REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Union – Discipline – Travail ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE PELEFORO GON COULIBALY UFR-SCIENCES BIOLOGIQUES
BP 1328 KORHOGO
COURS DE MISE A NIVEAU L1 BIOLOGIE
INTITULE : REPRODUCTION CHEZ LES SPERMAPHYTES
Chargé de cours : Dr KOUASSI Blé
Maître de conférences
0708100458
L’objectif général de ce cours est de comprendre les mécanismes de la reproduction chez les
spermaphytes. Plus spécifiquement, il s’agira :
de nommer les différentes pieces florales,
de préciser le mécanisme de la formation des grains de pollen et du sac embryonnaire
de relever les mécanismes de la double fécondation
Ce CM durera théoriquement 05h et exceptionnellement ne sera suivi de TD et d’évaluations.
Les informations de ce polycopié sont issues d’un grand nombre de cours en lignes et des ouvrages.
ANNEE UNIVERSITAIRE 2024-2025
Conception: UPR Biologie et Ecologie Végétale
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COMMENT LES SPERMAPHYTES SE REPRODUIENT-ELLES?
Les spermaphytes sont des plantes développant des fleurs et qui sont en mesure de donner des
graines capables de de germer pour produire de nouvelles plantes. L’objectif général de ce cours
est de comprendre les mécanismes de la reproduction chez les spermaphytes. Plus spécifiquement, il
s’agira :
de nommer les différentes pièces florales,
de préciser le mécanisme de la formation des grains de pollen et du sac embryonnaire
de relever les mécanismes de la double fécondation
I-Structure de la fleur des spermaphytes
La fleur peut se définir comme un axe portant des feuilles dont certaines sont spécialisées dans la
fonction de reproduction (Fig. 1). La fleur complète comprend 2 types d’organes portés par un
réceptacle floral et un pédoncule :
- les organes protecteurs (Périanthe) :
Les sépales le plus souvent verts dont l’ensemble forme le calice
les pétales vivement colorées dont l’ensemble forme la corolle.
- Les organes reproducteurs :
les étamines dont l’ensemble forme l’androcée
les carpelles ou gynécée.
Fig. 1 : Structure générale de la fleur
I.1 Les organes protecteurs (Périanthe)
Le calice et la corolle forment un double verticille de pièces stériles qui assurent la protection
des pièces reproductrices.
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Fig. 2 : Principaux types de fleurs en fonction de la
symétrie
I.2-Les organes reproducteurs
On distingue les étamines ou organe reproducteur mâle et le gynécée ou organe reproducteur femelle.
I.2.1. Les étamines
Une étamine est l'organe mâle de la reproduction chez les végétaux supérieurs. Elle se compose d'un
filet, d’un connectif et d'une anthère au sommet, portant elle-même les loges qui produisent et
contiennent le pollen. Le filet est le support du connectif et de l’anthère.
L’anthère : c'est la partie fertile de l'étamine, portant les sacs polliniques réunis en deux loges.
Les grains de pollen s’observent au niveau de l’étamine qui est l’organe reproducteur mâle.
I.2.2. Le gynécée
Le gynécée comporte 3 parties, l’ovaire, le style et le stigmate.
-l'ovaire est une cavité close qui abrite le ou les ovule (s).
-le style, en forme de colonne, qui relie l'ovaire aux stigmates.
-le stigmate, situé à l'extrémité du style.
II. Mécanismes de formation des éléments reproducteurs
Les éléments reproducteurs mâles sont les grains de pollen alors que les femelles sont le sac
embryonnaire
II.1 formation des grains de pollen
La formation des grains de pollen comprend 3 phases dans l’ordre chronologique :
la formation des cellules mères
la formation des microspores
la transformation des microspores en grains de pollen
II.1.1 La formation des cellules mères.
Dans chacun des 4 angles du jeune anthère, de grandes cellules se différencient. Chacune
d’elles se subdivise en 2 nouvelles cellules. La cellule la plus interne subit plusieurs divisions pour
donner un massif de cellule-mère du pollen.
II.1.2 La formation des microspores.
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Chaque cellule mère diploïde subie la méiose donne naissance à 4 petites spores haploïdes
appelées microspores. Ces cellules restent regroupées en 4 à l’intérieur de la membrane de
l’ancienne cellule mère : la tétrade.
II.1.3 La transformation des microspores en grain de pollen.
Chaque microspore élabore une paroi externe appelée exine, puis une 2e interne appelée intine ou
membrane cellulosique (F. La cellule se divise : le noyau se déplace à la périphérie puis le
cytoplasme élabore une cloison qui isole une cellule de grande taille (la cellule végétative) et une
cellule de petite taille (cellule génératrice ou reproductrice ou spermatogène).
MECANISME DE FORMATION DES GRAINS DE POLLEN
A maturité, les anthères s’ouvrent pour libérer dans le vent les grains de pollen. Vus au
microscope électronique, les grains de pollen présentent diverses morphologiques
structure d’un grain de pollen
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Photo de grain de pollen observes au MEB
II.2 Formation du sac embryonnaire
l’ovaire est formé de carpelles soudés. Chaque carpelle comporte des tissus foliaires (épiderme ,
parenchyme et faisceau conducteur) ; une cavité (cavité carpellaire), des placentas (bords épaissis de
carpelle replié) qui portent des ovules.
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il existe différents types d’ovules : l’ovule droit (ou orthotrope), l’ovule courbé (ou campylotrope) et
l’ovule reversé (ou anatrope).
Figure 55 : Différents types d’ovules
Un ovule est constitué de : un funicule (ou pédicelle), un hile, la chalaze, les téguments (primine et
secondine) entourant le nucelle et interrompu au niveau du micropyle, le raphé (qui n’existe qu’au
niveau de l’ovule anatrope). Dans chaque ovule se trouve un sac embryonnaire. Le sac embryonnaire
est l’élément femelle clé intervenant dans la reproduction.
Figure 53 : ovule d’angiospermes
La cellule mère du sac (2n) se trouve dans le nucelle. celle-ci subit une division de méiose et donne
quatre cellules haploïdes. Les trois cellules les plus superficielles (côté micropylaire) dégénèrent. Le
noyau de la plus interne (devenu mégaspore) subit trois mitose successives pour donner huit noyaux
fils repartis en sept cellules dont l’ensemble constitue le sac embryonnaire :
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- au pôle micropylaire, trois cellules possédant chacune un noyau haploïde (n), la plus grosse au centre
est l’oosphère et les deux plus petites, les synergides ;
- au pôle chalazien, trois cellules haploïdes (n) de même taille, les antipodes ;
- au centre, la cellule principale avec deux noyaux haploïdes chacun (2 x n) dits centraux ou noyaux du
sac.
SP9 : MECANISME DE FORMATION DU SAC EMBRYONNAIRE
Figure 56 : Schéma d’un Sac embryonnaire
d’angiospermes électronique
III-Quel est le devenir des pièces reproductrices
Le devenir des pièces reproductrices se traduit par 2 stades : la fécondation et la formation du fruit.
III.1La fécondation
Elle peut se décomposer en plusieurs étapes :
- la pollinisation : le pollen libéré par l’anthère est transporté sur le pistil de la même fleur
(pollinisation directe) ou sur le pistil d’une autre fleur (pollinisation croisée). Le transport est assuré par
le vent, les insectes…
- la germination du pollen : lorsque les conditions sont favorables, les pollens germent sur le
stigmate. Chacun d’eux s’accroit formant un tube pollinique orienté par chimiotropisme à travers le
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style (le stigmate sécrète une substance chimique qui attire le tube pollinique). Les tubes traversent
le style pour descendre vers les ovules. Pendant cette progression, le noyau végétatif puis le
noyau reproducteur s’engagent dans le tube (Fig. 57-58).
- La formation des gamètes et la double fécondation : pendant qu’ils se rapprochent des ovules, les
deux noyaux subissent des modifications :
le noyau végétatif : il assure la formation du tube puis se désorganise et disparait.
Le noyau reproducteur se divise en deux gamètes mâles à n chromosomes : les anthérozoïdes
(germination du pollen).
Au contact du nucelle, le tube pollinique le digère et pénètre dans le sac embryonnaire. 1
anthérozoïde s’unit à l’oosphère pour former l’œuf principal ou œuf embryon. (Fécondation 1). L’autre
anthérozoïde s’unit au noyau du sac embryonnaire en donnant une cellule à 3n appelée œuf
accessoire ou œuf albumen (fécondation 2). Cette double fécondation une caractéristique
fondamentale des spermaphytes (Fig. 59).
Figure 57: Germination sélective
d’angiospermes électronique Figure 58 : Tube pollinique et évolution des noyaux
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3-2. La formation de la graine
L’ovule fécondé se transforme en graine en 3 étapes :
- l’œuf accessoire se divise en un grand nombre de cellule pour donner un tissu de réserve
disposé autour du sac embryonnaire : l’albumen. Ce dernier grandit aux dépens du nucelle.
- L’œuf principal se divise lentement et donne un massif de cellule comprenant un suspenseur
et un embryon ou plantule avec une radicule, une tigelle, un bourgeon ou gemmule et une ou deux
cotylédons.
Après la formation de l’embryon et de l’albumen, leur destinée dépend du type de graine :
si l’albumen grandit rapidement aux dépens du nucelle qu’il détruit entièrement, l’embryon
grandit moins vite. La graine sera constituée d’un épais albumen et d’un petit embryon : on parle de
graine à albumen
Ex : maïs, mil, riz.
Si l’embryon grandit plus vite que l’albumen, il détruit entièrement le nucelle et développe d’énormes
cotylédons. La graine ne contient donc qu’un embryon à volumineux cotylédons : on parle de graine
sans albumen.
Ex : l’arachide, le haricot, le pois
- La maturation de la graine : elle arrête complètement son développement. L’embryon se déshydrate
et passe à l’état de vie latente. La graine est dans le fruit qui résulte de la transformation de
différentes parties de la fleur (Fig.60).
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Figure 60 : Schémas comparés d’une graine monocotylédone et d’une graine dicotylédone
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