Institut Supérieur Polytechnique de Madagascar: Technologies Des Plantes D'exportation
Institut Supérieur Polytechnique de Madagascar: Technologies Des Plantes D'exportation
Fihavanana-Fahaizana-Fandrosoana
Parcours de MASTER
Mr Daphiné
PLAN DU CACAOYER
I. GENERALITE : HISTORIQUE ET IMPORTANCE ECOLOGIQUE
1
Le cacaoyer (plante) du nom scientifique Théobroma cacao, de la famille Sterculiaceae, du
genre Theobroma, est un arbre d’origine de la forêt tropicale de l’Amérique centrale et du Sud. C’est
un arbre dont la hauteur peut aller jusqu’à 5 à 6m et même plus à l’état naturel, et qui peut vivre
jusqu’ à l’âge de 50 ans.
Sa viabilité économique est comprise entre 25 et 30 ans.
Son intérêt est capital car le cacaoyer donne des graines ou fèves de cacao contenu dans le fruit
(dit cabosse) et qui constituent la matière de base pour la transformation et industrie agro-alimentaire
par exemple : confiserie, chocolaterie, boisson, etc. En effet, le cacao après transformation fournit :
• Soit des produits semi-transformés destinés à d’autre industries (pâte de cacao, beurre,
poudre, …)
• Soit des produits fins destinés à la consommation directe (chocolat, confiserie, boisson,
gâteau, …).
Quant aux sous-produits de la transformation du cacao (spécialement la coque) ils peuvent être
récupéré pour l’alimentation animale et pour la fabrication d’engrais biologique, pour la pharmacie et
même pour la savonnerie.
A signaler que le cacaoyer fait partie de la catégorie des plantes dites stimulantes (comme le
caféier (café), théier(thé), colatier(cola), …). Autrement dit, le cacaoyer contient une substance
contenant de l’alcaloïde ‘Théobromine’ qui a pour effet de stimuler la puissance des muscles sans
avoir un effet nocif sur la santé humaine. Sa formule chimique est de 3,7-dimétylxantine.
‘Theobroma’ vient du mot grec « Theo » = dieu et « broma » =aliment ou nourriture donc
l’ensemble donne un aliment réservé pour les dieux uniquement.
Cette plante est originaire de l’Amérique tropicale, dès le 16ème siècle, c’était un arbre hautement
apprécié. Son extension dans le monde a été très rapide. Au 17ème siècle, elle se propage dans les
Antilles et au 18ème siècle au Brésil, au 19ème siècle au Ghana et Philippines.
IMPORTANCE ET PLACE DU CACAO MALAGASY
Concernant Madagascar, son introduction datait dès 19ème siècle et probablement dans la région
au Nord-Ouest est sa première implantation. Les principales zones de production sont : la région de
Diana (Nosy Be et Ambilobe) et particulièrement dans la plaine de Sambirano et la région de
SAVANE (Antalaha-Sambava).
La production totale de cacao marchand (fève sèche et amande sèche) est estimée entre 4000
et 5000 tonnes par an pour les 3 groupes de cacao sont :
A signaler que Sambirano, dans la région de Diana (Nord-Ouest), est la principale zone de
production la plus favorable (sur le plan écologique et pédologique). Il produit du cacao du
type/groupe Criollo connu sous le nom de casse clair et ayant comme appellation commerciale
contrôlée SBR N°1 qui est l’un des meilleurs cacaos dans le monde.
1) RACINE
Elle est pivotante pouvant aller jusqu’à 2m de profondeur avec des racines latérales qui exploitent
les éléments de la couche humifère de surface entre 30 et 35 cm d’épaisseur.
2) TRONC
Il porte de nombreuses branches sur lesquels se développent des feuilles rougeâtres quand elles
sont jeunes et vertes et grandes à l’état adulte.
3) FLEUR
Les fleurs naissent sur le coussinet du tronc et les principales branches. La fécondation est
croisée entre deux pieds différents, car le cacaoyer est une plante allogame, il est diploïde c’est-à-
dire 2n=20 et le nombre d’appariement n=10.
4) FRUIT OU CABOSSE
Cinq mois après floraison (mise à fleur), les fruits ou cabosses sont mûrs. Ils ont une longueur
de 15 à 20cm.
Chaque fruit contient entre 50 ou 60 graines ou fèves recouvertes de pulpe sucrée de couleur
blanche et très mucilagineuse. Chaque graine possède deux cotylédons.
Pg. 03 Connaissance de la plante
A l’intérieur de chaque fruit existe Cinq (05) loges contenant chacune entre 10 à 12 fèves de couleur
et de qualité différente suivant le groupe de matériel végétal considéré.
Exemples : les graines ont des couleurs incolores (CRIOLLO) ; couleur violette (FORASTERO et
TRIOLLO).
La forme et les dimensions des fruits ou cabosses sont également variables suivant la variété et
groupe de cacao utilisé.
EXEMPLES :
Criollo : ont des cabosses de couleur verte ou rouge avant maturité de forme allongée et bout
pointue à sillon profond. Malgré leur grande qualité organoleptique, les criollo ne sont presque plus
cultivés à cause de leur adaptation plus difficile au niveau climat et au niveau sol. Les criollo donne
portant du chocolat fin et aromatisé.
Forastero : fourni la presque totalité des cacao courants provenant du Brésil, l’Afrique de l’Ouest. A
Madagascar par exemple, ce groupe que l’on appelle Forastero Amazonien existe également et
représente presque la moitié de la production totale en cacao marchand.
Leurs cabosses sont de couleur verte devenant jaune à maturité de forme ovale, sans sillon profond.
L’amande est de couleur violette foncée de forme plus ou moins plate.
Triollo : fourni entre 10 et 15% de la production mondiale du cacao marchand et la majeure partie
(à peu près 80%) est fournie par le groupe Forastero.
Du point de vue qualité du produit, les triollo dont les fèves ou graines sont pales donne du cacao
de bonne qualité et ceux dont les fèves sont plus ou moins rouges violacées donnent du cacao
ordinaire.
A. MODE DE MULTIPLICATION DE JEUNE PLANT
Il existe deux (02) modes de multiplication pour les jeunes cacaoyers :
5) PAR VOIE SEXUEE (GENERATIVE) :
Le cacaoyer peut se multiplier par les graines, on choisit de préférence les semences sur les arbres où les
fruits sont bien mûrs. Cette voie est la plus courante à cause de sa simplicité.
6) PAR VOIE ASEXUEE (VEGETATIVE) :
On peut aussi reproduire les jeunes plants de cacaoyer par bouturage de fragment de tige avec feuille et/ou
également par greffage. Cette voie de multiplication à l’avantage de pouvoir préserver et de garder les
caractères génétiques des matériels végétatives mères soit à bouturer, soit à greffer.
Avec un Hygrométrie élevé dont l’optimum est d’environ 85% et avec une période sèche ne
dépassant pas 3%. La température moyenne annuelle optimale requise est de 25°C et le minimum
absolu est de 10°C.
A Madagascar, la plaine de Sambirano au Nord-Ouest est l’endroit idéal par son
exploitation au point de vue écologique.
Le cacaoyer ne peut se développer que sous-ombrage évolutif et provisoire (acacia,
albizia, menthallus, …). Le cacaoyer est cultivé dans toutes les régions équatoriales humides
(Amérique équatoriale, Madagascar, Afrique de l’Ouest).
C. CYCLE DE PRODUCTION ET RENDEMENT
Le cacaoyer entre en production après 5 à 6 ans après semi, c’est-à-dire 3 à 4 ans après mise
en plantation. Vers l’âge de 7 à 10 ans, elle est en plein production dit phase de croisière.
Les rendements moyens en cacao marchand (fèves) sont de l’ordre de 300 à 400Kg par Ha à
Madagascar et en Afrique.
En une bonne production on peut atteindre 1t par Ha et même 2 à 3t (tonne) par Ha avec des
nouveaux hybrides et avec des apports d’engrais, de fertilisants et des entretiens adéquats des
plantations.
Une cabosse à 400g donne entre 35 à 40g de cacao marchand. Le rapport entre fève fraîche et
le poids de la cabosse est de 25%
D. VALEUR ALIMENTAIRE
La graine de cacao marchand contient, en gros :
• 50% de matière grasse
• 15% de glucide
• 15% de protide ou HC
• 1 à 3% d’alcaloïde
• Le reste des pectines, fibres, …
Pg. 05 Technique de fermentation
TECHNOLOGIE ET
TRANSFORMATION
Ecabossage
Fermentation des
fèves fraiches
Séchage du
cacao férmenté
Nettoyage et
triage
Stockage
Industrie du
cacao et chocolat
⎯ DEFINITION
On désigne par fermentation, l’ensemble des opérations au cours desquels, un processus
biologique et enzymatique complexe et naturel va se développer.
La mise en fermentation doit être faite dans les 24H qui suivent le décabossage et dure à
peu près une semaine.
E. PROCESSUS
Le processus comporte deux (2) catégories de réaction :
F. OBJECTIF
Les deux (2) réaction ont pour objectif :
• Eliminer le mucilage extérieur des graines (pulpe, substances mucilagineuse,
pectine) par des actions péctinolitiques des microorganiques (levure er bactérie) et
par conséquent de faciliter les opérations de séchage et la conservation du cacao
marchand.
• Pouvoir dévitaliser les germes autrement dit supprimer le pouvoir germinatif des
graines.
• Diminuer l’amertume et l’astringence et de permettre le développement des
précurseurs de l’arôme chocolat au sein des cotylédons : substance non encore
identifiée mais dont la présence est indispensable pour que les fèves du cacao
puissent manifester après torréfaction l’arôme caractéristique du chocolat.
Très rapidement, l’oxygène de l’air introduit dans les fèves ou graines de cacao lors de leur mise en
fermentation et les conditions deviennent anaérobie et les levures passent à un métabolisme
fermentaire, elle transforme les sucres existant de la pulpe en alcool (éthanol C2H5OH + CO2
dégagée avec une légère élévation de température d’après la réaction exothermique suivante :
** Photo 2 : courbe de pourcentage de jus écoulé par rapport du volume total du jus fourni
Pg. 08 Technique de fermentation
Dans ces conditions les Levures secrètent des enzymes péctinolitiques qui déstructurent la pulpe et
provoquent son écoulement sous forment le jus.
b) Deuxième phase : aérobie de fermentation acétique
La fermentation anaérobie du sucre en C6 pour être transformé en (étOH)éthanol
La montée du pH du milieu au voisinage de 4
La déstructuration de la pulpe qui permet la pénétration de l’oxygène de l’air dans l’eau de le lot de
fermentation
Toutes ses conditions créent de nouvelles conditions du milieu cette fois favorable au niveau des
bactéries acétiques acetobacter aceti, acetobacter ascendis, acetobacter rancens, acetobacter
xylinum.
A la suite de ces différentes conditions, une deuxième phase de fermentation s’établie (phase
aérobie de fermentation). Cette deuxième phase transforme l’éthanol en acide acétique avec un
dégagemnt de chaleur beaucoup plus exothermique :
O2
C2H5OH → CH3COOH + H20 + dégagement de chaleur
Bactérie acétique
aérophile
*avec 50°C ≈ 490 KJ
REMARQUES PHASE 3 (PHASE LACTIQUE)
Juste après décabossage, une phase lactique prend généralement place entre fermentation
alcoolique et fermentation acétique. Les conditions d’émergence se trouvent encore mal connue.
Toutefois, deux (2) théories sont actuellement avancée :
Pg. 09 Technique de fermentation
• Une aération précoce a lieu, alors que le pH du milieu pulpe est encore bas (environ 3,5), les
sucres en C6 sont alors transformés en acide lactique :
Exemple :
• protéines (polypeptides sont hydrolysés en acide aminé libres et peptides
• Sucres complexes (polyosides) en sucre simple (monoolosides)
• Polyphénol (alcool à cycle) libère les sucres et les résidus (aglycols) et qui se
polymérisent et s’oxydent en quinones et se combine en protéines.
• Seules les matières grasses ne subissent pas de transformation notable.
d) Processus de transformation
Les différentes transformations au niveau des cotylédons se distinguent par les processus suivants :
Pénétration du produit d’origine microbienne
Pg. 10 Technique de séchage (opération qui suit la
fermentation)
Influence de la chaleur
Action de l’acide acétique
Elle est produite par les bactéries acétiques au cours de la phase aérobie de la fermentation
dans la pulpe et pénètre dans la graine en quantité non négligeable, évaluée à 0,6g par 100g
d’amande / fève.
Le traitement post-récolte par fermentation est un processus important juste après extraction
des graines fraiches dans la cabosse mûre pour avoir une meilleure qualité du produit cacao.
Ce traitement post-récolte permet d’obtenir un produit cacao marchand de qualité sur le plan
gustatif et aromatique.
Il facilite l’option ultérieure de séchage rapide et de stockage du produit (température humidité
< 8% facilement acquis)
La MP de base pour la fabrication du chocolat obtenu après l’option de torréfaction est
conforme aux normes demandées.
Les fèves fraîches fermentées sont étalées sur des claies (grillage) ou sur des bambous tressés ou des
planches séparées du sol par des supports en bambou. Ne jamais laisser le produit au contact direct avec le
sol (éviter les contamination) ou éviter le transfert d’humidité du sol au lot. Les claies peuvent être mobiles.
D’autres types de séchoir naturel peuvent exister comme les aires cimentées ou en terre battue sur lesquelles
on étale des feuilles de bananier destiné à recevoir le tas de fève séchée.
Le tas en question est recouvert de feuille de bananier et brasser tous les 2 jours pour homogénéiser le lot et
améliorer l’aspect extérieur des fèves.
Les aires cimentées peuvent être muni d’un toit mobile. Ce genre de séchoir est utilisé en Amérique Latine. Le
Barçage - Brésilien par exemple a une superficie de séchage entre 50 et 70m2 et sur cette aire, on étale les
fèves souvent une couche de 4 à 5cm d’épaisseur. Les fèves sont remuées aux pieds (la danse du cacao).
2. Séchoir artificiel :
Il se fait par l’intermédiaire d’une plateforme chauffée par des faisceaux de tubes où circulent l’air chaud fourni
par une chaudière.
La technique de séchage par voie artificielle est indispensable sous des climats pluvieux et lorsque l’importance
du tonnage à traiter nécessite une accélération des options.
La technique classique la plus ancienne est celle de « plaque chauffante » chauffée par un faisceau de tube
dans lequel circule des gaz chauds et utilisant une surface plane sur laquelle est étendue les produits à séché.
La dessiccation du produit doit être placée sur haute surveillance constante étant donné
l’irrégularité du chauffage et le risque de coup de feu.
La température requise est de l’ordre de 60 et 80°C au début de l’opération pour descendre
progressivement aux environs de 50°C à la fin.
Toutefois, il faudrait noter que toutes les opérations énoncées ont une influence marquante
(récolte, fermentation, séchage, nettoyage, triage , stockage) ont une influence marquante sur la
qualité future du cacao,
Il en est de même pour l’origine botanique du produit, les conditions pédoclimatiques et enfin
la conduite d’une plantation et son état phytosanitaire.
VII. TORREFACTION
BUT
Cette étape très importante _appelé aussi brûlage ou Pyrolyse_ de l’amande de cacao permet
⎯ de réduire de 2/3 le taux d’humidité des fèves et de ramener de 6 à 8 jusqu’à 2 à 2,5,
⎯ de séparer la parche (coque) de l’amande.
Cette dernière étant la seule partie importante dans la fabrication de la pâte et le beurre de
cacao
⎯ de développer le principe aromatique donnant au chocolat sa flaveur caractéristique (on sait
par exemple que les pyrazines forment le ¼ des produits détectés dans la fraction aromatique
du chocolat apparaissent au cours de torréfaction du cacao).
Les pyrazines se développent à partir d’acides aminés libres et des dérivés monosaccharides
et qui comme les autres précurseurs de l’arôme se forment au cours de la fermentation dans le
cotylédon et l’arôme quant à lui se développe au cours de la torréfaction.
⎯ La température employée pendant cette phase varie selon la provenance des fèves et de la
méthode de séchage utilisée. Des moyennes de 135°C pour les fèves séchées au soleil. 110°C
= fève séchée artificiellement sont consideré comme approprié ;
⎯ La durée est entre 15 à 20min plus refroidissement à la fin de la torréfaction.
BUT
Le but de l’opération est d’obtenir une pâte de cacao ou masse de cacao par broyage à chaud de
l’amande.
PROCEDE
⎯ Consiste à broyer l’amande très finement à l’aide d’une meule et à chaud (50 et 60°C) pour
obtenir une pâte visqueuse malaxé appelé pâte ou masse de cacao.
⎯ Cette pâte est ensuite chauffée à haute température (100 et 110°C) et par pressage, on
sépare :
o la partie liquide (liqueur de cacao ou pâte fluide de cacao ou beurre de cacao à
environ 70% du poids de cacao)
o La partie solide (tourteaux environ 30%)
⎯ Le beurre de cacao et masse de cacao constitue la matière première de base pour la
fabrication de chocolat.
⎯ Les tourteaux après opération de blutage donne de la poudre de cacao donne un grain très
fin de l’ordre de 18 µm de diamètre à peine décelable sur le palis de la bouche
Remarques :
La pâte ou masse de cacao peut subir une opération préalable dite alcalinisation dont le but est de
neutraliser l’acidité du cacao pour le rendre basique (alcalin) par le procédé hollandais appelé VAN
HONTEN.
Ce procédé a d’autre objectif, c’est-à-dire renforcer la couleur de la pâte, améliorer l’arôme et le gout
du chocolat obtenu. Il se déroule sur la production de la poudre de cacao pulvérisé.
A noter que c’est au cours de cette technique (une des étapes très importantes de la qualité du
produit) que réside le secret et le savoir-faire du chocolatier.
f) But de l’opération
Elle est de pouvoir homogénéiser, d’aérer, d’émulsifier le mélange de la pâte pour améliorer le goût
et la qualité nutritionnelle du chocolat. La pâte peut être également additionner ou non de Lecithine
du jaune d’œuf est également dans le système nerveux que l’organisme humain fabrique à partir des
graisses neutres de l’acide phosphorique et de la choline (la choline est un corps azoté contenu
dans la composition de la matière vivante).
Le conchage terminé, le chocolat conché est stocké dans des réservoirs maintenus à des
températures d’environ 40°C avant de le faire à l’opération suivante de tempérage.
I. TEMPERAGE
BUT
Le processus de tempérage très important également après l’opération de conchage permet de
donner au chocolat tempéré les qualités suivantes :
• Une bonne cristallisation ;
• Un aspect brillant extérieurement ;
• Une texture cassante, croquante aux dents et fondante ensuite ;
• Une bonne stabilité et une longue durée de conservation ;
TECHNIQUES
La technique de Tempérage consiste à traiter le produit chocolat déjà conché dans une machine que
l’on appelle Tempéreuse par une série de réchauffage et de refroidissement successive afin de
ramener le chocolat dans sa forme cristalline la plus stable.
La technique est la suivante pour le cas la fabrication du chocolat noir :
1. On chauffe le chocolat c’est-à-dire conché d’auparavant pour avoir du fondu généralement le
chocolat fond à une température d’environ 36°C ; mais pour être plus rapide car le chocolat
est un mauvais conducteur de chaleur, on peut forcer la température jusqu’à 50°C pour le
chocolat noir ;
2. Après être fondu, il faut refroidir le produit par abaissement de la température jusqu’à environ
28°C.
3. Ensuite, on réchauffe de nouveau le produit jusqu’à une température de 30°C et même plus ;
4. Pour en finir, on le refroidit le plus rapidement possible jusqu’à une température d’environ
20°C
La succession de réchauffement suivi de refroidissement rapide est une des conditions qui permet
de déclencher ce phénomène de CRISTALLISATION et c’est surtout la température basse qui est le
vecteur principal de ce phénomène de cristallisation.
Remarques :
La courbe de cristallisation c’est-à-dire la formation des cristaux varie selon la proportion du beurre
de cacao contenu dans le chocolat donc selon la catégorie du chocolat voulue.
POUR LE CHOCOLAT BLANC :
Pg. 15 Vertu du chocolat
La température de fusion est de l’ordre de 40°C alors que pour le chocolat noir, elle est de
l’ordre de 55°C. car pour le cas du chocolat noir, il n’y a pas assez de beurre
Les tempéreuses sont des machines qui permettent de chauffer et refroidir le chocolat
tout en respectant la courbe de cristallisation de chaque catégorie de chocolat préparé et tout
en le mélangeant en permanence et en le maintenant à la température voulue pendant toute
la durée de l’opération de tempérage.
J. LE MOULAGE ET L’ENROBAGE
Après l’opération de tempérage, avant du chocolat tempéré, et pour obtenir la forme et le ou
les motifs voulus, le chocolat tempéré est directement versé dans des moules (en fer ou plastique) il
s’agit du moulage de chocolat.
Des ingrédients supplémentaires (noisettes, piments, raisins, fruits confits, riz soufflé)
peuvent être rajouter selon les friandises que l’on veut désirer.
Les moules et le chocolat fondus tempérés, passent dans une machine appelée tapoteuse
qui répartie le chocolat dans les moules, ensuite le tout passe dans un tunnel réfrigéré qui le refroidi
instantanément et puis le démoule.
K. L’EMBALLAGE
Soit en aluminium, soit en boîte hermétique, … pour pouvoir conserver le produit avec la
consommation aussi longtemps que l’on veut.
X. VERTU DU CHOCOLAT
Le chocolat est un aliment très énergétique (avec 500 calories par gramme de chocolat)
IL est très apprécié et il est riche en élément minéraux surtout en potassium K+, magnésium
Mg et calcium Ca2+ ainsi qu’aux diverses vitamines : vit A, vit B, vit D et vit E.
2+
3. GHANA
4. NIGERIA
5. COTE D’IVOIRE
6. CAMEROUNE
7. MALAISIE
8. BRESIL
LES PRINCIPAUX PAYS IMPORTATEURS DU CACAO MARCHAND
1. JAPON
2. ETATS-UNIES
3. RUSSIE
4. ROYAUME-UNIES
5. PAYS BAS
6. Allemagne
A remarquer que cette poudre de l’enveloppe de la cabosse a la même valeur nutritive que l’épi de
maïs desséché.
Cette enveloppe sert également pour la fabrication d’engrais biologique et de Matière Première pour
la préparation de biogaz.
CONCERNANT LE JUS D’ECOULEMENT FOURNI PAR LA FERMENTATION
Peut être utilisé pour la préparation de boisson non alcoolisé, du sucre, du vinaigre et de
l’acide acétique.
Pg. 17 Généralités
LE CAFEIER
⎯ GENERALITES
Le caféier du nom malagasy « Kafé » (café) appartient à la grande famille botanique et groupes de
plantes stimulantes. (1,3,7-triméthylxanthine)
Famille Rubiaceae
Genre Coffea
• ARABICA
C’est la plus anciennement connue et plus répandue dans le monde. Elle occupe le premier rang sur
la production mondiale du café. Elle est surtout cultivée en Colombie et au Brésil (production
mondiale 140.000.000 de sac de 60Kg par an.)
L. CANEPHORA / ROBUSTA
Elle est surtout cultivée en Afrique et Indonésie. A Madagascar par exemple, le robusta représente
près de 90% de la production totale du café Malagasy (à l’environ de 50.000 tonnes par an), le 10%
restant est l’arabica.
ORIGINES
L’origine du café à Madagascar remonte vers le XIXè siècle pour l’ARABICA et probablement vers le
XXè siècle pour le ROBUSTA.
Outre les deux espèces cultivés, Madagascar dispose d’un patrimoine phylogénétique unique au
monde. Patrimoine constitué par le genre MASCARO COFFEA ou caféier sauvage Malagasy. Ce
genre de caféier sauvage est caractérisé par une teneur faible voire inexistante en caféine dans ces
graines. Le mascaro coffea est un matériel végétal indispensable pour les travaux de recherche,
entreprise dans le domaine d’amélioration et de sélection des espèces de café cultivé Malagasy
IMPORTANCE SOCIO-ECONOMIQUE ET PLACE DU CAFE A MADAGASCAR
Mondialement, le café (premier produit agricole d’exportation) occupe la seconde place en valeur du
commerce mondial après le pétrole.
Concernant Madagascar, après la vanille, la pêche , l’aquaculture et même les ressources minières
et forestières, le café reste encore pour longtemps d’une importance socio-économique capitale pour
la nation Malagasy.
Pg. 18 Connaissance de la plante
En effet :
⎯ On a estimé, d’après les enquêtes et études faites, que la filière café (toute une chaine de
valeur de production, de transformation, d’exportation et de consommation) intéresse
directement et indirectement l’existence de plus de 30% de la population Malagasy.
Autrement dit, près de 1 malagasy sur 3 est impliqué dans cette chaine de valeur ;
⎯ Une étude faite également par un bureau d’étude appelée « TX CONSULTING » a également
pu déceler que le café et son produit dérivé de transformation est devenue un produit de
première nécessité.
Pour les Malagasy, on a un taux de consommation estimé à 50% dans les villes et 5% campagnes
(toutes les classes d’âge et sexe confondue, ayant plus de 15 ans)
⎯ CONNAISSANCE DE LA PLANTE
⎯ DESCRIPTION MORPHOLOGIQUE DU CAFEIERS (MORPHOLOGIE)
Le caféier a été intégré dans la famille des Rubiacée (rubiaceae) par LINNE à l’ordre des
RUBIANES puis ensuite appartenir au genre COFFEA par le botaniste Jussieu.
Ce genre Coffea possède deux espèces cultivées en plus dont :
• Le coffea ARABICA tant apprécié par les amateurs de café pour son goût plus fin.
• Le coffea Califora dont la variété la plus connue est le ROBUSTA incontesté par la rusticité
de la plante et plus convoité par son goût complexe et son amertume plus persistante en
bouche.
2) TRONC
1. Robusta
Concernant le tronc, l’arbre se distingue par la ramification du tronc en plusieurs tiges (multicaulies)
lui conférant son aspect buissonnant. Les branches fructifères sont rigides et longues et vigoureuses.
La plante se limite à 03 mètres de hauteur dans une plantation pour faciliter son exploitation.
2. Arabica
L’arbre est de taille moyenne et porte plutôt une seule tige (c’est-à-dire unicaulies)
3) RACINES
Les fruits sont de petite taille et très nombreux pour le robusta tandis qu’ils sont plus gros mais peu
nombreux pour l’arabica.
Les fruits renferment deux amendes à plan convexe accolé par leur face planes.
Pg. 20 Connaissance de la plante
Pg. 21 Connaissance de la plante