DIE
Plan des cours manquée : (l’essentiel)
Les acteurs du DIE :
L’Etat :
o Principe de la libre détermination : liberté de choisir son système
économique national :
Economie planifiée
Economie mixte
Economie de marché
*Depuis la chute du bloc soviétique en 1991, les exigences du DIE ont imposé aux Etats un
modèle unique déterminé – modèle économie des marchés/modèle libéral.
o Principe d’égalité souveraine :
*Toutefois, en DIE, il y a cette nécessité de différencier les Etats car ils ne peuvent l’objectif
(économie de marché) dans un même délai et sous les mêmes conditions. (Écart entre les pays
développés et les pays en voie de développement). Les conventions internationales auront des
clauses comportant des traitements différenciés =
Ex : OMC : clause sur la facilitation des échanges
Les OI à vocation économique :
*L’OMC n’est pas rattaché à l’ONU mais travaille en étroite collaboration avec les
institutions spécialisées de l’ONU.
Mondiale (FMI, BM)
Régionale :
Régionalisme de coopération : aide et conseils
Régionalisme d’intégration : publication de statistiques
OI à mission de solidarité. Ex : OCDE
OI dans le cadre du régionalisme d’intégration : (plusieurs étapes-
limitation de la souveraineté)
o La zone de libre-échange : suppression des droits de douanes
entre les pays membres. Ex : ASEAN (Association des nations
de l’Asie du Sud Est), Zone de libre-échange continentale
africaine.= libre circulation des marchandises (absence de de
barrières tarifaires
o L’union douanière : politique douanière commune vis-à-vis des
pays tiers (tarifs extérieurs communs). Ex : COMESA
o Le marché commun : une union douanière complétée par la libre
circulation des personnes, des services et des capitaux.
o Le fédéralisme économique : monnaie commune. Ex : UE
Organisation opérationnelle : mission d’intervention (actions concrètes
sur terrain). Ex: FMI, BM = prêts, audit de la politique fiscale d’un pays
membre.
Organisation non-opérationnelle : mission limitée/de régulation
(règles). Ex : OCDE
Le particularisme des OI économiques :
Principe de séparation du politique et de l’économique : pas d’ingérence dans la
politique
Les liens entre concessionnalité et conditionnalité :
Les OI interviennent comme instrument de développement en aidant les Etats membres à des
conditions concessionnelles (c’est à dire à des conditions plus favorables que celles qui
résulteraient du jeu de l’offre et de la demande). Ex : Les prêts : bonification des taux
d’intérêts – allongement de la durée d’amortissement – stipulations de délai de grâce.
Toutefois, cette concessionnalité va avoir une contrepartie. C’est l’aspect conditionnalité.
Pour les Etats donneurs d’aide, il s’agit notamment souvent de l’adhésion au libéralisme. A
cela s’ajoute l’exigence de suivre, non seulement ce modèle économique, mais également le
modèle politique :
Aspect interne : Etat de Droit = Droits de l’homme + démocratie
représentative. Ex : Afrique dans les années 90.
Aspect international : respect des principes fondateurs de l’ONU =
interdiction du recours à la force.
*Cette conditionnalité politique est la limite du principe de séparation du politique et de
l’économique.
LES ONG à vocation économique : (acteurs spécifiques au DIE)
Ex : Chambre de commerce internationale
Les entreprises multinationales :
Cette délocalisation peut impacter négativement l’économie des Etats de nationalité
(dégradation des marchés de l’emploi), et des Etats de la territorialité (pillage des ressources
naturelles)
Le cadre institutionnel du commerce international :
*L’OIC aurait dû être mise en place par la charte de la Havane sauf que cette dernière n’est
jamais entrée en vigueur. A la place, en 1948, le GATT a vu le jour (Accord général sur les
tarifs douaniers et le commerce)
Cours du 27 mai
Faiblesse du GATT (Accord pour pallier les défauts de l’Org° IC) :
Nées des conditions de sa création :
- Contenu : version abrégée de la charte de la Havane (Partie : la politique commerciale)
- La portée de l’accord : limité au commerce de marchandises
- Accord provisoire qui était devenu définitif après l’abandon de la création de l’OIC,
donc cet accord n’était pas censé être durable
- Forme : ce n’est pas un traité en bonne et due forme = Accord simplifié ou exécutive
agreement = pas la même force juridique qu’un traité qui peut être approuvé par le
pouvoir législatif. = Cette forme de l’accord permet le maintien d’une législation
nationale en vigueur
- Structure : Un seul organe permanent = Secrétariat exécutif ~ enregistrer les décisions
des parties prenantes. Le règlement des différends commerciaux demeuraient vagues
et souples
- Représentativité : l’accord GATT avait une faible représentativité = le 30 octobre 47,
seulement signé par 23 Etats, 1994 :128 pays ont adhéré à l’OMC
- Absence d’effets directs = absences d’applicabilité directe de l’accord dans l’ordre
interne = impossibilité de la modification des législations internes contraires existantes
Acquise au cours de sa pratique
- Le régime initiale du GATT s’est fragmenté donnant naissance à une « GATT à la
carte » [1950-1970] = de nombreuses Clauses ont été incluses dans cet accord en
dérogation du principe général posé par l’article 1 er, celui de la clause de la nation la
plus favorisée qui prône la non-discrimination entre les parties contractantes =
conséquence ~ limité la portée même des principes fondamentaux. Au total, la GATT
accordera 115 dérogations
Ex : 1965 : Dérogation accordé à l’égard des USA leur permettant de restreindre leur
importation agricole (i.e. : quota aux exportations des autres Etats / discrimination sur l’accès
au marché) ; 1974 : accord multifibres entre les pays en développement et les pays développé
(produits textiles : Quota d’exportation) pour protéger les pays développés de la concurrence
des pays à bas salaire = expiré en 2005 et en 2008 pour la Chine.
- Phénomène de Free ride (bénéficiaire sans contrepartie) = résulte du caractère
inconditionnel de la clause de la NPF = Un pays qui ne fait pas de concessions
commerciales profitent néanmoins des réductions tarifaires et des concessions
accordées par d’autres pays dans le cadre de ces négociations sur la base du principe
de la NPF. D’où la remise en question de la réciprocité. En fin de période (GATT), on
a constaté une absence de l’uniformité du Dt. Du commerce international car d’une
part, il y avait existence d’un grand nombre dérogations et d’accord régis autrement
que par les règles du GATT. D’autres parts, l’absence de réciprocité dans les droits et
obligations.
Les acquis du système GATT :
Contenu : le GATT de 1947 est intégré dans l’accord de Marrakech (mise ne place de
l’OMC) en tant qu’annexe A1 et devient le GATT 1994. Le mémorandum d’accord : règles
et procédures régissant le règlement des différends entre les Ets membres = intégré dans
l’accord de Marrakech = organisation de règlement des différends.
Les apports institutionnels du GATT de 1947 : le GATT en tant qu’institution qui disparut en
1995 avec l’entrée en v. de l’accord portant création de l’OMC. Cette dernière présente des
caractéristiques du GATT :
Au moment de sa création en 57 = mettre en place un système commercial multilatéral pour
négocier la réduction des droits des douanes et l’assouplissement des autres obstacles au
commerce et pour stimuler les échanges mondiaux. En dépit de ses faiblesses, le GATT a
connu un succès certain dans la libération du commerce mondial, de sorte que, son acquis se
retrouve largement dans l’OMC, notamment les principes fondamentaux qui ont guidé ses
négociations commerciales, i.e. la suppression de la discrimination entre les pays avec la
clause NPF, la suppression de la discrimination entre produits locaux et produit importé ou
clause de traitement nationale.
Limite du système GATT :
1. résultat limité en matière de réduction de barrières non tarifaires (qui ne se rapportent
donc pas aux droits de douanes, procédure administrative : certificat) utilisée par les
Etats car le GATT s’est trop focalisé sur la réduction des barrières tarifaires ;
Rq. : droits de douanes : barrières tarifaires
2. essoufflement du système multilatéral dès le début des années 80 par de plus en plus
d’accords bilatéraux ;
3. le GATT ne répond plus à sa fonction de gendarme ou d’arbitre = certains secteurs y
échappent, y compris le mécanisme de règlement des différends commerciaux. En
effet, les petits Etats ont accordé à ce mécanisme qu’une très faible crédibilité. Par
ailleurs, les grands Etats s’y soustraient en menaçant de recourir à des mesures de
rétorsion commerciale multilatérale.
*ORD = pouvoir de sanction (TPE)
Politique de l’OMC :
Malgré le fait qu’elle ait comblé les lacunes du GATT, l’OMC laisse subsister quelques
incertitudes.
L’OMC a l’universalité que le GATT n’avait pas. L’OMC compte actuellement 163
membres.
L’OMC est un véritable traité en bonne et due forme, ce qui oblige les membres à faire en
sorte que le Droit interne soit conforme à ses engagements commerciaux multilatéraux.
Si le GATT était conçu comme une institution provisoire, l’OMC se voit reconnaître
clairement la personnalité juridique et apparaît comme une organisation internationale
économique.
L’OMC couvre également le commerce international de service ou commerce invisible, ainsi
que certaines opérations comme l’investissement et la propriété intellectuelle lorsque celles-ci
se retrouvent liées à des transactions commerciales.
Enfin, il est mis fin à la pratique du GATT à la carte. L’acte final signé en 1994 par les pays
participants à la conférence de Marrakech constitue un engagement unique et global auquel il
n’est pas possible d’apporter des réserves. Les Etats qui l’approuvent s’engagent alors à
respecter tous les accords commerciaux multilatéraux (accord instituant l’OMC, les annexes :
accords multilatéraux sur le commerce international ; sur les services ; sur la propriété
intellectuelle qui touche au commerce, mécanisme d’examen des politiques commerciales,
accord sur la facilitation des échanges, sur le règlement des différends.) qui le composent. Il
s’agit d’une unification du régime du commerce international. Lorsqu’un Etat s’engage à un
seul de ces accords, il s’engage à tous [accord unique]
Faiblesse de l’OMC :
l’absence de droits dérivés = droit d’adopter des actes unilatéraux obligatoires à portée
interne ou externe. Elle se trouve ainsi condamner à rester sous le contrôle des Etats
membres. Chaque décision doit être prise par consensus
Pas d’effets directs (comme avec la GATT) : pas d’invocation directe par les
particuliers ou devant les tribunaux internes.
Les membres de l’OMC sont principalement des Etats, mais elle est ouverte à tout territoire
douanier autonome dans la gestion de ses relations. Ex : Hong Kong, malgré le fait que ce ne
soit pas un Etat, il est différent du reste de la Chine en terme de politique = situation
territoriale spéciale et particulière = membre à part entière de l’OMC indépendamment de la
Chine ; l’U.E. En sein de l’OMC, il y a également des membres observateurs (pas
d’influence) : autre organisation à vocation commerciale (FMI, OCDE, CNUCED, etc).
Appart les membres, il y a également les alliances et les négociations = les négociations
officieuses pour préparer les négociations officielles sont permises. Ex : le groupe africain, les
G16, G20.
La conférence ministérielle constitue l’organe de décision suprême de l’OMC mais également
l’organe d’examen des politiques de ses membres = représentant des Etats (ministres), elle se
réunie tous les 2 ans. Au 2è échelon, c’est le conseil général composé de représentants de
membres (Ambassadeurs en poste à Genève). Au 3è échelon, le conseil du commerce de
service et le conseil des aspects de droit de propriété intellectuelle qui touche au commerce.
Et enfin, les comités de négociation commerciale qui sont créés en fonction des accords en
cours.
La prise de précision : prise par consensus, lorsqu’aucun membre ne s’oppose à une décision
proposée.