Travaux dirigés de physique statistique
PA 102
Concepts classiques ...
Exercice 1 Paradoxe de Gibbs : pourquoi faut-il corriger la statistique de Maxwell-Boltzmann ?
On considère une assemblée de N particules classiques (donc a priori discernables) de masse m.
On suppose que ces particules sont libres de toute force et astreintes à rester dans un volume fixe V .
Leur énergie est donc purement cinétique ε = p2 /2m.
A chaque instant, on organise l’espace des énergies accessibles à ces particules en boites repérées
par une indice entier i chacune rassemblant les particules de même énergie. L’indice i peut tendre
vers l’infini (sous réserve de convergence des sommes) et la taille de chaque boı̂te peut dépendre de
la boı̂te sans nuire à la généralité du problème. Toujours à chaque instant on note ni le nombre de
particules dans la boı̂te i. Le nombre total de particules et l’énergie totale du système sont conservés :
X X
ni = N = cste ni εi = U = cste
i i
On supposera toujours que ni ≫ 1. Le but de ce problème est de déterminer l’expression de l’entropie
du système en fonction des propriétés statistiques de ses composants microscopiques dans diverses
situations. On calculera dans chacun des deux cas suivants le nombre complexions W , la distribution
d’équilibre en faisant apparaı̂tre une fonction de partition, puis l’énergie puis l’entropie à l’état
d’équilibre, et on étudiera l’extensivité de cette dernière. On admettra (pour le moment) que
X V
Z= g(i) exp(−βǫi ) = (2πm/β)3/2
i
h 3
1. Equilibre de particules discernables dans des niveaux d’énergie dégénérés.
La boite i est décomposée en gi compartiments pouvant contenir chacun un nombre quelconque
de particules.
2. Equilibre de particules indiscernables dans des niveaux d’énergie dégénérés.
On fait l’hypothèse supplémentaire que les états sont faiblement peuplés : ∀i ni /gi ≪ 1.
Exercice 2 Le paramètre β est indépendant de la statistique considérée.
On considère un mélange d’électrons et de phonons, les premiers obéissent, lorsqu’ils sont seuls
et à l’équilibre, à la statistique de Fermi-Dirac et les seconds à celle de Bose-Einstein. Le nombre de
phonons n’est pas conservé. On admet que les niveaux d’énergie de chacune de ces deux familles de
particules ne sont pas modifiés par le mélange.
Montrer qu’à l’équilibre les répartitions des phonons et des électrons sur leurs niveaux respectifs
d’énergie ne dépendent que d’un seul paramètre commun β.