0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues62 pages

Université Saad Dahlab de Blida: Faculté Des Sciences de L'ingénieur Département de Chimie Industrielle

Ce mémoire présente une étude sur le conditionnement chimique des boues de la station d'épuration de Bni-Messous en utilisant des polymères synthétiques. Les résultats montrent que les polymères cationiques sont les plus efficaces, réduisant la turbidité de 95 % et atteignant une siccité de 22,85 %. L'étude conclut que l'utilisation de ces polymères améliore significativement le processus de déshydratation des boues, réduisant ainsi leur volume et coût d'élimination.

Transféré par

yousfirabab2025
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
5 vues62 pages

Université Saad Dahlab de Blida: Faculté Des Sciences de L'ingénieur Département de Chimie Industrielle

Ce mémoire présente une étude sur le conditionnement chimique des boues de la station d'épuration de Bni-Messous en utilisant des polymères synthétiques. Les résultats montrent que les polymères cationiques sont les plus efficaces, réduisant la turbidité de 95 % et atteignant une siccité de 22,85 %. L'étude conclut que l'utilisation de ces polymères améliore significativement le processus de déshydratation des boues, réduisant ainsi leur volume et coût d'élimination.

Transféré par

yousfirabab2025
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

UNIVERSITÉ SAAD DAHLAB DE BLIDA

Faculté des Sciences de l’ingénieur

Département de Chimie Industrielle

Mémoire Présenté par

SAFIDDINE Zineb

En vue d’obtenir le diplôme de Master

Option Chimie pour les sciences de l’environnement

Thème

Conditionnement des boues de la station d’épuration de Bni-Messous par des


polymères synthétiques.

Encadrée par : professeur AOUABED Ali (université de Blida)

Promotion 2011/2012
REMERCIMENT

Tout d’abord je remercie ‫ اﷲ‬de m’avoir donné la santé, le courage et la force pour
réaliser ce travail.

Je tiens à remercier sincèrement Monsieur AOUABED Ali, qui, en tant que Directeur
de mémoire, s'est toujours montré à l'écoute et très disponible tout au long de la réalisation de
ce mémoire, ainsi pour l'inspiration, l'aide et le temps qu'il a bien voulu me consacrer.

Mes vifs remerciements s’adressent aux membres de jury; qui ont accepté de
consacrer un peu de leur temps précieux pour juger ce travail, et de m’avoir bénéficié de leurs
conseils et de leurs avis éclairés.

J’adresse également mes sincères remerciements à Mme HADJ ZIANE, responsable


du Master pour son aide et ses conseils.

Mes remerciements s’adressent également aux techniciens des laboratoires du


département de chimie industrielle, qui m’ont aidé.

Je remercie sincèrement mes très chers parents, qui ont tout ma gratitude pour leur
sacrifice éternel, et qui ont fait tout leur possible pour la réussit de mes études.

Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à tous mes proches et amies, qui
m'ont toujours soutenue et encouragée au cours de la réalisation de ce mémoire, et tout
particulièrement ANTAR Soumya.

SAFIDDINE Zineb.
Dédicace

Je dédie ce mémoire de fin d’études

A
Ma très chère mère et mon très cher père

En témoignage de ma reconnaissance envers le soutien, les sacrifies et tous les


efforts qu’ils ont fait pour mon éducation ainsi que ma formation.

A
Ma chère petite famille

Ma sœur Fadhéla, mes frères Rachide et mohamed.

Pour leur affection, compréhension et patience.

A
Toutes mes chères amies et toute la promo
Pour les bons moments passés ensembles.

Tous ceux qui ont une relation de proche ou de loin avec la réalisation du
présent travail.
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﻋﻤﻠﻨﺎ ھﺬا ﯾﺪﺧﻞ ﻓﻲ اﻃﺎر دراﺳﺔ اﻟﺘﻌﺒﺌﺔ اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ﻟﻠﺤﻤﺄة اﻵﺗﯿﺔ ﻣﻦ ﻣﺤﻄﺔ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ ﻣﯿﺎه ﻣﺠﺎري اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ ﻟﻮاد ﺑﻨﻲ‬
.‫ﻣﺴﻮس‬
‫ و ﻟﻘﺪ ﺗﻢ ﺗﻘﯿﯿﻢ ھﺬه اﻟﻌﻤﻠﯿﺔ ﺑﻘﯿﺎس اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ‬,‫ﻋﻤﻠﯿﺔ اﻟﺘﻌﺒﺌﺔ ﺗﻜﻮن ﺑﺎﺳﺘﻌﻤﺎل ﻃﺮﯾﻘﺔ اﻟﺘﺨﺜﺮ و ذﻟﻚ ﺑﺈﺿﺎﻓﺔ ﺑﻮﻟﯿﻤﯿﺮات ﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﮫ‬
.‫اﻟﻤﺤﺪدة ﻟﻠﺘﺮﺷﯿﺢ و اﺟﺮاء ﺗﺼﻨﯿﻒ ﻟﻠﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﻔﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ و اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ﻟﻠﺤﻤﺄة‬
‫ ﻣﻦ‬95% ‫ﺣﯿﺚ أﻧﮭﺎ ﻗﻠﻠﺖ ﺑﻨﺴﺒﺔ‬, ‫أﻇﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﺑﺄن اﻟﺒﻮﻟﯿﻤﯿﺮات اﻟﻤﻮﺟﺒﺔ ﻛﺎﻧﺖ اﻻﻧﺴﺐ ﻟﻌﻤﻠﯿﺔ اﻟﺘﻌﺒﺌﺔ اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ﻟﻠﺤﻤﺄة‬
‫ و ﻋﻠﻰ ﻗﯿﻤﺔ ﻟﻠﻤﻘﺎوﻣﺔ اﻟﻤﺤﺪدة ﻟﻠﺘﺮﺷﺢ‬% 22.85 ‫اﻟﺘﻌﻜﺮ ﻟﺘﺮﺷﯿﺢ اﻟﻤﯿﺎه و ﻗﺪ ﺳﻤﺤﺖ ﺑﺎﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻧﺴﺒﺔ ﺟﻔﺎف ﺗﻘﺪر ب‬
‫ﻛﻎ‬/‫ م‬0,31 ‫ﺗﻘﺪر ب‬
.‫ ﺑﻮﻟﯿﻤﯿﺮات ﻛﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ‬,‫ اﻟﺘﻌﺒﺄة اﻟﻜﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ‬,‫ اﻟﺤﻤﺄة‬: ‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‬

Résumé :
Notre travail, concerne l’étude du conditionnement chimique de la boue provenant de la
station d’épuration d’eaux usées de l’Oued de Beni-Messous, en appliquant des floculants de
différentes natures, à savoir les polymères synthétiques (Cosmeloc C 4346, Chimfloc C 4346,
Sedipur NF 102 et Sedipur AF 400). La mesure de la résistance spécifique à la filtration et
une caractérisation physico-chimique des boues étudiées ont été effectuées.
Les résultats montrent que les polymères cationiques étaient les mieux adaptés dans le
conditionnement des boues municipales, puisqu’ils diminuent la turbidité de 95 % pour une
eau filtrée de la boue, permettent d’obtenir une siccité de 22.85 %, et une RSF de 0,31 m/kg.
Mots clés : boue, conditionnement, polymère organiques.

Abstract:
Our work relate to the study of chemical conditioning of sludge coming from the sewage
treatment plant wastewater of wadi-Beni Messous, by applying coagulants of various natures,
namely synthetic polymers (Cosmeloc C 4346, Chimfloc C 4346, Sedipur NF 102 et Sedipur
AF 400). The measurement of resistance specific to filtration and a physicochemical
characterization of sludge were carried out.
The results show that the cationic polymers were best adapted in the conditioning of
municipal sludges, they decrease the turbidity to 95% for a filtered water of sludge; allow to
obtain a dryness of 22.85 % and RSF of 0,31m/kg.
Key words: sludge, conditioning, organics polymers.
Sommaire
Résumé

Liste des tableaux

Liste des figures

Introduction générale

Chapitre I : Généralités

I.1. Introduction .............................................................................................................. 11


I.2. Types de boues…………………………………………………………………….. 11
I.2.1. Boues primaires………………………………………………………… 12
I.2.2. Boues biologiques……………………………………………………… 12
I.3. Traitement des boues……………………………………………………………… 12
I.3.1. Epaississement ………………………………………………………… 14
I.3.2. Stabilisation…………………………………………………………….. 15
I.3.3. Conditionnement………………………………………………………... 16
I.3.4. Déshydratation par filtration …………………………………………… 20
I.3.5. Séchage…………………………………………………………………. 21

Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement de boues

Introduction………………………………………………………………………………... 23
II.1. Etude bibliographique …………………………………………………………….. 23
II.2. Résumé des résultats bibliographiques ……………………………………………. 27

Chapitre III : Présentation de la STEP de Bni-Messous

Introduction………………………………………………………………………………... 29
III.1. Présentation de la STEP de Bni-Messous…………………………………………. 29
III.1.1. Situation géographique…………………………………………………. 29
III.1.2. Réalisation de la STEP…………………………………………………. 29
III.1.3. Données de base (débit, pollution, DBO5, MES) ……………………... 30
III.1.4. Principe du traitement adopté et description des ouvrages…………….. 31
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Introduction………………………………………………………………………………... 33
IV.1. Echantillonnage des boues………………………………………………………… 33
IV.2. Caractérisation de la boue…………………………………………………………. 33
IV.2.1. Mesure de la température………………………………………………. 33
IV.2.2. Mesure de l’Indice de Mohlman……………………………………….. 33
IV.2.3. Matière sèche et siccité S………………………………………………. 34
IV.2.4. Teneure en matière volatile MVS ou MO……………………………… 34
IV.2.5. Teneur en matière minérale…………………………………………….. 34
IV.2.6. La turbidité de l’eau filtrée……………………………………………... 35
IV.2.7. Mesure de pH…………………………………………………………... 35
IV.2.8. Mesure de la conductivité……………………………………………… 35
IV.2.9. Détermination de la RSF……………………………………………….. 35
IV.2.10. Conditionnement des boues……………………………………………. 37
IV.2.11. Filtration sous vide……………………………………………………... 37
IV.3. Polyélectrolytes de synthèse ……………………………………………………… 38
IV.3.1. Préparation des floculants……………………………………………… 38

Chapitre V : Résultats et discussions

Introduction ……………………………………………………………………………….. 40
V.1. Caractérisation physicochimique de la boue au laboratoire……………………….. 40
V.2. Conditionnement de la boue………………………………………………………. 41
V.2.1. Conditionnement avec le polymère cationique Chimfloc……………… 42
V.2.2. Conditionnement avec le polymère cationique Cosmeloc……………... 44
V.2.3. Conditionnement avec le polymère anionique Sedipur AF……………. 47
V.2.4. Conditionnement avec le polymère non ionique Sedipur NF………….. 49
V.3. Variation de la siccité du gâteau ………………………………………………….. 52
V.4. Variation de la turbidité du filtrat…………………………………………………. 53
V.5 La résistance spécifique à la filtration RSF……………………………………….. 55
Conclusion générale
Références bibliographiques
Conclusion générale

Ce travail constitue une contribution à l’amélioration du procédé de conditionnement


des boues issues de la station d’épuration de Bni-Messouss. Les essais de conditionnement
effectués en Jartest sont réalisés grâce à une coagulation-floculation. Quatre floculants de
synthèses ont été utilisé à raison de 1 à 3 % de la siccité trouvée dans notre boue à l’état initial
est égale à 4,55 %, est suivi d’un test de filtration sous vide, en appliquant une pression de 0.5
Bar une siccité de 18 % est obtenue.

Il ressort des différents résultats expérimentaux recueillis, les principales conclusions


suivantes :
· Les polymères cationiques utilisés (Cosmeloc C 4346, Chimfloc C 4346), étaient les
mieux adaptés dans le conditionnement des boues municipales.
· En effet le Cimfloc C 4346 présente les meilleurs résultats avec un taux de réduction
de la turbidité de 95 %, une siccité de 22,86 % et une valeur de RSF de 0,17.1012 m/kg
pour une dose optimale de 0,8 % de la matière sèche
· Le Cosmeloc C4346 présente un taux de réduction de la turbidité de 94 %, une siccité
de 22,3 % et une RSF égale à 0,13.1012 m/kg pour une dose optimale de 3 % de la
matière sèche.
· Le polymère anionique a donné des modestes résultats, où le taux de réduction de la
turbidité atteint 73 %, et une siccité de 21 % pour une dose de 3 % de MS.
· Le Sedipur NF qui est un polymère non ionique a pu réduire la turbidité de 86 %,
augmenter la siccité pour atteindre une valeur de 21 %, et d’obtenir une RSF égale à
6,75.1012 m/kg.
· Les résultats obtenus avec les polymères cationiques sont important puisse que cela a
permis d’augmenter la siccité de 18,8 % à 22,86 %, c’est pourquoi, gagner quelques
points de siccité sur la déshydratation des boues entraîne une réduction de leurs
volume et, par là, de leur coût d’élimination.
En perspective :
L’utilisation de la filtration sous vide nous a offert des résultats de siccité important,
un peu plus faibles à ceux présentés par plusieurs chercheurs dans la spécialité à l’échelle
mondiale, nous proposant de faire une étude hydaudynamique pour déterminer les paramètres
influençant la filtration.
Liste des figures :

Figure I.1 : Sources et types des boues générées dans les stations d’épurations…...………11

Figure I.2 : Différentes filières de traitement des boues………………..……………….…..13

Figure I.3 : Action de polyélectrolytes sur les boues …………………...…………………..17

Figure I.4 : Filtre presse équipé pour les opérations automatiques................................…...20

Figure I.5 : Filtre à bande……………………………………………………………………21

Figure III.1 : Vue d’ensemble de la STEP de Bni-Messous……………………..………….31

Figure IV.1 : Cellule de filtration sous vide…………………………………………………37

Figure V.1 : Influence de la dose du Chimfloc sur le volume recueille…………………….42

Figure V.2 : Influence de la dose du cosmeloc sur le volume recueille…………………….44

Figure V.3 : Influence de la dose du Sedipur AF sur le volume recueille…………………..46

Figure V.4 : Influence de la dose du Sedipur NF sur le volume receuille……………….….49

Figure V.5 : Variation du volume en fonction du temps…………………………………….51

Figure V.6 : Action des polymères cationiques sur les boues……………………………….52

Figure V.7 : Variation de la siccité du gâteau en fonction de la dose de polymère ajouté…52

Figure V.8 : Influence de la dose des floculants sur la turbidité du filtrat……………….…54

Figure V.9 : Variation de la RSF en fonction de la dose des polymères étudiés…………..56


Liste des tableaux :

Tableau III.1 : Débit à l’entrée de la station d’épuration des eaux usées de Bni-Messous....30

Tableau III.2 : Charges polluantes de la STEP de Bni-Messous…………...……………….31

Tableau V.1 : Résultats de la caractérisation physico-chimique de la boue au laboratoire…40

Tableau V.2 : Résultats du conditionnement par le Chimfloc……………………………....43

Tableau V.3 : Résultats du conditionnement par le Cosmeloc………………………………45

Tableau V.4 : Résultats du conditionnement par les deux polymères cationiques…………..46

Tableau V.5 : Résultats du conditionnement par le Sedipur AF…………………………….48

Tableau V.6 : Résultats du conditionnement par le Sedipur NF…………………………….50

Tableau V.7 : Résultats du conditionnement des boues de la présente et d’autre études……57


Chapitre I : Généralité

I.1. Introduction :

Les eaux usées sont des sous produits des utilisations humaines, domestiques ou
industrielles, susceptibles de contaminer les milieux où elles sont déversées. Elles ont dirigées
vers des stations d’épuration afin de régénérer leur qualité pour les réutiliser dans des activités
économiques particulières ou au moins leur rejet final soit conforme aux spécificités
normatives.

I.2. Type des boues :

Le type des boues dans les stations d’épuration varie selon les processus et les
méthodes du traitement. Dans les typiques stations on trouve les boues primaires, secondaires
et les boues digérées. Ces boues ont des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques
différents et ça influence sur la déshydratation des boues. (Figure I.1)

Eaux Eaux
usées Décanteur Procédé à boues Décanteur épurées
primaire activées secondaire

Recirculation des boues

Boues primaires Boue en excès


(boue secondaire)

Bio Epaississement
digestion

Boues digérées

Déshydratation

Figure I.1 : Sources et types des boues générées dans les stations d’épurations [2]

11
Chapitre I : Généralité

I.2.1. Boues primaires :

Les boues de traitement primaire sont produites par simple décantation des matières en
suspension (MES) contenues dans les eaux usées [3]. Possèdent une odeur désagréable due à
la composition discrète des particules. Les boues primaires peuvent être facilement
déshydratées avec des exigences moins par rapport aux boues secondaires [4].

I.2.2. Boues biologiques :

Elles sont essentiellement formées par des flocs de bactéries « cultivées » qui
décantent dans le décanteur secondaire. Ces bactéries se nourrissent des matières organiques
contenues dans les eaux usées et les digèrent. La plupart des procédés font appel à des
microorganismes anaérobies facultatifs et hétérotrophes qui ont un métabolisme aérobie en
présence d'oxygène et un métabolisme anaérobie en absence d'oxygène et utilise le carbone
organique à la fois comme source d'énergie et pour leur synthèse cellulaire. Ces traitements
sont essentiellement réservés aux eaux usées urbaines [3].

I.3. Traitement des boues :

Les techniques actuelles d’épuration des eaux usées domestiques ou industrielles, ainsi
que les seuils de rejet de plus en plus exigeants et las quantités à traiter de plus en plus grande,
entraînent, au cours des différentes phases de traitement, une importante production de boue.
Ces dernières contiennent en générale 95 % à 98 % d’eau [5]. Les différentes étapes du
traitement des boues ont pour but leur stabilisation et leur concentration par déshydratation.
Ces opérations se situent en amont du séchage et sont importantes car elles déterminent la
qualité des boues (taux de matières sèches, propriétés rhéologiques, consistance,
pelletabilité,…) [6].
Les objectifs du traitement sont :
· La réduction voire l’élimination du pouvoir fermentescible.
· La réduction du volume des boues.
Les différentes filières de traitement des boues sont présentées dans la figure I.2 :

12
Chapitre I : Généralité

Boues liquides MS 0,5 – 5 %

Boue minérale Boue organique


(MO<30%) MS 4-40% (MO>30%) MS 2 – 15 %

Epaississement Épaississement

Stabilisation

Chimique Anaérobie Aérobie


Déshydratation

Conditionnement
Naturelle
Mécanique
· Chimique :
Lit de séchage minérale,
(polymère event.) polymères
Filtration Centrifugation
· Thermique :
150°C – 200°C
- Pression : Décanteuse · Autres
· Filtre à bande presseuses continue
· Filtre presse continue ou discontinu
· Presse à vis
- Sous vide :
· Filtre rotatif

Etat solide MS 10 – 60 % Etat solide MS 10 – 60 %

Incinération – compostage – séchage – mis en décharge

Figure I.2 : Différentes filières de traitement de boues [7].

13
Chapitre I : Généralité

I.3.1. Epaississement :

C’est la première étape du traitement. A l’entrée de la filière, la boue étant extrêmement


liquide, pour réduire les volumes à traiter, on élimine l’eau libre. L’épaississement est
avantageux pour les raisons suivantes :
· Il améliore le rendement de digestion si celle-ci est prévue et en réduit le coût
d’investissement.
· Il réduit le volume des boues en particulier en cas d’épandage ou de rejet en mer.
· Il augmente l’économie des systèmes de déshydratation (centrifugation, filtration sous
vide, etc.) [8].
· L’épaississement peut être statique, gravitaire ou dynamique par flottation, selon le
type de boue à traiter.

I.3.1.1. Epaississement gravitaire (statique) :

C’est la technique de concentration des boues la plus utilisée. Elle consiste à faire
séjourner des boues dans des bassins de forme cylindro-conique [9]. L’épaississement est
réalisé en provoquant le tassement des boues dont l’évacuation se fait par le fond tant dis que
le liquide surnageant est évacué par le haut [10]. On peut utiliser le type statique, simple cuve
cylindrique à fond conique (45 à 75° sur l’horizontale) Jusqu’à 5 m de diamètre. Au-delà de
cette dimension, des cuves à radier à pente faible et d’un système de raclage et d’agitation
lente dont le rôle est double :

·· Faciliter le glissement des boues vers la fosse centrale d’où elles sont extraites ;
·· Permettre le dégagement de l’eau interstitielle et des gaz occlus dans les boues au moyen
d’une herse verticale accrochée au dispositif tournant.
L’ensemble du dispositif mécanique de raclage est le plus souvent à entraînement
central avec double bras diamétral. Ce système est constitué d’une série de racleurs montés «
en jalousie » afin d’éviter le blocage de la boue au cours de son transfert vers la fosse centrale
d’extraction.
On a toujours intérêt à construire des épaississeurs de hauteur suffisante, afin de
faciliter le tassement de la boue sous le seul poids de la masse solide. Une hauteur de 3,5 à 4
m, tenant compte du volume de stockage, est préconisée [9].
14
Chapitre I : Généralité

I.3.1.2. Epaississement par flottation :

Il s’applique particulièrement aux boues à flocs légers et volumineux (hydrophile).


Dans l’épaississement par flottation, les flocs des boues s’accrochent aux fines bulles
d’air formées par dépressurisation. Le mélange air-matières s’élève à la surface du bassin où il
se concentre et est éliminé.
Les principaux paramètres sont le taux de recyclage, la concentration de la suspension
alimentée, le rapport air-matière et les charges massiques et hydrauliques. Pour la
pressurisation à l’air, on applique couramment des pressions de 2.5 à 4 bars. Le taux de
recyclage est lié au rapport air-matière et à la concentration de la suspension alimentée [8].

I.3.2. Stabilisation :

I.3.2.1. Stabilisation biologique :

La stabilisation est mise en œuvre sur des boues riches en matière biodégradable. La
stabilisation par les procédés aérobie ou anaérobie est aussi appelée digestion. La digestion
anaérobie met à profit la fermentation méthanique pour éliminer une quantité importante de la
matière organique (et donc réduire le volume de boues) [7].
La digestion aérobie consiste en l’oxydation de la matière organique suivant un
métabolisme endogène qui va donc entraîner une réduction de la biomasse et une
minéralisation des boues. Sur la base d’une cinétique du premier ordre, la variation en matière
solide volatile (MSV) s’exprime pour un système batch ou piston suivant :

– kd t
=e

Avec Xe : MSV de l’effluent

Xn : MSV non dégradable

X0 : MSV initial

15
Chapitre I : Généralité

Kd : constante cinétique

t : temps

Pour un système complètement mélangé, le modèle est alors :

=
&

Avec t = temps de séjour.

I.3.2.2. Stabilisation chimique :

La stabilisation chimique a pour principal objectif de diminuer voire bloqué, au moins


temporairement, le pouvoir fermentescible des boues. La chaux du fait de son faible coût, de
son alcalinité et de sa capacité à renforcer aussi la structure de la boue est le réactif de choix.
Les autres réactifs possibles sont le chlorure ferrique, l’alun et les polymères organiques. La
stabilisation chimique peut cependant nuire à la valorisation agricole des boues ainsi traitées.

I.3.3. Conditionnement :

Ce traitement permet de modifier la structure des boues (en réduisant leur stabilité
colloïdale) afin de faciliter l’étape ultérieure de filtration. Le conditionnement chimique
consiste en l’ajout de réactifs chimiques favorisant la floculation. On emploie principalement
des sels métalliques : chlorure ferrique, chlorosulfate ferrique, sulfate ferrique, sulfate ferreux.
L’ion Fe3+ (sous forme de FeCl3 ou FeSO4Cl) est le plus efficace pour les boues biologiques.
De plus, un ajout de chaux est toujours avantageux pour améliorer la filtrabilité.

L’utilisation de polymères (ou polyelectrolytes), permet aussi l’obtention de flocs


volumineux par pontage et par une action coagulante (figure I.3). Et les polyelectrolytes
cationiques ont de plus une action coagulante. Les dosages en polyelectrolytes varient de 1 à 9
kg/tonne de MES.

16
Chapitre I : Généralité

A : schéma daction d’un polyélectrolyte B : schéma d’action d’un


cationique :pontage et annulation des charges polyélectrolyte anionique pontage.

Figure I.3 : Action des polyélectrolytes sur les boues [7].

I.3.3.1. Conditionnement chimique :

Le conditionnement chimique consiste en une floculation de la boue permettant de casser


la stabilité colloïdale et d'augmenter artificiellement la taille des particules. Le
conditionnement rend donc exploitable les différents équipements de déshydratation. Il a
recours a des procèdes de nature physique (thermique principalement), mais plus souvent de
nature chimique par ajout de réactifs minéraux ou de polymères de synthèse ou naturel.
Le type de conditionnement va donc avoir une influence sur le taux d'hydratation du
sédiment obtenu. En outre, chaque réactif chimique employé à son efficacité propre en ce qui
concerne la dimension des flocs formes : grenus avec les réactifs minéraux et volumineux
avec les polyélectrolytes [11].

a. Réactifs minéraux :

Ils sont mieux adaptés si l'on veut procéder à une déshydratation par filtres-presses ou
filtres sous vide possédant des mailles fines généralement inférieures à 100-200 µm. Ces
réactifs minéraux conduisent, en effet, à la formation de flocs fins mécaniquement stables.
Pour des raisons d'économie et d'efficacité, on emploie le plus souvent des sels
métalliques tels que les sels de fer et, à un degré moindre, les sels d'aluminium. Sur les boues
organiques, l'ion Fe3+ est de loin le plus efficace et le plus utilisé. Le choix entre FeCl3 et
FeSO4Cl est généralement d'ordre économique [10].

17
Chapitre I : Généralité

b. Polyelectrolytes (synthétiques ou naturels) :

On utilise très peu les polymères naturels (amidons, polysaccharides, alginates, ...)
dans l'épaississement des boues, du fait de la floculation médiocre obtenue. En revanche, les
polyélectrolytes (polymères de synthèse) sont beaucoup plus efficaces. Ils forment des flocs
volumineux (plusieurs millimètres), bien différenciés dans une eau interstitielle clarifiée. Les
polyélectrolytes ont pour effet :
Ø Une floculation très marquée, par formation de ponts entre particules, grâce aux
longues chaînes ramifiées. Cette floculation est renforcée par une action coagulante
dans le cas de polymères cationiques.
Ø Une très forte diminution de la résistance spécifique de la boue, l'eau libre interstitielle
libérée étant très rapidement drainable. En revanche, les flocs, souvent spongieux et
assez hydrophiles, entraînent dans la plupart des cas une augmentation du facteur de
compressibilité de la boue.
Un nombre important de polyélectrolytes est à disposition, et il faut généralement faire
appel à des tests simples de floculation, de drainage et de pressage, en laboratoire puis
industriels, pour choisir le produit le mieux adapté. Il y a le choix entre plusieurs types de
polyélectrolytes, suivant les boues épaissies que l'on veut obtenir :

· Les polyélectrolytes cationiques :


Ils sont surtout efficaces pour le conditionnement de boues à teneur élevée en matières
organiques colloïdales ou à teneur élevée en fibres cellulosiques. Les doses utilisées sont de
l'ordre de 1 à 10 kg/tonne de matières en suspension.

· Les polyélectrolytes anioniques :


Ils trouvent une large application dans les suspensions boueuses à caractères minéral
prépondérant (boues denses hydrophobes, boues d'hydroxydes métalliques).
Les doses employées avec ces polymères sont souvent plus modestes, de l'ordre de 0.3 à 2
kg/tonne de matières en suspension [10].

18
Chapitre I : Généralité

· Les polyélectrolytes non ioniques :


Ce sont presque exclusivement des polyacrylamides de haut poids moléculaire (15 millions),
de réaction électrique neutre en milieu aqueux, sont préparés par polymérisation de
l’acrylamide sous l’action d’initiateurs radicalaires [12].

Ø Mise en œuvre des polyélectrolytes


En traitement des boues, les polyélectrolytes utilisés sont souvent livrés en poudre,
notamment dans les moyennes et grandes stations d'épuration. La gamme est très étendue, ce
qui est un avantage important du fait de la diversité de qualité des boues. Pour des
installations plus petites, il est possible de prendre des polyélectrolytes en sirop visqueux, plus
faciles à mettre en œuvre.
La solution mère (4 à 6 g/l) est généralement diluée avant introduction dans la boue, mais
il n'y a pas de règle précise. Tout dépend des viscosités respectives de la boue et de la solution
de polyélectrolyte. Le mélange boue-polyélectrolyte s'effectue de façon très simple, car la
floculation est quasi immédiate, mais les flocs formés sont souvent fragiles. Dans la mise en
œuvre de tout procédé de déshydratation employant les flocs comme réactifs, il faut donc
éviter des cuves à agitation trop violente, des temps de floculation trop longs et des pompages
destructeurs de la boue préalablement floculée.

I.3.3.2. Conditionnement thermique :

La boue est portée à des températures de 150 à 200 °C pendant 30 à 60 minutes afin de
détruire ses caractéristiques colloïdales, et augmenter sa densité de particules. Conjointement
cependant, on peut assister à la solubilisation de certaines matières en suspension ainsi qu’à la
précipitation d'autres matières solubles.
Les avantages de ce procédé nécessitant un fort investissement sont :
· Versatilité d’application sur tous les types de boues
· Stabilité des performances (réglage du temps et de la température de cuisson)
· Épaississement important (MES de 100 à 200 g/L)
· Filtration sans apport de réactifs, gâteaux de filtration avec une bonne siccité (50% en
matière sèche) [9].

19
Chapitre I : Généralité

I.3.4. Déshydratation par filtration :

I.3.4.1. Les lits de séchage :

L’objectif est de retirer l’eau de la boue. Pour les boues activées à faible charge les lits
de séchage sont très utilisés. Le lit de séchage combine à la fois les mécanismes de filtration
qui est le premier mécanisme qui entre en jeu suivie de l’évaporation qui poursuit la
déshydratation. Le lit est constitué d’une première couche de gravier grossier (20à 50 cm de
hauteur) sur laquelle repose une deuxième couche de sable (20 à 50 cm de hauteur). Sous le
gravier, un drain permet l’évacuation de l’eau filtré[Link] boues sont amenées sur lit de sable et
la filtration se bloquant après un certain temps, c’est l’évaporation qui poursuit la
déshydratation. Les boues sèches en surface sont alors enlevées mécaniquement (pelle ou
racleur mécanique).

I.3.4.2. Filtre presse :

La filtration peut s’effectuer sur filtre presse. Il est important de se rappeler qu’un bon
conditionnement est un prérequis au fonctionnement efficace des filtres. Pour les filtre presse
une forte surpression d’environ 5 – 15 bars est appliquée. Un filtre presse équipé pour les
opérations automatique est présenté dans la figure I.4.

Figure I.4 : filtre presse équipé pour les opérations automatiques [7].
20
Chapitre I : Généralité

I.3.4.3. Filtre à bande :

La filtration peut s’effectuer sur filtre à bande, qui possède une filtrante qui à son tour
constitue une bande d’entraînement. La boue s’égoutte, puis elle est passée, et enfin, elle sort
subit des cisaillements de tous ordre.

Figure I.5 : filtre à bande [7].

I.3.5. Séchage :

Après déshydratation, le gâteau récupéré contient encore une fraction importante d’eau
interstitielle puisque la teneur en matière sèche varie dans une gamme de 10 à 70 %. Le
séchage peut être nécessaire soit pour faciliter l’incinération ultérieure de la boue soit pour
faciliter sa valorisation agricole sous forme sèche. On peut atteindre ainsi des siccités de 90%.

Dans le sécheur rotatif (comme les fours de cimenterie) les boues sont mises en
contact direct avec des gaz chauds de combustion. Le contact direct est aussi possible dans un
lit fluidisé. Le séchage s’effectue aussi par contact direct en la boue et des parois chaudes.

Ø Le dispositif final des boues se fait soit par enfouissement en décharge soit par
épandage sur le sol quand une valorisation agricole est envisageable [7].

21
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

Introduction :

Des études ont été faites sur le conditionnement et l’aptitude des boues à la
déshydratation par ce qui suit, on présentera quelques résultats relatifs au conditionnement
des boues en utilisant les floculants de synthèse :

II.1. Etude bibliographique :

· Krishnamurthy. S et T. Viraraghavan(2005) ont examiné l’effet de trois floculants dont


deux polymères cationiques (Percol 755 et Percol 757), et le chlorure ferrique FeCl3, sur
une boue d’une usine de traitement des eaux résiduaires de Regina (Canda). Le dosage
optimum de chlorure ferrique, Percol 755 et Percol 757 est de 80.6, 2.9 et 2.7 kg/t de
matière sèche (respectivement), a comme conséquence la neutralisation complète de
charge [13].
Les résultats du conditionnement ont montré qu’une combinaison de 50% du dosage
optimum et 50 % du dosage optimum de Percol 757 ont les valeurs les plus bas de temps
de succion capillaire (CST) et RSF, ils ont remarqué aussi qu’il y a une bonne corrélation
entre les données de CST et de RSF (R2>0.99)

· C. H. LEE (2000a) a examiné le temps de succion capillaire (CST), la résistance


spécifique de filtration (RSF) et le potentiel Zeta pour tester la déshydratation des boues
activées prélevées d’une usine de fibre synthétique. Le polyélectrolyte cationique (KP201)
et non ionique (NP800) préparés à 2000mg/l sont utilisés dans le conditionnement des
boues [14].
Les résultats de déshydratation ont été comparés. La RSF du KP201 et NP800 est de
1.3x1012 et 2.7x1011 m/kg de MS respectivement, avec un dosage optimum de 5.8 kg/t
pour chaque polymère.

·· C. H. LEE (2000b), a réétudié la déshydratation des boues activées prélevées d’une


usine de fibre synthétique, en utilisant les mêmes floculants précédent (P201 et NP800)
préparés à 2000 mg/l [15]. les résultats de la résistance spécifique à la filtration sont de
23
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

2.0x1012 m/kg avec un dosage optimum de 10.0 kg/t de MS, pour le floculant cationique,
et de 8.0x109 m/kg avec un dosage optimum de 20.0 kg/t de MS pour le floculant non
ionique, et quand la boue est conditionnée par les deux polymères, la RSF diminue de
1.5x 1012 à 2.3x1010 m/kg avec un dosage de 12.5 kg/t de MS (boue pré-conditionnée par
2.5 kg/t de chaque floculant).

·· G. R. Chang(2000) a étudié l’effet du polyélectrolyte cationique (Oya CN60) préparé à


une concentration de 2000 mg/l, sur deux types de boues : chimique et biologique. Il a
également mesuré le temps de succion capillaires (CST), la résistance spécifique à la
filtration (SRF) et le potentiel Zeta, pour évaluer les comportements de déshydratation de
la boue [16]. Les résultats indiquent que la boue chimique était relativement difficile à
déshydraté, même en présence du polyélectrolyte. Et quand la boue activée est mélangée à
la boue chimique avec un ratio de 1: 1 et 2: 1, respectivement, la déshydratation est
amélioré remarquablement tandis qu’elle est relativement meilleur pour la boue activée.
Le dosage optimal du polyélectrolyte est de 100 mg/l avec une RSF de 1.4x1015 m/kg.

·· Nguyen Tan Phong(2009), a étudié l’effet d’un biopolymère polysaccharides


(Alginate) et le polydiallyldimethyl ammonium chloride (PDADMAC) un polyélectrolyte
cationique sur deus types de boue : synthétique et boue activée [17]. Les résultats ont
montré que l’addition de calcium(II) au deux types de boues à améliorer la déshydratation
des boues, l’ajout de 5Mm de Ca+2 à une boue activée à diminuer le CST jusqu’à 10s. le
cation contribue de manière significative à l’attache des flocs dans les deux types de boue.

·· Hans Saveyn (2005), a étudié l’effet de neuf polyélectrolytes cationiques caractérisés


par leurs densités de charge cationique sur le conditionnement des boues activées issues
d’une station d’épuration d’eau usée en Belgique. La boue a été testé par un filtre presse
sous une pression stable de 400 kPa et sous un champ électrique, les polyélectrolytes sont
préparés à 0.2 % et ajoutés de raison de 3.76, 5, 8, 11 et 12.24g de polyélectrolyte / kg de
MS [18]. Il a été démontré que les caractéristiques des polyélectrolytes ont une grande
importance sur la déshydratation des boues. Par les moyens de mesures en ligne du
potentiel et les mesures électrophorétiques, il a été démontré que même à des hautes doses

24
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

de polyélectrolyte, les charges sont neutralisées, mais les charges négatives extérieures
sont encore présentes à l’intérieur de la matrice de boue. Pendant la formation du gâteau,
et quand le liquide est forcé pour se déplacer par les pores d’intrafloc, ces charges
négatives extérieures deviennent de plus en plus importantes.

·· Nguyen Tan Phong(2007), a étudié l’effet des cations et deux polyélectrolytes


cationiques « Clarifloc et Stockhausen » (préparé à 1 % en poids), sur les caractéristiques
et les propriétés finales des boues activées prélevées d’une station de traitement des eaux
usées urbaines et une boue synthétique préparée dans un réacteur, les tests de
déshydratations ont été effectués par la mesure du temps de succion capillaire (CST) [19],
les résultats ont montrés que l’ajout de 5Mmole de Ca2+ au conditionnement a amélioré
remarquablement la déshydratation pour les deux types de boues, les doses optimales pour
les deux types de polyélectrolyte étaient comme suit : 4mg/g et 8 mg/g de Clarifloc et
Stockhausen respectivement pour la boue synthétique, et 2 mg/g de chacun pour la boue
activée.

·· Nguyen Tan Phong(2008), a étudié l’effet de trois polyélectrolyte (polydiallyldimethyl


ammonium chloride « PDADMAC », Clarifloc et Stockhausen), préparés à 1 % sont
utilisés dans le conditionnement des boues activées d’une usine des eaux résiduaires et
une boue synthétique, la déshydratation des boues est traitée par le temps de succion
capillaire (CST) [20]. Les résultats ont confirmé que l’addition de 5 Mm de Ca2+ au
conditionnement a amélioré remarquablement la déshydratation pour les deux types de
boues, les doses optimales pour les trois polyélectrolytes étaient comme suit : 16 mg/g de
PDADMAC pour les deux types de boue, 4 mg/g et 8 mg/g de Clarifloc et Stockhausen
respectivement pour la boue synthétique et 2 mg/g de chacun pour la boue activée.

·· Y. Q. Zhao(2003) a examiné les corrélations entre les propriétés physiques de


floculation, telles que la taille, la densité, la structure des flocs et le dosage optimum d’un
polymère organique dans le conditionnement des boues. La RSF, la taille des flocs, la
densité et la structure ont été examinées par un système d’analyse d’image [21]. Les
résultats de cette recherche indiquent que : le polymère augmente simultanément la taille

25
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

des flocs en augmentant la dose du floculant. Une floculation plus élevée et des densités
efficaces sont associées à de plus grandes doses du polymère (15 mg/l). et des flocs
compacts sont associés à la dose optimale (10mg/l), qui correspond à la résistance 9.1012
m/kg.

·· Merabet. H (2008) conditionnement chimique de la boue provenant de la station


d’épuration d’eaux usées de Beni-Messous. Le mécanisme et la performance de
déshydratation ont été examinés, en appliquant des coagulants de différentes natures, a
savoir le chitosane, le chlorure ferreux et les polymères synthétiques (Sedipur NF 102,
AF 400 et CF 802) [22].
Deux mesures ont été utilisées dans ce travail ; la résistance spécifique a la filtration
(RSF) et le temps de succion capillaire (CST). Pour la mesure de la RSF, une conception
expérimentale d’un filtre presse, a été réalisée. Les résultats obtenus mettent en évidence
une efficacité du biopolymère et des polymères cationique qui ont diminué la turbidité de
90 %.

·· Thierry Ruiz(2010) a étudié les caractéristiques de deux types de boues d’épuration


urbaines prélevées de deux types de station caractérisées par deux différents types de
traitement des boues (boue épaissie « A » et boue digérée « B »), les boues ont été
conditionnées par un floculant minéral et la chaux, la déshydratation des boues est
mesurées par une cellule de filtration sous pression constante (0.5 bar), afin de déterminer
le volume limite recueilli de la filtration [23], les résultats de la résistance spécifique de
filtration sont comme suit : 1.2x1011 et 1.7x1012 m/kg pour A et B respectivement, les
résultats ont prouvé que les boues A et B n’ont pas présenté la même aptitude mécanique
à la déshydratation, tandis que la matière organique a semblé être un paramètre essentiel
dans l’efficacité de la déshydratation mécanique, la boue qui contient plus de matière
organique (la boue A) présente significativement la RSF la plus basse.

·· Thapa K.B (2009) a étudié l’interaction de deux types de polyélectolyte cationique


(ZETAG 7650 « haut poids moléculaire » et ZETAG 7501 « bas poids moléculaire »).
Sur une boue digérée prélevée d’une station d’épuration de traitement des eaux usées

26
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

urbaines (Australie). Des essais de filtration sous vide ainsi que des mesures du
potentiel de Zêta ont été effectuées pour tester la déshydratation des [Link] résultats
ont confirmé les mécanismes classiques de floculation (la neutralisation de charge ainsi
que le phénomène de réticulation) [24], les résultats montrent que la boue est bien
floculée en utilisant le floculant ZETAG 7650 même avec les plus basses doses, avec un
optimum de 6.5 et 11kg/t pour ZETAG 7650 et ZETAG 7501 respectivement, il s’est
avéré que le poids moléculaire a une influence significative sur la formation des flocs (
la boue floculée par le floculant ZETAG 7650 présente des flocs plus grands et plus
résistants par rapport a la boue floculée par le floculant ZETAG 7501).

·· Hadj Kouider. S (2011) a examiné l’aptitude de déshydratation des boues des stations
d’épuration par la filtration sous pression et la centrifugation. Des floculants de
différentes natures, à savoir les polymères synthétiques (Sedipur CF 802, Super Floc C
498, Sedipur NF 102 et Sedipur AF 400) et le biofloculant jus de cactus ont été utilisés,
afin d’augmenter la siccité des boues déshydratées [25]. Les résultats ont montré que les
polymères cationiques étaient les mieux adaptés, les valeurs de la RSF du Sedipur CF
802, Super Floc C 498, Sedipur NF 102 et Sedipur AF 400 sont respectivement
0,44.1012, 0,35.1012, 0,38.1012 et 1,6.1012. Le cactus quant à lui présente des résultats
encourageant, puisse qu’il diminue la turbidité de 96 % et permet d’obtenir une siccité
de 31 %.

·· Zemmouri. H (2012) a étudié le conditionnement des boues issues de la station


d’épuration des eaux usées de Beraki, pour cela quatre polyélectrolytes ont été utilisés à
savoir, les deux polymères cationiques EMO, Sedipur C 802, un polymère non ionique
Sedipur NF 102 et un polymère anionique Sedipur AF 400 [26]. Les résultats ont
montré que la RSF obtenu par l’EMO, le Sedipur C 802, le Sedipur AF 400 et le
Sedipur NF 102 sont respectivement 0,1.1012, 0,5.1012, 0,2.1012 et 1,2.1012 m/kg.

II.2. Résumé des résultats bibliographiques :

Le tableau suivant représente les résultats de quelques études présenté précédemment

27
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

Tableau II.1 : résultats de quelques études faites sur le conditionnement des boues.

Auteur Type de Type et origine Siccité (%) Abattement de RSF (m/kg)


s floculant des boues la turbidité (%)
Merab Non ionique
et. H Sedipur NF 68 3. 1012
---
(2008) 102, Boues

stabilisées de la
Anionique
Sedipur AF --- 68 4. 1012
STEP de Bni-
400
Messous
Cationique
Sedipur CF --- 98 0,7.1012
802
Zemm Cationique 35 80 0,1.1012
ouri. H EMO
(2012) Cationique 30 79 0,5.1012
Sedipur C
802 Boues

digérées de la 35
Sedipur NF 22 0,2.1012
102 STEP de Berraki
Sedipur AF
400 1,2.1012
25 40

Hadj Sedipur CF 35 90 0,44.1012


Kouid 802 Boues
er. S Super Floc 32 90 0,35.1012
épaissies de
(2011) C 498
Sedipur NF Berraki 22 65 0,38.1012
102
Sedipur AF 15 50 1,6.1012

28
Chapitre II : Etude bibliographique sur le conditionnement des boues

Il en ressort que :

· Les polymères cationiques ont donné des bons résultats de siccité qui atteint une
valeur de 35 % pour une boue digérée ou épaissie de la STEP de Berraki, un taux de
réduction de la turbidité de surnagent issu de la boue stabilisées de la station
d’épuration des eaux usées de Bni-Messouss qui arrive à 98 % et des valeurs de la
résistance spécifique à la filtration (RSF) qui varient entre 0,1.1012 et 0,7.1012 m/kg.
· Les polymères non ioniques ont pu augmenter la siccité des boues digérées et épaissies
de la station de Berraki pour atteindre une valeur de 22 % cette valeur de siccité est
relativement faible à celle obtenu par les polymères cationiques. Le taux de réduction
de la turbidité varie entre 35 % et 68 %, cependant la RSF qui diminue dans le cas
d’une bonne filtration, elle arrive à une valeur de 0,2.1012.
· Les polymères anioniques ont donné des résultats relativement faibles aux ceux
obtenus par les deux autres types de polymères où la siccité varie entre 15 % et 25 %,
une réduction de turbidité qui varie entre 50 % et 68 % et la RSF qui a une gamme de
1,2.1012 à 4.1012 m/kg.
· D’après ces résultats on vient d’étudier dans notre travail l’efficacité de quatre
polymères synthétiques à savoir :
Ø Le polymère cationique Cosmeloc C 4346.
Ø Le polymère cationique Chimfloc C 4346.
Ø Le polymère non ionique Sedipur NF 102.
Ø Le polymère anionique Sedipur AF 400.

29
Chapitre III : Présentation de la STEP de Bni-Messouss

Introduction :

La station d’Epuration des eaux usées est prévue pour traiter les eaux usées du bassin
versant Ouest de l’agglomération du Grand Alger, elle est située dans la ville de Beni-
Messous. Elle est conçue pour traiter un débit journalier moyen de 35.770 m³/J.
La chaîne de traitement est composée de deux lignes : une ligne d’eau et une ligne de boue.
Le débit est divisé sur deux lignes de traitement afin d’améliorer la fiabilité, les opérations de
maintenance et la souplesse de fonctionnement de la station [28].

III.1. Présentation de la STEP de Beni-Messous :

III.1.1. Situation géographique :

La station d’épuration des eaux usées de Beni-Messous est localisée dans la commune
d’Ain Benian (Wilaya d’ Alger).

Cette commune fait partie de la daïra de chéraga, elle est limitée :

• Au Nord, par la mer méditerranée.

• Au Sud, par la commune de Cheraga.

• A l’Ouest, par la commune de Staouali.

• A l’Est, par la commune d’Ain Benian.

III.1.2. Réalisation de la STEP :

Le projet de construction de la STEP à été lance en mai 2005 ; les travaux de réalisation
ont été achevés en juin 2007.

La construction de la STEP a été réalisée par la société Autrichienne VA TECH WABAG en


collaboration avec des sociétés Algériennes.

La date de sa mise en service a été en juillet 2008, le projet de construction a été établi en
tenant compte du fait que la station sera réalisée en deux phases :

ü La 1 ère phase devant satisfaire les besoins de 2008.

éme
ü La 2 phase, qui sera une extension de la première, face au besoin de l’an
2023.

29
Chapitre III : Présentation de la STEP de Bni-Messouss

III.1.3. Données de base (débit, pollution, DBO5, MES...)

ü Débits :

Les dotations principales suivantes pour la partie urbaine ont été prises en compte :
Consommation spécifique : 143 l/hab.j
DBO5 : 50 g/hab.j
MES : 60 g/hab.j
DCO : 60 g/hab.j
En ce qui concerne les débits, la station a été dimensionnée selon les données suivantes :

Tableau III.1 : Débits à l’entrée de la STEP de Beni-Messous [28]

Paramètres Valeurs des paramètres

Unites 1ère phase 2ème phase


(2008) (2023)

Equivalent Habitant [Link] 250.000 500.000

Debit moyen journalier m³/j 35 770 50 400

Débit moyen horaire - temps sec m³/h 1.490 2.100

Débit de pointe horaire au temps sec m³/h 1 800 2 750

Débit de pointe horaire - temps de pluie m³/h 3.600 5.500

ü Charges pollutants :

Les eaux résiduaires acheminées à la station proviennent essentiellement des rejets


domestiques. Les rejets industriels, s’ils existent, doivent subir des prétraitements au niveau
des industries les plus polluantes.
Dans les conditions actuelles, la pollution totale reçue par la station serait de :

30
Chapitre III : Présentation de la STEP de Bni-Messouss

Tableau III.2 : Charges polluantes de la STEP de Beni-Messous [28]

Désignation Valeurs des paramètres

1 ère phase 2 ème phase


(2008) (2023)

Charge massique en MES à l’entrée de la STEP 15 000 Kg/j 30 000 Kg/j

Charge massique en DBO5 à l’entrée de la STEP 12 500 Kg/j 25 000 Kg/j

Charge massique en DCO à l’entrée de la STEP 25 000 Kg/j 30 000 Kg/j

III.1.4. Principe du traitement adopté et description des ouvrages (traitement des


eaux, traitement des boues) :
La station d’épuration de la ville de Beni-Messous est constituée par la chaîne
d’opérations unitaires du type mécanique, physique et biologique donnant naissance à un
procédé de traitement dit à boue activée. (Figure III.1)

Figure III.1 : Vue d’ensemble de la STEP de Beni- Messous [29].

La filière de traitement comprend ainsi en totalité et successivement :


ü Prétraitement mécanique constituée de :
. Un déversoir d’orage
. Dégrillage mécanique grossier
. Dégrillage mécanique fin

31
Chapitre III : Présentation de la STEP de Bni-Messouss

. Ouvrage de dessablage et déshuilage

ü Décantation primaire constituée de :


. Deux décanteurs primaires circulaires

ü Traitement biologique constitué de :


. Deux bassins d’aération avec trois (03) aérateurs de surface chacun.

ü Décantation secondaire et pompage des boues en excès constituée de :


. Deux décanteurs secondaires circulaires
. Ouvrage de pompage des boues activées et de recirculation des boues

Ø Epaississement et stabilisation des boues constituée de :


. Deux épaississeurs de boues
. Station de pompage des eaux troubles
. Station de pompage de boues épaissies

Ø Stabilisation des boues constituée de :


. Deux bassins de stabilisation des boues avec deux (02) aérateurs de surface chacun
. Station de pompage de boues stabilisées

Ø Déshydratation de boue constituée de :


. Deux chaines de déshydratation avec deux filtres à bandes
. Station de lavage des filtres à bandes
. Station de préparation des polymères pour le conditionnement des boues

32
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Introduction

On présentera dans ce chapitre les différentes manipulations entrant dans le protocole


expérimental suivi au laboratoire d’abord pour les essais de caractérisation de la boue et les
essais du conditionnement en utilisant quatre polyélectrolytes. De même ; le matériel utilisés
sera présentés

IV.1. Echantillonnage de boue:


Les échantillons de boue ont été prélevés au niveau de la station d’épuration des eaux
usées de Beni Messous. Notre échantillonnage se fais au niveau du bassin de stabilisation
avec un bêcher en plastique muni d’une tige en bois, la boue est transportée dans un jerrican.
Les échantillons de la boue ont été conservés à une température voisine de 4°C.

IV.2. Caractérisation de la boue au laboratoire :


Tous ces paramètres ont été déterminés avant et après le conditionnement pour
pouvoir comparer les résultats obtenus lors de l’utilisation de chaque floculant

IV.2.1. Mesure de la température :


On prend un échantillon de boue dans un bécher, on plonge un thermomètre jusqu’ a
l’obtention d’une valeur stable, on note la température et on refait l’opération pendant
plusieurs reprises jusqu'à l’obtention d’une température constante.

IV.2.2. Mesure de l'indice de Mohlman :


L’indice de Mohlman IM est destiné principalement à la caractérisation des boues
biologiques

Avec :
V : volume de boue après 30 min de décantation (cm3).
M : MES présentes dans ce volume (g).
Pour une même boue, l’Indice de Mohlman dépend en partie des caractéristiques
géométriques de l’éprouvette d’essai, mais surtout de la concentration initial de la boue. C’est
pourquoi, il est recommandé si nécessaire de diluer au préalable la boue avec de l’eau épurée

33
Chapitre IV : Matériels et méthodes

pour que le volume final soit voisin de 250 ml (dans une éprouvette de un litre). Le maintien
d’une lente agitation pendant l’essai est prévu dans certains protocoles mais sont intérêt est
aléatoire. Les boues activées de bonne décantabilité possèdent des indices de Mohlman de 50
à 100 cm3/g [10].

IV.2.3. Matière sèche et siccité S :


La matière sèche (MS) est exprimée en g/l. Rapporte à la masse totale de boue, on
l’exprimera en fraction massique S qui correspond à la siccité
Les matières sèches et la siccité de la boue sont déterminées par étuvage à 105°C
pendant 24 heures [30].
L’étuve utilisée est de la marque WST 5020.
Concentration des MES:
MES = M – F x 1000 g/l
V
Avec:
Ò M: masse sèche du filtre et du gâteau(g)
Ò F: masse du filtre seul (g)
Ò V: volume de boue filtrée (ml)

IV.2.4. Teneur en matières volatiles (MSV) ou bien MO :


Le résidu sec obtenu lors de la mesure de la matière sèche est broyé et placé pendant 2
heures dans un four à moufle à 550°C préalablement chauffé et thermostaté jusqu’à obtention
d’une masse constante. La teneur en matières volatiles est la différence entre la masse initiale
et la masse finale.
MVS = MES – MM (g/l)

Le four utilisé est de la marque NABER.

IV.2.5. Teneur en matière minérale MM :


Le résultat de l’évaporation totale de l’eau représente les matières minérales, c'est-à-
dire son « extrait sec », constituées à la fois par les matières minérales en suspension et les
matières solubles (nitrates, phosphates,…..etc.) [31].

34
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Donc, La teneur en matière minérale est la différence entre la matière sèche et la matière
volatile (MO).
MM = MES – MVS (g/l)

IV.2.6. La turbidité de l’eau filtrée :


Les mesures de turbidité des échantillons de boues ne sont pas réalisées directement
sur ces derniers mais sur le surnageant issu de ceux-ci, suite à une filtration. La turbidité du
surnageant des échantillons de boues est mesurée, à l’aide d’un turbidimètre. Les résultats
sont exprimés en NTU (nephelometric turbidity units).
Le turbidimètre utilisé est de la marque Hach

IV.2.7. Mesure de pH :
La mesure du pH est déterminée par un pH mètre de type OHAUF, on introduit
directement l'électrode dans l'échantillon. La lecture se fait quand la valeur reste constante.
Le pHmètre utilisé est de la marque STARTER 2C.

IV.2.8. Mesure de la conductivité


La conductivité est mesurée par un conductimètre en introduisant l'électrode dans
l'échantillon. La lecture de la conductivité en milli siemens par centimètre se fait lorsque la
valeur reste constante.
Le conductimètre utilisé est de la marque HANNA EC 214.

IV.2.9. Détermination de la résistance spécifique à la filtration :

Définition :
La résistance spécifique a la filtration « r » est définie comme étant la résistance qui
s’oppose a la filtration (ou cheminement du filtrat) une quantité de gâteau déposée sur 1 m2 de
surface filtrante et contenant 1 kg de produit sec [32].

Principe :
Le processus de filtration est régi par des lois telles que :

35
Chapitre IV : Matériels et méthodes

La loi de Darcy :

Le débit de filtrat dv/dt par unité de surface A est proportionnel a la pression appliquée P
et inversement proportionnel a la viscosité dynamique μ du fluide.

Méthode de CARMAN :
Dans sa théorie sur la filtration CARMAN a propose une équation différentielle dont
l’intégration a P constante conduit a la relation du type :

= a.v + b

Avec a = r b=

t/v = r.v +

Où :
t : temps (s)
v : volume du filtrat au bout du temps t (m3)
μ : viscosité dynamique de la boue (Pa.s)
RSF: résistance spécifique a la filtration ([Link]-1)
w : masse déposée par unité de volume du filtrat (kg.m-3)
S : surface de filtration (m2)
P : Pression en Pascal (Pa)
Rm : résistance de la membrane. Rm est négligeable dans le cas des boues, par rapport a la
résistance spécifique « r » du gâteau.

Il existe une relation linéaire entre et v. Soit α la pente de cette droite, on aboutit a :

Pour la plupart des boues (sauf pour les suspensions très denses) w peut être remplacée avec
une erreur minimale par C (Concentration de la suspension boueuse en matière sèche
(kg/m3)).

36
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.2.10. Conditionnement des boues :

La floculation de la boue s’effectue dans un jar test 500 ml de boue sont prélevés et placés
dans un Becher de 1 l. La quantité de solution de floculant requise est introduite sous
agitation à 120 tr/min pendant après trois minutes, l’agitation est poursuivie pendant deux
minutes à une vitesse réduite à 40 tr/min.
Le Jar test utilisé est de la marque Stuart

IV.2.11. filtration sous vide :


Après la floculation 100ml de l’échantillon est versé dans une cellule de filtration sous vide
présenté dans la figure II.2.

2
3

1
Figure IV.1 : cellule de filtration sous vide
Avec :
1. Une pompe à vide de la marque Vacuubrand,
2. Manomètre réglé à 0,5 bar.
3. Büchner et papier filtre.
4. Eprouvette graduée de 100ml qui sert la détermination du volume filtré en
fonction du temps.

37
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.3. Polyélectrolytes de synthèse :


Nous avons étudié les floculants suivants :
· Un polymère cationique Cosmeloc C
· Un polymère cationique Chimfloc C utilisé actuellement à la station d’épuration de
Bni Messouss
· Un polymère anionique Sedipur AF 102 disponible au laboratoire du biotechnologie
de l’ENP.
· Un polymère non ionique Sedipur NF 102 disponible au laboratoire du biotechnologie
de l’ENP.

IV.3.1. Préparation des floculants :


La préparation de la solution de polymère passe par quatre phases successives : la
dispersion, l’hydratation, la dissolution et la maturation.
La solution du polymère ne doit pas être trop visqueuse afin de facilité le mélange avec
la boue. Dans la pratique les solutions sont préparées à 3 et 6 g/l. la durée de vie d’une
solution est estimée à 7 jours, délai au-delà du quel son efficacité est altérée.
Les coagulant-floculants utilisés dans ce conditionnement représentent 0,2 à 3 % de la
matière sèche de la boue mesurée auparavant. [7]
Apres avoir calculé la siccité qui est de 45,46 g/l, on prépare une solution de 6 g/l de
Polyélectrolytes en faisant ces calculs :
X %: Le pourcentage du coagulant-floculant par rapport aux matières sèches X (0,2 % ≤
X ≤ 3 %).
M : Masse du coagulant nécessaire pour 1l de boues.
Exemple :
Pour X = 0,2 % :
1l de boues 45,46 g de matières sèches.
M = (0,2*45,46)/100 = 0,09 g
Calculant maintenant le volume du coagulant (6g/l) qu’il faut ajouter pour conditionner 1l de
boues
On a: 6g 1000 ml
0,09g V = 15,15ml
Alors pour 500ml de boues on doit ajouter un volume de 7,57 ml de polyélectrolyte.

38
Chapitre IV : Résultats et discussions

Introduction :

Dans ce chapitre nous allons présenter et discuter les résultats des caractérisations
physicochimiques des boues de la station d’épuration des eaux usées de Bni-Messouss
obtenus avant et après le conditionnement par différents floculants.

V.1. Caractérisation physicochimiques de la boue au laboratoire :

Les résultats de la caractérisation physico-chimique sont présentés dans le tableau V.1 qui
présente la moyenne de trois échantillons prélevés dans des différentes périodes durant le
mois de Juin 2012.

Tableau V.1 : Résultats de la caractérisation de la boue au laboratoire.

T pH Conductivité Turbidité MS g/l MVS MM S% Indice de


(°C) mS/cm NTU g/l g/l Mohlman
(cm3/g)
25 7,16 3,6 30 45.46 24,1 21,36 4,55 30,86

La température :

La température de la boue est de 25°C, cette température correspond à la température de la


boue à la sortie de la stabilisation.

Le pH :

La boue a un pH neutre de 7,16. Ce pH convient bien au conditionnement dans le cas des


polymères. [8]

La conductivité électrique :

La mesure de la conductivité explique que la boue contient des sels minéraux, ce qui est
normale par le fait qu’une eau usée urbaine contient en moyen 3 à 4 g/l de sel, ce qui
correspond à 3 à 4 mS/cm. [16]

40
Chapitre IV : Résultats et discussions

La turbidité :

Le surnageant issus de la boue étudiée a une turbidité de 30 NTU cette valeur est un peu
élevé cela est peut être expliqué par les fines matières colloïdales en suspension que contient
le surnageant.

La matière sèche :

Les valeurs de la matière sèche varient entre 42 et 51 g/l avec une moyenne de 46,85 g/l
pour la boue qu’on a étudiée.

Les matières volatiles :

Nous remarquons bien que les MVS sont élevées, cela est explique par le fait que la boue
est d’une nature urbaine donc elle contient des matières organiques ce qui veut dire que la
stabilisation est mal faite.

Les matières minérales :


Nous avons une valeur de 21,36 g/l qui correspond à l’évaporation totale de l’eau qui
représente à son tour les matières minérales c'est-à-dire son « extrait sec », constituées à la
fois par les matières minérales en suspension et les matières solubles « nitrate,
phosphates,... » [33].
La siccité :
La siccité de la boue est très basse ce qui nous renseigne sur l’état liquide de la boue.

L’indice de Mohlman :
L’I.M renseigne sur la décantabilité des boues. Dans notre cas il est inferieure à 50 cm3/g,
donc on a une mauvaise décantabilité des boues car les flocs ne sont pas assez concentrés.

V.2. Conditionnement de la boue :

Le conditionnement à été effectué par l’ajout des polymères à différents pourcentages en


matière sèche (0 à 3% en matière sèche)

Lors des manipulations on a conditionne la boue avec quatre polymères organiques :

· Cosmeloc C 4346 qui est un polymère cationique.


· Chimfloc C 4346 qui est un polymère cationique.

41
Chapitre IV : Résultats et discussions

· Sedipur AF 400 qui est un polymère anionique.


· Sedipur NF 102 qui est un polymère non ionique.

V.2.1. Conditionnement avec le polymère cationique Chimfloc :

0%
100 0,2%
0,4%
90 0,6%
0,8%
80
1%
70
1,5%
2%
Volume filtré (ml)

60 3%

50

40

30

20

10

0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800
Temps (s)

Figure V.1 : Influence de la dose du Chimfloc sur le volume recueilli.

La figure IV.1 représente le volume recueilli (ml) par la filtration sous vide de la boue
conditionnée en fonction du temps (s) à différentes pourcentage de la matière sèche en
polymère (Chimfloc). La figure V.1 montre que les courbes ont deux phases, une première de
5 à 200 s correspond à une augmentation rapide du volume d’eau recueilli pour atteindre une
valeur de 75 ml et une deuxième phase où la filtration devient plus lente pour atteindre un
palier au bout de 800 s correspondant à 90 ml pour une dose de 0,8 % de MS. On remarque
que, le meilleur taux de filtration de la boue est de 90 % il est obtenu lors de l’ajout de 0,8 %
de la matière sèche en polymère avec :

42
Chapitre IV : Résultats et discussions

T= 100

Où :

T : taux de filtration.

Vx : volume d’eau recueilli à tx (ml).

V0 : volume filtré (ml).

Les résultats obtenus lors du conditionnement de la boue par le polymère cationique Chimfloc
sont présentés dans le tableau V.2. :

Tableau V.2 : Résultats du conditionnement par le Chimfloc

Dose du pH Conductivité Turbidité S%


floculant (% de (mS/cm) (NTU)
MS)
0 7,16 3,60 30 4,55
0,2 7,58 3,40 5,10 19,15
0,4 7,50 3,80 3,40 19,32
0,6 7,60 3,50 2,40 20,40
0,8 7,44 3,70 1,50 22,85
1 7,50 3,40 8,25 21,34
1,5 7,43 3,70 5,50 21,79
2 7,63 3,40 5,25 20,13
3 7,65 3,40 5,10 20,86

Le tableau V.2 correspond aux résultats physicochimiques obtenus lors du conditionnement


de la boue de STEP par le polymère cationique Chimfloc, d’après ce tableau on peut tirer les
points suivants :

· La valeur du pH de la boue conditionnée varie en fonction de la dose du polymère


utilisé entre 7,44 et 7,65. On constate qu’il reste dans la neutralité.

43
Chapitre IV : Résultats et discussions

· La conductivité a une gamme de 3,4 à 3,8 mS/cm ces valeurs sont proche de celle de
la boue brute cela veut dire que la dose du floculant a peu d’influence sur la
conductivité de la boue.
· La turbidité du filtrat de la boue conditionnée diminue pour atteindre une valeur de
1,5NTU par une dose de 0,8 % de la MS au-delà de cette valeur la turbidité augmente
sans atteindre celle de la boue brute (restabilisation).
· La siccité du gâteau varie en fonction de la dose du floculant ajouté, elle atteint sont
maximum de 22,85 % par la dose 0,8 % de la MS.
· Les meilleurs résultats de turbidité, matière sèche et siccité sont obtenus par la dose de
0,8 % de la MS, cela veut dire que cette dose est l’optimale de ce polymère cationique
Chimfloc.

V.2.2. Conditionnement avec le polymère cationique Cosmeloc :

0
0,2 %
100 0,4 %
90
0,6 %
0,8 %
80 1%
1,5 %
70
2%
volume filtré (ml)

60 3%

50

40

30

20

10

0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800
temps (s)

Figure V.2 : Influence de la dose du Cosmeloc sur le volume recueilli.

L’influence de la dose du polymère sur le volume d’eau recueilli par la filtration sous vide est
représentée dans la figure IV.2. Le Cosmeloc donne juste après son versement dans la boue

44
Chapitre IV : Résultats et discussions

une séparation nette de l’eau avec formation de gros flocs. On remarque que le volume
recueilli V0 à t = 0 s varie en augmentant la dose du floculant. Nous constatons aussi, que
pour toutes doses du floculant utilisés, les courbes présentent une première phase ou le
volume varie rapidement jusqu’à t=200 s, et une deuxième phase dont la variation du volume
est devenue lente, le taux de filtration atteint 96 % du volume initial de la boue pour une dose
de 3 % de la MS, sinon il atteint 89 % pour des doses moindres.
Le tableau suivant englobe les résultats du conditionnement par le polymère cationique
Cosmeloc
Tableau V.3: Résultats du conditionnement par le Cosmeloc

Dose du pH Conductivité Turbidité S%


floculant (% de (mS/cm) (NTU)
MS)
0 7,16 3,60 30,00 4,55
0,2 7,62 3,50 9,40 15,00
0,4 7,58 3,50 8,90 17,00
0,6 7,66 3,40 8,60 18,00
0,8 7,60 3,40 7,20 19,00
1 7,66 3,20 5,50 19,20
1,5 7,60 3,30 2,20 19,20
2 7,51 3,40 1,70 20,00
3 7,44 3,70 1,60 22,30

Le tableau V.3 représente les résultats du conditionnement de la boue qui varient en fonction
de la dose du polymère cationique Cosmeloc, il en ressort que :

· La valeur du pH de la boue conditionnée varie légèrement en fonction de la dose du


polymère utilisé entre 7,44 et 7,66. On constate qu’elle reste dans la neutralité.
· La conductivité a une gamme de 3,2 à 3,7 mS/cm ces valeurs sont proche de celle de la
boue brute cela veut dire que la dose du floculant a peu d’influence sur la conductivité de
la boue.
· La turbidité du filtrat de la boue conditionnée diminue avec l’augmentation de la dose du
floculant pour atteindre une valeur de 1,6 NTU par un taux de 3 % de la MS.

45
Chapitre IV : Résultats et discussions

· La siccité du gâteau augmente avec l’augmentation de la dose du polymère ajouté, elle


atteint sont maximum de 22,3 % par le taux de 3 % de la MS.
· Les meilleurs résultats de turbidité, matière sèche et siccité sont obtenus par la dose de 3 %
de la MS, cela veut dire que cette dose est l’optimale de ce polymère cationique Cosmeloc.

Les résultats des deux polymères cationiques sont présentés dans le tableau V.4.

Tableau V.4 : Résultats du conditionnement des boues par les deux polymères cationiques

Dose du polymère Siccité % RSF m/kg Turbidité NTU


% de MS
Chimfloc C 0,8 22,86 0,17.1012 1,5
Cosmeloc C 3 22,3 0,13.1012 1,6

Le tableau V.4 représente les résultats obtenus après le conditionnement des boues par
les deux polymères cationiques Chimfloc et Cosmeloc. Les deux polymères donnent
pratiquement des résultats semblables, néanmoins notre choix se porte sur le Chimfloc, d’une
part il possède des siccités toujours supérieurs à 18 % et d’une autre part qu’on utilise une
dose de 0,8 % de MS qui est bien inferieure à celle de Cosmeloc 3 % de MS
(économiquement).

46
Chapitre IV : Résultats et discussions

V.2. 3. Conditionnement avec le polymère anionique Sedipur AF :

0 .3 %
80 0 .6 %
0 .9 %
70 1 .2 %
1 .5 %
60 1 .8 %
2 .1 %
volume filtré (ml)

50 2 .4 %
2 .7 %
40 3 %
0 %
30

20

10

0
0 10 0 0 20 00 3 0 00 40 0 0 5 00 0 600 0
te m p s (s )

Figure V.3 : Influence de la dose du Sedipur AF sur le volume recueilli.

La figure V.3 représente le volume d’eau recueilli (ml) par la filtration sous vide de la boue
conditionnée en fonction du temps (s) à différentes concentrations du polymère Sedipur AF.
Contrairement aux courbes obtenues par les polymères cationiques où on a vu une première
phase très rapide (200 s), dans le cas du polymère anionique la première phase est beaucoup
plus lente et dure jusqu’à 2500 s, le volume a augmenté pour atteindre une valeur maximal de
77 ml par une dose de 0,3 % de MS, au-delà de 2500 s le volume devient presque constant. Le
gâteau obtenu lors de la filtration est très visqueux ce qui a gêné le passage de l’eau est par la
suite ralentir l’augmentation du volume d’eau filtré.

47
Chapitre IV : Résultats et discussions

Tableau V.5: Résultats du conditionnement par le Sedipur AF.

Dose du pH Conductivité Turbidité S%


floculant (% de (mS/cm) (NTU)
MS)
0 7,16 3,60 30,00 4,55
0,3 7,60 3,30 30,00 18,80
0,6 7,72 3,00 35,00 10,70
0,9 7,63 3,00 35,00 9,80
1,2 7,69 3,00 33,00 21,90
1,5 7,67 2,90 35,00 9,90
1,8 7,73 2,90 28,00 12,00
2,1 7,55 3,10 8,90 13,30
2,4 7,50 3,20 16,00 13,00
2,7 7,60 3,10 29,00 15,00
3 7,62 3,20 16,00 20,00

Le tableau V.5 représente les résultats du conditionnement de la boue qui varient en fonction
de la dose du polymère anionique Sedipur AF, il en ressort que :

· La valeur du pH de la boue conditionnée varie en fonction de la dose du polymère utilisé


entre 7,5 et 7,72. On constate qu’il reste dans la neutralité.
· La conductivité a une gamme de 2,9 à 3,3 mS/cm ces valeurs sont proche de celle de la
boue brute cela veut dire que la dose du floculant a peu d’influence sur la conductivité de
la boue.
· La turbidité du filtrat de la boue conditionnée est proche de celle de la boue brute on
constate que le Sedipur AF n’a pas un effet escompté de floculation sur la boue étudiée.
· La siccité du gâteau n’a pas beaucoup augmenté, elle atteint sont maximum de 21,9 %
par le taux de 1,2 % de la MS.
· Les résultats montrent que la turbidité reste élevée et loin des valeurs obtenues par les
polymères cationiques (1,5 NTU) même à la dose optimale, la siccité est de 20 %.

48
Chapitre IV : Résultats et discussions

V.2.4. Conditionnement par le polymère non ionique Sedipur NF :

0.3 %
100 0.6 %
0.9 %
1.2 %
80 1.5 %
1.8 %
2.1 %
60 2.4 %
volume filtré (ml)

2.7 %
3%
40 0%

20

0 500 1000 1500 2000


tem ps (s)

Figure V.4 : Influence de la dose du Sedipur NF sur le volume recueilli.

La figure V.4 représente la variation du volume filtré (ml) en fonction du temps (s) à
différentes doses de polymère non ionique (Sedipur NF). On remarque que le volume filtré
atteint une valeur de 80 ml après environ 12 min avec un pourcentage de 0,3 % de la matière
sèche en polymère, au-delà, le volume devient constant. Nous remarquons aussi que pour les
autres doses le volume vari très lentement pour atteindre une valeur maximale où il s’arrête
d’augmenter le taux de filtration atteint une valeur de 85 % par le pourcentage 1,8 % de la MS
en polymère.

49
Chapitre IV : Résultats et discussions

Tableau V.6: Résultats du conditionnement par le Sedipur NF.

Dose du pH Conductivité Turbidité S%


floculant (% (mS/cm) (NTU)
de MS)
0 7,16 3,60 30,00 4,55
0,3 7,44 3,10 2,50 19,00
0,6 7,42 3,20 4,20 17,00
0,9 7,58 3,30 4,20 19,30
1,2 7,51 3,20 4,00 21,19
1,5 7,59 3,20 6,50 20,30
1,8 7,47 3,10 4,90 20,00
2,1 7,59 3,00 5,00 19,00
2,4 7,90 3,00 7,00 16,60
2,7 7,57 3,10 6,20 18,00
3 7,56 2,90 6,90 19,00

Le tableau V.6 représente les résultats des caractéristiques physicochimiques déterminés


après la filtration de la boue conditionnée par différentes doses du polymère non ionique
Sedipur NF, d’après ce tableau on peut tirer les conclusions suivantes :

· Le pH de la boue conditionnée varie entre 7,42 et 7,9. On constate qu’il reste dans
la neutralité.
· La conductivité de la boue conditionnée varie entre 2,9 et 3,3 mS/cm.
· La turbidité de la boue a diminué pour une faible dose (0,3% de la MS) au-delà elle
augmente légèrement.
· La siccité de la boue varie en fonction de la dose du floculant, elle atteint son
maximum de 21,19% par le taux 1,2 % de la MS.
· Les meilleurs résultats de turbidité, matière sèche et siccité sont obtenus par la dose
de 1,2 % de la MS, cela veut dire que cette dose est l’optimale de ce polymère
anionique

50
Chapitre IV : Résultats et discussions

100

ChimflocC
CosmelocC
80 SedipurAF
SedipurNF
volume filtré (ml)

60

40

20

0
0 1000 2000 3000 4000 5000

temps (s)

Figure V.5 : Variation du volume en fonction du temps.

La figure V.5 représente la variation du volume recueilli en fonction du temps pour les
doses optimales de chaque polymère utilisé pour le conditionnement de la boue. On observe
que les courbes ont deux phases :

Pour les deux courbes obtenues par les polymères cationiques la première phase est
rapide (0 à 200 s) pour atteindre une valeur de volume supérieur à 80 ml au-delà un régime
quasi-stationnaire est établi.

Le polymère non ionique a donné une courbe qui possède une première phase plus
lente par rapport à celle des polymères cationiques (0 à 1000 s) le volume atteint une valeur
de 72 ml, et une deuxième phase ou le volume filtré devient constant.

Pour le polymère anionique aucune phase n’est obtenue, le volume augmente


lentement en fonction du temps au bout de 3500 s un pseudo palier est atteint. Le volume
filtré atteint une valeur de 60 ml.

Ces courbes expliquent bien l’efficacité et la rapidité d’action des polymères cationiques et
confirme par la suite que les polymères cationiques ont de plus que le polymère anionique et

51
Chapitre IV : Résultats et discussions

non ionique une action coagulante sur les boues qui se fait par pontage et annulation des
charge comme explique la figure V.6 :

Figure V.6 : Action des polymères cationiques sur les boues.

V.3. Variation de la siccité du gâteau :

chimfloc
Cosmeloc
23 SedipurAF
22 SedipurNF
21
20
19
18
17
Siccité (%)

16
15
14
13
12
11
10
9

0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0


Dose du floculant (% de la MS)

Figure V.7: Variation de la siccité du gâteau en fonction de la dose des polymères ajoutée.

52
Chapitre IV : Résultats et discussions

La figure ci-dessus représente la variation de la siccité du gâteau en fonction de la dose


des polymères étudiés. La siccité du gâteau obtenu par les deux polymères cationiques
(Cosmeloc et Chimfloc) augmente avec l’augmentation de la dose du polymère. Le Cosmeloc
atteint une siccité de 22,3 % avec une dose de 3%. Le deuxième polymère Chimfloc atteint
son optimum de 22,86 par la dose 0,8 % de MS. Ce résultat est expliqué par le fait que les
polymères cationiques permettent l’obtention de flocs volumineux par pontage et annulation
des charges (voir figure V.6) et ont de plus une action coagulante sur les boues [7].

La courbe du Sedipur NF atteint son optimum de 21,19 % par la dose de 1,2 % de la


matière sèche en polymère au-delà de cette valeur la siccité diminue

La courbe du Sedipur AF donne une siccité proche ou inférieure à celle obtenue par une
boue brute sans l’ajout de polymère pour les doses inférieures à 3% ce résultat est expliqué
par rapport à la nature de la boue étudié (une boue de nature urbaine présente des substances
polymériques extracellulaires (EPSs), quelle forme un réseau de polymère négativement
chargé, nécessite un polymère cationique pour une bonne rétention d’eau) [34], [35] et [36].
Un optimum de 21% est obtenu par une dose de 3% de la matière sèche en polymère.

53
Chapitre IV : Résultats et discussions

V.4. Variation de la turbidité du filtrat :

Chimfloc
Cosmeloc
35 SedipurAF
SedipurNF
30

25
Turbidité NTU

20

15

10

0
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0
Dose du floculant (% de MS)

Figure V.8 : Influence de la dose des floculants sur la turbidité du filtrat

La variation de la turbidité du filtrat en fonction de la dose des floculants étudiés est montrée
dans la figure ci-dessus. On remarque que la courbe du Sedipur AF est différente par rapport
aux autres courbes.

La courbe du Chimfloc montre qu’une faible dose de 0,3% a diminué rapidement la turbidité
du filtrat, la plus faible valeur de turbidité est obtenue par la dose 0,8 % elle est de 1,5 NTU

Pour le deuxième polymère cationique qui est le Cosmeeloc la turbidité diminue avec
l’augmentation de la dose du floculant pour atteindre une valeur de 1,6 NTU

La courbe du polymère non ionique Sedipur NF a diminué pour atteindre une valeur de 2,5
NTU avec une dose de 0,3 % de la matière sèche en polymère au-delà de cette dose la
turbidité a augmenté.

54
Chapitre IV : Résultats et discussions

La courbe du polymère anionique Sedipur AF a augmenté au lieu de diminuer lors de l’ajout


de faibles doses elle atteint une valeur de 8,9 NTU avec une dose de 2,1 % de la matière sèche
en polymère au-delà la turbidité augmente.

V.5. La résistance spécifique à la filtration RSF :

Pour chaque point du graphe de la RSF qui contient un certain taux du floculant par rapport a
la siccité, on a procède par cette méthode :
On a déterminé les temps et les volumes de filtration, on a tracé T/ (V-V0)= f(V) qui est sous
forme d’une droite, sa pente nous permet de déterminer la RSF en appliquant la formule :

2. . .
.

v : volume du filtrat au bout du temps t (m3)


μ : viscosité dynamique de la boue (Pa.s)
r : résistance spécifique a la filtration ([Link]-1)
w : masse déposée par unité de volume du filtrat (kg.m-3)
S : surface de filtration (m2)
P : Pression en Pascal (Pa)

La variation de la résistance spécifique à la filtration en fonction de la dose du floculant ajouté


est présentée dans la figure V.10

55
Chapitre IV : Résultats et discussions

22

20
Cosmeloc
18
Chimfloc
16 Sedipur AF
Sedipur NF
14
RSF.10 m/kg

12
12

10

0
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0

dose du floculant %

Figure V.9 : Variation de la RSF en fonction de la dose des polymères étudiés.

On remarque que pour les deux polymères cationiques la RSF diminue d’une façon rapide
dans une première phase (0 à 0,6 %) et elle devient presque constante dans la deuxième phase
(0,8 à 3 %). Ces deux polymères sont aussi des bons coagulants-floculants, ils donnent une
floculation rapide avec des flocs volumineux, ils présentent une meilleurs RSF ou elle passe
de 10,33.1012 m/kg à 0,13.1012 m/kg pour un pourcentage de 3 % de la matière sèche en
polymère.
Le départ de l’eau est du a l’action du polyelectrolyte qui élimine les liaisons entre l’eau
et les matières colloïdales. Plus on augmente le taux du Cosmeloc C et Chimfloc C dans la
boue le gâteau deviens plus solide résistant a la filtration.
La RSF diminue par le floculant Sedipur NF mais à partir de 0,9 % la résistance remonte
légèrement.
La RSF a augmenté par le Sedipur AF contrairement aux autres polymères cela est du à la
mauvaise filtration (probabilité de formation d’une couche qui ralentie la filtration le milieu
devient plus résistant).

56
Chapitre IV : Résultats et discussions

Le tableau suivant représente les résultats obtenus après le conditionnement des boues de
notre étude et d’autre ce qui va nous permettre de faire une comparaison :

Tableau V.7 : résultat du conditionnement des boues de la présente et d’autres études.

Auteurs Type de Type et RSF (m/kg) Siccité (%) Abattement


floculant origine des de la
boues turbidité
(%)
Merabet. - Non ionique 3. 1012 68
H (2008) Sedipur NF
102, Boues
- Anionique stabilisées 4. 1012 68
Sedipur AF de la STEP
400 de Bni-
- Cationique Messous 0,7.1012 98
Sedipur CF
802

Zemmouri. - Cationique 0,1.1012 35 80


H (2012) EMO
- Cationique Boues 0,5.1012 30 79
Sedipur C 802 digérées de
- Sedipur NF la STEP de 22 35
12
Berraki 0,2.10
102
- Sedipur AF 25 40
1,2.1012
400

Hadj - Sedipur CF 0,44.1012 35 90


Kouider. S 802 Boues
(2011) - Super Floc C épaissies de 0,35.1012 32 90
498 Berraki
- Sedipur NF 0,38.1012 22 65
102

57
Chapitre IV : Résultats et discussions

- Sedipur AF 1,6.1012 15 50
400

- Chimfloc Boues 0,17. 1012 22,86 95


Présente C4346 stabilisées
étude - Cosmeloc de la STEP 0,13. 1012 22,3 94
C4346 de Bni-
- Sedipur AF 400 Messous 21,23. 1012 21,9 73

- Sedipur NF 102 6,75. 1012 21,19 86

D’après ce tableau on constate que :

Les floculants cationiques sont les mieux adaptés au conditionnement de la boue de


Bni-Messous.

Dans notre étude une siccité de 22,86 % est obtenue par un taux de 0,8 % de la MS du
polymère cationique Chimfloc. Cette valeur est relativement faible par rapport aux siccités
obtenues dans les études cités cela est peut être expliqué par le fait que la cellule de filtration
n’été pas la même dont ils ont utilisé une cellule de filtration sous pression avec une pression
de 1,5 bar par contre le dispositif qu’on a utilisé est un dispositif de filtration sous vide avec
une pression de 0,5 bar et en utilisant un filtre (papier filtre Watman).

Plus la RSF est faible plus la filtration est bonne, pour les études citées les bons
résultats de RSF ont été obtenus lors de l’utilisation des polymères cationique (0,1.1012 m/kg).
Dans notre étude la RSF arrive à 0,17.1012 et 0,13.1012 m/kg pour les deux polymères
cationiques Chimfloc et Cosmeloc respectivement.

La turbidité initiale de surnagent issus de la boue qu’on a étudié est de 30 NTU cette
valeur a diminué pour arriver à 1,5 NTU après le conditionnement de la boue par les
polymères cationique, cette valeur correspond à un taux d’abattement de 95 %, pour les
polymères anioniques et non ioniques la turbidité reste un peu élevée. Nos résultats de
turbidité semblent pratiquement aux ceux des études citées où le taux de réduction de la
turbidité atteint 98 %

58
Introduction générale

Les ressources en eau ne sont pas inépuisables et leur dégradation, sous l’effet des rejets
d’eaux polluées, peut non seulement détériorer gravement l’environnement, mais aussi
entraîner des risques de pénurie. De ce faite l’assainissement des eaux usées est devenu un
impératif pour nos sociétés modernes. Si on veut continuer à jouir de son environnement, Il
est en effet nécessaire de réduire la charge polluante des eaux usées, tant domestiques
qu’industrielles.

Quant on parle d’épuration des eaux, on parle donc de production de boues. Il faut traiter
ces boues afin d’obtenir d’une part une eau recyclable et d’autre part une boue suffisamment
concentrée pour que le coût du post traitement soit acceptables [1] .Le traitement des boues
s'effectue en deux étapes principales, la déshydratation, qui se fait sur la station d'épuration, et
l'élimination ou la valorisation des boues concentrées.

La déshydratation des boues constitue aujourd'hui un véritable enjeu, tant technologique


qu'économique. En effet, les boues d'épuration, chargées en eau, sont volumineuses (plus de
97% d’eau), donc coûteuses à éliminer. C'est pourquoi, gagner quelques points de siccité sur
la déshydratation des boues entraîne une réduction de leur volume et, par là, de leur coût
d'élimination. La réduction de volume est liée essentiellement à l’élimination de l’eau
contenue dans les boues, les techniques d’élimination étant différentes selon la siccité finale à
atteindre et la nature de l’eau à éliminer (eau libre et eau liée)

Pour rendre exploitables les différents équipements de déshydratation, il faut procéder à la


coagulation-floculation de la boue pour "casser" la stabilité colloïdale et augmenter la taille
des particules. Pour cela, on a recours aux procédés de nature chimique (ajout de réactifs
minéraux et/ou polymères de synthèse ou polyélectrolytes).

Les polyélectrolytes sont des polymères organiques, ils ont acquis une grande part de
marché au cours des dernières décennies. Elles peuvent être utilisées en quantités beaucoup
plus faibles que les floculants minéraux, tels que la chaux et chlorure de fer. En outre, les
polyélectrolytes organiques sont facilement biodégradables et sont disponibles dans de
nombreuses combinaisons de la composition chimique, poids moléculaire et densité de
charges.
Introduction générale
Dans ce travail, le conditionnement chimique de la boue provenant de la station
d’épuration d’eaux usées de Beni-Messousa été abordé. Le mécanisme et la performance de
déshydratation ont été examinés, en utilisant quatre polymères, deux cationiques (Cosmeloc C
4346, Chimfloc C 4346), un polymère non ionique (Sedipur NF 102) et un polymère
anionique (Sedipur AF 400).

Le premier chapitre est consacré au contexte général des boues de stations d’épuration.

Le deuxième chapitre présente quelques résultats relatifs au conditionnement des boues en


utilisant les floculants de synthèse.

Dans le troisième chapitre la station d’épuration des eaux usées de Bni-Messous d’où les
échantillons de la boue étudiée ont été prélevés a été présentée.

Les dispositifs expérimentaux et les méthodes utilisés au long de ce travail sont décrits
dans le quatrième chapitre.

Le dernier chapitre présent les résultats relatifs à la caractérisation physicochimique et


rhéologique de la boue prélevée de la step de Beni-Messous, et au conditionnement de cette
boue en utilisant les différents polyélectrolytes, y sont présentés et interprétés.

Nous terminons par une conclusion générale représentant une synthèse globale de notre
travail, ouvrant la discussion sur les perspectives de cet axe de recherche.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1] N. MOATAMRI, « l’analyse du pilotage d’un décanteur centrifuge à son


instrumentation », thèse de doctorat, Ecole Nationale Supérieure des Industries Agricoles et
Alimentaires, France, 2003.

[2] P. Anh Tuấn, “Sewage Sludge Electro-Dewatering”, these de doctorat, Lappeenranta


University of Technology Finland, 2011.

[3] C. PERNIN, 2003, «Épandage de boues d’épuration en milieu sylvo-pastoral. Étude des effets in
situ et en mésocosmes sur la mésofaune du sol et la décomposition d’une litière de chêne liège
(Quercus suber L.) », thèse de doctorat, Université d’Aix-Marseille, 2003.

[4] Snyman, H.G.; Forssman, P.; Kafaar, A.; Smollen, M. The feasibility of electro-osmotic
belt filter dewatering technology at pilot scale. Water Science and Technology 2000, 41 (8),
137–144.

[5] C. BASSOMPIERRE, «Procédé à boues activées pour le traitement d’effluents papetiers :


de la conception d’un pilote à la validation de modèles », thèse de doctorat, Institut national
polytechnique de Grenoble, France, 2007.

[6] A.LÉONARD, « Etude du séchage convectif de boues de station d’épuration suivi de la


texture par microtomographie à rayons X », thèse de doctorat, Université de Liège, Canada,
2002.

[7] cours du B. Grandjean, « traitement des eaux usées industrielles », université Laval, 2011.

[8] Eckenfelder, Traduit De L’américain Par [Link], Gestion Des Eaux Usées Urbaine
Et Industrielle.

[9] J. Boeglin, Technique De L’ingénieur, Traite Génie Des Procédés, J3944-1.


[10] T. Dégerment, « Mémento Technique De L’eau », 1989, Tome 2.

[11] M. Murillo, “caractérisation de l’effet d’un traitement au peroxyde d’hydrogène sur une
boue application à la réduction de la production de boue », thèse de doctorat, Institut national
des sciences appliquées de Toulouse, 2004.

[12] BASF groupe, « specialty chemicals for water treatment », Sedipur_types for water
treatment.

[13] S. Krishnamurthy et T. Viraraghavan, « Chelical Conditioning for dewatering municipal


wastewater sludges », 2005, 114-122.

[14] C. H. LEE et J. C. LIU, « Enhanced sludge dewatering by dual polyelectrolytes


conditioning », 2000a, 4430-4436.

[15] C. H. LEE et J. C. LIU, “Sludge dewaterability and floc structure in dual polymer
conditioning “, 2000b, 129-136.

[16] G. R. Chang et al, “Co-conditioning and dewatering of chemical sludge and water
activated sludge”, 2000, 786-794.

[17] N. Tan Phong, “Floculation dynamics of synthetic and activated sludge in wastewater
treatment”, 2009, 74-84.

[18] H. Saveyna, “Effect of polyelectrolyte conditioning on the enhanced dewatering of


activated sludge by application of an electric field during the expression phase” 2005, 3012-
3020.

[19] N. Tan Phong, N. Hilala, P. Hankinsb, T. John, Novak, “determination of the effect of
cations and cationic polyelectrolytes on the characteristics and final properties of synthetic
and activated sludge”, 2007, 307-317.

[20] N. Tan Phong et al, “Characterization of synthetic and activated sludge and conditioning
with cationic polyelectrolytes”, 2008, 103-110.
[21] Y. O. Zhao, “Correlations between floc physical properties and optimum polymer dosage
in alum sludge conditioning and dewatering”, 2003, 227-235.

[22] [Link], “utilisation du chitosane dans le conditionnement des boues”, thèse


d’ingéniorat, Ecole national polytechnique, Alger 2008.

[23] T. Ruiz, T. Kaosol, C. Wisniewski, “Dewatering of urban residual sludges: Filtrability


and hydro-textural characteristics of conditioned sludge”, 2010, 275-281.

[24] K. B. Thapa, Y. Qi, A.F.A. Hoaddley, “Interaction of polyelectrolyte with digested


sewage sludge and lignite in sludge dewatering”, 2009, 66-73.

[25] S. Hadj Kouider, “Caractérisation et traitement des boues d’épuration de la region


d’Alger”, these de magister, Université Saad Dahleb de Blida, 2012.

[26] H. Zemmouri, thèse de doctorat, Ecole national polytechnique, Alger, 2012.

[27] F. Achouri, Etude des performances épuratoires de la station d’épuration par lagunage
naturel de l'oued Béni-Messous, Alger.

[28] document du ministère des ressources en eaux, Descriptif de fonctionnement et


d’exploitation de la station d’épuration des eaux usées de la ville de Bni-Messous, Direction
des ressources hydrauliques et l’économie de l’eau, Algérie.

[29] M. Daghar, A. Sisalah, « Descriptif de fonctionnement et d’exploitation de la station


d’épuration des eaux usées de la ville de Béni-Messous ». M.R.E., direction des ressources
hydrauliques et de l’économie de l’eau, 2007.

[30] T. Degrement, « Mémento technique de l’eau » 10éme édition. Paris : Lavoisier


technique et documentation, 2005, 1718p.

[31]M. Guy Altan, « les boues d’épuration et leurs perspectives de gestion en Ile-de-
France », au nom de la commission agriculture, environnement, Ruralité adopté par le CESR,
2003, 136p.
[32] C. Lasse, Analyse des boues, Généralités et Analyse Physique, Tome 1.

[33] M. SALSABIL, « Etude comparative des digestions aérobie et anaérobie de boues


biologiques urbaines traitées par procédés physique, chimique et thermique : application pour
la réduction de la production de boues », thèse de doctorat, université de Limoges, 2008.

[34] P. Pimpec, A. Lienard, R. Bounard, Lafont, M. Cazin, B. Bossard, , «Guide pratique de


l’agent préleveur chargé de la police des milieux aquatiques », Ed. MAURICE MERLIN.
2002, 106p.

[35] I. Soumah, 2007, « Avenir de l’industrie minière en Guinée », Paris : L’Harmanttan-


Guinée, 2007, 256p.

[36] A. Branger, Richard, M. Roustel S, « Alimentation processus technologiques et


contrôles, Ed EDUCAGRI, 2009, 199p.

Vous aimerez peut-être aussi