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Depuis l’apparition de l’être humain sur la terre, les plantes, leurs propriétés et
leur toxicité ont été étudiées par l’homme. La connaissance des plantes, en particulier
toxiques, a toujours été recherchée et a été source de pouvoir et de crainte. Dans les
diverses civilisations (Egyptiens, Grecs, Romains, Phéniciens, Carthaginois, Italiens)
les intoxications par les plantes ont pris un statut d'expédient important en politique
comme dans la guerre. Et à l'aube des temps modernes, l'attentat au poison avait toujours
sa place dans les conflits. Ainsi, à l'époque de la guerre coloniale en région
méditerranéenne, le datura, les jusquiames, le chardon à glu, le laurier rose furent
couramment utilisés par les résistances populaires pour ralentir la pénétration de
l'occupant étranger, en s'en prenant à ses agents ou à ses troupiers.
Les plantes toxiques ont toujours fait partie de la vie quotidienne. Au XIXe siècle, les
empoisonnements dus aux plantes ont atteint des niveaux quasi épidémiques car les gens
cherchaient souvent des sources de nourriture dans les plantes naturelles. Aujourd'hui,
des plantes potentiellement dangereuses peuvent encore être trouvées tout autour de
nous. Les plantes toxiques font souvent partie de l'aménagement intérieur des maisons
et des paysages extérieurs. Cette situation est de plus en plus problématique, car de plus
en plus de plantes cultivées et exotiques du monde entier sont introduites dans le
paysage.
Les plantes toxiques sont des plantes qui ont dans leur constitution des composés
chimiques ou des principes actifs qui, par contact, inhalation ou ingestion, sont capables
de causer des blessures, des maladies et même la mort chez les humains et les animaux.
Ces composés peuvent être des alcaloïdes, des glycosides, des saponines, des oxalates,
des tanins, entre autres. La toxicité des plantes diffère d'une plante à l'autre et dépend de
plusieurs facteurs, à savoir les différents produits chimiques qui la caractérisent.
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La partie de la plante ingérée, sa concentration, les substances chimiques présentes,
l'âge, les conditions physiques de son développement (type de sol, humidité,
température, période de l'année) et l'état de maturation de ses fruits sont des aspects à
prendre en considération.
Chaque année, les services hospitaliers enregistrent des centaines de cas d'intoxications,
parfois mortelles, suite à l'usage impropre ou inconsidéré de certains végétaux. Les
enfants sont souvent les victimes des intoxications par des plantes vénéneuses
ornementales ou de poussé spontané dans la nature, à cause de leur curiosité, leur
inconscience du danger et leur tentative à porter à la bouche des fragments de plantes
colorées, de beau aspect ou tendres.
Cette évaluation repose sur une série d'études et de tests, allant des analyses chimiques
et des essais in vitro aux expérimentations animales et aux essais cliniques sur l'homme.
En outre, elle nécessite une compréhension approfondie des aspects réglementaires et
des normes de qualité pour garantir que les produits finis sont non seulement efficaces
mais aussi sûrs pour la consommation.
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I. Rappels sur la toxicologie
I.1. Généralités
La toxicologie est depuis longtemps reconnue comme étant la science des poisons. Elle
étudie les effets nocifs des substances chimiques sur les organismes vivants. Elle fait
appel à une multitude de connaissances scientifiques :
-Médecine : comprendre les effets des toxines sur la santé humaine et animale, les
symptômes d'intoxication, les traitements et les mesures préventives.
Exemple : diagnostiquer et traiter une intoxication au monoxyde de carbone chez un
patient exposé à une fuite de gaz.
-Écotoxicologique : évaluer les effets des substances chimiques sur les écosystèmes et
les populations d'organismes non humains.
Exemples : Pesticides dans les rivières, Métaux lourds dans les sols, Pollution
pétrolière marine et Rejets industriels.
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I.2. Historique
La toxicologie est une science aussi austère que passionnante ; en effet la connaissance
des poisons est très ancienne car il semble que les premiers toxiques utilisés aient servi
à empoisonner des flèches destinées à la chasse ou à la guerre. Le terme de toxique
dérive d'ailleurs du mot grec « toxon » qui signifie arc et « logos » discours. Autrefois
l’administration des remèdes était donnée par voie buccale et le mot « Poto » veut dire
boire va être transformé en potion ou remède et plus tard sera changé en poison.
La toxicologie a eu des débuts, dans la plus haute antiquité. En effet les poisons
organiques, puis les poisons minéraux, ont été connus et employés par les Egyptiens, les
Grecs, les Romains et les Barbares. L’emploi de ces poisons à des fins criminelles se
poursuivra au cours du moyen âge et de la renaissance, ce n’est qu’au début du 18ème
siècle et notamment au 19ème siècle que la toxicologie devient réellement une
discipline scientifique. Le père de la toxicologie Paracelse (1493-1541) médecin et
philosophe a largement contribué au développement de la toxicologie scientifique on lui
reconnait sa célèbre phrase « Tout est poison, rien n’est poison, c’est la dose qui fait
le poison ».
Grace à ses travaux Claude Bernard a créé le concept de toxicité d’organe et de
mécanisme de toxicité cellulaire. A partir du 19e siècle, la toxicologie est devenue une
science sérieuse avec des bases scientifiques.
I.3. Définitions
I.3.1. Toxicologie : c’est l’ensemble des connaissances concernant les poisons, leurs
effets sur l'organisme, les moyens de les déceler et les procédés thérapeutiques destinés
à les combattre.
Exemple : étudier les effets du plomb sur le système nerveux et mettre en place un
traitement en cas d’intoxication.
I.3.2. Poison : toute substance qui est susceptible, après introduction dans l'organisme
et selon la dose, le mode de pénétration, l'état du sujet, de perturber certaines fonctions
vitales, de léser gravement des structures organiques ou d'entraîner la mort.
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I.3.3. Toxique : produit d’origine animale, végétale ou minérale qui provoque
l’intoxication, la destruction d’un organisme vivant.
I.3.4. Xénobiotique : toute substance étrangère au consommateur qui peut causer des
troubles plus ou moins importants. Ce sont par exemple des polluants, des contaminants
et des résidus de produits agrochimiques et vétérinaires.
Exemple : les résidus de pesticides présents sur les fruits et légumes après les
traitements agricoles.
I.3.5. Empoisonnement : troubles occasionnés par les poisons lorsque ceux-ci sont
administrés dans un but de nuire (acte de malveillance).
Exemple : administrer volontairement une substance toxique dans une boisson afin
de provoquer une intoxication chez une personne.
I.3.6. Toxémie : Troubles dus à la production des toxines, c'est à dire des
substances toxiques produites par des bactéries ou des parasites et véhiculées par le
sang.
• Toxiques caustiques : Les acides et les bases concentrés, les phénols, les
halogènes, certains sels de métaux lourds.
• Toxiques thioloprives : Ces toxiques (As, Pb, Hg) se fixent sur les groupements
thiols - SH des acides aminés soufrés ou des enzymes, inhibant ainsi leurs activités.
• Toxiques méthémoglobinisants : Les toxiques méthémoglobinisants sont des
substances oxydantes qui transforment le fer ferreux Fe2+ de l'hémoglobine en fer
ferrique Fe3+, formant de la méthémoglobine qui ne fixe plus l'oxygène, diminuant
le transport de l’oxygène dans le sang, comme les nitrates, les nitrites, les chlorates
ou le paracétamol chez le chat. Exemple : une intoxication aux nitrites provoquant
une cyanose et des difficultés respiratoires en raison du manque d’oxygénation des
tissus.
• Toxiques convulsivants : substances qui provoquent des convulsions en agissant
sur le système nerveux central, comme la strychnine, le métaldéhyde ou la
crimidine. Exemple : une intoxication à la strychnine entraînant des contractions
musculaires violentes et des crises convulsives généralisées.
• Toxique anti-cholinestérasiques : substances comme les insecticides
organophosphorés et les carbamates qui inhibent les cholinestérases, entraînant une
accumulation d’acétylcholine au niveau des synapses nerveuses. Exemple : une
intoxication par un insecticide organophosphoré provoquant une hypersalivation,
des difficultés respiratoires, des tremblements et des contractions musculaires.
• Toxiques provoquant des biosynthèses anormales : substances qui perturbent
les mécanismes normaux de synthèse biologique dans l’organisme. Le plomb, par
exemple, agit sur la biosynthèse de l’hème à partir du succinyl coenzyme A.
Exemple : une intoxication au plomb provoquant une diminution de la production
d’hémoglobine et entraînant une anémie.
• Autres manifestations toxiques : Les autres manifestations de la toxicité révélées
par des études expérimentales (pouvoir irritant, action allergisante, atteinte hépatique,
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rénale, sanguine, etc...) doivent également être prises en considération pour
l'évaluation du risque toxique pour les animaux. Les intoxications provoquées par les
insecticides, les herbicides, les fongicides et les raticides (rodenticides).
▪ Irritant : Xi
▪ Explosif : E ▪ Sensibilisant : R42 et/ou R43
▪ Comburant : O ▪ Cancérogène ; Carc
▪ Extrêmement inflammable : ▪ Mutagène : Muta
F+ ▪ Toxique pour la
▪ Facilement inflammable : F reproduction : Repr
▪ Inflammable : R10 ▪ Dangereux pour
▪ Très toxique : T+ l’environnement : N et/ou
▪ Toxique ; T R52, R53, R59
▪ Nocif : Xn
▪ Corrosif : C
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Figure 1 : Pictogrammes et indication de danger
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I.5. Les voies d’expositions à un toxique
L’organisme est exposé à de nombreux toxiques présents dans l’environnement. Ces
toxiques peuvent pénétrer dans l’organisme par trois portes d’entrée principales :
La voie digestive pour toute substance ingérée est la principale voie d'absorption pour les
substances ingérées sous forme solide ou liquide.
Après ingestion, les substances passent par le tube digestif où elles peuvent être
absorbées dans la circulation sanguine à travers la paroi intestinale.
Processus :
- La voie respiratoire pour les substances gazeuses, mais aussi pour les particules en
suspension ou les aérosols, qui contaminent l’environnement.
Processus :
• Inhalation : Les substances sont inspirées avec l'air et atteignent les voies
respiratoires.
• Diffusion Alvéolaire : Les gaz et les particules fines diffusent à travers les
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membranes alvéolaires et passent dans le sang.
• Transport Sanguin : Les substances absorbées sont rapidement distribuées
dans l'ensemble de l'organisme par le système circulatoire.
• Les substances inhalées peuvent provoquer des irritations ou des dommages aux
voies respiratoires et aux poumons.
• L'absorption rapide par les alvéoles peut entraîner des effets systémiques rapides
et potentiellement graves.
-La voie percutanée pour les substances capables de traverser la peau. Ces substances
pénètrent la peau et peuvent atteindre la circulation sanguine.
Processus :
La compréhension des différentes voies d'absorption est cruciale pour évaluer la toxicité
et l'efficacité des substances médicinales et toxiques. Chacune de ces voies présente des
défis uniques et nécessite des approches spécifiques pour évaluer les risques et les
bénéfices potentiels. En intégrant ces connaissances, les chercheurs et les professionnels
de la santé peuvent mieux protéger la santé publique et développer des traitements plus
sûrs et plus efficaces.
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Figure 2 : Exposition à un poison
- En interférant avec la fixation du toxique sur ses sites d’action ou avec ses
répercussions (affinité des récepteurs, processus de réparation).
- En modifiant la réceptivité des molécules aux substances étrangères lors des affections
acquises.
- Une compétition entre substances étrangères pour le même site d’action, peut aussi
modifier la réponse toxique.
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- La nature et l’importance des réactions d’homéostasie et de réparation peuvent aussi
conditionner la réponse immédiate ou tardive.
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Figure 3 : Schéma général du devenir d’un toxique dans l'organisme
Un principe important en toxicologie veut que toutes les substances chimiques soient
toxiques, car il existe toujours une dose pouvant causer un effet nocif. La relation dose-
effet est définie comme étant l’augmentation et la diversité des effets toxiques suite à
l’exposition à des doses croissantes d’individus affectés mais aussi le pourcentage
d’individus affectés.
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La relation entre la dose d’une substance introduite dans un organisme et la réponse
qu’elle détermine se matérialisent par une courbe en S représentée sur la Figure 4.
Explication du graphique :
Lorsqu’un individu absorbe des produits chimiques, divers effets biologiques peuvent
se produire et se révéler bénéfiques (ex. : l’amélioration de la santé après
l’administration d’un médicament) ou néfastes (ex. : une atteinte pulmonaire suivant
l’inhalation d’un gaz corrosif). La notion d’effet toxique suppose des conséquences
nocives pour l’organisme.
Le fait d’inhaler, de toucher et même d’ingérer des substances chimiques n’entraîne pas
nécessairement un effet toxique. Par exemple, le dioxyde de carbone (CO2) est un
métabolite du corps humain expiré par les poumons qui se trouve également dans
l’environnement. Il cause l’asphyxie s’il est présent en quantité suffisante dans un
espace clos ou mal ventilé. Paradoxalement, l’absorption d’une substance en faible
quantité peut s’avérer très toxique et provoquer des lésions graves, tandis que
l’absorption en grande quantité d’une autre substance peu toxique peut produire un effet
bénin. L’effet toxique est ainsi lié à la notion de toxicité.
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Autrement dit, il s’agit de la capacité inhérente à une substance chimique de produire
des effets nocifs chez un organisme vivant et qui en font une substance dangereuse.
- L’effet néfaste est lié à la dose, à la voie d’absorption, au type et à la gravité des
lésions ainsi qu’au temps nécessaire à l’apparition d’une lésion.
- Un effet aigu se fait sentir dans un temps relativement court (minutes, heures, jours),
Les effets toxiques peuvent être classés de différentes façons, selon, par exemple :
• La durée : aiguë, chronique.
• Le type d’action : locale, systémique.
• Le mécanisme d’action : stimulant, inhibiteur.
• La voie de pénétration : respiratoire, cutanée, digestive.
• Le tissu ou l’organe affecté : sang (hématotoxique), foie (hépatotoxique), rein
(néphrotoxique), le système nerveux (neurotoxique).
• La nature de l’effet : irritant, sensibilisant, asphyxiant, cancérogène.
• L’utilisation : pesticides, savons, solvants.
• L’étiquetage : matière corrosive.
• La famille chimique : hydrocarbures aromatiques, alcools.
La classification des toxiques est donc abordée de plusieurs points de vue. Elle dépend
souvent du domaine d’application, de l’objectif poursuivi par un organisme ou même
du champ d’activité d’un individu.
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V. Les facteurs influençant les effets toxiques
V.1. La toxicité
Les toxiques ne présentent pas tous le même degré de toxicité, certains ont une faible
toxicité, même si on les absorbe en grande quantité, par exemple le sel de table, tandis
que d’autres ont une forte toxicité, même si on en absorbe de faibles quantités,
notamment les dioxines. On peut en partie expliquer de telles variations par les
différences qui existent entre la structure chimique des substances. Ces différences
peuvent affecter la capacité des substances à perturber le fonctionnement de
l’organisme.
V.2. L’individu
La grande variabilité qui existe entre individus fait qu’ils soient affectés différemment
(relation dose-réponse). Deux principales catégories de facteurs contribuent à expliquer
la nature et l’intensité des effets toxiques :
Facteurs physiopathologiques :
- L’âge : La sensibilité aux effets toxiques est habituellement plus grande chez les
animaux jeunes et âgés.
-Le sexe : Il existe des différences entre les mâles et les femelles, notamment en ce qui
concerne le métabolisme des toxiques.
- L’état nutritionnel : La toxicité peut être influencée par la masse de tissus adipeux,
la déshydratation.
- L’état de santé : Les animaux en bonne santé sont plus résistants, car ils métabolisent
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et éliminent les toxiques plus facilement que ceux qui souffrent de maladies hépatiques
ou rénales.
- La gestation : Il se produit des modifications de l’activité métabolique des toxiques
au cours de la gestation.
V.3. L’environnement
Certains facteurs environnementaux, c’est-à-dire les éléments extérieurs à l’individu,
peuvent influencer la toxicité. La lumière et la température peuvent notamment modifier
les effets d’un toxique.
SYNERGIE 1+2=5
Supraadditivité AUGMENTATION
POTENTIALISATION 0+3=5
0+3=2
Infraadditivité ANTAGONISME DIMINUTION
-2+3=1
* L’additivité est souvent prise en considération « par défaut » lorsqu’il n’existe pas
d’information connue sur l’interaction.
Mais le fait d’inhaler, de toucher et même d’ingérer des substances chimiques n’entraîne
pas nécessairement l’apparition d’un tel effet.
-La dose est la quantité d’une substance à laquelle un organisme est exposé.
-La valeur seuil représente la quantité minimale sous laquelle il ne se produit pas
d’effet. Au-dessus de ce seuil, l’effet observé dépend de la dose,
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Ce seuil s’explique par le fait que le corps humain est constitué d’un grand nombre de
cellules, de tissus et d’organes ayant une sensibilité variable et qu’il possède des
mécanismes de défense ou d’adaptation.
- L'âge : les personnes à jeun et âgées sont généralement plus sensibles aux effets
nocifs Chez l'adulte, 60 amandes amères provoquent la mort, cependant chez les jeunes
enfants, seules 5 à 10 amandes provoquent la mort.
- L'état nutritionnel : la toxicité peut être modifiée par la masse des tissus adipeux,
l'état d'hydratation et d'autres facteurs.
Les plantes ne doivent pas être utilisées pendant l'allaitement car elles peuvent être
véhiculées par le lait, entraînant des complications.
VII. Concepts de base de la toxicologie alimentaire
La toxicologie alimentaire est une branche de la toxicologie qui étudie les effets nocifs
des substances présentes dans les aliments sur la santé humaine. Ces substances
peuvent être naturelles, accidentelles ou ajoutées volontairement lors de la
transformation des aliments.
1. Définition de la toxicologie
La toxicologie est la science qui étudie les effets nocifs des substances chimiques,
biologiques ou physiques sur les organismes vivants.
Elle s’intéresse à :
• naturelles ;
• issues de contaminations ;
Les Égyptiens, Grecs et Romains utilisaient des substances toxiques pour la chasse, les
guerres ou les exécutions.
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Paracelse (1493–1541)
« Toutes les substances sont des poisons ; seule la dose fait le poison. »
Ce principe montre qu’une substance peut être bénéfique ou toxique selon la quantité
administrée.
Évolution moderne
• la biologie moléculaire ;
• la biochimie ;
• l’épidémiologie ;
• la toxicogénomique.
4. Concepts fondamentaux en toxicologie alimentaire
Toxique
nature chimique ;
concentration ;
solubilité.
Facteurs liés à l’individu
• âge ;
• sexe ;
• état physiologique ;
• état nutritionnel.
Facteurs environnementaux
• alimentation ;
• pollution ;
• exposition professionnelle.
VIII. Principaux types d’intoxications alimentaires
1. Définition d’une intoxication alimentaire
Une intoxication alimentaire est une affection provoquée par l’ingestion d’aliments ou
de boissons contaminés par des substances toxiques.
• organiques ;
• inorganiques ;
• physiques.
A. Les intoxications organiques
1. Définition
Les intoxications organiques sont causées par des substances contenant principalement
du carbone.
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Ces substances peuvent être naturelles ou synthétiques.
2. Principales causes
a. Pesticides
Les pesticides sont utilisés pour protéger les cultures contre les ravageurs.
Types
• insecticides ;
• herbicides ;
• fongicides.
Effets toxiques
• neurotoxicité ;
• perturbation endocrinienne ;
• cancérogénicité.
b. Mycotoxines
• aflatoxines ;
• ochratoxines ;
• fumonisines.
Effets
• hépatotoxicité ;
• immunotoxicité ;
• cancers.
c. Additifs alimentaires
Certaines substances ajoutées aux aliments peuvent devenir toxiques à fortes doses.
Exemples
• colorants ;
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• édulcorants.
d. Polluants organiques persistants
Exemples
• dioxines ;
bioaccumulation ;
persistance environnementale.
B. Les intoxications inorganiques
1. Définition
• poissons contaminés ;
• pollution industrielle.
Effets
• troubles neurologiques ;
• atteintes rénales.
b. Plomb
Sources
• eau contaminée ;
• poussières ;
• matériaux anciens.
Effets
• anémie ;
• neurotoxicité.
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c. Cadmium
Sources
• engrais ;
• fumée de cigarette ;
• céréales contaminées.
Effets
• atteintes rénales ;
• fragilité osseuse.
3. Nitrates et nitrites
Sources
• légumes ;
• eaux contaminées.
Risques
• méthémoglobinémie ;
Les intoxications physiques sont liées à la présence d’agents physiques dans les
aliments.
2. Corps étrangers
Exemples
• verre ;
• métal ;
• plastique ;
• bois.
Risques
• blessures digestives ;
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• perforations.
3. Rayonnements
Types
• rayonnements ionisants ;
• rayonnements ultraviolets.
Effets
• mutations génétiques ;
• cancers.
4. Température et conservation
• de la dose ;
• de la durée d’exposition ;
• de la voie d’administration ;
• de la sensibilité individuelle.
• la toxicocinétique ;
• la toxicodynamique.
A. Toxicocinétique
1. Définition
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Elle comprend quatre étapes :
• absorption ;
• distribution ;
• métabolisme ;
• élimination.
2. Absorption
• digestive ;
• respiratoire ;
• cutanée.
3. Distribution
• foie ;
• reins ;
• cerveau ;
• tissu adipeux.
4. Métabolisme (biotransformation)
Réactions de conjugaison.
Importance
• urinaire ;
• biliaire ;
• pulmonaire ;
• sudorale.
B. Toxicodynamique
1. Définition
La toxicodynamique étudie les effets des toxiques sur l’organisme et leurs mécanismes
d’action.
2. Principaux mécanismes d’action toxique
a. Inhibition enzymatique
• dommages à l’ADN ;
• vieillissement cellulaire.
c. Génotoxicité
• mutations ;
• cancers ;
• anomalies héréditaires.
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d. Perturbation endocrinienne
• bisphénol A ;
• dioxines.
e. Immunotoxicité
• allergies ;
• immunodépression.
f. Cytotoxicité
• nausées ;
• vomissements ;
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• diarrhées ;
• douleurs abdominales.
Symptômes généraux
• fièvre ;
• fatigue ;
• déshydratation.
Signes graves
• convulsions ;
• troubles neurologiques ;
• difficultés respiratoires ;
• perte de conscience.
3. Mesures immédiates
Retrait de l’aliment suspect
Réhydratation
Repos
• aliments consommés ;
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Examens biologiques
• analyses sanguines ;
• recherche de toxines.
5. Traitement
Traitement symptomatique
• réhydratation ;
• antipyrétiques ;
• antiémétiques.
Antibiothérapie
Antidotes
• bonne cuisson.
Contrôle sanitaire
• surveillance microbiologique ;
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Conclusion générale
La toxicologie alimentaire joue un rôle essentiel dans la protection de la santé
publique. Les aliments peuvent contenir de nombreuses substances toxiques d’origine
organique, inorganique ou physique capables d’affecter différents organes et systèmes
biologiques. La compréhension des mécanismes toxicocinétiques et toxicodynamiques
permet de mieux évaluer les risques liés aux contaminants alimentaires.
o la réglementation ;
Une prise en charge rapide et adaptée des intoxications alimentaires permet de limiter
les complications et de réduire la mortalité.
o la réglementation ;
o la surveillance sanitaire ;
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permet également de réduire les complications et d’améliorer la prise en charge des
patients.
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