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Corrigé de L'examen: Probabilités Et Statistiques: A P A B P B P A

Le document présente un corrigé d'examen sur les probabilités et statistiques, comprenant des exercices sur les probabilités totales, la loi binomiale, la loi géométrique, et les densités de probabilité. Il aborde des concepts tels que les probabilités conditionnelles, l'espérance, et la variance, tout en fournissant des calculs détaillés. Les résultats incluent des formules et des démonstrations pour vérifier les propriétés des événements et des distributions.

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Corrigé de l’examen : Probabilités et Statistiques

Exercice 1 :
1. a) D’après l’énoncé, la machine A fabrique un quart des pièces, donc :
1
P (A) =
4
La machine B fabrique le reste, donc :
3
P (B) = 1 − P (A) =
4
Les probabilités conditionnelles d’avoir un défaut sachant la machine d’origine sont :
10 1
PA (D) = 10% = =
100 10
5 1
PB (D) = 5% = =
100 20
b) Les événements A et B forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités
totales :

P (D) = P (A ∩ D) + P (B ∩ D)
= P (A) × PA (D) + P (B) × PB (D)
   
1 1 3 1
= × + ×
4 10 4 20
1 3 2 3 5
= + = + =
40 80 80 80 80
En simplifiant par 5, on obtient bien :
1
P (D) =
16

c) On cherche PD (A) et PD (B). D’après la définition de la probabilité conditionnelle (ou la


formule de Bayes) :
1
P (A ∩ D) P (A) × PA (D) 40 1 16 2
PD (A) = = = 1 = × 16 = = = 0, 4
P (D) P (D) 16
40 40 5

De même pour B (ou en utilisant PD (B) = 1 − PD (A)) :


3
P (B ∩ D) 80 3 48 3
PD (B) = = 1 = × 16 = = = 0, 6
P (D) 16
80 80 5

2. a) L’expérience consiste en la répétition de n épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes


(tirage avec remise/indépendant). Le succès est "tirer une pièce défectueuse" avec une pro-
1
babilité p = P (D) = 16 .
La variable aléatoire X compte le nombre de succès. Donc X suit une loi Binomiale de
1 1

paramètres n et p = 16 : X ∼ B n, 16 .
L’ensemble des valeurs prises par X est : X(Ω) = {0, 1, 2, . . . , n}.
Pour tout k ∈ X(Ω) :
   k 
1 n−k
    k  n−k
n 1 n 1 15
P (X = k) = 1− =
k 16 16 k 16 16

1
b) Pour une loi binomiale B(n, p), l’espérance et la variance sont données par :
n
E(X) = np =
16
1 15 15n
V (X) = np(1 − p) = n × × =
16 16 256
3. a) On répète des épreuves indépendantes jusqu’à l’obtention du premier succès (pièce défec-
tueuse). Y représente le rang du premier succès.
1 1

Y suit donc une loi Géométrique de paramètre p = 16 : Y ∼ G 16 .

L’ensemble des valeurs prises par Y est : Y (Ω) = N = {1, 2, 3, . . . }.
Pour tout k ∈ Y (Ω) :
 k−1
k−1 1 15
P (Y = k) = p(1 − p) =
16 16

b) Pour une loi géométrique G(p) :


1 1
E(Y ) = = 1 = 16
p 16

15
1−p 16 15
V (Y ) = = = × 256 = 15 × 16 = 240
p2 1 2 16

16

Exercice 2 :
1. Pour que f soit une densité de probabilité, elle doit vérifier deux conditions :
3
— f (t) ≥ 0 pour tout t ∈ R. C’est le cas car 0 ≥ 0 et pour t ≥ 1, t4
> 0.
R +∞
— −∞ f (t)dt = 1. Calculons cette intégrale :
Z +∞ Z 1 +∞ Z
3
f (t)dt = 0 dt + dt
−∞ −∞ 1 t4
1 x
 
= lim − 3
x→+∞ t 1
  
1 1
= lim − 3− − 3 =0+1=1
x→+∞ x 1

f est donc bien une densité de probabilité.


2. Calcul de l’espérance E(X) :
Z +∞ Z +∞ Z +∞
3 3
E(X) = tf (t)dt = t 4 dt = dt
−∞ 1 t 1 t3
3 x
   
3 3 3
= lim − 2 = lim − 2+ =
x→+∞ 2t 1 x→+∞ 2x 2 2

Calcul de la variance V (X) via le théorème de Kœnig-Huygens (V (X) = E(X 2 ) − (E(X))2 ) :


Z +∞ Z +∞ Z +∞
2 2 2 3 3
E(X ) = t f (t)dt = t 4 dt = dt
−∞ 1 t 1 t2
 x  
3 3
= lim − = lim − +3 =3
x→+∞ t 1 x→+∞ x

3 2 9 12 9
= 34 .

Donc, V (X) = 3 − 2 =3− 4 = 4 − 4

2
Rx
3. (a) La fonction de répartition F (x) = P (X ≤ x) = −∞ f (t)dt.
Rx
— Si x < 1 : F (x) = −∞ 0 dt = 0.
— Si x ≥ 1 :
1 x
Z 1 Z x  
3 1
F (x) = 0 dt + 4
dt = − 3 = 1 − 3
−∞ 1 t t 1 x
(b) Calcul des probabilités :
   
1 1 1 1 8 1 7
P (2 ≤ X ≤ 4) = F (4) − F (2) = 1−− 1− 3 = − = − =
43 2 8 64 64 64 64
 
1 1
P (X ≥ 2) = 1 − P (X < 2) = 1 − F (2) = 1 − 1 − 3 =
2 8
(c) Probabilité conditionnelle :
7
P ((X ≤ 4) ∩ (X ≥ 2)) P (2 ≤ X ≤ 4) 64 7 7
P(X≥2) (X ≤ 4) = = = 1 = ×8=
P (X ≥ 2) P (X ≥ 2) 8
64 8

4. a) Par définition de la fonction de répartition de Y :

G(y) = P (Y ≤ y) = P (X − 1 ≤ y) = P (X ≤ y + 1) = F (y + 1)

b) On utilise l’expression de F trouvée à la question 3(a) :


— Si y < 0, alors y + 1 < 1, donc G(y) = F (y + 1) = 0.
1
— Si y ≥ 0, alors y + 1 ≥ 1, donc G(y) = F (y + 1) = 1 − (y+1)3
.
c) D’après les propriétés de la variance, pour tout réels a et b, V (aX + b) = a2 V (X). Ici
Y = 1 · X − 1, donc :
3
V (Y ) = V (X − 1) = 12 × V (X) = V (X) =
4

3
8 juin 2026

Exercice 1
(a) Rappel des formules :
— Formule des probabilités totales : Soit (Ai )i∈I un système complet d’événements
(ou une partition de l’univers Ω). Pour tout événement B, on a :
X X
P (B) = P (B ∩ Ai ) = P (B | Ai )P (Ai )
i∈I i∈I

— Formule de Bayes : Pour deux événements A et B de probabilités non nulles :

P (B | A)P (A)
P (A | B) =
P (B)

(b) À l’aide de la formule des probabilités totales :


(a) Vérifier que P (N3 ∩ R1 ) = P (N3 ∩ R1 ∩ R2 ) + P (N3 ∩ R1 ∩ N2 ) :
L’expérience consiste à tirer une boule de U2 , donc les événements R2 et N2 forment
une partition de l’univers Ω. On peut donc écrire :

N3 ∩ R1 = (N3 ∩ R1 ) ∩ Ω = (N3 ∩ R1 ) ∩ (R2 ∪ N2 )

Par distributivité de l’intersection par rapport à la réunion :

N3 ∩ R1 = (N3 ∩ R1 ∩ R2 ) ∪ (N3 ∩ R1 ∩ N2 )

Comme R2 et N2 sont incompatibles, ces deux derniers événements le sont aussi. La


probabilité de l’union est donc la somme des probabilités :

P (N3 ∩ R1 ) = P (N3 ∩ R1 ∩ R2 ) + P (N3 ∩ R1 ∩ N2 )

(b) Vérifier la formule pour P (N3 | R1 ) :


En divisant l’égalité précédente par P (R1 ) (qui est non nul), on obtient :

P (N3 ∩ R1 ) P (N3 ∩ R1 ∩ R2 ) P (N3 ∩ R1 ∩ N2 )


= +
P (R1 ) P (R1 ) P (R1 )

Par définition de la probabilité conditionnelle, le membre de gauche est P (N3 | R1 ). Pour


le membre de droite, on utilise la formule des probabilités composées : P (A ∩ B ∩ C) =
P (A | B ∩ C)P (B | C)P (C).

P (N3 ∩ R2 ∩ R1 ) P (N3 | R2 ∩ R1 )P (R2 | R1 )P (R1 )


= = P (N3 | R2 ∩ R1 )P (R2 | R1 )
P (R1 ) P (R1 )

En appliquant le même raisonnement au second terme, on obtient bien :

P (N3 | R1 ) = P (N3 | R2 ∩ R1 ) × P (R2 | R1 ) + P (N3 | N2 ∩ R1 ) × P (N2 | R1 )

4
(c) Valeur exacte de P (N3 | R1 ) :
Les tirages dans U1 et U2 sont indépendants, donc P (R2 | R1 ) = P (R2 ) = 32 et P (N2 |
R1 ) = P (N2 ) = 31 .
Si R1 ∩ R2 est réalisé, on a ajouté 2 boules rouges dans U3 . U3 contient alors 1 noire et
5 rouges (6 boules au total). Donc P (N3 | R2 ∩ R1 ) = 61 .
Si R1 ∩ N2 est réalisé, on a ajouté 1 rouge et 1 noire dans U3 . U3 contient alors 2 noires
et 4 rouges (6 boules au total). Donc P (N3 | N2 ∩ R1 ) = 62 = 13 .
On remplace dans la formule :
1 2 1 1 2 1 2 2 4 2
P (N3 | R1 ) = × + × = + = + = =
6 3 3 3 18 9 18 18 18 9

(c) Calcul de P (N3 ) :


On utilise la formule des probabilités totales avec la partition donnée :

P (N3 ) = P (N3 | R1 ∩ R2 )P (R1 ∩ R2 ) + P (N3 | R1 ∩ N2 )P (R1 ∩ N2 )


+ P (N3 | N1 ∩ R2 )P (N1 ∩ R2 ) + P (N3 | N1 ∩ N2 )P (N1 ∩ N2 )

Par indépendance des tirages 1 et 2 : P (R1 ) = 21 , P (N1 ) = 12 , P (R2 ) = 23 , P (N2 ) = 31 .


— P (R1 ∩ R2 ) = 21 × 23 = 13 . Et P (N3 | R1 ∩ R2 ) = 61 (vu en 2c).
— P (R1 ∩ N2 ) = 21 × 13 = 16 . Et P (N3 | R1 ∩ N2 ) = 26 (vu en 2c).
— P (N1 ∩R2 ) = 21 × 23 = 31 . On ajoute 1N et 1R dans U3 (total 2N, 4R). P (N3 | N1 ∩R2 ) =
2
6.
— P (N1 ∩ N2 ) = 21 × 13 = 61 . On ajoute 2N dans U3 (total 3N, 3R). P (N3 | N1 ∩ N2 ) = 36 .
Calcul final :
       
1 1 2 1 2 1 3 1 1 2 2 3
P (N3 ) = × + × + × + × = + + +
6 3 6 6 6 3 6 6 18 36 18 36

2 2 4 3 11
P (N3 ) = + + + =
36 36 36 36 36
(d) Probabilité que la boule tirée de U1 ait été rouge sachant N3 :
On cherche P (R1 | N3 ). D’après la formule de Bayes :

P (N3 | R1 )P (R1 )
P (R1 | N3 ) =
P (N3 )

On a P (N3 | R1 ) = 92 , P (R1 ) = 1
2 et P (N3 ) = 11
36 .

2 1 1
9 × 2 9 1 36 4
P (R1 | N3 ) = 11 = 11 = × =
36 36
9 11 11

Exercice 2
(a) (a) Calcul de l’intégrale pour x ∈ [0, 1[ :
Z x Z x
f (t) dt = a(1 − t)a−1 dt
0 0

Une primitive de a(1 − t)a−1 est −(1 − t)a . Donc :


Z x
f (t) dt = [−(1 − t)a ]x0 = −(1 − x)a − (−1) = 1 − (1 − x)a
0

5
(b) Convergence et valeur de l’intégrale sur [0, 1] :
Z 1 Z x
f (t) dt = lim f (t) dt = lim (1 − (1 − x)a )
0 x→1− 0 x→1−

Comme a > 0, limx→1− (1 − x)a = 0. Donc l’intégrale converge et sa valeur est 1.


(c) Densité de probabilité : La fonction f est positive sur R (car a > 0Ret 1 − t > 0
+∞
sur [0, 1[), elle est continue par morceaux sur R, et l’intégrale sur R vaut −∞ f (t)dt =
R1
0 f (t)dt = 1. f est donc bien une densité de probabilité. Rx
(b) Expliciter F (x) : La fonction de répartition est définie par F (x) = −∞ f (t) dt.
Rx
— Si x < 0, F (x) = −∞ 0 dt = 0.
Rx
— Si x ∈ [0, 1[, F (x) = 0 a(1 − t)a−1 dt = 1 − (1 − x)a .
R1 Rx
— Si x ≥ 1, F (x) = −∞ f (t) dt + 1 0 dt = 1.
(c) Étude de Y = − ln(1 − X) :
(a) Exprimer G(x) pour x > 0 :

G(x) = P (Y ≤ x) = P (− ln(1 − X) ≤ x) = P (ln(1 − X) ≥ −x)

La fonction exponentielle étant strictement croissante :

G(x) = P (1 − X ≥ e−x ) = P (X ≤ 1 − e−x ) = F (1 − e−x )

Comme x > 0, on a e−x ∈]0, 1[, donc 1 − e−x ∈]0, 1[. On utilise l’expression de F sur
cet intervalle :

G(x) = 1 − (1 − (1 − e−x ))a = 1 − (e−x )a = 1 − e−ax

(b) Loi de Y : Pour x ≤ 0, 1 − e−x ≤ 0, donc G(x) = F (1 − e−x ) = 0. La fonction de


répartition de Y est donc G(x) = 1 − e−ax pour x > 0 et 0 sinon. On reconnaît la
fonction de répartition d’une loi exponentielle de paramètre a. Donc Y ∼ E(a).
(d) (a) Valeur de l’intégrale pour λ > 0 :
Z +∞  A  
−λx 1 1 −λA 1 1
e dx = lim − e−λx = lim − e + =
0 A→+∞ λ 0 A→+∞ λ λ λ

(b) Espérance de e−Y : Par le théorème de transfert, sachant que la densité de Y est
g(y) = ae−ay pour y > 0 :
Z +∞ Z +∞
−Y −y −ay
E(e ) = e ae dy = a e−(a+1)y dy
0 0

En utilisant le résultat de la question 4(a) avec λ = a + 1 :


1 a
E(e−Y ) = a × =
a+1 a+1

(c) Exprimer X en fonction de Y et espérance de X :

Y = − ln(1 − X) ⇐⇒ −Y = ln(1 − X) ⇐⇒ e−Y = 1 − X ⇐⇒ X = 1 − e−Y

Par linéarité de l’espérance :


a a+1−a 1
E(X) = E(1 − e−Y ) = 1 − E(e−Y ) = 1 − = =
a+1 a+1 a+1

6
(d) Espérance de e−2Y et variances :
Z +∞ Z +∞
−2Y −2y −ay 1 a
E(e )= e ae dy = a e−(a+2)y dy = a × =
0 0 a+2 a+2

On en déduit la variance de e−Y avec la formule de Koenig-Huygens :

V (e−Y ) = E((e−Y )2 ) − (E(e−Y ))2 = E(e−2Y ) − (E(e−Y ))2


2
a(a + 1)2 − a2 (a + 2)

−Y a a
V (e )= − =
a+2 a+1 (a + 2)(a + 1)2
a(a2 + 2a + 1) − a3 − 2a2 a3 + 2a2 + a − a3 − 2a2 a
V (e−Y ) = 2
= 2
=
(a + 2)(a + 1) (a + 2)(a + 1) (a + 2)(a + 1)2
Enfin, pour la variance de X :
a
V (X) = V (1 − e−Y ) = V (−e−Y ) = (−1)2 V (e−Y ) = V (e−Y ) =
(a + 2)(a + 1)2

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