Guide
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ABREVIATIONS
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PREFACE
Sous l’impulsion de Son Excellence Felix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef
de l’Etat, et la coordination de Son Excellence Madame Judith SUMINWA TULUKA, Première Ministre, Chef du
Gouvernement, le Gouvernement de la République a poursuivi sans désemparer la réforme de l’Aménagement du
Territoire initiée depuis 2015 grâce à un appui financier de l’Initiative pour la forêt d’Afrique Centrale (CAFI, en
sigle), à travers le FONAREDD, et une mise en œuvre par le PNUD.
Des avancées majeures ont été réalisées. Il s’agit notamment de : (i) la Politique nationale d’Aménagement du Terri-
toire adoptée en Conseil des Ministres le 03 juillet 2020 ; (ii) le projet de la Loi relative à l’Aménagement du Terri-
toire, adopté par le même Conseil lors sa réunion du 18 septembre 2020 et dont le processus d’adoption par les deux
Chambres du Parlement est en cours.
Tenant compte du fait que l’Aménagement du Territoire est une matière de la compétence concurrence du pouvoir
central et des provinces et considérant la nécessité d’uniformiser la méthodologie d’élaboration des outils de planifi-
cation spatiale des échelons provincial et local, il a été conçu et validé, de manière participative et inclusive, les Guides
réunis dans ce recueil, à savoir :
• Le Guide méthodologique d’élaboration du plan provincial et du plan local d’aménagement du territoire ; et
• Le Guide du zonage participatif des terroirs villageois et d’élaboration des plans simples d’aménagement du
territoire.
Ces deux outils didactiques de référence prescrivent les étapes, les techniques et les normes ainsi que les respons-
abilités en vue d’une uniformité de la mise en œuvre des outils de planification spatiales des provinces et des entités
territoriales décentralisées. Ils concrétisent et facilitent l’appui technique que le Gouvernement central doit apporter
aux provinces et entités territoriales décentralisées.
Je suis donc très heureux de les mettre à la disposition non seulement des gouvernements provinciaux et des collèges
exécutifs des entités territoriales décentralisées, mais aussi à celle de l’administration ainsi que les autres structures
de l’Aménagement du Territoire. De même, les administrations de ministères sectoriels et autres acteurs impliqués
dans l’élaboration des outils de planification spatiales devraient s’en inspirer pour une meilleure participation dans la
concertation, la validation et la mise en œuvre des outils de planification spatiale.
J’exprime toutes ma gratitude à tous les partenaires techniques et financiers qui ont accordé leurs appuis respectifs
au processus de la réforme de l’Aménagement du Territoire. Sans les citer tous, je pense particulièrement à CAFI, au
FONAREDD et au PNUD.
Je félicite le Secrétaire Général à l’Aménagement du Territoire ainsi que tous les experts et cadres de mon Ministère,
particulièrement l’équipe de la Cellule d’appui technique à la réforme (CAT en sigle), pour leur contribution à la fi-
nalisation de ces deux livrables importants qui contribueront à une meilleure mise en œuvre de la Politique nationale
d’Aménagement du Territoire. Un
Mon souhait est que par l’utilisation de ce recueil, les provinces et les entités territoriales décentralisées se dotent des
outils de planification spatiale de leur échelons territoriaux respectifs en conformité avec les étapes et les exigences
méthodologiques ici prescrites.
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INTRODUCTION
La République Démocratique du Congo s’est engagée dans un processus ambitieux de réforme de réforme visant
à se doter d’outils de planification spatiale de son espace physique. Entendus comme plans d’action fixant, pour un
territoire donné, les objectifs de développement et de localisation harmonieuse des hommes, de leurs activités, des
équipements ainsi que des voies et moyens de communication, les outils de planification spatiale sont institués en vue
de la mise en œuvre de la politique nationale d’aménagement du territoire. Ils ont force obligatoire à l’égard de tous.
Élaborés à l’initiative des autorités compétentes des trois échelons territoriaux et administratifs, les outils de plani-
fications spatiale suivants sont institués : (i) le schéma national d’aménagement du Territoire (au niveau national) ;
(ii) le plan provincial d’aménagement du territoire (PPAT) au niveau provincial et (iii) le plan local et le plan simple
d’aménagement du territoire (PLAT et PSAT) au niveau local.
Pour souci de cohérence, le guide méthodologique reste un cadre général qui vise à rendre rationnel l’élaboration des
outils de planification spatiale des échelons provincial et local. Il est destiné aux autorités politico-administratives des
provinces, des secteurs ou chefferies, des groupements ainsi qu’aux administrations sectorielles sous leur responsabil-
ité respective.
Ainsi, pour assurer l’uniformité dans l’élaboration des plans provinciaux, locaux simples d’aménagement du terri-
toire, il est proposé les Guides présentés dans ce recueil. Élaborés de manière participative et inclusive en réunissant
les experts des administrations provinciales (aménagement du territoire, affaires foncières, environnement, agricul-
ture, etc.), des organisations de la société civile, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que les
autorités coutumières et les représentants des peuples autochtones pygmées, ces Guides ont été validés lors de deux
ateliers nationaux organisés en avril 2022 (pour le Guide d’élaboration des PSAT) et en octobre 2022 (pour le Guide
des PPAT et PLAT).
Grâce à la collaboration entre Secrétariat Général à l’Aménagement du Territoire, à travers le Programme d’appui à la
réforme de l’Aménagement du Territoire (PARAT en sigle), et les Programmes intégrés REDD+ (PIREDD en sigle)
les Guides méthodologiques adoptés ont été testés dans les provinces du Kwilu, du Maniema et de l’Équateur. Ce qui
a permis un réajustement selon la structure actuelle.
La procédure d’élaboration commence par une étape de préparation, indispensable et primordiale pour le succès de
la réalisation plans d’aménagement du territoire. Elle a l’avantage de préciser le cadre de réalisation des outils de plan-
ification spatiale et d’impliquer les parties prenantes dans leur réalisation et leur mise en œuvre.
Les étapes proprement dites procédure d’élaboration des plans provinciaux, locaux et simples d’aménagement du
territoire sont les suivantes : (i) l’étape du diagnostic et des orientations ; (ii) l’étape de la formulation des options
d’aménagement ; (iii) l’étape de la proposition d’aménagement. Étant donné le caractère participatif et inclusif du
processus d’élaboration des outils d’aménagement du territoire, la méthodologie impose que chacune des étapes
précitées comporte les activités, dites transversales, de consultation, de communication et de suivi-évaluation.
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Le dossier complet de l’outil de planification spatiale proposée devra faire l’objet d’une validation technique préalable
par l’ensemble des experts susmentionnés et sera soumis à un avis du Conseil d’Aménagement du Territoire de l’éche-
lon territorial avant son approbation par l’autorité compétente. Ses éléments constitutifs sont les suivants :
1) Une note explicative constituée : (i) d’un rapport de diagnostic sectoriel et territorial ; (ii) des orientations ;
(iii) des options d’aménagement ;
2) Un rapport des consultations publiques ;
3) Un avis de conformité environnemental ;
4) Des documents cartographiques et graphiques ;
5) Un plan ou un schéma d’aménagement du territoire à l’échelle requise.
C’est selon ces étapes que sont structurés les deux Guides ci-après.
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GUIDE METHODOLOGIQUE D’ELABORATION DES PLANS
PROVINCIAUX ET LOCAUX D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
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ACTIVITES PRELIMINAIRES
DU PROCESSUS D’ELABORATION DES PLANS PROVINCIAUX
ET LOCAUX D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
La procédure d’élaboration commence par une étape de préparation du processus d’élaboration d’un plan d’aménage-
ment du territoire. Cette étape est indispensable et primordiale pour le succès de la réalisation plans d’aménagement
du territoire. Elle a l’avantage de préciser le cadre de réalisation des outils de planification spatiale et d’impliquer les
parties prenantes dans leur réalisation et leur mise en œuvre.
Ce chapitre liminaire identifie et explique les activités de base à mener de manière à parvenir à des résultats concrets.
Il s’agit de :
− La mise en place du cadre de pilotage et des structures d’appui technique ;
− La prise en compte de la vision du développement de la province telle que déterminée dans le plan de dével-
oppement provincial ;
− La préparation des cahiers des charges de la mission ;
− L’identification, la formation et la sensibilisation des parties prenantes y compris les autorités locales ;
− La typologie la collecte, la centralisation et le dépouillement des données ;
− L’identification et la délimitation par province des contours des différents PLAT à élaborer.
Il s’agit de se rassurer que le Conseil provincial ou les Conseils locaux d’aménagement du territoire sont fonction-
nelles et de mettre en place une Cellule opérationnelle multisectorielle et multi-acteurs chargée de :
- L’élaboration des Cahiers des charges techniques, des procédures de dépouillement des offres et d’attribution
des marchés, …) ;
- L’organisation des consultations pour l’adoption des PPAT/PLAT (préparation des Cahiers des charges, des
procédures de dépouillement des offres et d’attribution des marchés, …) ;
- Des suivi-évaluation multi-acteurs des PPAT/PLAT ;
- De la mise en œuvre de la stratégie de communication.
L’élaboration du plan provincial d’aménagement du territoire est la matérialisation spatiale du plan de développe-
ment de la province qui détermine les priorités socioéconomiques du développement de la province. Ce dernier
devrait préalablement être analysé pour une appropriation.
Le PPAT/PLAT est établi à l’initiative du Gouvernement Provincial et validé par le Conseil Provincial1 de l’Aménage-
ment du Territoire. Les termes de référence doivent prendre en considération les principaux éléments de caractéri-
sation et de positionnement de la province/Entité territoriale objet du Plan d’aménagement du territoire, ainsi que
les spécificités des territoires objet des PPAT/PLAT. Les termes de référence doivent comporter le détail des activités
à réaliser, le phasage et le budget.
L’identification des parties prenantes est détaillée au niveau des activités transversales, à l’étape relative à l’organisa-
tion des consultations pour l’adoption des PPAT/PLAT. La Cellule opérationnelle multisectorielle et multi-acteurs
définira les modalités spécifiques de leur participation au processus d’élaboration des PPAT/PLAT. La Cellule opéra-
tionnelle multisectorielle et multi-acteurs tâchera d’inclure toutes les catégories (institutions, organisations, groupes
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sociaux, communautés, …) et notamment les groupes marginalisés et les minorités, qui ont des droits, des intérêts ou
des obligations dans la réalisation des PPAT/PLAT. Cependant l’identification des parties prenantes doit être con-
sidérée comme un processus, la liste de celles-ci pouvant être enrichie progressivement.
La typologie des données à collecter et les modes de collecte seront précisés dans les termes de référence du cahier de
charge. Ce travail est en grande partie amorcé dans le cadre du présents guides méthodologiques et sera finalisé lors du
lancement proprement dit des travaux d’élaboration des PPAT/PLAT pour tenir compte des spécificités territoriales
et socio-économiques des provinces et des territoires.
Dans le cadre d’un travail participatif, impliquant les autorités provinciales et territoriales, il sera procédé à la délimi-
tation des contours des différents PLAT à élaborer sur la base d’une priorisation des enjeux les plus prégnants.
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PREMIERE ETAPE :
DIAGNOSTIC/ORIENTATIONS
Elle débouche sur le Rapport Diagnostic-Orientations qui résume les principaux résultats obtenus et doit à ce titre
contenir :
1. Un état des lieux de la situation actuelle ;
2. Une analyse diagnostique de la situation prenant appui sur l’état des lieux ;
3. Des orientations préliminaires, formulées comme des réponses aux problèmes majeurs identifiés.
L’ensemble du processus d’élaboration du diagnostic sera accompagné d’une contribution cartographique pour la
spatialisation de chacun des volets/thème étudié.
A la fin du processus, un résumé synthétique de l’ensemble des volets traités, sera réalisé pour constituer la synthèse
générale du diagnostic.
Le schéma ci-après résume les étapes clés qui seront assorties d’une cartographie et une synthèse du Diagnostic-Ori-
entations.
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1.1.1 ETAPE 1 - ETAT DES LIEUX
Il s’agit d’établir un état des lieux précis, mettant en lumière la situation des bénéficiaires dans sa diversité, les perfor-
mances des acteurs dans l’offre des biens et des services, leurs interrelations et les tendances significatives d’évolution.
La réalisation de l’état des lieux suit un processus articulé autour des activités suivantes :
− Délimitation du domaine et segmentation en composantes
− Collecte et traitement de données
− Contextualisation nationale, provinciale et locale
− Description de la situation actuelle
Le point de départ peut être de recourir aux nomenclatures officielles qui donnent une
classification des Domaines d’action de l’Etat, eux-mêmes définis à partir des besoins collectifs,
en entités cohérentes, homogènes et distinctes.
La délimitation pourra ensuite être affinée pour bien couvrir le domaine concerné par sa
segmentation en composantes. Cette opération consiste à regrouper les diverses activités du
domaine en entités homogènes selon la nature de l’activité, des biens et services produits. Elle
débouche sur la construction de sous-ensembles homogènes et différenciés les uns des autres,
appelés ‘composantes’.
La délimitation des domaines et leur segmentation en composantes se feront selon les pôles etpiliers suivants :
− Pôle transversal concerne les aspects sociodémographiques, l’organisation administrative et le cadre macro-
économique de la Province.
− Pôle sectoriel qui concerne le pilier Agro-rural, le pilier Mindus (Mines et Hydrocarbures, Industrie Manu-
facturière et les Services), le pilier développement humain et le pilier réseaux d’adduction et de desserte » ;
− Pôle environnemental ;
− Pôle territorial.
Il s’agit de rassembler les informations et données documentaires et bibliographiques disponibles au niveau des do-
maines/secteurs concernés par les PPAT et PLAT, pour une bonne connaissance du milieu. Ces données peuvent être
des textes, des cartes, des tableaux statistiques, des graphiques, etc.
La collecte des données se fait lors des visites des services techniques, d’interviews avec leurs responsables. Elle néces-
sité au préalable la préparation de guides d’entretien et de questionnaires thématiques. Elle est suivie par une phase
d’organisation et de traitement des données, entre autres sous la forme d’une base des données SIG pour faciliter leur
exploitation plus tard dans les analyses croisées et la production de graphes et de cartes thématiques.
Les principales données seront collectées par pôles et par piliers tels que présentés ci-dessous à titre illustratif.
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1) Pôle transversal
Le pôle « Transversal », axé essentiellement sur la gouvernance et le pilotage, a pour objet de s’assurer de l’existence
des politiques publiques à prendre en compte dans les nouvelles orientations/options/propositions d’aménagement
du territoire des PPAT/PLAT en rapport notamment avec la Stratégie-cadre nationale REDD+, les niveaux d’effec-
tivité et de cohérence qui s’imposent par rapport au SNAT et la réalisation des objectifs spécifiques des PPAT/PLAT.
2) Pôle sectoriel
Le Pilier Agro-Rural constitue une des composantes majeures du PPAT. Selon la nomenclature habituellement util-
isée, le pilier Agro-Rural regroupe les principales composantes suivantes : Agriculture, Elevage, Pêche, chasse et cue-
illette. Ces composantes sont appelées elles-mêmes à être décomposées en sous-secteurs.
Le Diagnostic du Pilier Agro-Rural concerne l’activité agricole au sens large. Etant donné la connaissance dont on
dispose en termes d’ampleur de la pauvreté rurale et des phénomènes migratoires, c’est sur les dysfonctionnements
relatifs à l’activité qu’il s’agit de focaliser l’analyse-diagnostique. Ce qui n’empêche pas de relever les cas de succès pour
en faire apparaitre le caractère d’exemplarité.
Ainsi, par sous-secteur les principales données à collecter sont détaillées dans le tableau ci- dessous qui indique les
institutions, établissements, services et autres sources de données.
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3) Pôle Environnemental
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4) Pôle Territorial
Les aspects à prendre en compte lors de la collecte des données sur le pôle territorial concernent notamment :
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➢ Contextualisation nationale, provinciale et locale
La contextualisation, même sommaire, constitue un volet important de la conduite du diagnostic. Il s’agit d’un rap-
pel du cadre général du PPAT/PLAT et du fait que la Province/ET objet du PLAT, déroule ses stratégies par sa
propre dynamique certes, mais que cela fait partie d’un cadre national (et provincial dans le cas du PLAT) avec ses
opportunités et ses contraintes.
Le but de cette activité est d’appuyer le développement théorique de la méthodologie par une contextualisation réal-
isée à l’échelle nationale (et à l’échelle provinciale et locale). Cette contextualisation permet de dresser une situation
de référence des domaines étudiés pour mieux cibler les champs d’investigation et les facteurs explicatifs relatifs à
chaque secteur.
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[Link] Description de la situation actuelle
Cette activité s’attache aux données objectives du domaine/composante. Il s’agit de réaliser une caractérisation de
l’état des lieux, selon une classification des indicateurs, jugés les plus pertinents pour rendre compte de la situation
réelle de chacun des domaines/secteurs étudiés. Pour le pôle territorial à titre illustratif, il s’agit de faire la caractérisa-
tion de la situation actuelle de la gouvernance et du cadre macroéconomique au niveau de la province/ETD à partir
des données collectées en termes de :
− Description de la situation de la décentralisation-déconcentration (acteurs/intervenants, missions, …)
− Description de la situation de la Finance au niveau de la Province/ET objet du PLAT (acteurs/intervenants,
missions, …)
− Description de la situation de la Macroéconomie au niveau de la province/ETD (acteurs/intervenants, …).
En ce qui concerne le pilier agro-rural à titre exemplatif, il s’agit de réaliser une caractérisation
des spéculations et activités pratiquées, selon les axes de classification suivants présentés à titre
indicatif et pouvant être complétés :
− Activités vivrières céréalières
− Activités vivrières de racines et tubercules
− Activités fruitières
− Activités relatives à la production agroindustrielle
− Elevage
− Pêche
− Cueillette et chasse
Une déclinaison de la démarche par pôle et par pilier devra être menée, conformément à la
procédure présentée ci-dessus.
Il s’agit d’effectuer une analyse explicative de la situation prenant appui sur l’état des lieux, avec une mise en exer-
gue des problèmes des bénéficiaires, des faiblesses au niveau de l’offre des acteurs, des opportunités et des menaces
(SWOT), ainsi que des enjeux les plus significatifs pour l’avenir et les défis à relever qui en découlent. La conduite
du diagnostic a pour objectif d’identifier les causes apparentes et profondes du dysfonctionnement dans le but d’y
apporter les solutions les plus pertinentes.
Cette deuxième étape s’appuie sur les activités suivantes :
− Evaluation des programmes récents ou en cours
− Analyse des facteurs explicatifs/Problématisation
− Analyse synthétique sous forme de SWOT
Il s’agit d’une évaluation des programmes ou projets en cours de réalisation ou projetés ayant un impact sur l’évo-
lution du secteur. Cette activité permet de réaliser un diagnostic dynamique intégrant l’évolution futur du secteur.
Il sera principalement question de vérifier la cohérence des projets/programmes avec les orientations nationales/pro-
vinciales et de déterminer leurs impacts, soit positifs (opportunités) ou négatifs (menaces) sur l’évolution du secteur.
Pour y parvenir, on peut mesurer les résultats et les effets de ces projets/programmes en termes d’opportunités de
développement pour la Province/ET (objet du PLAT), d’investissements, d’échéances, etc., en fournissant des élé-
ments de réponses à certaines questions, jugées les plus fondamentales :
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- Dans quelle mesure le projet fait-il une différence ?
- Quelles sont les résultats sur le terrain ?
- Comment faire mieux ?
L’analyse critique des projets/programmes à terme, peut conduire à des recommandations visant leur révision/adap-
tation pour mieux cadrer avec les objectifs de développement de la Province/ET objet du PLAT.
Cette évaluation des Programmes se fait par pôles et piliers. Ainsi, pour le pôle territorial, il sera question d’évaluer les
programmes en cours de réalisation ou projetés ayant un impact sur l’évolution des politiques de gouvernance et de
décentralisation-déconcentration en fournissant des éléments de réponses.
Pour le pilier Agro-Rural, il s’agit d’identifier/évaluer les programmes/projets à terme ayant un impact sur l’évo-
lution du pilier ‘Agro-Rural’. La spécificité de ce pilier est qu’il peut impliquer beaucoup de paramètres de base
du développement socio-économique, englobant aussi bien ce qui est relatif à la production et les revenus que les
conditions de vie dans l’espace rural, peut étendre le champ d’analyse à d’autres programmes/projets relevant d’autres
domaines en interrelation avec ce pilier (pistes rurales, agro-industrie, organisation paysanne, équipements de base,
…).
Le champ d’analyse peut être étendu à d’autres programmes/projets relevant de domaines en interrelation avec la gou-
vernance/pilotage et la macroéconomie/finance tel que : la compétitivité, l’inclusivité, la durabilité, l’intersectorialité
et l’inter-ministérialité, ….
Pour des raisons d’interrelations évidentes, cette évaluation gagnerait à tenir compte également des projets et pro-
grammes liés aux domaines des réseaux (transports, énergie, TIC, AEPA), de l’emploi (qualification, formation, …) et
de services financiers (Import-export, …).
Pour le secteur Hydrocarbures (pilier mines-hydrocarbures) il s’agit par exemple d’intégrer les perspectives de dével-
oppement du secteur à travers les cartes et tableaux des permis, des grands bassins pétroliers congolais, etc.
Concernant le secteur Education, il est question par exemple d’intégrer les programmes de construction de nou-
veaux établissements ou de réhabilitation/extension des établissements existants, du renforcement en termes de res-
sources humaines, équipements, amélioration des conditions d’enseignement, etc. Le but de cette étape de l’étude,
est de confronter ces programmes/projets avec, à la fois, les objectifs nationaux du secteur tels que prévus par les
Ministères de l’Etat en charge du secteur, et la réalité de terrain, pour en évaluer la pertinence et le rattrapage à faire
(confrontation offre/demande). L’évaluation de la pertinence des programmes à terme, se situe sur les plans quanti-
tatif, qualitatif et spatial ou territorial pour s’assurer d’une desserte équitable.
En ce qui concerne le sous pilier « Alimentation en Eau Potable et Assainissement » (AEPA) à titre indicatif, il sera
question d’évaluer les programmes en cours de réalisation ou projetés ayant un impact sur l’évolution des systèmes
d’AEPA.
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Le sous pilier AEPA est un secteur essentiel en termes d’impact sur les conditions de vie de la population et l’amélio-
ration de la situation sanitaire et de l’hygiène.
Quant aux TIC, ils sont un facteur de développement économique, de bonne gouvernance, de compétitivité, de
création d’emplois, de diffusion du savoir et d’amélioration de la fourniture de services divers. L’évaluation portera
donc à titre exemplatif sur les programmes en cours de réalisation ou projetés ayant un impact sur l’évolution du
secteur TIC, qui ont un impact considérable sur tous les secteurs d’activité et constitue l’un des plus importants
domaines de la création de valeur pour l’économie.
Pour le pôle territorial, vue sa spécificité de ‘pôle synthèse’, il serait opportun de retenir pour cette rubrique, l’en-
semble des projets sectoriels ayant un impact direct sur l’organisation spatiale et l’amélioration des conditions de vie
dans les milieux urbain et rural, notamment le Transport, le développement agricole, l’industrie, le tourisme, l’envi-
ronnement, l’éducation, la santé, les réseaux de desserte et d’adduction (énergie, AEPA, TIC, etc.), …
Cette étape du Diagnostic-Orientations peut se dérouler en deux temps. Dans un premier temps, il faudra s’attach-
er à identifier les Facteurs Explicatifs des Ecarts de Performances interprovinciales et inter-territoires ou des ETD,
selon l’entité objet de l’étude. La démarche d’identification de ces facteurs explicatifs est éminemment participative
et doit cibler le consensus afin que le Diagnostic soit suffisamment partagé pour que les phases suivantes du PPAT/
PLAT (Options et Propositions), puissent bénéficier du plus large appui des acteurs et populations concernés. A titre
indicatif, une liste des principales catégories pouvant intégrer ces facteurs explicatifs, est jointe au présent document
(voir plus loin « déclinaison de la démarche par Pôle et par pilier »), par pôle et par pilier. Dans un deuxième temps,
établir les liaisons Facteurs Explicatifs / Indicateurs de Performance (sous forme de Matrice par exemple), afin de pou-
voir hiérarchiser le poids des effets, et à partir de là, être dans la capacité non seulement d’identifier les Orientations,
mais également de les prioriser.
L’analyse SWOT (ou FFOM) est un outil pratique d’appréciation objective des diagnostics menés, et de préparation
des étapes suivantes du processus d’élaboration des orientations.
Cet outil sera appliqué à chaque domaine/composante traités. La matrice SWOT peut également être utilisée dans le
cadre de la synthèse générale du diagnostic, notamment pour la définition de la vision et des objectifs stratégiques du
PPAT/PLAT. Elle est composée de deux parties suivantes :
1) Les Forces/Faiblesses (ou Atouts/Contraintes) du secteur, qui relèvent des caractéristiques propres de la
Province/ETD (diagnostic interne), sur lesquelles elle peut appuyer sa vision de développement, soit en ex-
ploitant ses forces, soit en corrigeant ses faiblesses ;
2) Les Opportunités/Menaces du secteur, sont rapportées aux évènements extérieurs à la Province/ETD
(diagnostic externe) qui peuvent soit l’avantager dans son développement (opportunités), soit au contraire
lui poser des problèmes (menaces)
L’élaboration du SWOT est une occasion pour l’implication des parties prenantes dans l’identification des Forces/
Faiblesses – Opportunités/Risques (diagnostic participatif).
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Tableau 1 : Matrice SWOT
Il s’agit de déterminer les enjeux significatifs pour l’avenir ainsi que les défis pour répondre à ces enjeux. Les enjeux
représentent l’ensemble des éléments constituant des opportunités et des préoccupations majeures. Ils sont le lien
entre l’analyse des problèmes des bénéficiaires, les opportunités et les éventuels choix stratégiques. Les défis quant
à eux représentent les efforts à consentir et les obstacles à surmonter pour répondre et concrétiser les orientations
envisagées. Ils découlent de l’évaluation des parties prenantes et des menaces.
Il s’agit de formuler des orientations comme réponses préliminaires aux problèmes majeurs identifiés lors de l’état des
lieux.
La formulation des orientations s’appuiera notamment sur la Matrice de Liaisons (Facteurs Explicatifs) / (Indica-
teurs de Performance) et ce qui sera déjà retenu en termes de priorisation. Elle se fera suivant les Pôles et Piliers, et
tiendront compte des orientations identifiées par le SNAT.
Ces orientations doivent être en cohérence avec les priorités définies pour le domaine concerné dans les documents
stratégiques (Vision de la Nation, PNSD, stratégies sectorielles nationales, SNAT et autres documents stratégiques,
…).
L’élaboration des orientations dès cette première phase de l’étude, permet d’enrichir le diagnostic avec un aspect
prospectif et d’embrayer plus aisément sur la phase suivante d’élaboration des options.
Il s’agit d’élaborer une esquisse d’orientations préliminaires en liaison avec les enjeux et défis définis dans l’étape diag-
nostic.
Dans cette étape, il s’agit d’identifier les orientations de progrès permettant à la fois de mobiliser les acquis et con-
tourner les contraintes pour l’atteinte des Objectifs de Développement et d’Aménagement Inclusif et Durable de la
Province/ETD.
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1.2 CARTOGRAPHIE DU DIAGNOSTIC-ORIENTATIONS
L’ensemble du processus d’élaboration du diagnostic sera accompagné d’une contribution cartographique pour la
spatialisation de chacun des volets/thème étudié.
Il s’agit de réaliser un résumé synthétique de l’ensemble des volets traités à travers les 4 pôles présentés.
Plus qu’un assemblage de résumés de volets sectoriels, la formulation de la synthèse de l’analyse-diagnostic doit tenir
compte des aspects suivants :
• Faire ressortir les faits marquants de l’analyse diagnostic descriptive, c’est-à-dire l’état des lieux, à savoir
les mécanismes à la base du fonctionnement du système, le niveau de développement de la Province/ET objet
du PLAT, les disparités locales, …)
• Faire ressortir les faits marquants de l’analyse diagnostic explicative par la détermination des principaux
atouts (potentialités et ressources à valoriser) et contraintes (handicaps, problèmes, difficultés et défis à lever/
ou à minimiser) dans les différents domaines étudiés ;
• Permettre une lecture rapide des résultats du diagnostic, ce qui peut être pratique pour certains utilisa-
teurs ;
• Favoriser la priorisation des problématiques et des orientations pour cibler davantage les facteurs qui
bloquent le développement de la Province/ETD et ceux qui lui sont favorables en tant que potentiels et op-
portunités de développement.
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RECAPITULATIF DES ACTIVITES, INPUTS ET OUTPUTS DE LA PHASE DIAGNOSTIC-
ORIENTATIONS
Le tableau ci-après récapitule les étapes clés de cette première phase et présente les inputs et outputs y afférents :
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DECLINAISON DE LA DEMARCHE DU DIAGNOSTIC-ORIENTATIONS SELON LES POLES ET
LES PILIERS
En guise d’illustration, les lignes qui suivent exposerons quelques pôles et piliers
Les aspects liés à la collecte des données par pôles et piliers ainsi qu’à la délimitation et segmentation des domaines en
composantes, ayant été abordés précédemment (cfr activité2 collecte et traitement de données), la présente section
sur la déclinaison de la démarche du diagnostic-orientation suivant les pôles et piliers, revient/présente quelques ex-
emples liés à la contextualisation, la description de la situation actuelle de l’entité concernée par le PPAT et PLAT, à
la problématisation, à la détermination des enjeux, par pôles et piliers.
Cette analyse se fait au moyen de la confrontation entre les exigences des missions de développement et d’aménage-
ment et les moyens dont disposent les Institutions Provinciales/ETD. Les exigences du développement et de
l’aménagement concernent principalement les besoins en capacités de :
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La maitrise de contraintes, handicaps, blocages, tel que :
− Les faibles capacités financières
− Les faibles capacités de gouvernance
− L’insuffisance ou absence de dynamisme économique ;
− L’enclavement,
− Les séquelles post-conflits ;
Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions, articulés autour des axes suivants :
− L’amélioration de la gouvernance au niveau de la Province/ET objet du PLAT
− Le développement des ressources humaines (encadrement-organisation)
− L’amélioration des capacités financières (sources de financement) de la Province/ ET objet du PLAT
A titre d’illustration, il est présenté dans l’encadré suivant, des éléments de contextualisation du Pilier Agro-rural qui
dressent une ‘situation de référence’ pour la conduite de la phase diagnostic-Orientations de cette composante.
La contextualisation nationale peut se baser sur des éléments de positionnement comparatif liés à :
- la part de la population active agricole dans la population active totale,
- la proportion de population rurale dans la population totale,
- la part de la valeur ajoutée agricole dans le PIB
Cette activité concerne l’analyse des différents facteurs explicatifs de la situation du Pilier ‘Agro-Rural’, dont prin-
cipalement :
− Le foncier, englobant :
• Les disponibilités en terre par type de ménage et/ou d’exploitation ;
• Le statut du foncier (propriété Communautaire, de l’Etat, Individuelle) ;
• Les possibilités et opportunités de mobilisation du foncier pour accéder au crédit ;
• La sécurité foncière en rapport notamment avec le cadastre ;
• L’économie immobilière liée au foncier agricole en termes de prix et de coûts des transactions
• Les phénomènes de morcellement ;
• La gestion des conflits d’intérêt autour du foncier, d’ordres intra-communautaires, intercommunautaires
et intersectoriels.
− L’état des lieux du paquet technologique de l’agriculture et le rapport à l’innovation, impliquant :
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• L’étendue de la pratique du brûlis ;
• Les outils et instruments de travaux agricoles, en rapport notamment avec la mécanisation;
• L’état et le statut de la main-d’œuvre mobilisée ;
• Le type de semences utilisées et son mode d’acquisition ;
• Le recours à la fertilisation.
Les Enjeux concernent ‘l’ambition’ pour le secteur en fonction de ses spécificités et qui englobent, aussi bien :
− L’exploitation de potentialités ou d’atouts tel que :
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• L’existence de ressources importantes en sols fertiles,
• L’existence de traditions de production à la fois d’efficacité et de durabilité,
• L’existence d’infrastructures de transport et de source d’énergie favorables au développement du stockage, la
transformation, les échanges, etc.,
• L’existence d’un cadre institutionnel, organisationnel et communautaire favorable au développement du
pilier,
• La disponibilité de ressources de financement,
• La disponibilité de main-d’œuvre locale,
• La proximité de marchés de commercialisation
− La maitrise de contraintes, handicaps, blocages, tel que :
• L’enclavement,
• Les séquelles post-conflits ;
• L’insécurité ;
• Les faibles capacités de gouvernance ;
• L’insuffisance ou absence de dynamisme économique ;
• La faible diversification productive ;
• La surexploitation des ressources.
Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions, articulés autour des axes suivants :
• L’amélioration de la gouvernance
• La mise en œuvre des stratégies de réalisation des infrastructures et plus particulièrement en matière d’aména-
gement de réseau routier et fluvial ;
• L’innovation en matière de systèmes de production :
• La mise en place de circuits de commercialisation ;
• Le développement de la transformation ;
• Le développement du crédit ;
• Le développement de l’appui-encadrement-organisation
• La promotion des TIC ;
• L’innovation technologique ;
• L’amélioration de la gouvernance
• Le développement de la transformation ;
• Le développement du crédit ;
• Le développement de l’appui-encadrement-organisation
A titre d’illustration, il est présenté dans l’encadré suivant, des éléments de contextualisation de la composante ‘Hab-
itat’, qui dressent une ‘situation de référence’ pour la conduite de la phase diagnostic-Orientations de cette com-
posante.
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Encadré 6 : Eléments sommaires de contextualisation nationale de la composante ‘Habitat’
L’Habitat, saisi notamment à travers les caractéristiques du logement (données 2012), est à dominante précaire,
avec, particulièrement :
• Seulement 50% des ménages ont accès à une eau de boisson ‘potable’, ‘aménagée’, ‘protégée’ ou ‘améliorée’;
• L’accès à l’éclairage à l’électricité est acquis pour seulement 15% des logements ;
• L’énergie pour la cuisson est de 93% à ‘bois de chauffe’, ‘charbon de bois’ et ‘sciures de bois.’
• Les raisons de la précarité sont principalement liées :
• Au caractère rural prédominant ;
• À l’urbanisation spontanée et/ou anarchique ;
• Aux faibles capacités de paiement de l’Etat et des Collectivités ;
• À l’insécurité foncière ;
• À la faible capacité d’épargne des ménages ;
• Aux difficultés d’accès au crédit.
Par ailleurs, il s’agit de relever le fait que les moyennes nationales cachent des situations très différencies, d’une
part selon les Provinces et, d’autre part, selon le type d’espace territorial, avec les spécificités :
• De la capitale Kinshasa,
• Des très grandes villes de plus d’1 Million d’habitants,
• Des Villes Moyennes de plus de 100.000 habitants,
• Des Petites Villes de plus de 10.000 habitants, et
• Des Centres Ruraux.
1) Dans un premier temps, s’attacher à identifier les Facteurs Explicatifs des Ecarts de Performances inter-Provinces
et inter-Territoires ou ETD, selon l’entité objet de l’étude. La démarche d’identification de ces facteurs explicatifs est
éminemment participative et doit cibler le consensus afin que le Diagnostic-Orientations soit suffisamment partagé
pour que les phases suivantes du PPAT/PLAT (Options et Propositions), puissent bénéficier du plus large appui des
acteurs et populations concernés. Toutefois à titre indicatif, ces facteurs font partie des catégories suivantes :
− La 1ère catégorie qu’il s’agira de resituer, à titre de rappel car cela impacte assez fortement les facteurs provin-
ciaux, est relative aux facteurs explicatifs du système de l’Habitat à l’échelle nationale, tel que cela est conçu et
mis en œuvre par les Ministères de l’Etat central en charge du secteur ;
− La 2ème concerne l’état de la gouvernance provinciale qui intervient au niveau du secteur et ce que cela englobe
comme :
• Capacités de maitrise du pilotage du secteur,
• Capacités de management et de fonctionnement,
• Capacités financières d’appui au secteur
• Ressources humaines
• Etat de la coordination entre acteurs sectoriels et territoriaux impliqués
− La 3ème englobe l’état des infrastructures de desserte et d’équipements des villes ;
− La 4ème est relative aux niveaux de qualifications et compétences des personnels employés dans le secteur de
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l’aménagement et de l’Habitat et de leur degré d’adéquation aux besoins des apprenants.
2) Dans un deuxième temps, établir les liaisons Facteurs Explicatifs / Indicateurs de Performance (sous
forme de Matrice par exemple), afin de pouvoir hiérarchiser le poids des effets et à partir de là être dans la capa-
cité non seulement d’identifier les Orientations mais également de les prioriser.
Il s’agit d’une contextualisation selon les spécificités de la Province/ETD objet du PPAT/PLAT, de la composante
‘habitat’, par l’identification des enjeux et des défis.
Les Enjeux concernent ‘l‘ambition’ provinciale pour le secteur en fonction de ses spécificités
et qui peuvent concerner :
Soit l’exploitation d’atouts tel que :
• L’existence de noyaux urbains importants propices à la promotion de politiques d’habitat - notamment de
type social - appropriées ;
• L’existence de capacités humaines, techniques et financières des villes pouvant permettre le développement
de la planification urbaine ;
• L’existence des possibilités foncières bénéficiant d’un minimum de consensus de la part des différents acteurs
concernés et/ou impliqués et permettant ainsi la concrétisation d’actions d’aménagement conduisant à ‘acqui-
sition de logements par les ménages à faible et moyens revenus ;
• L’existence d’un système d’épargne-crédit adapté au secteur du logement ;
• L’existence d’acteurs publics et/ou privés dans le domaine de la production de parcelles assainies ;
• L’existence d’opérateurs publics et /ou privés de promotion immobilière orientées acquéreurs à faible te mo-
yens revenus.
Soit la maitrise de contraintes, handicaps, blocages, tel que :
• La complexité et les blocages relevant du domaine foncier ;
• Les faibles capacités de gouvernance urbaine ;
• La faiblesse de la synergie entre différents acteurs dont dépend le secteur habitat-logement ;
• Les faibles revenus des ménages ;
• Les limites d’accès au financement ;
• L’insuffisance/inexistence de capacités d’intervention dans l’aménagement et la promotion immobilière
orientées habitat social.
Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions, qui peuvent englober :
• La réalisation d’avancées qualitatives marquantes en termes de réforme et de sécurisation du foncier ;
• Le renforcement des capacités humaines, techniques et financières des institutions provinciales et locales en
charge de l’Habitat ;
• Un meilleur rythme d’avancement de réalisation des programmes-projets d’infrastructure de desserte et
d’équipement des villes et agglomérations urbaines;
• L’amélioration des compétences du personnel employé dans le secteur de l’aménagement urbain ;
• Une meilleure coordination entre les acteurs impliqués dans le secteur ;
• La mise en œuvre de Plans-Programmes-Projets pour une meilleure d’aménagement et d’équipement urbain ;
• Le développement d’instruments appropriés d’épargne-crédit dédié au logement, d’aménagement de par-
celles assainies et de promotion immobilière orientée logement social.
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Illustration 3 - Diagnostic-Orientations du Pilier ‘Réseaux de Desserte et d’Adduction’ (AEPA, Energie
électrique, TIC, Transport)
▪ Contextualisation nationale
A titre d’illustration, il est présenté dans l’encadré suivant, des éléments de contextualisationde la composante ‘En-
ergie, qui dressent une ‘situation de référence’ pour la conduite de la phase diagnostic-Orientations de cette com-
posante.
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- Réhabiliter les infrastructures de production (600 MW D’Inga I et Inga II) et de transport (2000 km de lignes
de la liaison Kinshasa-Katanga),
- Promotion du secteur privé dans le secteur électrique, par le biais notamment de l’amélioration du climat des
affaires,
Etendre l’accès à l’électricité par la réhabilitation et l’investissement.
➢ Sous-pilier AEPA
Cette activité concerne l’analyse des différents facteurs explicatifs dont principalement :
− La situation du système énergie électrique à l’échelle nationale, tel que cela est conçu et mis en œuvre par les
Ministères de l’Etat central en charge du secteur ;
− L’état de la gouvernance provinciale qui intervient au niveau du secteur et ce que cela englobe comme capacités
de maitrise du pilotage du secteur, de management, de fonctionnement et capacités financières d’appui au
secteur
− L’état des infrastructures du secteur (production, transport et distribution) ;
− Les niveaux de qualifications et compétences du personnel employé par les intervenants publics et privés
du secteur énergie électrique.
Les Enjeux concernent l’‘ambition’ provinciale pour le secteur en fonction de ses spécificités et qui peuvent con-
cerner :
− L’exploitation d’atouts tel que le savoir-faire accumulé des opérateurs du secteur, le potentiel communautaire
et participatif en matière d’initiatives d’électrification, notamment au moyen du solaire, la dynamisation du
rôle du secteur privé.
− La maitrise de contraintes, handicaps, blocages, tel que l’enclavement, l’insécurité, les faibles capacités de gou-
vernance et les faibles revenus des ménages.
Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions, qui peuvent englober :
o L’élaboration d’une vision provinciale pour le secteur Energie Electrique
o L’amélioration de la gouvernance du secteur Energie Electrique,
o Un meilleur rythme d’avancement de réalisation des programmes-projets de développement de l’Energie
Electrique, ….
➢ Sous-pilier TIC
Cette activité concerne l’analyse des différents facteurs explicatifs de la situation du secteur TIC, dont principale-
ment :
− La situation du secteur TIC à l’échelle nationale, tel que cela est conçu et mis en œuvre par le Ministère de
l’Etat central en charge du secteur ;
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− L’état de la gouvernance provinciale qui intervient au niveau du secteur et ce que cela englobe comme capacités
de maitrise du pilotage du secteur, de management, de fonctionnement et capacités financières d’appui au
secteur
− L’état des infrastructures du secteur (réseau, pylônes, dépendance par rapport à la disponibilité des sources
d’énergie électrique, …) ;
− Les niveaux de qualifications et compétences du personnel au niveau des provinces/ETD.
➢ Sous-pilier ‘Transport’
A titre d’illustration, il est présenté dans l’encadré suivant, des éléments de contextualisation de la composante
‘Transport’, qui dressent une ‘situation de référence’ pour la conduite de la phase diagnostic-Orientations de cette
composante.
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Les constants préliminaires font apparaitre que :
• Seules 4 des 25 autres Provinces sont atteignables par la route depuis la capitale ;
• La densité du réseau routier n’est que de 25 km/1.000 km2 et 0,9 km/1.000 habitants contre respectivement
204 et 3,4 pour l’ASS ;
• Moins de 5% du réseau national routier (de 58.000 kilomètres) est réhabilité ;
• Pour les CF, d’une longueur totale de 3.900 km, le réseau serait en ‘état de délabrement’, conséquence de la
vétusté et des défaillances de gestion ;
Toutefois, malgré ces handicaps relatifs à l’état des infrastructures :
• La RDC réalise un classement international mesuré par ‘Connecting to Compete’ digne d’intérêt, lui accor-
dant un score de 2,33/5,00, soit un rang de 143/167.
• Le rang de la RDC, qui laisse 22 pays derrière, pourrait refléter le fait que si la Circulation Interprovinciale
est plus ou moins bloquée, l’Intra-Provincial reste dans certains cas plus fluides ;
• Par ailleurs, il s’agit de relever le fait que Kinshasa bénéficie d’une liaison maritime ainsi que celle avec Brazza-
ville, alors que le Katanga et l’Est du pays disposent de bonnes connexions régionales terrestres, maritimes et
ferroviaires.
• Les deux modes de transport, fluvial et ferroviaire devraient constituer des dispositifs complémentaires, mais
les insuffisances, vétustés et autres dysfonctionnements ne permettent pas actuellement ce type de synergie.
Le transport devient de la sorte un moyen primordial sinon unique de communication inter-Provinces alors que le
coût de tels déplacements reste très onéreux.
La finalité du Diagnostic-Orientations étant l’évaluation des politiques publiques ayant pour objet le secteur et de
leur capacité à :
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▪ Analyse des facteurs explicatifs /Problématisation
Dans un premier temps, s’attacher à identifier les Facteurs Explicatifs des Ecarts de Performances inter-Prov-
inces et inter-Territoires ou ETD, selon l’entité objet de l’étude. La démarche d’identification de ces facteurs expli-
catifs est éminemment participative et doit cibler le consensus afin que le Diagnostic-Orientations soit suffisamment
partagé pour que les phases suivantes du PPAT/PLAT (Options et Propositions), puissent bénéficier du plus large
appui des acteurs et populations concernés.
Toutefois à titre indicatif, ces facteurs font partie des catégories suivantes :
− La 1ère catégorie qu’il s’agira de resituer à titre de rappel, car cela impacte les facteurs provinciaux, est relative
aux facteurs explicatifs du secteur national Transport, tel que la politique publique de développement du
secteur est conçue et mise en œuvre par les Ministères de l’Etat central et organismes publics en charge du
secteur, tout en prenant en compte l’intervention des acteurs privés dont le rôle est important dans le secteur ;
− La 2ème catégorie concerne l’état de la gouvernance provinciale qui intervient au niveau du secteur et ce que
cela englobe comme :
• Capacités de maitrise du pilotage du secteur,
• Capacités de management et de fonctionnement,
• Ouverture aux opérateurs internationaux et respect des conditions concurrentielles de marché ;
• Ressources humaines,
• Etat des lieus de la coordination entre acteurs sectoriels et territoriaux impliqués.
− La 3 ème catégorie est liée aux conditions générales de la sécurité, de la paix sociale et de la solidarité inter-
communautaire dans la Province ;
− La 4ème catégorie englobe l’état des infrastructures du secteur Transport ;
− La 5ème catégorie est relative aux niveaux de qualifications et compétences du personnel employé par les
intervenants publics et privés du secteur Transport.
Dans un deuxième temps, établir les liaisons Facteurs Explicatifs / Indicateurs de Performance (sous forme
de Matrice par exemple), afin de pouvoir hiérarchiser le poids des effets et à partir de là être dans la capacité non
seulement d’identifier les Orientations mais également de les prioriser.
Le SWOT permettra de réaliser une synthèse objective du diagnostic et de préparer les étapes suivantes d’élaboration
des orientations préliminaires. La formulation des composantes du SWOT (Atouts/contraintes et Opportunités/
Menaces) sera basée en priorité sur les éléments analysés dans les étapes précédentes.
Cela peut se présenter en matière de Transport, sous la forme suivante :
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à la réalisation des actions ciblant le développement du secteur.
Il s’agit d’une contextualisation selon les spécificités de la Province/ETD objet du PPAT/PLAT, de la composante
‘Transport’, par l’identification des Enjeux et des Défis.
Les Enjeux concernent ‘l‘ambition’ provinciale pour le secteur en fonction de ses spécificités et qui peuvent con-
cerner :
− Soit l’exploitation d’atouts tel que :
• Le savoir-faire accumulé des opérateurs du secteur ;
• La synergie intersectorielle et interterritoriale en faveur du secteur ;
• La dynamisation su rôle du secteur privé.
− Soit la maitrise de contraintes, handicaps, blocages, tel que :
• L’enclavement,
• Les séquelles post-conflits ;
• L’insécurité ;
• Les faibles capacités de gouvernance ;
Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions, qui peuvent
englober :
• L’élaboration d’une vision provinciale pour le secteur Transport ;
• L’amélioration de la gouvernance provinciale du secteur Transport ;
• Un meilleur rythme d’avancement de réalisation des programmes-projets de développement des
Transport ;
• L’ amélioration des compétences du personnel de conception, programmation, réalisation et ges-
tion du secteur Transport ;
• L’identificati on de sources de financement et d’acteurs d’appui et de partenariat.
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❖ DIAGNOSTIC-ORIENTATIONS DU “POLE ENVIRONNEMENTAL’
▪ Contextualisation nationale
A titre d’illustration, il est présenté dans l’encadré suivant, des éléments de contextualisation du pôle ‘Environne-
ment’, qui dressent une ‘situation de référence’ pour la conduite de la phase diagnostic-Orientations de cette com-
posante.
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▪ Description de la situation actuelle
Il s’agit d’une caractérisation de la situation actuelle de l’environnement en général et des ressources forestières en
particulier au niveau de la province/ETD à partir des données collectées :
− Description de la situation des principales ressources, y compris les espèces menacées
− Description des potentialités pour la conservation de la biodiversité et des ressources naturelles
− Description des potentialités et utilisation des milieux forestiers, des paysages savanicoles, steppiques et des
prairies, de la végétation de montagne et des milieux aquatiques, zones humides et des tourbières
− Description des types de nuisances et menaces associés aux différents milieux.
Il s’agit de présenter les programmes sectoriels de gestion des milieux naturels et de l’environnement2 et des pro-
grammes stratégiques spécifiques des sous-secteurs3 en cours dans les domaines liés à la protection de l’environne-
ment et au développement durable : stratégies, plans, programmes et projets pour la protection des ressources na-
turelles (eau, sols, faune et flore), atténuation et adaptation aux CC (dynamique REDD+, …). On présentera aussi les
programmes et projets visant l’atténuation des impacts liés au développement des villes et la question du rôle des
réseaux de desserte tout en fournissant des éléments de réponses à certaines questions les plus fondamentales :
− Dans quelle mesure le projet fait-il une différence ?
− Quelles sont les résultats sur le terrain ?
− Comment faire mieux ?
Cette activité concerne l’analyse des différents facteurs explicatifs de la situation de l’environnement, dont principale-
ment :
− Contraintes et vulnérabilités liées aux milieux forestiers
− Contraintes, vulnérabilités et risques liés aux milieux savanicoles, steppiques et prairies et milieux d’altitude
− Contraintes et menaces liées aux milieux aquatiques.
Les Enjeux concernent l’‘ambition’ provinciale pour le secteur en fonction de ses spécificités et qui englobent, aussi
bien :
− L’exploitation de potentialités tel que :
o L’existence d’une biodiversité remarquable
o L’existence de ressources forestières importantes
2 Document de Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvrete-2e génération (DSCRP- 2) ; Document de la Révolution de la Modernité (DRM) ;
Document du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) : Programme National Forets et Conservation de la Nature (PNFOCO-2009) ; Programme
National Environnement, Forets, Eaux et Biodiversité (PNEFEB 2- 2013-2023)
3Programme REDD+ : Atténuation et adaptation aux changements climatiques ; Programme de gestion des Tourbières ; Plan national de gestion des
ressources en eau ; Stratégie Nationale relative à la Foresterie Communautaire (SNFC 2018-2028)
Page 37
o L’existence de plusieurs programmes financés par les PTF dans les domaines (forêt, biodiversité, ressources en eau,
…)
− La maitrise de contraintes, handicaps, blocages, tel que :
o La surexploitation des ressources forestières
o Nuisances dues aux activités d’exploration et d’exploitation des secteurs minier et pétrolier
o Feux de brousse et de forêt
o Gestion des déchets ménagers et dangereux (industriels et médicaux)
o Pollutions et activités des établissements insalubres (Industries, …)
Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions, articulés autour des
axes suivants :
− La valorisation du potentiel naturel de la province/ETD qu’il soit agricole, minier, hydraulique, forestier
ou écotouristique
− Une Sécurisation du foncier pour une gestion consensuelle des terres entre les usagers.
Il s’agit d’un domaine ‘synthèse’, étant donné que l’objet d’étude soit l’armature urbaine et ce qu’elle implique com-
me interaction des domaines sectoriels entre eux, et en rapport avec les établissements humains (villes et villages) qui
structurent le territoire et le polarisent (voir encadré ‘De l’importance de l’Armature Urbaine dans la structuration
de l’espace ’).
Sur cette base, l’approche est forcément systémique et multiscalaire. Selon l’objet de l’étude, elle se décline à deux
échelles principales qui constituent deux domaines d’étude, en étroite connexion :
− Celle du ‘territoire’, comme support de toutes les interactions, pour traiter les aspects liés à la qualité de l’or-
ganisation spatiale du territoire, la portée de la polarisation de l’espace par le réseau de villes et/ou de villages,
l’état et la fonctionnalité des échanges et des liaisons et ce qui en découle comme impacts sur la dynamique
économique de la zone, etc.,
− Celle des ‘villes et/ou villages’, pour évaluer leur niveau d’équipement et d’aménagements urbains afin de
vérifier son adéquation avec le rôle que ces agglomérations sont appelées à jouer au sein de leurs territoires
respectifs. Ce rôle dépend du positionnement des agglomérations au sein de l’espace provincial (PPAT) ou
celui de l’ET (PLAT), et peut être lié soit, à un statut administratif (capitale provinciale, chef-lieu de Terri-
toire, etc.), ou à une fonctionnalité particulière (ville frontalière, ville minière, ville universitaire, centre agri-
cole, etc.).
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o Enfin, les services logistiques et commodités influant directement sur le fonctionnement de la localité et de
l’économie locale : services permettant le regroupement, l’acheminement et l’écoulement des produits locaux
notamment agricoles, services financiers, maintenance du matériel, formation professionnelle, …
• La structuration hiérarchique et la complémentarité qui s’établissent entre les unités d’un réseau ou d’un sous-
réseau, par rapport à ces différentes fonctions ;
• La proximité des services administratifs décentralisés ou déconcentrés, donc l’implantation des équipements
administratifs, notamment lorsqu’une localité est chef-lieu de Province, ou chef-lieu de Territoire, ou accueille
simplement des subdivisions administratives données ;
• La présence, parfois même, de simples bases de vie dans un espace rural ou bassin minier, et l’effet important que
cela peut avoir sur le maintien de la population locale, et par ricochet, sur la préservation des ressources naturelles
et des écosystèmes.
De ce fait, l’armature urbaine a un effet structurant majeur dans l’organisation des territoires, effet qui se conjugue à
celui de la desserte, inter et intra, par les infrastructures.
A titre d’illustration, il est présenté dans l’encadré suivant, des éléments de contextualisation du Pôle ‘Territorial’,
qui dressent une ‘situation de référence’ pour la conduite de la phase diagnostic-Orientations de cette composante.
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o Le semi le plus serré se trouve sur les hautes-terres de la bordure orientale, où les densités rurales élevées sont
propices à l’urbanisation in-situ ;
o Les bords nord et ouest sont les plus faiblement urbanisés. Le réseau urbain se disloque et peine à transpercer
les zones forestières, dont les étendues se poursuivent au-delà des
frontières (Bassin du Congo).
➢ Problématique générale :
Le réseau urbain de la RDC est fortement impacté par le dysfonctionnement d’un territoire désarticulé et morcelé,
où les connexions font défaut à tous les niveaux : entre les villes et le milieu rural, les villes entre elles et vers le reste
du monde.
En outre, la forte pression démographique qui ne s’accompagne pas d’une croissance économique, alourdit encore
plus la balance des déficits.
Ainsi, à l’heure actuelle, le taux d’urbanisation moyen de la RDC est de 44%, ce qui équivaut à près de 40
millions d’habitants vivant en milieu urbain. Le taux moyen d’accroissement annuel de la population urbaine
est de 4,13%, ceci implique une population additive d’environ un million (1 000 000) de citadins
annuellement. Avec un taux plus élevé estimé à 5,1%, la ville de Kinshasa connaitra une augmentation
annuelle d’environ 700 000 habitants, et doublera sa population en 20 ans. A termes, elle sera la plus grande
métropole en Afrique, devant le Caire et Lagos.
Les causes de cette explosion démographique sont principalement liées au fort accroissement naturel (6,45 enfants/
femmes en 2015) et aux flux migratoires engendrés par la pauvreté en milieu rural, les conflits, les désastres naturels,
etc., ce qui conduit à une concentration de la pauvreté en milieu urbain. Les densités de population dans les villes de
la RDC n’ont pas été soutenues par une densité économique et sont motivées non pas par l’attractivité des villes mais
par la répulsion des milieux d’origine.
Les populations immigrent vers les villes dans l’espoir d’avoir un meilleur accès aux services et de trouver de meilleures
opportunités en matière d’emploi. Mais pour que les villes puissent créer ces opportunités, il faudrait qu’au préalable,
elles puissent être en mesure de mettre en place les conditions nécessaires pour attirer et encourager les investisse-
ments, développer le marché de l’emploi et améliorer, ainsi la productivité au sein de l’agglomération.
Selon les analyses réalisées par la BM sur les villes africaines, et qui demeurent valables pour la RDC, les trois car-
actéristiques qui freinent le développement urbain et constituent les sources de problèmes quotidiens pour les habi-
tants sont :
• « Les villes sont surpeuplées : la densité de la population et la densité économique ne convergent pas. Les in-
vestissements dans les infrastructures, les structures industrielles et commerciales ainsi que dans le logement
formel abordable n’ont pas suivi le rythme de la concentration de population.
La congestion et les coûts qui lui sont associés réduisent les avantages de la concentration urbaine.
• Les villes sont déconnectées : elles se sont développées sous la forme d’un ensemble de quartiers fragmentés
sans moyen de transport fiables ce qui limite les opportunités d’emploi pour les travailleurs et empêche les
entreprises de tirer parti des économies d’échelle et d’agglomération.
• Les villes sont couteuses pour les ménages et les entreprises : les coûts de transaction élevés dissuadent les
investisseurs et les partenaires commerciaux en particulier dans les secteurs exportables régionaux et interna-
tionaux. Les coûts élevés des denrées alimentaires, transport, logement augmentent les coûts de la main d’œu-
vre pour les entreprises réduisant le rendement attendu des capitaux ».
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▪ Analyse des facteurs explicatifs /Problématisation
L’analyse territoriale consiste en l’Evaluation des Politiques Publiques ayant pour objet les villes et l’Armature Ur-
baine, en termes de :
− Effectivité et Portée de la Polarisation de l’Espace Rural des différents Territoires par les 137 Communes Ur-
baines (CU), en fonction des réseaux routiers existants, des circuits de commercialisation, de la mobilité des
hommes, des services offerts par ladite Commune aux populations rurales du Territoire qui sont en moyenne
de 300.000 habitants pour une superficie moyenne de 16.000 km2, c’est-à-dire un rayon d’influence de 70 km ;
− Qualité de l’Aménagement Urbain des 137 CU (voiries, assainissement, éclairage public, gestion des ordures
ménagères, services publics d’éducation et de santé, marchés, transport urbain et rural ;
− Qualité de l’organisation de l’espace des Territoires en termes d’exigences du développement inclusif et durable
;
− Effectivité et Portée de la Polarisation de l’Espace Provincial par les 33 Villes, qui passe notamment par la
qualité des liaisons de synergie, de complémentarité et de spécialisation ;
− Etat et fonctionnalité des liaisons d’échange entre les Villes et les CU d’une même Province et les CU entre
elles, et plus spécifiquement les routes régionales et locales et le transport fluvial de même catégorie ;
− Capacité des différents ‘Capitales Provinciales’, à assurer leur rôle :
o Dans la dynamique urbaine Intra-Provinciale,
o La synergie Inter Provinciale et
o Concernant leur propre fonctionnement interne en tant que ‘Métropoles Provinciales’.
− Pour la capitale Kinshasa, l’évaluation englobera ses fonctions aussi bien de Métropole Nationale et Internatio-
nale, que relativement à sa propre organisation et dynamique en interne concernant la mobilité, les services
publics, les services supérieurs en rapport avec son rang, le développement inclusif et durable de ses différents
quartiers, notamment les plus vulnérables qui souffrent du sous-équipement et du mal-logement.
Le SWOT permettra de réaliser une synthèse objective du diagnostic et de préparer les étapes suivantes d’élaboration
des orientations préliminaires. La formulation des composantes du SWOT (Atouts/contraintes et Opportunités/
Menaces) sera basée en priorité sur les éléments analysés dans les étapes précédentes.
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− Les Opportunités, tel que :
o L’approfondissement-consolidation de la décentralisation
o La sécurisation foncière
o L’équipement progressif des villes
o Le rétablissement des liaisons interurbaines
o La maitrise de la planification urbaine
o Le développement de l’Habitat social
Il s’agit d’une contextualisation selon les spécificités de la Province/ETD objet du PPAT/PLAT, par l’identification
des Enjeux et des Défis :
− Les Enjeux concernent ‘l‘ambition’ provinciale pour le secteur en fonction de ses spécificités.
− Les Défis sont en rapport avec les moyens de concrétisation des ambitions.
Page 42
DEUXIEME ETAPE :
FORMULATION DES
Page 43
2.1 PROCESSUS D’ENCHAINEMENT DES ETAPES CLES D’ELABORATION DES ‘OPTIONS’
Pour cette ‘Options’, il s’agit d’identifier les choix les plus appropriés du PPAT ou du PLAT pour un développement
socioéconomique inclusif et durable ainsi qu’un aménagement du territoire en conséquence. Les options seront
élaborées de manière participative en tant que compromis consensuel entre les besoins sociodémographiques et les
possibilités/opportunités du développement.
La prise en compte du contexte provincial pour les PLAT et national pour les PPAT, viendra rappeler que le dével-
oppement et l’aménagement du territoire local et provincial sont une affaire de mobilisation des forces internes de
l’espace en question mais également d’insertion dans la dynamique nationale.
Les ‘Options’ ne seront élaborées qu’après le partage concerté des principaux résultats du Diagnostic. Cette phase
débouche sur le Document 2 « Rapport des Options du PPAT/PLAT » qui résume les principaux résultats obtenus,
et doit à ce titre, correspondre au processus d’élaboration des ‘Options’, selon 3 étapes principales :
• Identification des facteurs de détermination des ‘Options’
• Analyse des tendances d’évolution/Scénarios
• Formulation de la Vision et définition des ‘Options’
Comme pour le Diagnostic, cette phase sera accompagnée d’une cartographie thématique et sera finalisée par une
Carte de Synthèse des Grandes Options, intégrant un aspect relatif à la délimitation des Zones Homogènes d’Actions
d’Aménagement et de Développement Durable (ZHAADD). La même structuration des domaines ou secteurs es-
sentiels en 4 Pôles et 4 Piliers, est à prendre en compte pour l’élaboration des grandes Options. Ci-après le schéma du
processus d’enchainement des étapes clés d’élaboration des ‘Options’.
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2.1.1. IDENTIFICATION DES FACTEURS DE DETERMINATION DES OPTIONS
Il s’agit d’identifier les facteurs de détermination des ‘Options’, lesquelles dépendent principalement :
o Des Différentes Stratégies Nationales et Sectorielles à moyen et long terme,
o Des Scénarios Economiques Tendanciels et/ou Prévisionnels,
o De la dynamique sociodémographique et la projection des besoins socio-économiques sur la base des projec-
tions démographiques à l’horizon du PPAT/PLAT,
o Des Résultats du Diagnostic.
Cette étape débute par le recensement des grandes orientations à moyen et long terme déjà adoptées par les autorités
publiques à l’échelle nationale, dans le domaine en particulier, afin de que les choix stratégiques qui seront opérés
dans le cadre du PPAT/PLAT, soient en cohérence avec l’ensemble de ces orientations. En effet, ces grandes orienta-
tions constituent l’ancrage des Options à élaborer.
De façon pratique, toutes les orientations, les actions envisagées, les résultats poursuivis et les indicateurs se rapport-
ant au domaine, doivent être identifiés, répertoriés et appropriés en vue de leur prise en compte dans la formulation
des ‘Options’. Cette activité a été entamée (en partie) dans la première phase du Diagnostic, lors de l’étape de la
collecte de données et celle de l’analyse/évaluation des programmes et projets déjà programmés dans le cadre de dif-
férentes stratégies et autres documents sectoriels.
Les options dépendront de la qualité du diagnostic-orientations, dont la vocation est de repérer le potentiel réel et
les indices de progrès, y compris ceux qui ne se manifestent actuellement que par des signes faibles. Il est nécessaire
d’avoir présent à l’esprit, au moment de définir les Options, les enjeux significatifs du domaine et les défis à relever.
Les enjeux représentent l’ensemble des éléments constituant des opportunités et des contraintes majeures. Les défis
quant à eux, représentent les efforts à consentir et les obstacles à surmonter pour concrétiser les orientations envis-
agées.
Par ailleurs, la projection des besoins socio-économiques, basée en grande partie sur la dynamique sociodémo-
graphique, constitue une étape clé dans le processus d’identification des facteurs de détermination des Options.
Sur la base des projections démographiques, il s’agit d’établir une projection des besoins par domaine, intégrant à la
fois le rattrapage du déficit constaté au moment de l’élaboration du PPAT/PLAT, ainsi que les besoins futurs, quan-
tifiés à l’horizon fixé pour ces documents.
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[Link] Analyse des tendances d’évolution - Scénarios
C’est l’analyse des tendances d’évolution au cours de laquelle, des simulations de cohérence (scénarios) sont étudiés.
Il s’agit de scruter l’avenir et de repérer les problèmes à résoudre et les meilleurs chemins possibles pour conduire le
développement.
C’est l’étape de formulation de la Vision et de définition des grandes Options d’aménagement et de développement
de la Province ou de l’ET objet du PLAT. Les grandes options d’aménagement s’expriment en un ou des choix poli-
tiques liés à l’aménagement et traduisant le consensus que les autorités provinciales/locales ont établi à travers la
Vision qu’ils ont de leur collectivité à l’horizon du PPAT/PLAT.
Avant d’arrêter les grandes Options, il est nécessaire d’adopter une Vision qui guidera l’intervention au cours des
prochaines années. La Vision est une représentation de ce que les parties prenantes souhaitent voir réaliser pour le
moyen et long terme. Elle doit être réaliste, positive, inspirante et brève. Elle s’exprime en quelques mots simples, sous
la forme d’un slogan fédérateur. Sa formulation doit être en parfaite cohérence avec l’état des lieux et le diagnostic, les
orientations du SNAT et celles des Stratégies nationales en générale. L’énoncé définitif de la Vision est obtenu après
une démarche participative impliquant les parties prenantes.
Une option peut couvrir plusieurs thèmes puisque son élaboration est basée sur une vision d’ensemble. Les options
indiquent la direction à suivre sans pour autant préciser les moyens. Il s’agit d’un objectif global de développement
que la stratégie va contribuer à atteindre (objet de la phase suivante des Propositions).
Le choix des Options retenu a besoin d’être expliqué et défendu. Afin de s’assurer de la viabilité du choix global de
la série d’options retenue, il est recommandé d’évaluer le réalisme et la faisabilité des Options sur la base d’analyses
multicritères et de concertations basées sur :
• L’ampleur des investissements en rapport avec les opportunités de financement (bilan Coûts/Avantages),
• Les capacités de mise en œuvre,
• Les Impacts en termes de ‘Développement Inclusif et Durable (DID)’,
• La cohérence avec les orientations de l’Etat (SNAT) et celle de la Province.
C’est l’analyse des tendances d’évolution au cours de laquelle, des simulations de cohérence (scénarios) sont étudiés.
Il s’agit de scruter l’avenir et de repérer les problèmes à résoudre et les meilleurs chemins possibles pour conduire le
développement. La réalisation de cette étape, est basée sur la démarche suivante :
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- La classification multicritère des objectifs et leur priorisation ;
- L’identification des typologies d’options.
L’identification de l’ensemble des objectifs à atteindre en vue de résoudre les problèmes dégagés dans le diagnostic
doit être affinée, afin de parvenir aux objectifs à retenir dans les Options. En effet, il n’est pas possible de tout changer,
il convient de choisir quoi changer. C’est une étape complexe du processus, parce qu’il faut choisir entre différents
objectifs, et en même temps faire en sorte que les choix opérés soient partagés par les parties prenantes.
Une première activité consiste donc à filtrer les objectifs selon leur pertinence :
• Classification des objectifs à contenu social, tel que la santé et l’éducation et leur priorisation sur la base de la
satisfaction des besoins sociaux, en rapport notamment avec ceux de réduction de la pauvreté ;
• Classification des objectifs visant l’amélioration des infrastructures en fonction des capacités à créer plus de
synergie sectorielle et territoriale et intersectorielle et interterritoriale ;
• Classification des objectifs visant la production de biens et de services en fonction des aptitudes à générer de
la valeur ajoutée, accroitre les revenus des populations, dynamiser l’économie, accroitre l’exportation et réduire
l’importation.
L’activité consiste à investiguer les chemins possibles pour réaliser ces objectifs. En effet, plusieurs possibilités sont
envisageables et cela peut conduire à plusieurs scénarios. Il s’agit de faire des projections sur le comportement des
domaines d’investigation retenus et construire des scénarios qui soient en harmonie avec les orientations du SNAT
et les documents stratégiques.
Pour l’identification des Typologies d’Options, qui sont à l’origine des simulations à réaliser, l’approche peut se faire
sous forme de Questionnements d’Elaboration de Scénarios (QES), selon la même décomposition thématique en
Pôles/Piliers. Cette démarche peut conduire à plusieurs scénarios avec des éléments de justification, à soumettre aux
parties prenantes. Les QES seront déclinés plus loin pour chacun des pôles et piliers à traiter dans le PPAT/PLAT.
Comme pour la phase Diagnostic, l’ensemble du processus d’élaboration des Options sera accompagné d’une contri-
bution cartographique pour la spatialisation des options des volets/thème étudiés.
Le processus d’élaboration de l’étape 2 est clôturé par l’établissement d’une carte synthétisant les Grandes Options
d’aménagement et de développement de la Province ou celui de l’ETD objet du PLAT.
Cette carte est une esquisse du schéma spatial du PPAT/PLAT (à finaliser dans la phase ‘Propositions’). Elle présente
une illustration des options relatives au volet spatial (infrastructures, réseaux, grands équipements, villes et réseau
urbain, etc.), en intégrant un aspect zonage lié à la délimitation de périmètres correspondant à des Zones Homogènes
de Développement (ZHD), tel que des zones d’intensification de l’agriculture vivrière, de développement agro-in-
dustriel, de sauvegarde de potentiel en écosystèmes, etc., pour lesquels des Plans d’Actions seront proposés dans la
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phase suivantes des ‘Propositions’.
En effet, la question spatiale de délimitation des ZHD, trouve toute sa place dans cette phase du processus d’élabo-
ration du PPAT/PLAT, au cours de laquelle se font les arbitrages les plus déterminants pour le devenir du territoire
étudié. Conduits dans un cadre de concertation, ces arbitrages aboutiront au choix du scénario optimum, y compris
en termes d’utilisation du sol. Concrètement, le zonage se fera par superposition des cartes thématiques produites à
l’étape diagnostic. Ainsi la superposition des cartes des ressources en eau, des sols, de la végétation donne la carte des
ressources naturelles.
La superposition de la carte des ressources naturelles à celle des faits humains, des infrastructures, donne la carte
d’occupation des sols. Cette carte ce zonage donne lieu à un schéma d’aménagement fixant pour chaque zone une
vocation spécifique (agricole, pastorale, etc.), et cette mosaïque constitue un schéma d’aménagement de la Province/
du Territoire.
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❖ RECAPITULATIF DES ACTIVITES, INPUTS ET OUTPUTS DE LA PHASE ‘OPTIONS’
Le tableau ci-après récapitule les étapes clés de cette deuxième phase et présente les inputs et outputs y afférents.
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❖ DECLINAISON DE LA DEMARCHE ‘D’ELABORATION DES OPTIONS’ SELON
LES POLES ET LES PILIERS DU PPAT/PLAT4
Pour le Pôle Transversal, la question d’élaboration de Scénarios (QES) peut être conduite de la
manière suivante :
• Composante ‘Institutionnelle’
o Plus de Décentralisation ? de Déconcentration ? les Deux à la fois ? Dans quelles proportions ? Avec quel genre
d’Articulation ?
o Quels types de dispositifs politiques, sociaux, culturels, suffisamment crédibles et efficaces, pour réaliser des
avancées en matière de bonne gouvernance ?
o Avec quels moyens et à quels coûts peut-on améliorer l’efficacité administrative : Salaires de cadres ? Très
hauts niveaux de compétence ? Obligation et effectivité de la Redevabilité ? Réduction de la corruption en
rapport notamment avec la démocratie ?
o Quels sont les Opportunités et les Risques relatifs à la Promotion du Secteur Privé pour jouer le rôle qui lui
revient en matière de Développement, de Compétitivité, d’Emploi et de Croissance ?
Pour le Pôle Sectoriel, le Questionnements d’Elaboration de Scénarios (QES) pour les ‘Options’ déclinées par pilier,
peut être conduit de la manière suivante :
4 La déclinaison de la démarche d’élaboration des ‘Options’ s’attache particulièrement à détailler l’approche QES (Questionnements d’Elaboration de
Scénarios), spécifique à chaque Pôle et Pilier.
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Pilier Agro-rural
• Quelle combinaison d’équilibre entre l’agriculture vivrière qui peut contribuer à la réduction de la malnutri-
tion mais avec des problèmes de faible productivité et l’agro-industrie moderne et de taille importante, avec
une plus grande productivité et des options en faveur de l’exportation, mais qui peut se développer aux dépens
de l’agriculture paysanne de terroir ?
• Quelles conditions de faisabilité pertinente, efficace, effective et soutenable pour la promotion d’une agri-
culture inclusive et durable, en harmonie avec des stratégies environnementales tel que le REDD+ ?
• Quelles conditions institutionnelles, budgétaires, économiques et financières pour l’avènement d’un vrai
marché national pour les produits agricoles de la RDC, sur la base d’une intensification des flux d’échange
intra et inter Provinces ?
• Quelles conditions sociales de développement du capital humain du secteur agro-rural, dominé par le vieil-
lissement et l’analphabétisme ?
• Quelles possibilités économiques et financières pour la mise à niveau approfondie de l’infrastructure et de
l’équipement du monde rural et des services publics de base ?
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• Pour l’Energie Electrique, quelles conditions pour une véritable clarification de la situation des projets d’énergie
hydroélectrique, afin de permettre aux différents acteurs d’asseoir leurs stratégies à partir de ce type de clarifica-
tion ?
• Pour les TIC, quelle opportunité pour un Plan National de véritable décollage de l’activité, dont l’impact sur
l’accélération et la modernisation du développement n’est plus à démontrer ?
• Pour le Transport, quel processus de transformation des mécanismes de mise en œuvre des politiques publiques
déjà arrêtées en faveur du secteur mais dont la concrétisation est très en décalage par rapport aux objectifs de
Délais/Coûts/Qualité ?
Pour le Pôle Environnemental, le Questionnements d’Elaboration de Scénarios (QES) pour les ‘Options’ englobera
les 3 volets suivants :
• En matière de Protection des Ressources, le REDD+ reste l’approche la plus en vue et à propos de laquelle
il y a lieu d’identifier les opportunités pour :
o Améliorer davantage l’adhésion nationale, par toujours plus de concertation, en mettant toujours plus
clairement en relief le rôle inclusif et durable de l’approche ;
o Accélérer l’Opérationnalisation du projet en cours de Mai Ndombe afin d’enmaximiser les effets et en
développer la réplicabilité ;
o Articuler le REDD+ et le SNAT aussi bien au niveau de son contenu ‘Vision Territoriale de Développe-
ment et d’Aménagement’ qu’en tant qu’instrument permettant la mise en œuvre d’une dynamique de
maitrise des conflits relatifs aux ressources et d’affectation des terres.
• Pour la Protection de l’Environnement, il s’agit de s’assurer de la capacité des politiques publiques actuel
lement à l’œuvre pour protéger les milieux et les populations des sources de pollution minière, industrielle et
urbaine ainsi que des déchets dangereux.
• Pour la sauvegarde des écosystèmes, il s’agit de l’évaluation PCEES de la politique en charge des Aires
Protégées et Parcs Naturels.
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o Les choix de fonctions urbaines pour les différentes agglomérations pour une armature urbaine de
cohérence et de compétitivité ;
o L’articulation Villes-Campagnes et l’Intégration de l’Agro-rural dans la dynamique nationale de
développement, seules garantes d’un développement inclusif et durable.
Tout en intégrant les orientations nationales développées dans le cadre du SNAT, le Questionnements d’Elaboration
de Scénarios (QES) pour les ‘Options’ à l’échelle de la Province/ET objet du PLAT, s’attachera à affiner ces orien-
tations selon la même démarche articulée autour des trois principales composantes du ‘Projet Spatial’ du PPAT/
PLAT à savoir :
• Un réseau de transport structurant et intégrateur ;
• Des territoires régionaux d’appui, structurés en zones homogènes de développement durable, centrées sur
les potentialités locales ;
• Un système urbain polarisé, équilibré et inclusif ;
En effet, Le cœur de la déclinaison territoriale des Options, consiste dans l’idée de la diffusion du progrès pour un
‘développement partagé’ qui ne repose pas seulement sur ‘l’équité en matière d’accès aux divers services pub-
lics’, mais également sur le ‘développement intégré’, dans lequel la dimension ‘activités économiques génératrices
de revenu’ est primordiale.
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TROISIEME ETAPE : FORMULATION DES
PROPOSITIONS
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3.1 PROCESSUS D’ENCHAINEMENT DES ETAPES CLES
D’ELABORATION DES ‘PROPOSITIONS’
Les ‘Propositions’ ont pour objet d’identifier les Stratégies et Politiques permettant de réaliser les ‘Options’, définis
dans la phase précédente, sur la base d’une concertation approfondie. Il s’agit de l’élaboration de la méthodologie qui
permet de passer des ‘Options’ aux ‘Propositions’ sur la base de la prise en compte, la plus explicitée possible, des con-
traintes/opportunités : financières, de ressources humaines, de capacités de planification/programmation/mise en
œuvre des structures déconcentrées et décentralisées, du degré d’implication du secteur privé et du système de facili-
tation/incitation avec ce que cela englobe comme :u en faveur des populations victimes des conflits, etc.
Sur le plan pratique, cette dernière phase du processus d’élaboration du PPAT/PLAT, qui vise à rendre opérationnels
les choix stratégiques sur le court et le moyen terme, se déroule en deux étapes clés et sera finalisée par l’élaboration de
la carte de synthèse ou Schéma du PPAT/PLAT, comme décrit ci-après :
• Développer la Stratégie pour les Options retenues par la détermination des Axes Stratégiques et la défi-
nition des Objectifs d’Aménagement relatifs à chacun des axes identifiés ;
• Elaborer un Plan d’Actions et le prioriser dans le but de définir, de façon détaillée, les programmes et
projets à réaliser par ordre de priorité, en les chiffrant et en y associant des indicateurs de résultats.
• Elaborer la carte de synthèse ou le Schéma du PPAT/PLAT
Ci-après le schéma du processus d’enchainement des étapes clés d’élaboration des Propositions.
La stratégie est l’ensemble constitué des axes stratégiques et la combinaison judicieuse des objectifs, des pistes d’ac-
tions et de mesures à l’intérieur de ces axes. Le développement de la stratégie s’appuie sur les options stratégiques
retenues et se déroule sur deux activités consécutives :
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[Link] Détermination des Axes Stratégiques d’Aménagement et de Développement
Les axes stratégiques retenus doivent être les plus pertinents possibles. Cela réside dans l’intensité et l’efficience de leur
capacité à contribuer à atteindre les objectifs visés à moyen terme.
Les axes stratégiques correspondent en général à des domaines d’activités. Ils sont identifiés dans les 4 pôles et 4 piliers
sectoriels, qui représentent la trame structurelle d’élaboration des PPAT/PLAT.
Leur énoncé commence par un nom et ne contient pas de verbe. On pense à des expressions telles que : réduction,
maintien, amélioration, renforcement, consolidation, contribution, etc. Le nombre des axes stratégiques doit être
limité pour permettre de donner une lisibilité simple de la stratégie retenue. Chaque axe stratégique devra compren-
dre des actions à mener exprimées comme des verbes à l’infinitif et qui correspondraient à un certain nombre de
projets à mener.
Il s’agit de préciser davantage le contenu des axes stratégiques de développement et d’aménagement, en développant
les objectifs de chaque axe identifié.
Autour de chaque axe stratégique seront spécifiés, développés et précisés :
• Les objectifs, les pistes d’actions et mesures, etc.,
• Les zones géographiques bénéficiaires des actions,
• Les populations cibles, avec la prise en compte des spécificités de toute nature des bénéficiaires au regard
des résultats du diagnostic.
La stratégie doit convaincre sur sa capacité à réaliser les objectifs stratégiques. Toutefois, les facteurs externes ou
conflits d’intérêts sur lesquels la stratégie n’a pas prise et qui sont susceptibles d’entraver sa mise en œuvre seront
répertoriés sous les « hypothèses et risques ».
Cela permet de démontrer que la stratégie qui a été élaborée est viable.
Le Plan d’Actions (PA) est un ensemble de programmes ordonnés en hiérarchie ascendante (liens avec les stratégies
existantes) et descendante (déclinaisons en actions et activités), chiffrés et assortis d’indicateurs de résultats. Il vise à
définir de façon précise la manière dont les choix stratégiques opérés vont être réalisés sur le court et le moyen terme.
La finalité du PA est d’inscrire les budgets dans un cadre stratégique basé sur des priorités prédéfinies.
Le Plan d’Actions et le Plan d’Actions Prioritaires sont réalisés de façon séquentielle au cours d’une même étape. La
perspective PAP est généralement quinquennale avec une révision annuelle, permettant de tenir compte de l’évolu-
tion du contexte révélée par la veille stratégique et les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre des programmes et
projets. Ceci permet de mieux cadrer les programmes en cours de définition et de favoriser la réalisation des objectifs
fixés dans la stratégie.
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Sur le plan de la démarche, l’élaboration du PA et du PAP se déroule sur 5 étapes clés : 3 étapes pour obtenir le Plan
d’Actions et 2 étapes supplémentaires pour obtenir le Plan d’Actions
Prioritaires, comme présenté dans le schéma suivant :
La formulation des programmes prend appui sur les choix stratégiques opérés dans l’étape précédentes à travers
l’identification des axes stratégiques et les objectifs leurs correspondant.
En fonction du champ couvert, un axe stratégique peut constituer une intervention correspondant à un ou à plu-
sieurs programmes.
On distingue deux catégories de programmes :
• Les programmes opérationnels, destinés à la production de biens ou services ;
• Les programmes supports ou de soutien, qui assurent une meilleure administration du domaine ou accom-
pagnent mieux l’opérationnalisation des orientations.
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- Le cadre institutionnel de mise en œuvre, c’est-à-dire les acteurs intervenant directement ou indirecte-
ment dans la mise en œuvre du programme, à savoir : collectivités territoriales décentralisées, Départements
ministériels, Institutions publiques ou parapubliques sous-tutelle, … ;
Les actions sont de grands ensembles homogènes et complémentaires d’un programme. Leur mise en œuvre doit
concourir à la réalisation des résultats du programme auquel elles sont rattachées. La frontière entre les actions d’un
programme donné doit être nette et précise. Il est recommandé de ne pas multiplier les actions pour un même pro-
gramme (si possible moins d’une dizaine par programme).
A noter que les actions des programmes supports (mentionnés plus haut), doivent porter sur les ressources humaines,
les ressources financières et matérielles, le contrôle et l’évaluation, la coordination des actions, la communication, les
statistiques, l’appui juridique, etc.
La caractérisation des actions du programme consiste à accompagner chaque action identifiée des éléments suivants :
- L’objectif de l’action,
- Les indicateurs auxquels sont associés des valeurs de référence et des cibles :
L’indicateur de l’action permet de mesurer les résultats obtenus ; la valeur de référence désigne le niveau de
l’indicateur au cours d’une année donnée ; la cible est le niveau de l’indicateur à atteindre dans une période
déterminée ;
- Le cadre institutionnel qui précise les acteurs intervenant directement ou indirectement dans la mise en
œuvre de l’action.
- Le lieu ou bien la zone de son exécution qui renseigne sur la localisation territoriale de mise en œuvre de
l’action. Lorsque la zone d’exécution d’une action n’est pas précisée,
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cela veut dire que la définition de cette action est encore inachevée, et comme telle, elle ne peut être
budgétisée.
Le tableau suivant présente le canevas du résultat attendu de cette étape.
Il s’agit de déterminer toutes les activités dont la mise en œuvre va permettre d’atteindre l’objectif de l’action. Une ac-
tivité correspond à un projet d’investissement auquel on adjoint les charges de fonctionnement y afférentes. La déter-
mination des activités des actions permet de donner un contenu matériel aux programmes sélectionnés, et établit de
ce fait une liaison entre le niveau stratégique et le niveau opérationnel de la stratégie. Par exemple, dans le secteur de
l’éducation, une activité de l’action « amélioration des capacités d’accueil dans l’éducation primaire » serait : « con-
struction de nouvelles écoles » ; une activité de l’action « amélioration
des capacités pédagogique dans l’éducation primaire » serait : « recrutement de nouveaux enseignants ».
Les activités d’une action doivent être complémentaires et permettre d’atteindre le résultat de l’action.
La caractérisation des activités des actions du programme se fait sur la base des éléments suivants :
- L’extrant, qui est le résultat direct ou immédiat de la réalisation d’une activité. Une mauvaise formulation de
l’extrant pourrait traduire une connaissance mitigée de l’activité. La formulation de l’extrant précise la quan-
tité et/ou la qualité du bien et service produit sur une période donnée ; exemple : «2000 salles de classes
construites et équipées d’ici 2021 », « 70 km de pistes rurales réhabilitées d’ici 2021 », etc. ;
- Le coût, qui est à préciser pour chaque nature d’extrants de l’activité. Le coût doit être correctement évalué.
Il correspond au montant total des dépenses nécessaires à la réalisation de l’extrant. Les dépenses compren-
nent les coûts d’investissement (tels que les études de faisabilité, les études techniques, …), mais également
les charges de fonctionnement nécessaires au suivi de l’exécution de l’activité. Le calcul du coût d’une activité
est basé sur le coût unitaire de l’activité ou coût d’une unité d’extrant. Il existe plusieurs méthodes de calcul
du cout unitaire : méthode analogique (se réfère à des activités similaires réalisées dans un contexte géo-
graphique semblable), méthode analytique (nécessite une décomposition de l’activité en tâche pour se rap-
procher le plus de l’estimation réelle), etc.
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- L’année de réalisation ;
- Les principales Parties Prenantes constituant son cadre institutionnelle de mise en œuvre.
A la fin du processus d’élaboration du plan d’actions, il est recommandé de synthétiser l’information sur les Pro-
grammes, les Actions et les Activités pour offrir une vue synoptique des résultats poursuivis sur la période couverte
et les coûts nécessaires. Cette synthèse se fait en récapitulant les informations produites jusque-là sur un tableau.
La compilation de l’ensemble des tableaux produits durant ces trois étapes, permet d’obtenir le Plan d’Actions.
❖ PRIORISATION
En concertation avec le Maitre d’Ouvrage et en synergie avec les acteurs concernés un PAP sera identifié en tant que
paquet de Stratégie-Programmes-Actions-Activités (SPAA) d’initialisation du PPAT/PLAT et de lancement de sa
mise en œuvre. La méthode de conduite du choix du PAP s’apparente à l’utilisation d’un entonnoir pour proposer
pour chaque action le sous-ensemble d’activités le plus pertinent dans la mise en œuvre des orientations stratégiques
concernées, compte tenu de la contrainte budgétaire et de ce qui est jugé le plus urgent pour les bénéficiaires.
Cela nécessite des arbitrages (justifiés et argumentés), à conduire en concertation avec les Parties Prenantes, pour
établir :
- Une priorisation des différents programmes
- Une priorisation des actions de chaque programme
- La liste des activités prioritaires découlant de ces arbitrages.
Dans ce cadre, chaque SPAA sera évaluées selon sa contribution à maximiser des avantages globaux et minimiser ses
risques. Les critères d’arbitrage/évaluation concerneront notamment:
- L’efficience économique
- L’inclusivité sociale
- La durabilité environnementale
- La cohérence d’aménagement spatial
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On doit ainsi élaborer un tableau de priorisation de chaque programme comme indiqué dans le tableau suivant :
Le tableau de priorisation ainsi obtenu pour chaque programme permettra la planification pluriannuelle du PAP
dans le format de présentation ci-après :
- Le contenu de la SPAA,
- Les délais de réalisation et de mise en exploitation, notamment pour les projets de production de biens ou de
services,
- Les effets attendus, notamment en termes sociaux et environnementaux,
- La zone d’implantation,
- L’espace territorial impacté,
- La population ciblée,
- La Maitrise d’Ouvrage et Maitrise d’œuvre,
- Le montage institutionnel de sa phase réalisation et sa phase exploitation, les besoins en ressources humaines
et en renforcement des capacités,
- Le schéma de financement,
- Les indicateurs de suivi-évaluation.
Toute Action nécessite la réalisation d’un plan de financement pour en assurer la cohérence et la faisabilité financière.
Celui-ci indique comment les différents postes de dépenses prévus seront financés dans le temps, c’est-à-dire les sourc-
es de financement et leur affectation des ressources pour les années considérées.
Son élaboration conduit au Plan d’Actions Prioritaires qui requiert une programmation pluriannuelle des Actions de
chaque programme, ainsi que l’élaboration du plan de financement pluriannuel de ces Actions.
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Tableau 10 : Exemple d’élaboration d’un Plan d’actions prioritaires
- Financement pluriannuel des actions du programme n° …
Page 62
3.3 ETAPE 3 ETABLISSEMENT DE LA CARTE DE SYNTHESE/SCHEMA SPATIAL DU PPAT/PLAT
Les objectifs d’aménagement à l’année terminale sont reportés sur une carte de synthèse qui donne une vision globale
de la situation souhaitée à l’horizon du PPAT/PLAT.
Cette carte est une projection spatialisée des actions envisagées à l’horizon retenu afin d’atteindre le scénario opti-
mum de développement de la Province/ET objet du PLAT.
Elle présente une illustration des principaux éléments structurants de l’espace ainsi que leur constituant, leur dispo-
sition et leur cohérence.
Cette carte devra synthétiser les propositions d’aménagement et de développement retenues pour les principaux
secteurs tels que : les infrastructures et les équipements, le développement rural, les transports et communication, le
réseau urbain y compris sa structuration (petites, moyennes et grandes, leurs relations entre elles et avec le milieu ru-
ral), les activités socio-économiques et sociales par Zone Homogène de Développement, les axes d’insertion interne
et externes de la Province/ET objet du PLAT, etc.
Les actions et les projets dégagés à la fin du processus d’élaboration du PPAT/PLAT, y compris les orientations spa-
tiales et les représentations cartographiques, seront couplées à une base de données SIG qui sera mise en place et
alimentée tout au long du processus d’élaboration de la mission.
Cette Base de Données présentera le noyau d’un système de suivi évaluation/Observatoire du territoire à l’échelle de
la Province, à mettre en place et à héberger au Ministère provincial en charge de l’Aménagement du Territoire.
Le tableau ci-après récapitule les étapes clés de la troisième phase ‘Propositions’ et présente les
inputs et outputs y afférents :
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❖ PRINCIPES DIRECTEURS POUR L’IDENTIFICATION DE PROPOSITIONS POUR LE ‘POLE
TRANSVERSAL’
Pour les propositions relatives au volet Transversal, il s’agira essentiellement de recommandations qui se présenteront
sous la forme de :
• Recommandations pour la Mise à niveau de l’appareil statistique ;
• Recommandations pour la Mise en place de système de recevabilité pour améliorer la gouvernance ;
• Recommandations pour améliorer la Gestion Budgétaire par Objectifs ;
• Recommandations pour I ’institutionnalisation et la réglementation de la transparence notamment
à travers la publication de l’ensemble des étapes relatives aux processus de dévolution des marchés publics et
de mise en concurrence des intervenants nationaux et internationaux concernant les projets de valorisation
des ressources naturelles, hydrauliques, énergétiques, forestier, de transport, etc.
Outre la gouvernance, les recommandations relatives à l’axe transversal concerneront l’équilibre économique et
budgétaire, dont la bonne conduite et le pilotage constituent des facteurs clé anti-risque et de bonne résilience.
Pour ce qui est de la balance des paiements courants, l’essentiel des recommandations concerneront le développe-
ment compétitif du système productif, seul garant à la fois d’accroissement des exportations et de réduction des
importations.
Pour les propositions relatives au volet sectoriel, elles seront identifiées en tant que concrétisation des options re-
tenues, sous la forme de Stratégie/Programmes/Actions/Activités (SPAA) permettant d’atteindre les objectifs secto-
riels tout en étant en cohérence avec les exigences environnementales et les choix d’aménagement du territoire.
Les propositions seront présentées selon la classification en quatre (4) piliers tel que cela a été présenté précédem-
ment, à savoir :
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❖ PRINCIPES DIRECTEURS POUR L’IDENTIFICATION DES PROPOSITIONS POUR LE PILIER
DE L’AGRO-RURAL
Pour le pilier Agro-rural, les propositions en SPAA doivent aller dans le sens des principes directeurs suivants :
• La réforme des structures et la modernisation des systèmes de production pour assurer la sécurité ali-
mentaire, l’équilibre de la balance des paiements, l’intégration intersectorielle par la transformation, la promo-
tion de l’emploi décent et la dynamisation des économies locales et régionales ;
• Les approches filières et en technopôles agro-industriels actuellement initiées seront intégrées et systéma-
tisées dans le cadre des 3PA ;
• Les facteurs devant contribuer au développement des externalités positives, englobant, le foncier, les in-
frastructures, l’encadrement par les services de l’Etat, l’organisation professionnelle, le financement local et
bancaire, l’assainissement des circuits de commercialisation ;
• La localisation/disposition spatiale des propositions sera clairement mise en évidence afin que la dimen-
sion développement régional et local apparaisse clairement ;
• Enfin, l’impact sur le revenu des ménages ruraux sera suffisamment en relief, étant donné son rapport
avec d’une part avec la maitrise des flux migratoires ainsi que la question de la pression sur les ressources.
Pour le pilier Réseaux de Desserte et d’Adduction, englobant le transport, l’énergie électrique, l’AEPA et les TIC, les
propositions en SPAA doivent aller dans le sens des principes directeurs suivants :
Pour le pilier à fort contenu développement humain de l’Education-Santé-Habitat, les propositions en SPAA doivent
aller dans le sens des principes directeurs suivants :
• le choix des propositions concernant ces secteurs doivent s’appuyer sur les orientations/options de l’Etat con-
cernant le contenu social de ses politiques ;
• Il s’agira de mettre particulièrement en relief pour élaborer les propositions concernant ce pilier qu’il ne saurait
y avoir de politique publique d’aménagement du territoire conséquente en l’absence d’une stratégie de déve-
loppement à la hauteur des défis du non accès à des services de base pour de larges parties de la population.
Page 65
❖ PRINCIPES DIRECTEURS POUR L’IDENTIFICATION DES PROPOSITIONS POUR LE PILIER
‘MINDUS’
Pour le pilier MINDUS qui regroupe les secteurs de ‘la mise en valeur de la ressource minière’ et ‘l’industrie et ser-
vices’, les propositions concerneront à la fois le contenu en SPAA de ces activités et la question des externalités posi-
tives qui contribueront au succès des propositions.
Par ailleurs, les critères qui seront pris en compte dans le choix de propositions concernant ce pilier incluront :
• L’impact sur l’emploi et le revenu des ménages ;
• La contribution à l’intégration intersectorielle ;
• La contribution à la dynamisation des économies provinciales et locales ;
• La maitrise de la variable environnementale en général et la contribution au succès de REDD+ en particulier.
Pour les propositions relatives au volet environnemental, il s’agira des propositions concernant :
• La contextualisation de la stratégie environnementale nationale ou locale et les recommandations
d’amélioration ;
• L’identification des SPPA spécifiques à des contextes territoriaux de zones à problématiques environ-
nementales homogènes (ZPEH), pour lesquelles il s’agira d’élaborer des propositions en cohérence avec leurs
spécificités.
Les propositions relatives au volet territorial, constituent l’aboutissement de l’ensemble de la mission et con-
cernent le contenant spatial de la totalité des propositions du développement socioéconomique, tel que formulées
précédemment, avec ce que ce contenant spatial doit avoir comme attribut de cohérence de son organisation et de
pertinence de son fonctionnement.
Les propositions relatives au volet spatial seront élaborées sur la base des principes directeurs suivants, basés aussi bien
sur les standards de l’aménagement du territoire que les spécificités du contexte territorial de la RDC :
• Délimitation de périmètres correspondant à des Zones Homogènes d’Actions d’Aménagement et de
Développement Durable (ZHAADD) tel que des zones d’intensification agriculture vivrière, de dévelop-
pement agro-industriel, de sauvegarde de potentiel en écosystèmes, etc., pour lesquels des Plans d’Actions
seront proposés ;
• Mise en place et/ou consolidation/renforcement des capacités du système institutionnel et opérationnel
de délimitation des ‘zones de conflits d’intérêt’ et de maitrise de leur gestion coordonnée, dans un objectif
d’efficacité économique, d’inclusivité sociale et de durabilité environnementale ;
• Identification des programmes en infrastructures et dotations en équipements et services publics struc-
turants des différentes agglomérations, tel que cela ressort du schéma d’armature urbaine qui aura été élaboré
et adopté dans le cadre du SNAT ;
• Identification des programmes de modernisation/mise à niveau des axes structurants, de rang interna-
tional, sous-régional, nationaux et provincial, de relations interurbaines et de fonctionnement des rapports
interterritoriaux ;
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• Projection sur l’espace territorial, des grands projets structurants d’agropoles, d’industrie, de services
supérieurs, d’équipement de logistique et d’énergie ;
L’ensemble de ces composantes feront l’objet de la formalisation cartographique aux formats qui conviennent et qui
soient compatibles avec l’étendue géographique du territoire objet duPPAT/PLAT
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DEUXIEME PARTIE :
ACTIVITES TRANSVERSALES AU PROCESSUS
D’ELABORATION DES PPAT & PLAT
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ETAPE 4 : CONSULTATION
DES PARTIES PRENANTES
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OBJECTIF PRINCIPAL :
Faciliter la conciliation entre les différents groupes d’intérêts et permettre aux responsables politiques et adminis-
tratifs d’exercer un véritable leadership social, notamment en favorisant l’inclusion de toutes les parties prenantes
(l’échantillon doit être représentatif).
OBJECTIF SPECIFIQUE :
Fournir un cadre cohérent et harmonisé du processus de participation d’acteurs provinciaux et locaux dans l’élabora-
tion des plans d’AT, pour obtenir un consensus (résultat).
Le présent document propose des directives pratiques pour garantir le bon déroulement des séances de consultation
publique en se référant au guide de Consentement Libre Informé et Préalable (CLIP) de consultation et de partici-
pation au processus REDD+ en République Démocratique du Congo.
Le guide méthodologique de consultation est structuré selon 5 axes principaux :
- Présentation du (CLIP)
- Analyse des parties prenantes ;
- Méthodes de plaidoiries ;
- Procédure participative et interactive ;
- Démarche pour un entretien type les parties prenantes.
Elle est subdivisée en 3 grandes phases qui comprennent chacune des étapes.
1. Phase1 : Préparation
- Etape 1 : Formation d’une équipe technique de facilitation de la démarche CLIP ;
- Etape 2 : Analyse du contexte physique, socio-économique, culturel et juridique ;
- Etape 3 : Mise en place d’une Stratégie d’Information et de Communication ;
- Etape 4 : L’organisation des rendez-vous.
Page 70
4.1.2 PRINCIPES, CRITERES, INDICATEURS ET DIRECTIVES
Ici il s’agit de Mener une réflexion participative sur (i) les problèmes, les besoins, les intérêts, les attentes, les limites,
les potentiels des acteurs, les ressources disponibles, intérêts, ... (ii) schéma d’intervention des acteurs, … (iii) phasage
des participations.
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b) Phasage de participation des parties prenantes
La démarche adoptée pour l’élaboration des PPAT et des PLAT repose sur la consultation du public tout au long de
la conduite du projet. L’élaboration des PPAT et des PLAT repose essentiellement sur 5 phases :
• Phase 1 : lancement de l’étude
• Phase 2 : Diagnostic/orientations
• Phase 3 : Options d’aménagement
• Phase 4 : Propositions
• Phase 5 : Validation approbation
Le plaidoyer est un effort stratégique pour parvenir à un changement en créant un « environnement favorable » et
un engagement de la part des décideurs politiques, communautaires et/ou religieux à tous les niveaux et de les per-
suader à prendre l’action en faveur de l’élaboration du PPAT/PLAT.
Plaidoyer initial : vise à gagner le soutien des décideurs du secteur de l’AT en les impliquant dans le processus d’élab-
oration de ces instruments de planification.
Plaidoyer final : Le plaidoyer final consiste à montrer, exposer et expliquer les résultats de l’étude menée.
Le plaidoyer final sera assuré par le même comité du plaidoyer initial.
La consultation participative va au-delà d’une simple information des parties prenantes afin qu’elles puissent faire
des observations. Elle repose sur une démarche itérative et dynamique, articulée en étapes et ventilées en séquences
de progression logique.
Elle reflète un compromis acceptable par les acteurs, entre (i) les intérêts particuliers et celui de la collectivité, (ii)
les préoccupations à court terme et les enjeux d’évolution à long terme, (iii) les considérations environnementales,
économiques et sociales.
Plusieurs techniques peuvent être utilisées : (i) Interview participative ou interview semi structurée n’impliquant
pas un questionnaire formel, (ii) méthode d’entretien ciblé ou discussion structurée, (iii) brainstorming (émission
d’idées) ou méthodes d’ateliers en petits ou grands groupes pour initier la discussion, (iv) organisation de concerta-
tion publique) où plusieurs supports peuvent être utilisés (internet, affiches, avis dans la presse, …).
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ETAPE 5 : SUIVI-EVALUATION DES INTRUMENTS DE
PLANIFICATION FORMULATION DES OPTIONS
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5.1 GENERALITES
Cela se justifie amplement par le besoin d’évaluer les niveaux de performance des politiques, programmes ou projets
d’aménagement du territoire au regard des objectifs de développement durable, en identifiant les niveaux de perfor-
mance atteints, leurs points forts et leurs points faibles en vue de les faire progresser le cas échéant.
Le SEV prend en compte les 3 niveaux de l’AT (National, Provincial et Local) et leurs articulations ainsi que ses dif-
férents pôles (transversal, sectoriel avec ses 4 piliers, environnemental et territorial).
Le SEV doit garantir une représentation équilibrée de tous les groupes potentiellement vulnérables ou marginalisés.
Ce qui implique d’apporter une attention particulière aux différences et aux inégalités sociales liées au genre, à la race,
à l’âge, à l’orientation sexuelle, à l’aptitude physique ou intellectuelle, à la religion ou à la situation socio-économique.
Ces considérations sont particulièrement importantes pour le développement inclusif.
5.3.1 CONCEPTS-CLES
Pour une bonne maîtrise du GM-SEV, quelques concepts-clés méritent d’être définis :
- La Gestion Axée sur les Résultats (GAR) : approche globale de la gestion des politiques, projets visant
définir les résultats mesurables, les méthodologies pour atteindre les résultats escomptés
- Suivi et Evaluation : sont des éléments essentiels de la gestion axée sur les résultats (GAR). Ils sont les fon
dements de comptes rendus clairs et précis sur les résultats d’une politique ou d’une intervention (programme
ou projet).
- Suivi : Processus continu de collecte et d’analyse systématique de l’information pour suivre les progrès réalisés
par rapport aux plans établis et vérifier la conformité par rapport aux normes établies. Il permet d’identifier les
tendances et les schémas qui se dessinent, d’adapter les stratégies et de guider la prise de décisions relatives à la
gestion du projet/programme.
L’on y distingue plusieurs types, à savoir : (i) Suivi des résultats, (ii) Suivi du processus (des activités), (iii) suivi de la
conformité, (iv) Suivi du contexte (de la situation), (v) Suivi des bénéficiaires, (vi) Suivi financier, (vii) Suivi organi-
sationnel.
Evaluation : Processus organique pour déterminer la pertinence, l’efficacité, l’impact des activités améliorer les activ-
ités en cours et aider la direction dans ses activités futures de planification, de programmation et de prise de décisions.
- Selon le moment elle peut être une : (i) évaluation annuelle (continue), (ii) à mi‐parcours, (iii) finale ou
d’achèvement, (iv) ou évaluation ex‐post (qui se fait quelques années après l’achèvement du projet.
- Selon les acteurs : elle peut être (i) une évaluation interne ou auto‐évaluation, (ii) une évaluation externe ou
indépendante ou (iii) une évaluation participative.
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Cadre Logique axé sur les résultats (CLAR)
Le Cadre Logique Axé sur les Résultats est la principale source du dispositif de SEV et un résumé de la conception
opérationnelle des PPAT et des PLAT.
C’est une suite de relations de cause à effet qui mènent d’une action de développement à l’atteinte des objectifs. La
chaîne des résultats commence par la mise à disposition des ressources, se poursuit par les activités et leurs extrants.
Elle conduit aux réalisations et aux impacts, et aboutit à une rétroaction ». La structure et le contenu CLAR se
présente comme suit :
Indicateurs de performance : mesures d’impact, d’effets, des résultats des programmes ou projets suivis durant la
mise en œuvre de projet pour évaluer le progrès à un moment précis.
Les acteurs impliqués dans le fonctionnement dispositif de suivi-évaluation couvrent les différents niveaux sectoriels
et aussi les niveaux national, décentralisé, local.
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5.4 ORGANISATION GENERALE
Fonction 2 : Planification
La planification des activités et leur suivi constituent un pilier important du SEV. Elle :
- sert d’axes directeurs dans l’exécution des programmes et des projets d’AT et
- permet un contrôle et un suivi physique, budgétaire et financier, etc
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Fonction 5 : Evaluation
Où peuvent être distinguées une évaluation continue (en interne durant l’élaboration de l’outil) et une évaluation
finale externe menée à terme de l’élaboration du PPAT/PLAT (évaluation à travers les critères de pertinence, d’effi-
cience, d’efficacité, de durabilité.
Capitalisation
La démarche de capitalisation du Projet est une approche de gestion des informations et des connaissances dont le
but est de constituer à partir des informations générées par le SEV, un produit de connaissances sur la mise en œuvre
du projet et sur la gestion des projets et programmes en général. La finalité est de mettre à la disposition d’autres ac-
teurs ou institution en vue de faciliter la mise en œuvre de nouveaux projets et programmes ou la conduite d’actions
similaires. Les thèmes de capitalisation seront validés par le Conseil Provincial d’Aménagement du Territoire
Aspects organisationnels
Schéma organisationnel
Le fonctionnement de SEV nécessitera la mise en place d’un schéma organisationnel fixant les tâches à chaque niveau
ainsi que les modalités et les outils pour les réaliser.
- Responsabilité de l’UCGP (PPAT/PLAT)
- Responsabilité des comités locaux de suivi
- Responsabilité des comités villageois
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ETAPE 6 : STRATEGIE DE COMMUNICATION
La communication est importante afin d’assurer les conditions requises pour une planification réussie. Elle doit ac-
compagner tout le processus d’élaboration des PPAT/PLAT.
Diffuser l’information et renforcer le dialogue entre les bénéficiaires, les partenaires et les autorités afin de favoriser
l’appropriation des programmes d’aménagement au niveau provincial et local et de produire un impact durable.
Une stratégie est un ensemble de moyens, de techniques, de ressources que l’on combine intelligemment pour attein-
dre un objectif.
Faire un état des lieux de la situation sur le terrain en matière de communication (Paysage médiatique).
Au préalable
- maîtriser le processus du Projet
- Identifier à l’avance les principales activités d’élaboration du PPAT/PLAT
Page 78
6.3.3 ELABORATION DU PLAN DE COMMUNICATION
Page 79
GUIDE METHODOLOGIQUE POUR LA REALISATION DU
ZONAGE PARTICIPATIF DES TERROIRS VILLAGEOIS ET
L’ELABORATION DU PLAN SIMPLE D’AMENAGEMENT
DU TERRITOIRE
Page 80
Ce guide méthodologique pour la réalisation du zonage participatif des terroirs villageois et entités terri-
toriales dans le cadre de Piredd et sur base de démarches locales des planifications existantes, se veut opéra-
tionnel et concret. Il s’articule autour des trois chapitres suivants hormis l’introduction :
- Généralités,
- Approche méthodologique d’élaboration du Guide méthodologique pour la réalisation du zonage
participatif
- Zonage participatif des terroirs villageois.
CHAPITRE I - GENERALITES
Le monde rural congolais présente une distinction fondamentale entre le bassin forestier, domaine tradi-
tionnellement organisé en terroirs de cueillette et d’agriculture extensive et les espaces de savane qui constit-
uent « l’arc utile », domaine de terroirs traditionnels d’agriculture vivrière.
Il est évident que le monde rural de notre pays subit les effets d’une évolution récente marquée par un
déséquilibre croissant entre démographie et utilisation des ressources, ce qui conduit à une pression accrue
en termes d’activités tant agricoles que non agricoles (exploitation forestière et activités extractives) dont le
résultat est une déstructuration et/ou destruction des terroirs dans plusieurs endroits du territoire national.
Ce déséquilibre entre la démographie galopante et l’utilisation des ressources, pose réellement problème
pour nourrir le surcroît de la population avec une agriculture itinérante sur brûlis.
La conséquence de ces pressions sur les milieux ruraux est le flux important de départs continus vers les villes
(exode rural), considérées comme espace d’espoir.
L’aménagement du territoire, dans son processus de réforme, ne s’intéresse pas seulement aux dimensions
multisectorielle, transversale et participative, mais s’intéresse aussi et surtout, à sa dimension multi scalaire.
La mise en œuvre de cette réforme doit se faire simultanément à tous les niveaux de gouvernance territoriale
(National, Provincial, Local : Territoire, secteur, villages …). La dimension multi scalaire de l’Aménagement
du Territoire, surtout à son niveau local le plus bas de la gouvernance : « terroirs villageois », doit mettre
un accent particulier sur la réforme de l’Aménagement du Territoire, laquelle se doit d’être complète et
intégrée. Ceci du fait que l’aménagement du territoire est un processus d’élaboration et de mise en œuvre
concerté d’un ensemble d’actions et de mesures permettant de valoriser toutes les ressources du terroir vil-
lageois en vue d’un développement durable. En tant que tel et s’agissant de la gouvernance, l’aménagement
du territoire doit faire sien les principaux cardinaux y relatifs, en l’occurrence : la participation collective, la
transparence, la représentativité et la redevabilité.
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Ces principes collent pertinemment bien avec le fait que l’aménagement et la gestion des terroirs villageois
sont une approche qui se veut globale, et globalisante, intégrée, participative, décentralisée, cohérente, con-
tractuelle et de partenariat.
Par ailleurs, concernant précisément les « terroirs villageois » qui devront, à juste titre, être considérés com-
me une unité fondamentale de base de tout aménagement du territoire national, il sied de stigmatiser avec
force, qu’en RDC il y a des espaces vides mais, il n’y a pas un vide foncier.
Pour répondre à cette préoccupation, sans faire allusion aux guides de zonage forestiers déjà publiés par le
Ministère de l’Environnement, deux ateliers ont été tenus respectivement en date du 25 au 26 juin et du 03
au 05 décembre 2018 sur les méthodologies d’élaboration des plans de développement durable à l’échelle
provinciale et locale (ETD et terroirs villageois). L’objectif principal de l’organisation de ces ateliers était de
passer en revue les principales méthodologies employées en RDC, en ce qui concerne l’élaboration des outils
sectoriels d’affectation et d’utilisation des terres, pour arriver à produire un guide méthodologique harmon-
isé de la planification spatiale au niveau des terroirs.
Le présent guide méthodologique, accompagné de normes de qualité claires, élaboré, sur base des démarch-
es locales de planification déjà réalisée, et tenant compte de l’étude de l’impact environnemental et social
à tous les niveaux du processus conformément au Décret N°14/019 du 02 Août 2014, fixant les règles de
fonctionnement des mécanismes procéduraux de la protection de l’environnement, servira de référence lors
de la réalisation du zonage participatif des terroirs villageois et des entités territoriales dans le cadre des pro-
grammes intégrés.
1.2 CONCEPTS
1) Aménagement du Territoire : action et pratique qui consistent à disposer avec ordre, à travers
l’espace d’un pays et dans une vision prospective, les hommes et leurs activités, les équipements col-
lectifs et les moyens de communication, en prenant en compte les contraintes naturelles, écologiques,
humaines, économiques, voire stratégiques. Il désigne aussi la politique, et les moyens, visant à une
utilisation économique et humaine plus rationnelle de l’espace géographique national, provincial,
urbain et local.
2) Cartographie : Ensemble des études et des opérations scientifiques, artistiques et techniques, in-
tervenant à partir des résultats d’observations directes ou de l’exploitation d’une documentation, en
vue de l’élaboration et de l’établissement des cartes, plans et autres modes d’expression, ainsi que de
leur utilisation.
3) Cartographie participative : est un moyen d’associer la population d’un village (ou un groupe au
sein de cette population) à un exercice de spatialisation des connaissances locales sur leur terroir et des
ressources naturelles.
4) Scénario : est la description d’une situation future et de cheminement cohérent des évènements per-
mettant de passer de la situation présente à une situation future.
5) Plan d’Aménagement du territoire: outil littéraire et graphique de planification spatiale indiquant
de manière détaillée l’affectation des zones selon leurs usages, l’emplacement des équipements, les in-
stallations et les réseaux divers. Il a force obligatoire et est opposable à tous.
6) Plan de zonage : est un document réglementaire qui régit l’utilisation du sol dans une zone. Le plan
de zonage permet de savoir avec exactitude le règlement avec lequel un document est soumis.
Page 82
7) Planification désigne l’élaboration d’une vision partagée de développement et des actions attenantes
(projets, programmes), y compris l’identification des moyens matériels, financiers et humains néces-
saires à sa réalisation dans un espace géographique et temporel donné.
8) Plan Simple d’Aménagement du Territoire : document de référence qui prescrit, à l’échelle d’un
groupement ou village, des règles générales d’aménagement se rapportant à l’occupation et à l’équipe-
ment du territoire de l’entité concernée, notamment en matière d’économie, industrie, agriculture,
nouvelles technologies de l’information et de la communication, urbanisme et habitat, exploitation
forestière, santé publique, éducation, sécurité, défense militaire, hygiène, esthétique, sauvegarde des
beautés naturelles et des monuments, tourisme, plantations, voiries, constructions, y compris les
ouvrages d’art. Il contient des prescriptions écrites, complétées par des illustrations graphiques couv-
rant l’ensemble ou des parties déterminées du territoire du groupement ou du village
9) Terroir : espace rural géré par une communauté qui affirme y exercer des droits d’exploitation et
d’occupation dans le cadre socio-économique et culturel défini ;
10) Zonage : processus holistique, concerté et intégré d’identification et de répartition de zones géo-
graphiques distinctes selon les différents usages auxquels s’appliquent des règles et des compétences
sectorielles spécifiques dans le cadre d’un processus plus large de planification spatiale. Selon les
échelles, on distingue le macro-zonage, le méso-zonage et le micro-zonage suivant les spécifications
des guides opérationnels, ainsi :
• le macro-zonage est effectué dans une vaste zone géographique et se fait habituellement à échelle
1/200000 ou au-delà.
• le méso-zonage est effectué à l’échelle d’un paysage (1/50000 - 1/200000) et peut inclure certaines
désignations spécifiques, comme les concessions forestières et les parcs nationaux.
• le micro-zonage implique des zonages à l’échelle de sites (1/1000 – 1/5000) et peut faire partie d’un
processus de méso- ou macro-zonage.
Page 83
CHAPITRE II :
METHODOLOGIE D’ELABORATION DU GUIDE
L’élaboration du guide méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois a suivi les étapes suiva-
ntes lors de son élaboration.
La méthodologie d’élaboration de ce guide a visé, avant tout, la recherche de la documentation, qui, une
fois identifiée et analysée, nous a permis de rédiger la toute première version du draft de ce guide méthod-
ologique.
La revue documentaire faite a été sélectionnée selon qu’il s’agissait des travaux sur le zonage, la cartographie
participative ou tous autres travaux de planification spatiale faits en République Démocratique du Congo.
Lors de la recension et l’analyse documentaires, plusieurs documents ont été consultés et analysés, afin
d’harmoniser les approches des outils de planification spatiale et de développement adaptées au contexte de
la RDC.
A. PLANIFICATION DU DEVELOPPEMENT
Quant à la planification de développement, plusieurs documents ont été consultés et analysés, dont les
principaux sont :
• Les plans de développement des entités territoriales décentralisées, une expérienc du projet de la
Coopération Technique Belge (CTB) avec le Ministère de l’Intérieur. Cet outil de développement
nous a inspiré par son approche participative utilisée d’une part et la structuration des milieux utilisée
dans le Plan de développement agricole et rural avec le Conseil Rural de gestion (CARG), les
OP et les UOP d’autre part.
L’exploitation de cet outil, nous a permis de capitaliser la méthodologie employée, particulièrement les
étapes suivantes :l
- Mise en place des plateformes territoriales (Comité Local de Développement (CLD), CARG, etc),
- Collecte et analyse des sources,
- Enquête socio-économique sur l’ensemble du territoire,
- Outils cartographiques papier et SIG,
- Elaboration de canevas d’Etat, des lieux sectoriels,
- Formation des experts locaux,
- Suivi du travail des experts locaux et vérification du niveau de renseignement.
• Plan de développement de la Province de Kwango (Freddy KITOKO Sony), et les Plans de dévelop-
pement provinciaux : « Guide méthodologique et éventualité de
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prise en charge de l’Aménagement de Territoire (Par La méthodologie employée pour les 13 Plans de
Développement Agricole du territoire de Bandundu (Programme Agricole de Bandundu, mis en
œuvre par ISCO 2008).
• Madame Nelly KANKOLONGO), ces deux outils nous ont inspiré respectivement sur la présenta
tion du canevas d’élaboration d’un Plan de développement, pour le premier, et la méthodologie d’élab
oration des Plans d’aménagement qui comprend 12 étapes, pour le deuxième.
• Quant au Plan National Stratégique de Développement (par Joël MUNKENI), les grandes orienta-
tions de cet outil sur le développement de la RDC à l’horizon 2020 (pays à revenu intermédiaire),
2030 (Pays émergent) et 2040 (Pays développé), nous ont été bénéfique tout en prenant en compte
le volet environnement tel que souhaité dans le PNSD.
Ainsi, à travers les outils de planification et les différents plans de développement, nous avons pu non
seulement comparer les différentes manières d’implication des parties prenantes dans la recherche du dével-
oppement de leur contrée, mais aussi apprécier l’option de développement Botton –up préconisée par le
présent guide.
Plusieurs outils ont été exploités pour mieux rédiger le Guide Méthodologique de zonage participatif des
terroirs villageois :
• Pour harmoniser les approches utilisées dans le processus de macro-zonage participatif en République
démocratique du Congo, les outils de planification suivants ont été exploités. Il s’agit de :
- Zonage territorial en lien avec la mise en œuvre de la REDD+ en RDC : enjeux et défis à relever (pro-
fesseur KAMATHE K.) ;
- Plan Simple d’Aménagement du Terroir de Mpelu (Carla NGOYI) ;
- Les Plans Simple d’Aménagement du Terroir dans le cadre de la gestion des feux (Madame Olivia
FREMAN) ;
- Expériences de la cartographie participative et numérique du Site pilote de foresterie d’UMA (Reddy
S.) ;
- Plan de Gestion des Ressources Naturelles : instrument de travail des CLD dans un objectif
d’aménagement du territoire (PIREDD Plateau-Mai Ndombe) ;
- Présentation du modèle de planification et de programmation au niveau des terroirs coutumiers de
Mai Ndombe ;
- Land-Use Planner (LUP).
De ces outils de planification spatiale, notre intérêt a été vif et avons retenu les aspects, qui ont enrichi posi-
tivement notre guide, notamment :
- l’échelle de la mise en place du micro zonage dépendra des objectifs poursuivis et du contexte local. et
aussi, de l’approche terroir et unité territoriale de base d’une communauté.
- Le zonage est défini comme un outil de l’aménagement du territoire (répartition du territoire en zones
et en secteurs de zones affectés chacun à un genre déterminé d’occupation ou d’utilisation du sol).
- Le Plan de zonage est l’expression cartographique de la répartition d’un territoire en zones, et en plus
le zonage assure la décentralisation de la gestion du territoire.
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- L’élaboration du Plan simple d’Aménagement du Territoire de MPELU se fait selon 5 étapes : l’iden-
tification des groupes cible, la collecte des données sur terrain, la cartographie/SIG, la production de
la carte du plan d’aménagement, la remise du plan à la communauté pour amendement.
- La cartographie participative a comme objectifs : (i) impliquer les communautés locales au processus
décisionnel de l’utilisation de leur terroir, (ii) produire les différentes cartes de terroirs (d’occupation
de sols, d’utilisation actuelle et future), (iii)visualiser les espaces de différents utilisations potentiels, (iv)
délimiter les terroirs, (v) identifier et localiser les ressources, (vi) valoriser, sécuriser l’espace et ses res
sources, (vii) identifier, prévenir et gérer les conflits.
- le Plan simple d’aménagement du territoire est défini comme étant un document qui traduit un projet
d’aménagement et d’utilisation des sols et des ressources naturelles à l’échelle du terroir.
- La détermination de la vocation des terres du terroir sous la gestion communautaire et, la précision
de l’utilisation ainsi que le mode de gestion future de chaque espace,
- Gouvernance et règles d’usage : Plan d’action,
- L’élaboration des scénarios d’action d’utilisation des terres.
• Nous nous sommes inspirés de ces travaux et ouvrages (Guide de macro-zonage forestier, Guide opéra-
tionnel « Normes de macro-zonage forestier de la RDC, Guide méthodologique de planification provin-
ciale et locale, Guide opérationnel) ; pour enrichir les définitions de certains concepts (terroir, PSAT, zonage,
Plan de zonage, Plan simple d’aménagement du territoire…) utilisés dans le Guide méthodologique d’une
part ; et les objectifs de la cartographie participative, d’autre part.
• Comme dans les cas précédents, tous les travaux de la cartographie participative réalisés en République
Démocratique du Congo sont restés sectoriels(Guide méthodologique intérimaire de zonage forestier pour
la RDC, Le processus du zonage forestier de la RDC : Etats des lieux et perspectives, la méthodologie du
micro-zonage participatif…)et les différentes approches étaient faites en fonction des partenaires, ce qui a
prévalue la tenue de l’Atelier d’échange d’expériences de la cartographie participative, rapport final, Mam-
bassa, 12 au 13 Avril 2010. Dans cet atelier, il était question d’harmonisation méthodologique et d’échange
d’expériences sur la cartographie participative dans le site de Mambassa. La cartographie participative a été
considérée comme un outil idéal pour la description spatiale des droits coutumiers sur les espaces tradition-
nels des communautés locales ; et elle reste le point commun des activités de zonages et de limitation des
espaces coutumiers dans le territoire de Mambassa.
Il ressort de cet atelier que les étapes de la cartographie participative dépendaient d’un organisme à un autre
: RRN/PO avec 11 étapes, OCEAN/FM- 12 étapes, WCS/PAC-8 étapes et WCS/RFO – 9 étapes.
Les différentes approches de la cartographie participative énumérées dans ces outils auxquels se sont adjoints
celles des autres ouvrages nous ont inspiré lors de l’élaboration du présent Guide.
Page 86
2.2 LES CONSULTATIONS DES PARTIES PRENANTES
Le guide méthodologique est élaboré dans le respect de l’approche participative. Ce qui lui a valu toute une
série des consultations, surtout sachant que sa finalité est son utilisation efficace par les parties prenantes im-
pliquées dans le processus de la Réforme de l’Aménagement du Territoire et celles concernées par la gestion
des ressources naturelles existantes dans l’espace physique Congolais.
Dans le seul but de faciliter l’appropriation des parties prenantes, ces derniers ont été associés à son élabora-
tion et ont contribué par leurs expériences, à l’amélioration de ce document.
Les premières consultations ont été tenues au mois d’octobre 2019 avec quelques ministères sectoriels
(Agriculture, Affaires Foncières, Aménagement du Territoire, Développement Rural…), la société civile
(GTCRR, LINAPYCO…) et les partenaires techniques et financières (PARSSA, OSFAC, WWF, FON-
AREDD...). Elles se sont poursuivies avec les experts de CAFI, en Février 2021, leurs contributions ont été
constructives pour ce document de planification à la base de l’Aménagement du Territoire. Ces consulta-
tions ont permis d’étoffer non seulement la revue documentaire, mais aussi de faire un état de lieux sur le
zonage participatif.
Du premier Draft du Guide jusqu’à ce dernier avant la version finale, tous ont été partagés avec les parties
prenantes et aussi à l’interne en vue de son enrichissement, voir son amélioration, ce qui a permis à avoir une
version finale, fruit de toutes les parties prenantes impliquées dans la réforme de l’aménagement du terri-
toire. Les consultations vont se poursuivre en marge des tests par les PIREDD pour sa version finale
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HAPITRE III :
ZONAGE PARTICIPATIF DES TERROIRS VILLAGEOIS
ET DES ENTITES TERRITORIALES DECONCENTRES
L’objectif Global du zonage est de disposer d’une assise cartographique élaborée de manière participative et
consensuelle par l’ensemble des parties prenantes pour permettre des usages non concurrents ou compati-
bles.
De manière spécifique, ce guide poursuit les objectifs ci-après :
▪ Assurer la gestion optimale, rationnelle et durable des espaces physiques, ainsi que leurs ressources
naturelles,
▪ Gérer les conflits sectoriels liés à l’utilisation des terres,
▪ Mobiliser et impliquer les acteurs locaux dans le processus de la gestion de leurs espaces,
▪ Contribuer à la reconnaissance des plans d’affectation des espaces.
La figure 1 ci-dessous, illustre la démarche méthodologique de zonage participatif des terroirs villageois et
entités territoriales.
Cette étape consiste à collecter les informations disponibles sur le terroir ainsi que réunir les moyens néces-
saires pour la réalisation du zonage.
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a. Revue documentaire
Il est question de réunir toutes les données possibles sur le terroir (Revue documentaire), les cartes et les
outils pouvant faciliter le travail sur le [Link] s’agit d’inventorier la documentation existante sur le village
et /ou le groupement :
• Les supports d’information à caractère spatial (cartes topographiques et thématiques, images satellites,
spatio-cartes, photos aériennes, relevés GPS, shapefiles, etc.)
• Les informations géographiques (relief, climat, végétation, géologie, habitat, voisinage, réseaux ex-
istants entre les villages). Il est préférable d’avoir à la fois les cartes à grande échelle (vue du village) et
celle à petite échelle (vue sur la région et les activités environnantes).
• Les éléments topographiques et cartographiques du village/ ou le groupement seront identifiés et
insérés dans les fonds de carte, il s’agit des cours d’eau, des pistes, des routes, montagnes, vallées, forêt,
des limites naturelles etc.
• Les supports d’informations à caractère juridique, politique et/ou sectoriels.
• Les informations à caractère historique, économique et social.
A cette étape, d’une manière simultanée, il sera question d’identifier les parties prenantes du terroir et d’in-
tensifier les entretiens avec elles pour les informer du processus en question.
Il est alors indispensable de se rendre sur le lieu pour faire la prospection afin d’avoir une bonne impression
de l’environnement de travail et des personnes à impliquer, avant toute élaboration d’un plan de travail.
Pour réussir, toutes les parties prenantes ayant une influence sur l’acceptation finale du travail, doivent être
impliquées d’une façon flexible et dynamique. Celles-ci doivent être considérées, horizontalement (acteurs
sectoriels, et privés…) et verticalement (les acteurs à tous les niveaux : local, territorial, provincial, national…).
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N.B. : Il est impérieux :
▪ de s’assurer que tous les segments sociaux du milieu sont présents : population locale, autochtone,
hommes, femmes, vieux, jeunes, différentes professions, confessions religieuses, OP, UOP, CLD,
CARG, enseignants, grands propriétaires terriens (concessions forestières), et clarifier leurs rôles
respectifs ;
▪ d’identifier les langues locales, dans lesquelles le travail sera effectué, pour mieux contacter les per-
sonnes ressources locales qui sont censées maîtriser la langue et possédant les données de la zone
d’intérêt ;
▪ d’informer des communautés de toutes les propositions faites par les processus de zonage sectoriel
(forestier / agriculture / minier / infrastructure / autre)et/ou dans les plans et Schémas d’Aménage-
ment du Territoire (Schéma Provincial, Plan Local) qui touchent les terroirs villageois pour lequel
le zonage participatif est prévu.
Une action de développement, qu’elle soit impulsée de l’extérieur ou initié de l’intérieur de la communauté,
a pour objectif déclaré d’améliorer l’existant. La chance d’atteinte de cet objectif n’est possible que si l’état des
lieux qualitatif a été fait, et a permis aux communautés de :
▪ connaître la composition et le potentiel de leur terroir pour diversifier leur production ;
▪ cibler les sites les plus riches présentant un potentiel particulièrement élevé ;
▪ intégrer des ressources végétales et animales à des endroits clés ;
▪ aménager son terroir en fonction des particularités qui ont été observées, et
▪ déterminer les actions à entreprendre selon l’ordre de priorité.
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a. Objectifs de la cartographie participative
L’objectif général de la cartographie participative est de réaliser, avec l’aide des populations de la commu-
nauté concernée par l’étude et des villages avoisinants, une carte d’occupation spatiale du terroir concerné en
vue de l’implantation de diverses activités de la communauté.
Bref, elle sert à collecter, analyser et diffuser les données précises et pertinentes pour une prise de décision
dans les activités de planification.
L’approche méthodologique qui doit être utilisée pour aider les communautés dans le processus de la car-
tographie participative se compose de 6 phases dont la durée de chacune est relative :
1) Prospection
Pour avoir une bonne impression de l’environnement de travail et des personnes à impliquer, il est indis-
pensable de se rendre sur les lieux, bien avant de faire un plan de travail.
Il est également indispensable de mettre l’accent sur la connaissance des communautés et pour en connaitre
leur organisation. A ce niveau, il s’agira d’identifier les parties prenantes et organiser les consultations pour
une bonne prospection du milieu.
N.B : Cette phase comprendra cinq jours.
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▪ Identification des Parties prenantes
Pour réussir, toutes les parties prenantes (Autorités locales, OP, CLD, Eglises, Enseignants, leaders d’opin-
ions, différentes associations et organisations locales…) ayant une influence sur l’acceptation finale du travail
doivent être impliquées. D’autres personnes ressources doivent être identifiées afin d’assurer leur participa-
tion. Au niveau des communautés locales, s’assurer une bonne représentation de tous les segments sociaux
(populations locales, Peuples Autochtones, hommes, femmes, vieux, jeunes, personnes vivant avec handi-
cap, différents groupes professionnels, etc.), à ce groupe, nous joignons les acteurs sectoriels au niveau de la
chefferie ou secteur (Aménagement du Territoire, Agriculture, Affaire Foncière, Environnement, Mine…).
Fig2 : Identification des parties prenantes au village de Bongonde Isengende territoire de Bikoro (Photos PNUD
test Guide 2021)
▪ Consultations
Comme la cartographie participative est une activité assez abstraite avec beaucoup d’implications potenti-
elles, il est impérieux de sensibiliser les parties prenantes en expliquant lors de la réunion, le rôle attendu de
chacun et les résultats. Les communautés doivent être informées du détail de la démarche qui sera suivie.
Elles doivent savoir par exemple que les informations collectées seront reportées sur la carte, et les cartes
générées sont la propriété des communautés et qu’une copie doit leur être remise à la fin. On vise à ce niveau
que les objectifs et les implications soient compris de tous.
Fig 3: consultations des parties prenantes au village de Bopale territoire de Buta (photos Pnud mission test guide
2021)
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2) Choix et formation des cartographes locaux
Cette identification peut être faite par le Chef du village en complicité avec les leaders des parties prenantes.
Cependant, la définition des critères de sélection est nécessaire pour minimiser la subjectivité :
- Avoir des compétences reconnues par l’ensemble de la communauté pour manipuler l’appareil qui doit
servir à la collecte des données GPS (GPS, Smartphone, tablette tactile, etc.) ;
- Savoir lire et écrire de manière à reporter les coordonnées géographiques et renseigner plus en détail les
caractéristiques des points clés sur un cahier ou une fiche de collecte ;
- Bien maîtriser les endroits à parcourir, de manière à ne pas perdre du temps à chercher son chemin ou
omettre des informations importantes à collecter.
Les mécanismes et les techniques utilisées pour collecter les données et créer les cartes dépendront du pro-
cessus choisi et du type des cartes réaliser
.
Avant l’élaboration de l’esquisse de la carte, il est nécessaire de former les cartographes locaux en technique
de cartographie et à la manipulation des outils spécialisés (GPS, boussoles).
La formation des leaders villageois à la cartographie participative (Fig2) leur permet de comprendre le pro-
cessus mais aussi les techniques de création des cartes. Ce sont eux qui tiendront les feutres, expliqueront et
complèteront les cartes réalisées au reste de la communauté. Ils doivent mieux connaitre le milieu, les prob-
lématiques de gestion et d’occupation des terres, les personnes ressources importantes, et les propriétaires
terriens.
Durant la formation, il faudra insister sur les éléments de repère (village, cours d’eau et les quatre points
cardinaux) et élaborer une légende en se conformant à celle des Plans Simples d’Aménagement du Territoire,
déjà adoptée (Annexe 3) afin de visualiser les principaux éléments nécessaires, comme :
▪ les ressources (forêts, zones de chasse et de pêche, zones de présence des animaux, mines, exploita-
tions…) ;
▪ les constructions et aménagements (pistes, villages, zones de culture et préciser le type de culture,
puits/zone d’abreuvage …) ;
▪ les zones protégées (légalement) ;
▪ sites à valeur culturelle ou historique (zones d’importance spirituelle) :
▪ les zones de conflit potentiel, de changement d’utilisation des terres, de développement des activités
d’une entreprise. … ;
▪ les points de repère importants...
N.B : Matériel nécessaire : des feuilles de papiers kraft disposées sur le sol ou sur une grande table, feutres
avec des couleurs différentes, stylos.
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b) Formation en outils de navigation
Cette formation sur la maitrise des outils de navigation se résume à la boussole, Android (Smartphone) et au GPS.
Ici, il est question de former sans trop rentrer dans les détails, juste apprendre l’essentiel sur l’usage de ces trois outils
de navigation. Elle a pour but de préparer les cartographes locaux aux activités de prélèvement des coordonnées géo-
graphiques. La partie pratique de la formation se fait pendant la phase de récolte des données sur terrains.
Ainsi, concernant la boussole, la formation est axée sur les points suivants :
- Définition et généralités sur l’outil ;
- Les différents « modes » d’utilisation ;
- Types de boussoles ;
- Première utilisation : faire une visée avec un cap connu ;
- Deuxième utilisation : identifier l’azimut d’un élément quelconque placé dans la nature ;
- Les conseils pour la bonne utilisation de la boussole.
Quant à l’Android/ Smartphone ou Turaya, collecter les données directement en format électronique de manière
plus générale à l’aide d’un Personal Digital Assistant (PDA), avec possibilité d’envoyer les données au travers du réseau
de téléphonie mobile directement à un serveur pour intégration en temps réel à la base de données.
Après la formation en outils de navigation, le besoin d’une autre formation pratique sur terrain avec le matériel de
collecte des données pour un bon apprentissage est nécessaire.
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A l’issue de la formation sur l’utilisation du matériel de collecte, les cartographes locaux doivent être en mesure de
réaliser les principales tâches suivantes (Fig 4) :
- Mettre sous tension et hors tension l’appareil de collecte ;
- Changer les piles ou batteries de l’appareil ;
- Enregistrer des points de collecte ;
- Lire les coordonnées géographiques sur l’appareil ;
- Naviguer à travers les pages principales de l’afficheur ;
- Revenir à la page d’accueil en cas de manipulation erronée ;
- Remplir les fiches ou cahier additionnel de collecte.
Fig 5 : Formation pratique sur l’utilisation du matériel de collecte à Buta (Photos Pnud mission test guide à Buta 2021)
La cartographie participative peut être à l’origine des conflits, notamment lorsque les frontières communautaires, qui
par le passé ont été contestées, et n’ont pas été déclarées, se chevauchent, sont floues ou perméables.
Ce type de conflit est d’autant plus susceptible de surgir lorsque les initiatives de cartographie participative sont entre-
prises communauté par communauté, plutôt que d’impliquer l’ensemble des communautés qui ont un intérêt dans
la zone, la région ou sur les ressources cartographiées. Les frontières doivent être discutées, négociées et approuvées
par toutes les parties prenantes.
Une carte participative doit être objective, et ne doit pas représenter les points de vue d’une
communauté au dépend d’une autre. Si le processus ne laisse pas une place à la discussion et à l’échange verbale, entre
les différents utilisateurs des terres et de ressources, la cartographie participative peut devenir source de tensions intra
et intercommunautaires
N.B : Inventorier les conflits qui existent avant le début du processus d’élaboration de la cartographie pour
envisager de les résoudre de manière consensuelle s’avère d’une grande nécessité.
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▪ Elaboration participative de la carte du terroir
La réalisation de la carte participative est un exercice interactif qui suscite beaucoup d’intérêt de la part des parties
prenantes. Le rôle des experts externes se limite à la facilitation.
La carte du terroir villageois ou carte des ressources aide à déterminer les zones à usage spécifique ou à problème
spécifique à partir de questions telles que:
- Quelles sont les zones d’exploitation des ressources ?
- Quelles sont les zones surexploitées ?
- Quelles sont les espèces végétales ou animales qu’on y trouve et quelles sont celles qui ont disparu ?
- Quelles sont les zones les plus dégradées (lessivage, ensablement ou salinisation, chasses ou pêche non régle-
mentée.
- etc.).
L’esquisse de la carte du terroir permet de visualiser la limite du terroir et les éléments importants qui s’y retrouvent,
surtout concernant la gestion des ressources naturelles. Ici, on s’intéresse plus à l’occupation de l’espace et des activités
de production. Les questions vont concerner l’occupation spatiale du terroir et les problèmes qui y sont liés.
La méthodologie a pour objectif de laisser les communautés dresser elles-mêmes les cartes de leurs terroirs, tout en les
accompagnants, par les étapes suivantes :
- Expliquer l’objectif visé à travers l’exercice consistant à dresser une carte du terroir du village (connaître l’organ-
isation sociale du village à travers la représentation faite par les villageois) ;
- Créer des groupes homogènes (groupes sociaux ou socioprofessionnels) qui vont faire chacun une carte du
terroir ;
- Choisir les dessinateurs parmi les membres des groupes sur la base du volontariat.
- Expliquer le travail à faire : représenter votre village sur une carte au sol en faisant ressortir tous les aspects qui
vous semblent importants (cf. Fig 5) ;
- Faciliter le travail des dessinateurs en posant des questions d’orientation du genre : Quels sont les contours du
village ? Quels sont les quartiers du village ? Dans quels quartiers se trouvent les équipements ou infrastructures
collectifs ? Quelle est la répartition socio ethnique ou socioprofessionnelle des personnes dans les quartiers ?
Quelles sont vos ressources naturelles ? Comment et par qui sont-elles exploitées ? etc. ;
- Poser des questions pour permettre au groupe d’approfondir l’analyse des faits relatés sur la carte ;
- Faire noter par un membre de l’équipe des facilitateurs les commentaires faits par le groupe tout au long du
processus d’élaboration de la carte ;
- Faire lire la carte élaborée par un membre du groupe en lui demandant d’insister sur l’analyse faite par le groupe
des faits relatés ;
- Reproduire sur un papier la carte élaborée au sol pour mieux la conserver ;
- Après l’élaboration des esquisses des cartes du terroir villageois, les représentants des groupes se réunissent avec
l’équipe de facilitation pour établir la carte du terroir de synthèse du village
Fig6 : Elaboration participative de l’esquisse du terroir Source :PNUD test Guide à BOPALE 2021
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▪ Validation de l’Esquisse
La validation est faite par toutes les parties prenantes du terroir (Autorités locales, OP, CLD, Eglises, Enseig-
nants, vieux, femmes, jeunes, handicapés…). C’est un exercice qui exige une grande vigilance parce qu’il peut
générer des conflits avec les voisins ou avec d’autres groupes sociaux. S’il arrivait qu’aucun compromis n’ait
été trouvé en cas d’un conflit, il convient de faire consigner les différents points de vue dans le rapport final.
La validation reste un exercice qui vise à présenter à la communauté la carte (cf. Fig 5) qui a été faite par elle
et améliorée par un groupe restreint et lui demander des avis et commentaires.
Les commentaires permettent de constater si les participants comprennent ou non la carte ainsi élaborée. Ils
permettent aussi de corriger les erreurs, de compléter les informations manquantes, de faire une analyse des
éléments de la carte ainsi que leur emplacement. Les ajouts sont enregistrés puis reportés sur la carte.
L’esquisse ainsi validé et contresigné par toutes les parties prenantes doit être bien conservée comme docu-
ment d’arbitrage pour la suite du processus.
Au terme de ce travail préliminaire, les cartographes locaux accompagnés des représentants des commu-
nautés locales doivent, à l’aide de GPS, enregistrer sur le terrain les pistes, les sites sacrées, les zones de cueil-
lette, les forêts, les zones de chasse… (7 jours).
Démarche à suivre :
Identification à l’aide des populations du village de toutes les activités pratiquées dans le terroir, les lieux
fréquentés, les noms des rivières…. Il s’agit, pour cet exercice, de lister sur un tableau tous les éléments rele-
vés, sachant que la carte au sol (esquisse) a permis à dégager tous les itinéraires emprintés pour effectuer les
activités quotidiennes.
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b. Constitution des équipes de collecte de données
Il faut constituer les équipes en fonction du chef d’équipe, d’une part et des itinéraires à suivre d’autres parts.
Excepté le facilitateur, chaque équipe doit être composée d’au moins 4 membres chacune :
- deux cartographes locaux de la communauté concernée ;
- un cartographe local par village voisin ;
- un membre influant de la communauté (Chef de clan, chef de famille, responsable religieux, Directeur
d’école…).
Au cours de cette étape, un ensemble des données est collecté et dont la typologie concerne :
- Les pistes ;
- Les noms locaux des rivières ;
- Les emplacements des campements anciens ou nouveaux ;
- Les anciens villages ;
- Les zones agricoles ;
- Les zones de ramassage ;
- Les zones de cueillettes ;
- Les zones de chasse ;
- Les zones de conservation ;
- Les limites des villages voisins…
Les données collectées doivent être restituées à la communauté, pour que cette dernière vérifie s’il n’y a pas eu omis-
sion ou ajout.
4) Traitement, analyse et production du premier draft
Le fond de la carte est généralement composé des éléments physiques du terroir tels que le relief, l’hydrographie, la
végétation, la géologie auxquels les voies de communication viennent se greffer.
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b) Traitement des données
Le traitement des données permet de produire une version finale des cartes dans une forme qui pourrait être
utilisée et comprise par la communauté villageoise sans intermédiaire.
Cette étape permet de réaliser toutes les cartes nécessaires à la cartographie participative à l’aide d’un ordina-
teur (outil indispensable pour le traitement des données de terrain) par deux opérations :
Première opération : le traitement des données enregistrées se fait en plusieurs étapes :
▪ Transfert des données des GPS ou Android /Smartphone sur l’ordinateur à partir d’un logiciel ;
▪ Traitement des données sur Excel par la création des tables attributaires et conversion des données
en shapefiles, afin qu’ils soient affichables sur tous les logiciels de cartographie (ArcGis, QGis …).
Deuxième opération : la réalisation proprement dite des cartes :
▪ Affichage des shapefiles des points et tracés obtenus dans le logiciel de cartographie,
▪ Catégorisation des données par type d’activité en vue de l’affectation d’un symbole à chaque activité ;
▪ Habillage de la carte, c’est-à- dire mise en page etc.
Les données récoltées sont traitées de façon à faire correspondre chaque activité, site, habitat ou écosystème
particulier à une icône. Cela permet d’obtenir une typologie des activités.
La validation se fait sur le terrain, par toutes les composantes communautaires. C’est un exercice qui exige
une grande vigilance parce qu’il peut générer des conflits entre les groupes sociaux d’une part ou avec les
communautés avoisinantes d’autre part. Au cas où aucun compromis n’a été trouvé, il faut alors consigner
les différents points de vue dans le rapport final. Cette phase durera trois jours.
Pour s’assurer que les limites du terroir indiqué par le village sont confirmées par leurs voisins, les résultats
cartographiques des villages voisins sont présentés en présence des représentants des villages concernés. Les
éventuelles zones conflictuelles sont ainsi identifiées et peuvent être visitées afin de trouver la limite acceptée
par tous. L’objectif est d’arriver à un consensus sur les résultats. Cette étape doit être bien documentée, un
procès-verbal rédigé et signé par toutes les parties. Cette séance est tenue en présence de tous les propriétaires
terriens concernés par les activités de la cartographie participative et, des autorités tant coutumières que po-
litico-administratives ou, leurs représentants.
La validation des cartes est une étape qui intervient une fois le Draft de la carte est produite.
Elle a pour objectifs de permettre à la communauté de :
- Prendre connaissance de la version imprimée de la carte ;
- Analyser et comprendre la légende (symboles) de la carte ;
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- Corriger les erreurs éventuelles ;
- Compléter les informations manquantes concernant les communautés, les utilisations qu’elles font
de leurs terroirs et des ressources qui s’y trouvent ;
- Réfléchir ensemble sur la stratégie de négociation et de plaidoyer à adopter.
Pour atteindre ces objectifs, les facilitateurs devront faire un travail de préparation préliminaire qui consiste
à:
- Finaliser les cartes et les imprimer sur grand format (A1 ou A2) ;
- Imprimer chaque icones (symbole) sur papier A4 ;
- Préparer un questionnaire d’entretien avec la communauté.
Le questionnaire d’entretien en même temps qu’il aide à la conduite des échanges avec les communautés,
doit également aider la communauté à bien s’approprier la carte. Il est nécessaire d’aborder les questions
concernant :
La compréhension des symboles de la légende ;
L’ajout des informations manquantes ;
Les discussions sur les utilisations des ressources du milieu et si possible de la tenure foncière ;
La planification de la négociation et du lobbying.
Une fois les informations vérifiées et traitées dans le logiciel SIG, les cartes produites au final sont remises aux
communautés de chaque village lors de la présentation des résultats. Après la présentation, des cartes avec
des copies des P.V. signées par toutes les parties prenantes et autres informations sont également remises aux
communautés.
Les cartes de terroirs ainsi produites peuvent servir comme des outils de négociation pour les communautés et leurs
alliés afin d’assurer que les communautés ont un rôle central dans la protection et la gestion de leurs ressources na-
turelles et leur propre bien être. Mais aussi elles peuvent servir comme outil d’aide à la décision éclairée aux décideurs.
Les cartes participatives produites dans les différents terroirs contribueront à l’élaboration d’un plan de zonage par-
ticipatif pour une gestion qui reconnaît les droits des communautés dans leur diversité et aider ainsi, l’exploitation
rationnelle des ressources naturelles et la protection de l’environnement, celle des forêts plus particulièrement, avec
impact positif sur la stabilisation du climat mondial.
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Cinquième étape : Plan simple d’aménagement du territoire (PSAT)
L’élaboration du plan simple d’aménagement du territoire, est une suite logique des étapes précédentes, no-
tamment la cartographie participative.
Le PSAT est également la finalisation du Plan de zonage, comme outil de planification spatiale au niveau des
communautés locales. Il est un document de base pour la gestion spatiale et donc un outil de planification
spatiale au niveau des communautés (terroirs villageois). Il se veut participatif, c’est-à-dire qu’il est élaboré
par toutes les parties prenantes qui composent ces communautés, y compris les communautés avoisinantes.
Chaque partie prenante se fait représenter par un ou deux membres, selon le besoin, pour élaborer le plan
Simple d’Aménagement du Territoire. Le facilitateur intervient à des étapes non accessibles par les commu-
nautés, notamment l’élaboration des cartes numériques la mise en page du PSAT etc.
Particulièrement, le PSAT est un outil de planification globale, qui ne peut en aucun cas remplacer les Plans
sectoriels qui assurent un lien entre les priorités de développement et les orientations de l’Aménagement du
territoire. Ainsi, les Plans sectoriels doivent se référer, lors de leurs élaborations, au Plan Simple d’Aménage-
ment du territoire (PSAT).
Pour qu’un Plan Simple d’Aménagement du Territoire soit accessible aux communautés, facile à être lu et à
être appliqué, il doit être :
Court : six (6) pages au maximum ;
Ecrit en langue locale et avec les vocabulaires usuels ;
Répondre aux questions : Qui fait quoi, avec qui ? Où ? Quand ? et Comment ?
Il faudra préciser pour chaque zone les activités à effectuer, les périodes de leur réalisation, les respon-
sables, ainsi que les moyens matériels et humains y afférant.
L’élaboration du Plan Simple d’Aménagement du Territoire (voir fig.8) se fait en trois phases
qui sont :
1. Définition du Plan de zonage
2. Elaboration du Plan Simple d’Aménagement du Territoire
3. Validation.
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L’élaboration du Plan Simple d’Aménagement du Territoire suit les phases suivantes :
Objectif 1 : Dégager les domaines ou secteurs essentiels à prendre en compte pour l’élaboration du plan de
zonage et les mesures à prendre au niveau de chaque zone.
Processus : On s’appuie sur les travaux antérieurs mais avec une vision plus large que les précédentes. D’abord
on ne tient pas compte de zones délimitées pour les besoins des analyses thématiques, ni des spécificités géo-
graphiques de chaque zone. On peut avoir comme option ou domaines d’investigation les points exempla-
tifs suivants :
- Production agro-Sylva-pastorale ;
- Transformation agro-industrielle ;
- Artisanat et tourisme ;
- Cueillettes ;
- Cimetières ;
- Rites culturels ;
- Pêche, élevage et pisciculture ;
- Approvisionnement en eau ;
- Habitat, équipement humain ;
- etc.
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Ces options sont une vision globale du zonage à l’horizon de la planification.
Objectif 2 : scruter l’avenir et repérer les problèmes et les meilleurs sentiers possibles pour
conduire le développement.
Processus : à cette étape la formulation des scénarios est étudiée. On fait des projections sur le comportement
des domaines d’investigation retenus et on construit des scénarios qui sont en harmonie avec les plans locaux
d’aménagement du territoire et les plans stratégiques de développement. Tout cela suppose l’établissement
de prévisions selon les scénarios locaux retenus, l’analyse des tendances des systèmes et le recensement des
variables.
Il existe plusieurs scenarios, selon les contextes qui peuvent être envisagé, dans le cadre de zonage des terroirs
villageois, dont nous donnons à titre illustratif les trois scénarios principaux :
❖ Le scenario 1 : productiviste ou sélectif mettant l’accent sur l’intensification et la mise en valeur des
zones bien déterminées,
❖ Le scenario 2 : égalitaire qui consiste à créer une égalité de toute la population en matière de dévelop-
pement, ce qui conduit à une répartition égalitaire,
❖ Le scénario 3 intermédiaire : il ne retient pas seulement les aspects positifs de deux premiers scéna-
rios, mais, les enrichis et met en place des mesures d’accompagnement pour éviter la marginalisation
de certaines zones d’activité du terroir villageois ou de l’entité territoriale.
N.B : les parties prenantes, qui sont les acteurs bénéficiaires du développement de leurs terroirs doivent
opter pour les différents scénarios
Connaissant les objectifs de l’entité, le Plan de zonage participatif se fera avec les représentants des autorités
établies, des couches de la population et des parties prenantes ; tout en respectant les objectifs des grandes
options de développement.
Les parties prenantes, dans un consensus vont affecter les activités de tous les secteurs qui constituent leur
terroir, en zones ou polygones spécifiques correspondant aux potentialités inventoriées ci-dessus.
Une carte finale du zonage sera élaborée et validée. Celle-ci doit être accompagnée d’un document écrit
tenant lieu de mémoire et donnant les règles de gestion applicables à chaque zone.
En résumé, la rédaction du Plan Simple d’Aménagement du Territoire, faite essentiellement par les commu-
nautés locales, doit suivre le Canevas ci-dessous (Tableau 1) et sera traduit dans la langue locale ou dialecte
locale.
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3) Phase 3 : Validation et approbation du Plan Simple d’Aménagement du Territoire
Le PSAT rédigé sera restitué en langue locale, auprès de toutes les parties prenantes (population, autorités, acteurs en
vue d’obtenir leur adhésion par une validation.
Après cette adhésion, le Plan Simple d’Aménagement du Territoire proposé doit être soumis à l’approbation des
autorités hiérarchiques compétentes (Chef de secteur, Administrateur du territoire, gouverneur) à travers un acte
juridique.
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Hôtel du gouvernement, 6s niveau, Boulevard du 30 Juin, Kinshasa-Gombe
Tel: +24382517499 . E-mail: info@[Link],
[Link]
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