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COMITE 1NTERAFRICAII~D’ETUDES HYDRAULIQUES
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FOR COMMUNITY WATER SU~PL~
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LE MORINGA OLEIFERA
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I. INTRODUCTION 1
1. Contexte de cette étude 1
2. Contenu et objectifs de cette étude 2
3. Questions a étudier 3
V. CONCLUSIONS 34
11
Etat des connaissances sur le Moringa.
Proposition d’investigations complémentaires en vue du développement de l’utilisation des graines de
Moringa conime produit floculant dans le traitement des eaux brutes.
I. INTRODUCTION
Finalement l’étude proposée par Ia C.G.E.. appliquée au Moringa, a été réalisée par Ia Faculté de Pharmacie
de Chatenay Malabry (France) et le Laboratoire Central Anjou-Rechcrche en 88/89 sur financement du
Syndicat des Eaux d’He de France avec une participation flnanciêre de Ia C.G.E. Cette étude a confine les
capacités floculantes du Moninga et démontré Ia possibilité den extraire be pnincipe actif Mais elle n’a pas
été suivie de Ia recherche agronomique complémentairejugée indispensable par tous les spécialistes.
En réponse aux demandes de financement présentees par le C.1.E.H. Ic Ministère de Ia Cooperation
Française avait pourtant décidé, en Septembre 88, de financer une telle étude Ct de Ia confier a I’I.E.M.V.T (
Institut d’Ebevage et de Médecine Véténinaire des Pays Tropicaux France ). Pour des raisons qui
-
tiendraient a Ia qualité insuffisante de Ia proposition présentée. l’étude agronomique n’a finalement jamais
été fiancée et, a ma connaissance, n’a pas été réalisée, par qui que cc soit. Deux courtes missions de
prospection en Afrique de l’Est et de l’Ouest ont toutefois eu lieu fin 89 et debut 90 sur flnancement du
Ministère de Ia Cooperation et du Développement (France)2.
Par Ia suite le C.I.E.H a participé a un certain nombre de reunions et de séminaires et a rassemblé une
documentation relative a cet arbre et a ses diverses utilisations traditionnebbes. Deux séminaires de synthèse
consacrés au Moringa ont eu lieu en 1 990 : le Séminaire national sur Ic Moringa Oleifera organisé en Mars
par l’Université du Bénin (Togo) et Ia G.T.Z. ( Deutsche Gesellschaft ffi Technische Zusammenarbeit -
pharmaceutiques de Chatenay Malabry. Anjou Recherche Syndicat des Eaux d’Ile de France Recherche
- -
1988-1989
2Missions de [Link] du 27/10 au 26/11/89 en Afrique de l’Est et de A.. de Saint Sauveur du 19/3 au
1/4/90 en Afrique de l’Ouest Association Propage
-
1
Ce dossier apparait cependant toujours ouvert, sinon actif, comme en témoignent les coumers échangés
jusqu’à ces demiers mois. Une des dernières correspondances est une offre de fourniture de graines de
Moringa faite a Ia demande du C.I.E.H. par un pnivé du Senegal et dont Ic montant, beaucoup trop
élevd, a peut être contnibué a Ia commande de cette synthêse.
Différentes raisons interviennent sans doute pour expbiquer comment cc dossier est restd a un stade
rebativement peu déveboppé sans pour autant être abandonné. Mais b’interêt de cette plante confronté au
poids des lacunes dans bes connaissances y compnis dans des connaissances d’ordre primaire -comme
par exemple les incertitudes qui règnent sur bes zones d’habitat du Moringa ou sur bes périodes de
fructification constituent sans doute un des éléments de réponse; b’effet devenant Ia cause.
-
C’est done d’abord a un bilan des recherches menées et des connaissances sur le Moringa que s’attache
cette synthèse. A partir de ces elements on dégagera un ensemble d ‘investigations complémentaires a
engager afin de sortir de cc cercle d’incertitudes paralysantes.
Les blocages passes invitent a choisir de procéder par étapes et, dans en premier temps, modestement,
afin d’ éviter que les contraintes flnancières ne constituent un nouvel obstacle. Ccci est d’autant plus
rdaliste qu’une foule d’informations est encore a collecter avant que be Moringa devienne une potentialité
d’envergure. Ii y a par ailbeurs au Burkina Faso, et probablement dans d’autres pays du C.I.E.H.,
beaucoup de compétences et sources d’informations a exploiter, en commençant par Ia population die
même, avant de lancer des recherches plus poussées telles que Ia selection d’especes les plus adaptées.
En particulier un des buts a court terme de cette étude est de preparer un programme d’investigations qui
pourraient être menées par des étudiants de l’E.I.E.R. (Ecole Inter -Etats des Ingénieurs de b’Equipement
Rural) basée a Ouagadougou.
Ccci m’a amené a completer ces objectifs principaux par Ia recherche de graines de Moringa dont
devront disposer ces étudiants pour mener a bien leurs essais.
Cette étude a éte menée en Décembre 1992, au Burkina Faso. En ce qui concerne b’état des
connaissances sur be Moringa Ia présente synthèse s’étend a i’ensemble des documents contenus dans Ic
dossier qui m’a été remis, complétés de quelques ouvrages dont Ia lecture m’a paru intéressante (cf.
Annexe 1). II existe en fait une bibliographic assez foumie sur le Moninga3, mais qu’ib etait impossible
d’étudier dans be temps imparti a cette étude. Toutefois bes documents lus figurent parmi bes plus récents
qui aient été consacrés a cc sujet et Ia pbupart font une synthèse des connaissances sur les themes
abordés. Cette étude doit, en particulier, beaucoup aux éléments contenus dans les documents élaborés
par Madame S.A.A. Jahn dans Ic cadre de ses travaux effectués au Soudan et au Togo, sur
financement de Ia G.T.Z. En outre cette étude se base sur les informations recueillies aupres de
personnes compétentes que j’ai Pu rencontrer a Ouagadougou ( cf. Annexe 2 ). Par ailleurs dans Ic
cadre de Ia recherche de graines de Moringa, quelques enquêtes simples ont été menées auprès de
maraichers de Ouagadougou cubtivant les Moringa pour leurs feuilbes.
3Bibliographie que l’on peut trouver en annexe des ouvrages consultés répertoniés a l’Annexe 1
2
3. Questions a étudier
Certaines questions méniteraient d’être étudiées avant d’arrêter plus précisément Ic programme des
recherches a mener. Elles concernent:
Ces questions étant en suspens an moment de cette étude, les propositions faites ici envisagent un
programme préliminaire de recherclies a coüt limité, mais qui permette l’un ou I’autre choix et si
possible qui soit une aide pour cela.
3
1.1. ETAT DES CONNAISSANCES SUR LE MORINGA
1 L’arbre et sa production
.
1. 1 Habitat naturel
Le Moringa Oleifera est oniginaire des regions sub-himalayennes du Nord-Ouest de l’lnde. Il aurait été
introduit des Ia fin du siècle demier en Afrique: bes plus vieux specimens africains connus ont tine centaine
d’années et proviennent du Sénégal et d’Egypte. En Afrique de l’Est le Moninga Oleifera aurait été introduit
au plus tard lors de Ia cobonisation britannique par Ies fonctionnaires de l’administration coboniale dont
beaucoup venaient d’Inde4.
ScIon les spécialistes, Ic Moringa Oleifera est pratiquement partout cultivé, sa propagation naturelle étant
faibbe. Ii y aurait cependant des variétés spontanées en zones tropiques humides : par exemple le long de
certains cours d’eau comme Ic Nil ou be Niger. On aurait également observe des Moninga 0.
poussant a l’état sauvage aux Antilles autour d’habitations abandonnées. C’est une espèce qui se déveboppe
mieux dans des sols gardant une certaine humidité. surtout au debut de sa croissance mais qui. par Ia suite.
peut survivre sans arrosage et qui présente une certaine résistance a Ia sécheresse. Elle s’acclimate en
altitude mais son rendement optimum se situerait a des altitudes ne depassant pas 700m.
Dans bes pays de Ia region trouve Moninga Oleifera principalement autour des habitations. formant une
haie vive mais aussi comme arbre isolé dans Ia cour. Au Niger ib y a des plantations de Moringa A Oleifera
autour de Niamey et de Maradi sun bes rives des fleuves Niger et Maradi.
La repartition géographique du Moringa Oleifera n’est pas précisément connue. On salt a travers diverses
missions de prospection qu’on Ic trouve dans tel ou tel pays. Void une liste de pays oü Ic Moringa Oleifera
a ete rencontré scIon les documents consultés et personnes rencontrées: Egypte, Kenya. Soudan. Togo,
Ghana, Sénégal, Sierra Leone, Burkina-Faso, Niger, Tchad, Mali, Nigeria, Cameroun. Congo. Burundi,
Tanzanie. Zambie, Malawi, La Reunion, Ile Maurice, Seychelles, Madagascar, Philippines, mdc, Indonésie,
Malawi. Cette liste n’est trés probablement pas exhaustive et en tout cas ne couvre sürement par l’aire de
développement potentiel du Moringa Oleifera.
Le Moninga Stenopetala est originaire du Nord du Kenya (sur les bonds du Lac Turkana) et de I’Ethiopie.
C’est une espéce qui pousse a l’état sauvage, qui parait assez résistante a Ia sécheresse et qui s’acclimate
bien en altitude Jusqu’a 2100 m au moms). Son aire d’habitat semble cependant beaucoup plus restreinte:
pnincipalement son aire d’onigine, Ic Soudan et I’Egypte. Ii a également été introduit en Fboride, a Java, en
Indonésie et au Burkina-Faso oü I’I.R.B.E.T. (Institut de Recherche en Biologic et Ecologic Tropicale)
teste ses qualités agro-forestières.
4La plupart des données presentées id proviennent des documents élaborés par Mine S.A.A. Jahn
4
Repartition du Moringa en AFRIQUE
5
1.1.3. Autres espéces de Moninga
II existe encore au moms une douzaine d’espôces de Moninga recensé[Link] celles ci on peut citer
Moninga Peregnina, M. Longituba, Drouhardii, Hildebrantii, Ruspoliana, Ovalifolia.
Ces espéces ont une aire d’habitat relativement restreinte:
- [Link] :Asie Mineure, Arabic, Egypte, Come de I’Afrique,
- [Link] Ct Ruspoliana: Somalie,
- M, Drouhardii Ct Hildebrantii : Madagascar,
- [Link]: Sud-Ouest Africain,
Scion les tests effectués par Mme Jahn, Moringa Peregrina, Longituba et Drouhardii possédent
également des propnietes floculantes intéressantcs.
triangulaire. Ils renferment des graines de forme ronde, de couleur noirâtre et présentant trois petites
ailes (cf. Annexe 4).
6
1.3.2. Multiplication et croissance
Le Moringa Oleifera est sans conteste un arbre a croissance rapide, au moms pendant les premiers mois
de son développement: au Soudan, Mme Jahn rapporte que dans Ia pépinière de Soba on a obtenu des
arbres de plus de 4 m au bout de 14 mois;au Burkina-Faso différents maraichers ont évalué a moms
d’un an l’âge d’arbres atteignant 2 a 2,5 m.; dans Ia plantation de l’I.R.B.E.T. a Bobo-Dioulasso on a
constaté des repousses de b’ordre de 80 cm par an après taille.
Les observations sun Ia croissance du Moninga 0. concernent principalement Ic développement pendant
les premieres années, de Ia germination jusqu’à Ia matunité de I’arbre. Scion J. Audru (I.E.M.V.T.) Ia
croissance serait forte surtout les dcux ou trois premieres annCes et se stabiliserait par Ia suite
Cependant il semble que cc soit un arbre relativement sensible au milieu dans lequel iI évobue et les
experiences de culture menées mettent en lumière l’influence de nombrcux facteurs sur sa croissance.
L’infbuence de I’âge des graines sur leur capacité germinative est sujet a observation contradictoire
d’après les experiences de Mme Jahn les graincs de Moringa Obeifera pourraient garden une haute
fréquence de germination méme après plusieurs années de stockage. Cependant, scion J. Audru, les
semences perdraicnt asscz vite leur capacité germinative (diminution des Ia premiere année) a I’instar de
toute grainc obéagineuse,
Les recherches effectuées au Soudan, en pépiniêres, par Mme Jahn ont mis en evidence plusieurs
autres facteurs ayant également un impact, plus ou moms important, sur Ia croissance du Moringa
Oleifera -au moms a ces debuts- tels que:
-l’arrosage : cebui-ci apparait comme Ic plus décisif de tous Ies facteurs observes. II
semble qu’il soit assez essentiel que Ia pbantule évobue dans un milieu suffisamment
humide pour un bon démarrage. Un arrosage rCgulier est nécessaire, mais il doit être
adapté aux caractéristiques du sol car Ia plantule souffre egalement en ens d’excès
d’eau,
-Ia composition du sol: “presque tous les types de sol peuvent être utilisés pour Ia
plantation du Moninga Oleifera”; cependant bes meilleurs résultats sont observes sur
des sols sableux et limoneux, tandis que Ia germination est un Cchec total sur argiles
dures. Quant a eux “les horticulteurs indiens considérent que Ic sol convenant Ic
mieux a b’espêce est un sol forestier riche en humus”,
-l’espacement des plants: de multiples espacements ont ete testes pan diférents
chercheurs -de 0,5 a Sm -.Dans tous les cas Ic Moringa Oleifera pousse mais son
développement et sa phanologie en sont influences ; l’utilisation de I’arbre induite par
cet espacement - haie vive ou production dc feuillcs ou arbre dombrage ou
production de fruits nécessite alors un cntretien adéquat,
-
7
- Ia profondeur des semis : il faut trouver un compromis entre une profondeur
suffisante pour que Ic sol conserve assez d’humidité ct une profondeur minimale
pour que Ia plantule puisse suffisamment vite accéder a Ia Iumière,
- b’utilisation d’engrais : Ia croissance peut être visiblement accélérée par I’addition de
fumier ou de cendres
1 .[Link]énologie
a! Factcurs influençant Ia phénologie
Les facteurs influençant Ia phénologie du Moringa Oleifera paraissent assez nombreux et pourraicnt
&re d’importance variable scion les regions. Au stade actuel des recherches leur role constitue plus
une hypothése intércssantc pour onientcr des recherches complémentaires qu’urie certitude.
Les différentes etudes consultécs et personnes interrogées évoquent Ics facteurs suivants, dont pbusieurs
sont les mémcs que ceux qui interviennent sun Ia croissance de I’arbre:
- be type de sol : les arbres les plus fleuris et fructifiant be plus abondamment observes
par Mme Jahn ou ses collaborateurs indiens étaient tous situés en sol sableux,
- I’espacement: les arbres plantés serrés pour former des haies vives donneraient peu de
fruits, les arbres isolés dans les jardins familiaux donneraient plus de fruits,
- Ic régime de coupe : il peut favoniser Ic développement des feuilles (essai de
l’I.R.B.E.T. a Bobo- Dioulasso, pratique traditionnelle des maraIchers),
- I’apport de fumier en Inde I’apport de fumier pendant Ia saison des pluies permettrait
d’obtcnir de haute rendements en fruits,
- Ia méthode de multiplication : scion J. Audru, Ia floraison et Ia fructification seraient
plus précoces chez les arbres issus de boutures ; Mme Jahn a cependant observe des
fruits sur des arbres moms d’un an deja après Ic semis,
- Ic rythme ct l’importance des saisons : dans différents pays d’Afrique les observations
concluent a l’existence, genéralement, d’une seulc fructification plus ou moms
-
étalée dans i’année. En mdc il y aurait par contre deux fructifications par an,
-
b/ Phenologie
* Premiere fructification
L’ãge de I’arbrc a Ia premiere fructification reste une relative inconnue On sait néanmoins qu’un
.
Moringa Oleifera peut, dans certaines conditions d’entretien, dormer des fruits des Ia premiere année. En
general les spécialistes considCrent que be Moringa Oleifera fructifie normalement au bout de deux a
trois ans.
~ fFructification
Scion les observateurs et les pays d’observation, les péniodes de feuillaison, de floraison et de
fructification sont variables et sont concomittantes ou successives.
ScIon Ic rapport de J. Audru de I’I.E.M.V.T., i’espêce se défeuillerait au debut de Ia saison sèche
-quand celle-ci est bien marquee- Ia floraison s’effectuant peu avant ou en méme temps que Ia
feuillaison ; les fruits seraient abors mOrs 4 a 6 mois après.
Au Togo et au Niger, A. dc Saint Sauveur (Association Propage) a constaté, en mars, plusieurs stades
phénologiques sur Ic même arbre: feuilies, fleurs et fruits plus ou moms mars.
8
Au mois de Novembrc, tandis qu’iI y avait peu de feuillcs sur les Moningas Oleifera observes au Soudan,
ccs arbres au Kenya et en Egypte portaicnt feullles, fleurs ([Link])
Au Burkina -Faso pratiquement tous les arbres que j’ai vus. en DCcembre, portaient des feuilles, jeunes et
moms jeunes, queiques rares jaunissantes La plupart des arbres les plus déveboppés étaicnt en fleurs
Les quatre plus gros arbres rencontrés, dans Ic même champ une huitaine de metres de haut et une
-
vingtaine de ems de diamétre- présentaient tous Ies stades phénobogiques : feuiiles jeunes ou moms jcunes.
fleurs fermées ou ouvertes, fruits vents a gris foncé et ouvcrts en passant par brun.
Toutefois scion Ies observations de G.L. du C.N.S.F. ( Centre National de Semences Forestières) a Ia
station de près de Ouagadougou. Les différents stadcs phenologiques seraient plus prononcés scion Ies
péniodes ; floraison plutôt en fin de saison des pluies (Aoüt a Octobre).
feuullaison ralentie d’Octobre a Février correspondant a Ia période d’élongation et de maturation des fruits.
* Période dc frutification
Les données sont peu nombreuses et beur flabilité depend bargement de I’intérét porte aux fruits.
Au Togo et au Niger, Ia frutification s’étalcrait toutc l’année avec ccpcndant une période de pointc, distincte
pour chacun de ces pays : d’Avril a Juin au Togo et d’octobre a Mars au Niger (A. .de Saint Sauveur-
Propage). Il en serait de même au Soudan. La pointe se situant en fin de saison séche au mois de Septembre.
Au Kenya, ii y aurait deux saisons de fruictification. scion Ies enquêtes menées par B. Durand .en Mars-
Avrii Ct Octobre -Novembrc.
“En Egypte les fruits sont mGrs en Septembrc et en Novcmbre “( [Link])
Au Burkina-Faso. Le CN.S.F. a coutume de récolter les fruits en Janvier. Mais i’on soupçonne une
production quasi ininterrompue sun I’année, avec peut- étre une péniode de pointe autour de Janvier ct un
ralcntissement en fin de saison sèche., cc que confirment les paysans consultés en général. La période de
maturation serait de I’ordre de deux a trois mois. Les arbres récoltés pour cette étude portent, en DCcembre-
Janvier tine proportion importante de fruits déjà trop mOrs pour étrc utilisés tandis que Ia récolte de fruits a
matunté ( stade plus ou moms arbitraircment en I’état actuel des connaissances) pourrait s’étaler sur
plusieurs mois, en tout ens presque sCrementjusqu’en Mai.
~ en graines Ct en fruits
On a peu de renseignements sun les productions de graines et de fruits et encore moms stir I’évoiution de
celles<i avec l’âge de i’arbre ou sun les conditions d’optimisation ou d’ameiioration de cette production.
Scion Mine Jahn, au Kenya et au Soudan un Moninga Oleifera pourrait produire 6à 8000 graines par an:
tandis que Ia production pcut attcindre 20 a 24000 graines par an en Inde.
Dans les trois pays visités par [Link] -Egypte, Kenya, Soudan- ba production par arbre Monnga
Oleifera variait de 20 a 300 fruits soit 330 a 5700 graines.
Comme Ic montre cet exemple Ic nombre de graines par fruit est variable. Dans cc ens il y auraitjusqu’a au
moms 19 graincs par fruits tandis que Ia moyenne de 10 graines par gousse est souvent prise comme base
d’óvaluation. Les gousses quej’ai pu observer renfermaient 3 a 16 graines: Ic nombre variant de 3 a 10 sur
des gousses provenant de Ia méme branche.
Les arbres Ics plus productifs observes au Burkina Faso dans be cadre de cette étude portent de i’ordrc dune
bonne centaine de fruits et, d’après i’abondanee des fleurs, us pourraient en dormer au moms encore autant
d’ici queiques mois.
Mme Jahn suggère qu’ il pourrait y avoir tine diminution de Ia productivité dc I’arbre avec l’âge. C’est pour
pailier ccla qu’elle propose d’étudier Ia possibilité d’étendre a i’Afrique une pratique cuiturale répandue dans
Ia region du Tamil Nadu en mdc oü I’on fait pousser des Moringas annuels, de petites tallies nuis assez
productifs en fruits. Cependant il se pcut que I’évolution de Ia production fruitiCre avcc I’âge soit aussi un
caractère particulier a chaque variété car en Egypte on aurait une production de fruits supérieure sun ies
arbres les plus âgés (B. Durand).
9
d/ Entretien Ct production
L’I.R.B.E.T. dans sa station de Gonse teste des regimes dc coupe visant a améiiorer Ic rendement en jcuncs
feuiiles Les paysans burkinabés qui s’intéressent presque cxciusivemcnt aux feuiiles, taiblent aussi asscz
réguliérement les arbres pour en accroItre Ia production. Sans nul doute Ia cueillette des jeunes feuiiles
entraInant inévitablement I’arrachage des fleurs est responsable de Ia rareté des fruits sun ces arbres. Mais
-
II n’est par non plus impossible que Ia coupe telle qu’elle est pratiquéc diminue Ia production de fleurs et de
fruits car force est de constater Ia rareté assez genérale des fleurs sur ies arbrcs exploités pour leurs fcuilles
tandis qu’on observe tine production assez forte de fleurs et de fruits sur les arbres a I’abandon. Au C.N.S.F.
Les arbres dont on coilecte bes fruits pour les semences ne sontjamais taillés.
Les arbres abandonnés depuis cinq ans sont beaucoup pius vigoureux et haute que des arbres d’âge voism,
qui poussent au milieu des maraIchages et ainsi reçoivent de l’eau tous les jours. Ccci pourrait signifier que
l’arrosage n’a peut être pas une importance essentielle sur Ia croissance de l’arbre des que cciui- ci a atteint
sa phase adulte ou que i’arrachage des feuilles a une influence assez grande voire plus importante que
.
d/ Selection et production
On sait qu’il existe de nombneuses variétés de Moringa Obeifera. Certaines seulement sont tin peu connues et
possédent un nom ; cues sont essentieliemcnt repertoniecs en Inde. Ii y a des variétés quc l’on cultive pour
leur feuilbage et qui fleunissent rarement tandis qu’il existe des variétés considérées comme fruitiêres. Scion
les vaniétés Ia longueur moyennc des fruits peut étrc très différente: 15 ems pour certaines tandis que l’on
pounrait trouver chez d’autres des fruits atteignant plus d’un metre. Le go~ltet Ia consistance des fruits
diff~rentégalement . II est possible qu’il y nit ici ou là des essais de selection de clones scion I’usage visé.
mais je n’cn ai pas connaissance. Par contre on pnatique des essais de provenance a I’I.R.B.E.T., essais
consacrés jusqu’à maintenant a Ia production de feuiiles et a Ia recherche de variétés les plus adaptées a Ia
constitution de hales vives.
efParasitisme
En Egypte, le Moninga Oleifera est appelé “arbre précieux “ car ii ne subirait jamais d’attaquc parasitaire.
Dc fàit, a travers les diverses sources d’information consuitées, il semble que Ic Monnga soit peu touché par
Ic parasitisme. II faut toutefois noter que pcu d’études dans cc domaine semblent avoir été faites, sauf peut
être en lade. Par ailleurs on ne peut écarter a priori Ic risque d’apparition d’un nouveau parasitisme en ens
de déveboppement du Moninga sur de grandes surf ces.
En Moore, Ic Moringa Oleifera s’appelle “Argentiga” ou “Arzantiiga” cc qui veut dire “arbrc du paradis”.
C’est dire si cet arbre est une ressource niche et utile. Ses usages sont effectivcment exceptionncllement
vanes et ses propniétés multiples. Les utilisations sont cependant relativement divcrses scion les regions et
pays et ii parait rare qu’une même population expboite toutes les propnietés de I’arbre. Ii est d’ailleurs
possible que les différentes vaniétés préscntent des propniétés distinctcs et plus ou moms intéressantes scIon
les ens.
Toutes ics parties du Moringa Oleifera s’utilisent, sauf Ic bois qui n’aurait aucune qualité commc
combustible. C’est pnobablement tine caracténistique déterminante, qui explique en partie Ia faible diffusion
de cet arbre aux qualités par aillcurs assez remarquables et étendues. Cependant ii faut peut-étre rclativiser
cet inconvenient car, scion Mme Jahn, on développerait les plantations de Moringa Oleifera en lade pour Ia
production de bois de fcu. Le bois pourrait avoir aussi certains débouchés dans I’industrie du papier.
10
Au Togo, au Burkina, au Mali et probablement dans d’autres pays de in region on cuitive fréquemment Ic
Moringa comme haies vives clôturant i’enclos.
En general cet usage est associé a Ia cueillettc des jcunes fcuiibes avec lesquelles on prepare Ia sauce de
couscous, de mu ou de blé Au Burkina et au Niger. Les arbres sont cultivés par les maraIchers qui vendent
.
les feuilles. Ce commerce parait assez développé au Niger oC I’on trouve de véritables petites Ic long du
fleuves Niger ou Maradi. L’analyse de Ia composition chimique des feuilles ([Link]. 1965 ) a montré
qu’elIes ont d’intéressantes vents nutritives: cues sont trés riches en vitamines A et C. ont une forte teneur en
proteines et conticnnent de nombrcux minéraux et en particulicr plus de calcium et de phosphore que Ia
plupart des autrcs legumes (Mine Jahn).
Les jeunes gousses sont consommées comme des legumes vents dans certains pays africains comme Ic
Kenya, be Sénégal ou Ic Cameroun et en lade. Elles contiennent également beaucoup de protéincs et dc
phosphore du calcium et du fen en quantité intéressante.
Les graines sont oléagineuscs et on en tire tine huile qul a Ia qualité de ne pas rancir. Elle était utilisée en
mecanique de precision et en particulier en horiogenie. II y avait des plantations cultivées a cette fin aux
Antilles, a I’IIe Maurice et a La Reunion. II semble qu’iI y en avait aussi en Afrique de b’ouest au temps de
Ia colonisation. L’huile est fabniquée et consomméc crue ou cuite par différentes populations en Egypte,
vraisemblabiement au Mali et sans doutc aiileurs.
L’huule présente également des propriétés intércssantes pour Ia fabrication de parfums, et semble être
utiiisée en Europe, notamment en France, a cette fin.
La propriété floculante des graines ne serait connue que des populations du Soudan qui Pont découverte.
Suite aux travaux du Séminaire de Ouagadougou en Octobre 1990. l’O.N.G. E.A.S.T.
(Eau. Assainissement et Sante en milieu Tropical ) s’attache a répandre i’utilisation du Moninga pour Ia
purification de i’eau dans bes zones du Burkina oC dIe intcrvient.
Le Moninga Oleifera est égaiement un arbre fourrager de grande qualité, les fcuiiles comme les jeunes
gousses renfermant protéines. minéraux et fibres nécessaires a l’aiimentation du bétail.
Les utilisations médicinaics des racines. des feuilles et de l’Ceorce sont nombreuses et variées, mais
inégalement repandues scion les pays. En particulier Ia plante contient tine substance antibiotique, Ia
ptérygospermine et de Ia spirochinc, antiseptique et analgésique. Les racines et i’Ccorce sont utiiisées comme
anti -scorbutique. La racine aurait une action efficace contre les inflamniations. Les ictères ou encore contre
les rhumatismes. On fait des infusions avec les feuilies ou l’écorce pour butter contres les flèvres, ies
parasites intestinaux. La fiévre jaune.
Les racines de Moringa Oleifera ont un gout de raifort et sont utilisées comme condiment et a des fins
médicinales comparables a celles de Ia graine de moutarde. Elles présentent aussi des propnétés nématicides
trés efficaces.
Enfin on petit encore soubigner que les ficurs produisent un nectar exploitable en apiculturc.
Les recherches concemant i’arbre Moringa Oleifera et sa phénologie ne paraissent pas particuliêrement
répandues. A Sikasso au Mali, comme dans Ia plantation dc l’I.R.B.E.T. près de Bobo Dioulasso les
-
rccherches sont pnincipalemcnt axécs stir Ia culture du Moringa en haies vives et I’aniélioration du
nendement et de Ia qualité des feuilles pour Ia consommation humaine. Il existerait tin projet Moringa mené
par i’Université du Beam au Togo, mais je n’en connais pas les details. En mdc pays d’onigine du Moninga
Oleifera oà lb reste largement cultivé ii est vraisemblable que Ia rechcrche soit plus poussée sur cet arbre : Ia
diversité des variétés recensées a probablement donné lieu a des essais comparatifs de culture voire a des
essais de selection. Mais on connaIt seulemcnt, a travers les rapports de Mme Jahn~les essais de culture de
Moningas annuels aux Tamul Nadu.
11
2. Pouvoir floculant
Le Moninga Oleifera agit comme coagulant prmmaire. Le pnincipe floculant connu de longue date des
populations soudanaises et mis en evidence notamment par les travaux de Mme Jaha. a été isolé ct puriflé
en 1989 par les chercheurs de i’Université de Chatenay Malabry (France).
Diverses méthodcs d’extraction et de purification ont eté pratiquées. méthodes simples ou beaucoup plus
complexes. plus ou moins coGteuses. qui donnent toutes des résultats assez probants. Unc extraction a
échelie semi-pilote a été réaiisée. Les différcntes extractions ont été suivics dessais de floculation avec les
produits isolés. Parmi ceux- ci certains ont donné de trés bons résultats.
Quatorze échantillons de graines de Moringa Oleifera ont par aibleurs été testes sun l’cau de Ia Seine en vue
de comparer be dosage de prmcipe actif effectué par une méthode analogique par Chromatographie Liquide
a Haute Performance misc au point dans Ic cadre de ces etudes. Les résultats ont présenté une grande
dispersion qui n’a pas pu étre expliquée faute de connaItre les provenances des échantillons ct conditions de
récobte.
L’étude chimique du principe actif a conduit a l’identiflcation des fractions actives a l’aide d’un microtest de
floculation. Ii s’agit des produits possédant un poids moléculaire d’environ 5000 Daitons. En outre les
analyses ont mis en evidence nerf acides aminés et in nature protéique du Moringa Oleifera.
Ces recherches ont été completees d’études de dosage du carbone organique dissous, de toxicité ct d’activité
bactericide.
Les experiences menées par Mine Jahn (G.T.Z. ), au Soudan pnincipalement. oat permis de démontrer
I’effiçacité du Monnga Oleifera, méme iorsque Ic floculant est utilisé a I’état brut sous forme de graines
siniplement pilées. Ses recherches ont couvert tin large champ d’investigations touchant a i’ensemble des
aspects intervenant dans Ia réussite des operations dc clarification dc l’eau, qu’il s’agisse de Ia preparation et
du dosage de la poudre de Moninga, des techniques et matériels d’agitation et de déeantation ou encore dc Ia
diffusion du procédé parmi les populations.
D’après ces experiences le dosage optimal de Moninga Oleifera. en poudre, se situe, pour ies eaux étudiées,
entre 50 et 200 mg par litre d’eau. scIon Ia qualité de l’eau. Cela correspond, au Soudan, environ a tine
graine pour un litres au maximum. unc amande pesant entre 1 80 ct 200 mg (cf. Tableau 1 ci- après).
Scion les tests eomparatifs effectués par Mme Jahn sun les eaux du Nil. Le dosage optimal de Moninga
peut, scion Ia quaiité de I’eau a traiter, étre trés proche de celui de sulfate d’alumine. Mais de manière plus
générale ii est supérieur. Les consommations de sulfate d’alumine reievées dans diverses stations de
traitemcnt de Ia region en 1987 se situaient entre 19 mg/i au Mali et 100 mg/I en Mauritanie ( 35 a 70 mg/I/l
a Ouagadougou scion Ia saison). Mais aucune de ces stations n’ayant fait lobjet d’essais de traitemcnt par
Ic Moninga. on ne peut estimer Ic dosage de Moringa qui serait nécessairc, en comparaison. Mine Jahn a en
outre constaté que le rapport de conversion entne ies dosages de sulfate d’alumine et de Monnga étaient
constants pour une eau donnée, saufsi Ic degré de turbidité de l’eau était trés faibie.
12
Tableau 1
Ratios et paramétres de rendement du Moringa Oleifera
- avec 1 kg de graines: 5 m3 20 m3
Surface nécessaire par
arbre
- 3 m d’espacement 9 m2
- 5 m d’espacement 25 m2
Capacité potentielle d’une
plantation de 100 ha
- nombre d’arbres 40 000 110.000
- volume d’eau traitée
par an
- dosage moyen mini 1.300.000 m3 3 500.000 m3
- dosage moyen maxi 320.000 m3 880.000 m3
13
Mme Jahn a étudié I’influcnee de plusieurs parantétres sur Ic dosage optimal de Moringa parmi lesquebs:
Ces parainétres indiquent que. comme pour Ic sulfate d’aiumine. les dosages nécessaires en Moringa
fluctueront scion Ics saisons et seront genéralement plus iniportants au debut dc Ia saison des pluies.
L’analyse de b’eau traitée montre qu’il y a tine correlation directe entre Ic résuitat de Ia floculation et Ia
diminution de Ia pollution bactérienne. Aprés une a deux heures de décantation Ic taux de reduction des
colifonmes fécaux atteint 98 a 100 % Par ailleurs on observe que Ic traitement avec Ic Moringa OIcifera ne
change pratiquement pas Ic Ph iii Ia conductivité de b’eau. Ii y a par contre diminution de Ia concentration
d’ammoniaque. mais dans des proportions beaucoup moins importantes que dans ic ens d’un traitement a
l’alun.
Les analyses faites par Mme Jalin et d’autres chencheurs ( en particuiier Grabow, Madsen et Schlundt
Danemark) dont elle rapporte Ies résultats dans son livre ont également eu pour objet:
D’après Ics résultats de ces diverses analyses. i’utilisation du Moringa Oleifera comme floculant ne
présenterait pas de danger connu pour Ia sante.
Les experiences de Mme Jahn mettent en evidence également l’iniportance de premier ordre de i’agitation sur
Ic résultat de Ia floculation. Aussi bien Ic materiel d’agitation que Ia vitesse. La regulanité et Ia durée
d’agitation influencent fortement Ia qualite du processus de floculation. Ces essais ont toutefois
pnincipalement porte sun be materiel domestique : étude des jarres Ct misc au point d’un agitateur a ancre
simple.
14
2. 2. Essais et projets en cours
La connaissance des projets en cours est essentieilement due aux informations contenues dans les documents
élaborés par Mine Jahn.
Au Malawi. un projet d’expérimentation d’une poudre mixte d’alun et de Moringa Oleifera dans ies stations
publiqucs d’épuration de I’eau est mcné par tine équipe bnitanno- malawite.
Au Burundi, une équipe germano -burundaise a mis en place une petite unite de traitement de l’eau potable
par ie Moringa Oleifera d’une capacité de 2,5 m3 par jour qui alimente une centaine de personnes, a Ia
Faculté des Sciences Appliquées. Cette experience présente Ia particularité d’appliquer Ic coagulant a ~m
flux continuel deaux brutes.
En Indonésie, i’Institut des Etablissements Humains de Bandung déveboppe i’utilisation de petites unites
familiales d’une capacitéjournaliêre de 25 litres et d’unités collectives de 200 litres. L’eau est coagulée avec
ie Moringa Obeifera en suspension et filtrée a travers un flitre compose de graviers, sable et charbon.
L’agitation se fait manuellement.
Au Guatemala enfin. l’O.N.G. Lemat mènc un projet dc developpement de materiel de floculation
domestique.
Le bilan précédent met en evidence l’intérêt du Moringa Oleifera comme coagulant et Ies compétences
acquises par différentes équipes dans cc domaine. Le probléme central de toutes les experiences mcnées, au
moms en Afnique> reside dans Ia difficulté d’approvisionnement en graines de Moninga Oleifera en quantité
suffisante, de manière réguliere ct a des prix accessibles. Ii n’y a pas aujourd’hui de marché des graines de
Moninga pour Ia purification de l’eau.
En Afrique, i’utiiisation des graines parait relativemcnt peu répandue, si cc n’est a des fins bien particuiières
et pour des usages d’ampleur limitée semble t-iI a Ia production artisanabc d’huibe dans certaines zones ou a
Ia vents de graines comme semences pour tin marché toute étroit. Au stade actuel des investigations, on ne
sait done pas vraiment comment se procurer tine quantité importante de graines ni méme si, compte tenu de
I’arrachage des feuilles sur Ia plupart des arbres, on pourrait disposer de cette quantité. II faudrait en tout
ens explonen lcs marches du Niger oü les graines se vcndcnt ainsi que les pays, comme Ic Mali. oü I’on
fabrique l’huile de Moninga, cc qui laisse supposcn une certaine production.
Dans Ic cadre de cc dossier tine offre de prix avait été demandée a un commerçant du Senegal : dIe s’est
élevée a 3500 FCFA be kg pour Ia fourniture d’une eentaine de kgs. Dans de telles conditions I’utiiisation du
Moringa a grande écheibe est évidemment impossible. Toutefois on ne saurait s’arrêter a cc pnix qui refléte
avant tout Ia rareté de Ia demande. Ii fàut aussi soubigner que cc devis est peu comprehensible et que Ia part
des frais de transport des graines du Sénégal au Burkina est énorme. Une production locale devrait done
permettre de diminuer considérablement cc pnix.
Avec i’objectif que les étudiants de I’E.I.E.R. disposent de Moninga en quantité suffisante pour bes essais et
eompte tenu de l’impossibilité dans Ic cadre de cctte étude de démarcher les pays de in region, j’ai prospecté
tin peu les alentours de Ouagadougou Ii y a deux types d’arbres “acecssibies” au marché de graines de
.
Monnga : d’une part les arbrcs cultivés pour Ia vente des feuiiles et d’autre part des arbres abandonnés, cas
certainement plus rare. Dans Ic premier eas l’achat des graines implique l’arrCt de I’arrachage des feuilles et
done pour bes graines. au moms Ic prix de compensation: dans be deuxième ens II faut prévoir Ia main
d’oeuvre pour Ic ramassage des gousses ct accessoirement pour une surveillance réguuiere des arbres afin de
cueillir les fruits a maturité.
15
Dans les dcux ens le prix du kilo de graine scm nécessairement élevé : la vente des feuilies pourrait
rapporten de 300 a 500 FCFA pan mois et par arbre, aiors que ces arbnes ne donneront vraisembIablement
an maximum que quelques poignées de fruits et qu’iI en faut plusicurs centaines pour faire tin kilo de graine
(300 a 700 fruits pan kilo de graines).
Les arbres abandonnés oat par contre tine production intércssante de fruits jusqu’a plus d’une centaine par
-
arbre au moment de l’observation et Ia perspective de nombreux autres compte tenu de l’abondance des
fleurs. Dans cc ens Ic coCt serait constitué principalemcnt dc celui de Ia main d’oeuvre. Les arbres sont
hauts et Ia récolte doit s’effcctuen avec tine gaulc cc qui allonge singulièrement son délai par rapport aux
arbres a hauteur humaine situés dans Ies jardins maraIchers.
Le premier essai de récobte a foumi environ 200 gousses a deux personnes en près de trois quart d’heure. Le
rendement sera vraisemblament augmenté avec le temps et l’améiioration de Ia gaule. Parmi différentes
propositions pour rémunérer le travail réalisé. ii a éte retenu be pnincipe d’un prix par gousse (I FCFA), Ic
comptage des gousses étant une mesure indiscutabie. Ccci a pam, en outre, plus adapté que Ia pesée.
comptc tenu de Ia difficulté de se procurer une balance et dc Ia difference trés sensible du poids des gousses
scion leur degré de maturité. Ii est prévu que Ia récolte s’étale an moms stir quatre mois (jusqu’a fin Avnil).
II est difficile toutefois de pnévoir Ia quantité de graines de Moninga qui sera alors disponibbe.
J’ai pu achctcr également. par hasard un petit sac de graincs de Moninga a un pépiniénistc qui dit les vendre
comme semence. Dans cc ens Ic prix se négocie sans référence. Le vendeun avouant par ailleurs qu’une
poignée de graines, quantité vraisembbabbement recherchéc par Ia plupart des acquéreurs en _e de faire une
haie vive, est en fait donnée a titre gratuit.
La conservation des graines et l’évolution de Ieur pouvoin floculant avec i’ãge sont d’une importance
pnimondiaie pour Ic développement du traitement de I’eau avcc les graincs de Moringa. Ces domaines sont
pourtant trés peu explores. On sait qu’il faut des graines séches pour réabiser Ia fioculation. Mais ii semble
qu’auctme étude n’ait testé Ic pouvoir floculant scion Ic dcgre de maturité des gramnes. Mme Jahn
recommande toutefois de “cueillir les gousscs Iorsqu’ellcs sont dune couleur brun gnis, avant qu’elles ne se
fendent par dIes mémes et bibérent alors des graines trop mQres qui se gâtent vite”. Ii n’y’ aurait pns eu non
plus de recherches stir la durée et la méthode de séchage ni sun Ia duréc et Pambiance de conservation des
graines, avant et après séchage. permettant Ia meilleure conservation du pouvoir floculant.
Scion J. Audru les graines se conserveralent mal. Cependant, scion Ic C.N.S.F., stir le plan du pouvoir
germinatif on petit conserver les graines au moins pendant deux ans, cc qui est apparemment confirmé par
les observations de Mme Jahn. Mais ib n’y a pas forcément dc rapport entrc Ia conservation du pouvoir
germinatif et celle du pouvoir floculant.
Dun usage courant en milieu rural an Soudan pour purifier l’cau du Nil. l’emploi du Moringa Obeifera
comme coagulant pour l’eau de consommation bumaine ne parait guère répandu ailleurs. Queiques actions
de vulganisation ont toutefois été lancécs dans divers pays comme en Indonésie ou au Guatemala (cf. § 2.2
ci -dessus). Au Burkina, I’O. N.G. E.A.S.T. tente de vubganisen l’utilisation du Moringa OleIfera conmie
floculant dans les écoles, dans deux regions du pays. Le Bazega et be Buikiendé. Cette experience est menée
avec Ic but principal d’optimiser i’action du chiore et Ia demonstration se limite a l’effet de clarification de
l’eau par simple décantation dc I’eau additionnée de poudre de Moringa.
16
Dans Ic cadre de ses travaux au Soudan. Mine Jahn a également mcné tine experience trés approfondie de
vulganisation des propriétés flocubantes du Moringa. en milieu rural et urbain. Ses observations et
recherches ont abouti a Ia misc en forme d’un “guide pratique pour be traitement domestique et Ic stockage
de I’eau” qui constitue une base trés niche d’enseignements pour Ia conduite d’autres actions de vulgansation.
Aprés avoir passé en revue les divcrses conditions et perspectives d’impiantation de cette pratique i’ouvrage
abonde les differents aspects techniques concernant Ia culture des arbres ct les operations de traitement.
Conccrnant ces demiers les recommandations portent par exempie sun: les standards des james appropniées~
les moyens et méthodes de dosage et d’agitation, Ia preparation de Ia suspension dc Monnga, Ic déroulement
et les conditions adéquates des operations de traitement
7. Conclusions et perspectives
7. 1 Atouts du Moninga
A travers les etudes ct recherches faites, Ic Moninga Oleifera apparaIt comme une rcssource potentielle de
grand inténét pour Ia purification de I’eau, dont Ic développement pourrait en outre offrir de nombreux
atouts sun be plan de Ia sante mais aussi sur Ic plan économiquc et agro-forestier. En résumé:
- Ic Moringa Oleifera agit avec l’efficacité d’un coagulant primaire. Ii clarifie ct purifle l’eau de maniêre
comparable au sulfate d’alumine. En l’état actucl des connaissances son action ne présenterait aucun
inconvenient am danger pour Ia sante.
- ii agit sous forme d’extrait du principe actif mais aussi sous Ia fonme simple de poudre fabniquée de
maniére artisanale,
- c’est un arbre facile a cultiver et assez pen exigeant : c’est tine espèce a croissancc rapidc, qui se multiplie
facilement. qui s’adapte en zone tropicale a tine gammc vaniée de sols et de conditions climatiques, et n’exige
pas d’entretien sophistiqué.
- sa productivité potcntielle en fruits pcrmettrait qu’un a quclques arbres couvrent les besoins annuels de
flocubant pour tine famiilc rurale alimentéc par des eaux de surface, outre ses propriétés floculantes, Ic
-
17
7.2. Ordres de grandeur dun projet de développement du Moringa pour ses capacites fiocuiantes dans
les pays membres du C.1.E.H.
La misc en oeuvre d’un tel projet mobilisera a coup sQr d’iinportantes ressources aussi bien sur Ic plan
humain que sur Ic plan financier, aux divers niveaux d’ótudes et d’expériznentations. On ne saurait
valablement plaider pour l’engagement de ces ressources sans tenter d’estimer i’anipleur des interéts en
jeu. Dans Ic cadre d’une étude aussi sommaire ii n’est cependant pas possible de faire une estimation
complete et fiable. Les données disponibles pcrmettent toutefois d’apprécier quelques ordres de
grandeur relatifs d’une part aux quantités de Moringa etaux volumes financiers en jeu et d’autre part aux
poids des populations concernées.
Tableau 2
Consommations Ct prix du sulfate d’alun’iine dans les pays africains
18
Le pnix du sulfate d’alumine dans ics divers pays est trés variable. Ii depend de plusieurs factetirs: pays de
provenance, position géographique par rapport ati lieu d’arnivage du produit sun le continent africain.
marge des intermédiaires. politiqtie fiscaie des pays. En 1982/84 Ia fotirchette des pnx dti kilo s’étalait de
87FCFA en Côtedlvoire(qui bénéficiait d’un, prix particulièrement favorable)à plus dc 200 FCFA au
Congo. En 1987 les prix variaicnt de 86 FCFA au Senegal a 187 FCFA an Burkina Faso. En regle générale
Ic prix a augmenté durant cette période, mais comrne Ic montrcnt ces excmpics ccci n’est pas systématique:
au Sénégal comme au Mali le prix a baissé tandis qu’iI est resté stable ati Niger. Au Burkina par contre Ic
prix du sulfate d’altimine atteignait 249 FCFA en 1992.
Le montant des dépenses annuelles des pays membres du C.I.E.H. pour l’achat du sulfate d’altimine ne petit
être calculé précisément a partir des données disponibics : mais on peut estimer qu’il devrait se situer autour
de un a deux milliards de FCFA. Ccci recouvre évidemment de fortes disparités scion les pays. Les états
membres du C I.E.H. Les plus gros consommateurs de sulfate d’alumine - la Côte d’Ivoire, Ic Burkina Faso.
Le Niger et Ic Cameroun- consacrent chacun 100 a 200 millions de FCFA a cette dOpense chaque année.
Le coilt de rcvient du m3 d’eati traitée depend scion les pays de différents paramètres et de leur importance
respective. Ii serait intéressant de connaItre Ia part du sulfate d’aiumme dans Ia constitution des coüts. Au
Burkina Faso Ic colilt de revient du metre cube d’eau traitéc sortie usine - non compris Ies coüts de
distribution - se sittie autotir de 47 FCFA a Ouagadougou. Pour une consommation moyenne de 50w de
sulfate d’alumine par litre d’eau brute, Ia part de celui- ci dans l’ensemble des coüts dc production d’eau
s’élêverait a 12,5 FCFA par m3 soit autour de 25%. Les données disponibles pour les autres pays
permettent seulement d’appréhender la part des dépenses de sulfate dalumine par rapport an prix dc vente
de l’eati traitée : dc est très variable et se situe entre 2 % au Canieroun oti au Mali, 7 % ati Bénin ou au
Niger et près de 10% au Burkina Faso.
A partir des diverses données stir les consommations ou productions d’eau dans les pays mcmbres du
C.I.E.H. on petit grossièrcmcnt estimer que Ia production journaliére des stations de traitcment alimentees
en eati de surface ne dépasse pas 500.000 m3 globalement . En prenant pour base Ia capacitO moyenne d’un
arbre de bonne prodtictivité (on se place dans une situation favorable oü ion a pu sélectionner des variétés
de bon rendement en fruits) permettant de traiter 20 m3 d’eau par an (cf. tableau 1) on peut évaluer a
15 000 a 20 000 hectares Ia surface a planter dans Ia region (avec un espacement inter-arbre de 4 a 5
metres ) pour substituer Ic Moringa au sulfate d’alurnine.
La population globale des pays membres du C.I.E.H. se situe autour de 80 millions de personnes
aujourd’hui. Les états membres appartiennent a différentes zones agro- climatiques. Ccci implique des
dispanités importantes au niveau des facteurs determinant les zones propiccs a Ia culture du Moringa et a
son empioi pour Ic traitement de Peati tcls que les ressources en eau mobilisées et les caracténistiques des
sols et des climats.
Atissi pour évalucr les populations qui seraient a priori plus concernées par tin développement du Moringa
ii faudrait pouvoin les différencier scion différentes categories:
19
Une série d’Otudes “Evaluation bydzologique de I’Afrique sub~-saharienne”a été menOe trés rOcemment
par l’ORSTOM, SOGREAH ~ Ic BCEOM sur l’ensemble des pays du C.I.E.H.. Les donnécs dont
on dispose sont assez hétérogénes sebon bes dossiers, niais cUes permettent d’ estimer, plus on moms
approximativement suivant les pays, Ia repartition de la population scion Ies deux premieres categories
présentOe dans Ic tableau 3 ci-aprês:
Tableau 3
Repartition de Ia population des Etats Membres du CIEI-L scion les ressources en can utilisdes
En confrontant ces donnOcs avec les zones oà Ic Moringa serait cubtivO, on peut Ovaluer a
au moms 7 millions Ic nombre dc personnes du milieu rural quipourraient
-
des pays oü Ic Moringa est deja implanté et a. qui be dCveloppement de cette culture
pourrait offrir de nouveaux débouchés Oconomiques.
20
7.3. Conclusions : intérét Ct conditions du déveboppement de l’emploi du Moringa
Sous reserve des inconnues qui rOgnent dans plusieurs domaines. Les données précédemment établies
permettent de conclure que be développement du Moninga prOsenterait tin intérét a. plus d’un titre, et qti’il
serait techniquement envisageabie. Par contrc ces données sont largement insuffisantes pour en apprécier Ia
factibilitO Oconomique .Les ordres de grandeur d’un tel projet paraissent toutefois assez importants pour
qu’on investisse dans des recherches complémentaires indispensables
Les bOnOfices que les différents groupes cibles pourraient retirer de l’utilisation dti Moninga sont particuliers
a. chactin:
- pour les populations rurales (ou semi- urbaines ) captives de l’cau de surface.
l’empboi du Moringa apporterait de meilleures conditions sanitaire a. celbes qui utilisent
directement l’eau brute sans traitement et une economic dc dépenses a celles qui pratiquent
tin traitement a. b’alun,
- pour les petites collectivitOs autonomes sur icplan de l’aliinentation en eau. Le Moringa
constituerait uric ressource dont b’approvisionnement serait plus facilement planiflable et
rOabisable parce que local sinon régulier et, pour autant qu’elles disposent de terrains pour Ic
cultiver. moms onéreuse que l’alun.
- pour les grosses unites de traitement. Le Monnga prOsenterait lavantage principal de Ia
disponibilitO locale et dun meilleur contrôbe sur I’évolution des prix voire probablement a.
terme stir bes prix eux-mémes,
- pour les pays be développement de Ia culture de Moninga apporterait intérêt dun nouveau
potentiel agro-forestier et économique pour les populations rurales et semi-urbaines. outre
l’ensembbe des intéréts directement biOs a Ia substitution du sulfate dalumine.
Face a ces objectifs cibbes. Les contraintes actuciles entravant be développement de l’empioi du Moringa
comme floculant sont d’ordres différents:
-pour be traitement de b’eau au niveau domestique et dans les petites stations des
colbectivités les contraintes principales resident d’une part dans Ia vulgarisation des
mOthodes adéquates de coagulation de l’eau brute avec be Moninga et d’autre part dans
l’insuffisance des certitudes sur les conditions de succès de Ia culture du Monnga et de
rendement optimum en fruits. En particulier Ia perspective dune utilisation multiple des
arbres qui est a Ia fois réaliste et souhaitable. se heurte aux inconnues relatives aux
capacitOs de production diversiflOe ( feuilbes. fruits) des arbres.
-pour be traitement de l’eau a Ochelle industrielle. en l’état actuel des connaissances.
trois principaux facteurs bloquent toute decision en faveur de l’utilisation du Moringa
comme fioctilant:
- l’indisponibilité actuelbe de graines stir be marchO : d’usage limité en Afrique
Occidentale et Centrale, bes graines sont difficiles a trouver. L’absence d’études
concernant les rendements potentiels et l’Otendue des zones propices a. cette culture
dans Ia region rend difficile toute hypothèse stir les perspectives de production.
L’indisponibilité de stocks suffisants stir be marché a empéchO tout essai de
traitement en grand,
- l’inconnuc sur Ic plan financier: corollaire de Ia contrainte précOdente. Les graines
n’ont pas de prix. Les diffOrentes mOthodes de calcul reviennent toutes a Ia
conclusion d’un coüt supOrieun au sulfate d’alumine,
21
- les incertitudes concernant Ic stockage et Ia conservation des grames : on ne
sait pas aujourd’hui si Ia graine et son pouvoir floculant se conservent et encore
moms comment et combien de temps ceba serait possible . Ccci ajoutO aux
inconnues concernant les rythmes et quantités de production de fruits
compliquent singulièrement toute planification.
— En outre, l’adaptabilitO du materiel de floculation courant au Moringa n’a pas ete
Otudiée et créc donc tine certaine incertitude stir Ia factibilitO technique dc Ia floculation
a. grande Ochelbe.
Ces contraintes tiennent principalement, a Iheure actuelle, a. l’insufflsance des recherches. Elles ne sont
donc pas insurmontables a priori.
On petit conclure qu’aucun projet sérieux de dOveboppement du Moringa Obeifera ne petit être engage
sur la base des donnOes actuellement disponibles, celles-ci Otant largement insuffisantes pour juger de
la factibilitO d’un tel projet. Toutefois les experiences diverses qui ont Oté menées sur Ic pouvoir
floculant et bes conditions de sa culture invitent a poursuivre les recherches en vue de I’exploitation des
atouts rOds de cette plantc.
22
1.1.1. iNVESTIGATIONS COMPLEMENTAIRES A MENER
1. PrOambube
Les propositions qui suivent ont pour objectifs essentiels d’amOliorer les connaissances indispensables et de
mesurer lampleur des contraintes OvoquOes. Ii s’agit d’une étape nOcessaire mais non suffisante pour une
utilisation optimale du Moringa.
Il faut en effet souligner que le sOminaire- atelier tenu en Octobre 1 990 a Ouagadougou a abouti a Ia
definition d’un programme complet d’activitOs a. mener sur quatre ans pour parvenir a l’objectif global de
“l’utilisation optimabe d’une plante a usages
multiples ( cf annexe 6 ). Cette reunion a rassemblO des personnalitOs compOtentes dans les divers
domaines agro-forestier, ethnobotanique. santO.
-
vubgarisation. traitement de Peau. On pent considOrer, deux ans aprés. que cc travail reste pleinement
d’actualitO et quib constitue Ia base d’une programmation optimum pour atteindre I’objectifflxO.
Les propositions fäites id ne remettent nullement en cause be travail qui a alors etO fait et qui prOvoit des
moyens financiers et en personnebs nécessaires a Ia conduite de ces recherches approfondies. dans de bonnes
conditions. Lobjectif ici est
beaucoup plus modeste ; il vise Ia reactivation de ce dossier, Les propositions ci-dessous forment ainsi tin
programme d’investigations minimales qui devrait être considOré comme une premiere phase de recherches
prOliminaires. Au terme de cettc phase on
devrait pouvoir discuter sur de bonncs bases de Ia viabilité. sur divers plans. du Moringa Oleifera comme
produit de traitement de l’eau voire pour d’autres usages et ainsi orienter les recherches plus approfondies
qtii s’avOreront nOcessaires et qui
nOcessiteront trés probablement des moyens plus importants.
Le séminaire de Otiagadougoti a montrO qu’il y a au Burkina Faso Ies personnalités et des structures d’appui
ayant Pensemble des compOtences requises pour mener a. bien ces investigations. Le programme présenté ici.
dont Ia preparation a largement bénéflciO de I’aide des personnes rencontrées. est ainsi concu dans l’idOe qu’iI
serait principalement rOalisé au Burkina- Faso et, autant que possible. dans Ic cadre des experiences déjà
engagées stir Ic Moringa.
Quatre axes principaux de recherches a mener prioritairement se dOgagent du bilan des connaissances
précOdemment Otabli. lbs concernent:
2. 1 Culture du Moringa
.
a! Objectif principal
L’objectif fixO pour cc stade de recherches préliminaires est de determiner les conditions appropriOes pour
un rcndement optimal des Moringa et particulièrement pour tine production optimale de fruits, dans les pays
de la region.
23
Ces recherches devraientpermettre
de préciser les techniques culttirales les plus performantes du point de vue de Ia
-
production fruitière,
d’analyser les capacités de vulgarisation de ces techniques,
-
d’identifler les caractéristiques des zones de Ia region qui seraient les plus adaptées
-
b/ Contenu
Compte tenu du bilan des connaissances qui a pu étre dressé, les points suivants devraient étre
particulièrement traitOs:
-amelioration gOnOrale des connaissances concernant Ia phOnologic de l’arbre,
- Ia production de fruits : rendement potentieb et qualité de Ia production, repartition au
cours de I’anriOe,évolution en fonction de l’âge de I’arbre
-facteurs influençant Ia production de fruits et, en particulier bcs conditions d’entretien
et de taille,
- possibilité d’usages multiples : effet de l’utilisation des feuilles ou d’autres parties de
I’arbre sur Ia production de fruits et rOciproquement,
-méthodes dc semences et de culture les plus appropriées dans les pays de Ia region en
fonction des caractéristiques du sob et des conditions agro-climatiques mais aussi en
tenant compte de Ia capacitO de vulgarisation,
- interét agro-forestier de l’arbre et impact écobogique prévisible de son extension,
-importance de Ia variabilité genOtique.
II serait sotihaitable avant I’engagement de ces recherches, de mener une enquéte bibliographique plus
approfondie et de consubter autant que possible les chercheurs identifies travaillant sur Ic sujet dans
d’autres pays, pour dOfinir plus précisOment les recherches a conduire prioritairement sur ces aspects.
organismes travaillent deja stir Ic Moringa ; be premier prepare et commercialise des semences de
Moringa, Ic second étudie Ic Moringa pour son aptitude a former des haies vives et fait des essais de
provenance. Pour Pun comme pour l’autre Ic Moringa n’est pas tin axe prioritaire de recherches. Mais
ils pourraient sans doute contribuer par Ieurs observations a. cc programme de recherches. Toutefois il
faut souligner Pexistence dun projet élaborO par Monsieur G.L. Ouedraogo du C.N.S.F., qui figure
dans son intégralitO en annexe ~ a cc rapport et qui devrait être prochainement soumis a. Ia cooperation
néerlandaise pour financement. Ce projet vise une recherche très pousséc dans Ic domaine do
PamOlioration gOnétique et comprend en outre lOtude de Ia conservation des graines et de leurs pouvoirs
germinatif ct floculant. Son financement serait Ovidemment dun trés grand intOrét.
24
2.2 Vulgarisation do Ia culture du Moringa et de son utilisation pour Ia purification de I’eau
2.2.1 Orientations des investigations
a! Ojectif principal
L’objectif principal des investigations qui seraient menOcs dans cc domaine consiste a l’appréciation des
chances do succès de l’introduction du Moringa comme produit de floculation de l’eau brute et aux
conditions a. rOunir pour cIa.
b/ Contenu
Dans cette premiere phase d’Otudes, ii s’agit d’analyser Ia factibilité et les conditions essentielles dun
programme de vulgarisation de l’utilisation du Moringa. Pour cela, on devrait, a travers les
informations disponibles etiou en menant quelques enquétes en milieu rural et Ic ens OchOant en milieu
pen- urbain, Otudier les aspects suivants:
-Ia sensibilité des populations a. l’eau potable,
- los connaissances, pratiques et usages relatifs au Moringa,
- Popportunité do dOvebopper un usage multiple du Moringa,
-l’interêt et Ia factibilitO de Ia creation de revenus complémentaires a partir des produ its
du Moringa,
-les consommations d’cau pour les divers usages familiaux,
-les modes et matOriels de puisage,transport et stockage de Peau pour Ia consommation
hunaaine,
-les bosoms en floculant (populations concernOes, volume d’eau a. traiter),
-los conditions essentielles do rOussite de I’introduction du Moringa pour Ic traitement
de Peau,
-les zones potentielbes do dOveloppement de Ia culture de Moringa compte tenu de ces
divers aspects.
25
2.3. Approvisionnement en graines
alobjectif principal
Le sujet do b’approvisionnement en graines do Moringa pour Ic traitement do I’oau est pratiquement
inexplorO. Il est done a priori vaste et recouvre do nombreux aspects. L’objectifprincipal a cc stade détudes
prOliminaires vise l’évaluation du taux actuel do couverture des bosoms potentiels en Moringa des stations
do traitement do Ia region et I’estimation des prix qui pourraient étro nOgociés. Ii s’agit ainsi do recherches
d’tin intOrét ~ rebativement cotirt terme mais qui sont indispensables pour apprOcier la factibilitO d’un projet
de développement du Moringa.
b/ Contenu
Indissociables des rechorches qui seront menOes stir Ia culture des Moringa, les etudes devraicnt porter sur
bes points suivants:
usages des graines et ressources dOgagOds,
-
étude do Ia structure des prix des diffOrents produ its du Moringa pratiquOs dans los pays
-
do Ia region,
marchO potentiel des graines et produits du Moringa dans la region et ailleurs.
-
los stations.
Lors du séminaire do Ouagadougou ii avait etO indiquO que ces Otudes seraient menOes par le C.I.E.H.
II fhtidrait Ogalement voir dans quelle mesure tine telle étude pourrait faire l’objet dun travail do rocherches
d’Otudiants en sciences Oconomiques, par exemple. Ces rochorches devront êtro menées dans les divers pays
de Ia region oü ii y a commercialisation des graines ot autres produits du Mormga, comme lo Mali, be Niger,
be SOnégal, Ic Togo et be Burkina- Faso (et probablement darts d’autres pays a. identifier).
a!Objectifprincipal
Les essais et analyses proposes ici visent les aspects techniques d’une étude do factibilitO d’un projet do
développement du Moringa pour be traitement do l’eau. us s’attachent pnncipalement a. tester les capacitOs
floculantos du Moringa Oleifera sur les eaux do Ia region, a. POchelle d’une station do traitement de beau
potable et a. étudier I’adaptabilitO au Moringa du materiel couramment utilisO pour Ic sulfate d’alumino,
26
b/Contenu
Les recherches et essais atix capacitOs floculants du Moringa Oleifera qu’il ost propose de réaliser dans be
cadre de cc programme prOliminaire font l’objet d’une presentation dOtaillée clans le chapitre IV ci- après.
En rOsumé, les recherches portoront stir les aspects suivants:
-tests en laboratoire:
-OtudeduprocesstisdedOcantationdel’eaufloculOeavecleMoringaoleifera en
simulateur vertical,
-recherche de Ia preparation de Moringa 0. La plus performante,
étude des dosages et des plages d’efficacitO optimum du Moringa 0. en fonction des
caractOristiques do I’eau brute,
-analyses de la qualitO bactOriologique do I’eau traitéc solon les dosages et Ia qualité do
Peau brute.
-analyse des boues et du risque de recontamination do l’eau traitOe,
-evolution de Ia qualitO de l’eau traitOe en fonction de Ia durOe ot des conditions de
stockage,
-comparaison do l’efficacitO dii principe floculant solon diverses caractOristiques et
provenances des graines.
-étude des conditions optimales de conservation du pouvoir fioculant des graines.
-essais de floculation dOcantation en stations:
-
Ces essais et analyses devraient être realises clans le cadre d’un mOmoire do fin d’éthdes d’un (ou do deux)
étudiant(s) do l’E.I.E.R. Il bOnOficiera do l’encadrement d’un professeur do PE.I.E.R. ot do Pappui du
personnel technique du laboratoire de I’E.I.E.R. et des stations de traitement do l’O.N.E A.
Toutefois en cc qui conceme l’Ottide des conditions optimabes de conservation du potivoir floculant. Ic délai
imparti aux travaux des étudiants sera vraisemblablement trop court pour une recherche suffisammont
poussOe. II fàudra alors identifier d’autres intervenants car cot aspect est essentiel ~ Otudier.
2.5. Financement
Un devis estimatif des coCts des essais et analyses a rOalisor dans Ic cadre de FE. 1 .E.R. est présentO au
chapitre IV ci-après. Le calcul dos coüts des autres investigations nOcessiterait do fixer précisément les
ressources humaines a mettre en oeuvre et
les délais et moyens a. consacrer aux diverses etudes cc qui est plus do Ia competence des spécialistes ot lou
des personnes oti organismes qui pourraient s’investir sur ces recherches. On peut totitefois signaler parmi
los institutions susceptibles d’étre
intéressées par une participation financière a. ccs rocherches Ia Cooperation Française be Programme, be
Programme do SolidairitO Eau, Ia G.T.Z.. les Pays Bas (par be canal du C.N.S.F.), bes organismes de
promotion de Ia recherche tel be C.R.D. 1. ou encore certaines
O.N.G. comme Eau Vive présente au Burkina clans be secteur do l’eati potable.
27
IV. TENEUR ET DEWS DES ESSAIS
2. Conditions de rOalisation
L’ensembbo des essais et analyses dont ii ost question ici sont proposes comme composanto d’tin
programme do stage tel quo los étudiants do l’E.I.E.R. (Ecobe Inter-Etats d’IngOnieurs de PEquipement
Rural Ouagadougou )ont en rOaliser au cours do beurs etudes. II serait effectuO sous Ia conduite et
- ~.
3.1 PrOambtile
Los ossais en station sont soumis a. Ia contrainte majouro du volume do Moringa dont on pourra
disposer. La contrainto financiOre en est tine autro. Cependant, cetto contrainte n’est ni clairement flxée
ni certaine. Ainsi II est propose ici un programme dOpassant tin peu ces contraintes mais dont los
rOsultats pourraiont contribuer do manièro petit Otre decisive a. b’utilisation du Moringa commo floculant
ou qui en tout cas permettra d’étabbir tin programme d’etudos complOmentaires fondOes stir une base
solide cc qui,en cc qui concerno tine utilisation a. grande échelle, manquo sérleusement aujourd~hui.
Los essais soront effectuOs avec do Ia poudre de Moringa brut. Bien quo Ic procOdO d’extraction du
principe actif soit mis au point, ii ntest effectivement pas envisageabbo d’en produire clans be cadre do
ces essais.
station do grando onvergure tels qu’ils ont Oté recommandés mais jamais realises a
notre connaissance,
28
- Ia station do I’ONEA a. Koudougou qui est une petite station do tailbe plus procho des
potites unites rurales telles quo cellos dont disposent certaines colbectivités, OquipOe
de materiel pou sophistiqué, qui présenterait l’avantage d’étudier Padaptabilité de ce
materiel au Moringa. En outre sa capacitO beaucoup plus faibbe permettrait, si Pon
dispose d’assoz de Moringa,de rOpOter plusieurs fois los essais do floculation et do
faire des comparaisons solon les conditions du traitement appliqué.
La station do l’E.I. E. R ne dispose pas d’un système de floculation dOcantation. On no pout done pas
-
envisager d’essais grandeur nature. Mais il ost propose d’utiliser be cadre do cette station et son
Oquipement pour effectuer des simulations do décantation en cobonnes. Par ailleurs cette station dispose
d’un laboratoire bien OquipO qui sera mis largement a. profit pour los recherches et analyses relatives
aux conditions d’utilisation du Moringa.
Ii sorait int&ossant do faire des essais comparatifs ave au moms deux types do décanteur diffOronts
afin do tester d’uno part los méthodos d’agitation, qui solon les Otudos précOdentes se révébont d’une
grande importance et d’autro part des systèmes do décantation différents. Pour los raisons
prOcOdemment évoquOes ii ost propose d’utiliser pour los ossais be dOcanteur statiquo ( agitation a
Ocoubomont gravitaire ot décantation horizontabo )et be dOcantour accelerator (agitation mecanique avec
recirculation des boues). Ces types de décanteur no sont pas aussi performants, en gOnéral,que les
dOcantours pulsator mais cos derniers requièront un volume trop important d’eau pour quo Pon puisso
envisager do los utilisor clans cette phase d’étudos prOliminairos.
Le Moringa en poudre pourra être verse dans une des doux cuvos utilisées habituelbement pour Ic
sulfate d’ahtimine, prOalablement vidée et bien nettoyOe, puis il sera injectO dans be circuit d’eau brute ati
moyen d’une des trois pompes doseuses. Chaque filière pouvant Otro utilisOe indépendamment, los essais
devraient pouvoir se dOrouber sans perturber be fonctionnoment normal de Ia station.
29
4.2 Durée des essais
Pour los memos raisons quo précOdommont Ia durée des essais dovra être limitOe au strict minimum
nécossaire a. Ia production do résultats expboitables.
En cc qui concerno be décanteur statique tine durOe do test de b’ordre do deux heures (correspondant a.
deux fois be temps do sOjour moyon do l’cau dans be dOcanteur ) devrait être suffisante pour tine
appreciation correcto de l’cfficacitO de cc type do dOcanteur appliqué au Moringa. Par contre, Ia
neccssite d’analyser l’eau traitéc dans los conditions optima do décantation dans be système a. acélérator,
oblige a. attendro Ia formation du voile do boue. Ccci signifie qu’il faudrait prOvoir tin minimum do dix
heures d’ossai.
- turbiditO,
-pH,
- matières on suspension, matières [Link],
- T.A.C.,
- matièro minOrabe,
- analyse bactOriologique,
- essais gustatifs et d’odeur,
30
Toutefois le projet d’essais dans cette station a OtO formO stir Ia base des informations techniques
dispombies a Ouagadotigou ; ii fatidrait done verifier lour faisabilité atissi bien sue le plan technique
qu’administratif. Les essais et analyses qui y seraiont realises sont do memo nature quo cetix qui sont
proposes pour Ia station do Ouagadougou. Cependant cette station no dispose pas d’equipement do
contrôle de Ia quabitO bactOriologique et il faudrait pouvoir disposer lors des essais au moms d’un kit
d’analysos comme ceux dont dispose l’O.N.G. EAST ou autre.
Los experiences proposOcs ici so basent sur ies informations rccueiblies dans le cadre do cette étude stir
los rechorches faites (oti en cours de rOalisation ) stir Ic pouvoir fioculant du Moringa. Il serait
nOcessaire darts un premier temps de parfaire los connaissancos a. cc propos un travail bibliographique
-
devrait utilement completer cette étude sommairo ot d’essayer d’avoir plus do renseignements sur les
-
essais effecttiOs, notamment stir los essais en station an Burundi, au Malawi ou ailleurs (cf. § 1.1. 2.2.
Essais et projets en cours ).
Sotis reserve des conclusions do ces investigations, los recherches et experiences a. moner clans lo cadre
du stage d’un éttidiant do i’E.I.E.R. pourraient porter stir:
- preparation de Ia poudre do Moringa : méthodes et materiel do broyage. On pourrait
tester des mOthodes et materiel adaptés a tin usage domestique d’unc part et a. une
titilisation a. l’Ochelbo dune petite station, d’atitre part,
- presentation du produit pour uno efficacitO optimum ot be moilletir fonctionnement dii
materiel do dosage,agitation et floctibation couramment utilisé,
- dosage optimum, plage do variation do cc dosage en fonction des caractOristiques de
l’eati brute,
- comparaison do I’efficacitO du principe fioculant solon diverses caractOristiques des
graines - age, humiditO,tailc,origine dos graines - et scion los techniques et durOe do
dessication, do conservation ot do stockage....
- efficacitO et limitos d’utilisation du Moringa (tableau des dosages et du rendement en
fonction des caractOristiques do l’eati brute -tellos que turbidité, temperature,
composition minérabogique et ioniquc, tailie moyenne des particules....),
caractOristiquos bactOriologiques do beau traitée scion cellos do l’eau brute ot solon los
dosages do Moringa,
- méthodes,durée ot ambiance de conservation des graines ot du principo floculant,
Par ailleurs on potirrait charger le stagiaire d’éttidier clans queUe mesure los matériels do dosage,
agitation et floculation couraniment utilisOs -de prOfOrence parmi los moms sophistiqués - pourraient
convenir ou Otre adaptOs au Moringa.
Compte tenu des moyens matOriebs dont dispose le laboratoire do l’E.I.E.R. on pourrait mener ces
recherches par des tests au Jar Test pour cc qui des essais do floculation. La décantation pourrait étre
simulée par des tests en cobonne do doux types:
- clans des colonnes de dOcantation statiquc verticale. Dos prélèvements a. diverses
hauteurs permettront d’Ottidier be processus do dOcantation ot d’analyser l’adaptabilitO
du materiel do dOcantation statiquo, vertical ou horizontal courammentutilisé,
- en alimentation pulsOe sur petite colonne, pour simuler Ia dOcantation par pulsator,
Ce deuxièmo type do tests sera d’autant plus intOressant qu’ii devrait pormettre d’analyser le
comportement des floes do Moringa et Ia cohesion de la boue.
Ces tests pormettront d’une part do preparer les essais qui soront realises dans los stations de
1’O.N.E.A. et d’atitre part do completer los observations qui seront faites lors de ces ossais.
En otitre los essais de floculation en laboratoire devront permettre d’analyser Ia qualitO de i’eau traitOe,
afin do savoir si I’eau qui sorait traitOe clans los stations do 1’O.N.E.A. pourrait être oti non distribuOe et
d’envisager los operations dans ces stations en consequence.
31
7. Devis des essais et analyses
Los essais a Ia station de I’O.N.E.A. a Ouagadougou seront gros consommateurs do Moringa. Compte
tenu do l’incertitude concernant l’approvisionnement en Moringa au moment do Ia preparation de cc
dossier, II est prOsentO ci- après deux variantes, l’une prOvoyant Ia rOalisation do l’ensemble des essais
proposes et souhaitable, l’autre no comprenant quo los essais ave be décanteur statiquo.
II ost aussi envisagoable do diffOrer l’ensemble des essais a. Ia station de Ouagadougou jusqu’à FannOe
suivante, le temps que bes circuits d’approvisionnement soit OtudiOs . Los essais a. Koudougou et les tests
a 1’E.I.E.R. constituent deja en eux memos une base solide d’investigations, dont on devrait pouvoir
tirer des enseignements enrichissants pour Ia poursuitc des recherches et Ia prise en compte du Moringa
comme floculant potcntiel.
* Station KOUDOUGOU
(20 m3/h - 2*5 h d’essais) 30kg 60.000
* Recherches a. l’E.I.E.R. 20kg 40.000
____________
dOcanteur statique
- 900 m3 163.800
(500 m3 pour remplissage
+ 200 m3/h 2 heures d’essais)
-
dOcanteur acc~l~rateur
- 2000 m3 364.000
(200 m3/h 10 h d’essais)
-
* Station KOUDOUGOU
32
• Réactifs/Produits d’analyse Forfait 200.000
Sous-Total 1.789.200
TOTAL 1.970.000
• Ia nécessité de remplir IC décanteur statique avec de beau flocubéc oblige I prCvoir une
consommation de Monnga correspondant, ëventuellement,au dosage maximum. Solon be dosage qui
sera effectivement nécessaire, be processus de décantation pourra être observe pendant une a 10
heures
2 los essais avec Ic décanteur pubsateur no seraient entrepris que sib s’avère que Ic dosage optimal de
Moringa par m3 ne dépasse pas 100 g/m3
33
Varianto 1: sans essai ave décantour acc~l~ratour
Coüt total
en FCFA
300.000
200.000
200.000
90.000
materiel do floculation - décantation [Link]é 50.000
65.000
Sous-Totab 915,000
TOTAL 1.006.500
34
V. CONCLUSIONS
L’ensemble dos etudes proposécs ici devrait permettre do discuter do Ia viabilité d’un projet do
developpement du Moringa en répondant aux questions centrales suivantos:
- quolle serait Ia nature et Pampbeur des aménagements a prévoir dans los stations do
traitoment classique en cas d’utibisation dti Moringa?
- Ia vubgarisation en milieu rural do Ia fboculation par be Moringa ot do sa culture Est ebb
opportune ? est -dIe realisable?
- quels avantages annexes sur be plan écononiique ot agro- forestier Pextension do Ia culture
Si los perspectives d’tin tel projot apparaissont favorables lb sora ensuite indispensable d’approfondir les
rechercbies stir un certain nombre de points avant denvisager Ia phase opérationnelbe. En effet los
investigations precédemment recommandées
relèguent, par souci do phasage des recherches~pbusieurs aspects en deuxième phase d’étudos, co qui no beur
confere pas moms d’importance pour autant.
Parmi ces aspects. on peut d’ores et deja.. compter:
sulfate d’alumine.
- l’éttide des avantages socio- economiques du déveboppement do l’utilisation ot de Ia culture
du Moringa.
- b’anabyse dos implications sur be plan agro-forestier et écobogique du developpemont du
35
LISTE DES ANNEXES
36
ANNEXE 1
37
LISTE DES DOCUMENTS CONSULTES
~, Différents robes des coagubants naturebs dans Ia clarification traditionneble do I’eau, clans los
technologies appropriées a. usage domestique ot dans los installations communabes d’épuration -
S.A.A. Jahn- Projet do purification de l’eau (G.T.Z. ) - Annéc ? -
* Aperçu cthnobotanique sur los espéces do Moringa clans be monde A. de Saint Sauveur - -
clones ot culture des Moringas Annuels a courts tige - S.A.A. Jahn - Année ? -
* Empboi des coagubants naturels pour Ia purification do b’eau potable en milieu rural - Rechorches
effectuées au Soudan et guide pour de nouveaux projots S.A.A. Jahn (G.T.Z. ) 1989 - - -
* Etude du pouvoir floculant dos graines do Moringacées - Université do Paris Sud - Centre d’études
pharmaceutiques do Chatenay Malabry Syndicat des eatix d’Ile de France - Anjou Recherche
- -
1988/ 1989 -
* Le Ben Aibé (Moringa Obeifera Lam.) et ses espOces voisines Des arbres et arbustes a usages -
multiples - J. Audru Instittit d’Elevago ot do Médeinc Vétérinaire des Pays Tropicaux 1988 -
- -
F.S.E.G. de b’Université du Bénin et G.T.Z. stir Ia graine de Moringa - 22 au 31 Mars 1990 - Lome-
* Séminaire national sur be Moringa Oloifera - Réstibtats du seminaire et conclusion do Ia table rondo -
Lome Mars 1990-
-
* Atebier ZOPP Ill Planification do projets par objectifs du 9 au 11 Octobre 1990 a Ouagadougou,
-
Burkina Faso - Projet : Programme Moringa - Utibisation des graines do Moringa dans be traitement
do l’eati potable ot favoriser be déveboppement rural - Cologne - Novembre 1990 Renate A. Pasch - -
* Analyse critique des procédCs de traitement d’eau potable en Afrique Centrale et Occidentale -
* Proposition d’intervention du CERLAB pour Ia reherche d’un procédé de fabrication d’un coagulant
pour Ia décantation do b’eau brute a. partir do végétaux poussant sur Ic continent africain
* Projct d’cxpérimentation et do suivi de Ia production grainière do Moringa Obeifera et do quelques
espèces voisinos - 27/2/1989 Auteur ? - -
* Rehercho d’un procédé do fabrication d’un coagulant pour ba décantation de Peau brute I partir do
végétaux poussant sur be continent africain Proposition d’étude Auteur ? - Annee ?-
- -
* Utilisation des coagubants naturels et des méthodes ébectro-chimiques pour Ia clarification des eaux -
38
ANNEXE 2
LISTE DES PERSONNES RENCONTREES
39
LISTE DES PERSONNES RENCONTREES
IRBET
M. D. DEPOMMIER
M. 0. BOGNOUNOU
C.N.S.F.
M. [Link]
O.N.E.A.
M. A. PARE
MME TRAORE
M. BOLY
C.R.E.P.A.
M. TOUNKARA
E.I.E.R.
M. J.A. FABY
E.T.S.H.E.R.
M. J.M. BARBIER
E.A.S.T
MME V. MASURE
M. Y. FRADELLES
M. F. HELOIRE
M. B. THALAMY
40
ANNEXE 3
41
Compte rendu de Ia visite effectuée le 11 décembre 1992
clans les jardins potagers près du barrage de Ouagadougou
J’ai effectué une visite clans les jardins potagers situés sur les bords du canal le long du barrage n’ 3 de
Ouagadougou accompagnée d’un des pépiniéristes iniplantés le long de Ia route. J’ai vu beaucoup d’arbres
Moringa Oleifera a des stades divers de développement et dans des états variables. Tous les arbres
rencontrés étaient implantés de manière diffuse (espacement d’au moms 3m géneralement) le plus souvent
au milieu des parterres de salade.
Nombre d’arbres vus: plusieurs dizaines.
Taille des arbres: variable selon age et coupes, de moms d’un metre a autour de cinq metres.
Epaisseur des troncs: d’environ un cm de diamêtre a 10 cms : Ia personne interviewee a indiqué que Ion
pouvait rencontrer des arbres gros comme le vieux papayer sur place soit des arbres d’un diarnètre d’environ
20à25 cm.
Age des arbres : selon informations recueillies auprés d’un propriétaire :de six mois ~ plus de trois ans ; au
deJa les arbres ne donneraient plus de bonnes feuilles ; on les arrache et on replante régulièrement des
graines.
Croissance des arbres: trés rapide selon toutes les personnes interrogées; un arbre qui aurait été planté a Ia
demière saison des pluies (soit d’un age de l’ordre de cinq a six mois ) mesure 2,5 m de haut et a un tronc
d’environ 1cm de diamétre.
Stade de floraisonlfructifcation observe: variable, vu un arbre avec deux gousses vertes de taille distincte
(de l’ordre de 20 cm jusqu’à près de 35 cm) tandis que d’autres étaient en fleurs ouvertes, d’autres en voie de
floraison et d’autres encore sans fleurs ni fruits.
Floraison: sur les arbres en fleurs observes ii m’a semblé que les fleurs étaient inégalement réparties sur
l’arbre. plutôt situées vers le haut de I’arbre.
Epoque de fructification : selon les renseignements de deux personnes Ia fructification s’étendrait sur
plusieurs mois : pour l’une Ia fructification se situe autour de Décembre (de Novembre a. Janvier) pour
l’autre autour de Février ( de Janvier a Mars).
Durée de maturation des fruits : selon une personne Ia maturation durerait environ trois mois.
Production et récolte de fruits : sur les dizaines d’arbres que j’ai vus je n’ai observe que deux fruits ; les
fruits ne paraissent être récoltés que pour Ia multiplication par semis.
Durée de conservation des graines mGres: sur Parbre : imprécis mais plusieurs semaines voire peut-étre
plusieurs mois ( Ia personne interrogéc ne récolte les fruits que quand elle veut planter des arbres )
récoltées : réponse imprecise mais ii se pourrait que les graines plantées cc jour aient été récoltées la saison
dernière.
Nombre de fructifications par an: une selon Ia personne interviewee.
Utilisation des arbres: les feuilles sont vendues pour faire Ia sauce de couscous. rapport assez limité semble
t-il (juste pour acheter Ia cola pour le vieux).
Compatibilité de divers usages de l’arbre: Ia personne interrogéc a catégoriquement impute Ia rareté des
fruits produits a Ia cueillette des feuilles: Pobservation d’une branche prélevée sur un arbre en fleurs (par Ia
personne tel qu’eIIe le fait probablement quand elle les vend) confirmerait cette explication des lors que les
jeunes feuilles sont de préférence consommées; ii semble en effet presque impossible de cueillir les feuilles
sans les fleurs.
Tous les arbres vus étaient situés au milieu de plate-bandes de salade ou de carottes. La personne interrogée
a indiqué qu’elIe arrachait Ies arbres quand ils devenaient trop gros :ils Ia génent pour cultiver.
Etat des arbres: variable; les arbres de Ia personne avec qui j’ai pu discuter étaient en fait parmi ceux a
l’aspect Ie moins sam; sinon d’autres arbres présentaient un développement plus harmonieux, plus touffu y
compris des arbres dont I’épaisseur du tronc indiquait un age de plusieurs années. Entretien des arbres: Ia
plupart des arbres un peu toufFus rencontrés étaient des arbres coupés au pied ou a. un a deux metres de
hauteur. Les arbres plantés doivent étre bien arrosés pour bien pousser.
Méthode de multiplication: Ia personne interviewee a planté devant moi des graines en les enfonçant
légèrement avec son doigt. Elle a aussi semé a. Ia volée d’autres graines et dit que certains des pieds se
développent a partir des graines tombées des arbres. Elle dit semer n’importe quand dans i’année.
42
Compte rendu de Ia visite effectuée be 12 Décembre 1992
dans los jardins potagers de Paspanga (socteur 12 derriere Ia station de I’ONEA)
Yai Pu rencontrer trois personnes Maadi. Victor et Paul ayant dos arbres de Moringa. Dans l’ensemble
- -
ces arbres m’ont paru nettement plus productifs et do déveboppement assez harmonieux. égabement
implantés do maniêre diffuse an milieu des salades. Les personnes interrogécs cc jour comme cebles
rencontrées Ia veilbe ne s’intéressent pas aux fruits si cc n’est pour planter de temps I autre des graines.
Ebles savont amsi peu de choses sur Ia ou les période(s) de fructification et quantité de fruits.
43
Floraison: los fleurs sont be plus généralement situées vers be haut de I’arbro
Epoque de fructification : Ia pbupart des arbres vus cc jour auront~des fruits a partir do fin Décembre:
j’ignorc s’ils en ont déjà eus cette saison. I) apparalt en tout cas que Ia fructification est étalée sur plusieurs
mois, peut être d’Octobre ou NovembrejusquI Février -Mars. Scion plusicurs personnes interrogées en fin
do saison séche ii n’y aurait plus de fructiflcation.
Etat des arbres: I’apparence des arbres ost variable, de chétif I relativoment touffu.. La pltipart des arbres
sont coupés a. divorsos hauteurs (pour faire pousser les feuilles ). Los arbres vus cc jour paraissaient
ndaxunoins en meilbeur état quo ceux vus Ia voile. La plupart do ces arbres n’avaient pas (encore?) été
coupés deptiis Ia dernière saison des pluies.
Entretien des arbres: los personnes interrogées, coupent les arbres pour avoir do jeunos feuilles en quantité
mais dies no coupontpas chaque année los arbres et pensent quo Ia coupe trop fréquente abIme les arbres.
Utilisation dos arbres: récolte des feuilbos pour consommation propre pour Ia sauce do cotiscous et vento aux
voisins.
Moumouni chez qui j’ai effectué ma premiere visite do terrain et avec qui j’ai réaiisé les premiers essais do
floculation. m’a emmenéc dans tin do SOS jardins (a Pabandon semble t-ib ) oü ii se souvenait avoir planté
des arbres il y a bongtemps.
Ii y a là effectivement plusieurs arbres, hauts, pbeins de flours et do fruits qui ne paraissent pas expboités.
Ce sont les arbres les plus hauts et los plus foumis en fruits quo j’ai vus au cotirs de mes visites. Ccci est
pout-étre dü a. l’état d’abandon des arbres qui, do cc fàit, no sont pas expboités ni taillés pour augmenter Ia
production de feuilles. cc qui
inévitablement ddtruit les fleurs ot done los fruits et conduit, sembbe t-il, I préférer planter do nouveaux
arbres plutôt que do laisser se ddvebopper bes arbres ati delà de quelques années. 11 faut souligner a cc
propos quo los arbres vus cc jour
présentaiont daris l’ensemble un fouilbage moins développé quo los jeunes arbres rencontrés précddemment.
On a tin peu be sentiment en voyant ces arbres quo Ia floraison etlou Ia fructification en abondance limite(nt)
Ia production do feuilles.
Parmi bes nombreuses gousses portdes par ces arbres une part iniportante étaient déjà d’un gris foncé, sèches
ot ouvertes tout en restant encore sur I’arbre. Un prélévement do quebques tines a montré des graines pour Ia
plupart rabougries, Vintérieur do Ia gousse présentant un aspect do moisissure couleur noirâtre tout en étant
Sec.
44
Visites ultdrieures sur los mémes sites
Je suis retourné pltisieurs fois sur ces sites. J’ai en particulier marqué tine cinquantaine cFarbres dont il a eté
convenu que l’arrachage des feuilbes cesserait afin do permettro Ia fructification et Fachat do ces fruits pour
bes besoins des essais
prévus. Lors de visites effectuécs prés d’un mois aprés cellos qui sont rapportdes plus hatit j’ai pu
constatque, bion que l’arrachage des feuilles n’ait pas été complétement interrompu. parmi les arbres qui I
mi Ddcembre no présentaient aucun fruit et
relativement peu de fleurs, une bonne partie avait deja... des gousses toutes jotines. d’une longueur proche
do cole quon observe a. maturité mais d’une bargeur encore trés faible.
L’essai avait été convenu a Ia demande do Ia personne interrogée deux jours plus tot et qui était intdressée do
voir l’effet do Ia graine do Moringa. Elbe n’avait janlais entendu do cette propriétd dti Moringa.
L’essai a été fait avec des graines apportées par Ia personne, en provenance d’un arbre de Ia cour do sa
maison, arbre dont dIe dit no pas cueillir los feuilbes et qui produirait ‘~trop~
do fruits.
J’ai pris trois graines dont nous avons mis a nu les aniandes quo j’ai pilées avec tine pièce métallique trouvée
sur place sur un couvercle do Nescafé. J’ai obtenu une sorte do pâte grossiére ot huileuse quo j’ai ajoutée
dans un litre d’tine eau préparée
artificiellement, Leau du puits n’étant effectivement que peu trouble, je craignais qu’ello be soit trop peti
pour quo Fessai soit probant. essai que je n’avais jamais pratique et que je savais, solon les experiences de
Mine Jahu, plus difficile avec do
I’eau faibbement trouble.
Des Uintroduction do Ia pâte de Moringa dans l’eau brunâtre, j’ai remué. avec Ic manche d’une cuillére en
bois assez rapidement pendant deux minutes environ puis pendant dix minutes de manière plus bente mais
aussi rdgubière quo possible.
Au bout do trois quarts d’heure, aprés Ia fin do b’agitation, l’eati sumageant était déjà plus claire que l’eau du
ptiits.
45
ANNEXE 4
46
INS ~~iT U T .FRANçAJs D’AFRJQUE ~vOiRE
ICONES PLANTARUM
AFRICANARUM
Fascicu!~
N°2
(MORINGAC~ES)
DESSIN DE M. - A. DEVILL
1ERS
TEXTE DE R S C H N E 1. L
IFAN-DAKAR
1 fl L:-
I ~2 ¼~:) U
47
--
L,
MORIIVQA CEES.
DIAGNOSE : Petit arbre (4-8 in.), I écorce claire. Feuilles longues de 30 1 70 cm.,
I)- ou plus souvent tripennées; I folioles opposécs, au nombre do 5 paires environ, —
plus tine terminabo un peu plus grande, — olliptiques, ovéos ou obovécs, arroncbics au
i~unet eL souvont I la base, glauques on dessous, trés légèrenrnnt pubesceitec, I
itrvu [Link] socondaires jmu visi hius, ~ p(~tiolubose(,urt~, grêbes, articulés. I”buure hl:ti ilws,
I rt~ uctorantes, en paniculo. J3ructt~us linóaircs, bien plus courtes que lee pódicelles.
C~alweilnonient pubescent, I tube caiiipu~iuIé,court, 1 5 lobes plus longs que lo tube. Pitales
lihres, uu’~gaux (lee supéricurs un peu plus petite), plus ou noins epatulés, bbanes, avec
uiio tache jaurie I Ia base, un peu pius longs quo Jo calice. 5 étamines, insérées cur Ic
herd du disque, alternant avec 5 staminodos; filets volus; anthèros dorsifixes, tinibocu-
liLires, introrses. Ovaire stipité, velu, tricarpellé, unilocubaire. Ovules nonibreux, anatro-
p~s, bisériés sur trois placentas pariétaux. Style terminal gzêbe, courbé, tronqué au
~cujniet. Capsule aliongée, do 20-40 cm. do longueur, pendante, 1 9 côtes, s’ouvrarit en
3 valves. (‘xraines nombreuses, arrondiec-trigonos, generabeinent avec 3 ailos uux ~trii.~lc’s.
i”.IV.T.A., 1, 1, 1927, p. 90, fig. 28. AUBREVILLE, Fl. Soudan., 1950, p. 56, p1. 6.
—-
S I I
49
ANNEXE 5
PROJET DE RECHERCHE ELABORE PAR G.L. OUEDRAOGO DU CNSF
50
DESCRIPTION DE PROJET
SOURCE DE FINANCEMENT: - - - -
A PROBLENATIQUE
Fl— Mci s I ci Cçjal ement iii 1 es mAt hocles de~ conserva t ions des
fli I ‘ut.i 1 isat ion des cjraines pour ci un fler 1 ‘can, iii
mAine 1 a product ion ft-ui ti Are tie sont hi en Connucs . —- —
51
B BUT
C MOTIVATION - - -
Nor irma o 7 ci (era cc t: un i~-~cc pAce ccnnniui Le des rAg :1 ons h tim i des
et cern!— an den d Atrique
‘ dos 11cc Counol cc ci Maccat t? I ~uuies,
d’ArnArique centrale cC australe et d’Asie. La graine possAde un
pouvoir de clarifi cation des eaux. Lee feuilles entre directement
dane l’assaisonneinent des ~nets. Les produuits (feuilles et
gaines) , excellent fourrage ne s’attisfont plus les hesoins
domes tic;ues en in-I I J cii rural . La gnaiuue geruiue bieri et 1 arbr e
‘
52
D METHODE DE TRAVAIL
RECHERCHES EN SVLVICULTtJRE
Techniques de production E tucie u ccliii iq ties d Amorudage
‘
RECHERCHE EN CONSERVATION
E MATERIEL DL TRAVAIL
Sentences de provenances nationales disponibles a la chainbre
froide du CNSF.
No lot Provenances
53
1418 Banfora
1548 Orodara
Lee recherches en amelioration nCcessiteront des couiuunandes de
semences des provenances aussi bien die Ia cous--région que 1 ‘aire
naturelle de l’espOce.
F RAPPORTAGE
OUEDRAOGO L. Georges 20 20 15 15
SAWADOGO Ouiuiarou 30 20 10 10
Technicien supOrieur 50 St 20 20
54
— Matérie1~4 de p1ant~it1on
— 1~c)caux 1- ~achets piastiques
— MatérieJ de bureau
I COUT~ -
J COLLABORATIOr\
Ii~TERNE
EXTERI EUR
IRBET - CIRAD
TUFRO-DANIDA.
JARDIN BOTANIQUE DE NIASCARIN
55
ANNEXE 6
PROJET ELABORE PAR LES PARTICIPANTS AU SEMINAIRE DE OUAGADOUGOU EN 1990
56
ANN~EXE 6
57
crz SCRIH DI PLUIIICATIOI DISIGILTIOI DI PlOJIh P1O~RilKI ‘MOIIIGA. DITI rITA—
DI PIOJIT BLISSIUIT DO
~P P 10.00 il0JXT~ SPPi 11OCT.90
0811 PRIVUL 2 I 2 AIS • 4 115
(coot.)
faveur du Moringa
2.L1S OSAGIE T1ADITIOIIILS -preiler rapport précizer -presier rapport d’enguete disponib-
DO IORIIGA IT LIE P0551— ‘déteriination dee usages le a Ia fin de lan~ée 1
EILITIE Dl VULGARISIR CIS iultiples du Moringa -2anc aprés le debut do prograile, Ic
SATOIRS 501! COIIUS ‘ceilleure coiprChension rapport et Ia publication relatlfs
de Ia place do Moringa aux etudes ethuobotaniques au
dane lee eystCies agrai— Burkina Paso
res
‘taux d’utilisation do
Moringa/autree
‘quantification
‘dynaiique etc.
—taux de production et de
concoiiatlon des dCrivCs
du Koringa en tllieu ru-
ral augiente de ‘I’%
aprCs la preiière annfe
-taux du Moringa/autres
plantee
-taux d’utlllsaiton dee
rCgions/autres
4. DIE TIRIITIS I HAD! -Gain de production par -rapporte annuels d’Cvaluation des
RIIDUIIT I! TULGARISI— rapport a la varlCtC eesais en plantation
ILlS 301! SILICTIOIIIIS tCioin
-coiparaison dee diffé—
rents rendeients suirant
lee protocols appliquCe
en illicu rural (aprCs
3 ans de prograaie)
-carte de distribution de
Morinqa au Burkina Taco
(18 lois aprCs le debut
do progralie) (coot.
58
CII SCull DI PLHI!ICATIOI DISIGIITIOI DI P1OJITi PROUIUI ‘IORIIGA’ DATE D’ITI—
DI PLOJIT ILISSIMIIT DO
S P P I0.D0 PIOJITi UP& 11OCT.90
01111 PRIVUI, 2 I 2 115 • 4 AlE
(cont.
—carte de peupleients en
Afrique Occidentale 24
~ ioie aprè~Ic debut do
prograice
59
ACTIVITIS IT 101113
ICTITITIE 101113
I, RCeultat~
1.5 Etude des poesibilitCe de substitu- PreiiCre Ctape~ 2x3 cois cur one annCe
tion dee floculente traditionnels par qrainee
— (en CPA?)
des produits A base de Moringa tourteaux
—
2éie êtape:
Cliii (1.1)
2 ans d’expCriaentation cur 3
stations 1.149.000 1!
— annCc 1~ 213 lOiS
• 6 lOis 543 U
anuCe 2~ 12 lois 606 11
60
ACTITITIS 101111
I’
Coordination de l’enaeible
do prograiie CuB 390.000 F!
2. RCeultatt
US ISACII T1IIITIOIIZLS DI IOIIIGA
I! III POSSIIILI!U Di VILGAIISI1 CII
300115 301! COilS
3. RCeultat~
TICUIQIII CIL!IIALI.3 SOIT PUFOlILl—
Ti IT VILGAIIIULIS
6i
ACTITITIS 101111
1’
Recencesent d’intoriations sur lee
3.1 Propaq. (3.1.1) 251!!
cultures de Moringa (3.1.2) 3 uissions (mdc,
Ethiopie, Guateuala) 183 1!!
3.1.1 Etudes bibliographiques achat graines + transport 20 U!
Result at:
4. III TAIIHIS A UI! IIIIIHIT IT
11LGUISAILIS 301! SILICTIOIIIIS
4.1 ExpCrisentatlona pour selection de CIII (4.1) 50 UT/an, pour 4 ens 200 U!
uatérlel vCgCtal
a) pour stations Iii? (4.1.1) 140 K!T/an,pour 4 ans. 560 [FT
b) pour silica rural
(Cil-Burkina (4.1.2):pour 1 lois
4.1.1 Evaluation do iatCriel vegCtal de proepection au Burkina) 70 [1!
- repartition gCographique — arec cartographic
- variabilitC
(enquetes, Ctude, bibliographique) CILLS pour 5/6 pays 50K!!
62
ACYITITII 10105
I’ lAST (4.1.b)) (sur budget rCsoltat 1)
4.1.2 Prospection
— espCces
— Ccotypes
— cloues
RCsultat:
5. LI IAICJI UI PIOIIITS U 1011101
ES? COUl
5.1 Etude de •archC dee graines de CIII (5.1.) (peat ttre rCallsC par le CIEB
Koringa aprCs l’atteinte dec rCsultats 1,2,3,1)
5.2 Etude do sarché actuel et potentiel [Link]. (5.2) peut faire one pré-prospection
de l’huile de Moringa des nCgocianta en huile (allientaire,
easentielles)
5.3 Etude de sarchC dee autres produits 25 II!
de Moringa
(5.3) ne peut !tre estisé qu’aprCe atteinte
des rCcultats i A 4
6~
• — ~ ~ ‘~ ~~-~——
- ~ :1