EXO 1
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie se manifestant à l'âge adulte.
Elle se caractérise par un affaiblissement progressif de la personne et par de multiples paralysies
musculaires. Un gène nommé FUS semble être impliqué dans certaines formes de la maladie.
Les neurophysiologistes ont réalisé une série de travaux sur le gène FUS au niveau des souris. Les
résultats sont dans les documents suivants :
Document 1 - Localisation de la protéine FUS dans la moelle épinière.
NB : Le gène FUS a été trouvé chez la souris. Les souris possédant l’allèle muté présentent des
problèmes de motricité proches de ceux observés chez les patients atteints de sclérose latérale
amyotrophique.
Document 2 - Étude du nombre de motoneurones dans une corne ventrale de la moelle épinière.
Document 3 : portion du brin transcrit de chaque gène FUS
Document 4 : code génétique
Consigne : à partir de l’étude des documents, donner une explication possible aux paralysies
musculaires observées.
EXO2
On se propose d'étudier les phénomènes électriques enregistrés au niveau d'un neurone
postsynaptique P. connecté à quatre neurones présynaptiques N1, N2, N3. N4 (document 1).
La structure nerveuse a un potentiel r\e membrane au repos de -70 mV et le seuil d'excitation est à -
50 mV On réalise deux séries d'expériences en utilisant le montage du document 1.
Première série d'expériences
ddp en mV enrégistrée au
niveau de:
O1 O2 O3 O4 O5
Expérience 1: une excitation -58 -62
efficace appliquée en E1
Expérience 1: une excitation -52 -55
efficace appliquée en E2
Expérience 1: une excitation -78 -72
efficace appliquée en E3
Expérience 1: une excitation -60 -64
efficace appliquée en E4
1- Identifiez les potentiels postsynaptiques obtenus en 01 O2, O3 et O4 et indiquez leurs valeurs.
2- Déduisez la nature des synapses (N1-P). (N2-P), (N3-P) et (N4-P).
Deuxième série d'expériences
Expériences Nombre des excitations portées sur les neurones présynaptiques
Expérience 5 Deux excitations efficaces rapprochées portées en E1
Expérience 6 Deux excitations efficaces simultanées portées en E1 et E2
Expérience 7 Trois excitations efficaces simultanées portées en E1 , E3 et E4
Expérience 8 Deux excitations efficaces rapprochées portées en E3
3- Indiquez la nature du potentiel obtenu en O5 pour chacune des expériences 5, 6, 7 et 8 Justifiez
votre réponse.
4-Précisez le nombre minimal d'excitations rapprochées qu'on doit appliquer en E4 pour obtenu un
potentiel d'action en O5
5- Exploitez les réponses aux questions 3 et 4 afin de déduire la propriété du neurone P.
EXO3
A l'occasion d'un examen de médecine préventive qui a confirmé son bon état de santé, un homme à
jeun absorbe 50 grammes de glucose puis subit une prise de sang toutes les 30 minutes pour
mesurer sa glycémie.
Les résultats sont rassemblés dans le tableau suivant :
Temps en minutes 0 30 60 90 120 150 180 210
Glycémie en g/1 0,95 1,55 1,35 0,95 0,85 0,80 0,90 0,90
1 : Que déduisez-vous de l'analyse de ces résultats ?
2 : Pour étudier le phénomène observé ci-dessus, on réalise une expérience sur un chien à jeun. On
pratique l'ablation du pancréas (à la 3ème heure) et on mesure, heure par heure, la glycémie, la
glycosurie et le glycogène hépatique.
Les données sont consignées dans le tableau suivant :
Temps en h 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Glycémie en g/l 1 0,95 0,9 0,85 0,95 1,2 1,8 2,8 3,2 3,3 3,4
Glycosurie en g/l 0 0 0 0 0 0 0,1 1,5 5,6 6,7 6,8
2,65 2,65 2,6 2,6 2,55 2,5 2,45 2,4 2,3 2,2 2,1
a: Sur un même graphique, représentez les variations de la glycémie, de la glycosurie et du glycogène
hépatique en fonction du temps.
b : Analyser les courbes obtenues. En déduire les effets de la pancréatectorrie.
c : Les variations du taux de glycogène hépatique et de glycosurie peuvent-elles être observées au
cours du test effectué chez le sujet à jeun (question 1) ? Justifier vos réponses.
EXO4
On a dénervé le cœur d’un chien en lui conservant seulement la connexion nerveuse du nerf
X. On perfuse le cœur avec du liquide physiologique tiédi à 38 °C. On enregistre sa
fréquence cardiaque dans différentes conditions expérimentales (documents 1 et 2).
Expériences Durées des Conditions expérimentales
expériences
1 10 à 30 s Perfusion de liquide physiologique, nerf X non stimulé
2 31 à 60 s Perfusion de liquide physiologique, stimulation du nerf
X
3 61 à 90 s Arrêt de la stimulation du nerf X et prélèvement du
liquide de perfusion à la sortie du cœur
91 à 110 s Lavage du cœur puis perfusion d’un liquide
4 physiologique « neuf », nerf X non stimulé
110 à 120 s Perfusion du liquide prélevé lors de l’expérience 3,
pas de stimulation du nerf X
L’analyse du liquide prélevé révèle la présence d’une substance appelée acétylcholine.
Document 1
Document 2
À l’aide des connaissances et des expériences précédentes, indiquer comment le nerf X agit
sur le cœur. Préciser à quelle catégorie de substances appartient l’acétylcholine.
EXO 5
L’exploitation de l’expérience ci-dessous a été faite dans ta classe pendant une séance de
cours portant sur l’influence du système nerveux sur l’activité cardiaque : on met à nu chez
un mammifère, le cœur et son innervation. Le document ci –
contre montre le schéma du cœur et son innervation.
On réalise sur le nerf de Cyon (C) et le nerf pneumogastrique ou
nerf X (A) des expériences de section et d’excitation. Les
expériences et les résultats obtenus sont consignés dans le
tableau ci-dessous.
Un élève de ta classe, absent pendant cette séance de cours, te
présente le schéma et le tableau des valeurs pour que tu l’aides
à comprendre l’influence du système nerveux sur le
fonctionnement du cœur.
Consigne 1 : Complète l’annotation du schéma, en utilisant les
chiffres et les lettres.
Consigne 2 : Interpréter les résultats obtenus suite aux
sections et aux excitations des nerfs.
EXO 6
Un cœur de grenouille est prélevé avec deux nerfs, un nerf b et un nerf c (figure I). Ce cœur est
perfusé de façon continue avec un liquide physiologique puis installé sur le dispositif du
cardiographe. Le tracé a (figure II) indique le résultat obtenu.
1) Par quel nom général désigne t- on ce tracé « a » ? Justifiez votre réponse.
2) Que vous renseigne ce tracé « a » sur la physiologie du cœur ? justifier votre réponse.
3) Un cœur humain bat normalement à 70 pulsations par minute, isolé du corps, il bat à 120
pulsations par minute. Face à certaines situations (émotions, exercice physique, rapports sexuels,), le
rythme cardiaque est accéléré. Quelle conclusion tirez-vous de ces constats.
4) On porte des excitations sur le nerf b et on enregistre le cardiogramme b ; le cardiogramme c est
obtenu après excitation préalable du nerf c. Qualifiez en vous justifiant les nerfs b et c.
EXP 7
Pour mettre en évidence le rôle du système nerveux dans la régulation de la pression
artérielle, on réalise les expériences suivantes :
Expérience 1 : Localisation des centres nerveux contrôlant la pression artérielle :
Les zones nerveuses Les résultats de leur stimulation Les résultats de leur
Bulbe rachidien ventrale - Diminution de la fréquence cardiaque. -destruction
Elévation deoulaleur
- Vasodilatation. section
fréquence
- Diminution de la pression artérielle. cardiaque.
– Elévation de la
pression artérielle.
Bulbe rachidien latérale et la - Elévation de la frénétique cardiaque. - Diminution de la
moelle épinière - Vasoconstriction. fréquence
- Elévation de la pression artérielle. cardiaque.
Expérience 2 : Détermination du rôle des nerfs parasympathiques et orthosympathiques - Diminution de la
dans la régulation de la pression artérielle: pression artérielle.
Le nerf Conséquences de sa stimulation Conséquences de sa section
Parasympathique : nerf - Diminution de la fréquence - Elévation de la fréquence
pneumogastrique ou le nerf cardiaque. cardiaque.
X - Diminution de la pression - Elévation de la pression
Orthosympathique ou - Elévation de la fréquence - Diminution de la fréquence
artérielle. artérielle.
sympathique cardiaque. cardiaque.
- Elévation de la pression - Hypotension.
En exploitant les résultats de ces expériences, déduire le rôle des centres nerveux et des nerfs
artérielle.
sympathiques et parasympathiques dans la régulation de la pression artérielle.
EX0 8
Situation N°1
Monsieur X souhaite débuter sérieusement la course à pied pour réaliser une compétition.
Avant de commencer son entraînement, il consulte un médecin du sport qui lui précise quels
sont les besoins de son organisme et le lien entre les besoins et le débit cardiaque (le
volume de sang propulsé à chaque battement de son cœur). Le médecin effectue une série
D’analyse, de diagnostic et de suivis sur Monsieur X au cours de son entrainement (effort) et
au repos. Les résultats sont consignés dans les documents suivants et qui sont mis à votre
disposition.
Document 1
Document 2
Document 3
Document 4
Consigne 1 : Expliquer comment les besoins nutritifs de l’organisme sont fonctions de l’effort fourni.
Consigne 2 : démontrer qu’il existe une relation étroite entre l’effort musculaire, la pression
artérielle et la fréquence cardiaque.
Situation N°2
Les dystrophies musculaires congénitales (DMC) constituent un ensemble de maladies
caractérisées par une atteinte musculaire ("dystrophie") entrainant une faiblesse musculaire
présente à la naissance ou apparaissant dans les premiers mois de la vie ("congénitale").
Pour déterminer les causes de cette maladie, on a identifié près de 400 gènes différents impliqués
dans les DMC.
Une grande partie des protéines codées par ces gènes intervient dans les interactions entre la
cellule musculaire et son environnement immédiat et préserve les cellules musculaires du
stress mécanique lors des contractions musculaires.
Document 1 : Organisation simplifiée des relations cellule musculaire - matrice extracellulaire
Le fonctionnement normal des muscles repose non seulement sur l’intégrité de la cellule musculaire
et de ses filaments d’actine et de myosine, mais aussi sur la liaison de ces filaments avec les fibres
qui entourent les cellules musculaires. Ces fibres, principalement constituées de collagène, forment
la matrice extracellulaire. Les principales protéines qui relient l’actine au collagène sont
la dystrophine, le dystroglycane et la laminine.
On dispose de l’arbre généalogique d’une famille touchée par une myopathie, ainsi que des
analyses génétiques d’un des enfants atteints.
Document 2
Document 3 : Analyses génétiques sur
l’enfant myopathe III.2
Consigne 1 : En établissant une relation entre
gène-protéines-caractères, expliquer le
hétérisme du gène responsable de la
myopathie.
Consigne 2 : expliquer les conséquences de la Document 4
modification du gène sur le fonctionnement des
muscles d’un myopathe.
EXO 9
Un bouvier constate parfois chez ces vaches une paralysie qui survient dans les heures qui
suivent le vêlage, c’est- à-dire la naissance du veau. Après s’être rapproché d’un vétérinaire,
ce dernier lui fait comprendre qu’il s’agit d’une pathologie qualifiée de « fièvre de lait » qui
peut conduire à la mort de l’animal.
Les documents ci-dessous sont mis à ta disposition pour expliquer au bouvier l’origine de la
paralysie « flasque » qui atteint ces vaches à la suite du vêlage.
Le veau se nourrit en tétant des liquides au niveau des mamelles de la vache. À la naissance du veau la
vache produit au niveau des mamelles un premier liquide : le colostrum. Au bout d’environ 7 jours la
vache produit un autre liquide : le lait qui remplace le colostrum. Le colostrum est un liquide riche en
protéines, anticorps et minéraux tel le calcium, le magnésium, le sodium et le potassium…Ce sont les
cellules épithéliales mammaires qui produisent les liquides qui sont consommés par le veau. Les cellules
épithéliales mammaires prélèvent dans le sang des capillaires les éléments permettant la synthèse du
colostrum et du lait.
Document 1
Document 2 : Étude comparée de la variation de la calcémie dans le plasma sanguin
chez des vaches ayant été affectées par une fièvre de lait et chez celles qui ne l’ont
pas été
Document 3 : Étude de la concentration en ions calcium dans le colostrum de vaches
saines et de vaches atteintes
Document 4 : Interactions entre les molécules d’actine associées en myofilaments et les
têtes de myosine lors de la contraction musculaire
Consigne : Expliquer l’origine de la paralysie « flasque » qui atteint certaines vaches de Mr
Bio à la suite du vêlage.
EXO 10
Les infections materno-fœtales, fréquentes, posent de délicats problèmes de diagnostic et de
conduite thérapeutique. Différents virus, bactéries et parasites peuvent être transmis d'une femme
enceinte à son fœtus, et être à l'origine (selon l'agent responsable et le terme de la grossesse où
survient l'infection) d'un avortement spontané. C'est le cas de l'infection par le virus l'herpès.
Les documents ci-dessous te sont proposés pour montrer comment une infection par le virus de
l'herpès peut conduire à un avortement spontané.
La plupart des cellules d'un organisme présentent à leur surface des molécules du complexe
majeur d'histocompatibilité nommées antigènes HLA chez l'être humain (pour Human Leukocyte
Antigen). Ces antigènes de surface forment une carte d'identité cellulaire propre à chaque individu.
Les cellules fœtales expriment à leur surface des marqueurs de la mère et des marqueurs du père.
Le fœtus est entouré d'un tissu appelé trophoblaste, qui l'isole du système immunitaire maternel.
Les cellules du trophoblaste portent à leur surface des molécules HLA particulières : les HLA-G. On
réalise des expériences in vitro :
Document 1 : Le système HLA du trophoblaste
Document 2
Document 2a : Rôle des HLA-G
Afin de comprendre les conditions d'action des cellules NK (Natural Killer) qui sont des
lymphocytes circulants, on réalise descultures avec les types cellulaires suivants :
- des cellules de type 1 dépourvues de HLA-G
- des cellules de type 2 obtenues à partir des cellules de type 1 dans lesquelles on a inséré et fait
s'exprimer le gène HLA-G
- des cellules trophoblastiques
- des cellules NK d'origine maternelle.
Les résultats des différentes cultures sont présentés dans le tableau.
*Récepteur KIR : Killer Inhibitory Receptor
Les perforines libérées par exocytose, s'assemblent pour former un canal dans la membrane de la
cellule cible. Cela permet l'entrée d'eau qui provoque l'éclatement de la cellule.
On met en culture des cellules souches en présence du virus de l'herpès et on mesure la quantité
d'ARNm codant pour les protéines HLA-G.
Document 3 : Virus de l'herpès et protéines HLA-G. 3a : Virus de l'herpès et la transcription du
gène HLA-G
Document 4 : Virus de l'herpès, synthèse et présentation des protéines HLA-G sur la membrane
de la cellule trophoblastique.
Consigne : A partir de l'étude des documents, montrer comment une infection par le virus de
l'herpès peut conduire à la destruction des cellules fœtales provoquant alors un avortement
spontané.