Module: INFORMATION EDUCATION COMMUNICATION
IEC
CIBLE : Première année LSIO
Présenté par Souley Daouda Abdoul Nasser, Infirmier/Master en Santé Publique
option : Santé Communautaire
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OBJECTIFS DU COURS
SOMMAIRE :
1. Définition des concepts de base en IEC ;
2. principes de la communication ;
3. Obstacles de la communication
4. Fondement d’une communication efficace ;
5. Les types de communications
6. Méthodes, techniques et moyens en IEC ;
7. Elaboration un programme d’éducation ;
8. Appliquer les techniques d’éducation ;
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I. DEFITION DES CONCEPTS
1. Information:
C’est le processus qui consiste à porter à l’intention d’un individu ou d’un groupe
d’individus des connaissances, des faits, des idées ou des problèmes nouveaux
qu’il ignorait ou dont il n’avait pas connaissance.
2. Éducation
Elle consiste à Faire acquérir à un individu ou un groupe de manière systématisée
des connaissances, des attitudes ou des pratiques bénéfiques.
3. Communication:
Elle Consiste à motiver, convaincre un individu ou un groupe à agir en prenant compte
des besoins, des préoccupations, sa perception, sa culture, ses réactions et son
expérience.
4. IEC (Information, Education, Communication) :
C’est un processus utilisant un ensemble de techniques ou méthodes de transmissions de
messages dans le but d’obtenir un changement de comportement Souhaité.
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Peut aussi être défini comme l'ensemble des interventions qui utilisent de manière
planifiée et intégrée les démarches, techniques et ressources de l'information, de
l'éducation et de la communication pour faciliter, au niveau d'un individu, d'un groupe
d'individus ou d'une communauté donnée, l'adoption, le changement ou la consolidation
des comportements favorables au bien-être individuel et/ou collectif.
5. CCC
Le courant de la CCC (Communication pour le changement de comportement)
présente la communication comme un «processus interactif et participatif, à double voie,
permettant d'échanger des informations, des idées, des connaissances, des opinions et de
prendre des décisions, en vue de favoriser, dans une communauté donnée ou chez certains
individus, de changements durables de comportement ou l'adoption des comportements
nouveaux concourant à l'amélioration des conditions de vie de cette communauté ou de ces
individus ».
6. EPS
L’Education Pour la santé est définie par L’Organisation Mondiale de la Santé ( OMS)
comme étant « l’échange entre l’agent de santé et la population, sur les problèmes de santé
afin d’en identifier conjointement des solutions pratiques et réalisables, tout en tenant
compte des habitudes et des valeurs de la communauté »
« L’éducation pour la santé est le préalable nécessaire à toute activité de promotion et de
protection de la santé ; elle s’adresse aux individus, aux familles et aux collectivités.
Elle est plus qu’une discipline particulière, une attitude d’esprit, une orientation de
pensées et d’actions qui fait appel aux données des sciences médicales psychologiques et
sociales. »
Elle a pour but d’aider les hommes à acquérir le meilleur état de santé qu’ils sont
susceptibles d’atteindre compte tenu de leur héritage génétique et de l’environnement dans
lequel ils vivent. Elle doit développer le sens de la responsabilité individuelle et collective car
les maladies et les accidents sont souvent causés par ignorance ou par négligence (Berthe
1983).
7. MOBILISATION SOCIALE
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C’est le processus de ralliement à l’action d’un grand nombre de gens pour réaliser un but
social commun à travers des efforts et des contributions de tous, au moindre coût pour un
programme de développement.
II - PRINCES DE LA COMMUNICATION
1. Les Principes de base de la communication
Il existe trois principes de base à se rappeler quand on veut communiquer :
La communication est aussi non verbale
Ex : Le ton de la voix, l’expression du visage, l’habillement, la démarche corporelle…
Le communicateur doit rechercher le dialogue et l’adhésion du groupe cible au
message
Quand le groupe cible ne participe pas pendant le processus de la
communication, Il est difficile d’obtenir un changement de comportement.
Le message doit répondre aux besoins du groupe cible
Le message doit s’adapter au groupe cible
2. Principes d’une communication efficace
Lors qu’on veut mener une méthode d’éducation il convient de savoir quand trouver les gens, où
trouver les gens et comment faire participer les gens.
Choisir le bon moment : il faut discuter avec le groupe cible et se mettre d’accord
sur un moment qui convient à tous.
Choisir un lieu propice : décider avec le groupe cible du lieu qui sera plus pratique
pour tous
Faire participer les gens : il est très important de favoriser la participation à travers
les méthodes actives.
Essai préalable ou pré-test : Avant d’appliquer une méthode de communication ou
d’utiliser des matériels éducatifs, il faut bien s’assurer qu’ils sont adapter au groupe
cible et à la situation, faute de quoi il ne produira pas l’effet désiré.
3. Le processus de communication
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La communication est un processus dynamique, qu’on peut diviser en six (6) étapes :
Schéma de la communication
6. Feed-back
Emetteur
4. Récepteur
1. idée du message
2. encodage
5 décodages
3. transmission du message
2. encodage
4. réception
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Canal
1. L’idée : dans l’esprit de l’émetteur naît une idée qu’il veut transmettre à un
récepteur.
2. L’encodage : l’émetteur choisit et combine les mots mais aussi gestes, expressions,
images, symboles, qu’il juge efficaces pour faire passer le message au récepteur.
3. La transmission du message : l’auditeur prononce les mots (utilise les gestes,
images, etc.) qu’il a encodés. Ici l’ambiance est importante : elle peut être perturbée
par divers dérangements, appelés globalement « bruit ».
4. La réception du message par le récepteur : si la transmission n’a pas été trop
perturbée (« bruit »), les oreilles de l’auditeur capteront le message encodé complet
(associé avec la réception visuelle des images, gestes expressions du locuteur).
5. Le décodage dans le cerveau du récepteur : celui-ci doit reconvertir le message codé
(mots, gestes etc.) qu’il a reçu pour découvrir l’idée de départ de l’émetteur.
6. Le feedback ou rétro information (« information de retour ») : toute réaction
extériorisée du récepteur (actions, paroles, gestes, expressions) donne une
information à l’émetteur concernant la réception de son message. Le feedback du
récepteur permet à l’émetteur d’ajuster sa communication en fonction de son
public : par exemple, parler plus ou moins fort ou vite, utiliser un vocabulaire plus ou
moins simple, éclaircir des points qui semblent créer une confusion.
III. OBSTACLES DE LA COMMUNICATION
Au niveau de la communication, existe un phénomène d’interprétation par lequel nous
reconstruisons les sens du message de notre interlocuteur. Cette reconstruction se fait par
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un découpage de propre à nous. Ainsi, le message reçu est toujours différent du message
émis car l’activité d’écouter est souvent partielle et sélective. D’où une distorsion du
message par addition ou altération, par une mauvaise compréhension, des malentendus.
Beaucoup de choses peuvent aller à l’encontre de la communication entre les personnes.
Apprendre à dire ce que nous voulons dire d’une manière que tous comprendrons et
accepterons est une tâche difficile, même si tout le monde parle le même langage. Nos
paroles peuvent inciter les gens à être avec nous, elles peuvent les ennuyer ou encore les
inciter à travailler contre nous.
Parmi les choses qui peuvent empêcher la communication, il y a :
1. EN GENERAL
LES MOTS
Les mots ont un sens différent pour des personnes différentes.
Il y a des mots qui provoquent chez certains la colère ou la gène
Il y a des personnes pour qui certains mots sont nouveaux et elles ne les
comprennent pas.
LES EMOTIONS
Il y a des situations qui peuvent bloquer la communication :
Lorsque nous sommes irrités, soucieux ou effrayés nous pouvons employer des mots
que nous n’aurions pas employés si nous étions calme
Si la personne à laquelle nous nous adressons est fâchée ou préoccupée elle peut ne
pas entendre ce qu’on lui dit
Si elle se méfie de nous ou ne nous aime pas, elle entend les mots d’une autre façon
que si elle a confiance en nous et nous aime.
LE CHOIX DU MOMENT
Quand on veut discuter avec quelqu’un, il faut choisir le moment pour le faire.
SOUS OU SUR INFORMATION
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Si nous n’en disons pas assez les gens ne nous comprendront pas, si nous parlons trop, ils
perdront tout intérêt.
LE TON
Le ton avec lequel nous prononçons les mots peut en changer le sens.
LE MOT ECRIT
Faire attention à ce que nous écrivons et à la façon dont nous l’écrivons car nous ne serons
pas toujours présent au moment de la lecture.
LE MOT NON PRONONCE
« Les actes sont plus éloquents que les paroles ». Ce que nous disons n’est qu’une partie de
la communication.
Ce que nous faisons au moment où nous parlons, Ce que nous faisons dans notre vie de tous
les jours parlent plus fort que notre voix.
2. LES OBSTACLES A CHAQUE NIVEAU DE LA COMMUNICATION
A chacun des niveaux de la communication il peut y avoir des obstacles.
Niveau à l’émetteur
Manque de compétence pour communiquer
Méconnaissance du sujet et du groupe cible
Mauvaise attitude de l’émetteur envers le récepteur
Non adaptation du niveau de l’émetteur à celui du récepteur
Méconnaissance du public,
Timidité,
Mauvaise diction, (voix inaudible ou incomprise)
Non disponibilité,
Impatience.
comportement non verbal de l’émetteur donne un message contraire à ses paroles.
Obstacles liés au récepteur
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• Refus de message / Sujet sans rapport avec les préoccupations du récepteur
• Mauvaise perception du message,
• Méfiance,
• Absence de feed-back,
• Non disponibilité : préoccupation,
• Impatience, distraction,
• Préjugés
• langue non appropriée
•le récepteur ne sait pas manipuler le canal (un illettré ne sait pas lire un article de journal)
Obstacles liés au canal
• Canal indirect,
• Canal inadapté
• Interférences (coupures d’électricité, équipement en panne)
Obstacles liés au message
• Confus et imprécis,
• Compliqué,
• Inapproprié,
• Mal formulé,
• Trop long ou trop court,
• Message tabou ou délicat.
Le vocabulaire utilisé est trop technique ou pas assez de détail
Niveau feedback ou rétroaction
Le canal choisi par l’émetteur ne permet pas le feedback
L’émetteur n’a pas prévu comment évaluer son message
Le récepteur ne sait pas comment manipuler le canal pour donner du feedback.
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IV. FONDEMENT D’UNE COMMUNICATION EFFICACE
Communiquer de tout son être
• D'abord il y a l'intention, qui doit être claire et qui permet de définir l'objectif de
communication.
• Ensuite, il faut tout mettre au service de cet objectif : La pensée efficace ; l'art de la
rhétorique ; de l’explication ; de l'argumentation (tout en s'assurant de comprendre
son ou ses interlocuteurs - écoute active).
• Son esprit donc, mais aussi son corps : son comportement global, sa gestuelle, son
élocution, le contact visuel que l'on établit avec son interlocuteur ou son auditoire. Il
faut aussi savoir maîtriser son trac et tirer plaisir de cette communication, elle n'en
sera que bien meilleure.
L'intention :
- Nous communiquons avec des intentions : Décrire, Expliquer, Convaincre, Plaire,
Encourager, Persuader, Dénoncer, Conseiller, Mobiliser.
- II est nécessaire que ces intentions soient clairement ressenties et comprises par le
destinataire. Quiconque ne paraît pas engagé, impliqué, intéressé par ce qu'il dit ne
peut espérer intéresser, convaincre ou mobiliser son auditoire. Son message ne
laissera pas de traces, II ne marquera pas la mémoire de son auditeur, il ne le
touchera pas.
- « Le message est un massage » Marshall Mac Luhan.
La pensée efficace :
Le processus efficace pour une pensée tournée vers l'action consiste à passer des
faits aux idées et des idées vers les actes :
V. LES TYPES DE COMMUNICATIONS
5.1. La communication intrapersonnelle
- La communication intrapersonnelle se conçoit comme l'observation de soi-même, le
soi comme une entité, son auto perception.
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- Elle est une forme d’auto-observation, l'auto-observation étant le processus par
lequel une personne cherche à mieux se comprendre ou obtenir de l'information sur
lui-même, sur son propre système de codage-évaluation.
- Elle concerne le dialogue intérieur, les contradictions internes à l'organisme, le
conflit interne et l’autocorrection.
- Elle manque de référence extérieure, d’élément de comparaison, de répondant.
- Elle concerne plus une science comme la psychiatrie que la communication.
5.2. Communication interpersonnelle
• La communication interpersonnelle implique au moins deux (2) personnes qui
échangent des propos ; elle s’applique donc à une communication entre un petit
nombre de personnes dans des situations variées (en face à face ou en cercle
restreint).
• Entre êtres humains, elle est la base de la vie en société.
• La rétroaction est quasi systématique.
5.3 La Communication de groupe / la Communication médiatisée
• La communication de groupe est une communication interpersonnelle qui s’étend à un
nombre plus important de personnes (réunion de travail, cours entre professeur et
étudiants, séance de sensibilisation de paysans…).
• La communication médiatisée est le processus qui permet à un ou plusieurs émetteurs,
ou encore à un émetteur collectif, de diffuser des messages au moyens d’un dispositif
technique (texte imprimé, écran, micro) vers un groupe plus ou moins grand de
personnes.
5.4. La Communication de masse
• La communication de masse est le processus par lequel des communicateurs
professionnels utilisent un support technique pour diffuser des messages, de
manière ample, rapide et continue afin de toucher un large public.
• Elle se caractérise par son professionnalisme, son organisation, l’usage de machines
et d’appareils techniques, un public anonyme, vaste, dispersé, hétérogène…
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• Elle dispose rarement d'une rétroaction, ou alors très lente.
VI. METHODES, TECHNIQUES ET MOYENS EN IEC :
1- Méthodes et techniques
Pour la transmission de l’information (des messages), un certain nombre de techniques
sont généralement utilisées selon que l’on choisit une méthode traditionnelle ou moderne.
Certaines techniques sont plus efficaces que d’autres, mais la chose la plus importante c’est
la capacité de la personne même qui les utilise, car plus la technique utilisée est adéquate et
bien maîtrisée, plus l’information est bien transmise.
Voici quelques techniques généralement utilisées pour communiquer des messages /
informations à d’autres personnes :
Causerie
Chant
Conférence débats
Contes
Counseling
Démonstration
Discussion de groupe
Jeu de rôle
Théâtre et sketch
Projection de film
Réunion
Visite à domicile (VAD)
Etc.
2- LES SUPPORTS DE COMMUNICATION
Le support de communication est l'instrument sur lequel on choisit de fixer le message pour
le transmettre à la population.
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Les supports de communication diffèrent selon les types de communication (de
masse ou interpersonnelle)
3 Les supports utilisés dans la communication de masse :
La bande sonore " la pellicule
La cassette vidéo
La cassette audio
L’affiche
La brochure, le magazine
Les calendriers
Les timbres
Les expositions
Les banderoles
Les gadgets (sacs "allumettes ~ casquettes -Tee shirts)
4 Les supports utilisés dans la communication interpersonnelle
On les appelle aussi médias « de proximité »
La cassette audio
La cassette vidéo
Le tableau
Les jeux
Le diagramme
Le sketch
La pièce de théâtre
Les contes et proverbe
VII : ELABORATION DE PROGRAMME D’EDUCATION
1. DEFINITION
Un programme d’IEC est un ensemble un ensemble de stratégies élaborées pour résoudre
un problème de communication.
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Il Vient en appui aux programmes de développement, en particulier les programmes de
santé, protection, éducation, eau et assainissement.
2. POURQUOI LES INTERVENTIONS DE CCC ÉCHOUENT?
Les interventions en communication pour un changement de comportement échouent
parce que :
• les intervenants manquent de connaissances sur le public cible
• Des promesses irréalistes sont tenues au public ;
• Les objectifs sont fixés ne pas précis et réalisables ;
• il existe des lacunes dans la mise en œuvre
3. Processus de planification
1. Etape1 : analyse de la situation
2. etape2 : conception stratégique
3. etape 3 : élaboration et test
4. Etape 4 : mise en œuvre et suivi
5. etape5 : évaluation et reprogrammation
3.1 ANALYSE DE LA SITUATION
La première étape de toute action consiste à analyser la situation de départ à partir
d’informations précises permettant d’avoir une compréhension profonde du problème
en question. Comprendre le problème c’est :
• Connaître la cible (la segmentation) ;
• Faire la revue des différents programmes existants ;
• Identifier les organisations leaders ;
• Evaluer les capacités de communication de la communauté ;
connaitre les Comportements à risques ou mis en causes ;
Savoir Canaux habituels de communication au sein de la communauté ;
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connaitre les facteurs environnementaux qui sont liés au problème ;
faire diagnostic administratif et politique ;
savoir les Comportements sociaux vis-à-vis de ces canaux
3.1.1 Conception stratégique
Il consiste à prendre des décisions stratégiques à propos des objectifs d’un programme, du
positionnement du programme de communication, du type de média et d’activités qui vont
être choisis, du plan de mise en œuvre et de l’évaluation.
Elle est centrée sur le changement de comportement ou l’activité comportementale en
question l’analyse de la situation ayant permis de :
• Décrire dans les détails le ou les problèmes ;
• Déterminer la gravité et les causes du problème;
• Comprendre les besoins et priorités du public cible pour ce qui est du problème posé;
• Identifier les facteurs pouvant potentiellement inhiber ou favoriser les changements
souhaités;
• Poser le problème en termes de Comportement et aptitude.
Au niveau de la conception stratégique, chaque programme ou projet de
communication repose sur un plan stratégique dont les principales étapes sont :
• Fixer des objectifs de communication;
• Formuler les stratégies de communication du programme;
• Choisir les canaux;
• Formuler un plan de mise en œuvre;
• Formuler un plan de suivi et d’évaluation.
3.2 Fixer des objectifs de communication:
Pour assurer une efficacité de l’action à entreprendre, les objectifs de communication
doivent être Spécifiques, Mesurables, Appropriés, Réalistes et limités dans le Temps
(SMART);
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a) Les objectifs de communication:
Ils Indiquent l’impact escompté des activités de communication sur le problème de
développement, mettent l’accent sur les aspects du problème susceptibles de changer
grâce à la communication et établissent un lien entre les objectifs du programme de
communication et ceux du programme de développement plus large.
Exemple d’objectif de communication :
D’ici 2015, 80% des jeunes de 15 à 24 ans du village de Bandjo utiliseront le
préservatif lors des rapports sexuels occasionnels.
La cible : jeune de 15 à 24 ans.
Le lieu ou le segment : village de Bandjo.
L’action : utiliser un préservatif lors des rapports sexuels occasionnels.
Niveau de changement : 80 %.
Période : D’ici 2015.
3.3 Formuler la stratégie de communication
Une stratégie de communication est l’ensemble des décisions majeures et indépendantes
sur les objectifs à atteindre, les activités, et les moyens à mettre en œuvre pour les réaliser
.Alors que les objectifs précisent les résultats à atteindre auprès de la cible, la stratégies
identifie la trajectoire en apportant des réponses à la question « comment pense - t - on y
arriver ?»
La stratégie organisera donc l’intervention de la communication. il peut s’agir
d’une communication interpersonnelle,
un plaidoyer,
d’une communication de masses ou formation.
a) Déterminer les activités des communication
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Les activités de communication constituent l’ensemble des efforts à accomplir
pour atteindre les objectifs. On utilise une série d’activités regroupées suivant la
nature de l’action à entreprendre telles que :
Activités médiatiques
• Organiser une campagne médiatique ;
• Produire de supports de communication ;
• Diffuser les supports de communication ;
Activités de proximité
Organiser des séances de causeries de groupes ;
Faire des visites à domicile ;
Conduire des séances de counseling
Etc.
Activités de formation
Organiser des sessions de formation des agents de santé sur les techniques de
formation
3.4. LE CHOIX DES CANAUX DE COMMUNICATION
Nous pouvons utiliser plusieurs canaux pour transmettre les messages.
1 CANAL INSTITUTIONEL
Il est Bien structuré, ce canal est utilisé dans l’administration pour faire parvenir le message
du niveau central vers le niveau exécutif et vis versa :
Structures du gouvernement;
Partis politiques;
Système scolaire;
Projets de développement.
ONG;
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2 Le canal médiatique
Il comprend :
– Les médias imprimés (panneau, pagi volte, dépliant, banderole, affiche…)
– Les mas médias (radio, télévision)
– Les médias électroniques (vidéo, cinéma, téléphone, Internet…
3 Le canal socio culturel
Il comprend : le crieur publique, les chants, la danse, le théâtre populaire, les soirées
culturels, les prêches…
3.5. EVALUATION ET REPROGRAMMATION
Elle consiste à Mesurer le degré d’atteinte des objectifs de l’intervention. Elle peut expliquer
pourquoi une intervention est efficace (ou non), y compris les effets de diverses activités sur
les différents publics-cibles.
Une bonne évaluation d’une intervention doit aboutir à une amélioration du programme
avec révision conceptuelle si nécessaire.
L’évaluation sera en général faite par un niveau supérieur. Mais l’agent communautaire
peut lui aussi à son niveau vérifier si au moins il a atteint les objectifs de son intervention.
VIII : Application des techniques d’éducation
I Techniques d’animation
1. JEU DE ROLE :
DEFINITION
C’est une brève présentation au cours de laquelle les acteurs incarnent des
personnages pour faire passer un message à un groupe cible sous forme de
plaisanterie.
UTILITE
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La représentation d’une situation permet aux gens de mieux comprendre les
causes de leurs problèmes et les effets de leur comportement.
Il aide les gens à réexaminer leurs attitudes et leurs valeurs. On apprend sur son
propre comportement à l’occasion d’un jeu de rôle et l’on peut y découvrir comment les
attitudes et les valeurs favorisent la coopération et la solution des problèmes ou au
contraire créent les difficultés.
Objectifs des jeux de rôle
• faire prendre conscience d’un problème donne ;
• Amener à changer de comportement ;
• entrainer à adopter un comportement
MODALITES :
Pour organiser un jeu de rôle il faut :
Un animateur ;
Un message/une situation ;
Un groupe cible et ;
Des acteurs.
INDICATIONS :
La technique de jeu de rôle peut être utilisée chaque fois qu’on veut faire
passer un message ou sensibiliser un groupe ou quand on a à faire passer des
informations qui sont tabous.
ORGANISATION :
Chercher des personnes bien éveillées susceptibles de pouvoir jouer le rôle
des personnages en fonction des messages à transmettre ;
Formuler le message à transmettre en fonction du problème et du groupe
cible ;
Créer la situation qui servira de cadre au message ;
Organiser la mise en scène en distribuant les rôles par acteur ;
Distribuer les cartes rôles ;
Choisir le lieu et l’heure de la présentation ;
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Informer le public concerné ;
Organiser l’accueil des invités (sièges) ;
Accueillir les invités (salutations, bienvenues, présentation mutuelle).
DEROULEMENT :
L’animateur commencera d’abord par informer les participants sur les objectifs de la séance
Ensuite faire le jeu de rôle ;
Après le jeu l’animateur doit poser des questions (cf. Questions à poser après
le jeu de rôle) ;
Enfin terminer par une conclusion sur ce qu’il faut retenir du jeu de rôle, fixer
éventuellement le prochain rendez vous et remercier les participants.
LE ROLE DE L’ANIMATEUR APRES UNE SEANCE DE JEU DE ROLE :
Après une séance de jeu de rôle, l’animateur doit :
Demander à l’assistance ce qu’elle a vu ;
Donner la parole aux participants pour leur faire dire :
- Ce qu’ils ont vu
- Ce qu’ils ressentent
- Ce qu’ils pensent.
Encourager chaque participant à écouter l’autre dans :
- ce qu’il a vu
- ce qu’il ressent ou pense
Permettre à chacun de réaliser :
- qu’il peut s’exprimer
- qu’il ressent plus ou moins la même chose que les autres face à la
même situation
Aider à l’expression des avis et à la discussion
Faciliter l’expression des solutions par chacun et la réflexion commune sur les
solutions retenues
Aider les participants à décider des actions ultérieures à mener :
- qui va expérimenter ?
- où va- t-on réaliser les prochaines actions ?
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- comment entreprendre l’action ?
- quand commencer ?
NB : Le jeux de rôle a généralement lieu en petit groupe et doit durer une vingtaine de
minutes suivis de 20 à 30 mn de discussions.
2. Démonstration
La démonstration est un moyen agréable de partager des connaissances et des aptitudes
avec d’autres personnes.
Elle peut être utilisée pour un enseignement de petits groupes.
Marche à suivre pour organiser une démonstration
Le sujet
Découvrez quelles sont les techniques que la personne ou le groupe a besoin
d’apprendre. Les aptitudes devraient être adaptées aux facultés de la personne et aux
ressources disponibles.
Par exemple, vous pouvez très exactement enseigner à une mère comment utiliser une
Moustiquaire imprégnée (MI).
Le matériel nécessaire
Le matériel doit être facile à obtenir et aussi près possible de la réalité. Lorsque vous
démontrez comment utiliser une MI, servez vous du matériel selon le type d’habitat et la
saison.
Pour la démonstration de nutrition, ne vous servez pas d’aliments et ingrédients qui sont
rares ou chers.
Planification
Assurez vous que tout le matériel a été rassemblé. Choisissez une heure et un lieu pratique
pour tout le monde. Organisez ensuite votre démonstration à partir des cinq étapes
suivantes:
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Sonder
Expliquer
Montrer
Répéter
Mettre en pratique
NB : Il faut souvent plus d’une séance pour que les gens acquièrent un savoir
faire.
3.2. LE COUNSELING OU ENTRETIEN INDIVIDUEL:
DEFINITION
- C’est un processus par lequel une personne est aidée à exprimer ses problèmes, à
identifier des solutions possibles ainsi que les conséquences de sa décision.
« Counseling » pourrait se traduire en français par « donner des conseils »,
(l’infirmière conseille ; la personne prend une décision).
- Le Counseling appelé en d’autres termes conseil ou consultation est un processus de
dialogue entre un conseiller et un malade, un face à face par lequel une personne
peut adhérer volontairement à une thèse, accepter son état socio sanitaire sans
déprime, faire un choix et prendre une décision pour lui et pour sa « famille » en vue
d’un bien être futur.
POURQUOI LE COUNSELING ?
Donner des conseils joue un rôle-clé dans la prestation des services.
La manière dont le personnel sanitaire utilise la technique du Counseling a une très grande
importance sur le dépistage et le respect du traitement.
Les points suivants sont nécessaires pour mener à bien les techniques du Counseling :
Informer
S’assurer que le patient a bien compris tous les faits avantages et inconvénients liés au suivi
ou pas du traitement avant de prendre une décision.
Ecouter
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Quelqu’un qui écoute entend bien ce que le patient essaie vraiment de dire.
Guider
Aider le patient à exprimer ses problèmes, poser des questions, afin qu’il puisse choisir la
meilleure solution pour son traitement.
PRINCIPES :
- laisser au patient le droit de décider ;
- garder le problème du patient confidentiel ;
- dire la vérité ;
- savoir de quoi on parle ;
- reconnaître ses limites dans le Counseling (par exemple en rapport avec des
problèmes spécifiques).
LIGNES DE CONDUITE POUR LE COUNSELING :
- vous vous introduisez : demander au patient ce qu’il désire discuter ;
- obtenir des informations en posant des questions, afin de faciliter le Counseling
(expliquer pourquoi vous prenez des notes) ;
- mettre le patient à l’aise, dans une atmosphère positive ;
- écouter ce que dit le patient. Posez lui des questions appropriées en tenant compte
de son milieu socio économique et culturel ;
- utiliser les périodes de silence d’une manière appropriée(ne pas laisser le silence
s’éterniser) ;
- Il est parfois approprié de parler de soi ; cette méthode permet de mettre le patient à
l’aise.
ETAPES DU COUNSELING : BERCER:
Bienvenue pour accueillir le patient et le mettre à l’aise :
• Consacrer votre attention
• Soyez poli
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• Demandez ce que vous pouvez faire pour eux
• Assurez leur la discrétion
• Expliquer ce qui va se passer durant la visite
• Mener la consultation à l’abri des oreilles indiscrètes.
Entretien pour permettre au patient de s’exprimer ;
• Aider les à parler de leurs besoins, leurs souhaits
• Aider les à exprimer leurs moindre doutes,
• Aider les à poser des questions.
• Expliquez leur les raisons pour lesquelles vous poser toutes ces
questions
Renseignements pour informer le patient;
• Donner toute les informations que le patient doit savoir sur sa
maladie.
Choix pour adopter un plan d’action
• Aider chaque patient à trouver une solution qui correspond à ses
projets, ses besoins et ses références.
• Vérifier s’il y a quelque chose que le patient n’a pas compris, s’il le faut
répéter l’information
• Vérifier s’il a pris une décision.
Explication sur comment prendre les médicaments
• Lui donner le produit
• Expliquer l’utilisation
• Demander lui de répéter les explications
• Lui dire à quel moment le retour pour une visite de contrôle et
l’approvisionnement.
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Retour pour la visite de contrôle
• Demander s’il continue de prendre correctement les médicaments
• Demander s’il n y a pas des effets secondaires suite à la prise des
médicaments
• Demander s’il a des questions à poser
TECHNIQUES DU COUNSELING
L’art de donner des conseils s’acquiert avec la pratique qui inclut
• l’observation,
• la manière d’écouter,
• la manière de questionner et
• La manière d’interpréter les réponses
savoir observer :
Lorsqu’on échange avec quelqu’un sur un problème donné, on peut obtenir beaucoup
d’informations en observant attentivement son apparence physique et son attitude
générale ;
savoir poser des questions
On ne peut aider quelqu’un que si l’atmosphère dans laquelle la discussion se fait est
cordiale, intime et positive. C’est pourquoi les questions à poser doivent permettre d’établir
un rapport de confiance avec l’interlocuteur, d’identifier les problèmes et de lui donner des
chances de partager ses soucis ;
savoir écouter :
Donner toute son attention pour écouter l’interlocuteur afin d’éviter de poser des questions
auxquelles il ne peut répondre que par oui ou non ;
savoir interpréter les réponses :
Se baser sur ses connaissances liées au sujet évoqué pour interpréter les réponses et les
réactions de l’interlocuteur en vue de l’aider à mieux comprendre son problème.
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3. CAUSERIE de groupe :
1 DEFINITION :
Un groupe entier de participants parlent d’un sujet ou d’un problème donné, où les
participants se communiquent réciproquement des opinions et des expériences
personnelles.
2 LES ETAPES D’UNE CAUSERIE DE GROUPE :
La préparation ;
La conduite ;
La révision ;
L’évaluation.
3 PREPARATION :
Une condition essentielle est la maîtrise de son sujet ;
Il est important d’abord de répondre aux six (6) questions de préparation :
Qui est mon public ?
Quels sont mes objectifs ? Qu’est-ce que je désire que le public sache ou sache
faire à la fin de ma séance ?
Où cette séance aura-t-elle lieu et combien de temps durera –t-elle ?
Quelle sorte de méthode d’enseignement vais-je utiliser ?
Quels supports visuels vais-je avoir à ma disposition ?
Comment puis-je mesurer l’efficacité de ma séance ?
4 CONDUITE
Accueillir les participants et introduire le thème :
- mettre les participants à l’aise (installation des bancs d’une manière à
faciliter la communication : disposition en U) ;
- accueillir les participants, les saluer et les installer ; se présenter ;
- Introduire le sujet ;
- Demander l’avis des participants sur le sujet.
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5 Développer le thème :
- Identifiez les problèmes qui se posent dans la communauté en relation avec
le sujet ;
- Recherchez les causes de ces problèmes ;
- Recherchez les solutions possibles ;
- Complétez si nécessaire les informations ;
- Encouragez les participants à écouter la personne qui parle ;
- Faîtes bien à ce que chaque participant prenne la parole ;
- Suivez attentivement la discussion, ne la laissez pas s’écarter du sujet
principal ;
- Autant que possible appuyer la causerie par des supports visuels ou une
démonstration ;
- Donnez la parole au public pour poser des questions ;
- La meilleure des discussions est souvent celle au cours de laquelle l’animateur
ne dit pas grand-chose une fois la discussion entamée ;
- La durée idéale d’une discussion générale est d’environ 10 à 15 mn.
REVISION :
- Revoyez la discussion avec vos participants ;
- Résumez vous - même ou demandez à vos participants de résumer les points
qui auront été mentionnés au cours de la discussion ;
- Etablissez le rapport entre ces points et l’objectif de la discussion ;
- Si vous voulez provoquer un changement d’attitudes chez eux, encouragez-
les à passer à l’action.
EVALUATION :
Un bon éducateur est toujours en train d’évaluer l’efficacité de son travail.
Quels sont les moyens pour évaluer son travail ? En voici quelques uns :
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- Regardez continuellement votre auditoire afin de voir s’il est intéressé, s’il
comprend ;
- Posez des questions (écrites ou orales) à votre auditoire afin de voir si le
message a passé ;
- Demandez à un membre de l’auditoire de reprendre ou de résumer ce qui a
été dit ;
- Voyez si le nombre d’auditeurs à vos causeries augmente régulièrement.
Dans un tel cas, ce serait un indice que vous faîtes un bon travail.
- Voyez si les gens viennent après la causerie pour un suivi, pour une référence
ou pour des renseignements individuels ;
- Posez vous la question suivante : « Est-ce que les auditeurs font ce que je
m’étais fixé comme objectif ? »
- Demandez-vous : « Comment puis-je m’améliorer ? »
- En clôturant votre séance, remerciez les participants de leur contribution et
fixez un prochain rendez vous si possible.
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