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Cours 2

L'architecture vernaculaire, définie lors d'un colloque en 1979, est liée à l'identité territoriale et utilise des ressources et cultures locales. En parallèle, l'architecture savante, depuis Vitruve jusqu'à Alberti, a évolué vers une esthétique visuelle, souvent au détriment des considérations climatiques. Le mouvement hygiéniste du XIXe siècle a également influencé l'architecture moderne en intégrant des préoccupations de confort et de santé dans la conception des espaces.

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Cours 2

L'architecture vernaculaire, définie lors d'un colloque en 1979, est liée à l'identité territoriale et utilise des ressources et cultures locales. En parallèle, l'architecture savante, depuis Vitruve jusqu'à Alberti, a évolué vers une esthétique visuelle, souvent au détriment des considérations climatiques. Le mouvement hygiéniste du XIXe siècle a également influencé l'architecture moderne en intégrant des préoccupations de confort et de santé dans la conception des espaces.

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Architecture vernaculaire

La notion de l’architecture vernaculaire est récente , en


effet, les premiers essaie de définition datent de 1979 en
Europe. C’est un colloque à Plovdiv en Bulgarie, que le
comité International d’Architecture vernaculaire (CIAV) tente
de définir les caractéristiques et les enjeux de ce type de
construction. En règle générale, l’architecture vernaculaire
est inscrite dans un Territoire, elle appartient à celui-ci. Il y a
donc une notion d’identité qui est essentielle, C’est un
processus de conception qui prend en compte l’utilisation
des ressources et de la culture locales, ces deux modes
49
étaient des caractéristiques de la construction vernaculaire.
Architecture vernaculaire

50
Architecture savante
Les premiers traités d’architecture : quelques indications
sur l'environnement y figurent

Vitruve (50 avant J.C) : conseils sur

l'implantation des bâtiments « le choix


D’un lieu qui soit sain » (géographie,climat),
connaissances acoustiques empiriques
15

(théâtres grecs)

Alberti (1452) : De Re Aedificatoria , plan


des bains

Alberti « Les traités des périodes suivantes tendent à s’orienter sur la question
du « beau » en terme visuel »
« La règle et le modèle » de Françoise Choay, Seuil, 1979.
51
L’organisation symétrique du plan semble ignorer les différenciations climatiques et
lumineuses relatives aux orientations
-L’entrée principale orient l’édifice , les ouvertures sont indifférenciées selon les expositions
52
Conception hygiéniste
• Mouvement hygiéniste du XiX ème siècle
• Le constat d’une ville qui favorise l’insalubrité est
combattu
• à travers une vision « médicale »
• Il faut soigner la ville : amener l’air et la lumière là où
ils sont trop rares
• Georges Vigarello, le sain et le malsain, Editions du
Seuil,Paris 1993

La doctrine hygièniste a révolutionnée l'ensemble des sociétés occidentales tant ses


implications sont variées : médecine, architecture, urbanisme, etc.
On peut mettre à son actif les aouts, le ramassage des ordures, la prophylaxie, les17

bains publics, les crachoirs contre la tuberculose. Il entraîne le comblement de


certains bras de fleuves (Loire à Nantes, Seine à Paris).
C'est aussi à cette époque que se développe le thermalisme : la bourgeoisie se
rend à Deauville prendre des bains d'eau froide. De même, la mode est aux
constructions en fer et en verre : laisse passer la lumière, matieres "propres"

53
Avènement de la conception « moderne »

• Avènement des préoccupations relatives au confort


1
• La lumière a fait l'objet d'un intérêt plus grand
8

• que d'autres facteurs dans l'architecture raisonnée :


• il s'agit d'un phénomène d'ambiance manipulable
• (géométrie, optique, dessin)

54
1
8

exemple : A. Aalto, bibliothèque de Viipuri (1930-1935), réflexion sur les procédés


d'éclairage naturel. Le soleil se réfléchit sur les surfaces coniques des lanterneaux,
lumière diffuse sans ombre ni reflet. L'éclairage électrique était conçu par analogie à la
Lumière naturelle.

55
L’environnement dans le mouvement moderne
1
9

• Les dispositifs climatiques sont renouvelés et


participent au langage esthétique
– Exemple du « brise soleil »
façade climatique, isolation acoustique, etc.

56
Conception thermique

57
Conception thermique

La maison de demain présentée à la foire de


Ecole "de plein air" construite par
Baudoin et Lods Chicago en 1933 par l'architecte George fred Keck

à Suresnes : la quête du plein air et


Des ultraviolets associée à la
profusion de lumière

58
Conception thermique

Cette maison de verre et d'acier est de forme circulaire, comme trois fûts empilés les uns sur les
autres;
le tambour du haut étant le solarium, entouré d'une terrasse sur le toit circulaire.

Les pièces de vie de la maison sont toutes entourées de fenêtres, mais aucune d'elle ne s'ouvre.
L'air intérieur est conditionné, purifié et distribué par des conduits.
Toute la maison est à l'épreuve de l'eau et du feu, et comme la maison est circulaire
il n'y pas de coin où pourrait aller se loger la poussière.

L'étage de la pièce de vie est composé de blocs de noyer, et avec des finitions en bakélite.
59
Conception thermique

Au rez de chaussée se trouve un atelier, un hangar et une blanchisserie.


Ainsi qu'une salle de loisirs et un bar miniature.

La cuisine électrique est toute en métal inoxydable, en porcelaine et en verre.

A l'étage, la chambre principale est composée de fin de bloc de pin.

Le plancher de la chambre enfant est en carrelage fait en caoutchouc.

La salle de bains est composée de murs en verre blanc de Carrare, d'équipement en porcelaine blanche
et de carrelage rose en caoutchouc.
La décoration intérieure et les meubles sont étonnamment modernes, en harmonie avec le caractère
inhabituel de la maison.
60
Conception dite
“bioclimatique”

2
1

A la suite de la crise de l’énergie naît un courant tendant à réintroduire les valeurs


“écologiques” dans l’édification
Recherche du solaire “passif”
Développement de la HQE (haute qualité environnementale)
Quelques innovations intéressantes mais peu répandues dans la production de
masse
Approche souvent essentiellement “environnementaliste” (économie d’énergie, mythe
61 de la préservation de la nature)
• Glenn Murcutt : recherche d’une
adaptation de l’architecture à l’environnement
• climatique dans le site

62
Conception sensible et hautes
technologies (équipements et
matériaux)

Sophistication des
enveloppes

Recherche du confort dans les


années 50 : climatiseur

L’introduction des hautes technologies dans la construction entraine d’autres


innovations ayant des conséquences sur le confort sensible et l’esthétique
architecturale
Juxtaposition de technologies récentes et réinterpétation d’anciens dispositifs

63
Approches physiques de l’environnement pour l’architecture

Les facteurs d'ambiance de l'architecture traditionnellement


considérés sont :

•l'environnement climatique lié au site : chaleur, froid, vent, ensoleillement,


humidité :
thermique
•l'environnement lumineux naturel et artificiel : éclairagisme
•l'environnement sonore intérieur et extérieur : acoustique

64
Qualités environnementales humaines et notion de « confort »
• Ensoleillement : possibilité de profiter du soleil, apports de chaleur gratuits +
protection solaire en saison chaude;
• Qualification du champ visuel : qualité de lumière et d'ombre,
qualité de vision et d’éclairement naturel;

• Acoustique et paysage sonore : isolement au bruit aérien et solidien


mais aussi qualité des contacts auditifs, qualité sonore interne des locaux
spécialisés ou non;

• Thermo-hygrométrie et ventilation : confort d'été et d'hiver


Qualités olfactives et respiratoires : pureté de l'air des locaux mais aussi
ventilation naturelle.

65
Les sens et les processus perceptifs

Les approches de la perception

66
PERCEVOIR

• La perception est le phénomène psychologique qui nous relie au


monde sensible par l'intermédiaire de nos sens.

67
Les facteurs d'ambiance architecturale font interagir tous les sens :

• l'environnement climatique d’un site : chaleur, froid, vent,


ensoleillement, humidité

–-> sens du toucher et sens thermique (métabolisme)
• l'environnement lumineux naturel et artificiel :
• sens de la vue
• l'environnement sonore intérieur et extérieur
–-> sens de l’ouïe
• Le mouvement traverse ces trois domaines de
• sensibilités
–-> rôle de l’espace, des formes construites, des
–durées et genres d’usage

68
L’architecture s’adresse à tous les sens plurisensorialité
simultanée de l’expérience...
mais dans l’analyse, on découpe le monde perçu selon
chaque organe sensoriel

69
Les organes sensoriels Les organes sensoriels
externes renseignent sur : internes
renseignent sur :
Goût Proprioception
Odeur Température
Ouïe (acoustique) Douleur
Toucher (haptique) Déplacement
Vue (optique) Orientation
Dépendance /indépendance
du champ

Une fonction importante du cerveau est de traiter l'information reçue par les récepteurs
sensoriels. Contrairement aux idées reliées, les sens que peut capter le cerveau ne sont
pas limitées à cinq. Outre la vue, l'ouie, le toucher, l'odorat, et le gout,le cerveau peut
recevoir d'autres informations sensorielles comme la température, l'équilibre, la position
des membres, ou la composition chimique du sang. Toutes ces variables sont directes par
des récepteurs spécialisés qui transmettent les signaux vers le cerveau. Certaines
espèces peuvent détecter des sens supplementaires, comme la vision infrarouge des
serpents.

70
Les approches des sens et du sensible
Psycho-physique
Neuro-physiologie

Acoustique Psychologie Science


physique sensible cognitive Philosophie
Eclairagisme
Thermique, … Esthétique
Phénomènes ambiants
:
-lumière
-
son
-
thermo-aéraulique
social

31
Anthropologie, Ethnologie,
Sociologie

71
5 approches de la perception humaine
1 / Approche philosophique
Qu’est ce que percevoir ? Quelles relations entre connaissance et
expérience, objet et sujet ? Qu’est ce que je perçois ? Comment je perçois
? (Aristote, Descartes, Hume, Locke, Bergson, Husserl, Merleau Ponty…)

–Objet perçu et phénoménalité du monde vécu (phénoménologie),


• question de la dualité objet / sujet,
• question de l’atomisme des sensations faisant aller du simple vers le
complexe,
• Le primat de la perception signifie un primat de l’expérience, dans la
mesure où la perception revêt une dimension active et constitutive
(PAS UNIQUEMENT RÉCEPTIVE)
(Merlau Ponty)

72
Temps, espace, mesure de la perception

Les phénomènes perceptifs ne possèdent pas d'échelle de mesure continue.

Ce sont avant tout des phénomènes temporels, c'est-à-dire que leur mesure n'est
pas constante pour tous les instants (t).

L'ouïe et la vue sont les deux sens qui nous


transmettent des informations importantes sur le
temps et sur l'espace.

De même que la durée, les


distances
entre les objets peuvent faire
l'objet d'une perception.

73
• 2 / Psychologie de la perception
• (Gestalt-théorie, Strauss, Gibson,…)
–Comment s’effectue la perception :
–groupement, formes, mémoire, imagination,
–expérience, action

• L’activité perceptive est organisatrice :


• identifier des lois d’organisation perceptive
• (exemple : figure / fond)
–« Il n'y a pas de perception sans forme » 3
3

–(Gestalt-théorie)

74
Les courants inspirés de la
Psychologie de la forme (Gestalt)
ont cherché à comprendre au début
du 20 ème siècle comment se

structurait la perception autour de


principes généraux. Par exemple,
selon le principe de clôture, une
forme sera plus facilement perçue
(visuellement) si elle est « fermée »
que si elle est « ouverte ».

34

75
•La perception tend à donner forme à notre environnement :
-l'oeil stabilise la vision ambulante et les flux de lumière qui
varient sans cesse

-le système auditif gomme certains sons, en valorise d'autres


-l'activité métabolique stabilise la température interne du corps

76
3-Approche psycho-physique
La psychophysique (Weber) est une branche de la psychologie expérimentale
qui cherche à déterminer les relations quantitatives qui existent entre
un stimulus physique et la perception qu’on en a.
La psychophysique s’intéresse aux sens psychologiques tels que la vue, l’ouïe,
le toucher (plus rarement l’odorat ou le goût), mais aussi a des sensations
comme la perception du temps ou du mouvement. La psychophysique c’est la
science exacte des relations fonctionnelles de dépendance entre le corps et
l’esprit. (Fechner).

Notion de seuil
Il s’agit de la limite à partir de laquelle un individu n’est plus capable de dire si
une stimulation est présente ou non. Par extension, c’est aussi au dessous
duquel il ne parvient pas à distinguer deux stimulations.

77
Tous les systèmes sensoriels peuvent être étudiés par la mesure des seuils

Le seuil absolu
C’est la plus petite intensité du stimulus capable de déclencher des
potentiels d’actions dans les fibres nerveuses sensorielles. [Grandeur
physiologique].
Le seuil de perception
C’est la plus petite intensité du stimulus capable d’évoquer une sensation
[Grandeur psychophysiologique] (capable de dire qu’il s’est passé quelque
chose mais pas capable de dire ce qui a été dit). Il correspond à la plus petite
valeur d’intensité d’un stimulus qui, statistiquement, est décelée dans 50%
des cas. Il s’agit d’une sensation dans laquelle on apprécie seulement la
présence ou l’absence d’un stimulus si bien qu’on l’appelle
quelquefois « seuil de détection ». [Notion de sensibilité augmentée].
78
3/ Approche psycho-physique
Perception et processus physiques

• Par nos sens nous éprouvons une information directe sur le


monde : lumière, son, toucher, obstacles matériels...
• la chaleur et la lumière résultent de rayonnements dont les
longueurs d'onde sont différentes et auxquelles la peau et l'oeil
• sont spécifiquement sensibles
• le son résulte des variations de pression atmosphérique
auxquelles l'oreille est sensible

critères physiques importants pour le perçu :


Intensité, fréquence, composition spectrale, rythmes,
, mode de répartition

Le rayonnement et la notion de masse, tiendraient une


première place dans notre perception profonde de la NATURE
79
mesure physique et signification perceptive
• Contribution de Weber et Fechner (1801-1887)
–Peut-on établir des lois de la perception mettant en relation intensité
physique des stimulations et perception ?

• Exemple du décibel (son), du candela (lumière)


• Loi générale de Weber et Fechner : « la sensation croît comme le
logarithme de l’excitation »

• Exemple : si une excitation « X » (un signal lumineux ou sonore) est doublée

en quantité, l’intensité perçue ne sera non pas doublée


3
7
mais sera

augmentée seulement de la valeur lorgarithmique de 2, elle ne sera pas

égale à 2 X mais à X plus 10 log 2 soit X + 3


– Ainsi 60 dB (décibel) + 60 dB ne font pas 120 dB mais 63 dB en terme de
sensation auditive

80
Mais cette loi n’est vérifiée que très partiellement : variation selon registre sensoriel et registre d’intensité
Cette théorie a deux points faibles:

Définition théorique du seuil absolu : [Link] loi de Weber n'est qu'une


c'est la plus petite valeur perçue d'un approximation.
stimulus 2. ll postule que l 'intensité d'une
unidimensionnel. Sensation (S) peut se mesurer
Définition opérationnelle : c'est la par un nombre
plus petite valeur perçue dans d'échelons différentiels.
50% des cas.

81
Relation quantité / qualité physique / sensible
• La qualité semble prévaloir sur la quantité en tant que facteur déterminant
dans le processus de l’évaluation perceptive.

• le critère d'intensité n'est pas le seul critère pour caractériser du


sensible
• Il n'y a pas de relation simple entre l'appréciation subjective et le
phénomène physique.

conséquences :
Il faut considérer les rapports entre phénomènes (principe de relativité)
Considérer les conditions d’apparition des phénomènes (principe de
temporalité ou rythme).
82
Du point de vue de la perception, tout phénomène est construit en
référence au champ dans lequel il s'inscrit

• Une paroi peut paraître uniformément éclairée bien que sa luminance


puisse être 20 fois plus élevée au voisinage des ouvertures.
• Les phénomènes d'attente et de constance de forme interviennent
dans notre interprétation des variations que présentent les
luminances du champ.
• Nous ne sommes pas de simples récepteurs réagissant à des
stimulus extérieurs

de sorte que les surfaces des objets sont perçues comme étant homogènes et
uniformément éclairées tant que le gradient (taux de variation) de leur luminance
conserverait un caractère "naturel' et approprié à la forme des objets vus.
83
4 / Neuro-physiologie et cognition
Comment cela se passe entre stimulations « extérieures » et le cerveau ?`
Le cerveau est un SIMULATEUR d'action qui utilise la
MEMOIRE pour PREDIRE les conséquences de l'action

84
La perception est liée à l'action,
elle n’est pas contemplation à partir d’un point
fixe

• La perception est liée à la


motricité : le mouvement du
corps et de la tête délimitent
les seuils du champ de vue
• Importance du
mouvement (Berthoz) 4
2
• comme intégrateur
• plurisensoriel

85
5/ Approches humaines et sociales Espace sensible et
société

•Sociologie, Anthropologie, Ecologie (Simmel, Hall,


Goffman)
–Comment les interactions sociales utilisent-elles les ressources
sensibles ?
–Observation des conduites humaines en société et situées en
contexte (visuel, sonore, etc.)
–Importance de ces travaux pour la conception : exemple des
travaux de E. T. Hall sur la « proxémie » (distances sociales et
sensibles dans les espaces construits).

43

86
Les 4 distances selon E. T. HALL (« La dimension cachée »)
« L’intensité de la voix est une source d’information ordinaire sur la distance
qui sépare deux individus »
intime personnelle sociale publique

Mode proche : Mode proche : Mode proche :


Mode proche :
45 à 75 cm, « on 120 cm à 210 360 à 750 cm,
la voix joue un
rôle mineur, le peut l’imaginer cm hauteur de on peut fuir, la
toucher domine sous la forme voix normale voix est haute
d’une petite jusqu’à 6 m,
sphère limite du
protectrice » pouvoir sur
autrui

Mode éloigné : Mode éloigné : Mode éloigné :


Mode éloigné :
75 à 125 cm, à 210 à 360 cm, >7,5 m, à partir
15 à 45 cm, le
murmure longueur de on allonge le de 9 m, les
bras, limite cou, élever la subtilités de la
d’emprise sur voix ou crier voix échappent
autrui ramène à la comme les
distance gestes et
personnelle l’expression des
détails : on doit
exagérer les44
signes
87
CONTRÔLE PHYSIQUE

88
Moyen de mesure de la température
des ambiances
Les thermocouples
Étymologie et Historique : Du grec therme signifiant chaleur, et couple
désignant deux choses de même espèce, mais avec des différences. En
1905 thermo-couple . L'anglais thermocouple est attesté en 1890.

Dans un circuit fermé constitué de deux conducteurs de nature


différente, il circule un courant lorsqu'on maintient entre les deux
jonctions une différence de température.
Ce phénomène est en relation avec les trois effets thermoélectriques
dans les métaux :

89
Moyen de mesure de la température
des ambiances
L'effet Seebeck

Thomas Johann Seebeck (1770-1831) est le premier à avoir mis en


évidence les effets thermoélectriques de production de courants qui se
manifestent dans un circuit constitué de deux métaux dont les deux
soudures se trouvent à des températures différentes. Il ne manqua pas de
noter le phénomène provoqué par une différence de température le
long d'un conducteur homogène ; phénomène qui sera redécouvert
trente ans plus tard par William Thomson et qu'on appellera Effet
Thomson.

90
Thermocouples
L'effet Peltier

Jean Charles Athanase Peltier, physicien français (1785-1845),


abandonne la profession d'horloger à l'âge de trente ans pour se
consacrer à la recherche en physique ; il est connu pour sa découverte
en 1834 de l'effet Peltier : lorsqu'un courant électrique passe dans une
jonction de deux conducteurs de métaux différents, on observe une
augmentation ou une baisse de température selon le sens du courant ; la
quantité de chaleur dégagée ou absorbée étant proportionnelle à
l'intensité du courant. C'est, en quelque sorte, l'inverse de l'effet
Seebeck. Le passage d'un courant peut donc absorber de la chaleur ; on
utilise cet effet dans certains petits réfrigérateurs ou pour le
refroidissement de circuits électriques.
91
Thermocouples
L'effet Thomson

Découvert par lord Kelvin (alors sir William Thomson) - mais déjà noté
par Seebeck -, qui en a reconnu l'existence par expérience après l'avoir
démontré théoriquement. C'est une sorte d'effet Peltier, mais entre des
portions contiguës d'un même barreau de métal. L'effet Thomson se
rapporte à la production - ou à l'absorption - de chaleur provoquée par
le passage d'un courant dans une portion de conducteur, en présence
d'une différence de température entre les extrémités du tronçon.

92
Thermocouples
Soudure chaude

Jonction de l'ensemble thermocouple soumis à la température à


mesurer : c'est la jonction Capteur.
Soudure froide

Jonction de l'ensemble thermocouple maintenu à une température


connue ou à 0 °C : c'est la jonction Référence.

93
Thermocouples
Lorsque deux fils composés de métaux différents sont raccordés à
leurs extrémités et que l'une d'elles est chauffée, il se produit une
circulation de courant continu dans le circuit. C'est l'effet
Thermoélectrique.

Circuit coupé et en chauffant la jonction des deux métaux différents A


et B, une tension eAB apparaît ; elle est fonction de la température de
la jonction et de la composition des deux métaux.
Tous les métaux dissemblables présentent cet effet.

94
Thermocouples

95
Thermocouples

96
Thermocouples
Constantan
Alliage de cuivre et de nickel caractérisé par une résistance
électrique pratiquement indépendante de la température, et
convenant donc à la construction de résistances électriques. Le
cuivre et le nickel étant deux métaux parfaitement isomorphes,
ils sont donc miscibles à l'état liquide en toutes proportions. La
courbe des conductivités de l'alliage, en fonction de la proportion
de cuivre et de nickel, présente un aspect typique avec un
minimum très accentué autour du point 50%,

97
Thermocouples
Constantan
et une croissance très rapide lorsqu'on approche des métaux purs.
Dans la pratique, on utilise généralement un alliage à 60% de
cuivre et 40% de nickel, d'une résistance spécifique de 0,5
Ω/mm²/m.

Ces deux métaux peuvent également former un alliage par simple


diffusion sans passer par la phase liquide. L'expérience a été réalisée
par Bruni, qui chauffait un fil de cuivre sur lequel avait été déposée
une couche de nickel. La résistance de l'ensemble augmentait très
nettement par suite de la formation du constantan.

98
Thermocouples
Thermocouple de type B

Bien qu'ils soient donnés pour une plage théorique de 0 à 1820°C,


les thermocouples de type B présentent une zone de difficulté de
calcul et d'incertitude entre 0 °C et 100 °C pour laquelle la tension
thermoélectrique fluctue entre -0.003 mV et +0.003 mV
(0 à 50 °C) puis croît très doucement jusqu'à 0.033 mV à 100 °C.

99
Thermocouples
Thermocouple de type B
Pour pouvoir effectuer des calculs avec certitude et obtenir une
précision de 1 °C dans cette zone, il serait nécessaire de disposer
d'un moyen de mesure d'une résolution d'au moins 0.01 µV pour
une précision de 0.1 µV, mais la table ITS-90 pour le type B ne
donne qu'une précision de 1 µV.

La plage d'utilisation normalisée est de +600 à +1700°C


Les limites basses seront donc de 100 °C ou 0.033 mV.
Les thermocouples de type B sont communément
nommés :Thermocouples 18%.

100
Thermocouples
Un des thermocouples le plus utilisé est le Chromel-Alumel ou
Thermocouple de Type K. Il possède une plage de mesure étendue
(-100 à + 1370 °C), une force électromotrice importante (41310
µV à 1000 °C avec soudure froide à 0°C) et une courbe que l'on
sait très bien linéariser pour obtenir sur toute l'étendue de mesure
des précisions meilleures que 0,2%.
Alumel
Alliage composé de 95% de nickel, 2% d'aluminium, 2% de
manganèse et 1% de silicium.
Chromel
Alliage composé de 80% de nickel et 20% de Chrome.

101
102
103
Sonde de platine
La sonde Pt 100 est un capteur de température qui est utilisé
dans le domaine industriel (agroalimentaire, chimie,
raffinerie…). Ce capteur est constitué d’une résistance en
Platine. La valeur initiale du Pt100 est de 100 ohms
correspondant à une température de 0°C.
Principe de mesure : relation Résistante / Température

104
Sonde de platine
Avec, RT = résistance du thermomètre à la température T.
R0 = résistance du thermomètre à 0°C. T= la température en °C.
A = 3.9083*10-3 et B = -5.775*10-7 Cette relation s’utilise pour
les températures au dessus de 0°C.

On a mesuré la résistance R(T) et nous avons trouvé une valeur de


119 Ω, calculer la température de ce lieu.
On considère dans la marge de la température 0 à 100°C, qu’il y a
une relation linéaire entre la résistance et la température c.à.d.
R(T)/R0 = A*T

105
Thermomètre Infrarouge

106
Thermomètre Infrarouge

Le thermomètre infrarouge est un thermomètre utilisé pour


diagnostiquer, inspecter et vérifier n’importe quelle température.
Grâce à son système optique élaboré, il permet une prise de
mesure facile et précise de petites cibles éloignées. Il se dispose
d’une mémoire interne pouvant enregistrer jusqu’à 20 mesures.

107
Thermomètre Infrarouge
Un thermomètre infrarouge mesure la température de surface d’un
objet.
La lentille optique de l’appareil capte l’énergie émise, réfléchie et
transmise par l’objet. Cette énergie est collectée et concentrée vers
un détecteur. L’électronique de l’appareil traduit cette information
en une température qui est ensuite affichée sur l’écran LCD. Pour les
appareils dotés d’un laser, celui-ci ne sert qu’à viser l’endroit dont
on souhaite connaître la température.

108
Thermomètre Infrarouge

109
Thermomètre Infrarouge

110
Thermomètre Infrarouge

111
Thermomètre Infrarouge

112
Thermomètre Infrarouge
Réglage avant la prise de mesure
Avant d’effectuer des mesures de température, il est conseillé de
procéder à quelques réglages :
- Régler l’unité technique (°C ou °F)
- Régler la prise de mesure en continu (On ou Off)
- Régler l’alarme (On ou Off)
Pour régler ces 3 paramètres, il faut ouvrir la trappe à pile en
poussant de part et d’autre de la gâchette. Il n’est pas nécessaire de
débrancher la pile pour procéder à ce réglage.

113
Thermomètre Infrarouge
Régler l’unité technique
Régler le sélecteur d’unité technique vers °C ou vers °F à
l’aide d’un tournevis fin.
Régler la prise de mesure en continu
Ce réglage permet de le laisser continuellement en mesure. Il
ne s’éteindra pas au bout de 7 secondes.
Régler le sélecteur sur On (mesure en continue active) ou
sur Off (mesure en continue inactive) à l’aide d’un tournevis
fin.

114
Thermomètre Infrarouge
Emissivité
L’émissivité est la capacité d’un matériau à émettre de l’énergie

infrarouge. La majorité des matériaux organiques et des surfaces


peintes sont des bons émetteurs, avec une émissivité de 0.95
environ.

Mais les surfaces brillantes ou polies ont une faible émissivité et il


faut donc utiliser l’une des techniques suivantes pour obtenir des
mesures précises.

115
Thermomètre Infrarouge
Emissivité
Si la température de surface est inconnue : recouvrir la surface de
ruban adhésif (jusqu’à 150°F ou 66°C) ou la peindre en noire mat.
Ces deux matériaux ont une émissivité de 0.95 environ.
Si la température de surface est connue : pendant que vous mesurez la
cible, ajuster la valeur d’émissivité jusqu’à ce que la température lue
soit égale à la température correcte connue, et prenez note de cette
valeur. Reportez-vous au tableau ci-dessous pour les valeurs
d’émissivité des matériaux spécifiques.

116
Thermomètre Infrarouge

117
Psychromètre à fronde

118
Psychromètre à fronde

119
Psychromètre à fronde
Le psychromètre est un mesureur multifonctionnel. Avec ce
psychromètre vous pourrez détecter les conditions
environnementales (température et humidité relative) et
simultanément la température superficielle des parois ou autres
matériaux à travers le capteur de température externe (inclus dans
la livraison) ou la mesure infrarouge.
Le psychromètre vous fournit l'information supplémentaire, telle
que le point de rosée (température du point de rosée) ainsi que
la température du bulbe humide. Les valeurs de mesure peuvent se
lire directement sur l'écran; vous pouvez enregistrer les valeurs
maximum et minimum ou les transférer en temps réel au PC ou
portable pour une évaluation postérieure. Cela vous permet par
exemple de prévenir la formation de moisissure des aliments dans
les entrepôts.
120
Psychromètre à fronde

Ce mesureur est aussi utile pour le secteur de la construction.

De nombreux professionnels se plaignent de ne pas avoir un outil qui


puisse mesurer les conditions environnementales et simultanément la
température d'un mur (intérieur et extérieur).

121
Contrôle de l’humidité
Dans un bâtiment, l'humidité peut être d'origine naturelle, accidentelle
ou liée à un défaut d'entretien. Elle cause différents dommages :

 Diminution importante de l'efficacité de l'isolant,


 Dégradation des enduits et peintures,
 Développement des moisissures et des efflorescences, pourrissement
des structures en bois,
 Eclatement des pierres ou des briques sous l'effet du gel de l'eau,
corrosion des aciers du béton armé.
 Evaluer l'humidité peut permettre d'éviter ces dégradations.

122
L’humidité en bâtiments

Des testeurs d'humidité (ou humidimètres)

permettent de la mesurer. Si elle s'avère trop élevée, des remèdes sont


possibles. Selon l'origine du problème, il sera nécessaire de colmater
des fuites, poser un drain le long du mur, injecter une barrière étanche
contre les remontées capillaires, faire tomber des enduits imperméables
ou installer un système d'électro-osmose.

123
Les origines de l'humidité
Condensation : elle apparaît au niveau des zones dites “froides”
(avec des défauts d'isolation), en particulier dans les locaux soumis à
une production de vapeur (cuisines, salles d'eau, pièce où sèche le
linge) et peu ou non ventilés. Il suffit de quelques degrés de
différence entre la température de la paroi et celle de l'air pour que la
vapeur d'eau se transforme en eau. Ce phénomène a souvent lieu sur
une surface froide (vitre, mur ou plancher mal isolé...) mais peut
également survenir à l'intérieur d'un mur puisque la vapeur d'eau
traverse la plupart des matériaux de construction.

124
Les origines de l'humidité

L'isolation et la ventilation permettent une réduction importante de


la condensation à la surface des parois. En revanche, les ponts
thermiques demeurent un point faible : linteaux, tableaux de
fenêtres, coffre de volet roulant...sont autant de zones privilégiées
pour la fuite des calories.
On peut alors y déceler des traces de condensation.

125
Les origines de l'humidité
Remontées capillaires (ou humidité ascensionnelle) :
Ce phénomène se produit dans des matériaux de construction
poreux, c'est-à-dire dont la structure présente de nombreuses cavités
de faible dimension. Ces cavités sont souvent reliées entre elles et
forment de très longs canaux appelés capillaires. La migration de l'eau
qui se produit du bas vers le haut, peut atteindre plusieurs mètres.
Elle est particulièrement active dans les murs enterrés qui sont en
contact avec le sol humide. Les matériaux très peu poreux comme le
granit ou qui présentent des cavités importantes comme la pierre
meulière ne sont pas sujets à ce phénomène.

126
Les origines de l'humidité
Infiltrations directes : elles surviennent sur une façade exposée
à la pluie (dont la force de pénétration peut être renforcée par le
vent), aux gouttières ou aux descentes d'eau qui fuient, dont le mur
est composé de matériaux capillaires et l'enduit dégradé ou fissuré.
Lorsqu'un mur présente des signes persistants d'humidité
(dégradation du plâtre, salpêtre...), il faut proscrire la pose
d'un isolant avant d'avoir identifié les causes des désordres
et procédé aux travaux nécessaires. Posée sans précautions,
une isolation sur un mur humide est peu efficace et sa
durée de vie limitée. L'isolation ne doit jamais être utilisée
pour maquiller un mur à problèmes.

127
Les origines de l'humidité

128
Les solutions pour réparer et améliorer
Contre la condensation
➔ Réduire la production de vapeur : en particulier si les
douches sont très chaudes et en cas de recours intensif à la cuisson à la
vapeur. Si possible, faire sécher le linge à l'extérieur.
➔ Supprimer les zones froides : L'isolation thermique par
l'extérieur est la plus efficace pour traiter les ponts thermiques (zones
froides de déperditions de chaleur, qui peuvent entraîner la
formation de condensation). Le remplacement des simples vitrages
par des doubles aura pour effet de relever la température de la face
vitrée en contact avec la pièce et de changer les conditions de
condensation.

129
Les solutions pour réparer et améliorer

La ventilation et le chauffage du logement : une ventilation


générale et permanente permet d'évacuer une grande partie de la
vapeur d'eau.

L'air extérieur est généralement moins humide que l'air intérieur, il se


charge de vapeur et l'évacue en continu. Le réchauffement de l'air
extérieur pénétrant à l'intérieur augmente sa capacité à contenir de la
vapeur d'eau sans que celle-ci ne condense. En hiver, il est donc
nécessaire de chauffer de manière régulière.
Minimisation des ponts thermiques dans le bâtiment.

130
Les solutions pour réparer et améliorer

131
Types des ponts thermiques en
bâtiment
Un pont thermique est un point faible dans l’enveloppe
thermique d’un bâtiment. Il facilite la transmission de la
chaleur du volume chauffé. Les points faibles dans l’enveloppe
apparaissent si :
L’enveloppe thermique est interrompue. Par exemple, car
elle est pénétrée totalement ou partiellement par un élément
du bâtiment qui a une performance thermique moins élevée.

Par exemple, les poutres en I en bois dans une structure


légère.

132
Types des ponts thermiques en
bâtiment

Ce type de pont est appelé pont thermique constructif

133
Types des ponts thermiques en
bâtiment
L’enveloppe thermique change de direction.
Par exemple le rapport mur extérieur/mur intérieur:

C’est un pont thermique géométrique.


134
Types des ponts thermiques en
bâtiment
L’épaisseur de la structure est différente ;
S’il s’agit d’un pont thermique linéaire, son symbole est ψ, il
s’exprime en W/m.K.

135
Types des ponts thermiques en
bâtiment
S’il s’agit d’un pont thermique ponctuel, son symbole est χ, il
s’exprime en W/K,

136
Types des ponts thermiques en
bâtiment
Dans un bâtiment, les points faibles peuvent donc être localisés
aux :
Raccord de parois : points n°1
Mise en œuvre des fenêtres : points n°2
Traversées de l’enveloppe : points n°3

137
Les solutions pour réparer et améliorer
Contre les remontées capillaires
➔ Le drainage : destiné à lutter contre les remontées capillaires,
il consiste à créer un chemin préférentiel pour l'écoulement des
eaux d'infiltrations qui imprègnent les terrains en contact avec les
parties enterrées des bâtiments (fondations, caves). Les drains
évacuent une partie de l'eau et limitent leur contact avec les
ouvrages enterrés. Cette solution est à envisager dans un terrain peu
perméable :
l'eau suivra la pente de la fouille et rejoindra le drain.
Les drains sont reliés à un réseau conçu pour évacuer les eaux
collectées vers un point bas assurant ainsi leur écoulement.

138
Les solutions pour réparer et améliorer

139
Les solutions pour réparer et améliorer
Dégagement de la base des murs
Les murs des constructions anciennes comportaient à leur base
un assemblage de pierres très peu poreuses (granit, silex)
destinées à empêcher les remontées capillaires. Les murs
étaient ensuite élevés avec des pierres plus poreuses (calcaire
par exemple) sans risque de remontée d'humidité. Avec le
temps, par apports progressifs de terre autour du bâtiment
(jardinage, cultures...),
140
Les solutions pour réparer et améliorer

le niveau du sol a pu être remonté jusqu'à venir recouvrir les


premiers rangs de pierres calcaires. Par infiltration, cette partie
du mur s'est trouvée en contact avec l'eau et l'humidité
ascensionnelle a pu se développer. Le remède à la situation
consiste dans ce cas à simplement dégager la terre pour
retrouver le niveau initial et redonner son efficacité à la
coupure de capillarité.

141
Les solutions pour réparer et améliorer
Coupure de capillarité
Dans les murs non conçus à l'origine avec une coupure de
capillarité, il est possible de créer un tel dispositif par différents
moyens. Leur efficacité repose sur la continuité de la barrière
réalisée. Un des moyens consiste à réaliser une barrière étanche
à l'eau ascensionnelle par l'injection de mortier bouche-pores
ou hydrofuge dans des trous percés à la base du mur.

142
Les solutions pour réparer et améliorer

Cette technique est envisageable pour des murs relativement


homogènes ne présentant pas de cavités importantes mais est
inefficace pour des murs maçonnés avec des éléments creux
comme des briques ou des blocs en béton.

143
Les solutions pour réparer et améliorer

144
Les solutions pour réparer et améliorer

145
Les solutions pour réparer et améliorer
L'électro-osmose inverse
L'humidité ascensionnelle s'accompagne d'une différence de
potentiel électrique entre le mur et le sol. En plaçant une
électrode positive dans le mur et des électrodes négatives dans le
sol, le champ électrique est inversé et l'humidité dirigée vers le
sol. Cette opposition est créée soit en utilisant des métaux choisis
pour engendrer une pile électrique entre le mur et le sol, soit en
ajoutant une batterie électrique.
146
Les solutions pour réparer et améliorer

147
Les solutions pour réparer et améliorer
Siphons atmosphériques : ce procédé favorise l'évaporation
de l'eau contenue dans un mur humide. Pour que cette
méthode fonctionne correctement, l'air doit être contraint de
circuler dans ces dispositifs afin d'évacuer la vapeur d'eau qui
arrive à la surface interne des tubes.

148
Contrôle humidité du bâti traditionnel
Le bâti traditionnel ou ancien est celui construit avant la première
guerre mondiale. Celui construit de manière classique porte
abusivement le même nom, il convient plutôt de parler de bâti
conventionnel lorsqu'il s'agit de désigner les constructions d'après
la première guerre mondiale.

Ce bâti conventionnel a répondu à des besoins dans l'urgence de


logements liés aux reconstructions d'après guerres, fondées sur la
préfabrication, essentiellement avec du béton armé et du parpaing.
Dans cette industrialisation des constructions, le concept
d'isolation n'existe quasiment pas, de même que la prise en compte
du climat.

149
Contrôle humidité du bâti traditionnel
Au contraire, le bâti traditionnel est souvent basé sur une démarche
bioclimatique, une recherche des apports gratuits, un bon sens qui
consistait par exemple pour les fermes, à stocker le foin dans les
greniers, ce qui constituait une bonne isolation pour la saison froide
ou encore à bénéficier de la présence d'animaux dans les étables.
Parmi les constructions traditionnelles, on compte notamment

la terre crue (pisé, torchis, bauge, adobe, brique crue) et la pierre.

150
Contrôle humidité du bâti traditionnel

Bauge Torchis Adobe

Pisé
151
Contrôle humidité du bâti traditionnel

Les parois des constructions anciennes, à condition qu'elles n'aient


pas subi de travaux inopportuns, possèdent souvent un équilibre
hygrothermique (relatif à l'humidité et à la chaleur), qui doit être
préservé au risque de les dégrader. C'est une grave erreur
constructive que de stopper les transferts d'humidité dans les parois
des bâtiments anciens. Les surfaces étanches (enduits ciments,
trottoirs ou dallages extérieurs en ciment) sont donc à proscrire.

152
Contrôle humidité du bâti traditionnel

Dans le cadre d'une amélioration thermique des murs perspirants


(c'est-à-dire permettant le passage de la vapeur d'eau, comme la
terre crue ou certains types de pierre), la compatibilité des
matériaux devra être recherchée. La plupart des isolants d'origine
végétale ou animale, présentent cette capacité de perspiration, ce
qui n'est pas le cas de la laine de verre associée à son pare-vapeur ni
du polystyrène ou du polyuréthane.

153
Contrôle humidité du bâti traditionnel
Les murs en terre crue sont particulièrement sensibles à l'eau, ils
doivent donc en être convenablement protégés. Les toits des
maisons en terre sont généralement débordants pour repousser au
maximum la pluie. Les soubassements quant à eux sont réalisés avec
d'autres matériaux et les murs peuvent être enduits. Les murs et les
soubassements supportent l'humidité à condition qu'elle puisse
s'évaporer.

154
Contrôle humidité du bâti traditionnel

155
Contrôle humidité du bâti traditionnel

Un pare-vapeur est nécessaire chaque fois que de la vapeur


d'eau risque de se transformer en eau à l'intérieur même d'un
mur. On dit alors que le point de rosée (point de condensation
pour cause de refroidissement) est dans le mur.

Cette situation se produit quand la succession des matériaux du


mur de l'intérieur vers l'extérieur n'est pas favorable à la
dispersion de l'humidité.

156
Contrôle humidité du bâti traditionnel

C'est-à-dire quand ils ne présentent pas une perméabilité


suffisamment croissante à la vapeur d'eau de l'intérieur vers
l'extérieur. Dans ces circonstances, seul un pare-vapeur est
censé éviter que le mur ne se sature d'eau de condensation.

157
Contrôle humidité du bâti traditionnel
Beaucoup plus que par l'extérieur, la pose d'un isolant par
l'intérieur sur un mur ancien favorise des condensations
importantes dans l'isolant. L'utilisation d'un film pare-vapeur
ne résout qu'en partie ce problème car sa parfaite
étanchéité n'est que théorique. En effet, agissant comme
un entonnoir, il a pour effet de concentrer la vapeur d'eau qui
migre de l'intérieur vers l'extérieur ainsi que la condensation
dans les zones où il est discontinu.

158
Contrôle humidité du bâti traditionnel
comme les liaisons entre les passages de gaines électriques, les
liaisons entre les planchers d'étage et les murs ou encore les
pourtours des fenêtres.

Dans un mur ancien, l'humidité arrive aussi par le sol. La présence


d'un pare-vapeur empêche son évaporation par l'intérieur, ce qui a
pour conséquence de l'entraîner plus haut dans le mur avec le risque
de provoquer de graves dommages (pourrissement des pièces de
bois du mur, chutes des performances des isolants, moisissures).

159

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