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Connaissances Des Jeunes Femmes Frequentant Le Centre de Sante Integre de Nyamboya Sur La Contraception Orale

Ce document présente une étude sur les connaissances des jeunes femmes sur la contraception orale dans le cadre de la santé reproductive au Cameroun. Il souligne l'importance de l'éducation à la santé sexuelle pour réduire les grossesses non désirées et évaluer le niveau de connaissance des jeunes femmes sur les méthodes contraceptives. L'étude vise à identifier les lacunes de connaissances et les caractéristiques sociodémographiques influençant ces connaissances.

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Connaissances Des Jeunes Femmes Frequentant Le Centre de Sante Integre de Nyamboya Sur La Contraception Orale

Ce document présente une étude sur les connaissances des jeunes femmes sur la contraception orale dans le cadre de la santé reproductive au Cameroun. Il souligne l'importance de l'éducation à la santé sexuelle pour réduire les grossesses non désirées et évaluer le niveau de connaissance des jeunes femmes sur les méthodes contraceptives. L'étude vise à identifier les lacunes de connaissances et les caractéristiques sociodémographiques influençant ces connaissances.

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1

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON


Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
********** **********
ADAMAWA REGION
REGION DE L’ADAMAOUA
***********
*********** REGIONAL DELEGATION OF PUBLIC
DELEGATION REGIONALE DE LA HEALTH
SANTE PUBLIQUE ***********
*********** ‘’AREWA’’ PRIVATE PARAMEDICAL
ECOLE PRIVEE DE FORMATION DU
STAFF TRAINING SCHOOL OF BANYO
PERSONNELPARAMEDICAL
‘’AREWA’’ DE BANYO ************
************

CONNAISSANCES DES JEUNES FEMMES FREQUENTANT


LE CENTRE DE SANTE INTEGRE DE NYAMBOYA SUR
LA CONTRACEPTION ORALE

Travail d’initiation à la recherche rédigé en vue de l’obtention du


diplôme d’Etat d’infirmier principal

Rédigé par

EIDEP III

Sous la Direction de:

M.

“fonction”

Promotion 2026

ANNEE ACADEMIQUE : 2025-2026

1
INTRODUCTION
L’amélioration de la santé sexuelle et reproductive constitue aujourd’hui une priorité
majeure de santé publique à l’échelle mondiale. La maîtrise de la fécondité à travers
l’utilisation des méthodes contraceptives représente un élément essentiel dans la réduction des
grossesses non désirées, des avortements à risque ainsi que de la mortalité maternelle et
infantile. La contraception se définit comme l’ensemble des méthodes utilisées pour prévenir
de manière réversible et temporaire la survenue d’une grossesse. Selon l’Organisation
mondiale de la santé, elle permet aux individus et aux couples d’exercer librement et de façon
responsable leur droit de décider du nombre d’enfants qu’ils souhaitent avoir ainsi que de
l’espacement des naissances (OMS, 2022). Au cours des dernières décennies, plusieurs
méthodes contraceptives ont été développées, notamment les méthodes naturelles,
mécaniques, hormonales et chirurgicales. Parmi les méthodes hormonales, la contraception
orale occupe une place importante en raison de son efficacité, de sa disponibilité et de sa
facilité d’utilisation. Correctement utilisée, elle constitue l’un des moyens les plus efficaces
de prévention des grossesses non planifiées. Toutefois, son efficacité dépend largement du
niveau de connaissance des utilisatrices concernant son mode d’administration, ses
indications, ses contre-indications, ses effets secondaires et les conduites à tenir en cas d’oubli
(OMS, 2025). Malgré les progrès enregistrés dans le domaine de la santé reproductive, les
grossesses non désirées demeurent un problème préoccupant dans plusieurs pays,
particulièrement chez les adolescentes et les jeunes femmes. Selon l’Organisation mondiale
de la santé, environ 121 millions de grossesses non désirées surviennent chaque année dans le
monde, dont une proportion importante aboutit à des avortements provoqués, souvent réalisés
dans des conditions non sécurisées. Par ailleurs, près de 73 millions d’avortements sont
enregistrés chaque année dans le monde, représentant environ 35 avortements pour 1000
femmes âgées de 15 à 49 ans (WHO, 2025). En Afrique subsaharienne, cette situation est
aggravée par l’insuffisance des connaissances sur les méthodes contraceptives modernes, les
croyances socioculturelles, les préjugés et l’accès limité aux services de planification
familiale. Au Cameroun, les grossesses précoces et non désirées chez les jeunes femmes
demeurent une réalité préoccupante malgré les campagnes de sensibilisation et les efforts
déployés dans les structures sanitaires (Cameroun, 2023). Dans les services de planification
familiale, il est fréquemment observé que plusieurs jeunes femmes possèdent des
connaissances incomplètes ou erronées sur la contraception orale. Cette insuffisance de
connaissances favorise une mauvaise observance des contraceptifs, des interruptions

1
volontaires de traitement, ainsi que des échecs contraceptifs pouvant conduire à des
grossesses non planifiées et à leurs conséquences sanitaires, sociales et psychologiques. Face
à cette problématique, l’éducation à la santé sexuelle et reproductive apparaît comme un
levier fondamental pour améliorer les connaissances des jeunes femmes et promouvoir une
utilisation adéquate des méthodes contraceptives. Le personnel infirmier, en tant qu’acteur clé
de la promotion de la santé, joue un rôle essentiel dans l’information, la sensibilisation et
l’accompagnement des femmes fréquentant les services de planification familiale. C’est dans
cette perspective que s’inscrit la présente étude portant sur le thème : « Connaissances des
jeunes femmes sur la contraception orale ». La question de recherche formulée est la
suivante : Quel est le niveau de connaissance des jeunes femmes fréquentant le service de
planification familiale sur la contraception orale ? À partir de cette question, l’hypothèse
retenue de cette étude est que les jeunes femmes fréquentant le service de planification
familiale ont un niveau de connaissance limité et/ou erroné sur la contraception orale.
L’objectif principal de cette recherche est d’évaluer le niveau de connaissance des jeunes
femmes sur la contraception orale. Plus spécifiquement savoir si certaines caractéristiques
sociodémographiques de la population d’étude prédispose à un niveau de connaissance et
déterminer les aspects méconnus du médicament contraceptif chez les femmes interrogées.

2
REVUE DE LA LITTERATURE

I. RAPPELS ANATOMIQUES ET FONCTIONNELS


I.1 L’appareil génital féminin
L’appareil génital féminin intervient dans les fonctions sexuelle et reproductive de la
femme, il se compose d’un tractus génital interne (ovaires, les trompes utérines, l’utérus et le
vagin) et d’une partie externe : la vulve, qui comprend le mont du pubis, les grandes lèvres et
petites lèvres, le vestibule, les organes érectiles, et les glandes vulvaires (Kamina, 2014).

Figure 1: Coupe frontale de l’appareil génital interne de la femme (médicale)

Les fonctions reproductive et sexuelle de l’appareil génital féminin sont possibles grâce à
la commande cérébrale ; deux structures du cerveau sont principalement indispensables.

I.2 La commande cérébrale


Le noyau neural de l’hypothalamus est une structure vitale dont le mécanisme d’action
est hors de portée des connaissances actuelles de la science. Le cerveau limbique est un centre
de contrôle et d’information a rétroaction avec de multiples centres neuraux, partageant et
intégrant une multitude de conditions biochimiques, immunologiques, hormonales, et
émotionnelles.

L’hypophyse antérieure, est une glande endocrine, régulée par les neurohormones
sécrétées par l’hypothalamus.

3
Le contrôle hormonal de la reproduction est ainsi réalisé par l’axe hypothalamo-
hypophysaire, ou axe gonadotrope. Le noyau neural, générateur d'impulsions
hypothalamiques fonctionne comme une horloge neuronale qui se déclenche à intervalles
réguliers. Cela se traduit par une libération périodique de GnRH (Gonadotropin-Releasing
Hormone) dans la vascularisation porte hypothalamo-hypophysaire. Les impulsions de GnRH
déclenchent la libération intermittente des gonadotrophines hypophysaires : l'hormone
lutéinisante (LH) et de l'hormone folliculostimulante (FSH), entraînant un profil plasmatique
pulsatile. La FSH soutient la production ovarienne d'œstrogènes, favorise la maturation du
follicule ovarien et sensibilise les récepteurs des follicules a la LH. La LH augmente un ou
deux jours avant l’ovulation ou elle atteint un pic, puis diminue abruptement dès que le corps
jaune produit la progestérone. (Loose-Mitchell & Stancel GM, 2001)

Figure 2 : Axe hypothalamo-hypophysaire ovarien

Ainsi, l’hypothalamus de termine les niveaux sériques des hormones stéroïdes du


cycle féminin.

I.3 Les hormones stéroïdes du cycle féminin


Œstrogènes et progestérone orchestrent le bon déroulement du cycle féminin. Les trois
hormones les plus importantes de la classe des œstrogènes sont l’Œstrone (E1), l’Œstradiol

4
(E2) et l’Œstriol (E3). A la puberté, les œstrogènes sont responsables du développement des
caractères sexuels secondaires ; croissance et développement du vagin, utérus et trompes de
Fallope (particulièrement grâce à l’Œstriol), croissance et développement des seins
(particulièrement grâce à l'Œstradiol), contours féminins, maturation osseuse, pilosité. Les
œstrogènes, secrétées par les follicules ovariens, sont naturellement présentes tout au long du
cycle, mais dominent durant la première phase du cycle ovulatoire. Elles sont communément
connues pour être à l’origine des secrétions du mucus cervical, et permettent la prolifération
de l’endomètre et de la muqueuse vaginale. La progestérone permet d’une part la survie et le
développement de l’embryon en bloquant une nouvelle ovulation par rétrocontrôle de
l’hypophyse, d’autre part ; elle est un précurseur pour les hormones stéroïdes, notamment
pour les œstrogènes et la testostérone enfin, elle possède une grande variété de propriétés
biologiques intrinsèques. Secrétée par le corps jaune, la progestérone augmente rapidement et
devient l’hormone sexuelle principale de la femme en deuxième partie de cycle, après
l’ovulation. Avant l’ovulation le taux de progestérone dans le sang ne de passe pas 0,03
nanogrammes par millilitre. Il atteindra 15 à 29 nanogrammes par millilitre en phase lutéale.
Elle est également fabriquée en moindre quantité par les glandes surrénales (JR, 1993).

A ce jour, il semble difficile d’expliquer comment une seule hormone hypothalamique


(GnRh) peut contrôler à la fois la FSH et la LH. Les variations de concentrations sanguines de
chacune de ces hormones régulatrices suggèrent l’existence d’une autre hormone régulatrice,
de complexes rétroactions impliquant les hormones sexuelles ou encore de facteurs liés aux
gonades et agissant sur l’hypophyse et/ou l’hypothalamus pour expliquer les différents
schémas de libération de chaque gonadotrophine (JR, 1993). Cette complexité évoque
l’importance de la vision globale du corps de la femme dont la sante générale dépend d’une
physiologie anatomique, d’un équilibre biochimique, hormonal, émotionnel étroitement liés.

I.4 Déroulement du cycle ovulatoire


De la ménarche a la ménopause, les femmes produisent ainsi des gamètes avec une
rythmicité mensuelle, (physiologiquement entre 24 et 35 jours). Ces cycles sont couramment
appelés “cycles menstruels” car ils sont marqués par une période de 3 à 7 jours de pertes de
sang utérin : les règles ou menstruations. Le cycle féminin peut être décrit par les
changements qui ont lieu au niveau des follicules ovariens : cycle ovarien et dans la couche
endométriale de l’utérus : cycle utérin.

5
I.4.1 Les trois phases du cycle ovarien
La phase folliculaire est une phase de maturation, de recrutement et de croissance
folliculaire. Grâce à la FSH un certain nombre de follicules primordiaux entrent en maturation
jusqu’au stade de follicule tertiaire (ou antral), puis l’un des follicules antraux se de tache de
la cohorte et poursuit sa maturation en follicule pré-ovulatoire (de Graaf), tandis que les autres
sont éliminés. L'ovulation est l’événement central du cycle. Environ 12 à 16 jours avant le
début du prochain cycle, le follicule de Graaf, follicule dominant de l’ovaire, se rompt grâce
au pic de LH et libère un ovocyte, celui-ci est alors capté par le pavillon de la trompe. Il s’agit
du seul moment dans le cycle ou l’ovocyte est exposé à la fécondation. L’ovulation va

déterminer l'intervalle de temps ou une grossesse peut avoir lieu après un rapport sexuel : la
fenêtre de fertilité comprend les trois à six jours de vie fécondante des spermatozoïdes (avant
l’ovulation) et les vingt-quatre heures de vie fécondable de l’ovocyte (après avoir quitté
l’ovaire). Enfin, lors de la phase lutéale ou post-ovulatoire, le follicule rompu se transforme
en corps jaune, celui-ci sécrète des hormones stéroïdes (majoritairement de la progestérone)
permettant la préparation de l’endomètre en vue d’une future grossesse ; si celle-ci n’a pas
lieu, le corps jaune cesse son action après environ deux semaines, et le cycle ovarien
recommence (Silverthorn, 2019).

Figure 3 : Cycle ovarien typique (28 jours) (Grimaldi , 2020)

I.4.2 Les trois phases du cycle utérin


Lors de la phase proliférative, une nouvelle couche cellulaire s’ajoute au niveau de
l’endomètre grâce à la sécrétion des hormones stéroïdes par les follicules primordiaux,
(majoritairement de l’Estradiol). Ainsi, simultanément à la fin de la phase folliculaire de
l’ovaire et l’ovulation, une éventuelle nidation se prépare au niveau utérin. Au cours de la
phase sécrétoire, l’endomètre, sensible à la progestérone secrétée par le corps jaune de la

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phase lutéale ovarienne, s’épaissit en une structure sécrétrice. Si aucune grossesse n’a lieu, les
couches sécrétoires de l’endomètre sont éliminées. Enfin, les menstruations sont les
saignements physiologiques marquant la fin du cycle utérin, résultant du délitement de la
paroi du corps de l’utérus (l’endomètre) après stimulation par les œstrogènes et la
progestérone produits respectivement par les ovaires et le corps jaune durant l’activité
ovarienne. Les menstruations résultent du retrait de l’activité des œstrogènes et de la
progestérone a la fin d’un cycle ovulatoire. Le cycle féminin est ovulatoire et fertile si le cycle
ovarien et le cycle utérin sont physiologiques, ce qui implique une sensibilité et une réponse
des organes génitaux a un axe hypothalamo-hypophysaire fonctionnel. La femme peut alors
observer ce processus en trois temps :

- Une phase de fertilité possible : dès le premier jour des règles,


- Une phase de fertilité certaine : dès l’apparition du premier indicateur fertilité, celui-ci
témoigne d’une montée d’œstrogènes (apparition de mucus cervical),
- Enfin, une phase d’infertilité certaine, lorsque le dernier indicateur fertile s’est retiré,
témoignant d’une monté de la progestérone.

Ainsi, l’état fertile ou infertile dépend directement du climat hormonal : lorsque les
œstrogènes sont dominants dans l’ovaire, l’ovulation est en préparation ou imminente, la
fertilité est donc « possible » ou « certaine », tandis que lors de la phase infertile, la
progestérone domine sur les œstrogènes, preuve que l’ovulation a été réalisée avec succès
(Silverthorn, 2019).

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Figure 4 : Cycle utérin ou endométrial (Grimaldi , 2020)

II. GENERALITE SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE


II.1 Définition de la contraception
La contraception se définit comme une méthode qui permet d’empêcher de façon
réversible et temporaire la survenue d’une grossesse. Ainsi, une femme peut envisager une
grossesse dès l’arrêt du contraceptif, quel que soit la méthode utilisée ( Heloise , Geoffroy , &
Didier , 2015). L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la contraception comme
étant « un dispositif qui permet aux individus et aux couples d’exercer librement et de façon
responsable leur droit de décider du nombre d’enfants qu’ils souhaitent avoir ainsi que de
l’espacement des naissances. » (OMS, 2022) Elle désigne donc les procédés temporaires et
réversibles et elle s’oppose à la stérilisation (Lamboley , 2012). La contraception est souvent
considérée comme l’un des plus grands progrès médico-sociaux en termes de liberté
individuelle. Elle reste un domaine en constante évolution qui bénéficie d’innovations
concernant aussi bien les molécules utilisées que les voies d’administration ( Heloise ,
Geoffroy , & Didier , 2015). Donc, le choix de la méthode contraceptive dépend de plusieurs
critères qui sont : l’innocuité, la réversibilité, l’efficacité et l’acceptation (OMS, 2025). Il faut
rappeler qu’aucun moyen de contraception n’est efficace à 100%. L’efficacité d’une méthode
contraceptive est déterminée par l’indice de Pearl, qui définit la fiabilité de la méthode
lorsqu’elle est utilisée de façon optimale. Il s’agit donc, d’un indice théorique qui correspond
au nombre de grossesses observées pour 100 femmes utilisant une contraception donnée
pendant une année ( Heloise , Geoffroy , & Didier , 2015).

II.2 Aperçu historique


La limitation des naissances est présente depuis les époques reculées et elle est
probablement née dans la préhistoire (Mc Laren , 1996). Chez les égyptiens, différentes
méthodes de contraception locale ont été utilisées comme l’introduction dans le vagin du
miel, de pommade à base d’excréments de crocodile ou de gomme arabique extraite de
l’acacia (Mc Laren , 1996). En Grèce, le gynécologue « Sonaros » énumère une série de
méthodes (éternuer, se lever, sauter, marcher immédiatement après l’acte sexuel) ainsi qu’une
série de produits astringents introduits par suppositoire ou par voie de pessaire, qui ont pour
objet d’empêcher la pénétration du sperme dans la matrice féminine (Van de walle, 2005). A
l’époque romaine, les douches vaginales à l’eau froide pour tuer le sperme étaient souvent
préconisées. Jusqu’au moyen-âge, il y a eu peu d’évolution du fait de la grande influence de la

8
religion, qui impose un interdit moral important et prône l’abstinence comme seul moyen de
contraception. En 1564, l’anatomiste italien « Gabriel Fallope » fait la première description
médicale du préservatif, qui était utilisé comme protection contre les maladies vénériennes.
Les préservatifs ont été adaptés par la suite à la contraception. En 1838, le médecin allemand
« [Link] » avait mis au point une cape cervicale en caoutchouc. En 1882, le gynécologue
allemand « W.P.J Mensinga » préconise l’emploi d’un diaphragme associé à une douche
vaginale. Ces dispositifs étaient onéreux et impliquaient la visite chez un médecin pour la
prise de mesure, c’est pour cela que ces méthodes n’ont pas été développées. En 1909, «
Richard Richter » avait décrit pour la première fois, en Pologne, un dispositif intra-utérin
(DIU) à usage contraceptif. Autres que les moyens de contraception mécanique, un médecin
japonais « Kiasuku Ogino » avait mis au point en 1924, une méthode qui consiste à calculer la
période de fécondité au moment de l’ovulation et à pratiquer l’abstinence à ce moment du
cycle. Par la suite, il y’avait l’apparition de la méthode des températures, dont le but était de
repérer une élévation de la température au moment de l’ovulation. Ce sont les progrès de la
chimie organique, qui ont rendu possible la contraception orale avec la synthèse des hormones
: les œstrogènes et les progestatifs, et c’est « Pincus » qui a mis au point dès 1958 une « pilule
» permettant la contraception orale telle que nous la connaissons aujourd’hui. Le premier
stérilet bioactif au cuivre a été fabriqué en1970, puis dans les années 90, il y’a eu apparition
de l’implant, de l’anneau vaginal et de patch (Garcia , 2014).

II.3 Les différents moyens de contraception


II.3.1 Méthodes naturelles
Il s’agit de méthodes ne faisant appel à aucun dispositif médical, ni à aucun médicament
mais, elles sont peu fiables.

II.3.2 Le retrait ou le coït interrompu


II.3.3 L’abstinence périodique
Qui consiste à se priver de rapport sexuel pendant la période supposée fertile.

II.3.4 La méthode d’Ogino-knaus (Méthode du calendrier)


Qui est fondée sur le calcul des cycles précédents et La période d’abstinence est définie
en fonction de la durée du cycle.

II.3.5 La méthode de Billings


Cette méthode consiste à examiner la modification de la consistance et de l’élasticité de
la glaire cervicale.

9
II.3.6 La méthode des températures
Reposant sur le fait que la température s’élève de 0,2 à 0 ,4 au moment de l’ovulation.

II.3.7 La méthode sympto-thermique


Cette méthode combine les méthodes suscitées, elle se base sur de nombreux signes de
fertilité.

II.3.8 Test d’ovulation


Ce test identifie le pic LH avant l’ovulation.

II.3.9 La méthode de MAMA (Méthode d’Allaitement Maternelle et de l’Aménorrhée)


La succion du sein par le bébé entraine la production de la prolactine qui bloque
l’ovulation ( Serfaty , 2011).

II.3.10 Méthodes barrières


II.3.10.1Dispositif intra-utérin en cuivre
Ce DIU est composé d’un fil de cuivre qui assure la contraception en empêchant la
mobilité des spermatozoïdes. Ce dispositif provoque également une inflammation locale de
l’endomètre empêchant ainsi l’implantation de l’ovocyte fécondé dans l’utérus (Liem , 2014).

II.3.10.2Préservatif masculin et féminin


Permet de protéger contre les infections sexuellement transmissibles en plus de son
action contraceptive ( Serfaty , 2011).

II.3.11 Le diaphragme
C’est une membrane ronde et concave qui se glisse dans le vagin et recouvre le col de
l’utérus, empêchant alors le passage des spermatozoïdes à l’intérieur de l’utérus ( Robin &
Letombe , 2008).

II.3.12 La cape cervicale


C’est un capuchon qui établit une barrière entre le col de l’utérus et le reste de la cavité
vaginale ( Robin & Letombe , 2008).

II.3.13 Les spermicides


Sont des substances chimiques insérées dans le vagin sous forme d’ovules, de crèmes,
de capsules, de comprimés ou d’éponges, qui ont une activité spermicide. Ils peuvent être
utilisés seuls ou en association avec le diaphragme ou la cape cervicale (Santé publique
France).

10
II.3.14 Contraceptifs hormonaux
Les contraceptifs hormonaux diffèrent entre eux par leur composition et leur mode
d’administration

II.3.14.1Contraceptifs œstroprogestatifs
II.[Link] Les contraceptifs oraux
Différents dosages et compositions sont disponibles (ils seront développés
ultérieurement).

II.[Link] Patch transdermique œstroprogestatif


C’est un dispositif transcutané, dont l’emploi consiste à mettre un patch par semaine
pendant trois semaines consécutives avec un intervalle libre d’une semaine afin de permettre
l’hémorragie de privation.

II.[Link] Anneau vaginal œstroprogestatif


C’est un dispositif intravaginal, qui est placé dans le fond du vagin pendant trois
semaines puis, il doit être retiré une semaine afin de permettre l’hémorragie de privation.

II.3.14.2Contraceptifs progestatifs
II.[Link] Contraceptifs oraux progestatifs
Se différent par leur composition et leur dosage (ils seront développés ultérieurement).

II.[Link] Dispositif intra-utérin progestatif


Repose sur la libération intra-utérine d’un progestatif en plus de la réaction
inflammatoire provoquée empêchant la nidation.

II.[Link] Implant sous-cutané


Inséré dans la face interne du bras, il délivre un progestatif et sa durée d’utilisation est
de 3 ans.

II.[Link] Les injections


Consistent en une injection intramusculaire de doses élevées de progestatif (le Dépo-
medroxyprogestérone acétate) réalisée à intervalle régulier de trois mois (Carlotti , 2008).

II.3.15 Contraception d’urgence


La contraception d’urgence (CU) désigne les méthodes contraceptives qu’une femme
peut utiliser dans les premiers jours suivant un rapport sexuel non protégé, pour prévenir une

11
grossesse non désirée (OMS 1998). La CU ne devrait être ni conseillée ni utilisée en tant que
méthode contraceptive régulière. Il existe deux types :

- La pilule du lendemain : qui est une pilule fortement dosée en progestérone,


administrée en prise unique dans les 72 heures suivant le rapport potentiellement
fécondant.
- Le DIU au cuivre, il doit être inséré dans l’utérus dans les 5 jours suivant le rapport
(Hossain, et al., 2009).

III. LA CONTRACEPTION ORALE


La contraception orale est un moyen contraceptif hormonal féminin, se présente sous
forme de comprimés à prise quotidienne, communément appelé la pilule. Celle-ci, peut
combiner l’effet de deux hormones plus au moins dosées selon les comprimés : les
œstrogènes et la progestérone.

III.1 Classification des pilules contraceptives


III.1.1 La pilule œstroprogestative
Les contraceptifs oraux combinés sont composés de deux hormones : des progestatifs
auxquels sont associés des dérivés d’estrogène comme l’ethinylestradiol (EE). Ainsi, les
pilules œstroprogestatives sont classées selon la nature du progestatif et le dosage en EE.

L’association d’un estrogène avec un progestatif peut se faire selon :

- Un mode combiné, c’est-à-dire que tous les comprimés de la plaquette renferment un


estrogène et un progestatif, le dosage des deux hormones peut varier durant le cycle
menstruel, ainsi on a :
 Des pilules monophasiques : Les comprimés contiennent tous la même
quantité d’hormones.
 Des pilules biphasiques : Tous les comprimés comportent le même dosage
d’EE, celui du progestatif augmente au cours de la deuxième partie du cycle
pour se rapprocher du cycle menstruel physiologique.
 Des pilules triphasiques : La dose d’EE peut être fixe ou variable et celle du
progestatif augmente environ tous les 7 jours du cycle afin de mimer au mieux
le cycle menstruel et de réduire la quantité de stéroïdes administrés aux
femmes.

12
 Des pilules multiphasiques : Elles comportent plus de trois paliers pour les
doses d’estrogène et de progestatif.
- Un mode séquentiel, c’est-à-dire que certaines pilules de la plaquette ne contiennent
qu’un estrogène, alors que d’autres associent estrogène et progestatif. Il en résulte un
dosage assez important en estrogène, ce qui limite généralement leur prescription à des
circonstances particulières (Guy , 2013).

Selon la teneur en éthinylestradiol, on distingue :

- Pilule minidosée : EE=15-35µg ;


- Pilule normodosée : EE=50µg (Talbert , Willoquet , & Gervais , 2011).

La pilule œstroprogestative peut appartenir à différentes générations en fonction du type


du progestatif associé à l’EE et elles sont classiquement définies.

Initialement, on ne parle de générations que pour les progestatifs dérivés de la testostérone

- Première génération (groupe estrane) : la noréthistérone et ses dérivés ;


- Deuxième génération (groupe gonane) : norgestrel et lévonorgestrel ;
- Troisième génération (groupe gonane) : désogestrel, gestodène et norgestimate.

Ensuite d’autres progestatifs ont été mis sur le marché ces dernières années, et on parle
parfois de 4ème génération en s’appuyant uniquement sur l’ordre d’apparition sur le marché
de ces progestatifs et cela par abus de langage ou par facilité de classification ; on a :

- Dérivés de la 17-hydroxy-progestérone : l’acétate de chlormadinone et l’acétate de


cyprotérone ;
- Dérivé de la spironolactone : la drospirénone ;
- Dérivé norprégnane : l’acétate de nomégestrol ;
- Le progestatif hybride, qui possède les spécificités des dérivés de la nortestostérone et
de la 17-hydroxy-progestérone : le diénogest.

Les recherches qui ont permis d’aboutir successivement à ces différentes molécules
avaient pour but l’obtention d’un produit qui possède une forte activité anticonceptionnelle
(par blocage de l’axe gonadotrope) mais présentant une activité androgénique la plus faible
possible. En effet, la forte activité anti gonadotrope permet des utilisations à des posologies
plus faibles (Guy , 2013).

13
III.1.2 La pilule progestative : Pilule à progestative seule ou minipilule
Cette minipilule renferme une petite quantité d’une seule hormone, un progestatif. Elle est
souvent composée de lévonorgestrel, Noréthistérone ou Norgestrel.

La contraception progestative inclut également la contraception d’urgence par progestatif


seul, comme celle au lévonorgestrel. On distingue :

- Les microprogestatifs : Constituées de progestatif de synthèse à faible dose en


traitement continu ;
- Les macroprogestatifs : reposent sur l’administration de fortes doses de progestatifs de
synthèse en discontinu (n’ont pas l’AMM pour la contraception) (Guy , 2013).

III.2 Le mécanisme d’action des pilules contraceptives


Même s’il existe un grand nombre de pilules qui diffèrent par leur dosage et leur
composition, leur mécanisme d’action général reste le même. Bien que l’effet principal soit
d’inhiber l’ovulation, le progestatif joue aussi un rôle important vis-à-vis de la glaire cervicale
et de l’endomètre.

Les hormones synthétiques contenues dans ces pilules ont des actions similaires à celles
produites naturellement par le corps de la femme et affectent de la même façon le cycle
féminin à différents niveaux.

La pilule œstroprogestative exerce son effet contraceptif en agissant à trois niveaux


grâce à ses deux hormones (estrogène et progestatif), on parle alors de triple verrou
contraceptif :

- Elle bloque l’ovulation par inhibition de la sécrétion de la FSH et LH par un


rétrocontrôle négatif. L'œstrogène inhibe la sécrétion hypothalamique de la FSH
empêchant ainsi le développement et la maturation folliculaire, et le progestatif inhibe
la sécrétion de la LH et en particulier son pic pré ovulatoire nécessaire à l'ovulation,
donc pas d’ovulation ;
- Elle rend la glaire cervicale plus épaisse par le progestatif, ce qui empêche les
spermatozoïdes de remonter vers l’utérus pour la fécondation ;
- Elle rend la paroi de l’utérus inadaptée à l’implantation de l’œuf sous l’effet du
progestatif.

Les pilules microprogestatives ont principalement des effets anti-glaire, antinidatoire et


ralentissent la mobilité tubaire. La minipilule agit surtout en atrophiant l’endomètre et en

14
modifiant la consistance du mucus cervical. L’ovulation est inhibée seulement chez 60% des
patientes.

Ces différents effets sur le cycle féminin sont réversibles. En effet, la capacité de la
femme à concevoir revient rapidement une fois la pilule est arrêtée (Winckler, 2007).

III.3 Les modalités de prise


Lors de l’instauration de la pilule OP, il est conseillé de la débuter le premier jour des
règles. Il existe des plaquettes composées de 21 ou de 28 comprimés : Pour celles contenant
21 comprimés, le premier est pris le premier jour des règles, puis un chaque jour pendant 21
jours, Une fois le dernier comprimé est pris, un arrêt est nécessaire durant 7 jours, c’est la
période pendant laquelle les règles surviennent en général, et au bout de laquelle une nouvelle
plaquette est commencée. Alors que Celles contenant 28 comprimés sont pris les unes à la
suite des autres sans faire de pause entre deux plaquettes. Dans ce type de pilules, les 21 ou 24
premiers comprimés contiennent les hormones tandis que les 7 ou 4 derniers sont des
placebos. Il faut alors veiller à prendre les comprimés dans l’ordre indiqué sur la plaquette.

L’observance étant capitale pour assurer l’efficacité contraceptive, il est conseillé aux
utilisatrices de prendre le comprimé à heure fixe de préférence le matin, la prise de la pilule
peut être associée à un geste de la vie quotidienne (brossage des dents, prise de café…) ou
être rappelée à l’aide d’une alarme. La prise se fait indifféremment au cours ou en dehors des
repas (Khiyati & Buxeraud , 2012).

Depuis septembre 2015, une nouvelle pilule commercialisée sous le nom de Seasonique®,
a été mise sur le marché en France : la contraception dite « à cycle prolongé ». Déjà
disponible aux Etats-Unis depuis 2006. Un comprimé doit être pris tous les jours à la même
heure pendant 91 jours. Seasonique® comprend 84 comprimés roses associant de
l’ethinylestradiol (30 μg) et du levonorgestrel (150 μg) et 7 comprimes blancs
d’ethinylestradiol seul (10 μg). C’est lors de la prise de ces derniers qu’intervient une
hémorragie de privation. Cette méthode permet de réduire le nombre de règles à quatre par an
(Pillon , 2016).

15
IV. ÉTUDE PHARMACO- CHIMIQUE DES ŒSTROPROGESTATIFS
IV.1 Etude des différents représentants
IV.1.1 Les œstrogènes de synthèse
L’éthinylestradiol a longtemps été le seul œstrogène utilisé dans les contraceptifs
oraux combinés ; il reste aujourd’hui encore la molécule œstrogènique de référence en matière
de contraception. L’addition d’un groupe éthinyle en position α sur le C17 du 17 β-estradiol
donne naissance au 17 α -éthinylestradiol, métabolite actif du mestranol synthétisé pour la
première fois en 1938 et qui est également un dérivé du 17 β-estradiol ( Serfaty , 2011).

Ces dernières années ont été mises au point des pilules œstroprogestatives contenant
un autre type d’œstradiol, soit le17 β-œstradiol naturel ou le valérate d’œstradiol (ester du 17
β-œstradiol). Une fois dans l’organisme, cet œstrogène se comporte comme l’œstradiol
endogène ( Serfaty , 2011).

IV.1.2 Les progestatifs de synthèse


Il existe en revanche de nombreux progestatifs de synthèse entrant dans la composition
des contraceptifs oraux.

Suivant leur structure chimique, on classe ces progestatifs de synthèse en trois grandes
familles : les dérivés de la testostérone, les dérivés de la progestérone et les dérivés de la
spironolactone.

- Dérivés de la testostérone (dérivés norstéroïdes) : la fixation d’un groupe éthyle en


C17 et la suppression du groupe méthyle en C19 de la testostérone confèrent à ces
norstéroïdes un pouvoir progestatif puissant, une réduction de leur affinité aux
récepteurs des androgènes et une résistance à la dégradation hépatique. ( Serfaty ,
2011)

Les dérivés de la testostérone sont classés en trois générations :

 Les progestatifs de première génération : appartiennent au groupe des


estranes (18 atomes de carbone), il s’agit de la noréthistérone
(noréthindrone), norgestriénone, lynestrénol et l’acétate de la
noréthistérone.
 Les progestatifs de deuxième génération : appartiennent au groupe des
gonanes (17 atomes de carbone), il s’agit de norgestrel et de lévonorgestrel.

16
 Les progestatifs de troisième génération : appartiennent au groupe des
gonanes (17 atomes de carbone), ils sont obtenus par des modifications de
la molécule de lévonorgestrel (suppression du groupement cétone en C3 et
addition d’un groupe méthyle en C11) qui donnent le désogestrel, le
gestodène et le norgestimate.
- Dérivés de la progestérone : L’addition d’un groupe hydroxyle en C17 et son
acétylation (acétate de 17 hydroxyprogestérone) donne naissance aux prégnanes
comme l’acétate de chlormadinone et de cyprotérone, bien que la substitution d’un
groupe méthyle en C10 de la progestérone donne les norprégnanes tel que l’acétate de
nomégestrol,ils sont considérés comme des progestatifs de 4ème génération. ( Serfaty ,
2011)
- Dérivé de la spironolactone : la drospirénone qui est aussi un progestatif de 4ème
génération. Un progestatif plus récent qui est le diénogest, est qualifié de « progestatif
hybride », c’est un dérivé de la nortestostérone, mais sa structure chimique originale
lui confère des propriétés qui associent à la fois les spécificités des dérivés de la
testostérone et celles des dérivés de la progestérone (Quéreux , Roche , Defert , &
Graesslin , 2009).

IV.2 Les propriétés pharmacologiques des œstroprogestatifs


IV.2.1 Les œstrogènes
Vu que l’éthinylestradiol est l’œstrogène de synthèse le plus utilisé dans la pilule
œstroprogestative, nous nous sommes intéressées particulièrement à cette molécule.

IV.2.1.1 Propriétés pharmacocinétiques


L’éthinylestradiol est absorbé rapidement et complètement au niveau de la paroi
intestinale. Son radical éthinyl en C17 le protège contre l’action de la 17-hydroxy-
déshydrogénase, une enzyme qui dégrade l’œstradiol naturel en estrone moins actif.

Le pic plasmatique est atteint entre 1 et 4 heures après l’administration, il décroit


progressivement jusqu’aux concentrations de bases en 24 heures. Les taux plasmatiques
obtenus sont très variables selon les individus et le coefficient de variation interindividuel est
d’environ 50 %.

Contrairement aux œstrogènes naturels, il ne se fixe pas à la sex hormon-binding


globulin (SHBG), il se lie fortement à l’albumine sérique ce qui rend sa métabolisation en
estrone relativement lente.

17
Au niveau du foie, l’EE subit une forte métabolisation par hydroxylation grâce à l’iso-
enzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP 3A4). Alors qu’une fraction hydroxylée reste fixée
aux microsomes hépatiques, d’autres métabolites non fixés sont sulfo-conjugués et
glycoconjugués puis éliminés par voie biliaire et urinaire.

Le métabolisme de l’EE est donc modifié en présence d’inducteur ou d’inhibiteur


enzymatique.

Enfin, le groupement éthinyl rend la molécule résistante à la dégradation intestinale et


hépatique et conduit à son accumulation au niveau du foie, ce qui est responsable des
principaux effets indésirables de l’EE (Vidal, 2017).

IV.2.1.2 Propriétés pharmacodynamiques


Les effets des œstrogènes résultent de leur interaction avec les récepteurs nucléaires
aux œstrogènes. Ces récepteurs sont présents principalement au niveau des organes sexuels
féminins, mais aussi on les retrouve au niveau d'autres organes tels que l'hypothalamus,
l'hypophyse, les os, le foie et les artères.

L’éthinylestradiol possède une activité œstrogènique 100 fois supérieure à celle de 17β
œstradiol grâce à sa structure chimique qui lui confère une forte affinité aux récepteurs
d’œstrogène, on parle donc d’agoniste fort qui ne nécessite qu’une seule prise quotidienne.

Cette grande affinité aux récepteurs d’œstrogène et leur présence ubiquitaire


permettent d'expliquer d'une part les effets de l'EE sur les organes génitaux, effets attendus
lors d'une contraception, mais également les effets extra-génitaux observés.

La puissance biologique de l’éthinylestradiol est indépendante de la voie


d’administration et elle est liée à la molécule et non à l’effet du premier passage hépatique.
Ainsi, l’impact des œstroprogestatifs par voie orale ou par voie transdermique est similaire sur
les protéines hépatiques et les paramètres de l’hémostase.

Un des principaux objectifs de la recherche pharmaceutique était de réduire


progressivement le dosage des œstroprogestatifs en EE sans pour autant diminuer leur
efficacité contraceptive, cela grâce à l’introduction de progestatifs plus fortement
antigonadotropes et/ou une modulation du dosage de l’EE au cours de la plaquette de pilule
(Sitruk-ware & Nath, 2013).

18
IV.2.2 Les progestatifs
IV.2.2.1 Propriétés pharmacocinétiques
Trois facteurs doivent être pris en compte pour envisager la pharmacocinétique des
progestatifs : la nature de la molécule, la voie d’administration et les traitements associés et
pour des raisons méthodologiques et de grandes variations interindividuelles, la comparaison
entre les différents progestatifs est difficile à établir.

Les progestatifs administrés par voie orale subissent un effet du premier passage
hépatique pouvant moduler leur biodisponibilité. Cet effet est plus important pour la
noréthistérone (biodisponibilité 60 %) comparativement au norgestrel (biodisponibilité de 100
%). Leur liaison à l’albumine et à la SHBG, leur métabolisme et leur temps de demi-vie
diffèrent d’une molécule à une autre. Certains progestatifs sont des pro-drogues et doivent
être métabolisés par le foie pour être actifs.

De plus, l’association des progestatifs aux estrogènes modifie la cinétique plasmatique


du progestatif en raison de l’augmentation de la SHBG induite par les estrogènes. La force de
liaison des progestatifs à la SHBG est la suivante : gestodène > désogestrel > lévonorgestrel >
norgestimate > noréthistérone (Siruk-ware , 2006).

IV.2.2.2 Propriétés pharmacodynamiques


Les progestatifs de synthèse sont tous capables de se lier aux récepteurs de la
progestérone et de reproduire les effets biologiques de l'hormone naturelle sur l'endomètre.
Cependant, aucun progestatif de synthèse ne reproduit exactement tous ces effets.

Quelle que soit leur génération, les progestatifs de synthèse possèdent tous une activité
antigonadotrope supérieure à la progestérone naturelle. Chaque molécule, présente des degrés
de liaison variables aux récepteurs des androgènes, des œstrogènes, des minéralocorticoïdes et
des glucocorticoïdes. Il en résulte des profils d'activité différents, spécifiques à chaque classe
de progestatifs.

 Activité antigonadotrope

Il s’agit de la capacité à inhiber l’axe hypothalamo-hypophysaire et par conséquent


l’ovulation. Parmi tous les progestatifs de synthèse, c’est la classe des norstéroïdes qui
présente la plus forte activité antigonadotrope. Cette activité a permis de réduire la dose d’EE
dans les pilules contraceptives.

 Activité lutéomimétique

19
Elle correspond à la capacité des molécules à induire la transformation sécrétoire de
l’endomètre.

 Activité anti-œstrogène

Effet antiprolifératif et constitution d’un endomètre sécrétoire avant d’induire la


desquamation de la muqueuse utérine.

 Activité anti-minéralocorticoïde

La plupart des norstéroïdes induisent une rétention hydrosodée en stimulant la


production d'angiotensinogène hépatique.

 Activité androgénique

Les dérivés de la testostérone, les norstéroïdes gardent un potentiel androgénique


variable selon les molécules.

Cet effet androgénique dépend essentiellement de trois facteurs :

- L’activité anti-gonadotrope du progestatif permet de diminuer la production des


androgènes ovariens ;
- L’affinité du progestatif pour le récepteur des androgènes est responsable d'un effet
périphérique agoniste ;
- La liaison du progestatif à la SHBG se traduit par un effet androgénique indirect. Plus
le progestatif se lie à la SHBG, plus il déplace la testostérone liée et augmente la
testostérone libre.
 Activité anti androgénique

Par inhibition de la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone qui est le


métabolite androgénique actif comme la drospirénone, diénogest, acétate de chlormadinone et
acétate de cyprotérone (Vidal, 2017).

IV.3 Les effets indésirables


IV.3.1 Les œstroprogestatifs
- Les accidents cardio-vasculaires : les œstroprogestatifs agissent sur plusieurs
métabolismes :
 Perturbation de l’hémostase : augmentation de la coagulation ;
 Perturbation du bilan lipidique : augmentation du cholestérol total et du
cholestérol VLDL ;
20
 Augmentation de la tension artérielle

L’ensemble de ces effets délétères sont responsables des accidents cardiovasculaires


observés sous pilule, dont les principaux sont :

 Les accidents vasculaires cérébraux ;


 Complications thromboemboliques veineuses : l’augmentation du risque
thromboembolique veineux, par hypercoagulabilité liée aux œstrogènes. Ce
risque existe quelle que soit la génération de la pilule et il est indépendant de la
durée de prise (dès le premier mois d’exposition) ;
 Les accidents coronariens : les études épidémiologiques montrent une
augmentation modérée du risque d’infarctus du myocarde chez les femmes
suivant une contraception orale. Ce risque est augmenté par l’association des
autres facteurs de risque tels que l’intoxication tabagique, l’hypertension
artérielle où l’âge supérieur à 35ans (Lévesque & Hanslik , 2013)
- Les accidents hépatiques : la cholestase, l’augmentation du risque d’adénomes du foie
et d’hyperplasie nodulaire focale et l’accélération du processus lithiasique
(Maheshwari , Sarraj , Kramer , & El-Serag , 2007).
- Cancers gynécologiques : actuellement, les diverses publications sur les risques de
cancers liés à la contraception œstroprogestative sont basés sur des données
épidémiologiques, certaines études évoquent une augmentation du risque du cancer du
sein et le cancer du col de l’utérus alors que d’autres montrent un effet protecteur
contre le cancer de l’ovaire, le cancer de l’endomètre et le cancer colorectal (OMS O. ,
2024).
- Perturbation du bilan glucidique : les œstroprogestatifs altèrent le métabolisme du
glucose, et ces perturbations se traduisent par une insulino-résistance avec
hyperinsulinisme et une augmentation des glycémies (Khiyati & Buxeraud , 2012).
- Saignements irréguliers : spottings, métrorragies, l’Oligo ménorrhée, spanioménorrhée
et l’aménorrhée (Khiyati & Buxeraud , 2012).
- Les troubles digestifs : des nausées et des vomissements peuvent survenir, mais
s’améliorent généralement avec le temps (Khiyati & Buxeraud , 2012).
- Gain pondéral : 1 à 2 kg maximum, surtout par rétention hydrosodée (Khiyati &
Buxeraud , 2012).
- Chloasma : hyperpigmentation de la peau du visage, Il est possible qu’elle ne
disparaisse jamais complètement (Khiyati & Buxeraud , 2012).

21
- Autre : Tension mammaire, modification de la libido et irritation oculaire chez les
porteuses de lentilles de contact (Khiyati & Buxeraud , 2012).

IV.3.2 . Les progestatifs


La pilule progestative est bien tolérée du fait de l’absence d’estrogène. Les principaux
effets secondaires résident en :

- Troubles du cycle menstruel : si l’aménorrhée et l’Oligo ménorrhée sont souvent bien


tolérées ; les spottings entravent à l’inverse de manière significative la qualité de vie
des patientes ;
- Mastodynies ;
- Œdèmes cycliques ;
- La survenue de kystes fonctionnels ovariens ;
- L’altération de la mobilité tubaire induisant un risque accru de grossesse extra utérine.
- La prise de poids (modérée) ;
- Elle provoque peu ou pas de problèmes cardiovasculaires. De ce fait, Elle est adaptée
aux femmes qui fument, souffrent d’une obésité ou d’un diabète ou celles ayant déjà
fait une thrombose veineuse profonde et de celles présentant des troubles de la
circulation ( Heloise , Geoffroy , & Didier , 2015).

IV.4 Les contre-indications


IV.4.1 Les œstroprogestatifs
 Contre-indications absolues
- Moins de 6 semaines à la suite d’un accouchement, si la patiente allaite ;
- Femme de plus de 35 ans qui fume plus de 15 cigarettes par jour ;
- Hypertension (systolique >160 mmHg ou diastolique >100 mmHg) ;
- Antécédents de thrombo-embolie veineuse (TEV) ;
- Cardiopathie ischémique ;
- Antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
- Cardiopathie valvulaire compliquée (hypertension pulmonaire, fibrillation auriculaire,
antécédents d’endocardite infectieuse subaiguë) ;
- Migraine accompagnée de symptômes neurologiques en foyer ;
- Cancer du sein ;
- Diabète accompagné de rétinopathie / néphropathie / neuropathie ;
- Cirrhose grave ;

22
- Tumeur hépatique (adénome ou hépatome) (Directive clinique de la S O G C, 2004).
 Contre-indications relatives
- Femme de plus de 35 ans qui fume moins de 15 cigarettes par jour ;
- Hypertension adéquatement maîtrisée ;
- Hypertension (systolique : 140-159 mmHg, diastolique : 90-99 mmHg) ;
- Migraine (chez les femmes de plus de 35 ans) ;
- Maladie vésiculaire en phase symptomatique ;
- Légère cirrhose ;
- Antécédents de cholestase associés à l’utilisation des contraceptifs oraux combinés ;
- Femme utilisant des médicaments pouvant entraver le métabolisme des contraceptifs
oraux combinés) (Directive clinique de la S O G C, 2004)

IV.4.2 Les progestatifs


- Les métrorragies non explorées ;
- Les accidents thromboemboliques veineux récents (moins de 3 mois) ;
- Les antécédents d’accidents thromboemboliques artériels sous microprogestatifs ;
- Les cancers hormono-dépendants (sein et endomètre) ;
- Les affections hépatiques (hépatite virale évolutive, adénome hépatique, cirrhose
décompensée, carcinome hépatocellulaire) (Directive clinique de la S O G C, 2004).

IV.5 Les causes d’échec de la contraception orale


IV.5.1 Les interactions médicamenteuses
En raison d’une diminution de l’efficacité contraceptive, l’association d’une
contraception hormonale avec les traitements suivants est déconseillée :

- Inducteurs enzymatiques (augmentation du métabolisme hépatique) : certains


anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, phosphophénytoïne, primidone,
carbamazépine, topiramate) ; rifabutine ; rifampicine ; griséofulvine ; millepertuis (CI)
- Certains inhibiteurs de protéases du VIH : ritonavir, nelfinavir, lopinavir, elfavirenz et
névirapine) ;
- Modafinil : risque de diminution de l’efficacité contraceptive pendant le traitement et
un cycle après l’arrêt du traitement par le modafinil (SRPA, 2004)

Tableau I : les interactions médicamenteuses (SRPA, 2004)

Médicaments pouvant Médicaments pouvant Médicaments dont la

23
entraîner l’échec de la accentuer l’action des CO clairance peut être
contraception atténuée par les CO
Carbamazépine Acétaminophène Amitriptyline
Griséofulvine Érythromycine Caféine
Oxcarbazépine Fluoxétine Cyclosporine
Phénobarbitol Fluconazole Diazépam
Phénytoïne Fluvoxamine Imipramine
Primidone Jus de pamplemousse Phénytoïne
Rifampicine Néfazodone Sélégiline
Ritonavir Vitamine C Théophylline
Millepertuis
Topiramate

IV.5.2 Les troubles digestifs (Les vomissements et diarrhées sévères)


D’après l’autorisation de mise sur le marché (AMM), la survenue de troubles digestifs
intercurrents tels que les vomissements ou diarrhées sévères dans les 4 heures suivant la prise
des pilules œstroprogestatives, peut entraîner une inefficacité transitoire de la méthode. Il est
donc recommandé d’adopter la conduite à tenir préconisée comme s’il s’agissait d’un oubli de
moins de 12 h (et donc la prise d’un nouveau comprimé).

En cas de répétition de ces épisodes sur plusieurs jours, il est recommandé d’associer
une autre méthode contraceptive de type mécanique (Préservatif masculin, spermicides, etc.)
jusqu’à la reprise de la plaquette suivante. Pour les pilules avec progestatif seul et pour la
contraception d’urgence, en cas de survenue de ces troubles dans les 4 heures suivant la prise,
il est recommandé d’adopter une conduite à tenir comparable à celle préconisée en cas d’oubli
de moins de 3 heures (c’est à dire de prendre un nouveau comprimé) (Khiyati & Buxeraud ,
2012).

IV.5.3 L’oubli
D’un point de vue physiologique, l’oubli de la pilule correspond à un intervalle sans
imprégnation d’œstroprogestatives au-delà du délai de sécurité (3 ou 12h selon les pilules). Le
risque est l’ovulation précoce, liée à une reprise de la croissance folliculaire avec risque de
fécondation en cas de passage de spermatozoïdes dont la durée de vie est de 5 jours dans les
voies génitales féminines. La période à risque de fécondation en cas d’oubli est la première

24
semaine de la plaquette de pilule après sept jours sans hormones, délai maximum au-delà
duquel l’axe hypothalamo-hypophysaire n’est plus inhibé (SRPA, 2004).

Conduite à tenir en cas d’oubli de pilule

L’oubli de la pilule est très fréquent, ce qui diminue son efficacité. Pour prévenir la
survenue de grossesse non désirée, la maitrise de la conduite à tenir par l’utilisatrice est
indispensable. Il existe plusieurs recommandations sur la conduite à tenir en cas d’oubli.
L’organigramme simplifié des recommandations émises par l’HAS est représenté ci-après.

25
Figure 5 : Schéma résumant la conduite à tenir en cas d’oubli selon l’HAS (SRPA, 2004)

En ce qui concerne la pilule microprogestative contenant du désogestrel, le délai de


l’oubli est de 12 heures (au lieu de 3 heures) du fait de son effet anovulatoire.

26
Ces recommandations ne tiennent pas compte de la différence de risque d’échec de la
pilule selon le moment du cycle dans lequel survient l’oubli, ni selon le nombre de comprimés
oubliés dans un même cycle. En plus, elles surestiment la période à risque après l’oubli, basé
sur le délai de reprise de l’effet antigonadotrope plutôt que sur la reprise des modifications de
la glaire cervicale.

Cependant, elles ont le mérite d’être très simples et faciles à retenir et à appliquer par
les femmes sous contraception orale, même lorsqu’elles passent d’une pilule à une autre
(SRPA, 2004).

V. CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE DE LA RECHERCHE


V.1 Définition des concepts
Connaissance : selon Larousse médical 2010, c’est l’exercice de la faculté par laquelle
on connait et on distingue les objets.

Dans notre contexte on parlera d’idée plus ou moins complète et précise sur quelques
choses.

Jeune femme : selon Larousse médical, c’est une femme qui se trouve dans la période
de la vie comprise entre l’adolescence et la maturité, généralement entre 18 et 35 ans.

Contraception : L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la contraception


comme étant « l’utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures visant à
diminuer la probabilité de conception ou visant à l’éviter »

Contraception orale : selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la contraception orale


fait référence à l’utilisation de médicaments hormonaux oraux pour prévenir la grossesse.

V.2 Construction d’un modèle d’analyse


Le modèle de Virginia Henderson sur les besoins fondamentaux de l’homme peut être
appliqué pour comprendre les besoins des jeunes femmes en matière de la contraception orale.
Dans notre thème, les besoins perturbés sont :

- Le besoin d’éviter le danger : connaitre les méthodes de contraception orale pour


prévenir les grossesses non désirées
- Le besoin d’apprendre : comprendre les avantages, les inconvénients et les effets
secondaires de la contraception orale.
- Le besoin de communiquer

27
V.3 Schéma du cadre théorique
Le schéma ci-dessous met en évidence la situation idéale et actuelle des femmes en âge
de procréer.

Connaissance des jeunes femmes fréquentant le centre de santé intégré de


Nyamboya sur la contraception orale

Situation actuelle Situation idéale

Manque d’information sur la Bonnes connaissances sur la


contraception orale contraception orale

Mauvaises utilisations des Très bonne utilisation

pilules des pilules

Diminution et limitation
Augmentation du taux du taux d’échec et
d’échec et d’abandon d’abandon

Besoins non satisfaits Besoins satisfaits

Dépendance Indépendance

28
CHAPITRE II : METHODOLOGIE
I. PRESENTATION DU SITE DE L’ETUDE
I.1. Raison du choix du site

I.2 Historique du site

I.3. Situation géographique

I.4. Organisation structurelle et Ressources du site

II. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE

II.1. Type d’étude


L’approche méthodique utilisée est descriptive transversale par administration d’un
questionnaire aux jeunes femmes.

II.2. Méthode de recherche


Nous nous sommes basés sur la méthode différentielle ou quasi expérimentale. Cette
méthode va de pair avec la méthode hypothéticodéductive, celle-ci exige une méthode avec
plusieurs variables déduites d’une hypothèse de départ. Dès lors, celle-ci œuvre en faveur de
l’évaluation des connaissances des jeunes femmes sur la contraception orale.

II.3. Population
II.3.1. Population générale de l’étude
La population générale concernée par l’étude, sont tous les jeunes femmes âgées de 15- 35
ans, fréquentant une formation sanitaire …

II.3.2. Population cible


Notre population cible est constitué de tous les jeunes femmes fréquentant le centre de
santé intégré de Nyamboya âgés de 15-35 ans, qui seront présent au moment de l’enquête et
qui accepteront de répondre volontairement à nos questions.

29
II.4. Echantillonnage
Notre échantillon est composé de 70 femmes.

II.4.1. Méthode et technique d’échantillonnage


Pour mener à bien notre étude, nous avons utilisé l’échantillonnage probabiliste. Pour le
choix de la formation sanitaire, nous avons fait un tirage aléatoire simple sans remise, sur
l’ensemble des formations sanitaires dans l’aire de santé. Nous avons attribué un numéro à
chaque formation sanitaire, puis ces numéros ont été inscrits sur des bouts de papier, remis
dans une boite. Ensuite nous avons effectués un tirage au sort sans remise. C’est ainsi que le
centre de santé intégré de Nyamboya, a été retenu. Pour le choix des jeunes femmes, nous
avons utilisé la méthode d’échantillonnage aléatoire.

II.4.2. Taille d’échantillon


Pour le calcul de l’échantillonnage nous avons utilisé la formule de SCHWARTZ
permettant de calculer le nombre minimal de sujets nécessaires pour notre étude :

2
Z PQ (1−P)
n=
I2

n = Taille minimum de l’échantillon

Z = 1.96

P = Prévalence des jeunes femmes de 15- 49 ans utilisatrice de la contraceptive orale au


Cameroun est estimée à 16% (MboaPHARMA, 2025)

Q = 1-P

I = La précision de la prévalence souhaitée qui est de 5%

2
1.96 ∗0.16∗0.84
Application numérique : n= 2
=206.52
0.05

n = 207

Dans notre contexte de recherche, la population a étudié contient un nombre limité de


sujets qui entre dans notre population cible soit 108 femmes en moyen, ce qui ne nous permet
pas entre autres d’atteindre la taille minimum d’échantillon. Par conséquence notre population
est considérée comme population finie. Surtout que lors de notre période de collecte des
données nous avons constaté que nous ne pouvons pas atteindre la taille souhaitée. Dans ce

30
cas la taille d’échantillon minium comme estimation nécessite l’application du facteur de
correction de notre population finie.

Ce facteur de correction est défini par la formule suivante ou N est la taille de la


population et n est la taille de l’échantillon

Facteur de correction de la population finie


√ N −n
N−1

Le nombre des élèves à inclure après la correction est donné par la formule suivante ou ne
correspond à la taille de l’échantillon corrigée.

' N∗n
n=
N +n

Application numérique :

' 108∗207
n= =287.93
108+207

n’= 70

La taille minimum de l’échantillon corrigée s’élève à n’= 70

II.5. Les critères d’inclusion


Seront inclus toutes les femmes répondant au critère suivant :

- Age compris entre 15 et 35 ans ;


- Être une patiente fréquentant le centre de santé intégré de Nyamboya
- Tous jeunes femmes qui seront présent au moment de l’enquête et qui accepteront de
répondre volontairement à nos questions.

II.6. Les critères d’exclusion


Seront exclus les jeunes femmes donc l’âge est inférieur à 15 ans ou supérieur à 35 ans et
les jeunes femmes ayant refusées de participer à l’étude.

II.7. Période d’étude


Notre étude s’étend

31
II.8. Méthode de collecte de données
II.8.1. Outils de collecte des données
Pour la réalisation de notre projet d’initiation à la recherche, nous avons fait recours à des
instruments suivants :

 Une fiche de questionnaire


 Une note de consentement après information

II.8.2. Description de l'outil de collecte de données


L’outil de collecte de données pour notre étude est questionnaire accompagné d’une fiche
de consentement éclairée qui rassure la confidentialité et l’anonymat répondantes aux
questionnaires. Ce questionnaire est constitué des questions qui sont centrées vers nos
objectifs.

II.8.3. Recueil des données


Après avoir effectué un pré-test de remplissage du questionnaire par vingt jeunes
femmes elles-mêmes, on a mis en évidence l’incompréhension des questions par les femmes
n’ayant pas fait de formation dans le domaine médical ainsi que les interrogations ouvertes
ont été négligées par la plupart des jeunes femmes. Pour cela, nous avons assuré le
remplissage du questionnaire en posant les questions avec un langage vulgarisé aux jeunes
femmes ayant accepté de participer à l’étude, après les avoir informées des objectifs de
l’étude et leur assurer de la préservation de l’anonymat et de la confidentialité.

II.9. Gestion et analyse des données quantitatives


Le traitement des données quantitatives a été fait en quatre étapes, notamment : le
dépouillement manuel des questionnaires en vue d’éliminer les fiches qui n’était pas
totalement rempli. Les questionnaires ont fait l’objet d’un dépouillement à l’aide de crayon,
gomme et format en vue de l’élaboration de la fiche de codification. Cette codification a
concerné uniquement les questions ouvertes. Ce dépouillement a été fait à l’aide d’une fiche
de codification élaborée après le dépouillement d’une cinquantaine de questionnaires dûment
remplis. Une fois dépouillées et classées, les données seront saisies dans l’ordinateur via le
logiciel SphinxPlus.V5. Tui Te_3.zip. L’apurement des données a consisté à vérifier la
fiabilité, l’exactitude, la concordance des données saisies. Cette phase a permis de garantir la
qualité des données soumises à l’exploitation. L’analyse des données a été faite grâce aux
logiciel informatique où nous avons fait ressortir des figures et tableaux qui ont été générés

32
dans l’ordinateur grâce à Microsoft Office Excel 2016 et enfin le logiciel Microsoft Word
2016 qui nous a permis de les présentés

II.10. Considération éthique


Dans le cadre du respect de l’éthique de la recherche et de la protection des droits de
l’homme, plusieurs considérations d’éthiques ont été prises en compte avant la réalisation de
notre enquête à savoir :

 Demande d’autorisation du Délégué Régional de la Santé Publique de l’Adamaoua


 Une autorisation spéciale de collecte des données est délivrée par le Chef de
District
 Cette autorisation spéciale est jointe dans une demande au chef de centre
 Nous allons sollicités l’obtention du consentement libre et éclairé de chaque
participant qui, par ailleurs sera libre de participer à l'étude en respectant
l’anonymat et la confidentialité de ces jeunes
 Une note expliquant l’objectif de la recherche et affirmant l’anonymat des
informations recueillies

II.12. Limite de l’étude


 La présente étude bien qu’elle soit mixte, n’a pas couvert l’ensemble des FOSA
dans l’aire de santé de Nyamboya.

II.13. Difficulté rencontrée


Durant toute la période de notre recherche, nous nous sommes heurtés à des difficultés
notamment :
 Le programme de formation très serré ;
 La charge de travail des répondants ;

II.13. Communication des résultats
Ce travail sera présenté publiquement devant un jury. Le document et corrigé suivant les
instructions du jury à l’issu de cette soutenance seront déposé à :

 A la bibliothèque d’APPASTS-B
 Au Directeur de mémoire ;
 Aux membres du jury.
 Au centre de santé intégré de Nyamboya
33
Table des matières
INTRODUCTION......................................................................................................................1

REVUE DE LA LITTERATURE..............................................................................................3

I. RAPPELS ANATOMIQUES ET FONCTIONNELS.........................................................3

I.1 L’appareil génital féminin............................................................................................3

I.2 La commande cérébrale...............................................................................................3

I.3 Les hormones stéroïdes du cycle féminin....................................................................4

I.4 Déroulement du cycle ovulatoire.................................................................................5

I.4.1 Les trois phases du cycle ovarien..........................................................................6

I.4.2 Les trois phases du cycle utérin............................................................................6

II. GENERALITE SUR LA PLANIFICATION FAMILIALE............................................8

II.1 Définition de la contraception......................................................................................8

II.2 Aperçu historique.........................................................................................................8

II.3 Les différents moyens de contraception.......................................................................9

II.3.1 Méthodes naturelles..............................................................................................9

II.3.2 Le retrait ou le coït interrompu.............................................................................9

II.3.3 L’abstinence périodique........................................................................................9

II.3.4 La méthode d’Ogino-knaus (Méthode du calendrier)...........................................9

II.3.5 La méthode de Billings.........................................................................................9

34
II.3.6 La méthode des températures..............................................................................10

II.3.7 La méthode sympto-thermique...........................................................................10

II.3.8 Test d’ovulation..................................................................................................10

II.3.9 La méthode de MAMA (Méthode d’Allaitement Maternelle et de l’Aménorrhée)


10

II.3.10 Méthodes barrières..............................................................................................10

II.3.11 Le diaphragme....................................................................................................10

II.3.12 La cape cervicale.................................................................................................10

II.3.13 Les spermicides...................................................................................................10

II.3.14 Contraceptifs hormonaux....................................................................................11

II.3.15 Contraception d’urgence.....................................................................................11

III. LA CONTRACEPTION ORALE..................................................................................12

III.1 Classification des pilules contraceptives....................................................................12

III.1.1 La pilule œstroprogestative.................................................................................12

III.1.2 La pilule progestative : Pilule à progestative seule ou minipilule......................13

III.2 Le mécanisme d’action des pilules contraceptives....................................................14

III.3 Les modalités de prise................................................................................................15

IV. ÉTUDE PHARMACO- CHIMIQUE DES ŒSTROPROGESTATIFS........................15

IV.1 Etude des différents représentants..............................................................................15

IV.1.1 Les œstrogènes de synthèse................................................................................15

IV.1.2 Les progestatifs de synthèse................................................................................16

IV.2 Les propriétés pharmacologiques des œstroprogestatifs............................................17

IV.2.1 Les œstrogènes....................................................................................................17

IV.2.2 Les progestatifs...................................................................................................18

IV.3 Les effets indésirables................................................................................................20

IV.3.1 Les œstroprogestatifs..........................................................................................20

IV.3.2 . Les progestatifs................................................................................................21

35
IV.4 Les contre-indications................................................................................................22

IV.4.1 Les œstroprogestatifs..........................................................................................22

IV.4.2 Les progestatifs...................................................................................................22

IV.5 Les causes d’échec de la contraception orale.............................................................23

IV.5.1 Les interactions médicamenteuses......................................................................23

IV.5.2 Les troubles digestifs (Les vomissements et diarrhées sévères).........................24

IV.5.3 L’oubli.................................................................................................................24

V. CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE DE LA RECHERCHE............................26

V.1 Définition des concepts..............................................................................................26

V.2 Construction d’un modèle d’analyse..........................................................................26

V.3 Schéma du cadre théorique........................................................................................27

CHAPITRE II : METHODOLOGIE........................................................................................28

I. PRESENTATION DU SITE DE L’ETUDE.................................................................28

I.1. Raison du choix du site...............................................................................................28

I.2 Historique du site.........................................................................................................28

I.3. Situation géographique................................................................................................28

I.4. Organisation structurelle et Ressources du site...........................................................28

II.1. Type d’étude..............................................................................................................28

II.2. Méthode de recherche................................................................................................28

II.3. Population..................................................................................................................28

II.4. Echantillonnage..........................................................................................................29

II.7. Période d’étude..........................................................................................................30

II.8. Méthode de collecte de données................................................................................30

II.9. Gestion et analyse des données quantitatives............................................................31

II.10. Considération éthique..............................................................................................31

II.12. Limite de l’étude......................................................................................................32

II.13. Difficulté rencontrée................................................................................................32

36
II.13. Communication des résultats...................................................................................32

Références.................................................................................................................................36

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Figure 1: Coupe frontale de l’appareil génital interne de la femme (médicale)..................3


Figure 2 : Axe hypothalamo-hypophysaire ovarien.............................................................4
Figure 3 : Cycle ovarien typique (28 jours) (Grimaldi , 2020)..............................................6
Figure 4 : Cycle utérin ou endométrial (Grimaldi , 2020)......................................................8
Figure 5 : Schéma résumant la conduite à tenir en cas d’oubli selon l’HAS (SRPA, 2004)....25

Tableau I : les interactions médicamenteuses (SRPA, 2004)...................................................23

40

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