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TP Toux

La toux est un réflexe permettant d'éliminer les sécrétions et corps étrangers des voies respiratoires, et peut être causée par diverses maladies ou troubles. Elle se déroule en quatre phases : inspiratoire, compressive, explosive et de relaxation, et est régulée par plusieurs médiateurs chimiques. Les médicaments antitussifs se divisent en deux catégories selon leur action centrale ou périphérique, et les expectorants facilitent l'élimination des sécrétions bronchiques.

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La toux est un réflexe permettant d'éliminer les sécrétions et corps étrangers des voies respiratoires, et peut être causée par diverses maladies ou troubles. Elle se déroule en quatre phases : inspiratoire, compressive, explosive et de relaxation, et est régulée par plusieurs médiateurs chimiques. Les médicaments antitussifs se divisent en deux catégories selon leur action centrale ou périphérique, et les expectorants facilitent l'élimination des sécrétions bronchiques.

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ACTIVITE ANTITUSSIF

Définition
Dans les conditions normales, la toux est une expulsion brusque et bruyante de l’air contenu
dans les poumons afin de débarrasser des voies respiratoires des corps étrangers et des
sécrétions excessives.
Ce débarrassement se fait par le décollement du mucus. Il est propulsé en direction de la
trachée par le battement des cils de l'épithélium. Une toux persistante est souvent le premier
signe de maladies respiratoires (rhume, infections pulmonaires, asthme, maladie pulmonaire
obstructive chronique, fibrose pulmonaire et cancer du poumon) ou de troubles non-
respiratoires (reflux gastro-œsophagien et reflux postnasal) ou encore peut également être
idiopathique (d’origine inconnue) : c’est une toux pathologique.
La toux devient un phénomène reflexe lorsqu’elle est le résultat de la stimulation des nerfs
sensitifs des voies respiratoires.
Mécanique de la toux
La survenue de la toux dépend du lieu et du type de la stimulation et comporte quatre phases.
- Phase inspiratoire
Le diaphragme et les muscles intercostaux externes se contractent, créant une pression
négative autour du poumon. L'air se précipite dans les poumons ; les muscles abdominaux se
contractent pour accentuer l'action du diaphragme relaxant. Simultanément, les autres muscles
expiratoires se contractent. Toutes ces actions augmentent la pression de l'air dans les
poumons.
- Phase compressive
La phase compressive de la toux suit la phase inspiratoire initiale. Elle est liée à la contraction
des muscles expiratoires, essentiellement abdominaux et d'une fermeture pratiquement
simultanée de la glotte ; cette fermeture génère l’augmentation de la pression intrapleurale et
l’air intrathoracique est comprimé. La compression des voies aériennes permet le décollement
du film de mucus à l’évacuation et la propulsion des sécrétions
- Phase explosive
Le début de l’expiration commence par le relâchement des cordes vocales et l’ouverture de la
glotte. L'ouverture de la glotte s'associe à une mise en vibration des gaz intra-thoraciques et
des voies aériennes qui sont à l'origine du bruit de la toux avec une expulsion d'air, du mucus
et des particules étrangères.
- Phase dite de «relaxation»
Elle est caractérisée par une diminution de la pression intrathoracique associée à la relaxation
des muscles intercotaux et des muscles abdominaux et une bronchodilatation transitoire.
Médiateurs chimiques impliqués dans la toux
• Les peptides opioïdes (enképhalines) sont amplement représentés dans l’induction de la
toux. Les récepteurs opioïdes apparemment les plus impliqués sont les récepteurs de type |i et
ô mais les récepteurs de type |i expriment l’action antitussive de la plupart des opiacés.
• L’acide gamma-amino-butyrique (GABA) est également impliqué dans la régulation du
réflexe de toux ; les agonistes des récepteurs de type GABA-A exercent une activité
antitussive chez l’homme (Ex du baclofen).
• Le glutamate, par son action sur les récepteurs NMDA (N-methyl-D-aspartate), est à
l’origine de l’information excitatrice. La décharge de la neurotransmission glutamatergique
sont considérés comme la voie commune du déclanchement voire de l’entretien de la toux.
• La substance P améliore la sensibilité à la toux réflexe.
• La bradykinine provoque la toux et la bronchoconstriction.
• Histamine joue également un rôle important en modulant la sensibilité à la toux.
Différents types de toux
La toux est généralement classifiée pour certains en deux catégories en fonction de sa durée et
la production ou non de mucus. Ce sont : la toux aigüe et productive de durée inférieure ou
égale à 8 semaines et la toux chronique et non productive de durée supérieure à 8 semaines.
Médicaments antitussifs
Les médicaments antitussifs sont généralement classes en deux groupes selon leur site
d'action:
Les médicaments antitussifs centraux (Opiaces comme morphine et codéine) et les
médicaments antitussifs périphériques (anesthésiques comme le propofol, les
antihistaminiques). Les médicaments antitussifs périphériques agissent à l'extérieur du
systeme nerveux central (SNC) pour inhiber la toux, vraisemblablement en supprimant la
réactivité d'un ou de plusieurs recepteurs sensoriels vagaux qui produisent de la toux. Ils
agissent sur les récepteurs a l’irritation, soit par effet anesthésique, soit par blocage.
Ces antitussifs à action centrale ainsi que les médicaments à action périphérique sont destinés
à réduire la fréquence d'apparition et/ou l'intensité de la toux.
Expectorants
Ils augmentent la sécrétion bronchique ou réduisent la viscosité de cette sécrétion ; ce qui
facilite son élimination par la toux. Il s’agit des mucolytiques vrais et des muco-régulateurs.
Les mucolytiques vrais sont les dérives de la cystéine et les enzymes protéolytiques.
Protocole expérimental
Induction de la toux chez le rat par l ’ammoniaque liquide
L’expérimentation est conduite selon la méthode décrite par Xu et al., (1991) et Yeo et al.,
(2008) avec quelques modifications. Une grille est placée dans une cage. Sous cette grille, un
bol a été déposé. Cette grille sert de plateforme au déplacement de l’animal qui doit être
exposé à l’ammoniaque liquide. Trois millilitres d’ammoniaque liquide (25% NH4OH) sont
prélevés à l’aide d’une seringue puis verses dans le bol. Trente secondes après, l’animal est
mis sur la plateforme puis la cage est fermée hermétiquement. L’animal est exposé à
l’ammoniaque liquide pendant 2 minutes. Le rat est ensuite sorti de cette cage et place dans la
cage d’observation. Chaque toux est détectée par une observation visuelle de l’animal. Le
nombre de toux de l’animal est noté pendant 5 minutes.
Le temps d’observation est mesuré à l’aide d’un chronomètre. Les animaux dont la fréquence
de toux est comprise entre 15 et 25 sont retenus pour la suite de l’expérience.
- Pourcentage de fréquences de la toux
Repartir les animaux en deux lots de 6 chacun dont 3 males et 3 femelles. Les animaux du
premier lot (temoin) reçoivent per os 1 mL/100 g de poids corporel d’eau distillée et ceux du
second lot un antitussif, le dextromethorphane (20 mg/kg de poids corporel).
Une heure après l’administration des différentes substances, chaque animal est replacé dans la
cage contenant l’ammoniaque liquide (25 % NH4OH) pendant 2 minutes. Le rat est ensuite
sorti de cette cage et place dans la cage d’observation et le nombre de toux au cours des 5
premières minutes est enregistré.
Noter le comportement des animaux pendant cette période ( rougeur au nez souvent avec
écoulement de morve et des yeux rougis, éternuements par les changements de posture
(étirement des pattes avant et étirement vers l'avant du cou) et l'ouverture caractéristique de la
bouche associée a l’émission d’un son précis).
Le pourcentage de fréquences de la toux est calculé par la formule suivante :
Pourcentage de fréquences de la toux = (1-T / C) x 100
Ou T est le nombre de toux enregistre après traitement des animaux par le dextromethorphane
(DMT);
C est le nombre de toux émis par le lot témoin.
Pourcentage d’inhibition de la toux est calculé par la formule suivante :
Pourcentage d’inhibition de la toux = (C -T) /C x 100

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