TD04 Sol
TD04 Sol
A. Généralités
1. Caractérisation d’une onde plane
√ q
Réponses : 3x + 4y + 5z = Cte, k = 5 2 m−1 , c = 4, 4 m · s−1 , λ = 0, 89 m, ψ(~r, t) = A exp i(ωt − 5 32 z − 5 √12 x).
3. Onde de Sine-Gordon
q q
ω2 1 c2 c2
Réponses : m · s−1 , m ; k 2 = c2 − λ2 ; vφ = c/ 1 − λ2 ω 2 , vg = c 1− λ2 ω 2 .
B. Ondes électromagnétiques
4. Ondes dans une ligne électrique, impédance caractéristique
∂u ∂i ∂i ∂2u 1 ∂2 u Z0 −Z
Réponses : ∂x = −Λ ∂t , ∂x = −Γ ∂u
∂t , ∂x2 = c2 ∂t2 , ρ = Z0 , i(x, t) = i0 exp iωt[exp −ikx + Z0 +Z exp ik(x − 2d)],
u(x, t) = Z0 i0 exp iωt[exp −ikx − Z0 −Z
Z0 +Z exp ik(x − 2d)], Zl (x) = Z0 (Z0 +Z) exp −ikx−(Z0 −Z) exp ik(x−2d)
(Z0 +Z) exp −ikx+(Z0 −Z) exp ik(x−2d) , Z = Z0
alors plus d’onde réfléchie.
C. Cordes vibrantes
7. Corde de clavecin
Réponses : α = −β = 1/2 ; X(x) = X0 cos(kx + ϕ), T (t) = T0 cos(ωt + ψ) avec ω = kv, k = nπ a ; αn =
2
Ra nπx 2h 2h
2a −a f (x) sin a dx, f (x) = a x pour x ∈ [0, a/2] et f (x) = a (a − x) pour x ∈ [a/2, a], intégration par partie
4h(−1)p
αp = π 2 (2p+1)2 ; 5 harmoniques (n = 1, 3, 5, 7, 9).
< p >= 12 T0 y02 ωk < ǫc >=< ǫp >= 14 T0 y02 ω 2 , < p >= vénergie < ǫc + ǫp > d’où vénergie = c = vgroupe = vphase ,
situation idéale de D’Alembert.
λ2 alors ρ = −1 et τ = 0, réflexion totale avec changement de signe, comme sur un mur, p(x < 0, t) =
T y2 k ω
T0 y02 k1 ω[sin2 (ωt−k1 x)−ρ2 sin2 (ωt+k1 x)], < p(x < 0, t) >= 0 02 1 (1−ρ2 ), p(x > 0, t) = T0 y02 k2 ω sin2 (ωt−k2 x),
q q
T y2 k ω T y2 k ω λ2 2 λ2 2
< p(x < 0, t) >= 0 02 2 τ 2 = 0 02 1 2
λ1 τ , R = ρ , T = λ1 τ et R + T = 1, conservation de l’énergie.
D. Ondes acoustiques
13. Tuyau sonore
Réponses : Lorsque le tuyau sonore est ouvert à ses deux extrémités, on a la même condition aux limites. La
pression imposée est la pression atmosphérique, la surpression est donc nulle. On a donc à chaque extrémité
un nœud de pression. La longueur du tuyau est donc L = n λ2 et donc pour le fondamental qui fat la fréquence
du son (n = 1), on a L = λ2 . La longueur d’onde est λ) fc où c est la vitesse du son et f la fréquence. On a
q
donc L = 2f c
avec une célérité donnée par c = γRT
M où γ = cp /cV et M est la masse molaire du gaz où se
q
1 γRT
propage le son. On peut donc analyser les réponses proposées en se basant sur f = 2L M . Si on remplace
l’air par de l’hélium, on a fHe > fair car MHe < Mair . Si on augmente la température T , la fréquence augmente.
Si l’on perce le tuyau à la moitié alors on impose un nouveau nœud de pression au milieu. Comme entre deux
nœuds de pression, on a une longueur λ/2, la longueur L du tuyau correspond donc à une longueur d’onde. On a
L = λ, la condition devient f = Lc , la fréquence augmente par rapport à la première situation. Si on bouche une
extrémité, on impose une condition aux limites différentes à une extrémité. On a un ventre de pression puisque
l’air ne peut plus se déplacer (nœud de déplacement), la condition sur la longueur devient L = (2n + 1) λ4 . Pour
le fondamental, on a L = λ4 , ce qui donne une fréquence f = 4L c
. On voit donc que la fréquence est plus basse.
Réponse c).
14. Ondes sonores dans un pavillon acoustique
−1
Réponses : ρ en kg · m−3 , χ = − V1 ( ∂V
∂p )entropie en Pa , Pa = kg · m−1 · s−2 donc ρχ en m−2 · s2 , v est une
2 2 2
ωc 4πν
célérité ; k 2 + iαk − ωc2 = 0, k = a + ib, b = − α2 , a2 = ωv2 − α4 , ωc = αv vα
2 , on a donc νp = 2π = 4π d’où α =
p
v ,
π 2 π 2 v dmax −1
comme 4 dmin exp αL = 4 dmax , on en déduit que L = 2πνp ln dmin , on trouve L ≃ 1, 5 m pour v ≃ 340 m · s ,
cette longueur est grande mais il ne faut pas oublier que le cor présente un tuyau très enroulé sur lui-même ce
qui peut remettre en cause le modèle de propagation unidimensionnelle utilisé. . .
15. Ondes acoustiques dans un cristal
√
Réponses : ük = ω02 [uk+1 + uk−1 − 2uk ] + ω12 uk ; ω 2 = 2ω02 (1 − cosϕ), f ∈ [0; 2ω
π ] ; K vecteur d’onde, V
0
π
vitesse de phase ; [0; π], Kmax = a ; ϕ ∼ π, xk+1 = −xk opposition de phase (du type onde stationnaire, pas de
propagation) ; ϕ ≪ π, xk+1 = xk , tous les atomes sont en phase ou presque (NB : s’ils sont exactement en phase,
ce n’est plus un phénomène ondulatoire mais un déplacement d’ensemble), ω = ω0 aK, vphase = vgroupe = ω0 a.
16. Approche lagrangienne des ondes sonores
Réponses : Une onde sonore correspond à la propagation d’une surpression p(x, t) = P (x, t) − P0 dans un fluide.
Les tranches de fluide se compriment et de dilatent longitudinalement au passage de l’onde sonore. Soit une
tranche de fluide au repos entre x et x + dx. Lors du mouvement, ce système fermé de fluide se retrouve entre
x + ξ(x, t) et x + dx + ξ(x + dx, t). La masse de la tranche considérée est constante (système fermé) et vaut
au repos dm = µ0 S dx. Lors du mouvement, dm = µ(x, t) dτ (x, t) où dτ (x, t) est le volume de cette tranche.
∂ξ
Or,dτ (x, t) = S [x + dx + ξ(x + dx, t) − x − ξ(x, t)] soit dτ (x,
h t) ≃ Sidx (1+ ∂x dans l’approximation acoustique.
dm µ0 ∂ξ
On en tire la masse volumique µ(x, t) = dτ = 1+ ∂ξ ≃ µ0 1 − ∂x . La variation de masse volumique est par
∂t
∂ξ
conséquent µ1 (x, t) = µ(x, t)−µ0 = −µ0 ∂x . Puisque δV = δm/µ pour un élément de volume δV fermé de masse
1 ∂µ
1 ∂V
δm constante, χS = − V ∂P S = + µ ∂P donc χS ∂p 1 ∂µ1
∂t ≃ µ0 ∂t toujours dans l’approximation acoustique.
S
En composant les deux expressions encadrées précédentes, et avec v = ∂ξ/∂t, on obtient la première équation
de couplage : χS ∂p ∂v
∂t = − ∂x . Dans l’approche lagrangienne de l’énoncé, on applique la relation fondamentale de
la dynamique en projection sur ~ex à la tranche de fluide dans le référentiel galiléen d’étude. On ne garde que
∂p
les termes d’ordre 1 en dx : dm ∂v
∂t (x, t) = S [p(x, t) − p(x + dx, t)] soit dm ∂v∂t ≃ −S dx ∂x . On en déduit la
| {z }
forces de pression
∂v ∂p
seconde équation de couplage : µ0 ∂t = − ∂x . On découple les équations de couplage et on trouve les équations
∂2 v 1 ∂2 v ∂2p 1 ∂2 p
de propagation de d’Alembert : ∂x2 − c2 ∂t2 = 0 et ∂x2 − c2 ∂t2 = 0 avec c = √µ10 χS . On suppose que l’air
est un gaz parfait et que l’évolution locale d’une tranche d’air est isentropique. En supposant γ constante, on a
la loi de Laplace P V γ = Cte donc V = Cte1/γ P −1/γ soit χS = − V1 ∂V 1 1
∂P S = − V (− γ Cte
1/γ −1/γ−1
P ) = γ1P .
On peut faire ce calcul de χS plus viteq en s’appuyant
q sur la différentielle logarithmique de la loi de Laplace :
dP dV √ 1 γP γRT
P +γ V = 0. Alors c = µ0 χS = µ0 = M en utilisant l’équation d’état du gaz parfait. Pour l’air, on
sait que γ = 1, 40 (molécules essentiellement diatomiques), M = 29, 0 g · mol−1 . À T = 25 ◦ C, c = 346 m · s−1 .
Dans l’hypothèse antérieure de Newton, l’évolution des tranches d’air est supposée
q isotherme donc on remplace
RT
P V γ = Cte par P V = Cte, ce qui revient à prendre γ = 1. Ainsi, cNewton = M = 290 m·s−1. En pratique, on
mesure une célérité correspondant au cas de Laplace : l’évolution locale est bien isentropique et non isotherme !
Il a fallu très longtemps avant de trouver la solution au problème de l’hypothèse de Newton. On peut montrer
que l’hypothèse d’isentropicité est valable si les particules de fluide parcourent une distance moyenne ℓ entre
deux chocs successifs (appelée libre-parcours moyen) très petite devant la longueur d’onde du son : ℓ ≪ λ. Pour
un gaz, ℓ ≃ 10 µm et λ ≃ c/ν ≃ 1 cm et c’est bien vérifié.
E. Phénomènes de diffusion
17. Modélisation électrique d’un processus diffusif
v
Réponses : Pour la cellule n, la loi au nœud de sortie donne in = in+1 + Z n+1
(1). Pour cette même cellule, on
2
peut écrire une loi de maille : v n+1 − v n = −Z 1 in (2). Il reste à éliminer les courants in et in+1 de l’équation
v −v v −v v n+1
(1) en utilisant l’équation (2) écrite aux rangs n et n + 1 : n Z n+1 = n+1Z n+2 + Z . En réarrangeant
1 1 2
Z
l’expression obtenue, il vient (pour n ∈ NN −1 ) v n+2 + v n − 2 v n+1 = Z 1 v n+1 . Dans le cadre de l’approximation
2
des milieux continus, on pose (en notation complexe pour chaque harmonique) pour x = n a, u(x, t) = v n+1 (t) ,
u(x − a, t) = v n (t) et u(x + a, t) = v n+2 (t) et l’évolution spatiale de u(x, t) est suffisamment longue par
2
∂u a2 ∂ u
rapport au pas a de sorte que u(x ± a, t) ≃ u(x, t) ± a ∂x (x, t) + 2 ∂x2 (x, t). Le résultat de la question
2
2 ∂ u Z1
précédente se transforme donc, après simplifications, en a ∂ 2 (x, t) = Z 2 u(x, t) (3). Il
reste à revenir en réels,
ce qui suppose que l’on choisisse d’abord les bons composants. Or, on veut obtenir une équation de diffusion avec
des composants peu encombrants et simples. Si on privilégie les condensateurs aux bobines (plus encombrantes !),
on peut prendre une résistance R et une capacité C de sorte que (en notation complexe en exp jωt) Z 1 = R
2
et Z 2 = j C1 ω . L’équation (3) devient en notation réelle l’équation de diffusion D ∂∂xu2 = ∂u
∂t (E) avec le
2
coefficient de diffusion simulé D = Ra C . On vérifie que D s’exprime comme tout coefficient de diffusion en
m2 · s−1 (le produit R C étant homogène à un temps). Il ne faut pas prendre une bobine pour Z 2 non seulement
pour la question de l’encombrement mais aussi parce que sinon, cela pose problème dans la suite dans la limite
stationnaire où ω → 0. En fin de chaı̂ne électrique, la source de tension impose vN +1 (t) = E, soit u(ℓ, t) = E.
En début de chaı̂ne électrique, la source de courant impose i1 (t) = I. Alors, l’équation (2) au rang n = 1 avec
Z 1 = R s’écrit en notation réelle v2 (t) − v1 (t) = −R I. L’approximation des milieux continus permet de la
transformer en a ∂u ∂u RI
∂x (0, t) = −R I soit ∂x (0, t) = − a . On peut prendre un barreau cylindrique rectiligne de
longueur ℓ. On le calorifuge sur sa surface latérale cylindrique de sorte que la dépendance spatiale du champ
de température se réduise à la coordonnée x le long de l’axe du barreau. De plus, le barreau est pris solide,
opaque et sans source interne pour ne tenir compte en son sein que de la diffusion thermique. Ainsi, l’équation
(E) est vérifiée par le champ de température T (x, t) et avec pour coefficient de diffusion thermique D = ρλc
(avec λ conductivité thermique intervenant dans la loi de Fourier, ρ masse volumique et c capacité calorifique
massique). Considérons les conditions aux limites. Prenons x = 0 et x = ℓ pour abscisses limites du barreau.
En x = ℓ, on colle un thermostat pour imposer T (ℓ, t) = Tthermostat ce qui permet d’avoir la première condition
limite. Pour la seconde condition, on doit imposer ∂T ∂x (0, t) = Cte ce qui veut dire que c’est la puissance thermique
traversant la face en x = 0 qui est constante (en utilisant la loi de Fourier). Pour ce faire, il suffit de coller
au barreau en x = 0 un module à effet Peltier calorifugé sur ses autres faces (un tel module permet d’avoir le
signe de puissance thermique transférée que l’on veut ; on aurait pu aussi penser à une résistance électrique mais
celle-ci ne peut que fournir de la puissance au barreau par effet Joule). On cherche une solution indépendante
du temps u∞ (x). L’équation (E) devient d2 u∞ /dx2 = 0 et l’unique solution respectant les conditions aux
limites (L) est u∞ (x) = RaI (ℓ − x) + E. Cette solution stationnaire (au sens d’indépendance du temps !) était
prévisible à partir de la chaı̂ne électrique : au bout d’un temps infini, les condensateurs sont tous chargés et
équivalents à des interrupteurs ouverts. Chaque cellule ne comporte qu’une résistance en série avec les autres
et la suite vn admet une évolution arithmétique cohérente avec le modèle continu u∞ (x). La solution générale
obtenue dans la suite permet de retrouver le fait que u(x, t → ∞) → u∞ (x), ce qui est rassurant ! L’énoncé
attend la construction modale et non une simple vérification de la forme u(x, t) qu’il propose. Commençons
par poser u(x, t) = u∞ (x) + θ(x, t) avec θ(x, t) que l’on va chercher sous forme d’une superposition de modes
θp (x, t). Puisque u(x, t) vérifie (E), ainsi que u∞ (x), alors θ(x, t) la vérifie aussi. Imposons à chaque mode θp (x, t)
de la respecter (cohérent avec le théorème de superposition pour cette équation linéaire). De plus, u(x, t) et
u∞ (x) vérifient les conditions aux limites (L) donc θ(x, t) doit forcément respecter les conditions limites (L′ ) :
∂θ
θ(ℓ, t) = 0 et ∂x (0, t) = 0 (L′ ). A priori, chaque mode θp (x, t) n’est pas obligé de respecter ces conditions ; tout
ce qui compte, c’est que leur superposition θ(x, t) les respecte. Toutefois, on peut toujours essayer de trouver
les modes θp (x, t) qui respectent (L′ ) (condition suffisante pour trouver une forme de solution du problème. Le
mode θp (x, t) est cherché sous la forme d’une onde stationnaire θp (x, t) = f (x) g(t) où f et g sont des fonctions à
déterminer (en réalité indicées par p mais j’allège les notations comme fait usuellement). On injecte cette forme
′′
dans l’équation (E), d’où D f ′′ (x) g(t) = f (x) ġ(t) soit ff (x)(x)
= Dġ(t)
g(t) = γ où γ est une constante car les deux
termes précédents dépendent uniquement de variables indépendantes (méthode de séparation des variables).
Envisageons divers cas pour γ pour voir si les conditions aux limites (L′ ) sont vérifiables pour chaque mode
(autrement dit, on veut f (ℓ) = 0 et f ′ (0) = 0 sans avoir pour autant un mode identiquement nul) :
• Cas γ = 0 : alors f ′′ (x) = 0 donc f (x) serait affine, ce qui ne convient pas car les conditions aux limites
la rendraient identiquement nulle !
• Cas γ > 0 : alors f ′′ (x) = γ f (x) impose
√
f (x) = A ch [ γ x + ϕ]
La condition f ′ (0) = 0 oblige à prendre ϕ = 0 pour éviter la fonction f identiquement nulle. Toutefois,
le choix de f (ℓ) = 0 n’est alors plus possible ! Ce cas est aussi à rejeter.
• Cas γ = −k 2 < 0 : alors f ′′ (x) + k 2 f (x) = 0 impose
f (x) = A cos [k x + ϕ]
′
La condition f (0) = 0 est respectée avec ϕ = 0 (le facteur A restant libre) et on évite la fonction
f identiquement nulle malgré la condition f (ℓ) = 0 en prenant cos(k ℓ) = 0. Cela revient à avoir une
quantification de la pulsation spatiale k suivant la loi :
(2p + 1) π
kp = p∈N
2ℓ
Notons que mathématiquement p ∈ Z est a priori plus général mais les valeurs négatives de p n’ap-
portent pas de mode supplémentaire (différent) car la fonction cosinus est paire ! Ainsi, f (x) = fp (x) =
Ap cos(kp x)
On peut terminer la détermination des modes en calculant g(t), connaissant à présent γ = −kp 2 . Puisque
ġ(t) = −D kp 2 g(t) il vient g(t) = gp (t) = exp −D kp 2 t. On a choisi gp (0) = 1 car ce n’est pas restrictif dans
le sens où Ap dans la fonction fp (x) reste libre et que c’est le produit fp (x) gp (t) qui a un intérêt pour nous.
Finalement, un mode respectant les équations (E) et (L′ ) est θp (x, t) = fp (x) gp (t) = Ap cos(kp x) exp −D kp 2 t
où p ∈ N. Il ne reste qu’à superposer tous les modes et la limite stationnaire u∞ (x) pour achever la construction
de u(x, t) proposée par l’énoncé. Le mode p a une période spatiale d’évolution (longueur d’onde) qui vaut
δp = 2π 4ℓ
kp = 2p+1 . L’approximation des milieux continus est correcte pour ce mode si δp ≫ a, d’où la condition
4ℓ
2p+1 ≫ a. En ordre de grandeur, il vient p ≪ 2aℓ = 2 N = 200 donc on peut proposer de tronquer la série
infinie de fonctions construite pour u(x, t) en pmax ≃ 20. Sur le dispositif électrique (discret), la condition
initiale correspond au choix des valeurs des fonctions vn (t) à l’instant t = 0 : vn (0) = h[x = (n − 1)a].
Il s’agit des différences de potentiels initiales aux bornes de chaque capacité C (impédances Z 2 ). On peut
simuler la condition initiale en chargeant préalablement chaque condensateur de façon adéquate, avant de le
connecter au circuit (en fermant un interrupteur par exemple) ; la charge adéquate du ne condensateur est
qn (0) = C vn (0) = C h(x = (n − 1)a] et rappelons
P∞ que celle-ci reste continue. La solution u(x, t) doit respecter la
condition initiale u(x, 0) = h(x) = u∞ (x)+ p=0 Ap cos(kp x) c’est-à-dire, pour x ∈ [0; ℓ], ξ(x) = h(x)−u∞ (x) =
P∞
p=0 Ap cos(kp x) où kp =
(2p+1) π
2ℓ . On reconnaı̂t un développement en série de Fourier d’une fonction ξ˜
définie pour x ∈] − ∞; +∞[ telle que
• ξ˜ a pour période 4ℓ (période du fondamental tel que p = 0).
• ξ˜ est paire (harmoniques tous pairs).
˜ + 2ℓ) = −ξ(x)
• ξ(x ˜ (vu l’absence des harmoniques de rangs pairs).
˜ = ξ(x) = h(x) − u∞ (x) pour x ∈ [0; ℓ].
• ξ(x)
Par conséquent, le coefficient Ap est le coefficient de Fourier
h a2p+1 idu développement de ξ̃ que l’on sait calcu-
R 2ℓ R 2ℓ
2
ler grâce à la formule Ap = a2p+1 = 4 ℓ −2ℓ ξ(x) ˜ cos (2p+1) 2π ˜
x dx soit Ap = 21ℓ −2ℓ ξ(x) cos(kp x) dx.
4ℓ
R 2ℓ
Parh argument de parité du contenu de l’intégrale, il vient soit Ap = 1ℓ 0 ξ(x) ˜ cos(kp x) dx puis Ap =
R R i
1 ℓ ˜ 2ℓ ˜
ℓ 0
ξ(x) cos(kp x) dx + ℓ ξ(x) cos(kp x) dx . La seconde intégrale est identique à la première si on pense
à faire le changement de variable y = 2ℓ − x et à utiliser la troisième propriété de construction de ξ̃. De la
Rℓ Rℓ
˜
sorte, Ap = 2ℓ 0 ξ(x) cos(kp x) dx. Soit Ap = 2ℓ 0 [h(x) − u∞ (x)] cos(kp x) dx. La solution u(x, t) du problème
posé est parfaitement déterminée (on peut la représenter à l’ordinateur en exploitant les relations de l’exercice).
On peut trouver l’expression de Ap de façon moins élégante par une méthode de type vérificative (on calcule
l’intégrale proposée en y injectant l’expression en série de h(x) = u(x, 0) et on trouve bien Ap à la fin grâce à
la relation d’orthogonalité de la famille des cosinus qui intervient).