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Cours Integration Multiple

Le chapitre 6 traite des intégrales multiples, essentielles dans des domaines tels que la physique, les probabilités et la géométrie. Il aborde les intégrales doubles, leur définition sur des rectangles, ainsi que des théorèmes clés comme le théorème de Fubini. Des exemples et exercices sont fournis pour illustrer les concepts et éviter les erreurs fréquentes dans le calcul des intégrales doubles.

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Cours Integration Multiple

Le chapitre 6 traite des intégrales multiples, essentielles dans des domaines tels que la physique, les probabilités et la géométrie. Il aborde les intégrales doubles, leur définition sur des rectangles, ainsi que des théorèmes clés comme le théorème de Fubini. Des exemples et exercices sont fournis pour illustrer les concepts et éviter les erreurs fréquentes dans le calcul des intégrales doubles.

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Chapitre 6 : Intégrales multiples

6.1 Introduction
Objectifs du chapitre

Les intégrales multiples sont essentielles dans de nombreux domaines :


— Physique : Calcul de masses, centres de gravité, moments d’inertie
— Probabilités : Densités de probabilité à deux variables
— Géométrie : Calcul d’aires, volumes
Dans ce chapitre, nous considérons des fonctions continues sur des domaines bornés de R2 ou
R3 .

6.2 Intégrales doubles


6.2.1 Définition sur un rectangle

Rectangle de base

Soit R = [a, b] × [c, d] un rectangle fermé du plan R2 :

R = {(x, y) ∈ R2 | a ≤ x ≤ b, c ≤ y ≤ d}

Quadrillage du rectangle

Pour définir un quadrillage de R, on se donne :


1. Une subdivision de [a, b] : a = x0 < x1 < · · · < xn = b
2. Une subdivision de [c, d] : c = y0 < y1 < · · · < ym = d
Les sous-rectangles sont :

Rij = [xi−1 , xi ] × [yj−1 , yj ], 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ m

Quadrillage régulier :
b−a d−c
xi − xi−1 =, yj − yj−1 =
n m
 
b−a d−c
Pas du quadrillage : h = max ,
n m

1
d−c Rij

b−a
Figure 6.1 - Quadrillage d’un rectangle

Fonction en escalier
Une fonction f : R → R est une fonction en escalier si elle est bornée et s’il existe un
quadrillage {Rij } tel que f soit constante sur chaque rectangle ouvert ]xi−1 , xi [×]yj−1 , yj [.

Intégrale d’une fonction en escalier

Soit f une fonction en escalier avec kij sa valeur sur ]xi−1 , xi [×]yj−1 , yj [. Son intégrale double
est : ZZ Xn X m
f (x, y) dx dy = kij (xi − xi−1 )(yj − yj−1 )
R i=1 j=1

Théorème 1 (Existence)

Soit f : R → R une fonction intégrable (au sens de Riemann) sur R. Pour tout quadrillage
régulier, la somme de Riemann :
n X
X m
νnm = f (ξij ) (xi − xi−1 )(yj − yj−1 )
i=1 j=1

où ξij ∈ Rij , admet une limite finie quand n, m → +∞. Cette limite est l’intégrale double de
f sur R.
Théorème 2 : Toute fonction continue sur un rectangle fermé est intégrable.

2
6.2.2 Théorème de Fubini sur un rectangle
Théorème de Fubini (version simple)

Soit f une fonction intégrable sur R = [a, b] × [c, d]. Alors :


! !
ZZ Z b Z d Z d Z b
f (x, y) dx dy = f (x, y) dy dx = f (x, y) dx dy
R a c c a

Cas particulier : Si f (x, y) = h(x)g(y) (variables séparées), alors :


! Z !
ZZ Z b d
f (x, y) dx dy = h(x) dx g(y) dy
R a c

Exemple 6.1 : Variables séparées


ZZ
Calculer I = ex+y dx dy.
[0,1]×[0,2]
Solution détaillée :
ZZ
I= ex ey dx dy
[0,1]×[0,2]
Z 1  Z 2 
x y
= e dx e dy
0 0
1 2
= [ex ]0 · [ey ]0
= (e − 1)(e2 − 1)

I = (e − 1)(e2 − 1)

3
Exemple 6.2 (corrigé)

L’exemple 6.2 dans l’image contient une erreur : la borne d’intégration en x dépend de y, ce
qui n’est Zpas
Z cohérent avec un rectangle ! Voici la version corrigée.
Calculer (16 − x2 − 2y 2 ) dx dy.
[0,2]×[0,2]
Solution corrigée :
Z 2 Z 2
I= (16 − x2 − 2y 2 ) dx dy
0 0
2 x=2
x3
Z 
2
= 16x − − 2y x dy
0 3 x=0
Z 2 
8
= 32 − − 4y 2 dy
0 3
Z 2 
96 8 2
= − − 4y dy
0 3 3
Z 2 
88 2
= − 4y dy
0 3
 2
88 4
= y − y3
3 3 0
88 4 176 32 144
= ·2− ·8= − = = 48
3 3 3 3 3

I = 48

Exercices supplémentaires
Exercice 1
ZZ
Calculer (xy 2 + 2x2 y) dx dy.
[1,2]×[0,1]
Solution :
Z 1 Z 2
I= (xy 2 + 2x2 y) dx dy
0 1
1 x=2
x2 2 2 3
Z 
= y + x y dy
0 2 3 x=1
Z 1    
2 16 1 2 2
= 2y + y − y + y dy
0 3 2 3
Z 1 
3 2 14
= y + y dy
0 2 3
 1
1 3 7 2 1 7 3 14 17
= y + y = + = + =
2 3 0 2 3 6 6 6

4
Exercice 2
RR
Soit f (x, y) = sin x cos y sur R = [0, π] × [0, π/2]. Calculer R
f.
Solution :
Z π/2 Z π
I= sin x cos y dx dy
0 0
!
Z π  Z π/2
= sin x dx cos y dy
0 0
π π/2
= [− cos x]0 · [sin y]0
= (1 − (−1)) · (1 − 0) = 2 · 1 = 2

Exercice 3
ZZ
Calculer (x2 + y) dx dy avec R = [0, 1] × [0, 2].
R
Solution :
2 1 2 x=1
x3
Z Z Z 
I= (x2 + y) dx dy = + yx dy
0 0 0 3 x=0
2 2
y y2
Z   
1 2 2 6 8
= + y dy = + = +2= + =
0 3 3 2 0 3 3 3 3

Tableau récapitulatif
Synthèse

RR Formule Signification
f (x, y) dx dy Intégrale double sur le rectangle R
R b RRd
f (x, y) dy dx Intégration d’abord en y, puis en x
Rad Rcb
c R a
f (x, y) dx dy Intégration d’abord en x, puis en y
b Rd
( a h)( c g) Cas où f (x, y) = h(x)g(y)

Erreurs fréquentes à éviter


Attention !
RbRd
— Ne pas confondre l’ordre d’intégration : L’intégrale a c
f dy dx signifie qu’on
intègre d’abord en y, puis en x
— Attention aux bornes : Les bornes extérieures doivent être constantes (pour un rec-
tangle)
R b R h(x)
— Erreur fréquente : Oublier que dans a g(x) f dy dx, les bornes en y peuvent dépendre
de x (domaine non rectangulaire)
— Vérifier la séparabilité : f (x, y) = h(x)g(y) seulement si on peut factoriser

5
6.2.3 Intégrale double sur un domaine D borné
Principe général
Définition
ZZ
Pour calculer f (x, y) dx dy sur un domaine borné D :
D
1. On inclut D dans un rectangle R
2. On prolonge f par 0 en dehors de D
3. On utilise la définition par quadrillage

Théorème 6.4 : Intégration sur un domaine ”vertical”


Cas 1 : Domaine entre deux courbes en x

Soient ϕ1 , ϕ2 : [a, b] → R continues avec ϕ1 (x) ≤ ϕ2 (x) pour tout x ∈ [a, b]. Alors pour f
continue sur
D = {(x, y) ∈ R2 | a ≤ x ≤ b, ϕ1 (x) ≤ y ≤ ϕ2 (x)}
on a : !
ZZ Z b Z ϕ2 (x)
f (x, y) dx dy = f (x, y) dy dx
D a ϕ1 (x)

y = ϕ2 (x)

y = ϕ1 (x)
x
a b
Figure 6.3 - Domaine entre deux fonctions de x

Cas 2 : Domaine entre deux courbes en y

Soient ψ1 , ψ2 : [c, d] → R continues avec ψ1 (y) ≤ ψ2 (y) pour tout y ∈ [c, d]. Alors
!
ZZ Z d Z ψ2 (y)
f (x, y) dx dy = f (x, y) dx dy
D c ψ1 (y)

où D = {(x, y) | c ≤ y ≤ d, ψ1 (y) ≤ x ≤ ψ2 (y)}.

6
6.2.4 Propriétés générales de l’intégrale double
Propriétés fondamentales
ZZ ZZ ZZ ZZ ZZ
1. Linéarité : (f + g) = f+ g et λf = λ f
R
Z ZR Z ZR R R

2. Positivité : Si f ≤ g alors f≤ g
R R
ZZ ZZ
3. Inégalité triangulaire : f ≤ |f |
R R
4. Additivité par rapport au domaine : Si D = D1 ∪ D2 avec D1 ∩ D2 de mesure nulle,
alors ZZ ZZ ZZ
f= f+ f
D D1 D2

7
Exemple 6.3 (corrigé détaillé)
Exemple : Calcul sur un domaine parabolique
ZZ
Calculer I = (x + y) dx dy où D = {(x, y) ∈ R2 | 0 ≤ x ≤ 1, x2 ≤ y ≤ x}.
D
Remarque importante : L’énoncé original contenait une erreur dans l’intégration. Voici la
correction.
1. Description du domaine : Pour x ∈ [0, 1], y varie de x2 (parabole) à x (droite).
Attention : x2 ≤ x sur [0, 1] car x2 ≤ x ⇐⇒ x(x − 1) ≤ 0 vérifié.
2. Application du théorème :
Z 1 Z x
I= (x + y) dy dx
0 x2

3. Intégration en y : y=x
x
y2
Z 
(x + y) dy = xy +
x2 2 y=x2
x2 x4
   
2
= x·x+ − x·x +
2 2
x2 x4 3x2 x4
= x2 + − x3 − = − x3 −
2 2 2 2
4. Intégration en x :
1
3x2 x4
Z  
3
I= −x − dx
0 2 2
 3 1  3 1
3x x4 x5 x x4 x5
= − − = − −
6 4 10 0 2 4 10 0
1 1 1 10 5 2 3
= − − = − − =
2 4 10 20 20 20 20
3
I=
20

6.2.5 Changement de variable dans une intégrale double


Théorème 6.5

Soit T : ∆ → D un C 1 -difféomorphisme :

(x, y) = T (u, v) = (a(u, v), b(u, v))

Alors ZZ ZZ
f (x, y) dx dy = f (a(u, v), b(u, v)) |JT (u, v)| du dv
D ∆
 ∂x ∂x

où JT (u, v) = det ∂u ∂v est le jacobien.
∂y ∂y
∂u ∂v

8
6.2.6 Passage aux coordonnées polaires
Coordonnées polaires

Le changement (x, y) = (r cos θ, r sin θ) donne

cos θ −r sin θ
J(r, θ) = = r(cos2 θ + sin2 θ) = r
sin θ r cos θ

Donc ZZ ZZ
f (x, y) dx dy = f (r cos θ, r sin θ) r dr dθ
D ∆

Exemple 6.4 (corrigé)


ZZ
1
Calculer I = dx dy où
D 1 + x2 + y 2

D = {(x, y) ∈ R2 | 0 ≤ x ≤ 1, 0 ≤ y ≤ 1, x2 + y 2 ≤ 1}

(quart de disque de rayon 1 dans le premier quadrant).


Solution détaillée :
1. Passage en coordonnées polaires : x = r cos θ, y = r sin θ
π
2. Domaine ∆ : 0 ≤ θ ≤ 0≤r≤1 2,
1 1
3. Fonction à intégrer : =
1 + x2 + y 2 1 + r2
4. Application de la formule :
Z π/2 Z 1
1
I= · r dr dθ
0 0 1 + r2

5. L’intégrale se sépare : ! Z
Z π/2 1 
r
I= dθ dr
0 0 1 + r2
Z π/2
π
6. dθ =
0 2
Z 1
r du
7. Pour dr, posons u = 1 + r2 , du = 2r dr, donc r dr = 2
0 1 + r2
Z 1 Z 2
r 1 du 1 ln 2
dr = = [ln u]21 =
0 1 + r2 2 1 u 2 2

8. Finalement :
π ln 2 π ln 2
I= · =
2 2 4
π ln 2
I=
4

9
Exercices supplémentaires
Exercice 1

ZZ
Calculer xy dx dy où D = {(x, y) | 0 ≤ x ≤ 1, 0 ≤ y ≤ x}.
D
Solution :
1

x 1 √x 1 1
y2
Z Z Z  Z Z
x 1 1 1 1
I= xy dy dx = x dx = x · dx = x2 dx = · =
0 0 0 2 0 0 2 2 0 2 3 6

Exercice 2
ZZ
Calculer ex+y dx dy où D est le triangle de sommets (0, 0), (1, 0), (0, 1).
D
Solution : Le domaine s’écrit D = {(x, y) | 0 ≤ x ≤ 1, 0 ≤ y ≤ 1 − x}
Z 1 Z 1−x Z 1 Z 1−x Z 1
I= ex+y dy dx = ex ey dy dx = ex (e1−x − 1) dx
0 0 0 0 0
Z 1
1
= (e − ex ) dx = [ex − ex ]0 = (e − e) − (0 − 1) = 1
0

Exercice 3 (coordonnées polaires)


ZZ
2
+y 2 )
Calculer e−(x dx dy où D est le disque de rayon R centré à l’origine.
D
Solution :
Z 2π Z R Z R  R
−r 2 −r 2 1 −r2 2
I= e r dr dθ = 2π re dr = 2π − e = π(1 − e−R )
0 0 0 2 0

2
+y 2 )
e−(x
RR
Pour R → ∞, on retrouve R2
dx dy = π.

Tableau récapitulatif
Synthèse des méthodes

Type de domaine Formule


Z b Z ϕ2 (x)
a ≤ x ≤ b, ϕ1 (x) ≤ y ≤ ϕ2 (x) f (x, y) dy dx
Zad Zϕψ1 (x)
2 (y)

c ≤ y ≤ d, ψ1 (y) ≤ x ≤ ψ2 (y) f (x, y) dx dy


ZZ c ψ1 (y)

Coordonnées polaires f (r cos θ, r sin θ) r dr dθ


10
Erreurs fréquentes à éviter
Attention !
R b R ϕ (x)
— Ordre d’intégration : a ϕ12(x) f dy dx signifie qu’on intègre d’abord en y (bornes
dépendant de x), puis en x (bornes constantes)
— Jacobien en polaires : Ne pas oublier le facteur r dans dx dy = r dr dθ
— Erreur de domaine : S’assurer que la description du domaine est correcte (exemple 6.3
initialement erroné)
— Changement de variables : Le jacobien est en valeur absolue

6.3 Intégrales triples


6.3.1 Calcul sur un parallélépipède
Définition

Soit V = [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ] un parallélépipède rectangle. Pour N1 , N2 , N3 ∈ N∗ , on


pose :
b1 − a 1 b2 − a2 b3 − a3
∆xi = , ∆yj = , ∆zk =
N1 N2 N3
L’intégrale triple est la limite lorsque N1 , N2 , N3 → +∞ de :
N1 X
X N2 X
N3
IE (f ) = ∆xi ∆yj ∆zk f (xi , yj , zk )
i=1 j=1 k=1

On note : ZZZ
f (x, y, z) dx dy dz = lim IE (f )
E N1 ,N2 ,N3 →∞

ωijk

Figure 6.6 - Découpage du parallélépipède

11
6.3.2 Calcul sur un domaine quelconque
Théorème de Fubini pour les intégrales triples

Pour un domaine E de R3 , l’intégrale triple se calcule par intégrations itérées.


Cas 1 : Domaine ”vertical” en z

E = {(x, y, z) | a ≤ x ≤ b, ϕ1 (x) ≤ y ≤ ϕ2 (x), ψ1 (x, y) ≤ z ≤ ψ2 (x, y)}


ZZZ Z b Z ϕ2 (x) Z ψ2 (x,y)
f= f (x, y, z) dz dy dx
E a ϕ1 (x) ψ1 (x,y)

Cas 2 : Domaine ”vertical” en y

E = {(x, y, z) | a ≤ x ≤ b, ϕ1 (x) ≤ z ≤ ϕ2 (x), ψ1 (x, z) ≤ y ≤ ψ2 (x, z)}


ZZZ Z b Z ϕ2 (x) Z ψ2 (x,z)
f= f (x, y, z) dy dz dx
E a ϕ1 (x) ψ1 (x,z)

Cas 3 : Autres ordres possibles selon la description du domaine.

6.3.3 Changement de variable


Théorème 6.6

Soit T : Ω → E un C 1 -difféomorphisme :

(x, y, z) = T (u, v, w) = (a(u, v, w), b(u, v, w), c(u, v, w))

Alors ZZZ ZZZ


f (x, y, z) dx dy dz = f (T (u, v, w)) |JT (u, v, w)| du dv dw
E Ω
 ∂x ∂x ∂x

∂u ∂v ∂w
∂y ∂y ∂y 
où JT = det  ∂u ∂v ∂w
.
∂z ∂z ∂z
∂u ∂v ∂w

12
Exemple 6.5 (corrigé détaillé)
Exemple : Intégrale sur un tétraèdre
ZZZ
Calculer I = xyz(1 − x − y − z) dx dy dz où E est le tétraèdre limité par x = 0, y = 0,
E
z = 0 et x + y + z = 1.
Changement de variables proposé :

x = u(1 − v)

y = uv(1 − w) avec u, v, w ∈]0, 1[3

z = uvw

1. Vérification de la bijection : On calcule les relations inverses :

x + y + z = u(1 − v) + uv(1 − w) + uvw = u(1 − v + v − vw + vw) = u


y + z = uv(1 − w) + uvw = uv
z = uvw

y+z z
Donc u = x + y + z, v = ,w= .
x+y+z y+z
Sur E : 0 < u < 1, 0 < v < 1, 0 < w < 1.
2. Calcul du jacobien :
∂x ∂x ∂x
∂u ∂v ∂w 1−v −u 0
∂y ∂y ∂y
J= ∂u ∂v ∂w
= v(1 − w) u(1 − w) −uv
∂z ∂z ∂z vw uw uv
∂u ∂v ∂w

Développons le déterminant :

u(1 − w) −uv v(1 − w) −uv


J = (1 − v) − (−u) + 0 · (· · · )
uw uv vw uv
= (1 − v)[u(1 − w) · uv − (−uv) · uw] + u[v(1 − w) · uv − (−uv) · vw]
= (1 − v)[u2 v(1 − w) + u2 vw] + u[u2 v 2 (1 − w) + u2 v 2 w]
= (1 − v)u2 v[(1 − w) + w] + u3 v 2 [(1 − w) + w]
= (1 − v)u2 v + u3 v 2 = u2 v(1 − v + uv)
= u2 v(1 − v(1 − u))

Simplification : On peut aussi calculer plus simplement. Il existe une astuce : Le chan-
gement est triangulaire et le jacobien vaut u2 v (on peut le vérifier par un calcul direct
plus simple).

Calcul simplifié du jacobien

On remarque que la matrice est triangulaire inférieure par blocs. En factorisant :

1−v −1 0
J = u2 v · v(1 − w) 1−w −1
vw w 1

Le déterminant de cette dernière matrice vaut 1. Donc J = u2 v.

3. Expression de la fonction :
13
xyz = [u(1 − v)] · [uv(1 − w)] · [uvw] = u3 v 2 w(1 − v)(1 − w)
1−x−y−z =1−u

Donc
Exercices supplémentaires
Exercice 1
ZZZ
Calculer (x + y + z) dx dy dz où E = [0, 1]3 .
E
Solution :
1 1 1 1 1 x=1
x2
Z Z Z Z Z 
I= (x + y + z) dx dy dz = + x(y + z) dy dz
0 0 0 0 0 2 x=0

1 Z 1 1 y=1
y y2
Z  Z 
1
= + y + z dy dz = + + yz dz
0 0 2 0 2 2 y=0
Z 1 Z 1 1
z2
 
1 1 1 3
= + + z dz = (1 + z) dz = z + =1+ =
0 2 2 0 2 0 2 2

Exercice 2

Z Zdéfini par x ≥ 0, y ≥ 0, z ≥ 0, x + y + z ≤ 1.
Calculer le volume du tétraèdreZE
Solution : Le volume est V = 1 dx dy dz.
E
Z 1 Z 1−x Z 1−x−y Z 1 Z 1−x
V = dz dy dx = (1 − x − y) dy dx
0 0 0 0 0

1 y=1−x Z 1 Z 1
y2 (1 − x)2 (1 − x)2
Z  
= (1 − x)y − dx = (1 − x)2 − dx = dx
0 2 y=0 0 2 0 2
1
1 1 x3
Z   
1 1 1 1
= (1 − 2x + x2 ) dx = x − x2 + = 1−1+ =
2 0 2 3 0 2 3 6

Exercice 3 (coordonnées sphériques)


ZZZ
Soit B la boule unité de R . Calculer 3
(x2 + y 2 + z 2 ) dx dy dz.
B
Solution : En coordonnées sphériques : x = r sin θ cos ϕ, y = r sin θ sin ϕ, z = r cos θ, avec
r ∈ [0, 1], θ ∈ [0, π], ϕ ∈ [0, 2π], et le jacobien r2 sin θ.
Z 2π Z π Z 1 Z 2π  Z π  Z 1 
I= r2 · r2 sin θ dr dθ dϕ = dϕ sin θ dθ r4 dr
0 0 0 0 0 0
 
1 4π
= (2π) · (2) · =
5 5

14
Tableau récapitulatif
Coordonnées usuelles en 3D

Système Coordonnées Jacobien


Cartésiennes (x, y, z) 1
Cylindriques (r, θ, z) avec x = r cos θ, y = r sin θ r
Sphériques (r, θ, ϕ) avec x = r sin θ cos ϕ, y = r sin θ sin ϕ, z = r cos θ r2 sin θ

Erreurs fréquentes à éviter


Attention !
— Ordre d’intégration : Respecter l’ordre imposé par les bornes
— Jacobien : Ne pas oublier la valeur absolue et la bonne expression (ex : r2 sin θ en
sphériques)
— Bornes : Vérifier que les bornes des intégrales intérieures peuvent dépendre des variables
extérieures
— Séparation : f doit être factorisable pour séparer les intégrales

6.3.4 Passage en coordonnées cylindriques


Coordonnées cylindriques

Le changement de variables en coordonnées cylindriques est :



x = r cos θ,
 r ≥ 0, 0 ≤ θ ≤ 2π
y = r sin θ,

z=z

Le jacobien de cette transformation est :

cos θ −r sin θ 0
|J| = sin θ r cos θ 0 =r
0 0 1

Ainsi :
dx dy dz = r dr dθ dz

15
Application

Pour un domaine E dont la projection sur Oxy est D :


!
ZZZ ZZ Z ϕ2 (x,y)
f (x, y, z) dx dy dz = f (x, y, z) dz dx dy
E D ϕ1 (x,y)

En coordonnées polaires dans D :


ZZZ Z β Z h2 (θ) Z ϕ2 (r cos θ,r sin θ)
f= f (r cos θ, r sin θ, z) r dz dr dθ
E α h1 (θ) ϕ1 (r cos θ,r sin θ)

Exemple 6.6 (corrigé détaillé)


ZZZ
Calculer I = (x2 + y 2 + 1) dx dy dz où
E

E = {(x, y, z) ∈ R3 | x2 + y 2 ≤ 1, 0 ≤ z ≤ 2}

Solution :
1. Le domaine E est un cylindre de rayon 1 et de hauteur 2.
2. En coordonnées cylindriques : x2 + y 2 = r2 , donc x2 + y 2 + 1 = r2 + 1.
3. Le domaine devient : 0 ≤ r ≤ 1, 0 ≤ θ ≤ 2π, 0 ≤ z ≤ 2.
4. L’intégrale se sépare : Z 2π Z 1 Z 2
I= (r2 + 1) · r dz dr dθ
0 0 0
Z 2π  Z 1  Z 2 
3
= dθ (r + r) dr dz
0 0 0

5. Calculs : Z 2π Z 2
dθ = 2π, dz = 2
0 0
1 1
r4 r2
Z 
1 1 3
(r3 + r) dr = + = + =
0 4 2 0 4 2 4
6. Résultat :
3 6 3
I = 2π · · 2 = 2π · = 2π · = 3π
4 4 2
I = 3π

16
6.3.5 Passage en coordonnées sphériques
Coordonnées sphériques

Le changement de variables en coordonnées sphériques est :



x = ρ sin φ cos θ,
 ρ ≥ 0, 0 ≤ θ ≤ 2π, 0 ≤ φ ≤ π
y = ρ sin φ sin θ,

z = ρ cos φ

où ρ est la distance à l’origine, φ la colatitude, θ la longitude.


Le jacobien de cette transformation est :

|J| = ρ2 sin φ

Ainsi :
dx dy dz = ρ2 sin φ dρ dθ dφ

ρ
φ
x
θ

Figure - Coordonnées sphériques


y

17
Exemple 6.7 (corrigé)
ZZZ
Calculer I = (x2 + y 2 + z 2 ) dx dy dz où D est la sphère de centre O et de rayon R.
D
Remarque : L’énoncé original contient une erreur dans les bornes de φ et l’expression des
coordonnées.
Solution corrigée :
1. En coordonnées sphériques : x2 + y 2 + z 2 = ρ2 .
2. Le domaine D est : 0 ≤ ρ ≤ R, 0 ≤ θ ≤ 2π, 0 ≤ φ ≤ π.
3. L’intégrale devient :
Z 2π Z π Z R
I= ρ2 · ρ2 sin φ dρ dφ dθ
0 0 0
Z 2π Z π Z R
I= ρ4 sin φ dρ dφ dθ
0 0 0

4. Séparation des variables :


!
Z 2π  Z π  Z R
4
I= dθ sin φ dφ ρ dρ
0 0 0

5. Calculs : Z 2π
dθ = 2π
0
Z π
sin φ dφ = [− cos φ]π0 = (− cos π) − (− cos 0) = (−(−1)) − (−1) = 1 + 1 = 2
0
R R
ρ5 R5
Z 
ρ4 dρ = =
0 5 0 5
6. Résultat :
R5 4πR5
I = 2π · 2 · =
5 5

4πR5
I=
5

6.4 Applications
6.4.1 Calcul d’aires
Définition 6.5

L’aire d’un domaine D borné de R2 est :


ZZ
Aire(D) = dx dy
D

18
Exemple 6.8 (corrigé)

Calculer l’aire du domaine D délimité par y = x2 + 2x + 1 et y = x3 + 1.


Solution détaillée :
1. Recherche des points d’intersection :

x2 + 2x + 1 = x3 + 1

x3 − x2 − 2x = 0 ⇒ x(x2 − x − 2) = 0 ⇒ x(x − 2)(x + 1) = 0


Les points d’intersection sont aux abscisses x = −1, x = 0, x = 2.
2. Sur [−1, 0], déterminons quelle courbe est au-dessus :

x3 + 1 − (x2 + 2x + 1) = x3 − x2 − 2x = x(x − 2)(x + 1)

Pour x = −0.5 : (−0.5)(−2.5)(0.5) > 0, donc x3 + 1 ≥ x2 + 2x + 1 sur [−1, 0].


3. Pour l’aire, on prend la différence des fonctions :
Z 0
 3
(x + 1) − (x2 + 2x + 1) dx

Aire(D) =
−1
Z 0
= (x3 − x2 − 2x) dx
−1
0
x4 x3

2
= − −x
4 3 −1
 
1 1
=0− + −1
4 3
   
3 4 12 5 5
=− + − =− − =
12 12 12 12 12

5
Aire =
12

[Link] Aire d’une surface


Formule

Soit S la surface définie par z = f (x, y) au-dessus d’un domaine D. Son aire est :
s  2  2
ZZ
∂f ∂f
A(S) = 1+ + dx dy
D ∂x ∂y

19
Exemple 6.9 (détaillé)

Calculer l’aire de la surface S définie par z = x2 +y 2 pour x2 +y 2 ≤ 1 (portion de paraboloı̈de).


Solution :
1. Calcul des dérivées partielles :
∂z ∂z
= 2x, = 2y
∂x ∂y

2. Expression sous la racine :


 2  2
∂z ∂z
1+ + = 1 + 4x2 + 4y 2 = 1 + 4(x2 + y 2 )
∂x ∂y

3. Aire : ZZ p
A= 1 + 4(x2 + y 2 ) dx dy
x2 +y 2 ≤1

4. Passage en coordonnées polaires (x = r cos θ, y = r sin θ, dx dy = r dr dθ) :


Z 2π Z 1 p
A= 1 + 4r2 r dr dθ
0 0

Z 1 p
5. Séparation : A = 2π r 1 + 4r2 dr
0
du
6. Changement u = 1 + 4r2 , du = 8r dr, donc r dr = :
8
1
1 u(1) √ 1 5 1/2
Z p Z Z
r 1 + 4r2 dr = u du = u du
0 8 u(0) 8 1

1 2 h 3/2 i5 1 3/2 1 √
= · u = (5 − 1) = (5 5 − 1)
8 3 1 12 12
7. Résultat final : √ √
5 5−1 π(5 5 − 1)
A = 2π · =
12 6

π(5 5 − 1)
A=
6

Exercices supplémentaires
Exercice 1
Calculer le volume
Z Zde
Z la sphère de rayon R en coordonnées sphériques.
Solution : V = 1 dx dy dz
D

2π π R
R3 4πR3
Z Z Z
V = ρ2 sin φ dρ dφ dθ = 2π · 2 · =
0 0 0 3 3

20
Exercice 2

Calculer le volume du cylindre x2 + y 2 ≤ R2 , 0 ≤ z ≤ H.


Solution : En coordonnées cylindriques :
2π R H
R2
Z Z Z
V = r dz dr dθ = 2π · · H = πR2 H
0 0 0 2

Tableau récapitulatif
Synthèse des changements de variables

Système Coordonnées Jacobien


Cylindriques x = r cos θ, y = r sin θ, z = z r
Sphériques x = ρ sin φ cos θ, y = ρ sin φ sin θ, z = ρ cos φ ρ2 sin φ

Erreurs fréquentes à éviter


Attention !

— Coordonnées sphériques : Ne pas confondre φ et θ (certains ouvrages les échangent)


— Bornes de φ : En physique, souvent φ de 0 à π (colatitude)
— Jacobien sphérique : C’est ρ2 sin φ, pas ρ2 (erreur fréquente)
— Exemple 6.7 original : Les bornes de φ étaient incorrectes ([−π/2, π/2] au lieu de
[0, π])
— ρ vs r : Ne pas confondre la distance radiale en cylindriques (r) et en sphériques (ρ)

6.4 Applications des intégrales multiples


6.4.1 Calcul d’aires
[Link] Aire d’un domaine du plan

Définition 6.5

L’aire d’un domaine D borné de R2 est donnée par :


ZZ
Aire(D) = dx dy
D

21
[Link] Aire d’une surface dans l’espace

Formule générale

Soit S la surface définie par z = f (x, y) au-dessus d’un domaine D ⊂ R2 . L’aire de S est :
s  2  2
ZZ
∂f ∂f
A(S) = 1+ + dx dy
D ∂x ∂y

22
Exemple 6.9 (corrigé détaillé)

Calculer l’aire du paraboloı̈de S = {(x, y, z) ∈ R3 | z = x2 + y 2 , 0 ≤ z ≤ h}.


Solution détaillée :
1. La surface est le graphe de f (x, y) = x2 + y 2 .
2. Calcul des dérivées partielles :
∂f ∂f
= 2x, = 2y
∂x ∂y

3. Expression sous la racine :


 2  2
∂f ∂f
1+ + = 1 + 4x2 + 4y 2 = 1 + 4(x2 + y 2 )
∂x ∂y

4. Le domaine D est le disque de rayon h : x2 + y 2 ≤ h.
ZZ p
A= 1 + 4(x2 + y 2 ) dx dy
x2 +y 2 ≤h

5. Passage en coordonnées polaires (x = r cos θ, y = r sin θ, dx dy = r dr dθ) :



Z 2π Z h p
A= 1 + 4r2 r dr dθ
0 0

6. Séparation des variables : √


Z h p
A = 2π r 1 + 4r2 dr
0

du
7. Changement de variable : posons u = 1 + 4r2 , alors du = 8r dr, soit r dr = .
√ 8
Lorsque r = 0, u = 1 ; lorsque r = h, u = 1 + 4h.

h
1 1+4h 1/2
Z Z
p 1 2 h 3/2 i1+4h
r 1+ 4r2 dr = u du = · u
0 8 1 8 3 1

1 h i
= (1 + 4h)3/2 − 1
12
8. Résultat final :
1 h i πh i
A = 2π · (1 + 4h)3/2 − 1 = (1 + 4h)3/2 − 1
12 6

πh i
A= (1 + 4h)3/2 − 1
6

23
6.4.2 Calcul des volumes
Définition 6.6

Le volume d’un corps V ⊂ R3 est donné par :


ZZZ
Vol(V ) = dx dy dz
V

24
Exemple 6.10 (corrigé détaillé)

Déterminer le volume intérieur à l’ellipsoı̈de d’équation

x2 y2 z2
2
+ 2 + 2 =1
a b c
où a, b, c > 0.
Remarque : L’énoncé original contient une erreur (z = cv au lieu de z = cw). Voici la
correction.
Solution détaillée :
1. Changement de variables : On pose

x = au

y = bv

z = cw

2. Transformation de l’ellipsoı̈de :

x2 y2 z2
2
+ 2 + 2 = u2 + v 2 + w2 ≤ 1
a b c
Donc (u, v, w) appartient à la boule unité B de R3 .
3. Matrice jacobienne :
 ∂x ∂x ∂x
  
∂u ∂v ∂w a 0 0
J=  ∂y ∂y ∂y 
= 0 b 0
∂u ∂v ∂w
∂z ∂z ∂z 0 0 c
∂u ∂v ∂w

Le déterminant jacobien est det(J) = a · b · c = abc.


4. Formule de changement de variables :
ZZZ ZZZ ZZZ
Vol(E) = dx dy dz = |J| du dv dw = abc du dv dw
E B B
ZZZ

5. Volume de la boule unité : du dv dw =
B 3
6. Résultat final :
4π 4πabc
Vol(E) = abc · =
3 3
4πabc
Vol(E) =
3

25
Exercices supplémentaires
Exercice 1 : Volume d’un cône
p
Calculer le volume du cône défini par z = x2 + y 2 , 0 ≤ z ≤ h.
Solution :
1. En coordonnées cylindriques : z = r, 0 ≤ r ≤ h, 0 ≤ θ ≤ 2π.
2. Le volume est : Z 2π Z h Z z
V = r dr dz dθ
0 0 0
Rz 2
3. On intègre en r : 0 r dr = z2
R 2π R h 2 h3 πh3
4. V = 0 0 z2 dz dθ = 2π · 12 · 3 = 3

πh3
V =
3

Exercice 2 : Aire d’une sphère

Calculer l’aire de la sphère de rayon R. p


Solution : La sphère est définie par z = R2 − x2 − y 2 sur le disque x2 + y 2 ≤ R2 .
∂z
1. ∂x = − √ 2 x 2 2 , ∂y ∂z
= −√ 2 y 2 2
R −x −y R −x −y
 2
∂z 2 ∂z x2 +y 2 R2

2. 1 + ∂x + ∂y =1+ R2 −x2 −y 2 = R2 −x2 −y 2

3. L’aire est : ZZ
R
A= p dx dy
x2 +y 2 ≤R2 R2 − x2 − y 2
R 2π R R
4. En polaires : A = 0 0 √RR 2 −r 2
r dr dθ
RR √ R
5. 0 √R2r−r2 dr = − R2 − r2 0 = R


6. A = 2π · R = 4πR2
A = 4πR2

Exercice 3 : Volume d’un tore


p
(Exercice avancé) Le tore est défini par (R − x2 + y 2 )2 + z 2 ≤ r2 avec 0 < r < R. Montrer
que son volume est V = 2π 2 Rr2 .
Indication : Utiliser les coordonnées cylindriques et le théorème de Guldin.

26
Tableau récapitulatif des formules
Synthèse

Grandeur ZFormule
Z Observations
Aire d’un domaine plan dx dy D ⊂ R2
ZZ q D
Aire d’une surface 1 + fx2 + fy2 dx dy z = f (x, y)
D ZZZ

Volume d’un corps dx dy dz V ⊂ R3


Z bV
Volume par tranches A(z) dz A(z) = aire de la section
a

Méthode des sections planes


Principe

Si on connaı̂t l’aire A(z) de la section d’un solide par le plan horizontal à la cote z, alors :
Z zmax
V = A(z) dz
zmin

C’est une application directe du théorème de Fubini.

Erreurs fréquentes à éviter


Attention !
π 3/2
— Exemple 6.9 original : Le résultat donné était 6 (4h + 1) mais il manquait le terme
−1. La formule correcte est π6 [(1 + 4h)3/2 − 1].
— Exemple 6.10 original : La notation z = cv était incohérente (utiliser w à la place).
Le jacobien est bien abc.
— Aire de surface : Ne pas oublier la racine carrée et le +1 sous la racine.
— Changement de variables : Toujours inclure la valeur absolue du jacobien.
— Bornes d’intégration : Vérifier la correspondance des bornes après changement de
variables.

27
Applications physiques
Pour aller plus loin

Les intégrales multiples permettent de calculer :


RRR
— Masse : M = V
ρ(x, y, z) dx dy dz où ρ est la densité
1
RRR
— Centre de masse : x̄ = M xρ dx dy dz
RRR V 2
— Moment d’inertie : Iz = V
(x + y 2 )ρ dx dy dz
RRR ρ(r~0 )
— Champ électrique : E ~ = 1 (~r − r~0 ) dV 0
4πε0 r −r~0 |3
V |~

28
Bibliographie
Références bibliographiques

1. A. Avez, Calcul différentiel, Collection Maı̂trise de Mathématiques Pures, Masson, Paris,


1983.
2. A. Djadane, B.K. Sadallah, Calcul différentiel, OPU, Alger, 1992.
3. H. Cartan, Calcul différentiel, Collection Méthodes, Hermann, Paris, 1967.
4. G. Christol, A. Cot et C.-M. Marle, Calcul Différentiel, Ellipses, 1997.
5. B. El Mabsout, Calcul différentiel, Exercices, Masson, 1995.
6. N. Piskounov, Calcul différentiel et intégral (tome 1 et 2), Edition Mir, Moscou.
7. F. Rideau, Exercices de Calcul différentiel, Hermann, 1979.
8. F. Rouvière, Petit guide de calcul différentiel à l’usage de la licence et de l’agrégation,
Cassini, 1999.
9. S. B. Gavage, Calcul différentiel et Équations Différentielles, cours et exercices corrigés,
Dunod, 2014.

Ouvrages recommandés par thème


Calcul différentiel théorique

— Cartan (1967) : Ouvrage de référence sur le calcul différentiel


— Avez (1983) : Approche théorique approfondie
— Rouvière (1999) : Guide pratique pour la licence et l’agrégation

Exercices et applications

— El Mabsout (1995) : Recueil d’exercices corrigés


— Rideau (1979) : Exercices de calcul différentiel
— Christol, Cot, Marle (1997) : Cours et exercices

Ouvrages pédagogiques récents

— Gavage (2014) : Cours et exercices corrigés, approche moderne


— Piskounov : Classique en deux tomes, très pédagogique
— Djadane, Sadallah (1992) : Ouvrage de l’OPU, adapté au programme local

29
Pour aller plus loin
Lectures complémentaires

— Analyse fonctionnelle : H. Brezis, Analyse fonctionnelle, théorie et applications


— Équations différentielles : V. Arnold, Équations différentielles ordinaires
— Géométrie différentielle : M. Spivak, A Comprehensive Introduction to Differential
Geometry
— Calcul numérique : Ph. G. Ciarlet, Introduction à l’analyse numérique matricielle et
à l’optimisation

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