l'équilibrage dynamique.
Pratiquement on déporte l'axe d'articulation de la gouverne en arrière du bord d'attaque et
on leste celui-ci de telle sorte que le centre de gravité soit sur l'axe.
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Module 11.1
La célérité d’une onde sonore dans un milieu désigne la vitesse de propagation de ses
fronts d’onde. On la note a. Dans l’air et dans les conditions normales de température et
de pression
273°,15 K et 1013,25 hpa a = 330 m/s
La densité du milieu dans lequel se propagent les ondes sonores joue un rôle très
important sur la célérité de ces dernières. Ainsi, la vitesse des fronts d’onde est
nettement plus élevée dans les solides que dans les gaz. Ceci s’explique par le fait que
dans les gaz, les molécules sont très dispersées, donc les mouvements se propagent
plus lentement entre elles que dans les solides, où elles sont ordonnées et très proches
les unes des autres. Les liquides constituent un état intermédiaire, les molécules y étant
plus libres que dans les solides mais moins dispersées que dans les gaz.
Comme exemples de vitesses de propagation, on peut notamment citer 1400 m/s dans
l’eau environ, et plus de 5000 m/s dans l’acier ou le verre.
Effet de la température
2O, 1√T
a : en mètres par seconde
T : en°kelvins
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Module 11.1
Cette accumulation crée une forte surpression en avant de l'avion qui se heurte à un
"mur". Il faut alors un surcroît d'accélération afin de dépasser cette vitesse critique et de
passer le mur du son le plus rapidement possible. Cette accélération supplémentaire est
dans la plupart des cas fournie par la postcombustion.
Lorsque l'avion a dépassé la vitesse du son, les vibrations sonores sont "expulsées" de
part et d'autre de l'aéronef. Il se crée alors un cône de choc puisque les vibrations
accumulées devant le nez de l'appareil sont subitement libérées. On entend alors un
"Bang" supersonique.
Tant que l'avion volera à une vitesse supérieure à celle du son, les vibrations sonores
formeront toujours un cône de choc se déplaçant avec l'avion.
Le bang supersonique sera audible tant que l'avion se déplacera à une vitesse
supersonique et pas seulement au moment du passage du mur du son. De même, un
avion voyageant à deux fois la vitesse du son n'engendra qu'un seul cône de choc
supersonique.
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Module 11.1
A vitesse supersonique, cela n'est pas possible : l'avion va aussi vite que les ondes
qu'il crée. Il y a donc collision des fronts d'onde et il en résulte une onde de choc
responsable de l'explosion que l'on entend.
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Module 11.1
Tous ces phénomènes se produisent à un nombre de Mach donné (inférieur à 1), qui
diffère d'un type d'avion à l'autre, et qu'on appelle le nombre de Mach critique (Mcr).
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Module 11.1
On constate que le Mach critique (toujours inférieur à 1) est d'autant plus faible que le
profil est épais et l'incidence élevée. L'augmentation de la vitesse de l'écoulement sur
l'extrados est en effet d'autant plus grande que le profil est épais et l'incidence élevée.
Sur un "Profil" conçu avec des profils supersoniques, lorsque le nombre de Mach amont
croît au-delà de 1, l'écoulement parvient à un régime où toutes les vitesses sont
supersoniques.
Le nombre de Mach pour lequel ce régime est atteint est appelé Mach critique supérieur.
Ce sont ces deux nombres de Mach, Mach critique et Mach critique supérieur, qui
délimitent le domaine du régime d'écoulement transsonique.
Une onde de choc est une zone d'accumulation de perturbations élémentaires où les
phénomènes physiques sont extrêmement violents. Au travers de cette zone
d'épaisseur très faible (de l'ordre de 2 à 3/1000 mm) il résulte une discontinuité de
pression, de température, de masse volumique et de vitesse.
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Module 11.1
La perte de pression génératrice ou totale est inférieure à celle obtenue avec un choc
droit.
Sur un profil, une onde de choc se forme à une vitesse égale à environ les trois quarts
de la vitesse du son, c'est-à-dire à un nombre de Mach d'environ 0,75. Sur une aile à
profil symétrique et à angle d'attaque nul, deux ondes de choc apparaissent au même
moment sur l'intrados et l'extrados, leur base est très proche du point de cambrure
maximale, et elles sont presque perpendiculaires aux surfaces de l'aile.
Sur une aile à faible angle d'attaque, et même si le profil est symétrique, une onde de
choc apparaît d'abord sur l'extrados ; puisque c'est d'abord sur l'extrados que la vitesse
de l'écoulement atteint la vitesse du son.
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Module 11.1
La configuration des ondes de choc évoluent sur un profil symétrique à angle d'attaque
nul à mesure que la vitesse de l'écoulement augmente et passe de subsonique à
supersonique.
M=0,6
M=0,8
Du début de leur formation (à un nombre de Mach compris entre 0,75 et 0,8 environ)
jusqu'au moment où l'aile se déplace elle-même à la vitesse du son (M = 1,0).
Les ondes de choc tendent à se déplacer vers l'arrière, elles deviennent plus fortes et
plus longues, et les turbulences en arrière de ces ondes deviennent plus violentes.
A une vitesse légèrement supérieure à celle du son, une autre onde, appelée onde
M=0,8
d'amont, apparaît en avant du profil, tandis que les ondes initiales, qui se trouvent
maintenant au voisinage du bord de fuite, tendent à s'incurver pour former une onde
d'aval
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Module 11.1
M=1,1
Si la vitesse augmente encore, l'onde d'amont vient s'attacher au bord d'attaque, et les
deux ondes s'inclinent davantage vers l'arrière.
M>2
Les augmentations ultérieures de vitesse ont peu d'effet sur l'allure générale des ondes
de choc.
Dans cette dernière configuration les caractéristiques de l’air autour du profil entraine :
1. Une destruction de la portance
2. Une augmentation de la traînée
Il faut alors passer très rapidement la zone transsonique- supersonique pour recoller la
couche limite.
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Module 11.1
Compressibilité et incompressibilité :
L’air est compressible; bien qu'il soit compressible, il se comporte comme s'il était
incompressible lorsqu'un corps s'y déplace à des vitesses relativement faibles.
Vibrations aéroélastiques :
Les sillages et les décollements aérodynamiques constituent, par la perturbation de
l'écoulement aérodynamique, des sources de vibrations.
Le Buffeting :
Il y a décollement aérodynamique lorsque les filets fluides se détachent de la paroi ;
l'écoulement est alors soumis à des fluctuations dont la fréquence et l'amplitude
augmentent avec le chemin parcouru pour arriver à un régime de fluctuations
désordonnées appelé régime turbulent.
Il se produit alors des excitations de la structure provoquant des vibrations forcées et
souvent irrégulières; ce sont des aérovibrations.
Le Flutter :
Le flutter ou flottement est un phénomène vibratoire qui est une conséquence de la
souplesse des structures de cellule.
Le flutter n'a rien de comparable à une banale vibration moteur, c'est un phénomène
violent qui peut pulvériser un avion en une seconde.
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Module 11.1
Le frottement produit de la chaleur, quand un avion se déplace dans l'air, les parois au
contact de l’air s’échauffent.
Certaines parties de l'appareil deviennent plus chaudes que d'autres; à certains
endroits, la chaleur est produite par le frottement superficiel et à d'autres endroits, elle
est produite par l'augmentation de pression.
Ti : Température d’impact en °C
Ts : Température statique en °C
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Module 11.1
Les aires des maîtres couples devraient augmenter graduellement jusqu'à un maximum,
puis décroître graduellement.
Un corps profilé est conforme à cette loi bien que, aux vitesses transsoniques, et même aux
hautes vitesses subsoniques, le couple ayant la plus grande aire devrait être au milieu plutôt
qu'au tiers avant; de cette façon, l'augmentation des aires suit la même pente que la
diminution.
Sur un avion à ailes en flèche, les aires des maîtres couples croissent graduellement
d'une façon naturelle, si bien que l'amincissement du fuselage de ces avions est
beaucoup moins marqué.
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Module 11.1
Phénomène vibratoire-"LE-BUZZ" :
Au pied des ondes de choc la couche limite s'épaissit.
On observe donc une instabilité du choc droit appelé "BUZZ" se traduisant par un bruit
important et une fatigue de la structure d'entrée.
Ce phénomène peut faire décrocher le compresseur et peut être destructif.
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Module 11.1
L'élancement s'applique à toutes les parties de l'avion: les ailes, le fuselage, les fuseaux
réacteurs, la dérive, les empennages, les gouvernes et même les petites excroissances
de la cellule.
Le profil devrait être du type à écoulement laminaire, et son épaisseur relative devrait
être très faible.
La courbe en trait plein de la figure suivante montre d'une façon évidente l'effet de
l'épaisseur relative sur le nombre de Mach critique d'une aile droite.
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Module 11.1
L’aile en flèche
La deuxième façon d'augmenter le nombre de Mach critique consiste à donner un angle
de flèche de 30°, 40°, 50° et plus, aux surfaces aé rodynamiques; cela s'applique non
seulement aux ailes, mais aussi aux empennages, à la dérive et aux gouvernes
Les angles de flèche de cette amplitude retardent le décrochage par onde de choc, et le
rendent moins sévère quand il se produit.
L'influence de la flèche s'explique théoriquement par le fait que la répartition des vitesses
locales, et donc des pressions, autour de l'aile est déterminée non pas par la vitesse de
l'écoulement libre (V), mais par sa composante parallèle à la corde (VcosΦ); la composante
V sin Φ parallèle au bord d'attaque ne produit que de la traînée de frottement.
Lorsqu’une onde de choc apparaît, elle est parallèle au bord d'attaque, et la composante de
vitesse perpendiculaire à l'onde, c'est-à-dire parallèle à la corde, est réduite à une vitesse
subsonique en traversant l'onde de choc.
Pour une aile d'épaisseur relative donnée et à un angle d'attaque donné, l'augmentation de
l'angle de flèche a pour effet d'augmenter le nombre de Mach critique et de réduire la
traînée à toutes les
vitesses transsoniques.
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Module 11.1
L'aile en flèche à un Cz max faible et, par conséquent, sa vitesse de décrochage est élevée.
De plus, le Cz max s'obtient à un angle trop grand pour pouvoir faire un atterrissage
convenable.
Ces problèmes reliés au Cz max peuvent habituellement être résolus à l'aide de dispositifs
hypersustentateurs.
L'aile en flèche est aussi affligée de problèmes de maniabilité, et elle est soumise à des
contraintes en flexion et en torsion que le constructeur doit étudier particulièrement
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