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Explications Math Financieres

Le document traite des mathématiques financières, en se concentrant sur les actifs sans risque et risqués, ainsi que sur la construction et la gestion de portefeuilles autofinancés. Il aborde des concepts clés tels que la valeur actualisée, les martingales, et la probabilité risque-neutre, tout en fournissant des définitions et des propriétés essentielles. Le cours vise à aider à comprendre le comportement des actifs financiers et à calculer les prix des produits financiers.

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Mathématiques financières

Explications, définitions et propriétés utilisées

Marché Bond–Stock, portefeuille autofinancé, actualisation,


martingales et probabilité risque-neutre

Document rédigé en LaTeX à partir des explications fournies.

11 juin 2026
Mathématiques financières Explications et propriétés

Table des matières

1 Idée générale du cours 3

2 Actif sans risque et actif risqué 3


2.1 Actif sans risque Bn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Actif risqué Sn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Notation générale de l’accroissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

3 Portefeuille et portefeuille autofinancé 4


3.1 Définition d’un portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2 Portefeuille autofinancé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.3 Explication de l’équation ∆XnΠ = βn ∆Bn + γn ∆Sn . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.4 Exemple numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.5 Convention avec signe moins . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

4 Valeur actualisée 6
4.1 Exponentielle stochastique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.2 Définition de la valeur actualisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.3 Propriété fondamentale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

5 Exercice 1 : Partie I 6
5.1 Question I.1 : variation d’un portefeuille autofinancé . . . . . . . . . . . . 7
5.2 Question I.2 : variation de la valeur actualisée . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5.3 Question I.3 : somme télescopique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

6 Somme télescopique 8

7 Filtration, adaptation et prévisibilité 9


7.1 Filtration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
7.2 Processus adapté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
7.3 Processus prévisible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

8 Martingales 9
8.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
8.2 Accroissement d’une martingale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

9 Propriétés de l’espérance conditionnelle 10


9.1 Linéarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
9.2 Variable connue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1
Mathématiques financières Explications et propriétés

9.3 Sortir ce qui est connu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10


9.4 Propriété d’itération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
9.5 Indépendance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

10 Probabilité risque-neutre 11

11 Changement de probabilité 11
11.1Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
11.2Processus densité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

12 Formule de Bayes conditionnelle 12

13 Lemme de Girsanov en temps discret 12

14 Variables i.i.d. et processus centré 12


14.1Variables i.i.d. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
14.2Processus centré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

15 Exponentielle stochastique d’un processus 13

16 Positivité et construction d’une probabilité 14

17 Résumé final des formules importantes 14

18 Conclusion 14

2
Mathématiques financières Explications et propriétés

1 Idée générale du cours

En mathématiques financières, on étudie souvent un marché avec deux actifs princi-


paux :
— un actif sans risque, noté (Bn ), appelé aussi Bond ;
— un actif risqué, noté (Sn ), appelé aussi Stock.
L’objectif du cours est de comprendre comment construire un portefeuille, comment
suivre sa valeur dans le temps, puis comment calculer le prix d’un produit financier,
par exemple une option, grâce à la notion de probabilité risque-neutre.

Idée importante

L’idée centrale est la suivante : sous une probabilité spéciale appelée probabilité
risque-neutre, les prix actualisés des actifs risqués se comportent comme des
martingales. Cela permet de calculer les prix des options par espérance condi-
tionnelle.

2 Actif sans risque et actif risqué

2.1 Actif sans risque Bn

Définition
L’actif sans risque (Bn ) représente un placement dont l’évolution est connue à
l’avance, par exemple un compte bancaire rémunéré à un taux d’intérêt.

Sa variation entre les dates n − 1 et n est notée :


∆Bn = Bn − Bn−1 .

Dans un modèle discret, on écrit souvent :


∆Bn = rn Bn−1 ,
où rn est le taux d’intérêt entre n − 1 et n. Si le taux est constant, rn = r, alors :
Bn = (1 + r)n B0 .

2.2 Actif risqué Sn

Définition
L’actif risqué (Sn ) représente un actif dont l’évolution est aléatoire, par exemple
une action.

Sa variation est :
∆Sn = Sn − Sn−1 .

Si ρn désigne le rendement de l’actif risqué entre n − 1 et n, alors :


∆Sn = ρn Sn−1 ,
et donc :
Sn = (1 + ρn )Sn−1 .

3
Mathématiques financières Explications et propriétés

2.3 Notation générale de l’accroissement

Pour tout processus (Xn ), on note :

∆Xn = Xn − Xn−1 .

Cette notation est utilisée pour écrire rapidement les variations de B, de S et de la


valeur d’un portefeuille.

3 Portefeuille et portefeuille autofinancé

3.1 Définition d’un portefeuille

Un portefeuille est une stratégie notée :

Π = (βn , γn )n≤N .

Au temps n :
— βn représente la quantité détenue dans l’actif sans risque B ;
— γn représente la quantité détenue dans l’actif risqué S.
Avec la convention classique, la valeur du portefeuille est :

XnΠ = βn Bn + γn Sn .

3.2 Portefeuille autofinancé

Définition
Un portefeuille est autofinancé si l’on ne rajoute pas d’argent de l’extérieur et
si l’on ne retire pas d’argent. Toute variation de richesse vient uniquement des
variations des prix des actifs détenus.

Autrement dit, entre deux dates, les gains ou pertes proviennent seulement de B et
de S. On obtient alors :
∆XnΠ = βn ∆Bn + γn ∆Sn .

Idée importante

Portefeuille autofinancé signifie :

variation du portefeuille = gain/perte sur B + gain/perte sur S.

3.3 Explication de l’équation ∆XnΠ = βn ∆Bn + γn ∆Sn

On part de la valeur du portefeuille :

XnΠ = βn Bn + γn Sn .

Si les quantités βn et γn sont gardées pendant la période [n − 1, n], alors juste avant la
variation on a :
Π
Xn−1 = βn Bn−1 + γn Sn−1 .

4
Mathématiques financières Explications et propriétés

La variation de la richesse est donc :

∆XnΠ = XnΠ − Xn−1


Π

= (βn Bn + γn Sn ) − (βn Bn−1 + γn Sn−1 )


= βn (Bn − Bn−1 ) + γn (Sn − Sn−1 )
= βn ∆Bn + γn ∆Sn .

3.4 Exemple numérique

Supposons que :
βn = 2, γn = 5, ∆Bn = 3, ∆Sn = 4.

Alors le gain sur l’actif sans risque est :

2 × 3 = 6.

Le gain sur l’actif risqué est :


5 × 4 = 20.

La variation totale du portefeuille est donc :

∆XnΠ = 6 + 20 = 26.

3.5 Convention avec signe moins

Attention
Dans certains énoncés, on peut trouver la formule :

∆XnΠ = βn ∆Bn − γn ∆Sn .

Ce signe dépend de la convention choisie pour écrire le portefeuille.

Si le portefeuille est défini par :

XnΠ = βn Bn + γn Sn ,

alors on obtient naturellement :

∆XnΠ = βn ∆Bn + γn ∆Sn .

Mais si le professeur utilise la convention :

XnΠ = βn Bn − γn Sn ,

alors on obtient :
∆XnΠ = βn ∆Bn − γn ∆Sn .

Dans les deux cas, l’idée est la même : la variation du portefeuille vient uniquement
des variations des actifs.

5
Mathématiques financières Explications et propriétés

4 Valeur actualisée

4.1 Exponentielle stochastique

Dans le cours, l’exponentielle stochastique est notée εn (U ). Elle permet d’écrire l’actif
sans risque sous la forme :
Bn = εn (U )B0 .

De même, l’actif risqué peut parfois s’écrire :

Sn = εn (V )S0 .

4.2 Définition de la valeur actualisée

Définition
Actualiser signifie enlever l’effet du taux d’intérêt. La valeur actualisée d’un pro-
cessus (Xn ) est obtenue en divisant par le facteur d’accumulation de l’actif sans
risque.

La valeur actualisée de Xn est :


e n = Xn .
X
εn (U )

Ainsi, pour le portefeuille :


Π
enΠ = Xn ,
X
εn (U )
et pour l’actif risqué :
Sn
Sen = .
εn (U )

4.3 Propriété fondamentale

Puisque :
Bn = εn (U )B0 ,
on a :
Bn
= B0 .
εn (U )

Donc l’actif sans risque actualisé est constant.

Idée importante

Après actualisation, l’actif sans risque devient constant. Ainsi, dans les variations
de la valeur actualisée du portefeuille, il ne reste que la partie risquée.

5 Exercice 1 : Partie I

6
Mathématiques financières Explications et propriétés

5.1 Question I.1 : variation d’un portefeuille autofinancé

On considère un portefeuille :
Π = (βn , γn )n≤N .

Sa valeur est :
XnΠ = βn Bn + γn Sn .

Comme le portefeuille est autofinancé, on ne rajoute pas d’argent et on ne retire pas


d’argent. Donc la variation vient seulement des variations de B et S :
∆XnΠ = βn ∆Bn + γn ∆Sn .

La preuve est :
∆XnΠ = XnΠ − Xn−1
Π

= (βn Bn + γn Sn ) − (βn Bn−1 + γn Sn−1 )


= βn (Bn − Bn−1 ) + γn (Sn − Sn−1 )
= βn ∆Bn + γn ∆Sn .

Avec une convention en signe moins, on remplace simplement +γn Sn par −γn Sn .

5.2 Question I.2 : variation de la valeur actualisée

On veut montrer que :    


XnΠ Sn
∆ = γn ∆ .
εn (U ) εn (U )

On écrit :
XnΠ Bn Sn
= βn + γn .
εn (U ) εn (U ) εn (U )

De même :
Π
Xn−1 Bn−1 Sn−1
= βn + γn .
εn−1 (U ) εn−1 (U ) εn−1 (U )
Donc :
   
XnΠ Bn Bn−1
∆ = βn −
εn (U ) εn (U ) εn−1 (U )
 
Sn Sn−1
+ γn − .
εn (U ) εn−1 (U )

Or :
Bn Bn−1
= B0 et = B0 .
εn (U ) εn−1 (U )
Donc :
Bn Bn−1
− = 0.
εn (U ) εn−1 (U )
Il reste :    
XnΠ Sn Sn−1
∆ = γn − .
εn (U ) εn (U ) εn−1 (U )
Ainsi :
   
XnΠ Sn
∆ = γn ∆ .
εn (U ) εn (U )

7
Mathématiques financières Explications et propriétés

5.3 Question I.3 : somme télescopique

On part du résultat précédent :


   
XkΠ Sk
∆ = γk ∆ .
εk (U ) εk (U )

On somme de k = 1 à n :
X
n   X
n  
XkΠ Sk
∆ = γk ∆ .
εk (U ) εk (U )
k=1 k=1

Le membre de gauche est une somme télescopique :

X
n  
XkΠ XnΠ X0Π
∆ = − .
εk (U ) εn (U ) ε0 (U )
k=1

Donc :  
XnΠ X0Π X n
Sk
− = γk ∆ .
εn (U ) ε0 (U ) εk (U )
k=1

Finalement :
X n  
XnΠ X0Π Sk
= + γk ∆ .
εn (U ) ε0 (U ) εk (U )
k=1

Idée importante

Cette formule dit que la valeur actualisée du portefeuille est égale à la valeur
initiale actualisée plus les gains actualisés réalisés sur l’actif risqué.

6 Somme télescopique

Propriété

Pour tout processus (Xn ) :


X
n
∆Xk = Xn − X0 .
k=1

En effet :
X
n X
n
∆Xk = (Xk − Xk−1 ) = (X1 − X0 ) + (X2 − X1 ) + · · · + (Xn − Xn−1 ) = Xn − X0 .
k=1 k=1

Cette propriété est utilisée dans l’exercice 1 pour passer d’une relation sur les ac-
croissements à une relation sur la valeur actualisée totale.

8
Mathématiques financières Explications et propriétés

7 Filtration, adaptation et prévisibilité

7.1 Filtration

Définition
Une filtration est une suite croissante de tribus :

F0 ⊂ F1 ⊂ · · · ⊂ Fn .

Elle représente l’information disponible au cours du temps.

Dans le modèle financier, on prend souvent :

Fn = σ(S0 , S1 , . . . , Sn ),

c’est-à-dire l’information générée par les prix observés jusqu’au temps n.

7.2 Processus adapté

Définition
Un processus (Xn ) est adapté à la filtration (Fn ) si Xn est Fn -mesurable pour tout
n.

Cela signifie que Xn est connu au temps n.

7.3 Processus prévisible

Définition
Un processus (αn ) est prévisible si αn est Fn−1 -mesurable.

Cela signifie que αn est choisi avant de connaître l’information nouvelle du temps n.

Idée importante

Prévisible signifie : connu juste avant la variation.

8 Martingales

8.1 Définition

Définition
Un processus (Mn ) est une martingale par rapport à une filtration (Fn ) si :
1. E(|Mn |) < ∞ ;
2. Mn est Fn -mesurable ;
3. E(Mn | Fn−1 ) = Mn−1 .

9
Mathématiques financières Explications et propriétés

Une martingale représente un jeu équitable : sachant l’information actuelle, la meilleure


prédiction de la valeur future est la valeur actuelle.

8.2 Accroissement d’une martingale

Si (Vn ) est une martingale, alors :


E(Vn | Fn−1 ) = Vn−1 .

Donc :
E(∆Vn | Fn−1 ) = E(Vn − Vn−1 | Fn−1 )
= E(Vn | Fn−1 ) − Vn−1
= Vn−1 − Vn−1 = 0.

Ainsi :
E(∆Vn | Fn−1 ) = 0.

9 Propriétés de l’espérance conditionnelle

Les propriétés suivantes sont utilisées dans les exercices 1, 2 et 3.

9.1 Linéarité

E(aX + bY | G) = aE(X | G) + bE(Y | G).

9.2 Variable connue

Si X est G-mesurable, alors :


E(X | G) = X.

9.3 Sortir ce qui est connu

Si Z est G-mesurable, alors :


E(ZX | G) = ZE(X | G).

Cette propriété est utilisée lorsque αn est prévisible :


E(αn ∆Vn | Fn−1 ) = αn E(∆Vn | Fn−1 ).

9.4 Propriété d’itération

Si H ⊂ G, alors : 
E E(X | G) | H = E(X | H).

Cette propriété sert notamment à montrer que :


Zn = E(Z | Fn )
est une martingale.

10
Mathématiques financières Explications et propriétés

9.5 Indépendance

Si X est indépendante de G, alors :

E(X | G) = E(X).

Dans l’exercice 3, comme ρn est indépendante de Fn−1 , on utilise :

E(ρn | Fn−1 ) = E(ρn ) = m.

10 Probabilité risque-neutre

Définition
Une probabilité P∗ est dite risque-neutre si les prix actualisés des actifs risqués
sont des martingales sous P∗ .

Ainsi, on demande que :  


Sn
εn (U ) n≤N

soit une martingale sous P∗ .


Si le taux sans risque est constant r, l’interprétation est :

E∗ (ρn | Fn−1 ) = r.

Donc :
E∗ (ρn − r | Fn−1 ) = 0.

Idée importante

Sous la probabilité risque-neutre, le rendement moyen de l’actif risqué est égal


au taux sans risque. Le risque n’est pas supprimé, mais il est pris en compte par
le changement de probabilité.

11 Changement de probabilité

11.1 Définition

On définit une nouvelle probabilité P′ à partir de P et d’une variable positive Z telle


que :
Z > 0, E(Z) = 1.

La nouvelle espérance est définie par :

E′ (X) = E(ZX).

La variable Z est appelée densité de changement de probabilité.

11
Mathématiques financières Explications et propriétés

11.2 Processus densité

On pose :
Zn = E(Z | Fn ).

Alors (Zn ) est une martingale sous P.


Preuve :

E(Zn | Fn−1 ) = E(E(Z | Fn ) | Fn−1 )


= E(Z | Fn−1 )
= Zn−1 .

12 Formule de Bayes conditionnelle

Dans un changement de probabilité, on utilise souvent la formule :


1
E′ (X | Fp−1 ) = E(Zp X | Fp−1 ).
Zp−1

Cette formule permet de transformer une espérance conditionnelle sous P′ en une


espérance conditionnelle sous P.

13 Lemme de Girsanov en temps discret

Le lemme de Girsanov sert à corriger un processus pour qu’il devienne une martingale
sous une nouvelle probabilité.
On définit :
Zn
αn = .
Zn−1

Puis on considère le processus corrigé :

X
n
Mn∗ = Mn − E(αk ∆Mk | Fk−1 ).
k=1

Alors (Mn∗ ) est une martingale sous la nouvelle probabilité P′ .

Idée importante

Girsanov corrige le drift d’un processus pour obtenir une martingale sous une
nouvelle probabilité.

14 Variables i.i.d. et processus centré

14.1 Variables i.i.d.

Dire que les variables (ρn ) sont i.i.d. signifie :


— elles sont indépendantes ;

12
Mathématiques financières Explications et propriétés

— elles ont la même loi.


Si : 
E(ρn ) = m, E (ρn − m)2 = σ 2 ,
alors ces valeurs ne dépendent pas de n.
Comme ρn est indépendante de Fn−1 , on a :

E(ρn | Fn−1 ) = m,

et : 
E (ρn − m)2 | Fn−1 = σ 2 .

14.2 Processus centré

Dans l’exercice 3, on pose :


Vn = ρ1 + ρ2 + · · · + ρn .

Comme E(ρn ) = m, on centre Vn en posant :

Mn = Vn − mn.

Donc :
X
n
Mn = (ρk − m).
k=1

Comme :
E(ρk − m | Fk−1 ) = 0,
on obtient que (Mn ) est une martingale.

15 Exponentielle stochastique d’un processus

Dans l’exercice 3, on peut poser :


r−m
Gn = Mn .
σ2

L’exponentielle stochastique discrète est définie par :

Y
n
En (G) = (1 + ∆Gk ).
k=1

Elle vérifie :
En (G) = En−1 (G)(1 + ∆Gn ).

Si :
ZN = EN (G),
alors :
Y
N
ZN = (1 + ∆Gk ).
k=1

13
Mathématiques financières Explications et propriétés

16 Positivité et construction d’une probabilité

Pour définir une probabilité par :


P∗ = ZN P,
il faut vérifier :
ZN > 0 et E(ZN ) = 1.

Si :
Y
N
ZN = (1 + ∆Gk ) > 0,
k=1

et si (Zn ) est une martingale, alors :

E(ZN ) = E(Z0 ) = 1.

Donc P∗ est bien une probabilité.

17 Résumé final des formules importantes

Notion Formule

Accroissement ∆Xn = Xn − Xn−1


Valeur du portefeuille XnΠ = βn Bn + γn Sn
Portefeuille autofinancé ∆XnΠ = βn ∆Bn + γn ∆Sn
Valeur actualisée en = Xn /εn (U )
X
Martingale E(Mn | Fn−1 ) = Mn−1
Accroissement d’une martingale E(∆Mn | Fn−1 ) = 0
Prévisibilité αn est Fn−1 -mesurable
Sortir ce qui est connu E(ZX | G) = ZE(X | G)
Changement de probabilité E′ (X) = E(ZX)
Processus densité Zn = E(Z | Fn )
1
Bayes conditionnel E′ (X | Fp−1 ) = E(Zp X | Fp−1 )
Zp−1
Probabilité risque-neutre (Sn /εn (U )) est une martingale sous P∗

18 Conclusion

Les trois premiers exercices reposent sur les mêmes idées :


1. écrire correctement la variation d’un portefeuille autofinancé ;
2. actualiser pour éliminer l’effet de l’actif sans risque ;
3. utiliser la définition d’une martingale et les propriétés de l’espérance condition-
nelle ;
4. construire une nouvelle probabilité grâce à une densité Z ;

14
Mathématiques financières Explications et propriétés

5. choisir cette probabilité pour que les prix actualisés deviennent des martin-
gales.
Ces notions forment la base du calcul des prix d’options en temps discret.

15

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