Comptabilité Analytique D'exploitation L2 / 2017
Comptabilité Analytique D'exploitation L2 / 2017
La comptabilité générale, à optique financière est orientée vers l’enregistrement chronologique des
opérations de l’entreprise, l’édition périodique de documents de synthèse que sont les états financiers.
Ceux-ci traduisent :
Très utiles pour la gestion mais étant trop généraux, les rapports financiers de la comptabilité générale
ainsi produits ne suffisent pas pour analyser le fonctionnement de l’entreprise, compte tenu de la
diversité :
La comptabilité analytique est un mode de traitement de données qui permet de reclasser par
destination ou par fonction, les charges et les produits que la comptabilité générale a enregistrés par
nature afin d’en faire l’analyse pour une période donnée.
déterminer les bases d’évaluation de certains éléments du bilan de l’entreprise (en particulier les
stocks);
expliquer les résultats en calculant les coûts des produits (biens et services) pour les comparer
aux prix de vente correspondants.
en constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent (contrôle des coûts et des
budgets).
D’une manière générale, elle doit fournir tous les éléments de nature à éclairer les prises de décision.
Pour atteindre ses objectifs, le système de comptabilité analytique d’une entreprise doit être
adapté exactement à sa structure organique et aux activités d’exploitation particulières qu’elle
exerce.
Il s’ensuit que si les dispositions de la comptabilité analytique intéressent les entreprises autant que celles
de la comptabilité générale, leur présentation est différente.
Celles de la comptabilité générale sont pratiquement uniformes, celles de la comptabilité analytique sont
constituées par un éventail de solutions entre lesquelles l’entreprise doit opérer des choix et des
combinaisons en fonction de ses particularités.
- Analyser les résultats pour faire apparaître leurs éléments constitutifs ; ce faisant, elle permet
des contrôles de rendement et de rentabilité et fournit un grand nombre d’éléments pour la
gestion de l’entreprise,
- Compléter la comptabilité générale en lui donnant des bases d’évaluation de certains éléments
d’actif (stocks de produits fabriqués, immobilisations créées par l’entreprise …)
- Fournir des bases afin d’établir les prévisions des charges et produits, et en assurer le contrôle.
II-Notions de coûts
Un coût, c’est un élément de charges relatives à un élément donné tels que : matières premières,
charges de personnel, amortissement, assurance,…
Les différents coûts d’un produit sont constitués par un ensemble de charges supportées par l’entreprise
en raison de l’exploitation de ce produit.
Un coût est donc une accumulation des charges sur un produit à un certain stade de son élaboration. On
peut ainsi calculer un coût d’achat, un coût de production, un coût de distribution, un coût de stockage,…
1) Champs d’applications
Il peut s’agir :
- D’un produit : en comptabilité analytique, un produit désigne un bien ou service créé par
l’entreprise ; dès qu’une entreprise fabrique plusieurs produits, cette analyse devient très
importante pour connaître la rentabilité de chacun d’entre eux ;
- D’un stade d’élaboration du produit : les coûts peuvent être calculés à différentes phases
d’élaboration du produit, ce qui permet de mettre en évidence l’efficacité par niveau de
l’entreprise. Au stade ultime, celui de la vente, le coût du produit vendu est appelé coût de
revient ou coût complet ;
- D’un moyen d’exploitation : bureau, machine, atelier ou usine ;
- D’une responsabilité : directeur technique, chef d’atelier etc…
- D’une fonction économique : les charges par nature sont réparties selon les subdivisions
professionnelles de l’entreprise (fonction logistique, de production, commerciale, etc…) ; ce
reclassement en charges par fonction peut se faire à l’aide de tableaux et permet d’obtenir le
coût de chaque fonction ainsi que les étapes de la formation du résultat.
2) Contenu
Pour une période déterminée, un coût peut être calculé soit en incorporant toutes les charges
enregistrées en comptabilité générale, soit en y incorporant qu’une partie de ces charges. A cet effet on
distingue :
- Les coûts complets : ils sont constitués par la totalité des charges relatives à l’objet du calcul,
il en existe deux types :
les coûts complets traditionnels : si les charges de la comptabilité générale sont incorporées
telles quelles sans modification.
Les coûts complets économiques : si ces charges ont subi des retraitements en vue d’une
meilleure expression du coût.
- les coûts partiels : Ce sont des coûts obtenus en incorporant qu’une partie des charges
pertinentes en fonction du problème à traiter, il existe 2 grandes catégories de coûts partiels : le
coût variable et le coût direct.
Le coût variable : il est constitué seulement des charges qui varient avec le volume d’activité
de l’entreprise, sont donc exclues les charges dites fixes ou de structure (exemple : loyers).
Le coût direct : il est constitué par les charges qui peuvent lui être directement affectées
(exemples : matières premières d’un produit).
- A postériori : le calcul porte sur des charges déjà enregistrées, les coûts calculés seront
appelés coûts constatés ou historiques ;
- A priori : le calcul est effectué antérieurement aux faits qui les engendrent, il s’agit alors de
coûts préétablis.
4) Pertinence et exactitude
La méthode calcul d’un coût peut aussi dépendre de la façon dont on veut percevoir et analyser les
données économiques.
Exemple :
Trois produits ont été achetés et transportés dans les conditions suivantes :
P1 P2 P3 TOTAL
Comment calculer un coût de revient des produits en répartissant les charges de transport ?
Plusieurs méthodes de calcul de coût sont possibles, chacune donnant un coût de revient différent
aux trois produits et ayant chacune leur logique ; la répartition de ces frais peut se faire :
Selon la méthode de répartition adoptée, les coûts de revient unitaires [(prix d’achat + part de
frais de transport)/nombre de produits] suivants seront obtenus :
Tous ces calculs sont exacts mais conduisent à des résultats différents pour répondre à une
même question. L’exactitude correspond simplement au fait que la procédure choisie a été
bien exécutée et qu’il n’y a pas d’erreur de calcul. La pertinence, au contraire, caractérise l’adaptation
des méthodes de calculs au problème posé. L’exactitude n’est pas une garantie de pertinence et c’est
bien la pertinence qui est essentielle pour la décision à prendre.
Un coût déterminé est en relation claire avec l’effet obtenu, exemple : un investissement de capacité a un
effet direct sur les quantités produites;
En revanche, un coût discrétionnaire est en relation moins immédiate avec le résultat. Il est toujours
difficile de trouver une corrélation certaine entre le coût et les résultats de la recherche, exemple : le
loyer.
Un coût est dit réversible tant qu’il est possible de revenir sur la prévision d’engagement (coût
des heures supplémentaires payées au personnel pour assurer un surcroît de production). Il est
irréversible dès lors qu’il est très difficile de revenir sur la décision prise qui l’a entraîné
(construction d’un atelier supplémentaire).
Par ailleurs, de nombreux facteurs jouent en faveur de l’augmentation de la proportion des charges
irréversibles :
- Le droit du travail a introduit jusqu’au début des années quatre-vingt des facteurs de rigidité
dans l’emploi du personnel (mensualisation, contrats de travail à durée indéterminée, obligation
de l’autorisation administrative de licenciement). Des dispositions récentes prennent d’ailleurs le
contre-pied de certaines de ces mesures.
Tous ces facteurs font qu’à court terme les décideurs font face des charges de plus en plus irréversibles.
c) Coûts cachés
Un certain nombre de coûts sont effectivement supportés par l’entreprise mais ne sont pas isolés en tant
que tels. Ainsi la « non-qualité » comme les temps d’attente des clients ou la détérioration de l’image de
marque engendrent des coûts en grande partie cachés.
Les coûts d’opportunité représentent la privation de rentrées due à la « non décision ». La comptabilité
analytique est essentiellement tournée vers le coût de ce qui a été réalisé mais il est clair que l’acte non
réalisé provoque un manque à gagner.
Lorsque le problème porte sur le choix entre plusieurs décisions, le coût d’opportunité peut être évalué
comme la différence entre la marge générée par un plan d’action et celle, supérieure, qu’aurait générée
une meilleure décision.
Exemple : l’utilisation d’une machine procure une marge de 17 000 par an, cette machine sera mise au
rebut dans un an ; un utilisateur potentiel nous propose de l’acheter aujourd’hui 18 000. La différence
entre les deux plans d’action (conserver/vendre) est de 1 000 : elle représente le coût d’opportunité de
l’exploitation par rapport à la vente de la machine .
- C’est le manque à gagner qui résulte du fait que le responsable n’a pas pris la meilleure
décision ;
- C’est aussi le prix de l’information certaine : si le décideur avait pu connaître avec certitude les
conséquences de ses décisions, il aurait pris la meilleure décision.
III-Notions de marges
La profitabilité est l’aptitude d’un produit à procurer du bénéfice. Elle est mesurée par la différence
entre le prix de vente et le coût, et est exprimée, sous les termes de « marge » ou « résultat »
Marge commerciale ou marge sur coût d’achat = Prix de vente – Coût d’achat des
marchandises vendues.
IV-Analyse de charges
Les charges sont des dépenses ou d’autres causes de diminution de l’actif (réduction des immobilisations,
des stocks, des créances, etc…) n’ayant pas pour contrepartie une augmentation du patrimoine
(augmentation de l’actif ou diminution des dettes).
La comptabilité analytique ayant pour principal but l’analyse des résultats, son existence dans une
entreprise conduit nécessairement à une analyse détaillée des charges. Pour ce faire, plusieurs
procédures peuvent être envisagées.
Exemple :
L’Entreprise MANDA fabrique et vend deux produits A et B. le compte de résultat se présente ainsi au
31/12/13.
MANDA
Compte de Résultat pour l’année clos le 31/12/2013
(par nature)
Pour une entreprise fabriquant plusieurs produits ou plusieurs types de produits, il est donc nécessaire de
répartir les charges entre ces produits afin de :
- savoir si tous les produits sont rentables lorsque les prix de vente sont fixés indépendamment de
la volonté des dirigeants de l’entreprise ;
- fixer des prix de vente permettant de réaliser des bénéfices sur tous les produits lorsque
l’entreprise peut agir librement.
EXEMPLE :
L’entreprise MAC est spécialisée dans la fabrication de matériels de télécommunication. Elle vend deux
modèles de téléphone portables A et B. Son compte de produits et charges se résume ainsi :
Charges Produits
Achats consommés 1 000 000 Production vendue 1 700 000
Charges de personnel 400 000 Perte 300 000
Autres charges 600 000
Total charges 2 000 000 2 000 000
Les ventes de A s’élèvent à 986 000 MGA, et les ventes de B à 714 000 MGA.
Des estimations faites par le comptable, il résulte que 45% des charges concernent A, ainsi que 50% des
charges du personnel et 1/3 des autres charges.
Solution :
Article A Article B Totaux
Achats consommés 450 000 550 000 1 000 000
Charges de personnel 200 000 200 000 400 000
Autres charges 200 000 400 000 600 000
La perte de 300 000MGA est la résultante d’une perte de 436 000 MGA sur B et d’un bénéfice de 136
000MGA sur A.
EXERCICE 1 :
Le compte trimestriel de produits et charges de l’entreprise HAJATIANA, qui fabrique et vend deux
article B et C, se présente comme suit :
Achats matières premières 420 000 Ventes de produits finis 1 060 000
Autres charges externes 400 000
Charges du personnel 80 000
Dotations aux amortissements 50 000
L’analyse des charges et des produits par nature d’article fabriqué et vendu donne les éléments suivants :
Les autres charges doivent se répartir entre B et C proportionnellement aux nombres d’unités fabriquées
et vendues, soit 8 000 B et 12 000 C
Les amortissements doivent être affectés par moitié à chacun des deux produits.
TAF : Répartir les charges entre les deux produits et déterminer leurs résultats respectifs
EXERCICE 2:
Une entreprise de production vend deux produits. Au 31/12/N, son compte de produits et charges
résumé se présente ainsi :
Achats de matières premières 740 000 Ventes de produits finies 1 700 000
Variation de stocks de MP - 40 000
Autres charges externes 284 000
Impôts et taxes 40 000
Charges de personnel 240 000
Charges financières 38 000
Dotations aux amortissements 130 000
Résultat 268 000
La ventilation (répartition) des charges et des recettes entre les deux produits se fait conformément aux
éléments suivants :
- Recettes : à partager entre les deux produits, soit 460 000Ariary pour le produit A et
1 240 000Ariary pour le produit B.
- Consommations de matières : 260 000Ariary pour le produit A, le reste pour le produit B.
- Autres charges externes : 160 000Ariary pour le produit A, 124 000Ariary pour le produit B
- Charges de personnel : 150 000Ariary pour le produit A et 90 000Ariary pour le produit B.
- Charges financières : 20 000 pour le produit A, et le reste pour le produit B.
TAF :
Le résultat analytique est obtenu par la différence entre le montant des ventes concernant le produit et
son coût de revient.
Résultat analytique = Montant des ventes des produits – coût de revient (complet) de ce produit
Les stocks sont des éléments entrés ou destinés à entrer dans un processus de production, de prestation
de services ou de commercialisation. Contrairement aux immobilisations corporelles et incorporelles, ils
ne sont pas destinés à exister de façon durable dans l'activité de l'entreprise.
- En aval du processus d’exploitation : les produit intermédiaires, les produits finis, les
produits résiduels, les déchets et rebuts, les pièces de rechanges...
Une partie des charges de la Comptabilité Générale (classe 6) sont reprises par la comptabilité
analytique, cependant certaines charges de la classe 6 ne le sont pas. On les appelle les
charges non incorporables, elles comprennent :
D’autre part certaines charges qui ne figurent pas dans la comptabilité générale sont prises en
considération par la comptabilité analytique. Ce sont les charges dites supplétives, elles
comprennent essentiellement :
Charges
supplétives
Charges
incorporables Charges
incorporables aux
coûts
Charges de
la Charges
comptabilité calculées
générale (expliquée plus
(classe 6) bas)
Charges non
incorporables
Exemple 1:
Les charges de la Comptabilité Générale (CG) d’une entreprise qui calcule ses coûts par
trimestre s’élèvent à 300 000Ariary dont 5 000Ariary de charges non incorporables. Par ailleurs
il faut tenir compte de la rémunération du capital qui s’élève à 2 000 000Ariary au taux annuel
de 12%.
Déterminer les charges de la Comptabilité Analytique (CA).
Réponse :
Exemple 2 :
Une entreprise fabrique un produit unique pour le mois de mars, les dépenses ont été les
suivantes :
- Matières premières : 4 000kg à 100Ariary par kg
- Main d’œuvre : 300heures à 50Ariary par heure
Autres charges : la CG donne les charges suivantes : autre que la main d’œuvre directe et les
achats, 220 000Ariary dont 20 000Ariary de charges non incorporables.
1) charges de la CG 2) Charges de la CA
Résultat de la CG = 900 000 – 635 000 Résultat de la CA = 900 000 – 622 000
= 265 000 = 278 000
I. Charges incorporables
Ce sont des charges incluses dans les coûts pour un montant identique à celui qui figure en
comptabilité générale
Les charges que la comptabilité analytique incorpore dans les différents coûts constituent les
charges incorporables.
Ces charges sont supportées par l’entreprise et pour la plupart constatées par la comptabilité
générale. Leur détermination conduit cependant à examiner deux particularités.
La première est due à la différence de temps qui peut exister entre le moment où se fait le
calcul des coûts et celui où une charge est constatée par la comptabilité générale.
La seconde difficulté tient au fait que l’on peut laisser de côté, pour le calcul des coûts, des
charges qui ont un caractère exceptionnel ou anormal.
Il faut donc identifier les charges à retenir pour le calcul des coûts.
Autres que les charges relatives à la réalisation propre des activités (main d’œuvre, les
matières,…) il y a aussi d’autres types de charges incorporables à savoir :
1) Charges supplétives
Ainsi certaines entreprises considèrent que leurs coûts de revient doivent comprendre une
rémunération conventionnelle de leurs capitaux propres, évaluée, par exemple, au taux moyen
de leurs capitaux empruntés.
La prise en compte de cette rémunération permet de comparer les coûts obtenus dans une
entreprise individuelle à ceux d’une entreprise sociétaire dans laquelle les dirigeants ont une
rémunération enregistrée en charges.
2) Charges calculées
Ce sont des charges incluses dans les coûts pour un montant différent de celui qui figure en
comptabilité générale.
- Les charges d’usage qui se substituent aux dotations aux amortissements et diffèrent
de celles-ci sur 3 points :
o La base amortissable qui est la valeur actuelle (ou valeur sur le marché) et non
la valeur d’origine
o La durée d’amortissement qui doit être la durée probable d’utilisation
o La charge d’usage reste incorporée au coût tant que l’immobilisation reste en
service et même si elle est complètement amortie.
- Les charges abonnées : certaines charges sont enregistrées en comptabilité tous les
ans ou tous les trimestres (impôts, amortissements, etc,…). Si la périodicité du calcul
des coûts diffère (le mois par exemple), les charges enregistrées ne représentent pas les
charges économiquement engagées pour la période.
C’est le système de l’abonnement des charges qui permet de faire coïncider la période de calcul
des coûts et le rythme d’enregistrement des charges périodiques. Cette méthode consiste à
calculer les montants correspondant à la période de calcul des coûts (le mois) en répartissant la
charge dont la périodicité n’est pas mensuelle.
Exemple : une entreprise calcule ses coûts mensuellement et abonne ses charges de la façon
suivante :
Ce sont donc les montants de l’abonnement mensuel qui seront incorporés aux coûts.
Si certaines charges peuvent être ajoutées, à l’inverse, parfois, des charges enregistrées par
la comptabilité générale ne sont pas prises en compte dans les calculs de coûts.
Elles sont dites charges non incorporables. Il s’agit notamment de :
- Les charges hors exploitation : c’est en particulier des charges exceptionnelles, en raison
de leur caractère anormal pour l’exercice
Exemple : amendes et pénalités
- Les charges d’exploitation à caractère non récurrent : il s’agit des charges que l’on ne
retrouve pas chaque année dans la comptabilité de l’entreprise,
Exemple : une provision pour litige avec un salarié
Exercice 3 :
TAF :
Retrouver le montant des charges annuelles de la comptabilité générale.
Charges Affectation
directes
Charges Coûts
Imputation
incorporables
Charges
Répartition
indirectes
1) Définition
Les charges directes sont des charges qu’on peut affecter « immédiatement », c’est-à-dire sans
calcul intermédiaire, à un coût déterminé.
Les charges indirectes sont celles qui ne peuvent pas être imputées sans calcul
intermédiaire, à un coût déterminé. Les charges indirectes concernent plusieurs coûts et ne
peuvent donc pas être affectées sans calcul. Elles font l’objet d’une répartition avant
imputation.
La séparation des charges directes et indirectes s’agit d’un problème de traitement administratif
et comptable. Mais elle dépend de la façon d’organiser la comptabilité analytique.
La distinction est essentielle car le traitement de ces deux types de charges est différent
Plusieurs critères interviennent dans le classement ses charges :
Par exemple : si une entreprise calcule le coût d’un atelier, le salaire du cadre responsable de
ce centre est une charge directe par rapport à ce coût, mais si, dans ce même atelier, on
fabrique deux produits distincts dont on calcule les coûts de production, le même salaire sera
une charge indirecte par rapport à ces coûts de production.
Comme le montre le schéma ci- dessus (page 2), les charges directes sont affectables. Elles
concernent le coût d’un seul produit ou d’une commande et sont directement affectées au coût,
c'est-à-dire sans répartition préalable. Il s’agit par exemple des matières premières, des
salaires de la main d’œuvre,…
Les charges indirectes sont des charges communes à plusieurs coûts et doivent être
préalablement réparties avant d’être imputées aux coûts concernés. Il s’agit par exemple des
charges d’administration, de la consommation d’électricité.
Les charges indirectes concernent plusieurs coûts. Il y a lieu de les répartir entre ces coûts. On
peut utiliser plusieurs méthodes pour faire cette répartition :
Il s’agit d’étudier s’il existe une relation, un rapport entre une charge directe et une charge
indirecte et d’appliquer ce rapport pour l’imputation des charges indirectes.
Exemple :
S’il a été démontré à partir des statistiques que pendant un certain nombre d’années, (3 ou 4
ans), la main d’œuvre indirecte représentait toujours à peu près 50% de la main d’œuvre
directe, on pourrait utiliser le même taux pour les exercices suivants :
Il s’agit d’exprimer tous les autres produits et la production totale de l’entreprise en fonction
d’un produit qui sera choisi comme produit de référence.
Les charges indirectes seront réparties en fonction des coefficients d’équivalence obtenus.
- Planches de palissandre
- Planches d’eucalyptus
- Planches de pin
Les pins ont été choisis comme produits de référence. Compte tenu de la qualité des bois, de
leur prix, des efforts fournis pour les travailleurs, les coefficients d’équivalence suivants ont été
utilisés :
- Planches de pin : 1
- Planches d’eucalyptus : 2
- Planches de palissandre : 3
4 320 000
= 3 000Ariary
1 440
Aussi la méthode des centres d’analyse est la plus conseillée et la plus utilisée.
La méthode consiste à répartir les charges indirectes entre les centres d’analyse définis dans
l’entreprise pour qu’on puisse obtenir :
Les centres auxiliaires sont les centres qui fournissent des prestations à d’autres centres. Leurs
coûts seront répartis à ces centres avant de calculer les coûts sur les produits.
Exemple :
o Direction générale
o Direction financière
Les centres principaux sont ceux qui travaillent directement sur les matières et les produits et
leur vente.
Exemple :
o Le centre « Direction usine »
o Le centre « Direction commerciale »
La répartition primaire consiste à répartir la totalité des charges indirectes entre tous les
centres d’analyse.
La répartition secondaire consiste à répartir les coûts des centres auxiliaires entre tous les
autres centres auxquels ils fournissent des prestations.
Ce sont les unités qui servent de mesure aux activités des centres d’analyse
Exemple :
Pour les centres dont il n’est pas possible de mesurer l’activité par des unités physiques, on
utilise des taux de frais
Le coût de l’unité d’œuvre d’un centre d’analyse est égal au quotient du coût du centre par le
nombre d’unité d’œuvre du centre :
Coût du centre
Coût de l’unité d’œuvre =
Nombre d’unité d’œuvre du centre
Le taux de frais est calculé en fonction de la valeur de l’assiette de répartition des frais :
Coût du centre
Taux de frais =
Valeur de l’assiette de frais du centre
La méthode des prestations directes est la méthode la plus répandue pour répartir les charges
des centres auxiliaires. Cette méthode répartit les charges de chacun des centres auxiliaires
directement aux centres principaux.
Exemple :
Le coût constaté de chaque centre à un certain niveau de calcul est transféré aux suivants sans
retour en arrière.
Exemple :
Soit une entreprise spécialisée dans la fabrication de deux produits P1et P2, pour lesquels elle
supporte 240 000Ariary de production. Les conditions de production des deux produits sont
comme suit :
Supposons que le coût des matières premières soit de 20 Ariary par kg et le coût horaire de la
main d’ouvre directe est de 160 Ariary.
Différentes clés de répartition sont envisageables pour les charges de production :
Solution :
a) La répartition en fonction des quantités de matières conduit aux calculs suivants :
- pour P1 : 240 000 x 1 500 / 4 000 = 90 000
- pour P2 : 240 000 x 2 500 / 4 000 = 150 000
c) La répartition en fonction du total des charges directes nécessite le calcul préalable de leur
montant :
P1 P2 TOTAL
Matières 20 1 500 30 000 20 2 500 50 000 80 000
Main 160 150 24 000 160 100 16 000 40 000
d’œuvre
TOTAL 54 000 TOTAL 66 000 120 000
En totalisant les charges directes et les charges indirectes calculées selon les trois modes
précédents, on aboutit aux coûts de production suivants :
P1 P2 TOTAL
CD CI COUT CD CI COUT
A 54 000 90 000 144 000 66 000 150 000 216 000 360 000
B 54 000 144 000 198 000 66 000 96 000 162 000 360 000
C 54 000 108 000 162 000 66 000 132 000 198 000 360 000
EXERCICE 4
En vue de l’imputation de ces charges aux coûts, on procède à une répartition simple.
TAF :
EXERCICE 5
L’entreprise SUPERSOL exploite une petite surface commerciale de 600 m² dans une zone
résidentielle.
L’activité du magasin est dissociée en deux rayons : l’alimentaire (A) qui occupe deux tiers de la
surface, et le non alimentaire (NA).
Sept personnes sont employées par le magasin, dont on vous donne les salaires bruts dans le
tableau suivant :
TAF :
2- En déduire les résultats obtenus par chacun des rayons au mois de mars.
EXERCICE 6
Une entreprise commerciale X achète trois produits A, B et C chez un grossiste en vue de les
revendre.
En vue de fixer les prix de vente de chacun des produits, l’entreprise cherche à déterminer ses-
coûts de revient.
Hyp 1 : l’entreprise envisage une répartition égalitaire des charges indirectes entre chaque
catégorie de produit.
Hyp 2. L’entreprise envisage une répartition au prorata des quantités achetées.
Hyp.3 : L’entreprise envisage une répartition au prorata des prix d’achat généraux.
TAF :
1- calculer le coût de revient d’un kg de chaque produit dans chacune des hypothèses
2- Compte tenu d’une marge bénéficiaire de 10% du coût de revient, fixer les prix de vente
dans chacune des hypothèses.
I- Définition de stock
Le stock est défini comme l’ensemble des biens ou services qui interviennent dans le
cycle d’exploitation de l’entreprise pour être :
Les principes concernant la tenue des stocks sont identiques quelle que soit la nature
des éléments stockés.
DEBIT CREDIT
Elément Quantité P.U Montant Elément Quantité P.U Montant
Stock initial Sortie
Au lieu de calculer les quantités théoriques en stock par un inventaire permanent, il est
possible de procéder à des inventaires physiques périodiques dits « intermittents »
qui permettent de connaître les quantités globales sorties du stock entre deux
inventaires à condition de connaître les quantités entrées au cours de la même
période :
Pour les matières premières, les entrées sont évaluées au coût d’achats.
Pour les produits fabriqués, les entrées sont évaluées au coût de production
Les méthodes fondées sur le calcul du coût unitaire pondéré comme substitut au coût
réel sont admises à la fois en comptabilité analytique et en comptabilité générale. Il
existe deux variantes :
Toutes les sorties qui suivent une entrée donnée sont évaluées à un coût moyen calculé
ainsi :
Exemple :
Soit une matière M dont le stock début mars était de 1 000unités évaluées à 150Ariary
l’unité ; la centralisation des mouvements du mois fait apparaître des entrées :
Et des sorties :
TAF :
Solution :
Stock de matière M
Stock de matière M
Dans cette méthode, les lots sortent par ordre d’ancienneté : lors d’une sortie, il faut
d’abord prélever sur le premier lot non épuisé.
Dans notre exemple, la sortie du 10 mars est prélevée intégralement sur le stock initial
(1 000) et la sortie du 15 mars est prélevée d’abord sur le stock initial (200) puis sur le
lot entré le 7 mars (250).
Stock de matière M
Avec cette méthode, les sorties suivent avec retard les variations de prix. Ce retard est
fonction de rotation plus ou moins rapide des stocks. Elle conduit à minorer les coûts de
revient de la période en majorant le stock final en période de hausse prix.
Date
Entrées Sorties Stocks
(mars)
1 1 000 x 150 = 150 000 1 000 x 150 = 150 000
7 750 x 157 = 117 750 1 000 x 150 = 150 000
750 x 157 = 117 750
10 750 x 175 = 117 750
50 x 150 = 7 500 950 x 150 = 142 500
15 450 x 150 = 67 500 500 x 150 = 75 000
18 250 x 177 = 44 250 500 x 150 = 75 000
250 x 177 = 44 250
25 250 x 177 = 44 250
100 x 150 = 15 000 400 x 150 = 60 000
Total 2 000 x = 312 000 1 600 x = 252 000 400 x = 60 000
Avec cette méthode, en période de hausse des prix, le stock final est minoré et les
coûts de revient de la période sont majorés. Les coûts suivent bien les variations de
prix.
EXERCICE 7:
Une entreprise a noté pour le mois de septembre les éléments suivants concernant la
matière première M1 utilisé pour sa fabrication.
TAF :
Dans les entreprises, on constate très souvent des différences entre ce qu’on devrait
théoriquement trouver en stock et qui existe réellement en stock, les différences sont :
positives ou négatives selon qui manque des matières ou produits finis ou qu’au
contraire, on en trouve des excédents.
Si le stock réel est supérieur aux stocks théoriques, le stock réel moins le stock
théorique égale à la différence d’inventaire positive ou boni d’inventaire.
Si le stock réel est inférieur aux stocks théoriques, le stock réel moins le stock
théorique égale à la différence d’inventaire négative ou mali d’inventaire.
EXERCICE 8:
04/09 : sortie de 50 kg
25/09 : sortie 80 kg
2. Composition.
Elles comprennent :
les prix d’achat nets des réductions obtenues des fournisseurs de matières premières ou de
marchandises ;
les frais accessoires d’achat : transports, commissions, emballages, assurances,
les charges de main d’œuvre directe (MOD) : rémunérations des réceptionnaires, des
magasiniers, des responsables d’achats, …
Ce sont les charges des centres d’analyse : « approvisionnements », « magasin », « réception des
livraisons », … dont l’activité est mesurée en Unité d’Œuvre d’achat (quantité achetée : kg, tonne,
mètre, litre, palette, produit, …).
Les coûts des unités d’œuvre sont imputés au coût de chaque catégorie d’achat en fonction
du nombre d’unités d’œuvre nécessaires.
3. Méthodes de calcul.
Les calculs sont présentés sous forme de tableaux avec un tableau pour chaque élément acheté
(nature d’achat, éléments de charges directes, éléments de charges indirectes, coût unitaire, quantité,
montant).
Coût d’achat total = Prix d’achat + Charges directes d’achat + Charges indirectes d’achat
Exemple :
Les achats de la période de matières premières se sont élevés à :
- 5 000 kg de matière A au prix unitaire de 500 Arairy / kg ; ces achats ont occasionné un cout de
transport de 200 000 Arairy.
- 10 000 kg de matière B au prix unitaire de 800 Arairy / kg (coût direct de transport de 400 000
Ariary).
Les charges d’approvisionnement communes aux deux catégories de matière sont de 300 000 Arairy pour
cette période.
Calculer le coût d’achat des matières A et B sachant que les charges indirectes d’approvisionnement
peuvent être réparties proportionnellement au poids des matières achetées.
Solution :
Matières A Matières B
Eléments du coût
Prix d’achat
Coût direct de transport
Charges indirectes
Coût d’achat
1. Principes.
Les calculs de coûts de production concernent les entreprises industrielles qui transforment des Matières
premières en produits intermédiaires ou produits semi-finis ou en produits finis.
Il s’agit le plus souvent de composants ou d’éléments entrant dans la fabrication de produits.
Les éléments de coût se situent au stade de la fabrication dans le cycle d’activité de l’entreprise.
Les calculs de coût peuvent être effectués pour des produits en cours de fabrication, des produits semi-
finis, des produits intermédiaires, des produits finis mais aussi pour des commandes
2. Composition.
Elles comprennent :
le coût d’achat des matières premières consommées ou utilisées, évalué à partir des
sorties de stock,
les charges de main d’œuvre directe de production : rémunérations des ouvriers, des
techniciens, des responsables d’ateliers, …
les frais de fournitures éventuelles
Ce sont les charges réparties dans les différents centres d’analyse tels que les centres principaux :
« Atelier de production », « montage », « finition », « assemblage »…, dont l’activité est mesurée en
unités d’œuvre de production (nombre d’heures de main d’œuvre directe, nombre d’heures machines,
nombre de produits, …).
Les coûts des unités d’œuvre seront ensuite imputés au coût de chaque catégorie de produit
en fonction du nombre d’unités d’œuvre nécessaire.
3. Méthodes de calcul.
Les calculs sont présentés sous forme de tableaux pour chaque élément de coût de production
(charges directes, charges indirectes) avec coût unitaire, quantité, montant.
Coût de production total = Coût d’achat des matières premières utilisées (CAMPU) ou
consommées (CAMPC) + Charges de main d’œuvre directe de production + Charges
indirectes de production imputées
Le coût de production évalué pour chaque élément fabriqué est reporté en entrée (au débit)
d’un compte de stock spécifique à chaque produit fabriqué.
Exemples :
Une entreprise fabrique deux produits P1 et P2 dans un même atelier à partir de deux matières premières
différentes.
La production de la période s’est élevée à 500 unités de P1 et 250 unités de P2 et les charges engagées
ont été les suivantes :
- Matières premières : 1 000 kg à 500 Ariary/ Kg pour P1 et 500 kg à 800 Ariary /Kg
pour P2
- Mains d’œuvre directe: 3 000 heures pour P1 et 1 500 heures pour P2. Le coût
horaire est de 600 Arairy.
- Les charges indirectes de production se sont élevées à 1 200 000. L’unité d’œuvre du
centre est l’heure de main d’œuvre directe.
Calculer le coût de production de la période pour les deux catégories de produits
Solution :
Produits P1 Produits P2
Matières consommées
Main d’œuvre directe
Centre de fabrication
Coût de production
Les coûts hors production se situent en fin de cycle d’activité, dans une entreprise industrielle ou de
production de services.
Ils comprennent :
les charges de main d’œuvre directe : rémunérations des vendeurs, des
représentants, des livreurs, des commerciaux, …
les charges de distribution : dépenses de publicité, frais d’emballages, frais de
transports,
les charges indirectes du centre d’analyse « distribution » imputées aux marchandises
ou aux produits vendus.
Elles comprennent :
les charges indirectes du centre « administration »,
les charges indirectes du centre « gestion financière »,
les autres charges incorporables éventuelles : assurances, les commissions
d’intermédiaires, les frais de courtages, les dépenses du Service Après-Vente, …
1. Définition.
toutes les charges nécessaires à la production de services dans une entreprise prestataire
(pressing, salon de coiffure, entreprise de nettoyage de locaux, services informatiques, entreprise
spécialisée dans l’entretien d’espaces verts, …)
des ventes de produits finis (ou production vendue) dans une entreprise industrielle
:
Chiffre d’affaires (HT) = Prix de vente unitaire x Quantité vendue de produits finis
Il s’agit des résultats globaux ou unitaires réalisés sur la vente de chaque catégorie de marchandises, de
chaque catégorie de produits finis, de chaque prestation de service.
Résultat de Gestion = Chiffre d'Affaires (CA) - Coût de revient des quantités vendues ou des
prestations réalisées (CR)
Ce résultat peut être :
nul : CA = CR
positif : bénéfice : CA > CR
négatif : perte : CA < CR
VIII. SYNTHESE.
Prix d’achat
+ Charges directes (MOD)
+ Charges indirectes (Approvisionnement)
Charges directes
Charges indirectes
BENEFICE ou PERTE
EXEMPLE 1 :
Une entreprise GLOBAL S.A fabrique deux produits A et B à partir de deux matières premières X et Y. les
produits A et B sont fabriqués dans le même centre de production. Il faut un kg de X et autant de Y pour
produire une unité de A. La production d’une unité de B nécessite les mêmes quantités de matières
premières X et Y.
Pour le mois octobre, les renseignements suivants relatifs aux opérations effectuées vous sont
communiqués :
Stocks initiaux
X : 45 000 kg à 80 Ariary le kg
Y : 66 000 kg à 100 Ariary le kg
A : 6 750 unités à 250 Ariary l’unité
B : 11 500 unités à 275 Ariary l’unité
X : 30 000 kg à 50 Ariary le kg
Y : 22 000 kg à 70 Ariary le kg
27 000 unités de A.
46 000 unités de B.
Travail à faire :
Elements Quantité Prix Unitaire Total Elements Quantité Prix Unitaire Total
S.I 45 000,00 80,00 3 600 000,00 Sorties 73 000,00 81,45 5 945 890,11
Entrées 30 000,00 83,63 2 508 791,21 S.F 2 000,00 81,45 162 901,10
Total 75 000,00 81,45 6 108 791,21 Total 75 000,00 81,45 6 108 791,21
(73 000 = 27 000 + 46 000) car sortie de matière première = consommations de matière première
Elements Quantité Prix Unitaire Total Elements Quantité Prix Unitaire Total
S.I 66 000,00 100,00 6 600 000,00 Sorties 73 000,00 100,91 7 366 181,32
Entrées 22 000,00 103,63 2 279 780,22 S.F 15 000,00 100,91 1 513 598,90
Total 88 000,00 100,91 8 879 780,22 Total 88 000,00 100,91 8 879 780,22
Elements Quantité Prix Unitaire Total Elements Quantité Prix Unitaire Total
S.I 6 750,00 250,00 1 687 500,00 Sorties 25 000,00 248,90 6 222 387,48
Entrées 27 000,00 248,62 6 712 723,09 S.F 8 750,00 248,90 2 177 835,62
Total 33 750,00 248,90 8 400 223,09 Total 33 750,00 248,90 8 400 223,09
Elements Quantité Prix Unitaire Total Elements Quantité Prix Unitaire Total
S.I 11 500,00 275,00 3 162 500,00 Sorties 40 000,00 242,74 9 709 402,38
Entrées 46 000,00 234,67 10 794 765,92 S.F 17 500,00 242,74 4 247 863,54
Total 57 500,00 242,74 13 957 265,92 Total 57 500,00 242,74 13 957 265,92
EXERCICE 10 :
L’entreprise JICA SARL fabrique deux produits A et B à partir d’une même matière première M. L’entreprise
calcule ses coûts par la méthode des centres d’analyse et évalue les sorties par la méthode du coût unitaire
moyen pondéré.
Le service comptable de l’entreprise distingue :
Stocks initiaux:
Production et consommation :
Travail à faire :
- Etablir le tableau de la répartition des charges indirectes.
- Calculez les résultats analytiques pour chacun des deux produits A et B.
Entreprise : SONY
Département :
Client :
Commande n :…………………………………………………………...commencée le …………………….
…………………………………………………………………………………….terminée le…………………………..
Produit :…………………………………………………………………………………………………………………….
Traitement
Découpage Assemblage Finition
bois
heno@[Link]>
Il peut y avoir 4 responsables différentes qui contrôlent les coûts des ateliers respectifs.
On peut améliorer l’estimation cout des encours en exprimant les degrés d’achèvement de ces
encours au niveau des catégories des charges.
20 unités non terminées : 100% MP, 50%MOD et 60% FGF
Evaluation des encours final :
Les produits non-terminés ont les composantes des produits que les produits finis car les produits
passent par le même processus de fabrication.
MP ATELIER…..S
Produits principaux
Ce sont des produits obtenus simultanément dans le cours de fabrication et dont les valeurs sont
jugées comparables : aucun d’eux ne peut être considéré comme principal ou accessoire.
a) vendable
Couts des produits dérivés= Valeur marchandise finale Ŕ coûts complémentaires engagés pour le
rendre commercialisable.
Exemple : la société fabrique de l’huile d’arachide.
De l’atelier de fabrication, il en est sorti 40 000 litres d’huile d’arachide et 8 000 kg de tourteaux. 1 kg
de tourteaux peut être vendu à 500 Ariary mais nécessite 50 Ariary d’emballage et d’autres frais de
5% du prix de vente. Les coûts engagés dans l’atelier s’élèvent à 25 000 000 Ariary.
b) Récupérable
Lorsque les produits dérivés sont repris dans le processus de fabrication, le plus souvent on néglige
leur valeur dans le nouveau coût de production.
Cependant, si l’entreprise décide de les valoriser, leur valeur correspondrait au prix qu’il faudrait payer
pour obtenir des matières premières de mêmes caractéristiques rendues franco-magasin.
Exemple : 1 000 kg de rebuts ont pu être utilisés pour remplacer 200 kg de matières premières.
Mais leur utilisation implique une opération qui coute 50 Ar par kilo. 1 kg de matières premières
coûte 800 Ariary. Calculer la valeur de ces rebuts.
Remarque : si l’entreprise a décidé de ne pas allouer une partie des coûts communs aux produits
dérivés alors que ceux-ci sont vendables, le produit de la vente est inscrit directement au compte de
résultat comme produits accessoires.
Cette méthode ne se justifie que si les produits dérivés sont très peu importants tant en quantité
qu’en valeur. Dans le cas contraire, cette méthode conduirait à surestimer les coûts des produits
principaux.
Méthode déconseillée lorsque les produits sont très différents quant à leur qualité, il n’y a pas de
relation étroite entre les quantités et la valeur marchande.
Méthode acceptable seulement si les transformations respectives subies après le point de dissociation
sont sensiblement les mêmes pour chacun des produits principaux
Si le produit est commercialisable à ce stade-là, sa valeur marchande est connue ; mais s’il n’y a pas
de commercialisation, il faut calculer une valeur marchande théorique.
Exemple 1:
Il est sorti de l’atelier 2 types de produits :
4 000 litre de lait
2 000 litre de yaourt
Cout engagé dans l’atelier : 9 780 000 Ariary
Exemple 2 :
Information complémentaire
Prix de vente de lait : 1 200 Ariary le litre
Prix de vente de l’yaourt : 3 000 Ariary le litre
Exemple 3 :
L’entreprise fabrique et vend deux produits désigné par A et B. les deux co-produits apparaissent à la
sortie de l’atelier 1, et subissent un complément de traitement dans l’atelier 2 pour A et dans l’atelier 3
pour B. les produits sont vendus respectivement à 200 Ariary et 100 Arairy le kg.
Au cours de la période considérée, il a été produit et vendu 5 000 kg de A et 2 000 kg de B
Les consommations de matières premières et œuvres dans les ateliers ont été les suivantes :
Atelier 1 : 369 200
Atelier 2 : 390 000
Atelier 3 : 40 000
Les frais de distribution se sont élevés à 50 000 Ariary pour A et 10 000 Arairy pour B
Hypothèse 1 :
A et B sont vendables à la sortie de l’Atelier 1
150 Ar/kg pour A et 80 Ar/Kg pour B
Hypothèse 2 :
A et B ne sont pas vendables à la sortie de l’Atelier 1
EXO N°11 :
La société LIONS travaille dans la confection de chemises. La fabrication passe à travers 2 ateliers :
- Atelier 1 : coupe
- Atelier 2 : couture et finition
Les tissus coupés sont transfères immédiatement à l’Atelier II.
Les informations suivantes ont été tirées des livres de l’entreprise au cours du premier trimestre 2013.
Les stocks initiaux :
- Balle de tissu : 100 balles de tissus d’une valeur globale de 23 500 000 Ariary
- Chemises : 200 unités d’une valeur globale de 12 000 000
L’achat de balle de tissus : 300 balles dont le prix d’achat unitaire est de 250 000 Ariary
La production de la période : 3 000 unités de chemises
Balles de tissus utilisées : 360
La main d’œuvre directe :
- Atelier I : 3 000 h payées à 1 200 Ariary l’heure
- Atelier II : 2 400 h payées à 2 500 Ariary l’heure
Vente de la période : 2 400 unités
Les tissus sont évalués au CMUP et les chemises au FIFO
Le tableau d’analyse des charges indirectes se présente comme suit :
ADM FIN APPRO AT1 AT2 DIST
Rép 1 12 000 000 9 500 000 12 800 000 14 000 000 19 000 000 9 000 000
Rép 2
- ADM (100) 10 15 30 30 15
- FIN 15 (100) 20 20 35 10
TRAVAIL A FAIRE :
EXO N°12
L’entreprise TSELATRA fabrique des produits P à partir de matières premières M. Les charges
indirectes sont réparties dans les centres d’analyse suivant le tableau ci-dessous, pour le mois d’avril.
Nombre U
La production a nécessité :
TRAVAIL A FAIRE :
Les fiches relatives établies pour ce trimestre pour toutes les commandes sont données par le tableau
suivant :
La commande n° 12, en cours au 01/01/2013 a été évaluée à 112 100 000,00 Ariary
La commande n°16 n’a pas été terminée à la fin du trimestre
Toutes les commandes terminées ont été livrées
TAF
- Calculer le cout de production de la période
- Evaluer le coût de production de la commande n°16
- En déduire le coût de production global de toutes les commandes terminées
- Calculer le cout de production, le cout de revient et le résultat de la commande n° 12 et 15.
Dans une unité de fabrication de meubles en Bois, on avait relevé les informations suivantes pour le
quatrième trimestre 2013.
BOIS consommés : 400 000 000
Main d’œuvre directe : 180 000 000
Charge indirecte de production :….190 000 000
La production du trimestre est de :
- 6 000 unités de meubles terminées et stockées
- 2 000 unités inachevées dont les degrés d’achèvement sont de :
o 60% pour les bois
o 30% pour les mains d’œuvre
o 10% pour les travaux d’atelier
TAF :
- Calculer les encours
- Calculer le coût de production globale et unitaire des meubles terminés.
L’entreprise TSINJO fabrique et vend deux types de produits P1 et P2. Du processus de fabrication, il
en sort des sous produits.
P1, P2 et S sortent de l’Atelier 1. A la sortie de cet atelier ; P1 est encore traité dans l’atelier II. P2
dans l’atelier III et S dans l’atelier IV.
Les informations suivantes ont été tirées des livres de l’entreprise pour le mois de janvier 2013.
Exercice 16 :
Une entreprise fabrique un seul produit fini PF à partir de deux matières premières MP1 et MP2, le
processus de transformation conduit à l’obtention d’un sous-produit SP vendable après traitement et
d’un déchet D, sans valeur, qu’il convient d’épurer avant évacuation pour éviter la pollution de
l’environnement.
Pour l’exercice comptable 2015 Ŕ coïncidant avec l’année civile Ŕ les totaux des centres d’analyse
après répartition primaire des charges par nature de la comptabilité générale, de même que les
clés indiquant les cessions des prestations entre centres, se ventilent conformément au tableau de
l’annexe 1. les données complémentaires de l’exercice se trouvent en annexe 2.
1 : Totaux primaires
2 : Gestion du matériel (en %)
3 : Gestion du personnel (en %)
4 Unités d’œuvre.
TRAVAIL A FAIRE
6- Conclusion :
Charges non incorporable Minoration des coûts /Majoration du résultat
Eléments supplétif Majoration des couts / Minoration du résultat
Produits non incorporés Minoration du résultat
Différence d’inventaire
Mali Résultat majoré
Boni Résultat minoré
Différences sur coûts et taux de cession
Arrondi par défaut Coûts minorés / résultat majoré
Arrondi par excès Couts majorés / résultat minoré
Exemple : La société fabrique deux produits A et B. Les résultats analytiques de la période sont :
Produit A……………… 800 000
Produits B……………..750 000
Les éléments suivants ont été pris en compte dans le calcul des coûts
Charges supplétive 45 000
Charge non incorporables ….15 000
En fin de période 12 000 de différence d’inventaire ont été constatés
Rapprochement :
Résultat de CA…………………1 550 000
Supplétives…………………..… 45 000
N. Incp………………………..…….-15 000
Différence d’inventaire………….-12 000
Résultat de la CG…………… 1.568 000
er
Université Mohammed 1
Faculté pluridisciplinaire
Nador
Exercices corrigés
de la comptabilité
analytique
Niveau : S3
EXERCICE :
Une entreprise fabrique deux produits A et B à partir de deux matières premières X et Y. les produits A
et B sont fabriqués dans le même centre de production. Il faut un kg de X et autant de Y pour produire
une unité de A. la production d’une unité de B nécessite les mêmes quantités de matières premières X
et Y.
Pour le mois mai, les renseignements suivants relatifs aux opérations effectuées vous sont
communiqués :
Stocks initiaux :
X : 45000 kg à 36 dh le kg.
Y : 66000 kg à 69 dh le kg.
A : 6750 unités à 130 dh l’unité.
B : 11500 unités à 141 dh l’unité.
Les achats de matières premières :
X : 30000 kg à 26,5 dh le kg.
Y : 22000 kg à 47,5 dh le kg.
La production : La production de la période a été de :
27000 unités de A.
46000 unités de B.
Tableau de répartition des charges indirectes se présente ainsi :
Centres auxiliaires Centres principaux
Eléments
Personnel Administration Approvisionnement Production Distribution
T.R.P 73000 404300 716900 2215800 1266650
Répartition secondaire:
- Personnel ? 10% 30% 30% 30%
- Administration 20% ? 10% 40% 30%
Unités d’œuvre 1 kg de matière 1 unité 1 unité
achetée produite vendue
Fin
Université Mohamed 1 er Filière : Economie et gestion
Faculté pluridisciplinaire Elément : comptabilité analytique
Nador Année universitaire : 2007-2008
Semestre : 3
Session de rattrapage
EXERCICE :
L’entreprise PIRAX fabrique deux produits A et B à partir d’une même matière première M. L’entreprise
calcule ses coûts par la méthode des centres d’analyse et évalue les sorties par la méthode du coût unitaire
moyen pondéré.
Le service comptable de l’entreprise distingue :
- Deux centres auxiliaires : administration et entretien.
- Trois centres principaux : transformation, montage et distribution.
Les informations relatives au mois de Mars 2007 :
Stocks au 01-03-2007 :
Matière première M : 2000 kg à 360 dh le kg.
Produit A : 10000 unités 54,2 dh l’unité.
Produit B : néant.
Les achats du mois:
Matière première M : 8000 kg à 400 dh le kg.
Main d’œuvre directe:
Pour le produit A : 50000 heures à 10 dh l’heure.
Pour le produit B : 25000 heures à 12 dh l’heure.
Production et consommation :
Travail à faire :
- Etablir le tableau de la répartition des charges indirectes.
- Calculez les résultats analytiques pour chacun des deux produits A et B.
Correction - session de rattrapage 2007-2008
Le tableau de répartition des charges indirectes :
Centres auxiliaires Centres principaux
Eléments
Administration Entretien Transformation Montage Distribution
T.R.P 2000000 400000 2245557,9 1984045,4 1337908,8
Administration -2050251,26 102512,56 512562,81 615075,38 820100,50
Entretien 50251,26 -502512,56 175879,40 175879,40 100502,51
T.R.S 0 0 2934000,11 2775000,28 2258511,81
Nature d’UO 1 kg de matière 1 heure de 1000 dh du
consommée MOD d’affaire
Nombre d’UO 9000 75000 13855,9*
Coût d’achat de la matière première : on n’a pas des frais d’approvisionnement, donc le coût
d’achat = prix d’achat.
Fin
Université Mohamed 1 er Filière : Economie et gestion
Faculté pluridisciplinaire Elément : comptabilité analytique
Nador Année universitaire : 2008-2009
Semestre : 3
Session normale
EXERCICE :
Une entreprise est spécialisée dans la fabrication de costumes pour le cinéma. Elle a deux produits phare,
un blouson homme (H) et un blouson femme (F). Les deux blousons sont fabriqués à partir d’un même
tissu spécial. Toute la production s’effectue dans un atelier qui utilise trois mètres de tissu et une heure et
demi de main d’œuvre directe (MOD) pour un blouson F, et deux mètres de tissu et une heure de main
d’œuvre directe (MOD) pour un blouson H. L’heure de main d’œuvre coûte 57 dh.
Au début de la période il y avait 36750 mètres de tissu en stock à 45 dh le mètre. D’autre part, il y avait
4250 blousons H et 9651 blousons F en stock à 170 dh et 240,32 dh le blouson respectivement. Au cours
de la période, les achats ont été de 147000 mètres de tissu à 44 dh le mètre.
Le total de répartition primaire des charges indirectes est donné dans le tableau suivant :
Unités d’œuvre :
Approvisionnement : le mètre de tissu acheté
Atelier : le nombre de blousons produits.
Distribution : le nombre de blousons vendus.
L’entreprise évalue les stocks par la méthode du coût unitaire moyen pondéré.
La production de la période :
- 17000 blousons H.
- 32170 blousons F.
Les ventes de la période :
- 19000 blousons H à 250 dh l’unité.
- 33000 blousons F à 320 dh l’unité.
TAF:
- Complétez le tableau de la répartition des charges indirectes.
- Calculez les résultats analytiques pour H et F.
Correction - session normale 2008-2009
Le tableau de répartition des charges indirectes :
Centres auxiliaires Centres principaux
Eléments
Administration Manutention Approvisionnement Atelier Distribution
T.R.P 11750 63500 175000 888875 413000
- Administration -15000 1500 2250 7500 3750
- Manutention 3250 -65000 6500 48750 6500
T.R.S 0 0 183750 945125 423250
Nature d’UO Mètre de tissu acheté Blousons Blousons
produits vendus
Nombre d’UO 147000 49170 52000
(17000+32170) (19000+33000)
Coût de production de F :
Fin
Université Mohamed 1 er Filière : Economie et gestion
Faculté pluridisciplinaire Elément : comptabilité analytique
Nador Année universitaire : 2008-2009
Semestre : 3
Session de rattrapage
EXERCICE :
Une entreprise est spécialisée dans la fabrication des sacs du couchage. Ces sacs sont produits à partir de
deux matières M1 et M2 qui sont combinées dans un atelier de production pour donner deux types de sacs,
le sac A et le sac B.
Etat des stocks au début de la période :
- Matière M1 : 250 kg.
- Matière M2 : 345 kg à 121,4 dh par kg.
- Sacs A : 415 sacs à 309964,8 dh
- Sacs B : 695 sacs à 566865 dh.
D’autre part, les prix d’achat de la période sont de 75 dh et 88,45 dh par kg pour M1et M2 respectivement.
Les valorisations des stocks se font à l’aide du coût unitaire moyen pondéré.
Le total de répartition primaire des charges indirectes est donné dans le tableau suivant :
Fin
Université Mohamed 1 er Filière : Economie et gestion
Faculté pluridisciplinaire Elément : comptabilité analytique
Nador Année universitaire : 2009-2010
Semestre : 3
Session normale
EXERCICE :
Une entreprise fabrique à partir d’une même matière première M deux produits :
P1 dans l’atelier 1 et P2 dans l’atelier 2.
Vous disposez des données suivantes concernant le mois de mai de l’année N :
Stocks au 01-05:
Matière première M : 5000 kg pour 15500 dh.
Produit fini P1 : 2000 unités pour 18105 dh.
Produit fini P2 : 1000 unités pour 24347,5 dh.
Achats de matières premières M : 15000 kg pour 45000 dh.
Main d’œuvre directe :
- Atelier 1 : 600 heures à 80 dh/h.
- Atelier 2 : 200 heures à 80 dh/h.
Charges indirectes :
Travail à faire:
- Complétez le tableau de répartition des charges indirectes.
- Calculez les différents coûts ainsi que les résultats analytiques.
Correction - session normale 2009-2010
Le tableau de répartition des charges indirectes :
Eléments Energie Entretien Approvisionnement Atelier 1 Atelier 2 Distribution
T.R.P 26400 15000 20000 60000 15000 30000
Energie -30000 3000 6000 12000 6000 3000
Coût de production de P1 :
Coût de production de P2 :
Inventaire permanent de P1 :
Coût de revient de P1 :
Fin
Correction - session normale 2010-2011
Le tableau de répartition des charges indirectes :
Eléments Total Administration Entretien Approvisionnement Production Distribution
Coût de production de T2 :
Inventaire permanent de T1 :
Coût de revient de T1 :
Coût de revient de T2 :
Résultat analytique de T1
Résultat analytique de T2
Fin
Correction - session de rattrapage 2010-2011
Le tableau de répartition des charges indirectes :
Eléments Personnel Matériel Achat Production Distribution
T.R.P 40000 26000 7420 400500 25904
Personnel -40000 4000 2000 30000 4000
Coût de production de PL 50 :
Fin
Université Mohamed 1 er Filière : Economie et gestion
Faculté pluridisciplinaire Elément : comptabilité analytique
Nador Année universitaire : 2011-2012
Semestre : 3
Session normale
EXERCICE :
Une entreprise artisanale a pour activité la fabrication et la commercialisation des récipients et objets de terre cuite.
Pendant le mois de juin, la fabrication a exclusivement concerné deux modèles de vase :
- Un modèle de forme allongée : VA
- Un modèle de forme ronde : VR
Les deux poteries sont réalisées à partir d’une même matière première, de la terre argileuse. Elles sont
fabriquées selon les mêmes procédés techniques dans un atelier unique où les opérations successives de
production sont les suivantes :
- Transformation de l’argile en pâte
- Façonnage des modèles autour et à la main
- Cuisson des vases au four
- Vernissage des poteries
Les informations concernant l’activité du mois de juin sont les suivantes :
Stocks initiaux :
Argile : 5000 kg à 32 dh/kg.
VA : 1000 articles à 41,6 dh l’article.
VR : 500 articles à 50,6 dh l’article
Achats du mois :
10000 kg d’argile au coût d’achat unitaire de 38 dh le kg
Ventes du mois :
8000 articles VA à 50 dh l’article
5000 articles VR à 68 dh l’article
Consommation de matières premières :
La production a utilisé 6750 kg d’argile pour les VA et 6000 kg d’argile pour les VR
Production du mois :
Il est sorti de l’atelier de fabrication 9000 articles de VA et 6000 articles de VR
Charges directes :
Charges directes de production de VA : 57600 dh
Charges directes de production de VR : 42000 dh
Charges directes de distribution de VA : 9200 dh
Charges directes de distribution de VR : 6800 dh
Charges indirectes réparties entre les centres d’analyse :
Centre administration : 38000 dh
Centre production : 134000 dh
Centre distribution : 21700 dh
Le centre auxiliaire administration se répartie entre les centres principaux selon les pourcentages suivants :
50% au centre production
50% au centre distribution
Unités d’œuvre et taux de frais :
Centre production : articles fabriqués
Centre distribution : 100 dh de chiffre d’affaire
Les sorties de stock de matières premières et de produits finis sont évaluées au coût moyen pondéré.
TAF : Calculez le résultat analytique par la méthode du coût complet.
Correction - session normale 2011-2012
Le tableau de répartition des charges indirectes :
Centre auxiliaire Centres principaux
Eléments Administration Production Distribution
T.R.P 38000 134000 21700
Administration - 38000 19000 19000
T.R.S 0 153000 40700
Nature d’unités d’œuvre Article fabriqué 100 dh du CA
Nombre d’unités d’œuvre 15000 7400*
Coût d’unités d’œuvre 10,2 5,5
* 7400 = [(8000×50)/100] + [(5000×68)/100]
Inventaire permanent de la matière première (Argile) :
Coût de production de VA :
Inventaire permanent de VA :
Inventaire permanent de VR :
Fin
Exercice :
ORIENTEX est une entreprise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des pantalons
et des jupes. Les deux produits sont fabriqués à partir d’une seule matière première, le « tissu-
tergal », qu’elle achète en rouleaux de 50 mètre de longueur chacun.
La fabrication se fait en deux étapes, le tissu passe d’abord dans un premier atelier de « coupe » où l’on
obtient des pièces de tissu coupées suivant les modèles fournis. Les pièces ainsi coupées passent ensuite
dans un second atelier de « couture-finition ». L’entreprise calcule ses coûts mensuellement et procède, à cet
effet, à la division du travail comptable en sections analytiques, dont la liste et la nature des unités d’œuvre
sont résumées dans le tableau de répartition des charges indirectes ci-dessous.
Pour le mois de janvier 2006, les données sont résumées ainsi :
Tableau de répartition des charges indirectes :
Sections auxiliaires Sections principales
Charges Totaux
par nature Administration Entretien Approvisionnement Atelier Atelier Distribution
coupe couture-finition
Répartition
primaire
Autres charges 22600 10% 10% 20% 20% 30% 10%
externes
Impôts et 1400 10% 90%
taxes
Charges de 56000 3/8 1/8 3/8 1/8
personnel
Autres charges 1500 10% 40% 20% 30%
d’exploitation
Dotations 31000 1/10 1/10 2/10 2/10 3/10 1/10
d’exploitation
Charges 2500 100%
financières
Répartition Administration 20% 20% 30% 30%
secondaire
Entretien 40% 50% 10%
100 dh de
Nature des unités d’œuvre Rouleaux de Heure de Heure de Ventes des
tissu acheté M.O.D M.O.D Pantalons
et des jupes.
Informations complémentaires :
Stocks au 01-01-2006 Achats et production Sorties des stocks
70 rouleaux pour le
Tissu-tergal 30 rouleaux à 2755 dh le 100 rouleaux de tissu à Pantalon et 35 rouleaux
rouleau 2500 dh le rouleau Pour les jupes.
Fin
Résultat analytique 2940 31,88 93727,2
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO Comptabilité analytique d’exploitation
FACULTE DEGS L2 2016
Département Economie Session Novembre 2016 / Durée : 2h
Au titre du dernier trimestre de l’exercice 2016, les charges indirectes de la période sont présentées
dans le tableau de répartition suivante.
Les sorties de stock sont valorisés au coût moyen pondéré (CMUP) pour la matière première A et
premier entrée premier sortie (PEPS) pour la matière première B et le produit P.
A
10/10 600 sacs 900 Ariary l’unité
11/11 600 sacs 800 Ariary l’unité
13/12 650 sacs 1 000 Ariary l’unité
B
10/10 700 sacs 700 Ariary l’unité
11/11 800 sacs 900 Ariary l’unité
13/12 1 000 sacs 800 Ariary l’unité
Autres informations :
- Production de la période : 300 unités produites par mois nécessitant 3h par produit dont le
cout est de 600 Ariary l’heure.
- Vente de la période : 705 unités vendues
L’entreprise FANORINA BIS fabrique un produit P à partir de deux matières premières A et B. Pour
fabriquer un produit P, il faut utiliser 3 kg de A et 1 kg de B.
Au titre du dernier trimestre de l’exercice 2016, les charges indirectes de la période sont présentées
dans le tableau de répartition suivante.
Les sorties de stock sont valorisés premier entrée premier sortie (PEPS) pour la matière première A et
au coût moyen pondéré (CUMP à chaque entrée) pour la matière première B et le produit P.
A
10/10 700 kg 900 Ariary l’unité
11/11 900 kg 800 Ariary l’unité
13/12 1 200 kg 1 000 Ariary l’unité
B
10/10 200 kg 700 Ariary l’unité
11/11 300 kg 900 Ariary l’unité
13/12 600 kg 800 Ariary l’unité
Autres informations :
- Production de la période : 300 unités produites par mois nécessitant 3h par produit dont le
cout est de 600 Ariary l’heure.
- Vente de la période : 750 unités vendues dont 250 mois d’octobre, 350 mois de novembre et
150 mois de décembre.