Guide FP 2016
Guide FP 2016
FORMATION
PROFESSIONNELLE
E D I T I O N 2 0 1 6
F
LE
PROFESSIONNALISATION CONSEIL LE FINANCEMENT
ET EN ÉVOLUTION ET LES
ALTERNANCE PROFESSIONNELLE FINANCEURS
(CEP)
O
LE
CONSULTATION
CONGÉ
ET RÔLE LE CONTRAT
INDIVIDUEL
DU COMITÉ D’APPRENTISSAGE
DE FORMATION
D’ENTREPRISE
(CIF)
P R O
LE
COMPTE
PERSONNEL
DE FORMATION
(CPF)
M
L’ENTRETIEN
PROFESSIONNEL
LE GUIDE PRATIQUE DE LA
FORMATION
PROFESSIONNELLE
ED I T I O N 2 0 1 6
AVANT-PROPOS
D
e l’éducation ouvrière à la sécurisation des
parcours professionnels, tel pourrait être le
résumé historique, quoique trop rapide et
simplificateur, de l’évolution de la formation
professionnelle. Cette question centrale du
rapport de l’individu au travail a d’ailleurs
toujours été au cœur de la confrontation sociale entre patronat
et mouvement syndical.
Dans cette continuité historique, la cgt-FO a toujours fait de l’éducation permanente l’un
des moteurs de son action pour la promotion sociale de l’ensemble des travailleurs. Roger
LOUET, secrétaire confédéral, rappelait, en 1960, la position de la Confédération sur le sujet :
« À Force Ouvrière, nous considérons que la promotion professionnelle n’est qu’un élément
d’une réelle promotion sociale, laquelle doit permettre en fait à chaque individu comme à
chaque groupe d’individus, de donner la totale mesure de ses facultés ou de satisfaire ses
aspirations, dans le but non seulement de se promouvoir matériellement à titre personnel,
mais aussi de tendre collectivement à bâtir une véritable démocratie économique ».
Près de 50 ans plus tard, la crise économique, les multiples évolutions technologiques,
l’essor de la mondialisation issue de la fin du bloc de l’est, ont profondément bouleversé
la place de l’homme au travail. Face à la montée du chômage de masse, le rôle de la
formation professionnelle s’est considérablement transformé. Malgré la place essentielle du
paritarisme dans l’élaboration et la gestion de la formation professionnelle, les dernières
évolutions législatives ont confirmé la volonté de l’État de reprendre en main le système en en
faisant un instrument des politiques publiques de l’emploi.
ANNEXES
OÙ TROUVER L’INFORMATION..................................................................................................124
FORMULAIRES ET COURRIERS TYPES......................................................................................126
SIGLES................................................................................................................................................................132
L’OBLIGATION DE FORMER
1968 Constat de Grenelle : principe d’une grande négociation (entre le patronat et les
syndicats) sur la formation professionnelle :
1970 Accord National Interprofessionnel (ANI) du 9 juillet 1970, repris par la loi du
16 juillet 1971
Création du Congé Individuel de Formation (CIF) et de la contribution des entreprises
d’au moins 10 salariés à participer au financement de la formation professionnelle.
1992 Loi du 20 juillet 1992 – création de la Validation des Acquis Professionnels (VAP), en vue
d’obtenir la dispense d’une partie d’un examen de l’Éducation Nationale.
1993 Loi quinquennale du 20 décembre 1993 – transfert aux régions des compétences initialement
dévolues à l’État en matière de formation des jeunes de 16 à 25 ans.
Fixation de nouvelles conditions d’agréments des Organismes Paritaires Collecteurs Agréés
(OPCA).
Création du Capital de Temps de Formation (CTF).
2000 Loi Aubry II du 19 janvier 2000 – consécration de l’obligation pour l’employeur d’adapter les
salariés à l’évolution de leurs emplois.
Possibilité d’effectuer pour partie une formation hors temps de travail.
2002 Loi de Modernisation Sociale du 17 janvier 2002 – création de la Validation des Acquis de
l’Expérience (VAE).
2003 Accord National Interprofessionnel (ANI) du 20 septembre 2003 « Accès des salariés
à la formation tout au long de la vie professionnelle »
Création :
du Droit Individuel à la Formation (DIF) ;
du Contrat de Professionnalisation (CP) ;
de la Période de Professionnalisation (PP) ;
du Fonds Unique de Péréquation (FUP), ancêtre du Fonds Paritaire de Sécurisation des
Parcours Professionnels (FPSPP).
Accord repris par la loi « Formation Professionnelle et dialogue social » du 4 mai 2004 (DIF,
ventilation du Plan de Formation en 3 catégories, consultation du Comité d’Entreprise).
Cet accord n’a pas été intégré comme les précédents dans un ANI global sur la
formation professionnelle. Par conséquent, il convient de se reporter à l’ANI
du 5 octobre 2009 et d’y intégrer les nouveautés apportées par l’ANI du
14 décembre 2013. Par ailleurs, cet ANI de 2013 n’a pas non plus été étendu
par l’Administration.
L’OBLIGATION
DE FORMER
UNE RECONNAISSANCE PAR LE JUGE EN 1992
UNE CONSÉCRATION PAR LE LÉGISLATEUR EN 2000
UNE PRÉSERVATION PAR FO LORS DE L’ANI 2013
FORCE OUVRIÈRE
Savoir distinguer chaque catégorie d’actions de formation constitue un enjeu important. Par
exemple, s’il s’agit d’une action de formation relevant de l’obligation de l’employeur, le
salarié n’a pas à mobiliser ses droits comme le CPF.
Si le salarié mobilise ses droits, il peut demander à bénéficier d’une reconnaissance dans
l’emploi.
Il est parfois difficile de faire la distinction entre les deux catégories de formation :
– la difficulté est d’abord concrète : une même action de formation pourra s’analyser en une action de
maintien dans l’emploi dans un cas, en une action de développement des compétences et des qualifications
dans un autre cas,
– la difficulté est ensuite le résultat d’un rapport de force : la reconnaissance dans l’une ou l’autre
des catégories dépend davantage d’un combat individuel et/ou syndical. Le rôle des IRP est alors important,
notamment pour expliquer aux salariés les enjeux de l’Entretien Professionnel (voir p. 42), la nature
personnelle du CPF (voir p. 55) (leur rôle est également important au moment de la consultation du Plan
de Formation (voir p. 55).
* La déqualification, est le fait pour le salarié de disposer d’une qualification ayant, sur le marché du travail, une valeur moindre que celle dont il disposait au
moment de la conclusion du contrat de travail, parce que l’employeur ne l’a pas formé.
Sanction
Pour l’employeur :
l’employeur qui manque à son obligation de former commet une faute qui justifie devant les juridictions
prud’homales le versement d’une somme d’argent en réparation. Le salarié ne reçoit pas pour autant une
proposition d’action de formation.
Devant les juridictions, chaque partie doit prouver ce qu’elle prétend : si l’employeur vous a fait
! une proposition de formation – notamment à l’occasion de l’Entretien Professionnel – et que
vous l’avez refusée pour une bonne raison mais sans la matérialiser par écrit, il vous sera plus
difficile d’en apporter ensuite la justification.
Pour le salarié :
si l’employeur répond à son obligation de former par une action de formation, il agit dans le cadre de son
pouvoir de direction. Ainsi, le salarié ne peut pas refuser, sauf motif légitime ; à défaut, il commet une faute
susceptible d’être sanctionnée.
Les limites
Les actions de « développement des compétences » et des qualifications
Au-delà du poste de travail et de l’évolution de l’emploi occupé, le salarié peut aspirer à un développement
de ses compétences et de ses qualifications au sein de son entreprise. L’employeur n’a pas l’obligation de lui
proposer une telle action de formation.
Contrairement aux formations au poste et à l’emploi, le salarié peut légitimement refuser les actions de
développement des compétences et qualifications, notamment lorsqu’il considère la reconnaissance associée
comme insuffisante.
Régime juridique
Si l’employeur propose une telle action de développement des compétences à son salarié, le refus de ce dernier
n’est pas fautif. En revanche, si le salarié accepte, l’employeur doit s’engager, avant le départ en formation,
sur les modalités de reconnaissance dans l’entreprise de la certification/qualification obtenue. Ces éléments
doivent être négociés entre l’employeur et son salarié. Les Instances Représentatives du Personnel (IRP) ont
connaissance du nombre d’actions de formation conclues sous ce régime au moment de la consultation du
Plan de Formation (voir p. 55).
FORCE OUVRIÈRE
Lorsque le salarié mobilise son CPF pour un projet de formation avec l’accord de son
employeur, il peut prétendre à une reconnaissance de son employeur. Si la loi n’est pas très
claire, FO a obtenu une règle plus favorable :
Avantage pour le salarié : lorsque je mobilise mon CPF en accord avec mon
employeur, je peux prétendre à une reconnaissance dans l’emploi et à un engagement de
mon employeur avant le départ en formation ;
Avantage pour les IRP : lorsque le salarié mobilise son CPF avec l’accord de
l’employeur, ces actions sont inscrites au Plan de Formation et clairement identifiées : il est
possible de vérifier que l’employeur a respecté ses obligations.
Les actions participant au développement des compétences peuvent être réalisées en application d’un accord
entre le salarié et l’employeur, hors temps de travail, dans la limite, par année civile et par salarié, de 80 heures
ou pour les personnes au forfait, dans la limite de 5 % de leur forfait. Le salarié bénéficie pour ces heures d’une
allocation dont le montant est égal à 50 % de la rémunération nette de référence du salarié.
Que l’employeur ou le salarié soit à l’origine de ces actions de développement des compétences
! et qualifications, il s’agit d’un espace de « co-construction » du départ en formation, par contraste
avec l’obligation de former qui incombe à l’employeur et par lequel il impose ses choix de formation.
FORCE OUVRIÈRE
Bien entendu, il ne s’agit pas de considérer que, parce que la personne dispose de droits,
elle ne peut plus espérer aucun conseil et aucun accompagnement, en particulier de son
employeur. Bien au contraire !
FORCE OUVRIÈRE
Bien connaître ces règles permet au salarié de ne pas mobiliser ses droits à la place de
l’employeur.
Bien connaître ces règles permet aux IRP d’être vigilantes à l’occasion de la consultation
sur la formation dans l’entreprise et de mieux conseiller le salarié.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6321-1 alinéas 1 et 2 ����� Obligation de l’employeur s’agissant de l’adaptation au poste et du maintien dans l’emploi.
Art. L. 6321-1 alinéa 3 ��������������� Domaine de co-construction entre le salarié et l’employeur : les actions de développements des
compétences (et des qualifications).
Art. L. 6321-8 ������������������������������ Régime juridique des actions de développement des compétences (et des qualifications) : obligation pour
l’employeur de s’engager, avant le départ en formation, en matière de reconnaissance dans l’emploi au
retour de l’action de formation.
Art. L. 6321-10 et D. 6321-5 ���� Allocation de 50 % de la rémunération nette de référence du salarié pour les heures réalisées en dehors
du temps de travail pour les actions de développement des compétences (et des qualifications).
FPSPP
À RETENIR
Par le rapprochement des instances, l’emploi fait désormais partie intégrante de la gouvernance
paritaire (comme c’était déjà le cas dans les anciens COPIRE), ce qui permet de travailler sur des
politiques globales d’insertion durable en emploi selon nos prérogatives propres.
Le revers de la médaille : les instances publiques sollicitent de plus en plus les acteurs paritaires sur le
champ de la politique publique et notamment pour financer les formations des demandeurs d’emploi
sur des fonds jusqu’ici majoritairement consacrés aux salariés.
PARITAIRES
MULTIPARTITES
AU Établir les listes régionales des formations éligibles au Compte Personnel de Formation (CPF).
NOUVE Habiliter par délégation du Copanef des organismes de formation pour CléA.
Émettre un avis sur la carte régionale des formations professionnelles initiales.
INSTANCES SECTORIELLES
PARITAIRES
AU Établir la liste des formations éligibles au CPF pour les entreprises hors CPNE de son périmètre.
NOUVE Habiliter par délégation du Copanef des organismes de formation pour CléA.
FORCE OUVRIÈRE
Dans chacune de ces instances siègent des camarades FO qui peuvent vous renseigner.
Pour connaître leurs coordonnées, n’hésitez pas à interroger :
– vos Unions Départementales pour les instances régionales,
– vos Fédérations pour les instances sectorielles,
– le Secteur emploi / formation de la Confédération pour les champs national et
interprofessionnel.
PANORAMA DU PARITARISME
COPANEF
Régulation générale du dispositif paritaire
COPAREF
FPSPP
Péréquation entre OPCA et OPACIF
CNEFP COC
Qualification et requalification
des salariés et demandeurs d’emploi
OPCA OPCA
DANS LE CHAMP HORS CHAMP
d’application de l’ANI d’application de l’ANI
RÉSEAU INTERPROFESSIONNEL
OPACIF
LE FINANCEMENT
ET LES FINANCEURS
1%
0,15 %
?
0,55%
0,2 %
0,40%
CIRCUIT DE FINANCEMENT
Contributions des entreprises en %
de la Masse Salariale Brute (MSB)
0,55 % 1%
0,15 % ou 0,2 %
FORCE OUVRIÈRE
Il est ici question du minimum légal : possibilité de financements complémentaires soit par
la branche professionnelle (conventionnel), soit par l’entreprise (volontaire).
La participation des employeurs à la formation professionnelle continue ne se limite pas à
leurs obligations légales et conventionnelles en termes de financement.
AU
NOUVE
Chaque entreprise verse chaque année une contribution légale en fonction de ses
effectifs qui se traduit par la création d’une contribution unique de 1 % de la
Masse Salariale Brute (MSB) pour les entreprises de 10 salariés et plus et
de 0,55 % pour les entreprises de moins de 10 salariés.
La loi de finances pour 2016 prévoit le relèvement des seuils de 9 et 10 salariés à
11 salariés.
"Les employeurs de moins de 11 salariés seront redevables d’une contribution
au titre de la formation professionnelle dont le taux sera de 0,55%’’.
LISSAGE DE LA CONTRIBUTION
FRANCHISSEMENT Une entreprise qui atteint le seuil de 11 salariés bénéficie d’un dispositif
DE SEUIL de lissage de l’augmentation de sa contribution (sauf si le franchissement du
seuil résulte de la reprise ou de l’absorption d’une entreprise qui a employé
au moins 10 salariés au cours de l’une des trois dernières années).
Le lissage se décline selon le tableau suivant :
FORCE OUVRIÈRE
La responsabilité sociale de l’employeur sera un levier plus efficace que la contrainte fiscale : il
s’agit de remplacer des obligations fiscales (obligation de dépenser) par des obligations sociales
(obligation de faire).
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6322-37 ���������������������������� Contribution des entreprises au CIF.
Art. L. 6331-1 ������������������������������ Obligation de financement.
Art. L. 6331-6 et L. 6331-30 ����� Majoration de la contribution en cas de non versement ou de versement insuffisant.
Art. L. 6331-9 ���������������������������������� Contribution des entreprises d’au moins 11 salariés (montant de la contribution).
Art. L. 6331-10 ���������������������������� Gestion du CPF en entreprise suite à un accord d’entreprise.
Art. L. 6331-17 ���������������������������� Maintien des règles de neutralisation des effets de seuils.
Art. L. 6331-28 ���������������������������� Versement au trésor public.
Art. L. 6331-32 ���������������������������� Informations relatives aux modalités d’accès des salaries à la formation (déclaration administrative de
l’employeur).
Art. L. 6331-55 ���������������������������� Employeurs occupant des salariés intermittents du spectacle.
Art. L. 6332-3-3 �������������������������� Répartition de la contribution pour les employeurs d’au moins 50 salariés.
Art. L. 6332-3-4 �������������������������� Répartition de la contribution pour les employeurs de 11 à 49 salariés.
ORGANISME
OPCA
Collecteurs uniques
PARITAIRE
COLLECTEUR
AGRÉÉ
VERSEMENT L’employeur doit verser la contribution avant le 1er mars de l’année suivant
À UN OPCA celle au titre de laquelle elle est due.
UNIQUE Il s’agit notamment :
de la contribution unique (0,55 % ou 1%) ;
du 1% CDD ;
NOUVEAU de la taxe d’apprentissage en cas d’agrément OCTA.
La contribution due par les entreprises au titre de la formation professionnelle
doit être versée obligatoirement à l’OPCA désigné par la convention collective
ou par I ’accord de branche qui leur est applicable en fonction de leur activité
principale.
Lorsque l’entreprise relève d’une branche professionnelle qui n’a désigné
aucun OPCA, ou lorsqu’elle ne relève d’aucune branche professionnelle,
elle doit verser sa contribution à l’un des deux OPCA interprofessionnels :
AGEFOS-PME ou OPCALIA.
!
Lorsqu’un employeur applique une convention collective qui n’est
pas celle de son activité principale, il doit verser sa contribution
à l’OPCA désigné par la convention collective applicable de son
activité principale.
Les OPCA sont confortés dans leur fonction d’intérêt général : mission de collecte, gestion, mutualisation et
financement des actions de formation.
MISSIONS DE L’OPCA
EN MATIÈRE Collecte et répartit les fonds de la contribution légale entre les dispositifs
DE COLLECTE qu’il finance directement et les organismes qu’il finance.
Gère en direct les fonds du Plan de Formation, la professionnalisation et
une part du CPF.
AUTRES MISSIONS, Informe, sensibilise et accompagne les entreprises, pour l’analyse et la définition
NOTAMMENT de leurs besoins en matière de formation professionnelle.
Participe à l’identification des compétences et des qualifications mobilisables
au sein de l’entreprise.
En tant que financeur, s’assure de la capacité du prestataire à dispenser une
formation de qualité.
Participe à la définition des besoins collectifs et individuels au regard de la
stratégie de l’entreprise, en prenant en considération les objectifs définis
par les accords de GPEC.
PRISE EN CHARGE Avec les fonds collectés, l’OPCA prend en charge directement ou via des
DES ACTIONS organismes :
les formations relevant du Plan de Formation ;
les formations financées par le CPF ;
les Périodes et Contrats de Professionnalisation ;
la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) ;
les coûts de formation engagés pour faire face à de graves difficultés
économiques conjoncturelles, si un accord de branche le prévoit, pendant
une durée maximale de deux ans.
FINANCEMENT Les ressources au titre du Plan de Formation des OPCA sont destinées au
DU PLAN financement :
DE FORMATION des frais de fonctionnement* des actions de formation organisées dans
le cadre du Plan de Formation ;
des frais de gestion et d’information et frais relatifs aux missions des
OPCA ;
de l’allocation de formation versée en cas de formation destinée au
développement des compétences hors temps de travail.
FORCE OUVRIÈRE
Lorsque les formations se déroulent en tout ou partie en
dehors du temps de travail, les frais de garde d’enfants ou
de parents à charge peuvent également être pris en charge
par l’organisme collecteur.
*
Les frais de fonctionnement de la formation couvrent, notamment, les frais pédagogiques et les frais de transport, de repas et d’hébergement
occasionnés par la formation suivie.
FORCE OUVRIÈRE
L’Unedic peut prendre en charge directement ou par I’inter-
médiaire des OPCA les dépenses afférentes aux Contrats de
Professionnalisation des chômeurs de 26 ans et plus.
CONTRIBUTIONS SUPPLÉMENTAIRES
INTÉRÊT DE CES Une entreprise ou une branche qui effectue des versements complé-
CONTRIBUTIONS mentaires à un OPCA peut bénéficier des services suivants :
centrale d’achat ;
services de gestion administrative ;
ingénierie financière et financements complémentaires ;
ingénierie de formation ;
gestion de la traçabilité/historique ;
insertion professionnelle :
• jeunes,
• demandeurs d’emploi,
• aide aux reclassements ;
services supplémentaires accords de branche ou contrats
d’entreprises.
ORGANISME
PARITAIRE AGRÉÉ
OPACIF DU CONGÉ
INDIVIDUEL
DE FORMATION
depuis 2014 Les OPACIF ont pour mission d’accompagner les salariés et les
les FONGECIF : demandeurs d’emplois dans l’élaboration de leur projet ou
parcours professionnel, dans la réalisation et le financement
– ne collectent plus,
d’actions de formation incluant les Bilans de Compétences (BC) et
– dispensent le Conseil en les démarches de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).
Evolution Professionnelle
(CEP). Les OPACIF existent sous plusieurs formes :
– les FONGECIF, réseau interprofessionnel à compétence
régionale : les salariés sont dans leur grande majorité accompagnés
par les FONGECIF dans leurs démarches personnelles de formation
professionnelle,
– Les OPCA éligibles au CIF, réseaux sectoriels à compétence
nationale, dit OPACIF,
– Les AGECIF et UNAGECIF, réseau des entreprises à statuts,
SNCF, RATP, Banque de France, IEG (Industries Électriques et
Gazières) notamment.
FORCE OUVRIÈRE
Les FONGECIF ne collectent plus les contributions des entreprises mais se voient reverser, par
le FPSPP, un montant fonction du nombre de salariés sur le territoire.
FONDS PARITAIRE
FPSPP DE SÉCURISATION
DES PARCOURS
PROFESSIONNELS
*
Péréquation : mécanisme de redistribution des fonds en fonction des besoins.
FINANCEMENT Les OPCA reversent une fraction de leur collecte au FPSPP dont les
DU FPSPP ressources permettent de :
contribuer au financement d’actions de formation professionnelle
concourant à la qualification et à la requalification des salariés et
demandeurs d’emploi, au bénéfice de publics dont les caractéristiques
sont déterminées par convention avec l’État ;
assurer la péréquation des fonds par des versements complémentaires
aux OPCA afin de financer les Contrats de Professionnalisation ;
contribuer au développement de systèmes d’information concourant au
développement de la formation professionnelle (notamment le portail
d’information et de gestion du CPF) ;
financer les heures acquises et mobilisées au titre du CPF par les
demandeurs d’emploi, ou en complément d’un CIF ;
contribuer au développement de la formation des salariés des entreprises
de moins de 10 salaries, organisée dans le cadre du Plan de Formation par
des versements complémentaires aux OPCA, calculés en fonction de la
part de ces entreprises parmi les adhérents de l’organisme ;
contribuer au développement de la formation des salariés des entre-
prises de 10 à 49 salariés, par le versement complémentaire aux OPCA
d’une part des sommes versées au FPSPP en cas d’excédent sur les fonds
destinés au CPF ;
procéder à la répartition entre les FONGECIF/OPACIF des fonds
destinés au financement du CIF.
L’affectation des ressources du FPSPP est déterminée par :
un accord conclu entre les organisations représentatives d’employeurs
et de salariés au niveau national interprofessionnel.
qui fait ensuite l’objet d’un conventionnement avec l’État.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6331-15 ������������������������������������Prise en compte d’un accroissement d’effectif.
Art. L. 6331-35 et 47 �������������������������Employeurs occupant des salariés du bâtiment et des travaux publics.
Art. L. 6332-1 à L. 6332-2-1 �������������Agrément.
Art. L. 6332-3 à L. 6332-5-1 �������������Gestion des fonds.
Art. L. 6332-14 à L. 6332-17 ������������Organismes Collecteurs Paritaires Agréés pour la prise en charge de la professionnalisation et du Compte
Personnel de Formation.
Art. L. 6333-1 à L. 6333-8 �����������������Organismes Paritaires Agréés pour la prise en charge du Congé Individuel de Formation (OPACIF).
Art. L. 6332-18 à L. 6332-22-2 ���������Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP).
Septembre 2015
GUIDE PRATIQUE
CHÔMAGE
que les jeunes mais lorsqu’ils sont au chômage ils n’en
licenciement sortent que très difficilement. Ainsi les seniors sont parti-
salarié
années une hausse exponentielle du
nombre de personnes privées d’em- culièrement confrontés au chômage de longue durée
rémunération
ploi. Des niveaux de chômage jamais mais aussi, pour certains, au cumul emploi retraite. Cette
code comité d’entreprise égalés ont été atteints. dernière situation s’avère, dans certains cas, être un vrai
du travail DIRECCTE libre choix alors que, dans d’autres situations, il s’agit
Ainsi la démographie française reste globalement dyna- Face à ces tendances, devenues systémique du marché du
mique, portée par un bon niveau de natalité, contraire- travail, Force ouvrière revendique des mesures en faveur
délégué du personnel temporaire ment à d’autres pays européens, ce qui s’avère positif de l’investissement public et de soutien à l’investissement
intérimaire
notamment pour nos systèmes de protection sociale par privé afin de relancer la demande pour permettre la
indemnité répartition. D’un niveau de qualification globalement création d’emplois, rétablir l’équilibre des comptes so-
syndicats
élevé, certains jeunes adultes ont cependant des difficul- ciaux et publics mis à mal par plusieurs années de crise
temps de travail tés à accéder rapidement à un emploi stable correspon- économique et par une politique publique de l’emploi qui
PARTIELLE
dant à leur niveau qualification. Ainsi, les moins de 25 se réduit trop souvent à des exonérations sociales non
ans sont plus souvent que leurs ainés concernés par le compensées.
temps partiel, les contrats courts et les allers-retours
entre périodes d’emploi et de chômage. FO reste convaincue et réaffirme que le social, les droits
des travailleurs, le code du travail ne sont pas des freins
Une autre caractéristique concerne les salariés de plus de au développement économique du pays et à l’emploi et
que s’y attaquer ne fait que stigmatiser les travailleurs,
SOMMAIRE opposer les personnes en emploi et les chômeurs, mettant
1. Evolution générale de la démographie en France ainsi en danger la cohésion sociale et la solidarité natio-
nale.
3ÈME 2. Répartition de la population âgée de 15 ans ou plus
EDITION 3. Emploi et activité au sens du BIT dans la population de 15 à 64 ans Ce bulletin Emploi a pour objectif de vous permettre
d’appréhender les chiffres clés sur la situation de l’emploi
4. Caractéristiques de l’emploi
et du marché du travail.
5. Les situations de chômage
Bonne lecture.
6. Les inscriptions à Pôle emploi
PARCOURS DE FORMATION :
SALARIÉ
En lien avec l’activité du salarié – Projet interne d’entreprise
Obligation de l’employeur
OBLIGATION DÉVELOPPEMENT
DE L’EMPLOYEUR DES
Formation au poste COMPÉTENCES
ou à l’emploi ET DES
dans l’entreprise QUALIFICATIONS
PLAN DE
FORMATION ENTRETIEN PROFESSIONNEL
Formation
au poste
ou à l’emploi Initiative
dans l’entreprise
SANS CPF
du salairé
EMPLOYEUR EMPLOYEUR
ACCEPTE REFUSE
Légende
OBLIGATION DE
RECONNAISSANCE
DE L’EMPLOYEUR
Obligation Initiative
de l’employeur du salairé
PARCOURS DE FORMATION :
SALARIÉ, DEMANDEUR D’EMPLOI
Projet personnalisé – Externe à l’entreprise
Le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP)
NIVEAU 1
ACCUEIL
INDIVIDUALISÉ
"Je souhaite savoir comment
élaborer mon projet professionnel"
NIVEAU 2
Eventuellement CONSEIL
INDIVIDUALISÉ
"J’élabore mon projet professionnel"
BILAN NIVEAU 3
DE
COMPETENCES
(BC) ACCOMPAGNEMENT
À LA MISE EN ŒUVRE
"Le CEP concrétise
mon projet professionnel"
FORMATION
FORMATION
COURTE
LONGUE
ET LISTÉE
=
=
CIF
CPF
ACTION
DE
FORMATION
L’INFORMATION/ORIENTATION
LE CONSEIL EN ÉVOLUTION PROFESSIONNELLE (CEP)
L’ENTRETIEN PROFESSIONNEL
LE BILAN DE COMPÉTENCES (BC)
LE PASSEPORT ORIENTATION FORMATION
l'ORIENTATION ET L'ACCOMPAGNEMENT DU PROJET PROFESSIONNEL
L’INFORMATION /
ORIENTATION
– un droit rendu effectif
par de nouveaux dispositifs –
FORCE OUVRIÈRE
Ce pari sur l’orientation ne sera réussi que si l’ensemble des acteurs acquiert les compétences
nécessaires.
Les FONGECIF font partie des interlocuteurs les plus opérationnels pour le public salarié.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6111-1 ������������������������������ Objectif de progression d’au moins un niveau de qualification.
Art. L. 6111-3 ������������������������������ Droit à être informé, conseillé et accompagné en matière d’orientation professionnelle.
Art. L. 6314-1 ������������������������������ Droit à l’information, à l’orientation et à la qualification professionnelles et progression d’au moins un
niveau de qualification.
nouveau
I S 2 0 14
DEPU
LE CONSEIL
EN ÉVOLUTION
PROFESSIONNELLE (CEP)
– externe à l’entreprise –
– à l’initiative du salarié –
!
Solliciter un CEP est une démarche individuelle, anonyme et confidentielle :
sauf accord du salarié, l’employeur n’en est pas informé.
AU
NOUVE
PUBLIC VISÉ Tous les actifs :
salariés ou demandeurs d’emploi ;
quels que soient leur contrat de travail, âge, qualification …
REMARQUE
Sauf disposition plus favorable applicable à l’entreprise (prévue par accord collectif par exemple), les démarches réalisées par le
salarié dans le cadre d’un Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) se déroulent en dehors du temps de travail.
FORCE OUVRIÈRE
Le CEP n’a aucun lien avec l’employeur ; il apporte donc un regard plus ouvert aux
opportunités extérieures.
Sa connaissance des opportunités d’emploi, des dispositifs et de l’offre de formation peut outiller
la réflexion et les décisions.
U
OUVEA
NLes trois niveaux de service du Conseil en Évolution Professionnelle (CEP)
Le CEP comporte trois niveaux de services qui ne sont pas nécessairement tous mis en
œuvre : tout dépend des souhaits et des besoins du salarié, au regard notamment de son autonomie
et du degré de maturation de son projet.
! En principe, les services sont délivrés en pré[Link], selon les circonstances, ils peuvent
être organisés partiellement à distance (téléphone, outil informatique …).
AU
NOUVE
CAHIER DES Tous les opérateurs du CEP sont soumis à un cahier des charges, lequel
CHARGES DES impose le respect d’un certain nombre de principes :
PRESTATAIRES l’égalité d’accès des personnes (tout actif doit pouvoir accéder à la
prestation, partout sur le territoire, dans des conditions identiques) ;
la gratuité ;
la confidentialité.
Le salarié s’adresse à l’opérateur de son choix et est redirigé si besoin.
À RETENIR
FORCE OUVRIÈRE
Valeur ajoutée du CEP :
– droit à l’orientation pour tous,
– gratuit pour la personne, anonyme et en dehors de l’entreprise,
– accessible pour tous.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6111-3 ����������������� Mise en place des CEP par la région dans le cadre de sa mission de Service Public Régional de l’Orientation (SPRO)
Art. L. 6111-6 �����������������Présentation du CEP.
Art. L. 6333-3 �����������������Délivrance du CEP par les FONGECIF et OPACIF.
ARRÊTÉ DU 16 JUILLET 2014 FIXANT LE CAHIER DES CHARGES RELATIF AU CEP PREVU A L’ART. L. 6111-6
DU CODE DU TRAVAIL
I S 2 0 14
DEPU
L’ENTRETIEN
PROFESSIONNEL
– sous la responsabilité de l’employeur –
À RETENIR
Toute formalisation de ces entretiens peut être portée par le salarié dans une
annexe à son Passeport Orientation Formation et Compétences. Celui-ci
est accessible via le système d’information du Compte Personnel de Formation :
[Link].
Le salarié peut bénéficier de prestations de conseil et d’accompagnement en amont
comme en aval en sollicitant le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP).
AU
NOUVE
PUBLIC Tout salarié, dans toutes les entreprises, quelles que soient leurs tailles.
FORCE OUVRIÈRE
Spécifiquement consacré aux perspectives d’évolution professionnelle
du salarié, il est donc distinct de l’entretien d’évaluation.
CRITÈRES Cet état des lieux récapitulatif permet de vérifier que le salarié a bénéficié
À RESPECTER des Entretiens Professionnels et recense au cours des six années :
actions de formation suivies par le salarié ;
évolutions salariales ou les évolutions professionnelles intervenues ;
Validations des Acquis de l’Expérience (VAE) ou certifications, mêmes
partielles, obtenues par le salarié.
AU
NOUVE
ENTREPRISES Toutes les entreprises d’au moins 50 salariés.
CONCERNÉES Le relevé de situation doit vérifier si, sur la période des six ans, le salarié a
bénéficié d’éléments répondant à au moins deux de ces trois familles
de critères.
LES SANCTIONS Si l’employeur n’a pas respecté l’obligation d’établir un état des lieux
récapitulatif tous les six ans ou s’il ne peut pas démontrer qu’il remplit au
moins deux des trois critères légaux, le salarié bénéficie d’un abondement
correctif de :
100 heures supplémentaires sur son Compte Personnel de Formation
(CPF) pour un salarié à temps plein ;
130 heures pour un salarié à temps partiel ;
Ces heures sont inscrites sur le CPF du salarié.
Afin de les solvabiliser, l’employeur verse simultanément à l’OPCA 30 € par
heure créditée sur un CPF.
À RETENIR
L’Entretien Professionnel :
– crée des habitudes de rencontres régulières spécifiquement consacrées aux perspectives d’évolution
et d’emploi,
– représente une obligation de résultat pour l’employeur et peut être associé à un abondement correctif,
– anticipe et facilite toute démarche de validation et de certification.
FORCE OUVRIÈRE
Bien connaître ses droits et l’ordre des dispositifs à mobiliser : le Plan de Formation, le CPF, l’initiative individuelle ;
se renseigner auprès des Délégués du Personnel (DP), des Instances Représentatives du Personnel (IRP) et du Délégué
syndical (DS) qui ont connaissance des orientations de l’entreprise ;
Se faire accompagner par le Conseil en Evolution Professionnelle (voir p.38).
...Refuser cet entretien est légal mais présente un risque de mise à l’écart sur les prochaines formations.
Proposer aux salariés indécis, en tant qu’IRP, de préparer l’entretien ensemble est un bon moyen de transformer cet
entretien en opportunité de dialogue.
TEXTES DE RÉFERENCE
ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DU 14 DÉCEMBRE 2013
Art. 1 ............................ Mise en œuvre et accès.
Art. 2.............................. Recensement des actions menées au bout de 6 ans et garantie de formation associée.
Art. 5.............................. Suivi des entretiens professionnels dans le cadre du Plan de Formation.
Art. 8.............................. Accompagnement des branches auprès des TPE/PME.
Art. 9.............................. Accompagnement des OPCA auprès des TPE/PME.
CODE DU TRAVAIL
L. 6315-1 ...................... Information, nature et accès à l’Entretien Professionnel.
R. 6323-3 II................... Somme versée par l’employeur à l’OPCA en cas de manquement.
L. 6323-13 �������������������� Abondement correctif du Compte Personnel de Formation (CPF) en cas de non-respect des critères relatifs à l’Entretien
Professionnel, notamment pour les temps partiels.
action
conclusion
investigation
PHASe
PRELIMINAIRE
LE BILAN DE
COMPETENCES (BC)
– à l’initiative du salarié –
PUBLIC VISÉ
SALARIÉ Justifiant d’une ancienneté de :
EN CONTRAT 5 années, consécutives ou non, en tant que salarié (quelle que soit la
À DURÉE nature des contrats) ;
INDÉTERMINÉE dont 12 mois dans l’entreprise.
MODALITÉS ...
CONTACT FONGECIF (Fonds de Gestion du Congé Individuel de Formation).
OPACIF (Organisme Paritaire Agréé au titre du Congé Individuel de Formation).
STATUT Le contrat de travail est suspendu mais continue à produire certains effets :
DU SALARIÉ le temps de bilan est assimilé à du temps de travail effectif pour la déter-
mination des congés payés et des droits liés à l’ancienneté (primes) ;
le salarié peut s’absenter de la prestation de bilan pour les mêmes
motifs que ceux qui suspendent son contrat de travail (maladie, maternité,
accident de travail) ;
en fin de congé, le salarié réintègre son poste de travail aux conditions
prévues par son contrat.
... MODALITÉS
3. Phase de conclusion :
permettre au salarié, par le biais d’un entretien, de
connaître les résultats de son bilan. Une synthèse lui est
remise.
À LA DEMANDE DU SALARIÉ
CONDITIONS La demande de prise en charge doit être présentée par le salarié à l’OPACIF/
DE PRISE FONGECIF compétent.
EN CHARGE La décision de prise en charge de l’OPACIF/FONGECIF est prise
paritairement :
selon les règles et priorités définies par le Conseil d’Administration :
chaque OPACIF /FONGECIF définit ses critères qu’il communique sur
une simple demande ;
dans la limite des crédits réservés à ce congé.
NON,
si le salarié fait le choix d’effectuer son Bilan de Compétences hors temps
de travail.
À L’INITIATIVE DE L’EMPLOYEUR
PRINCIPE Puisque proposé par l’employeur, le Bilan de Compétences entre alors dans
les actions du Plan de Formation.
DÉLAI DE Le salarié n’est pas obligé d’accepter : son refus ne constitue ni une faute, ni
RÉPONSE un motif de licenciement.
Le salarié a 10 jours pour accepter la proposition de Bilan de Compétences.
Son silence vaut refus.
À RETENIR
Que le Bilan de Compétences soit à l’initiative du salarié ou de son employeur, son contenu reste
confidentiel.
La démarche personnelle est à privilégier pour choisir un prestataire sans lien avec son employeur.
Le Bilan de Compétence peut être mobilisé au niveau 2 d’accompagnement du CEP (voir p. 45) afin de
préciser ou confirmer un projet professionnel.
FORCE OUVRIÈRE
Le Bilan de Compétences est un outil à mobiliser en amont de toute formation longue
pour valider un choix professionnel, organiser une mobilité professionnelle ou encore se
positionner sur le marché du travail ; le document de synthèse n’appartient qu’au salarié
qui le réalise.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6322-42 à L. 6322-43 ���� Conditions d’ancienneté.
Art. L. 6322-44 à L. 6322-46 ���� Durée du congé.
Art. L. 6322-47 à L. 6322-50 ���� Conditions de prise en charge et rémunération.
Art. L. 6322-51 ���������������������������� Financement du Congé de Bilan de Compétences.
LE PASSEPORT
ORIENTATION,
FORMATION
depuis 2014 Le Passeport d’Orientation de Formation et de
– la dimension
Compétences, communément appelé Passeport
« compétences » est Orientation Formation, est un document personnel
ajoutée, et facultatif qui a pour objet de répertorier toutes
– tout le monde peut les informations relatives à la formation de la
créer son passeport. personne ainsi qu’à son parcours professionnel
sur un seul support. Il récapitule donc à la fois
ses connaissances, compétences/qualifications et
aptitudes professionnelles.
C’est un support créé pour favoriser la mobilité
interne ou externe à l’entreprise.
POUR QUI
PUBLIC Toute personne peut établir, à son initiative, son passeport :
qui reste sa propriété ;
dont elle garde la responsabilité de l’utilisation.
MODALITÉS
CONTENU Le passeport recense notamment les informations suivantes :
diplômes et titres obtenus dans le cadre de la formation initiale ;
actions de formation mises en oeuvre par l’employeur ou relevant de
l’initiative individuelle ;
activités tutorales exercées ;
actions de formation prescrites par Pôle emploi ;
expériences professionnelles consécutives à des stages ou des formations
en entreprise ;
certifications à finalité professionnelle acquises en formation continue et
par la VAE ;
nature et durée des actions de formation suivies dans le cadre de la
formation continue ;
qualifications obtenues ;
le ou les emplois occupés et les activités bénévoles avec les connais-
sances, compétences et aptitudes professionnelles qu’ils impliquent ;
tout ou partie des informations recueillies, notamment à l’occasion de
l’Entretien Professionnel ou encore du Bilan de Compétences ;
habilitations des personnes.
À RETENIR
L’employeur ne peut exiger d’une personne qu’elle lui présente son passeport orientation-formation.
La personne n’est pas obligée de tout inscrire et peut faire le choix de ne pas mentionner certaines
informations.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6315-2 ������������������������������................ Contenu du passeport.
R. 6323-15 ������������������������������������................ Données relatives au passeport pouvant être enregistrées sur le site dédié : [Link]
LE PLAN DE FORMATION
ET LES OBLIGATIONS ASSOCIÉES
ALTERNANCE, PROFESSIONNALISATION :
DE QUOI PARLE-T-ON ?
LES DISPOSITIFS :
LE CONTRAT D’APPRENTISSAGE (CA)
LE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION (CP)
LA PÉRIODE DE PROFESSIONNALISATION (PP)
LE TUTORAT
LA PRÉPARATION OPÉRATIONNELLE À L’EMPLOI (POE)
LES OUTILS À L'iNITIATIVE DE L'EMPLOYEUR
PARCOURS DE FORMATION :
SALARIÉ
En lien avec l’activité du salarié – Projet interne d’entreprise
Obligation de l’employeur
OBLIGATION DÉVELOPPEMENT
DE L’EMPLOYEUR DES
Formation au poste COMPÉTENCES
ou à l’emploi ET DES
dans l’entreprise QUALIFICATIONS
Initiative
PLAN DE
FORMATION ENTRETIEN PROFESSIONNEL
du salairé
Formation
au poste
ou à l’emploi
dans l’entreprise
SANS CPF
EMPLOYEUR EMPLOYEUR
ACCEPTE REFUSE
Légende
OBLIGATION DE
RECONNAISSANCE
DE L’EMPLOYEUR
Obligation Initiative
de l’employeur du salairé
LE PLAN
DE FORMATION
– sous la responsabilité de l’employeur –
LES DOCUMENTS Les informations impérativement remises aux IRP au moins 3 semaines
PRÉSENTÉS avant la réunion sont listées dans le Code du travail.
LES DOCUMENTS Cette liste peut être enrichie par accord de branche et/ou d’entreprise.
PRÉSENTÉS (suite) Le CE peut demander d’autres documents et informations.
L’OBLIGATION Un salarié ne peut pas être écarté de l’accès à un stage ou à une période de
DE NON- formation en raison notamment de son origine, de son sexe, de son âge,
de ses activités syndicales.
DISCRIMINATION
Dans ce cadre, le Comité d’Entreprise :
veille au respect de l’interdiction de toute discrimination exercée sur
l’accès à la formation professionnelle ;
apprécie, lorsqu’il met en place dans l’entreprise un Plan pour l’égalité
professionnelle, par quelles modalités concrètes le Plan de Formation
respecte ce Plan.
À RETENIR
Aspects financiers
Le Plan de Formation regroupe l’ensemble des dépenses de formation pour lesquelles l’employeur
a donné son accord.
Il appartient aux IRP d’apprécier si cet investissement est suffisant ou non au regard des besoins en
formation des salariés de l’entreprise.
FORCE OUVRIÈRE
Plan de Formation et Entretiens Professionnels sont complémentaires pour un bon
accompagnement des salariés.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 2323-10 ���������������������������������������������������� Orientations de la formation professionnelle.
Art. L. 2323-15 à 19 ������������������������������������������� Consultation annuelle sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et
l’emploi – dispositions communes à l’ensemble des entreprises.
Art. L. 2323-20 à 27 ������������������������������������������� Consultation annuelle sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et
l’emploi – dispositions complémentaires pour les entreprises d’au moins 300 salariés.
Art. D. 2323-5 ����������������������������������������������������� Liste des documents et informations a minima communiqués aux membres du CE.
Art. D. 2323-5 5° b) /Art. L. 6321-1 ���������������� Catégorisation des actions de formation.
Art. L. 6331-1 /Art. L. 6331-9 ��������������������������� Participation des entreprises aux financements de la formation professionnelle.
ALTERNANCE, PROFESSIONNALISATION :
depuis 2014 La voie de l’alternance est une des voies d’excellence d’insertion sur le
les OPCA gèrent des fonds marché du travail. C’est un choix gagnant pour tout le monde :
destinés aux contrats de
professionnalisation et
– pour la personne formée : assurance d’accéder à une formation
d’apprentissage. débouchant sur un diplôme ou une qualification, de percevoir une
rémunération et d’acquérir une expérience professionnelle ;
– pour l’entreprise : possibilité de former des salariés directement à
ses métiers et de s’enrichir au niveau de son expertise professionnelle.
VALEUR Cette pédagogie spécifique alterne des périodes de formation théorique dispensée
AJOUTÉE dans un centre de formation avec des périodes d’acquisition du savoir-faire professionnel
en entreprise.
Cette dualité permet de préparer un diplôme ou d’acquérir une qualification tout en se
constituant une première expérience professionnelle.
MODALITÉS Les formations en alternance sont organisées autour de deux contrats de travail :
le contrat d’apprentissage ;
le contrat de professionnalisation.
Les titulaires de ces contrats sont des salariés à part entière. À ce titre, et sous réserve
de certaines spécificités, le Code du travail et les conventions collectives de branches
leurs sont applicables dans les mêmes conditions qu’aux autres salariés.
OBLIGATIONS Le salarié titulaire d’un contrat en alternance s’engage à travailler pour le compte de
DE LA PERSONNE son employeur, à suivre la formation prévue au contrat et à se présenter aux épreuves
du diplôme, objet du contrat.
FORMÉE
DE QUOI PARLE-T-ON ?
PROFESSIONNALISATION : SPÉCIFICITÉS
Quel que soit le public auquel elle s’adresse, la professionnalisation se
caractérise par :
– un parcours de formation adapté aux connaissances et expériences
du bénéficiaire (personnalisation) ;
– l’alternance entre séquences de formation théorique et activité
professionnelle en lien avec la certification visée ;
– l’organisation éventuelle d’un tutorat (voir p. 76) ;
– l’accès à une certification professionnelle.
FORCE OUVRIÈRE
L’alternance représente une voie d’excellence pour l’insertion sur le marché du travail si
l’employeur respecte ses obligations de formation.
L’alternance est trop souvent utilisée comme alternative à l’embauche classique.
LA NOUVELLE RÉPARTITION DE LA
TAXE D’APPRENTISSAGE
CONTRIBUTION Catégorie A
SUPPLÉMENTAIRE
À L’APPRENTISSAGE (CSA) 65%
0,05 % à 0,06 % Formations
de la masse salariale. habilitées hors
Taxe additionnelle versée Apprentissage
par les entreprises de de niveau V,VI, III
250 salariés et plus (Écoles, Lycées
qui ne respectent pas Professionnels,
le quota d’alternants. Universités).
Si un ou des apprentis,
le collecteur reverse : TAXE
– aux CFA d’accueil D’APPRENTISSAGE* HORS
le coût de formation 26% 23% QUOTA
QUOTA
de chaque apprenti ; 0,68 % OU
– aux CFA de la Masse Salariale Brute BARÈME
de leur choix (MSB)
le montant restant.
51%
Catégorie B
Si pas d’apprenti, 35%
le collecteur reverse
FRACTION
– aux CFA/sections RÉGIONALE Formations
d’apprentissage habilitées hors
de leur choix. apprentissage
de niveau I et II.
Versement de la pénalité
– aux CFA choisis Gérée par les conseils
par les entreprises. régionaux pour le
financement des CFA*
*
Centres de Formation Apprentis
*hors Alsace-Moselle.
LE CONTRAT
D’APRENTISSAGE (CA)
PUBLIC VISÉ Les jeunes âgés d’au moins 15 ans peuvent souscrire un
AU
NOUVE Contrat d’Apprentissage s’ils justifient avoir accompli la scolarité
du premier cycle de l’enseignement secondaire, à savoir le collège.
Les jeunes de 16 à 25 ans.
Toute personne de 30 ans au plus qui, après un précédent Contrat
d’Apprentissage, souhaite obtenir une qualification supérieure ou dont le
contrat a été rompu pour une cause indépendante de sa volonté (inaptitude
médicale, fermeture de l’entreprise …).
Toute personne, quel que soit son âge, reconnue travailleur handicapé.
Toute personne, quel que soit son âge, ayant un projet de création ou de
reprise d’entreprise nécessitant l’obtention d’un diplôme déterminé.
DURÉE Au moins 400 heures en moyenne par an, sur chaque REMARQUE
année du contrat (240 heures en cas de prolongation Le contrat peut être
de l’apprentissage après échec à l’examen). résilié par l’employeur
ou par l’apprenti au
La durée du contrat ou de la période d’apprentissage
cours des 2 premiers
(lorsque le contrat est conclu en CDI) est fixée en
fonction de celle du cycle de formation. mois.
RÔLE DU MAÎTRE Contribuer, en liaison avec le CFA, à l’acquisition des compétences corres-
D’APPRENTISSAGE pondant à la qualification recherchée et au diplôme ou titre préparé.
Année d’exécution
Moins de 18 ans 18 à 20 ans 21 ans et plus
du contrat
FORCE OUVRIÈRE
Ces montants correspondent à la rémunération minimale
légale, la convention collective dont relève l’entreprise (ou
un accord de branche) peut prévoir une rémunération
minimale supérieure. Vérifiez préalablement à la conclusion
du contrat d’apprentissage si les dispositions conventionnelles
sont plus favorables au salarié.
STATUT DE L’apprenti bénéficie des mêmes droits que les autres salariés (congés, avantages…)
L’APPRENTI dans la mesure où ils ne sont pas incompatibles avec le suivi de la formation.
Son temps de travail (temps de formation compris) ne peut pas dépasser la
durée du travail applicable dans l’entreprise.
À RETENIR
L’information-consultation sur l’apprentissage peut avoir lieu à l’occasion des
consultations obligatoires sur le Plan de Formation.
FORCE OUVRIÈRE
Aucune contrepartie financière ne peut être demandée :
– ni à l’apprenti à l’occasion de la conclusion, de l’enregistrement ou de la
rupture du contrat d’apprentissage,
– ni à l’employeur à l’occasion de l’enregistrement du contrat d’apprentissage.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6211-1 à L. 6211-5 ����������������� Dispositions générales.
Art. L. 6221-1 à L. 62221-2 ��������������� Définition et régime juridique.
Art. L. 6222-1 à L. 6222-3 ����������������� Conditions de conclusion du contrat.
Art. L. 6222-4 à L. 6222-6 ����������������� Conclusion du contrat.
Art. L. 6222-7 à L. 6222-14 ��������������� Durée des contrats.
Art. L. 6222-27 à L. 6222-29 ������������ Salaire.
Art. L. 6223-1 à 4 ������������������������������� Obligations de l’employeur.
Art. L. 6223-5 à L. 6223-8 ����������������� Maîtres d’apprentissage.
Art. L. 6224-1 à 8 ������������������������������� Enregistrement du Contrat d’Apprentissage.
Art. L. 6225-1 à 8 ������������������������������� Pouvoir de l’autorité administrative et traitement du contentieux.
Art. L. 6231-1 à L. 6234-2 ����������������� Missions et obligations des CFA.
Art. L. 6241-1 à L. 6242-10 ��������������� Modalités financières.
Art. L. 6243-1 à L. 6243-1-2 ������������� Prime à l’apprentissage.
Art. L. 6252-1 à 13 ����������������������������� Contrôles effectués par l’État et sanctions associées.
LE CONTRAT DE
PROFESSIONNALISATION
(CP)
PUBLIC VISÉ Jeunes de 16 à 25 ans révolus qui n’ont pas validé un second cycle de
l’enseignement secondaire et qui ne sont pas titulaires d’un diplôme de
l’enseignement technologique ou professionnel.
Demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, inscrits à Pôle emploi.
Bénéficiaires de minima sociaux : Revenu de Solidarité Active (RSA),
Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), Allocation aux Adultes Handicapés
(AAH).
Bénéficiaires du RMI et/ou de l’Allocation de Parent Isolé (API).
Dans les DOM et les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et
Saint-Pierre et Miquelon : personnes ayant bénéficié d’un Contrat
Unique d’Insertion (CUI).
DROITS Il bénéficie des mêmes droits que les autres salariés de l’entreprise (congés,
avantages…) dans la mesure où ces droits ne sont pas incompatibles avec le
suivi de la formation.
Son temps de travail (temps de formation compris) ne peut dépasser la
durée du travail applicable dans l’entreprise.
Le salarié bénéficie d’une carte "d’étudiant des métiers" délivrée par
l’organisme de formation qui lui permet d’accéder à des réductions.
FORCE OUVRIÈRE
La convention collective dont relève l’entreprise (ou son accord
de branche) peut prévoir une rémunération minimale supérieure.
Vérifiez préalablement à la conclusion du Contrat de Professionnalisation
si les dispositions conventionnelles sont plus favorables au salarié.
TEXTES DE RÉFERENCE
ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DU 5 OCTOBRE 2009
Art. 15 à 33....................................................................Publics éligibles, liens avec la Préparation Opérationnelle de l’Emploi (POE).
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6325-1 à L. 6325-4 ������������������������������������������Objet & conditions d’ouverture.
Art. L. 6325-5 à L. 6325-7 ������������������������������������������Formation & exécution du contrat.
Art. L. 6325-8 à L. 6325-10 ����������������������������������������Rémunération & durée du travail.
Art. L. 6325-11 à L. 6325-15 �������������������������������������Durée et mise en œuve de l’action de professionnalisation.
Art. L. 6325-16 à L. 6325-22 �������������������������������������Exonération de cotisations sociales.
Art. L. 6325-23 à L. 6325-24 �������������������������������������Entreprises de Travail Temporaire (ETT).
Art. D.6332-87 ������������������������������������������������������������ Modalité de prise en charge par les OPCA des actions d’évaluation, d’accompagnement et de
formation des personnes en Contrat de Professionnalisation.
Art. D. 6332-91 ������������������������������������������������������������Financement des dépenses liées à l’activité tutorale par les OPCA.
Décret n°2016-95 du 1er février 2016 �������������������Accueil d’un salarié en Contrat de Professionnalisation au sein de plusieurs entreprises.
LA PÉRIODE DE
PROFESSIONNALISATION
(PP)
POUR QUI
SALARIÉS Tout salarié, quels que soient son âge, son contrat de travail et son ancienneté
dans l’entreprise.
FORCE OUVRIÈRE
Les formations inscrites à l’inventaire sont à éviter car elles
ne sont pas qualifiantes et relèvent souvent des obligations de
formation de l’employeur hors Plan de Formation.
LE VOLET FINANCIER
À RETENIR
La Période de Professionnalisation peut être mobilisée tant à l’initiative de l’employeur qu’en articulation avec
la mobilisation du CPF par le salarié.
En articulation avec le CPF, la Période de Professionnalisation permet à l’employeur de compléter les heures
CPF en utilisant des fonds mutualisés par l’OPCA. En contrepartie, il doit s’engager en matière de reconnais-
sance dans l’emploi.
En préalable à la Période de Professionnalisation, une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) peut être
réalisée pendant le temps de travail.
TEXTES DE RÉFERENCE
ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DU 5 OCTOBRE 2009
Art. 34 �����������������������������������������������������������������������������������������������Objet de la Période de Professionnalisation + Publics.
Art. 35 �������������������������������������������������������������������������������������������������Objectif (qualification/certification).
Art. 36 �������������������������������������������������������������������������������������������������Durée minimale.
Art. 37 �������������������������������������������������������������������������������������������������Ingénierie de formation.
Art. 38 et 39 ��������������������������������������������������������������������������������������Rôle de la branche professionnelle.
Art. 40 �������������������������������������������������������������������������������������������������Conditions de départ en formation (DIF à remplacer par le CPF).
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6324-1 et L. 6324-5 ������������������������������������������������������������Objet de la Période de Professionnalisation et publics.
Art. L. 6324-5-1 et Art. D. 6324-1 �������������������������������������������������Durée minimale de la Période de Professionnalisation.
Art. L. 6324-7 – L. 6324-8 ��������������������������������������������������������������Maintien de la rémunération pendant le temps de travail.
Art. L. 6324-9 – Art. L. 6321-10 et D. 6321-5 ���������������������������Allocation de formation hors temps de travail dans la limite de 80 heures.
Art. D. 6324-1 �����������������������������������������������������������������������������������Durée minimale de la Période de Professionnalisation.
Art. D. 6324-2 à 6324-6 �����������������������������������������������������������������Organisation du tutorat.
LE TUTORAT
!
Concernant les accompagnants des personnes en alternance dans l’entreprise, on
parle de :
– tuteur pour les dispositifs de professionnalisation,
– maître d’apprentissage pour les Contrats d’Apprentissage.
MODALITÉS
DANS QUEL AU Le tutorat est : REMARQUE
NOUVE
CADRE obligatoire pour les Contrats de Profes- En formation initiale, le jeune
sionnalisation, en Contrat d’Apprentissage est
facultatif pour les Périodes de Profession- obligatoirement suivi par un
nalisation, sauf si l’accord de branche le maître d’apprentissage.
prévoit.
FORCE OUVRIÈRE
Il existe des expériences de tutorat mutuel :
– les plus anciens apprennent les « ficelles » du métier aux plus jeunes,
– les plus jeunes apportent leurs connaissances à jour des nouvelles techniques et leur
savoir faire des nouvelles technologies aux plus anciens.
L’expérience tutorale peut être prise en considération dans le cadre d’une VAE.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 2241-6 �������������������������������������� Négociation triennale obligatoire des branches concernant notamment le développement et la valorisation
de la fonction tutorale.
Art. L. 6325-3-1 ���������������������������������� Désignation d’un tuteur pour tout Contrat de Professionnalisation.
Art. D. 6324-2 à D. 6324-6 ��������������� Tutorat et Période de Professionnalisation.
Art. D. 6325-6 à D. 6325-10 ������������� Tutorat et Contrat de Professionnalisation.
Art. L. 6332-15 ������������������������������������ Modalités de prise en charge par les OPCA des actions de formation des tuteurs.
Art. D. 6332-90 à D. 6332-92 ����������� Dépenses de tutorat.
LA PRÉPARATION
OPÉRATIONNELLE
À L’EMPLOI (POE)
– externe à l’entreprise –
PUBLICS VISÉS Tout demandeur d’emploi, indemnisé ou non, inscrit à Pôle emploi.
ACTIONS Tout type de formation, d’une durée maximale de 400 heures, visant l’acquisition
ÉLIGIBLES des compétences nécessaires à la tenue de l’emploi.
Une période d’immersion (comprise dans les 400 heures) en entreprise peut
être prévue.
ACTIONS Tout type de formation, d’une durée maximale de 400 heures, permettant au
ÉLIGIBLES bénéficiaire d’acquérir les compétences définies dans le cahier des charges.
Une période d’immersion en entreprise peut être prévue. Elle est alors obli-
gatoirement associée à la formation réalisée par l’organisme de formation.
FINANCEMENT Les coûts pédagogiques des actions de formation sont financés par l’OPCA,
avec le concours du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels
(FPSPP).
Pôle emploi rémunère le demandeur d’emploi et peut lui verser l’Aide aux
Frais Associés à la Formation (AFAF).
Si la POEC a lieu dans le cadre d’un CUI ou d’un CDDI, l’employeur maintient
la rémunération du salarié et peut en demander le remboursement à l’OPCA.
FORCE OUVRIÈRE
La POE individuelle représente un dispositif de réelle insertion en emploi puisqu’associée à une
offre identifiée d’emploi de 12 mois et plus. L’employeur s’engage contractuellement.
La POE Collective doit permettre aux bénéficiaires de s’insérer à l’issue du parcours. Il faut donc
s’assurer que le prestataire de formation est chargé de réaliser un suivi de la situation des
bénéficiaires à l’issue de la formation et dans les 3 mois.
La POE Collective nécessite donc toute notre vigilance car répond plus globalement aux besoins
identifés dans une branche donnée. Le risque d’effet d’aubaine est réel.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6326-1 ������������������������������ Instauration de la POEI Individuelle (POEI).
Art. L. 6326-2 ������������������������������ Financement de la formation et concertation avec l’employeur.
Art. L. 6326-3 ������������������������������ POE Collective (POEC).
Art. L. 6326-4 ������������������������������ Rémunération et prise en charge.
LE CERTIFICAT CléA
I S 2 0 14
DEPU
LE COMPTE PERSONNEL
DE FORMATION (CPF)
depuis 2014 Le CPF a pour objectif la progression du niveau
le CPF prend de qualification ou l’obtention d’une qualification
la suite du DIF. dans la perspective d’une reconversion.
L’intégralité des heures
DIF non utilisées au Toute personne dispose d’un Compte
31/12/2014 sont
reprises au titre du CPF
Personnel de Formation dès 16 ans (15 ans
et valables jusqu’au en cas d’apprentissage) et jusqu’à son départ à la
31/12/2020. retraite.
FORCE OUVRIÈRE
Avez-vous ouvert votre compte CPF ?
Communiquer sur le CPF et accompagner les salariés dans l’ouverture de leur compte
relève également du rôle des IRP (Instances Représentatives du Personnel).
L’ALIMENTATION DU CPF
LES HEURES ACQUISES CHAQUE ANNÉE
Comme pour le DIF, j’acquiers chaque année des heures en ma qualité de salarié.
Comparaison entre le DIF et les heures CPF acquises annuellement en qualité de salarié
*
Au prorata du temps de travail sauf dispositions plus favorables.
Comparaison entre le DIF et les heures CPF acquises annuellement en qualité de salarié (suite)
Mobilisation à l’initiative du salarié, avec l’accord requis de avec l’accord exprès de la personne (salarié
l’employeur pendant deux exercices civils. et demandeur d’emploi).
Accord requis de l’employeur pour suivre
l’action pendant le temps de travail.
Portabilité/ Dans certains cas et limitée à deux ans après Oui, sans limitation (transférabilité).
Transférabilité changement d’employeur (portabilité).
Sauf faute lourde.
Perte de droits par monétisation des heures.
FORCE OUVRIÈRE
Lors du passage du DIF au CPF, les salariés ne connaîtront aucune perte de droits.
Au contraire : le salarié transfère dans son CPF les heures acquises au 31/12/2014
et que son employeur lui a indiquées. Ces heures DIF sont utilisables jusqu’au 31
décembre 2020. Durant cette période, le salarié continue d’acquérir des heures CPF.
Si la personne mobilise son CPF, les heures DIF sont d’abord utilisées, puis les heures
CPF dans la limite de 150 heures.
Avec le CPF et lorsque je suis salarié, j’acquiers chaque année des heures selon les règles
suivantes :
Règles d’acquisition annuelle des heures CPF
Les différents congés sont neutralisés = je continue à acquérir des heures CPF !
! C’est mon entreprise qui renseigne ces heures auprès de l’autorité qui gère la version
dématérialisée de mon compte.
Au cours du mois de mars, les heures acquises l’année précédente apparaissent automa-
tiquement sur mon compte.
Il avait été envisagé des heures inscrites sur le compte à l’initiative de l’Éducation nationale
! et des Conseils régionaux. L’idée, portée notamment par FO, était de doter chaque personne
des droits inversement proportionnés au niveau de sortie du système scolaire : "plus je sors
tôt du système scolaire et plus je dispose d’heures pour pouvoir reprendre un cursus de
formation".
AU
NOUVE
LES LISTES DES FORMATIONS ÉLIGIBLES AU CPF
Tout actif bénéficie d’une liste de formations personnalisée en fonction de son statut : lors de l’ouverture de
son Compte Personnel de Formation (CPF) sur le site [Link], les renseignements
demandés servent à personnaliser la liste des formations éligibles au CPF.
Ces listes sont respectivement élaborées par les instances paritaires suivantes :
la LNI par le COPANEF ;
les Listes Nationales Sectorielles par la CPNE ou la CPNAA (qui couvrent les entreprises sans accord de
branche ni convention collective) compétente ;
les Listes Régionales Interprofessionnelles par les COPAREF.
Pourquoi une liste régionale différente selon que je suis salarié ou demandeur d’emploi ?
Pour un salarié, l’initiative personnelle de mobiliser son CPF doit venir en complément des obligations de formation de son
employeur : sa liste régionale des formations éligibles doit donc être restrictive pour que son CPF ne se substitue pas aux
obligations de son employeur (notamment pour les formations obligatoires ou réglementaires).
Pour un demandeur d’emploi, toute formation permettant d’accéder à un emploi pérenne devient de fait légitime : sa
liste régionale doit couvrir cette éventualité et sera donc plus large que celle des salariés. Le CPF peut alors à juste titre être
associé à une Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE).
INVENTAIRE
! L’inventaire est cité article L. 6323-6 3° du Code du travail parmi les sources de constitution
des listes des formations éligibles au CPF. Il contient des certifications/habilitations qui ont été
validées par la Commission Nationale de la Certification Professionnelle (CNCP). Il comprend
notamment tout ce qui ne peut pas entrer dans le RNCP (Répertoire National des Certifications
Professionnelles) dont les formations obligatoires et réglementaires, les multiples formations de
langues et informatiques… FO est très vigilante pour restreindre leur intégration aux listes des
formations éligibles au CPF pour les salariés.
FORCE OUVRIÈRE
Les formations de l’inventaire ne doivent être intégrées dans les listes des demandeurs
d’emploi que si leur intérêt en termes d’accès à l’emploi durable est avéré.
Le Certificat CléA ou socle de connaissances et de compétences professionnelles est hors liste
car accessible de droit pour tous les actifs.
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6323 ���������������������������������� Possibilité de modification des listes de formations éligibles au CPF par le COPAREF.
Art. L. 6323-21 ���������������������������� Formations éligibles au CPF pour les demandeurs d’emploi.
Art. L. 6123-3 ������������������������������ Concertation en CREFOP sur les listes régionales.
Art. L. 6123-5 ������������������������������ Responsabilité du COPANEF dans l’élaboration de la Liste Nationale Interprofessionnelle (LNI).
Art. L. 6123-6 ������������������������������ Responsabilité des COPAREF dans l’élaboration des Listes Régionales Interprofessionnelles (LRI).
Art. L. 6323-8 ������������������������������ Modalités de vérification des conditions d’élaboration des listes par le ministre chargé de la formation professionnelle.
Art. R. 6323-9 ������������������������������ Modalités de transmission dématérialisée des listes à l’organisme gestionnaire.
Art. R. 6323-10 ��������������������������� Modalités de publication des listes.
Art. R. 6323-11 ����������������������������Possibilité d’intégration dans une liste régionale de formations d’une autre région après accord du CNEFOP.
L’UTILISATION DU CPF
L’utilisation du CPF est différente selon que l’on mobilise son droit alors que l’on est demandeur d’emploi ou
salarié. Au regard de cet objectif de qualification, dans les deux cas cette action de formation doit en priorité
être réalisée pendant la période d’indemnisation ou sur le temps de travail.
Le CPF doit d’abord permettre au salarié de progresser d’au moins un niveau de qualification dans le
cadre de son entreprise.
FORCE OUVRIÈRE
revendique une action de formation réalisée pendant le temps de travail, qualifiante,
et dont le résultat fait l’objet d’une reconnaissance dans l’emploi contractuellement
prévue en amont du départ en formation.
C’est ainsi que l’article 4 de l’ANI prévoit que l’action de formation financée par des fonds CPF et avec
l’accord de l’employeur constitue une action de développement des compétences et des qualifications, et
donne lieu par conséquent à une reconnaissance dans l’emploi.
UTILISATION L’utilisation du CPF sur le temps de travail est de droit pour une action de
DE DROIT formation engagée par le salarié :
grâce à des heures acquises pour non-respect des obligations liées
à l’Entretien Professionnel dans les entreprises d’au moins 50 salariés
(100 heures pour un salarié à temps plein, 130 heures pour un salarié à
temps partiel) ;
pour acquérir le socle de connaissances et de compétences profes-
sionnelles (Certificat CléA) ;
prévue dans le cadre d’un accord d’entreprise, de groupe ou d’un accord
de branche ;
pour l’accompagnement à la VAE.
UTILISATION Le salarié n’a pas besoin d’obtenir l’accord de son employeur s’il souhaite
SANS ACCORD mobiliser son CPF en dehors du temps de travail. Cela nécessite
cependant de disposer d’un nombre d’heures inscrites au CPF suffisant, ou
DE L’EMPLOYEUR
de trouver un abondement autre que celui de l’employeur.
UTILISATION Le salarié a besoin d’obtenir l’accord de son employeur s’il souhaite suivre une
AVEC ACCORD action en tout ou partie pendant le temps de travail.
DE L’EMPLOYEUR Le salarié adresse à l’employeur une demande d’accord préalable sur le contenu
et le calendrier de la formation au minimum 60 jours avant le début de celle-ci
en cas de durée inférieure à six mois et au minimum 120 jours dans les autres
cas.
L’employeur, à compter de la réception de la demande, dispose d’un délai de
30 jours calendaires pour notifier sa réponse au salarié. L’absence de réponse
de l’employeur dans ce délai vaut acceptation de la demande.
FRAIS ANNEXES Les frais annexes sont les frais de transport, frais de repas et frais
d’hébergement occasionnés par la formation :
dans la limite des heures inscrites au CPF : pris en charge par l’OPCA et
selon leur coût réel ou dans la limite d’un plafond. Dans ce dernier cas,
il convient de négocier avec son employeur le financement du reste à
charge ;
au-delà des heures inscrites, il convient de s’assurer auprès du financeur de
l’abondement que ces frais sont couverts en totalité.
À RETENIR
FORCE OUVRIÈRE
Les branches doivent prendre le relais en termes d’optimisation du CPF et d’établissement
des listes de formation éligibles.
Le CPF doit être complémentaire des obligations des autres acteurs :
de l’employeur : le CPF ne peut être mobilisé qu’après que l’employeur ait rempli ses
obligations de formations au poste et à l’emploi dans l’entreprise ainsi qu’en termes
de développement des compétences et des qualifications,
de Pôle emploi.
Abondement personnel : dernier recours après le CIF lui-même.
TEXTES DE RÉFERENCE
ACCORD NATIONAL INTERPROFESSIONNEL DU 14 DÉCEMBRE 2013
Art. 2. �������������������������������������������� Abondement correctif du CPF en cas de non-respect des critères relatifs à l’Entretien Professionnel.
Art. 6 ��������������������������������������������� Négociation des abondements du CPF.
Art. 13. ������������������������������������������ Formations éligibles.
Art. 14 à 17 ���������������������������������� Modalités d’ouverture et de crédit du CPF – Art. 16 modifié par l’art. L. 6323-10 du Code du travail.
Art. 19 à 20 ���������������������������������� Mobilisation du CPF par le salarié.
Art. 22 ������������������������������������������� Mobilisation du CPF par le demandeur d’emploi.
Art. 23 à 30 ���������������������������������� Abondements complémentaires.
Art. 31 ������������������������������������������� Financement du CPF.
Art. 38 ������������������������������������������� Encouragement de la négociation sur le développement du CPF.
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6323-1 ������������������������������ Accès au CPF dès 15 ans pour les jeunes en Contrat d’Apprentissage.
Art. L. 6323-2 ������������������������������ Accord exprès du titulaire du CPF.
Art. L. 6323-6 ������������������������������ Formations éligibles au CPF.
Art. L. 6323-7 ������������������������������ Mention de la durée de formation complémentaire (accordée par la région) pour le jeune sortant de
formation initiale sans diplôme.
Art. L. 6323-10 et 11 ����������������� Modalités de crédit du CPF.
Art. L. 6323-12 ���������������������������� Prise en compte des périodes de congés.
Art. L. 6323-13 ���������������������������� Abondement correctif du CPF en cas de non-respect des critères relatifs à l’Entretien Professionnel,
notamment pour les temps partiels.
Art. L. 6323-17 ���������������������������� Accord de l’employeur sur le contenu et le calendrier de la formation si pendant le temps de travail.
Art. L. 6323-18 ���������������������������� Les heures de formation pendant le temps de travail sont considérées comme du temps de travail effectif.
Art. L. 6323-19 ���������������������������� Maintien du régime de la sécurité sociale en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles.
Art. L. 6323-23 ���������������������������� Possibilité de mobilisation du CPF après adhésion au CSP (Contrat de Sécurisation Professionnelle).
Art. L. 6323-23 V ������������������������� Modalités transitoires de passage du DIF au CPF.
Art. R. 4162-4 ������������������������������ Utilisation des points du Compte Personnel de Prévention de la Pénibilité ou C3P (1 point ouvrant droit
à 25 heures de formation en abondement du CPF).
i l é
Par la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi de ..............................................................
à l’issue de la délibération du jury réuni le .................................................................................
s im
Fait à .............................................................
c
Pour le COPANEF Pour la CPNE Le titulaire
Fa
U V E A U
NO
LE CERTIFICAT CléA
– Le socle de connaissances
et de compétences professionnelles –
Le Certificat CléA est la 1ère certification interprofessionnelle créée par les acteurs paritaires qui
sont donc responsables de sa mise en œuvre et de son suivi.
REMARQUE
Son acquisition peut se dérouler en prenant en considération le métier occupé ou l’environnement
professionnel de l’individu (contextualisation).
À RETENIR
Le certificat CléA doit être le même quelles que soient les circonstances de son acquisition, par
conséquent aucun acteur ne peut le modifier :
– les branches professionnelles peuvent contextualiser les modalités d’acquisition de ces compétences
au regard du métier occupé ou de l’environnement professionnel de la personne,
– les régions peuvent y ajouter des modules complémentaires relatifs notamment à la lutte contre
l’illettrisme et à l’accès à la qualification : ils seront définis par arrêté par l’Association Française des
Régions (ARF).
FORCE OUVRIÈRE
Ce Certificat CléA représente une opportunité à faire connaître en tant que nouveau droit
pour tous et notamment les personnes les plus fragiles.
Une démarche collective peut favoriser l’implication des actifs concernés en évitant toute
stigmatisation.
TEXTES DE RÉFERENCE
Annexe art. 12. ���������������������������� Mission d’établissement opérationnel du socle de compétences donnée au COC.
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6121-2 II 1° ��������������������� Contribution du service public régional à l’acquisition du Certificat CléA.
Art. L. 6323-6 I ���������������������������� Accès de droit au Certificat CléA par le CPF (Compte Personnel de Formation).
Art. L. 6324-1 2° ������������������������� Accès au Certificat CléA par la Période de Professionnalisation.
Art. D. 6113-1 ����������������������������� Domaines du Certificat CléA et certification sous la responsabilité du COPANEF.
LA VALIDATION
DES ACQUIS DE
L’EXPÉRIENCE (VAE)
FORCE OUVRIÈRE
La VAE ne peut être réalisée qu’avec le consentement exprès du salarié : son refus
d’entreprendre une telle démarche ne constitue ni une faute, ni un motif de licenciement car
la VAE s’assimile à une action de développement des compétences et qualifications.
DEMANDE Le salarié demande une autorisation d’absence à l’entreprise (d’une une durée
D’AUTORISATION maximale de 24 heures) s’il souhaite réaliser celle-ci sur son temps de travail.
D’ABSENCE Formulée par écrit au moins 60 jours à l’avance, la demande mentionne : la
DANS LE CADRE certification visée, les dates, la nature et la durée des actions permettant de
DU CONGÉ faire valider les acquis de l’expérience, ainsi que les coordonnées de l’organisme
certificateur.
POUR VAE
L’entreprise doit répondre dans les 30 jours et informer le salarié de son
accord ou des raisons de services motivant le report (qui ne peut excéder
6 mois) de l’autorisation d’absence.
FORCE OUVRIÈRE
Aucun prérequis (titre ou diplôme…) ni niveau d’instruction n’est exigé pour le dépôt
d’une demande de VAE.
FINANCEMENT Lorsque la VAE est effectuée au titre d’un congé VAE, le FONGECIF/
DANS LE CADRE OPACIF prend en charge une partie des frais liés à la validation et à
l’accompagnement, ainsi que la rémunération du salarié (dans la limite de
D’UN CONGÉ
24 heures) si la VAE se déroule pendant le temps de travail.
FINANCEMENT Dans le cadre d’une VAE mise en place par Pôle emploi, une aide financière
POUR UN peut être accordée par Pôle emploi à un demandeur d’emploi inscrit :
DEMANDEUR indemnisé au titre de l’allocation d’assurance chômage (y compris
par leur ex-employeur du secteur public), ou du Contrat de Sécurisation
D’EMPLOI
Professionnelle (CSP) ;
ou non indemnisé : justifiant au minimum de 3 années d’expérience
professionnelle salariée, non salariée ou bénévole en lien avec la certification
visée.
FORCE OUVRIÈRE
La VAE doit permettre d’accéder à une certification professionnelle dans une logique de
parcours.
Elle peut être abordée soit comme une démarche de certification directe, soit comme une
étape pour aboutir, après formation complémentaire, à une certification supérieure.
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6411-1 ���������������������������������������������� Objet de la Validation des Acquis de l’Expérience.
Art. L. 6412-1 à Art. L. 6412-2 ����������������� Régime juridique.
Art. R. 6412-1 ���������������������������������������������� Procédure de validation.
Art. L. 6421-1 à Art. L. 6421-4 ����������������� Mise en œuvre de la Validation des Acquis de l’Expérience.
Art. L. 6422-1 à Art. L. 6422-2 ����������������� Conditions d’ancienneté.
Art. L. 6422-3 à Art. L. 6422-5 ����������������� Durée du congé.
Art. L. 6422-6 à Art. L. 6422-9 ����������������� Conditions de prise en charge et rémunération.
Art.D. 6422-8 ���������������������������������������������� Garantie de rémunération.
Art. L. 6422-10 �������������������������������������������� Dispositions d’application.
Art. L. 6423-1 à Art. L. 6423-2 ����������������� Accompagnement à la Validation des Acquis de l’Expérience.
Art. R. 6222-1 à Art. R. 6422-7 ���������������� Conditions d’ouverture et autorisation d’absence.
Art. R. 6222-7-1 à Art. R. 6422-10 ���������� Conditions propres aux salariés titulaires d’un CDD.
LE CONGÉ
INDIVIDUEL
DE FORMATION (CIF)
L’employeur doit répondre dans les 30 jours. Son silence vaut acceptation.
STATUT DU Le contrat de travail est suspendu et continue donc à produire certains effets :
SALARIÉ le temps de formation est assimilé à du temps de travail effectif pour la
détermination des congés payés et des droits liés à l’ancienneté (primes,
CPF, Entretien Professionnel, …) ;
le salarié peut s’absenter du stage de formation pour les mêmes
motifs que ceux qui suspendent son contrat de travail (maladie, maternité,
accident du travail, …) ;
en fin de congé, le salarié réintègre son poste de travail aux conditions
prévues par son contrat de travail.
FRAIS PRIS Tout ou partie des frais liés à la formation (frais pédagogiques, frais de
EN CHARGE transport, d’hébergement,…).
LA OUI
RÉMUNÉRATION Augmentations comprises, dans la limite de la durée du temps de travail et
dans les conditions ci-dessous (% de la rémunération brute de référence).
EST-ELLE PRISE
EN CHARGE ? En fonction de la rémunération du salarié :
inférieure ou égale à 2 SMIC (brut) : 100 % du salaire de référence ;
supérieure à 2 SMIC (brut) : 80 % du salaire de référence avec plancher
égal à 2 SMIC pour toutes les catégories d’actions.
FORCE OUVRIÈRE
Avant toute demande officielle, il est recommandé de se rendre à son FONGECIF/OPACIF au
titre de sa mission de Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) afin de consolider le dossier
de demande avant passage en commision.
CONDITIONS Tout salarié recruté en CDD doit se voir remettre le BIAF (Bordereau
D’ACCÈS Individuel d’Accès à la Formation) par l’employeur (cf. modèle de BIAF en
annexe).
2 conditions obligatoires d’ancienneté :
24 mois, consécutifs ou non, en qualité de salarié, au cours des 5 dernières
années ;
4 mois, consécutifs ou non, sous CDD, au cours des 12 derniers mois
civils.
N’y ont pas accès les salariés dotés d’un contrat :
de professionnalisation ;
d’apprentissage ;
aidé.
DÉLAI La formation doit débuter au plus tard 12 mois après la fin du contrat
D’APPLICATION ayant permis l’ouverture des droits.
FORCE OUVRIÈRE
Le CIF constitue un outil à la seule initiative du salarié efficace en vue d’une réorientation
choisie de son parcours professionnel.
Pour optimiser la démarche, rencontrer un Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) peut
permettre de confirmer et de mieux construire son projet.
Pour être optimisé, il peut être précédé d’un Bilan de Compétences (BC).
TEXTES DE RÉFERENCE
CODE DU TRAVAIL
Art. L. 6322-1 à L. 6322-3 ��������� Objet.
Art. L. 6322-4 à L. 6322-11 ������� Conditions d’ouverture.
Art. L. 6322-12 à L. 6322-13 ���� Durée du congé.
Art. L. 6322-14 à L. 6322-24 ���� Conditions de prise en charge et rémunération.
Art. L. 6322-41-1 ������������������������ Affectation des fonds collectés au titre du CIF.
Un certificat au service
de la formation, de l’emploi,
de l’évolution professionnelle
et de la compétitivité.
[Link]
lES représentants
du personnel
LES REPRéSENTANTS
DU PERSONNEL
NÉGOCIATIONS OBLIGATOIRES
EN FORMATION PROFESSIONNELLE
CONSULTATION ET RÔLE
DU COMITÉ D’ENTREPRISE (CE)
LA COMMISSION FORMATION
BASE DE DONNÉES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES (BDES)
LES REPRéSENTANTS DU PERSONNEL
NÉGOCIATIONS
OBLIGATOIRES U V E A U
NO
EN FORMATION
PROFESSIONNELLE
FORCE OUVRIÈRE
C’est dans le cadre de ce 3ème thème que l’on pourrait intégrer la possibilité de
négocier le Plan de Formation.
DIMENSION Dans les entreprises d’au moins 300 salariés, cette négociation triennale est
FORMATION obligatoire. Elle porte notamment sur :
DE LA les mesures d’accompagnement à la GPEC (Gestion Prévisionnelle des
NÉGOCIATION Emplois et des Compétences) :
GPEC • actions de formation,
• abondement CPF (Compte Personnel de Formation),
• VAE (Validation des Acquis de l’Expérience),
• BC (Bilan de Compétences),
• accompagnement des mobilités professionnelles ou géographiques au
sein de l’entreprise ;
les grandes orientations de la formation professionnelle sur 3 ans ;
l’impact sur les entreprises sous-traitantes en termes de métiers, emplois,
compétences et Qualifications.
CONSULTATION
ET RÔLE DU COMITÉ
D’ENTREPRISE (CE)
– Dans le domaine de la
formation professionnelle –
INFORMATION ET CONSULTATION DU CE
3 CONSULTATIONS Trois consultations sont obligatoires en entreprise. Elles sont organisées
autour des trois thèmes :
PÉRIODIQUES
1. orientations stratégiques et conséquences ;
FORCE OUVRIÈRE
NOUVEAU C’est au sein de ce thème que se déroule la consultation sur les orientations de
la formation professionnelle.
2. situation économique et financière de l’entreprise ;
AVIS DONNÉS AU Le délai imparti au Comité d’Entreprise pour rendre ses avis
NOUVE est fixé par accord d’entreprise ou à défaut par accord entre
PAR LE CE
le CE et l’employeur.
À défaut d’accord, le CE a 1 mois (2 mois en cas d’intervention d’un
expert, 3 mois avec saisine du CHSCT et 4 mois en cas d’intervention d’une
instance de coordination des CHSCT mise en place à l’initiative de
l’employeur) pour rendre ses avis, à partir :
de la communication par l’employeur des informations nécessaires à sa
consultation ;
ou de la mise à disposition des informations dans la Base de Données
Economiques et Sociales (BDES) de l’entreprise ;
L’employeur doit rendre compte de façon argumentée des suites données
aux avis et vœux du Comité d’Entreprise.
TEXTES DE RÉFERENCE
LA COMMISSION
FORMATION
Pour préparer ses délibérations le Comité d’Entreprise dispose
d’une instance préparatoire par la constitution d’une commission
formation.
MISE EN PLACE Dans les entreprises de plus de 300 salariés, la constitution d’une
OBLIGATOIRE commission formation par le Comité d’Entreprise est obligatoire.
COMMISSION Dans les entreprises de moins de 300 salariés, le CE peut créer une
FACULTATIVE commission facultative, avec voix consultative, qui sera chargée de la formation
ou ayant un champ plus large (professionnalisation, emploi et formation,
développement professionnel…). Il peut lui adjoindre des experts et des
techniciens salariés de l’entreprise et choisis en dehors du comité.
Les rapports des commissions sont soumis à la délibération du comité.
La mise en place de cette commission relève de l’initiative du CE, il ne
s’agit pas d’une obligation qui pèse sur l’employeur.
MISSIONS (suite) Le CE et, dans les entreprises de 300 salariés et plus, la commission de
formation, sont consultés sur les problèmes généraux relatifs à la mise en
œuvre :
des dispositifs de la formation professionnelle continue ;
de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) ;
Les rapports de la commission sont soumis à la délibération du CE.
ORGANISATION Il peut être adjoint à la commission, avec voix consultative, des experts et
techniciens salariés de l’entreprise et choisis en dehors du CE.
Les membres de la commission peuvent mener des études avec un organisme
extérieur sur les besoins en formation et mener une enquête auprès des
salariés.
TEXTES DE RÉFERENCE
Art. R. 2323-1-1 ������������������������������������������ Délais de consultation encadrés.
Art. D. 2323-7 ��������������������������������������������� Consultation du CE en matière de formation professionnelle.
Art. D. 2323-2 à art. D. 2323-4 ���������������� Orientation de la formation professionnelle.
Art. D. 2323-5 à art. D. 2323-6 ���������������� Plan de Formation.
Art. D. 2323-7 ��������������������������������������������� Consultation du CE en matière de formation professionnelle.
Art. L. 2325-24 �������������������������������������������� Composition de la commission formation.
Art. L. 2325-25 �������������������������������������������� Informations relatives au Plan de Formation.
Art. L. 225-35 et s. �������������������������������������� Recours à un expert sur les questions relevant de sa compétence.
Art. L. 2325-43 �������������������������������������������� Budget de fonctionnement.
Art. L. 2325-26 �������������������������������������������� La Commission formation dans les entreprises de 300 salariés et plus.
U V E A U
LA BASE DE DONNÉES NO
ÉCONOMIQUES ET SOCIALES (BDES)
Support de préparation de la consultation du CE.
À RETENIR
Le contenu de la base peut varier si l’entreprise compte plus ou moins de 300 salariés. Il peut être
enrichi par un accord de branche ou d’entreprise ou, le cas échéant, un accord de groupe, en fonction
de l’organisation et du domaine d’activité de l’entreprise.
Ces informations portent sur les 2 années précédentes et l’année en cours et intègrent des perspectives
sur les 3 années suivantes.
FORCE OUVRIÈRE
Les textes sur la BDES rappellent que, eu égard aux informations qu’elles contiennent ayant
un caractère (objectivement) confidentiel et présenté comme tel par l’employeur, les IRP qui
y ont accès sont soumises à une obligation de discrétion.
TEXTES DE RÉFERENCE
Art. L. 2323-7-2 ������������������������������������������ Informations contenues dans la Base de Données Economiques et Sociales.
Art. L. 2323-8 ���������������������������������������������� Principes généraux de la BDES.
Attention : ces textes ont vocation à être modifiés par les décrets d’application de la Loi Rebsamen du 17 août 2015.
INFOJURIDIQUES
N°91 - Septembre/Décembre 2015
INFOJURIDIQUES
DANS CE NUMÉRO ...
LOI MACRON
NOUVELLES DÉROGATIONS AU REPOS
DOMINICAL ET TRAVAIL EN SOIRÉE (P. 2)
N°92 - Janvier/Mars 2016
JURISPRUDENCE COMMENTÉE
LA RUPTURE CONVENTIONNELLE :
UN DISPOSITIF PLÉBISCITÉ PAR LES JUGES ! (P. 48)
LA DÉSIGNATION DU RS AU CE
Revue trimestrielle juridique de FORCE OUVRIÈRE
AU NIVEAU DE L’ÉTABLISSEMENT (P. 52)
DANS CE NUMÉRO ...
INFOJURIDIQUES
PAS DE REPORT DU POINT DE DÉPART
DE LA PÉRIODE DE PROTECTION DE
QUATRE SEMAINES EN CAS DE CONGÉ LOI RELATIVE AU DIALOGUE SOCIAL ET À L'EMPLOI
DE MATERNITÉ SUIVI D’UN ARRÊT DISPOSITIONS RELATIVES AUX CONTRATS
DE TRAVAIL POUR MALADIE (p. 59) DE TRAVAIL ET À LA FORMATION (p. 2)
DISPOSITIONS RELATIVES À LA SANTÉ
AU TRAVAIL (p. 7)
JURISPRUDENCE COMMENTÉE
RUPTURE CONVENTIONNELLE : LA PRISE D’ACTE
ADMISE, SOUS CONDITIONS, UNE FOISDANS CE NUMÉRO ...
LE DÉLAI
DE RÉTRACTATION EXPIRÉ (p. 36)
LOI REBSAMEN : DES IRP ET UN FONCTIONNEMENT
REMANIÉS
RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE CONSEILLER
PRUD’HOMME : INFORMEZ VOTRE EMPLOYEUR ! (p.41)
DES INSTITUTIONS REPRÉSENTATIVES DU PERSONNEL
À LA CARTE (p. 2)
LA NEUTRALISATION DE LA STRATÉGIE SYNDICALE
DANS L’INTERPRÉTATION DES CONVENTIONS
UN FONCTIONNEMENT DES INSTITUTIONS
COLLECTIVES (p. 48) REPRÉSENTATIVES DU PERSONNEL REVISITÉ (p. 16)
JURISPRUDENCE COMMENTÉE
FRAIS D’EXPERTISE DU CHSCT : L’EMPLOYEUR
EST-IL ENCORE TENU DE LES PAYER ? (p. 37)
LE LICENCIEMENT NE PEUT ÊTRE UNE MESURE
DE REPRESAILLES À UNE ACTION EN JUSTICE
DU SALARIÉ ! (p. 40)
OÙ TROUVER l’INFORMATION
COURRIERS ET FORMULAIRES-TYPES
SIGLES
ANNEXES
OÙ TROUVER
L’INFORMATION
À FORCE OUVRIÈRE
AU NIVEAU DES BRANCHES PROFESSIONNELLES
FÉDÉRATIONS FO Formation professionnelle
Prendre connaissance des accords de branches Accéder aux accords de branches et les
et des expériences des camarades du secteur listes des formations éligibles au CPF.
d’activité
Gérer les CPNE (Commissions Paritaires
regrouper tous les syndicats d’une activité donnée ; Nationales pour l’Emploi).
être l’interlocuteur syndical dans le cadre des négo- Prendre contact avec les administrateurs
ciations des conventions collectives du secteur. FO des OPCA de branches.
AU NIVEAU TERRITORIAL
UNIONS DÉPARTEMENTALES (UD-FO) Formation professionnelle
UNIONS RÉGIONALES (UR-FO) Prendre contact avec :
Adapter les démarches aux réalités locales les administrateurs FO des FONGECIF,
décliner les actions aux niveaux territorial et régional ; Agefos-PME et OPCALIA.
regrouper toutes les branches professionnelles ; Prendre contact avec :
les mandatés FO des COPAREF (lieu
représenter les salariés dans les organismes territoriaux
d’élaboration des listes régionales des
communs à tous les salariés.
formations éligibles au CPF) et des
CREFOP.
SITOGRAPHIE
INTITULÉ ACTIVITÉS SITE INTERNET
CARIF-OREF Centre d’Animation et de Ressources [Link]
de l’Information sur la Formation -
Observatoires Régionaux Emploi
Formation
CEDEFOP Centre Européen pour Le Développe- [Link]/fr
ment de la Formation Professionnelle
CENTRE INFFO Centre pour le Développement [Link]
de l’Information sur la Formation Les derniers textes de loi :
Professionnelle [Link]
Lieu de ressources, d’analyse
La recherche d’accords de branche
et d’information sur la formation
ou d’entreprise :
professionnelle et l’apprentissage
[Link]
CEREQ Centre d’Etudes et de Recherche [Link]
sur les Qualifications
CERTIFICAT Présentation et modalités d’accès [Link]
CléA au socle de connaissances et de
compétences professionnelles
CNCP Commission Nationale de la [Link]
Certification Professionnelle Pour consulter le Répertoire
National des Certifications Profes-
sionnelles (RNCP) et l’inventaire
CPF Compte Personnel de Formation [Link]
Pour ouvrir et consulter son CPF
FPSPP Fonds Paritaire de Sécurisation des [Link]
Parcours Professionnels Pour accéder également au site du
COPANEF et du CNEFP
Pour consulter les sites web
à jour des OPCA et OPACIF
(dont FONGECIF)
ORIENTATION Information et orientation sur les [Link]
POUR TOUS formations et les métiers
FORMULAIRES-TYPES
BORDEREAU DE VERSEMENT DES CONTRIBUTIONS
DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
cerfa N°2485-SD
N°13604*09
BORDEREAU DE VERSEMENT
TAXE D’APPRENTISSAGE ET CONTRIBUTION SUPPLÉMENTAIRE À L’APPRENTISSAGE
PARTICIPATION À LA FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE
PARTICIPATION DES EMPLOYEURS À L’EFFORT DE CONSTRUCTION
PARTICIPATION DES EMPLOYEURS À L’EFFORT DE CONSTRUCTION AGRICOLE
Ce bordereau, accompagné de votre paiement, est à remettre à votre service des impôts des entreprises au plus tard le 30 avril,
UNIQUEMENT si vous n’avez pas acquitté ces taxes auprès des organismes collecteurs agréés ou habilités avant le 1 er mars ou,
pour la participation à l'effort de construction, avant le 31 décembre de l'année précédente.
Les sommes restant dues à compter de ces dates doivent être majorées1 du montant de l’insuffisance de paiement ou, pour la
participation des employeurs ou des employeurs agricoles à l’effort de construction, soumise à une cotisation au taux de 2%.
Une fiche d’aide au calcul est à votre disposition au dos de ce bordereau de versement.
DÉNOMINATION DE
L’ENTREPRISE
ADRESSE
N° SIREN
Taxe d’apprentissage et Contribution supplémentaire à l’apprentissage pour les rémunérations versées en 2015 :
- Montant restant dû au titre de la taxe d’apprentissage (hors fraction régionale pour l'apprentissage et hors quota) X 2 =……..........
(case T de l’aide au calcul) (code R 17 : 0669)
- Montant restant dû au titre du quota X 2 ........................................................................................................................=...................
(case L de l’aide au calcul) (code R 17 : 0668)
- Montant restant dû au titre de la fraction régionale pour l'apprentissage X 2.................................................................=....................
(case H de l’aide au calcul) (code R 17 : 0667)
- Montant restant dû au titre de la contribution supplémentaire à l’apprentissage X 2……………..........…..................=………….....
(case P de l’aide au calcul) (code R17 : 0664)
TOTAL A VERSER :………………………………........…………………………………………………...................=……….............
126
126 Le guide pratique de la formation professionnelle 2016
formulaires et courriers types
FORMULAIRES-TYPES
COURRIERS-TYPES
DEMANDE DE CPF PENDANT LE TEMPS DE TRAVAIL
Le ……………….
Madame, Monsieur,
Je vous informe par la présente de mon souhait de suivre une formation pendant
le temps de travail dans le cadre de mes heures acquises au titre de mon Compte
Personnel de Formation. Je souhaite dans ce cadre suivre la formation suivante :
- [intitulé de la formation],
- [titre de la formation éligible (intitulé et code de la formation dans votre liste
de formations éligibles sur le site [Link])],
- d’une durée de [XX] heures et se déroulant du [date de début] au [date de fin].
Signature :
FORCE OUVRIÈRE
Les dates de congé et le contenu de l’action de formation doivent être transmis à l’employeur mais seules les dates doivent
faire l’objet de son accord.
Mieux vaut faire la demande après validation du projet auprès du Conseiller en Evolution Professionnelle (CEP).
L’absence de réponse de l’employeur sous 30 jours vaut acceptation.
Les formations hors temps de travail ne nécessitent par définition aucune information de l’employeur.
128
128 Le guide pratique de la formation professionnelle 2016
formulaires et courriers types
COURRIERS-TYPES
Le ……………….
Madame, Monsieur,
Signature :
FORCE OUVRIÈRE
Mieux vaut faire la demande après avoir pris connaissance des formations prises en charge par Pôle emploi pour éviter
tout effet de substitution.
Pôle emploi ne peut en aucun cas solliciter la mobilisation de son CPF par un demandeur d’emploi.
COURRIERS-TYPES
Le ……………….
Madame, Monsieur,
l’acquisition du CléA / une action de formation) ] qui se déroulera aux dates suivantes :
- D’une durée de [XX] heures et se déroulant du [date de début] au [date de fin].
Signature :
FORCE OUVRIÈRE
Ces actions sont accessibles de droit pendant le temps de travail ; l’employeur ne peut donc
pas refuser au salarié de les suivre mais peut décider de leur calendrier de réalisation.
130
130 Le guide pratique de la formation professionnelle 2016
formulaires et courriers types
COURRIERS-TYPES
DEMANDE DE CIF
Nom Prénom
Adresse
Adresse
Tél. :
Mail :
Société Employeur
(Service RH)
Adresse
Le ……………….
Madame, Monsieur,
Signature :
SIGLES
ADEC Action de Développement de l’Emploi et des Compétences
AFPA Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes
AGECIF Association pour la Gestion des Congés Individuels de Formation
Association nationale de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des
AGEFIPH
Personnes Handicapées
AGFPN Association de Gestion du Fonds Paritaire National
ANACT Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail
ANI Accord National Interprofessionnel
ANLCI Association Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme
APEC Association Pour l’Emploi des Cadres
ARACT Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail
ARE Allocation d’aide au Retour à l’Emploi
ARF Association des Régions de France
BC Bilan de Compétences
BDES Base de Données Économiques et Sociales
BDU Base de Données Unique
BEP Brevet d’Études Professionnelles
BIAF Bordereau Individuel d’Accès à la Formation
CAP Certificat d’Aptitude Professionnelle
CARIF Centre d’Animation et de Ressources de l’Information sur la Formation
CBC Congé Bilan de Compétences
CCI Chambre de Commerce et d’Industrie
CCN Convention Collective Nationale
CDC Caisse des Dépôts et Consignations
CDD Contrat à Durée Déterminée
CDAPH Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées
CDI Contrat à Durée Indéterminée
CE Comité d’Entreprise
CEDEFOP Centre Européen pour le Développement de la Formation Professionnelle
CEP Conseil en Évolution Professionnelle
CEREQ Centre d’Études et de Recherches sur l’Emploi et les Qualifications
CET Compte Épargne Temps
CFA Centre de Formation des Apprentis
CIBC Centre Interinstitutionnel de Bilan de Compétences
CIF Congé Individuel de Formation
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132 Le guide pratique de la formation professionnelle 2016
SIGLES et abrréviations
SIGLES
SIGLES
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134 Le guide pratique de la formation professionnelle 2016
SIGLES et abrréviations
SIGLES
ABRÉVIATIONS
Al. Alinéa
Art. Article
CA Cour d’Appel
C. Cass Cour de Cassation
Cass. Crim Cour de Cassation, Chambre criminelle
Cass. soc Cour de Cassation. Chambre sociale
CE Conseil d’État
JO Journal Officiel