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Cours Math 1

Le document présente un cours de calcul différentiel et intégral, enseigné par Christian Djidjoho Akowanou, visant à maîtriser les concepts fondamentaux de l'analyse, des limites, des dérivées et des intégrales. Il aborde également les notions de fonctions, de monotonie, de continuité et de limites, avec des définitions, des exemples et des exercices pratiques. Le contenu est structuré pour soutenir les étudiants dans leur compréhension et application des mathématiques dans le domaine du génie.

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MATHEMATIQUE 1

Calcul différentiel et intégral

Enseignant :
AKOWANOU Christian Djidjoho
Maitre de Conférences des Universités (CAMES)
Enseignant Chercheur
Objectif :
Maîtriser les notions du calcul différentiel et intégral utilisées dans les autres cours de
mathématiques et dans les cours de génie.

Contenu :
• Analyse : Généralités sur les fonctions de ℝ ⟼ ℝ : fonctions exponentielles,
fonctions logarithmiques, fonctions trigonométriques, fonctions trigonométriques
inverses.
• Calcul différentiel : Limites, dérivées des fonctions élémentaires, règles de
dérivations, étude de graphes, etc.
• Calcul intégral : Intégrales indéfinies, méthodes d’intégration, utilisation des tables,
intégrales définies, application au calcul d’aires, de longueurs d’arcs, de volumes,
intégrales impropres, …
• Suites et séries : Développements limités (Taylor, Marc Laurin), évaluation de
fonctions et d’intégrales définies à l’aide de série.
Séances de TD : Composés d’exercices choisis pour illustrer et compléter la théorie
vue au cours.

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 2


Chapitre 1

Généralités sur les fonctions d’une variable réelle

1-Définitions et théorèmes essentiels

Définition 1
Soient 𝐴 et 𝐵 deux sous-ensembles de ℝ. On appelle fonction, toute relation de 𝐴 vers 𝐵
notée 𝑓 telle que, à tout 𝑥 𝜖 𝐴, on associe au plus une image 𝑦 𝜖 𝐵.
L’ensemble A est dit ensemble de départ de 𝑓 et 𝐵 son ensemble d’arrivée. 𝑥 est
appelé antécédent et 𝑦 une image.

Exemple
Considérons la relation 𝑓 : ]1, +∞[ ⟶ ℝ
1
𝑥⟼𝑦=
√𝑥−1

Trouvons l’image par 𝑓 des éléments : 1⁄2, 0, 2, 5

𝑥 𝑦
1/2 Pas d’image
0 Pas d’image
2 1
5 1⁄2

Cette relation est une fonction puisque les conditions de la définition de fonction sont
requises.

Définition 2
Considérons la fonction 𝑓 : 𝐴 ⟶ 𝐵
𝑥 ⟼ 𝑦 = 𝑓(𝑥)
On appelle domaine de définition de 𝑓 que l’on note par exemple 𝐷 l’ensemble définit par

𝐷 = {𝑥𝜖 𝐴: 𝑓(𝑥) 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒}

Exemple
Considérons la fonction 𝑓 : ℝ ⟶ ℝ
1
𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥
Indiquer le domaine de définition de 𝑓

Définition 3

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 3


Considérons la fonction 𝑓 : 𝐴 ⟶ 𝐵
𝑥 ⟼ 𝑦 = 𝑓(𝑥)
On dira que 𝑓 est une application si son domaine de définition (noté D) est confondu à son
ensemble de départ, soit 𝐴 = D𝑓 .

Exemple
Considérons la fonction 𝑔 : ]1, +∞[ ⟶ ℝ
1
𝑥 ⟼ 𝑔(𝑥) =
√𝑥−1
Montrer que 𝑔 est une application

Solution
En effet, ici 𝐴 = ]1, +∞[ l’ensemble de départ, déterminons le domaine de définition 𝐷 de 𝑔
𝐷 = {𝑥𝜖 ]1, +∞[ , 𝑥 − 1 > 0}
Posons 𝑥 − 1 > 0 ⇔ 𝑥 > 1 alors 𝑥𝜖 ]1, +∞[.
Nous constatons donc que 𝐷 = ]1, +∞[ et 𝐴 = 𝐷. Ainsi 𝑔 est une application.

Définition 4
Considérons la fonction 𝑓 définie sur un sous-ensemble 𝐼 ⊂ ℝ, c’est-à-dire 𝐼 est le domaine de
définition de 𝑓 . On dira que 𝑓 est croissante sur 𝐼, si ∀ 𝑥1 𝜖 𝐼, ∀ 𝑥2 𝜖 𝐼 on a 𝑥1 < 𝑥2 ⇒
𝑓(𝑥1 ) ≤ 𝑓(𝑥2 )
𝑦
𝑓(𝑥2 )

𝑦 = 𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥1 )

0 𝑥1 𝑥2 𝑥

Fig : Allure de la courbe d’une fonction croissante

Définition 5
Soit 𝑓 la fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ. On dit que 𝑓 est décroissante sur 𝐼, si
∀ 𝑥1 𝜖 𝐼, ∀ 𝑥2 𝜖 𝐼 on a 𝑥1 < 𝑥2 ⟹ 𝑓(𝑥1 ) ≥ 𝑓(𝑥2 )

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 4


𝑦
𝑓(𝑥1 )

𝑦 = 𝑓(𝑥)

𝑓(𝑥2 )

0 𝑥1 𝑥2 𝑥

Fig : Allure d’une courbe de fonction décroissante

Remarque
− De la définition 4, si on a 𝑥1 < 𝑥2 ⟹ 𝑓(𝑥1 ) < 𝑓(𝑥2 ). On dit que f est strictement
croissante sur 𝐼.
− De la définition 5, si on a 𝑥1 < 𝑥2 ⟹ 𝑓(𝑥1 ) > 𝑓(𝑥2 ). On dit alors que f est
strictement décroissante sur 𝐼.

Définition 6
Si la fonction 𝑓 est croissante ou décroissante sur 𝐼, on dit alors que la fonction 𝑓 est
monotone sur 𝐼.
La fonction 𝑓 est dite strictement monotone sur 𝐼 si elle est soit strictement croissante ou
strictement décroissante.

Remarque
Si une fonction est strictement monotone sur I alors elle est nécessairement monotone
sur 𝐼. Mais en général, la réciproque n’est pas vraie c’est-à-dire une fonction monotone sur un
intervalle 𝐼 n’est pas nécessairement strictement monotone sur 𝐼.

Exemple
Considérons la fonction ℎ définie par :
2𝑥 + 3
ℎ(𝑥) =
𝑥+1
Etudier la monotonie de ℎ sur 𝐼 = ]−∞, −1[

Solution
2𝑥+3 1
Remarquer que ℎ(𝑥) = = 2 + 𝑥+1 et montrer que pour 𝑥1 < 𝑥2 , 𝑓(𝑥1 ) > 𝑓(𝑥2 ); et
𝑥+1

conclure que ℎ est strictement décroissante sur 𝐼

Définition 7
Soit 𝑓 la fonction définie 𝐴 vers 𝐵. On dit que 𝑓 est une bijection si à tout élément 𝑥 de 𝐴 on
associe une et une seule image 𝑦 (𝑦 𝜖 𝐵) et, à tout 𝑦 𝜖 𝐵, on associe un et un seul antécédent
𝑥 𝜖 𝐴 (A est considérée comme étant le domaine de 𝑓)

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 5


Critère
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ et soit 𝑓(𝐼) = {𝑦𝜖ℝ: 𝑦 = 𝑓(𝑥), 𝑥𝜖𝐼}
l’ensemble des images.
Si 𝑓 est continue et strictement monotone sur 𝐼 alors 𝑓 induit une bijection de 𝐼 sur
𝑓(𝐼). De ce fait, 𝑓 admet une réciproque notée 𝑓 −1 qui est une bijection de 𝑓(𝐼) sur 𝐼.

Propriété géométrique
Dans un repère orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) les courbes représentatives de 𝑓 et de sa réciproque 𝑓 −1
sont symétriques par rapport à la première bissectrice d’équation 𝑦 = 𝑥.
𝒞𝑓−1
𝑦
𝑦=𝑥

𝒞𝑓

𝑗⃗

O 𝑖⃗ 𝑥

Définition 8
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ et soit 𝑥0 ∈ ℝ pouvant appartenir à 𝐼.
On appelle limite de la fonction 𝑓 lorsque 𝑥 tend vers 𝑥0 et l’on note 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) ou
𝒙⟶𝒙𝟎

𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) le nombre rée 𝒍 tel que pour des valeurs prises par la variable 𝑥 très proches de 𝑥0 ,
𝒙𝟎

les valeurs 𝑓(𝑥) prises par la fonction sont très voisines du nombre 𝒍 c’est-à-dire

∀𝜀 > 0, ∃ 𝛼 > 0: ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, |𝑥 − 𝑥0 | < 𝛼 ⟹ |𝑓(𝑥) − 𝑙| ≤ 𝜀


⟺ −𝛼 < 𝑥 − 𝑥0 < 𝛼 ⟹ −𝜀 ≤ 𝑓(𝑥) − 𝑙 ≤ 𝜀
⟺ 𝑥0 − 𝛼 < 𝑥 < 𝛼 + 𝑥0 ⟹ 𝑙 − 𝜀 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝜀 + 𝑙

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 6


Remarque

• Dans les applications ou les calculs rencontrés en ingénierie, il est important de savoir
calculer les limites connaissant certaines limites remarquables. Retenons que :

ln 𝑥 𝑥𝛼
lim = 0 (𝛼 > 0) lim = 0 (𝛼 > 0)
𝑥⟶+∞ 𝑥 𝛼 𝑥⟶+∞ 𝑒 𝑥

ln 𝑥
lim > 𝑥 𝛼 ln 𝑥 = 0 (𝛼 > 0) lim =0
𝑥⟶0 𝑥⟶+∞ 𝑒 𝑥

1
1 𝑥
lim(1 + 𝑥)𝑥 = 𝑒 lim (1 + ) = 𝑒
𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥

lim 𝑎 𝑥 = ∞ (𝑎 > 1) lim 𝑎 𝑥 = 0 (0 < 𝑎 < 1)


𝑥→+∞ 𝑥→+∞

ln(1 + 𝑥) 𝑒𝑥 − 1
lim =1 lim =1
𝑥⟶0 𝑥 𝑥⟶0 𝑥
sin 𝑥
lim =1
𝑥⟶0 𝑥

• Il existe aussi plusieurs formes d’indétermination dont voici une liste : 00 , 0 × ∞, 1∞ , ∞0 ,


0 ∞
, , +∞ − ∞
0 ∞

Exercice
Calculez les limites suivantes
1
𝑥
𝑥+1 𝑥 1 𝑥+1
lim 𝑥 , lim ( ) , lim ( )
𝑥⟶0 𝑥→∞ 𝑥 + 5 𝑥→∞ 𝑥 + 1

Définition 9
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ et soit 𝑥0 ∈ 𝐼. On dit que 𝑓 est continue en
𝑥0 si lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 ).
𝑥⟶𝑥0

Si 𝑓 est continue en tout point de 𝐼 alors 𝑓 est continue sur 𝐼


Exemple
Les fonctions :
3
𝑓(𝑥) = √𝑥 3 − 8 est continue sur 𝐼 = ℝ et
4 𝑥+1
𝑔(𝑥) = √𝑥+2 est continue sur 𝐽 = ]−∞, −2[ ⋃[−1, +∞[

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NB
Soit 𝑓 : 𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥) = 𝑛√𝑢(𝑥) avec 𝐷 domaine de 𝑢(𝑥). Soit 𝑘 𝜖 ℕ∗ . Si :
 𝑛 = 2𝑘 on a 𝐷𝑓 = {𝑥 𝜖 𝐷: 𝑢(𝑥) ≥ 0}
 𝑛 = 2𝑘 + 1 on a 𝐷𝑓 = 𝐷
Remarque
Les propriétés des fonctions continues étudiées dans les classes antérieures demeurent
valables. Si 𝒇 est une fonction continue sur 𝑰 et 𝑔 définie et continue sur 𝐽, alors

lim 𝑔[𝑓(𝑥)] = 𝑔 [ lim 𝑓(𝑥)]


𝑥⟶𝑥0 𝑥→𝑥0

Théorème
Si 𝑓 est une fonction continue sur [𝑎, 𝑏]. Si 𝑓(𝑎). 𝑓(𝑏) < 0, alors il existe au moins 𝑐 ∈
]𝑎, 𝑏[ tel que 𝑓(𝑐) = 0.

Exemple
Soit la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 5 − 3𝑥 + 1. Montrons qu’il existe 𝑥0 tel que 𝑓(𝑥0 ) = 0 sur
𝐼 = [0,1]
Solution
𝑓 est continue sur ℝ, par conséquent continue sur 𝐼. 𝑓(0) = 1 𝑒𝑡 𝑓(1) = −1 ;
𝑓(0). 𝑓(1) < 0 , alors il existe 𝑥0 ∈ ]0,1[ / 𝑓(𝑥0 ) = 0.

Prolongement par continuité


Soit 𝑓 une fonction définie sur I sauf peut-être en 𝑥𝑂 . Supposons que lim 𝑓(𝑥) = 𝑙. La
𝑥→𝑥0

nouvelle fonction 𝑓̃ (𝑓 tilde) définie de la manière suivante :


𝑓(𝑥) 𝑠𝑖 𝑥 ∈ 𝐼\{𝑥𝑂 }
𝑓̃(𝑥) = {
𝑙 𝑠𝑖 𝑥 = 𝑥𝑂
coïncide avec 𝑓 sur 𝐼\{𝑥0 } et continue en 𝑥𝑂 𝑓̃ est le prolongement par continuité de 𝑓 en 𝑥0

Exemple
1
Considérons la fonction 𝑓 définie sur ℝ∗ par 𝑓(𝑥) = 𝑥𝑠𝑖𝑛 (𝑥). 𝑓 admet-elle un prolongement
par continuité en 0 ?
Solution
Comme pour tout 𝑥 ∈ ℝ∗ on a |𝑓 (𝑥)| ≤ |𝑥|, on en déduit que 𝑓 tend vers 0 en 0. Elle est donc
prolongeable par continuité en 0 et son prolongement est la fonction ˜𝑓 définie sur ℝ pour tout entier
par :
1
𝑓̃(𝑥) = {𝑥𝑠𝑖𝑛 (𝑥) 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
0 𝑠𝑖 𝑥 = 0

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Définition 10
Soit un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ et soit 𝑥0 ∈ 𝐼. Soit 𝑓 : 𝐼 → ℝ. On appelle nombre dérivé de 𝑓 en 𝑥0
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥0)
et l’on note 𝑓′(𝑥0 ) la limite : lim si elle existe.
𝑥→𝑥0 𝑥−𝑥0
On appelle nombre dérivé à gauche de 𝑥0 de 𝑓 que l’on note 𝑓′(𝑥0 −), la limite si elle
existe du rapport :
𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0)
lim− = 𝑓′(𝑥0 −)
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0
De même, on appelle nombre dérivé à droite de 𝑥0 de 𝑓 que l’on note 𝑓′(𝑥0 +), la limite
si elle existe du rapport :
𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0)
lim+ = 𝑓′(𝑥0 +)
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0
Théorème
La fonction 𝑓 est dérivable en 𝑥0 ∈ 𝐼 si et seulement si elle admet des nombres dérivés à
gauche et à droite qui sont égaux : 𝑓 ′ (𝑥0 −) = 𝑓′(𝑥0 +).

Si 𝑓 admet de nombre dérivé en tout point de 𝐼, alors on dit qu’elle est dérivable sur 𝐼,
et la fonction 𝑓′(𝑥) est dite dérivée première de 𝑓.

Théorème
Soit une fonction définie et dérivable sur 𝐼, alors les propositions suivantes sont vérifiées :
− Si 𝑓’(𝑥) ≥ 0, ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, alors 𝑓 est croissante sur 𝐼
− Si 𝑓’(𝑥) ≤ 0, ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, alors 𝑓 est décroissante sur 𝐼
− Si 𝑓’(𝑥) > 0, alors 𝑓 est strictement croissante sur 𝐼
− Si 𝑓’(𝑥) < 0, alors 𝑓 est strictement décroissante sur 𝐼

Rappel
Pour deux fonctions 𝑓 et 𝑔 définies sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ, on a :
 (𝑓 + 𝑔)′ = 𝑓 ′ + 𝑔′
 (𝑓𝑔)′ = 𝑓 ′ 𝑔 + 𝑔′𝑓
𝑓 ′ 𝑓 ′ 𝑔−𝑔′𝑓
 (𝑔 ) = , 𝑔(𝑥) ≠ 0 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼
𝑔2

 (𝑓 𝑛 )′ = 𝑛𝑓 ′ 𝑓 𝑛−1

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EXERCICES

Exercice 1
Soit 𝑎 ∈ ℝ, et 𝑓 la fonction définie sur ℝ+ par
0 𝑠𝑖 𝑥 = 0
𝑓(𝑥) = { 𝑎
𝑥 ln 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 0

Discuter suivant le paramètre 𝑎 la continuité de 𝑓 sur ℝ+

Exercice 2
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par
(1−𝑥 ) 2
𝑓(𝑥) = { 𝑥𝑒2 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 1
𝑎𝑥 ln(𝑥 + 1) + 𝑏𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 1
Déterminer a et b pour que 𝑓 soit dérivable en 𝑥0 = 1

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Chapitre 2

Différentielle d’une fonction numérique


d’une variable réelle

Dans tout ce chapitre les fonctions considérées sont des fonctions numériques de variable
réelle.

1-Définition
Soit 𝑓 une fonction dérivable en un point 𝑥0 . On a :

𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 )
lim = 𝑓′(𝑥0 )
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0

Il existe alors un intervalle 𝐼 contenant 𝑥0 et une fonction 𝜑 définie sur 𝐼 tels que :

𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥𝑜)
∀𝑥 𝜖 (𝐼 − {𝑥0 }), = 𝑓 ′ (𝑥𝑜) + 𝜑(𝑥) avec lim 𝜑(𝑥) = 0
𝑥−𝑥0 𝑥→𝑥0
d’où :
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )[𝑓 ′ (𝑥𝑜) + 𝜑(𝑥)] .

En posant ℎ = 𝑥 − 𝑥0 on a :

𝑓(𝑥0 + ℎ) = 𝑓(𝑥0 ) + ℎ[𝑓 ′ (𝑥𝑜) + 𝜑(𝑥0 + ℎ)] .

Posons 𝜑(𝑥0 + ℎ) = 𝜀(ℎ);

lim 𝜑(𝑥) = 0 ⇒ lim 𝜑(𝑥0 + ℎ) = lim 𝜀(ℎ) = 0;


𝑥→𝑥𝑜 ℎ→0 ℎ→0

on en déduit que :
𝒇(𝒙𝟎 + 𝒉) = 𝒇(𝒙𝟎 ) + 𝒉𝒇′ (𝒙𝟎 ) + 𝒉 𝜺(𝒉) (𝟏)

avec 𝐥𝐢𝐦 𝜺(𝒉) = 𝟎


𝒉→𝟎

La quantité ℎ 𝑓’(𝑥0 ) est appelée la différentielle de 𝑓 au point 𝑥0 . De façon plus précise on a


la définition suivante :

Définition :
Si une fonction 𝑓 est dérivable en un point 𝑥0 , on appelle différentielle de 𝑓 en 𝑥0
l’application linéaire ℎ ⟼ 𝑓’(𝑥0 ) ℎ. C’est pourquoi on dit que 𝑓 est différentiable en 𝑥0 si
elle est dérivable en ce point.

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Notation :
Le nombre 𝒉 = 𝒙 − 𝒙𝟎 est l’accroissement de la variable lorsqu’on passe de 𝑥0 à 𝑥.
Dans la pratique, ℎ est noté 𝒅𝒙 et est appelé la différentielle de 𝑥. La différentielle de 𝑓 en 𝑥0
est alors 𝒇’(𝒙𝟎 )𝒅𝒙 et on note : 𝒅𝒇 = 𝒇’(𝒙𝟎 )𝒅𝒙
Si on pose 𝑦 = 𝑓(𝑥), on écrit 𝑑𝑦 = 𝑓 ′ (𝑥0 )𝑑𝑥. Plus généralement, en tout point 𝑥 où 𝑓
est dérivable on a : 𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥)𝑑𝑥 ; 𝑑𝑓 et 𝑑𝑦 sont respectivement les différentielles de 𝑓 et 𝑦.

Exemple :
Calculer les différentielles des fonctions 𝑓 et 𝑔 telles que :
𝑓(𝑥) = tan 𝑥 , 𝑔(𝑥) = 𝑥 3 𝑒 −4𝑥
Solution
𝑑𝑓 = (1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝑥)𝑑𝑥 et 𝑑𝑔 = (3𝑥 2 𝑒 −4𝑥 – 4𝑥 3 𝑒 −4𝑥 )𝑑𝑥
= 𝑥 2 𝑒 −4𝑥 (3– 4𝑥)𝑑𝑥
Remarque
La différentielle d’une fonction dérivable sur un intervalle 𝐼 est nulle sur 𝐼 si et seulement si,
cette fonction est constante sur 𝐼.

II- Différentielle d’une somme, d’un produit, d’un quotient de fonctions


Soient deux fonctions 𝑢 et 𝑣 différentiables ; on a les propriétés suivantes :
𝒅(𝒖 + 𝒗) = 𝒅𝒖 + 𝒅𝒗
𝒅(𝒖𝒗) = 𝒗𝒅𝒖 + 𝒖𝒅𝒗
𝒖 𝒗𝒅𝒖 − 𝒖𝒅𝒗
𝒅( ) =
𝒗 𝒗𝟐
Applications
a) Si 𝒖𝟏 , 𝒖𝟐 , …, 𝒖𝒏 sont des fonctions différentiables en un point 𝑥0 , on a en ce point :
𝒅(𝒖𝟏 + 𝒖𝟐 + … + 𝒖𝒏 ) = 𝒅𝒖𝟏 + 𝒅𝒖𝟐 + … + 𝒅𝒖𝒏 .

b) Soit 𝒖 une fonction différentiable et 𝛼 un nombre réel tel que 𝒖𝜶 est différentiable. On
a:
𝒅(𝒖𝜶 ) = 𝜶 𝒖𝜶−𝟏 𝒅𝒖

III-Application de la différentielle au calcul approché.


1. Formule d’approximation
Soit 𝑓 une fonction différentiable en un point 𝑥0 ; la formule (1) du (I-) s’écrit :
𝑓(𝑥0 + ℎ) = 𝑓(𝑥0 ) + ℎ𝑓 ′ (𝑥0 ) + ℎ 𝜀(ℎ) , avec lim 𝜀(ℎ) = 0
ℎ→0

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 12


𝑓(𝑥0 + ℎ) − 𝑓(𝑥0 ) = ℎ𝑓 ′ (𝑥0 ) + ℎ 𝜀(ℎ)

Or ℎ𝑓 ′ (𝑥0 ) = 𝑑𝑓 𝑒𝑡 𝑓(𝑥0 + ℎ) − 𝑓(𝑥0 ) = ∆𝑓 .


∆𝑓 est l’accroissement de la fonction 𝑓 lorsque la variable varie de 𝑥0 à 𝑥0 + ℎ. On a donc :
∆𝑓 = 𝑑𝑓 + ℎ𝜀(ℎ) avec lim 𝜀(ℎ) = 0
ℎ→0

Si |ℎ| est assez petit, le terme ℎ 𝜀(ℎ) est négligeable devant 𝑑𝑓. On peut alors écrire : △ 𝑓 ≃
𝑑𝑓 d’où :
𝒇(𝒙𝟎 + 𝒉) ≃ 𝒇(𝒙𝟎 ) + 𝒅𝒇 (𝟐)

La formule (2) permet de calculer une valeur approchée de 𝑓(𝑥0 + ℎ) si on peut calculer
facilement 𝑓(𝑥0 ) et 𝑑𝑓.

Exemple
𝑥2
Soit 𝑓 la fonction telle que 𝑓(𝑥) = +𝑥
4

Calculer la valeur exacte de 𝑓(1,986) en conservant tous les chiffres affichés par la
calculatrice. En prenant 𝑥0 = 2. Calculer les nombres :
∆𝑓−𝑑𝑓
|∆𝑓 − 𝑑𝑓| et | 𝑓(1,986) | ; ce dernier nombre permet d’évaluer l’erreur relative commise

lorsqu’on assimile △ 𝑓 à 𝑑𝑓.

Solution

a) 𝑓(1,986) = 2,972049
b) En prenant 𝑥0 = 2 on a ℎ = 1,986 – 2 = − 0,014
△ 𝑓 = 𝑓(1,986) − 𝑓(2) = −0,027951
∆𝑓−𝑑𝑓
𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥𝑜)ℎ = −0,028 ; |∆𝑓 − 𝑑𝑓| = 0,000049 alors |𝑓(1,986)| ≃ 0,000017

Remarque
Dans de nombreux problèmes, la différentielle sert à calculer l’accroissement de
certaines grandeurs. Par exemple, la différentielle de 𝑠𝑖𝑛 𝑥 est 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑑𝑥. Alors si un angle de
mesure 𝛽 radians subit un accroissement △ 𝛽 assez petit, alors son sinus subit une variation 𝑟
telle que :
𝑟 ≃ 𝑑(sin β) = cos β dβ .

On écrira : 𝑟 ≃ cos β.△ β

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EXERCICES

Exercice 1
Calculer la différentielle de chacune des fonctions :
2𝑥+1 2
𝑓1 (𝑥) = √ 3−𝑥 ; 𝑓2 (𝑥) = ln |3−5𝑥| ; 𝑓3 (𝑥) = 𝑠𝑖𝑛3 (6𝑥)

Exercice 2
A l’aide d’une différentielle, trouver une valeur approchée avec trois décimales de chacun
des nombres X1 et X2 :
𝑋1 = (2,004)5 – 3(2,004)3 + 5(2,004)2 – 10
𝑋2 = 7(0,992)4 + (0,992)3 – 12(0,992)2 + 9(0,992)
Exercice 3
Une machine gonfle un ballon de façon continue pendant un laps de temps 𝑇. A un instant
𝑡1 < 𝑇 où le diamètre du ballon est de 24𝑐𝑚, la vitesse de croissance du rayon est 1𝑐𝑚 par
seconde. Quelle est la vitesse de croissance du volume du ballon à l’instant 𝑡1 ?

Exercice 4
Un circuit électrique est composé d’un générateur de f.é.m. 𝐸 = 80 Volts et d’une résistance
extérieure 𝑅 = 50 𝑂ℎ𝑚𝑠 ; la résistance intérieure du générateur est 𝜌 = 8 ℎ𝑚𝑠. Si 𝑅 subit un
accroissement △ 𝑅 = 20 𝑜ℎ𝑚𝑠 , calculer les valeurs approchées des variations suivantes :
𝑎) △ 𝐼 du courant dans le circuit ;
𝑏) △ 𝑉 de la d. d. p aux bornes de R ;
𝑐) △ 𝑃 de la puissance électrique dans R;

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Chapitre 3

Formules de Taylor et de Maclaurin

Nous évoquerons les théorèmes sans démonstration. Les fonctions considérées sont des
fonctions de ℝ vers ℝ.

1. Rappels
Théorème
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle ouvert 𝐼 ⊂ ℝ. Si 𝑓 est dérivable et admet
d’extremum sur 𝐼, alors 𝑓 ′ (𝑥) = 0.

Définitions
 Soit un intervalle 𝐼 de ℝ et soit 𝑥0 ∈ 𝐼. On appelle voisinage de 𝑥0 , un intervalle
ouvert contenant 𝑥0 et 𝑉𝑥0 ⊂ 𝐼:

𝑉𝑥0 = {𝑥𝜖 𝐼 , |𝑥 − 𝑥0 | < 𝜀 }


𝜀 très petit. 𝑥0

𝑥0 − 𝜀 𝑥0 + 𝜀

 Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ. 𝑓 admet un minimum en 𝑥0 ∈ 𝐼 si


∀ 𝑥 ∈ 𝑉𝑥0 tel que 𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑥0 ). Dans ce cas, 𝑓(𝑥0 ) est le minimum de 𝑓.

 Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ. 𝑓 admet un maximum en 𝑥0 ∈ 𝐼 si


∀ 𝑥 ∈ 𝑉𝑥0 tel que 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑥0 ). Dans ce cas, 𝑓(𝑥0 ) est le maximum de 𝑓.

Condition d’existence de l’extremum d’une fonction


Soit 𝑓 une fonction dérivable sur 𝐼. La condition 𝑓 ′ (𝑥) = 0 est la condition nécessaire
d’existence de l’extremum de 𝑓. Soit 𝑥0 le point qui réalise cet extremum. La condition est
suffisante lorsque:
− 𝑓 ′′ (𝑥0 ) > 0, dans le cas où 𝑓 admet un minimum 𝑓(𝑥0 )
− 𝑓 ′′ (𝑥0 ) < 0, dans le cas où 𝑓 admet un maximum 𝑓(𝑥0 )
− 𝑓 ′′ (𝑥0 ) = 0, alors on étudie le signe de 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 ).
Ainsi pour 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 ) ≥ 0, 𝑓 admet un minimum 𝑓(𝑥0 ) et si 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 ) ≤ 0, 𝑓 admet
un maximum 𝑓(𝑥0 ).

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2. Théorème des accroissements finis (théorème de Lagrange)
Enoncé :
Soit 𝑓 une fonction définie et continue sur [𝑎, 𝑏] ⊂ ℝ, et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[. Alors il existe
un point 𝑐 є ]𝑎 , 𝑏[ tel que
𝑓(𝑏) = 𝑓(𝑎) + (𝑏 − 𝑎)𝑓 ′ (𝑐) (𝟏)

La formule (1) est la formule des accroissements finis.


Autre façon d’écrire la formule :
c ]a, b[  a  c  b
 0c−a b−a
c−a
0 1
b−a
c−a
En posant =  et b − a = h on a ; 0    1, b = a + h et c = a +  h .
b−a
La formule (1) peut alors s’écrire :
𝒇(𝒂 + 𝒉) = 𝒇(𝒂) + 𝒉𝒇′ (𝒂 + 𝜽𝒉) (𝟐)

On se sert de ce théorème pour établir la formule de Taylor.

3. Théorème de Rolle
Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎, 𝑏] ⊂ ℝ et vérifiant les conditions suivantes :
− 𝑓 continue sur [𝑎, 𝑏]
− 𝑓 dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ et
− 𝑓(𝑎) = 𝑓(𝑏)
Alors il existe un point 𝑐 є ]𝑎, 𝑏[ tel que 𝑓 ′ (𝑐) = 0

4. Formule de Taylor
4.1. Théorème
Soit 𝑓 une fonction continue sur un segment [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏, admettant des dérivées
𝑓 ′ , … , 𝑓 (𝑛) continues également sur [a, b] et telle que 𝑓 (𝑛) soit dérivable sur ]𝑎, 𝑏[. Alors il
existe un point 𝑐 є ]𝑎, 𝑏[ tel que :

𝑓 ′ (𝑎) 𝑓 ′′ (𝑎) 2
𝑓 (𝑛) (𝑎)
𝑓(𝑏) = 𝑓(𝑎) + (𝑏 − 𝑎) + (𝑏 − 𝑎) + ⋯ + (𝑏 − 𝑎)𝑛
1! 2! (𝑛)!
𝑓 (𝑛+1) (𝑐)
+ (𝑏 − 𝑎)𝑛+1 (𝟑)
(𝑛 + 1)!

La formule (3) est la formule de Taylor, le dernier terme est le reste de la formule.

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4.2. Développement d’une fonction par la formule de Taylor

Soit 𝑓 une fonction continue, ainsi que ses dérivées 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , … , 𝑓 (𝑛+1) sur un intervalle 𝐼. Soit 𝑥𝑜
un point donné de I. Alors pour tout 𝑥 є 𝐼 on a :

𝑓 ′ (𝑥𝑜 ) 𝑓 ′′ (𝑥𝑜 ) 𝑓 (𝑛) (𝑥𝑜 )


𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 )2 + ⋯ + (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛
1! 2! (𝑛)!
𝑓 (𝑛+1) (𝑥𝑜 + 𝜃(𝑥 − 𝑥𝑜 ))
+ (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛+1 , 0<𝜃<1 (𝟒)
(𝑛 + 1)!

La formule (4) est appelée le développement de la fonction 𝑓 à l’ordre n au voisinage de 𝑥𝑜 .


Le dernier terme est le reste du développement.

Exemple :
Ecrire le développement à l’ordre 4 au voisinage de 𝑥𝑜 = 1 de la fonction 𝑓(𝑥) = ln 𝑥

Résolution
1
𝐷𝑓 =]0, +∞[ et puisque 𝑓 ′ (𝑥) = 𝑥, la fonction est dérivable à tout ordre sur 𝐷𝑓 . Donc 𝑓

peut être développée à l’ordre 4 au voisinage de 1.

1 1
𝑓 ′ (𝑥) = 𝑥 , 𝑓 ′ (1) = 1 𝑓 ′′ (𝑥) = − 𝑥 2 ⇒ 𝑓 ′′ (1) = −1
2 6 4!
𝑓 (3) (𝑥) = 𝑥 3 , 𝑓 (3) (1) = 2 𝑓 (4) (𝑥) = − 𝑥 4 ; 𝑓 (5) (𝑥) = 𝑥 5

Le développement s’écrit :
(𝒙 − 𝟏)𝟐 (𝒙 − 𝟏)𝟑 (𝒙 − 𝟏)𝟒 (𝒙 − 𝟏)𝟓
𝐥𝐧 𝒙 = (𝒙 − 𝟏) − + − + , 0<𝜃<1
𝟐 𝟑 𝟒 𝟓[𝟏 + 𝜽(𝒙 − 𝟏)]𝟓

5. La formule de Maclaurin.
Si 𝑥0 = 0 la formule (4) devient la formule de Maclaurin :
𝒇′ (𝟎) 𝒇′′ (𝟎) 𝟐 𝒇(𝒏) (𝟎) 𝒏 𝒇(𝒏+𝟏) (𝜽𝒙)
𝒇(𝒙) = 𝒇(𝟎) + 𝒙+ 𝒙 +⋯+ 𝒙 + (𝒙)𝒏+𝟏 (𝟓)
𝟏! 𝟐! (𝒏)! (𝒏 + 𝟏)!
avec 0 < 𝜃 < 1

Exemple :
Soit 𝑔(𝑥) = 𝑒 𝑥
∀ 𝑥 𝜖 ℝ , ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (𝑥) = 𝑒 𝑥 . On déduit que ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (0) = 1. Ainsi le
développement de 𝑔(𝑥) par la formule de Maclaurin à l’ordre 𝑛 s’écrit:

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𝒙𝟐 𝒙𝒏 𝒆Ѳ
𝒆𝒙 = 𝟏 + 𝒙 + +⋯+ + 𝒙𝒏+𝟏 , 𝑎𝑣𝑒𝑐 0 < Ѳ < 1
𝟐! 𝒏! (𝒏 +)!

6. Développements limités
1. Activité :
Développons la fonction 𝑙𝑛𝑥 à l’ordre n au voisinage de 𝑥0 = 1 par la formule de Taylor.
Pour les dérivées successives de 𝑙𝑛x ; posons 𝑙𝑛𝑥 = 𝜑(𝑥)
1 1
𝜑(1) = 0; 𝜑 ′ (𝑥) = ; 𝜑 ′′ (𝑥) = − 2 ;
𝑥 𝑥
(−1)𝑛−1 (𝑛 − 1)! (−1)𝑛 𝑛!
𝜑 (𝑛) (𝑥) = ; 𝜑 (𝑛+1) (𝑥)
= ;
𝑥𝑛 𝑥 𝑛+1
On a donc
𝜑 ′ (1) = 1; 𝜑 ′′ (1) = −1; 𝜑 (3) (1) = 2!; … ;

𝜑 (𝑛) (1) = (−1)𝑛−1 (𝑛 − 1)!

𝜑 (𝑛+1) [𝑥0 + Ѳ(𝑥 − 𝑥0 )] = 𝜑 (𝑛+1) [1 + Ѳ(𝑥 − 1)]


(−1)𝑛 𝑛!
=
[1 + Ѳ(𝑥 − 1)]𝑛+1

(𝑛−1)! 1
Sachant que = 𝑛 pour tout 𝑛 𝜖 ℕ∗ le développement de 𝑙𝑛𝑥 au voisinage de 1 s’écrit :
𝑛!

(𝑥 − 1)2 (𝑥 − 1)3 (−1)𝑛−1 (𝑥 − 1)𝑛


ln 𝑥 = (𝑥 − 1) − + + ⋯+
2 3 𝑛
(−1)𝑛 (𝑥 − 1)𝑛+1
+ 𝑛+1 , 0<𝜃<1
(𝑛 + 1) [(1 + 𝜃(𝑥 − 1)) ]

Le reste du développement est

(𝑥 − 1)𝑛+1 (−1)𝑛 (𝑥 − 1)
𝑅𝑛 = (−1)𝑛 𝑛+1 = (𝑥 − 1) 𝑛
𝑛+1
(𝑛 + 1) [(1 + 𝜃(𝑥 − 1)) ] (𝑛 + 1)(1 + 𝜃(𝑥 − 1))

(−1)𝑛 (𝑥 − 1)
lim 𝑛+1 =0
𝑥→1 (𝑛 + 1) [(1 + 𝜃(𝑥 − 1)) ]

car
𝑛+1
lim (1 + 𝜃(𝑥 − 1)) =1
𝑥→1

On peut donc écrire :


𝑅𝑛 = (𝑥 − 1)𝑛 𝜀(𝑥) avec lim 𝜀(𝑥) = 0
𝑥→1

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d’où
(𝑥 − 1)2 (𝑥 − 1)3 (−1)𝑛−1 (𝑥 − 1)𝑛
ln 𝑥 = (𝑥 − 1) − + + ⋯+ + (𝑥 − 1)𝑛 𝜀(𝑥)
2 3 𝑛
avec lim 𝜀(𝑥) = 0.
𝑥→𝑥0

En écrivant 𝑙𝑛𝑥 sous cette forme on dit qu’on a écrit un développement limité de la fonction
ln à l’ordre 𝑛. D’une façon plus générale on a la définition suivante.

2. Définition
Une fonction 𝑓 admet un développement limité à l’ordre 𝑛 au voisinage d’un nombre réel 𝑥0
s’il existe (𝑛 + 1) nombres réels 𝑎𝑜 , 𝑎1 , …, 𝑎𝑛 et une fonction 𝜀 définie dans un intervalle
ouvert contenant 𝑥0 tels qu’au voisinage de𝑥0 on ait :

𝑓(𝑥) = 𝑎𝑜 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛 + [(𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛 ]𝜀(𝑥) (𝟔)

avec lim 𝜀(𝑥) = 0


𝑥→1

3. Remarque
Dans (6) l’expression (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 𝜀(𝑥) = 𝛼(𝑥) est souvent désignée par O[(𝑥-𝑥0)n], ce qui se
lit ‘‘ petit zéro de (𝑥-𝑥0)n ’’ ; o comme dans ‘‘mot’’, doit être considéré comme une fonction
et c’est pourquoi on n’écrit pas o(𝑥-𝑥0 )n; ce n’est pas un produit.
La notation 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ] désigne une expression 𝛼(𝑥) telle que pour 𝑥 ≠ 𝑥0 on ait :
𝛼(𝑥)
lim =0
𝑥→𝑥0 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛

𝛼(𝑥)
on a ici (𝑥−𝑥 𝑛
= 𝜀(𝑥)
0)

Avec cette notation le développement limité s’écrit :


𝒇(𝒙) = 𝒂𝟎 + 𝒂𝟏 (𝒙 − 𝒙𝟎 ) + ⋯ + 𝒂𝒏 (𝒙 − 𝒙𝟎 )𝒏 + 𝒐[(𝒙 − 𝒙𝟎 )𝒏 ]

Nous admettrons la propriété suivante :

Propriété :
Si la fonction 𝑓 admet au voisinage de 𝑥0 des dérivées jusqu’à l’ordre 𝑛 −1 continues et
admet une dérivée d’ordre 𝑛 au point 𝑥0 , alors elle admet un développement limité d’ordre 𝑛
au voisinage de 𝑥0 donné par

𝑓 ′ (𝑥𝑜 ) 𝑓 (𝑛) (𝑥𝑜 )


𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + ⋯ + (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛 ] (𝟕)
1! (𝑛)!
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7. Application au calcul approché
Soit 𝑓 une fonction admettant en 𝑥0 un développement limité d’ordre 𝑛 :

𝑓(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ]

Si 𝑥 est assez voisin de 𝑥0 , c’est-à-dire si |𝑥 − 𝑥0 | es assez petit on peut écrire :


𝑓(𝑥) ≈ 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛

Par cette formule on approche la fonction 𝑓 par la fonction polynôme 𝑃 définie par :

𝑃(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛

L’erreur commise est alors (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 𝜀(𝑥) et on peut déterminer une incertitude sur
l’approximation en utilisant la formule de Taylor.

Quelques exemples

A) Soit 𝑓 la fonction définie par 𝑓(𝑥) = (1 + 𝑥)𝛼 où 𝛼 est un nombre réel donné. Quel
que soit 𝛼, l’intervalle ] − 1, +∞[ est inclus dans 𝐷𝑓 et 𝑓 est dérivable sur ] − 1, +∞[. On
peut donc effectuer le développement limité de 𝑓 à l’ordre 1 au voisinage du nombre zéro.
𝑓(0) = 1 , ∀ 𝑥 є] − 1, +∞ [, 𝑓 ′ (𝑥) = 𝛼(1 + 𝑥)𝛼−1 donc 𝑓 ′ (0) = 𝛼
Développement limité :
𝑓(𝑥) = 𝑓(0) + 𝑓 ′ (0)𝑥 + 𝑜(𝑥) = 1 + 𝛼𝑥 + 𝑜(𝑥)
Pour |𝑥| assez petit on a (une approximation du 1er ordre) :

(𝟏 + 𝒙)𝜶 ≈ 𝟏 + 𝜶𝒙

L’erreur commise est sensiblement égale à


𝑓′′(0) 2 𝛼(𝛼 − 1) 2
𝑥 = 𝑥
2 2
Cette quantité est le 3e terme du développement limité de 𝑓 à l’ordre 2 au voisinage de 0.
1 1
Pour 𝛼 ∈ {2, −2, −1, 2 , − 2} on a le tableau suivant :

𝛼 𝑓(𝑥) Valeur approchée Incertitude


2 (1 + 𝑥)2 1 + 2𝑥 𝑥2
-2 1 1 − 2𝑥 3𝑥 2
(1 + 𝑥)2
-1 1 1−𝑥 𝑥2
(1 + 𝑥)

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1 𝑥 𝑥2
√1 + 𝑥 1+
2 2 8
1 1 𝑥 3𝑥 2
-2 1−
√1 + 𝑥 2 8

B) Fonctions trigonométriques

Il s’agit de valeurs approchées pour |𝑥| petit


𝑠𝑖𝑛𝑥 ≈ 𝑥 (au 1er ou 2e ordre)
𝑥3
𝑠𝑖𝑛𝑥 ≈ 𝑥 − (au 3e ordre)
6

𝑥2
𝑐𝑜𝑠𝑥 ≈ 1 −
2
𝑡𝑎𝑛𝑥 ≈ 𝑥

Remarque générale

• Pour 𝑛 fixé, l’approximation est d’autant meilleure que |𝑥 − 𝑥0 | est plus petit.
• Pour 𝑥 donné, l’approximation est d’autant meilleure que 𝑛 est plus grand

Formulaire de quelques développements limités usuels

Fonction Développement limité

1
1 + 𝑥 + 𝑥 2 + ⋯ + 𝑥 𝑛 + 𝑜 (𝑥 𝑛 )
1−𝑥
𝑥3 𝑥5 𝑥 2𝑝+1
sin 𝑥 𝑥− + + ⋯ + (−1)𝑝 + 𝑜 (𝑥 2𝑝+2 )
3! 5! (2𝑝 + 1)!
𝑥2 𝑥4 𝑥 2𝑝
cos 𝑥 1− + + ⋯ + (−1)𝑝 + 𝑜 (𝑥 2𝑝+1 )
2! 4! (2𝑝)!

𝑥 𝑥2 𝑥𝑛
e x 1+ + + ⋯+ + 𝑜 (𝑥 𝑛 )
1! 2! 𝑛!
𝑥2 𝑥3 𝑥𝑛
𝑙𝑛(1 + 𝑥) 𝑥− + + ⋯ + (−1)𝑛−1 + 𝑜 (𝑥 𝑛 )
2 3 𝑛!
𝑚(𝑚 − 1) 2 𝑚(𝑚 − 1) ⋯ (𝑚 − 𝑃 + 1) 𝑃
(1 + 𝑥)𝑚 𝑚 ∈ ℝ 1 + 𝑚𝑥 + 𝑥 + ⋯+ 𝑥 + 𝑜 (𝑥 𝑃 )
2! 𝑝!
𝑥3 𝑥5 𝑥 2𝑝+1
𝑠ℎ𝑥 𝑥+ + + ⋯+ + 𝑜 (𝑥 2𝑝+2 )
3! 5! (2𝑝 + 1)!
𝑥2 𝑥4 𝑥 2𝑝
𝑐ℎ𝑥 1+ + + ⋯+ + 𝑜 (𝑥 2𝑝+1 )
2! 4! (2𝑝)!

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𝑥3 2 5
𝑡𝑎𝑛𝑥 𝑥+ + 𝑥 + 𝑜 (𝑥 6 )
3 15
𝑥3 2 5
𝑡ℎ𝑥 𝑥− + 𝑥 + 𝑜 (𝑥 6 )
3 15
𝑥3 3 𝑥5 1 ∙ 3 ⋯ (2𝑛 − 1) 𝑥 2𝑛+1
𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑥 𝑥+ + + ⋯+ 𝑜 (𝑥 2𝑛+2 )
6 8 5 2 ∙ 4 ⋯ 2𝑛 2𝑛 + 1
𝑥3 𝑥5 𝑥 2𝑛+1
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑥 𝑥− + − ⋯ + (−1)𝑛−1 𝑜 (𝑥 2𝑛+2 )
3 5 2𝑛 + 1
𝑥3 3 𝑥5 1 ∙ 3 ⋯ (2𝑛 − 1) 𝑥 2𝑛+1
𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ𝑥 𝑥− + − ⋯ + (−1)𝑛 𝑜 (𝑥 2𝑛+2 )
6 8 5 2 ∙ 4 ⋯ 2𝑛 2𝑛 + 1
𝑥3 𝑥5 𝑥 2𝑛+1
𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 𝑥+ + + ⋯+ 𝑜 (𝑥 2𝑛+2 )
3 5 2𝑛 + 1

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EXERCICES

Exercice 1
1. Ecrire le développement limité d’ordre 3 au voisinage de -1 de la fonction
𝑥 ⟼ 2𝑥 5 − 4𝑥 3 + 𝑥 2 + 7𝑥
2. En utilisant un développement limité d’ordre 1 au voisinage de 𝑥0 = 1, calculer une
valeur approchée à trois décimales du nombre 𝑋 :
𝑋 = 8(0,995)5 + 3(0,995)4 − 4(0,995)3 − (0,995)2 + 11

Exercice 2
Ecrire les développements limités au voisinage de 0 des fonctions suivantes :

3
𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛3𝑥 à l’ordre 5 ; 𝑥 ⟼ √1 + 𝑥 à l’ordre 4 ;

1
𝑥 ⟼ √1 + 𝑒 𝑥 à l’ordre 3 ; 𝑥 ⟼ (𝑥+1)(𝑥−2) à l’ordre 3.

Exercice 3
1. Ecrire les développements limités d’ordre 𝑛 au voisinage de 0 des fonctions

1
𝑥 ⟼ 1+𝑥 , 𝑥 ⟼ ln (1 + 𝑥)

2. Ecrire le développement limité d’ordre 4 au voisinage de 0 des fonctions :


1+𝑥 𝑠𝑖𝑛 𝑥
𝑥 ⟼ 2+𝑥 ; √cos 𝑥 ; 𝑡𝑎𝑛𝑥 ; 𝑙𝑛 ( )
𝑥

Exercice 4
En utilisant la formule de Mac Laurin à l’ordre 3, trouver une valeur approchée de sin(𝜋⁄9)
et évaluer l’erreur d’approximation (prendre 𝜋 2 = 10)

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Chapitre 4

Réciproque d’une fonction continue


strictement monotone sur un intervalle

1. Introduction
Soit 𝑓 une fonction définie, continue et strictement monotone sur un intervalle
𝐼 de ℝ. Nous supposerons que 𝐼 est l’ensemble de définition de 𝑓 ou que 𝑓 est la
restriction à 𝐼 d’une fonction qui est définie sur un ensemble contenant 𝐼. Alors
l’ensemble 𝐽 = 𝑓(𝐼) est un intervalle. Le lecteur sait que dans les conditions
énoncées, la fonction 𝑓 est une bijection de 𝐼 sur 𝐽 et admet une réciproque qui
est une application bijective de 𝐽 sur 𝐼. Cette dernière est notée 𝑓 −1 .

𝑓 𝑓−1
𝐼 → 𝐽 et 𝐼 ← 𝐽

On sait également que 𝑓 −1 est continue sur 𝐽 strictement monotone et variant


dans le même sens que 𝑓.

2. Exemple
Soit 𝑓 la fonction définie de ]0, +∞[ vers ] − ∞, +∞[ définie par :

1
𝑓(𝑥) = − 𝑒𝑥
𝑥
1) Etudier les variations de 𝑓 et démontrer que 𝑓 est une bijection de
]0, +∞[ sur un intervalle 𝐽 à préciser.
2) Décrire sommairement les variations de 𝑓 −1 .

Solution
1
1) La fonction 𝑥 ⟼ est définie et continue sur IR*, donc sur ]0, +∞[ ; la
𝑥

fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 est définie et continue sur IR, donc sur ]0, +∞[. On en
déduit que 𝑓 est définie et continue sur IR*+

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lim 𝑓(𝑥) = +∞, lim 𝑓(𝑥) = −∞
𝑥→0> 𝑥→+∞

Dérivée et tableau de variation


1
• 𝑓 est dérivable sur ℝ∗+ et on a : ∀ 𝑥 є ℝ∗+ 𝑓’(𝑥) = − − 𝑒𝑥
𝑥2

• ∀ 𝑥 є ℝ∗+ 𝑓’(𝑥) < 0 ; donc 𝑓 est strictement décroissante.


𝑓 est continue et strictement monotone et l’image de ℝ∗+ est ℝ. Donc 𝑓
est une bijection de ℝ∗+ sur ℝ. Elle admet donc une réciproque 𝑓 −1 .
• 𝑓 −1 est une bijection de ℝ sur ℝ∗+ et elle décroit strictement de ]0, +∞[.
(sans prendre la valeur 0) lorsque 𝑥 croit de] − ∞, +∞[

3. Dérivée de la réciproque d’une fonction


𝐼 et 𝐽 sont des intervalles et 𝑓 est une bijection de 𝐼 sur 𝐽.
𝑓 𝑓−1
𝐼 → 𝐽 et 𝐼 ← 𝐽

Soit 𝑥 𝑜 є 𝐼 tel que 𝑓 est dérivable en 𝑥𝑜 et 𝑓’(𝑥0 ) ≠ 0. Posons


𝑦0 = 𝑓 (𝑥0 ). Alors 𝑓 −1 est dérivable en 𝑦0 et on a :

𝟏
(𝒇−𝟏 )′ (𝒚𝒐 ) = (𝟏)
𝒇′(𝒙𝒐 )
Puisque 𝑥0 = 𝑓 −1 (𝑦0 ). on peut écrire :
𝟏 𝟏
(𝒇−𝟏 )′ (𝒚𝒐 ) = = (𝟐)
𝒇′ [𝒇−𝟏 (𝒚𝒐 )] (𝒇′ 𝒐𝒇−𝟏 )(𝒚𝒐 )

Il importe de connaitre les deux formules (1) et (2).

Exemple :
1
Soit la fonction 𝑓 : ]0, +∞[→ 𝐼𝑅 telle que 𝑓(𝑥) = − 𝑒 𝑥 .On sait que 𝑓 est
𝑥
−1
bijective. Calculer (𝑓 )’(1 − 𝑒) s’il existe.

Solution
La fonction 𝑓 est dérivable sur ℝ∗+ et 𝑓’(𝑥) ≠ 0 pour tout 𝑥 є ℝ∗+ . On en
déduit que 𝑓 −1 est dérivable en tout point de ℝ (son ensemble de définition) ;
donc (𝑓 -1)’(1-e) existe. En outre on constate que 𝑓(1) = (1 − 𝑒) d’où

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1 −1
(𝑓 −1 )′ (1 − 𝑒) = =
𝑓′(1) 1 + 𝑒

Remarque :
La formule (1) que nous avons utilisée ici permet de calculer (𝑓 −1 )’(𝑦0 ) sans
avoir déterminé l’expression de (𝑓 −1 )’(𝑦) pour tout 𝑦 de 𝐽.

4. Dérivée de la composée de deux fonctions


Il a été établi en classe Terminale le théorème suivant :
Théorème
Soient 𝑢 et 𝑓 deux fonctions telles que 𝑓𝑜𝑢 soit définie sur un intervalle
contenant un réel 𝑥𝑜 . Si 𝑢 est dérivable en 𝑥𝑜 et 𝑓 dérivable en 𝑦0 = 𝑢 (𝑥0 ),
alors la fonction 𝑓𝑜𝑢 est dérivable en 𝑥𝑜 et l’on a :

(𝒇𝒐𝒖)’ (𝒙𝒐 ) = 𝒖’(𝒙𝒐 ). 𝒇’[𝒖(𝒙𝒐 )]


Exemple 1 :
Soit 𝑔 la fonction de ℝ vers ℝ définie par 𝑔(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛3𝑥. On a
⫪ ⫪ 𝑘⫪
𝐷𝑔 = {𝑥 є ℝ / 3𝑥 ≠ + 𝑘 ⫪, 𝑘 є 𝕫} = ℝ ∖ { + , 𝑘є 𝑍}
2 6 3
La fonction 𝑥 ⟼ 3𝑥 est dérivable sur ℝ et la fonction 𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛(𝑥) dérivable

en tout point où 𝑥 ≠ + 𝑘 ⫪. Donc 𝑔 est dérivable sur 𝐷𝑔.
2

En posant 𝑢(𝑥) = 3𝑥 et 𝑓(𝑥) = 𝑡𝑎𝑛𝑥 on a 𝒈 = 𝒇𝒐𝒖.


1
𝑓’(𝑥) = 1 + 𝑡𝑎𝑛²𝑥 = ,
𝑐𝑜𝑠 2 𝑥

d’où :
3
∀ 𝑥 є 𝐷𝑔, 𝑔’(𝑥) = 𝑢’(𝑥). 𝑓′[𝑢(𝑥)] = 3(1 + 𝑡𝑎𝑛²3𝑥) =
𝑐𝑜𝑠 2 (3𝑥)

Exemple 2
Soit 𝜑 la fonction définie par :
𝜑(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (𝑙𝑛𝑥)
Préciser les domaines de définition et de dérivabilité de 𝜑 et calculer 𝜑’(𝑥).

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Solution
La fonction cosinus a pour ensemble de définition ℝ, donc 𝜑 (𝑥) existe en tout
point où 𝑙𝑛(𝑥) existe. D’où 𝐷𝜑 = ℝ∗+ .
La fonction 𝑙𝑛 est dérivable sur 𝐷𝜑 et la fonction cosinus dérivable sur IR ; donc
𝜑 est dérivable sur 𝐷𝜑 .
∀ 𝑥 є 𝐷𝜑 , 𝜑’(𝑥) = [𝑙𝑛(𝑥)]′[cos(𝑙𝑛𝑥)]′
1 1
= [−𝑠𝑖𝑛 (𝑙𝑛𝑥)] = − 𝑠𝑖𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑥 𝑥

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EXERCICES

Exercice 1
Soit 𝑓 la fonction définie par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 + 𝑒 𝑥
1. Démontrer que 𝑓 est une bijection de ℝ sur ℝ.
2. Démontrer que 𝑓 −1 est dérivable sur ℝ et calculer (𝑓 −1 )’(1)

Exercice 2
1. Pour chacune des fonctions suivantes, préciser son ensemble de définition, son
ensemble de dérivabilité et calculer sa dérivée :

𝑓 : 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑔: 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛 (𝑡𝑎𝑛(𝑥))
ℎ: 𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛 (𝑐𝑜𝑠(𝑥))

2. Préciser l’ensemble de définition de la fonction 𝑥 ⟼ √𝑠𝑖𝑛 𝑥 − 1


Exercice 3
On considère la fonction
𝑓 : ] 0, ⫪ [→ ℝ
𝑐𝑜𝑠 𝑥
𝑥 ⟼
𝑠𝑖𝑛 𝑥
1. Démontrer que 𝑓 est une bijection.
2. On désigne par 𝜑 la réciproque de 𝑓.

Calculer 𝜑’(0) et 𝜑’(−√3)

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Chapitre 5

Fonctions réciproques
des fonctions circulaires

Les fonctions circulaires ne sont pas bijectives sur leurs domaines de définition ; mais
en les restreignant à des intervalles convenables, on obtient des bijections dont les réciproques
sont appelées par abus de langage les réciproques des fonctions circulaires.

1. Fonction Arcsinus
2.1 Définition
Considérons la fonction
𝜋 𝜋
𝑢 : [− , ] → [−1 , 1]
2 2
𝑡 ↦ 𝑠𝑖𝑛 𝑡
Cette fonction est continue, dérivable et strictement croissante. Son tableau de variation est le
suivant :
𝜋 𝜋
𝑡 −2 2
𝑢’(𝑡) 0 + 0
𝑢 (𝑡) -1 1

𝜋 𝜋
Ce tableau montre que 𝑢 est une bijection de [− ; ] sur [−1 ; 1]. Sa réciproque 𝑢−1 est la
2 2

fonction 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠.
L’ensemble de définition de cette fonction est [−1 ; 1] et l’ensemble des valeurs est
𝜋 𝜋
[− ; 2 ]. En outre elle est continue sur [−1 ; 1]. Par définition on a :
2

−𝝅 𝝅
∀𝒕 ∈ [ , ] , ∀ 𝒙 ∈ [−𝟏 ; 𝟏], 𝒔𝒊𝒏 𝒕 = 𝒙 ⟺ 𝒕 = 𝑨𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏 𝒙
𝟐 𝟐

On pourra comparer l’énoncé encadré au suivant :


∀ 𝑡 ∈ ℝ∗+ , ∀ 𝑥 ∈ ℝ , 𝑙𝑛 𝑡 = 𝑥 ⟺ 𝑡 = 𝑒 𝑥 = [𝑙𝑛−1 (𝑥)]

Quelques valeurs de la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠


1 𝜋 √2 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 0 = 0 ; 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 = ; 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛( − ) = −
2 6 2 4

1.2. Fonction dérivée


−𝜋 𝜋
La fonction 𝑢 est dérivable sur [ , 2 ] et on a :
2

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𝜋 𝜋
𝑢’(𝑡) = 0 ⟺ 𝑡 ∈ {− , }
2 2
𝜋 𝜋
Puisque 𝑢 (− 2 ) = −1 et 𝑢 ( 2 ) = 1, la fonction 𝑢−1 admet ] − 1 ; 1[ comme domaine

de dérivabilité.
Si 𝑥 est un point quelconque de ] − 1 ; 1[ et 𝑡 son antécédent par 𝑢 on a 𝑥 = 𝑠𝑖𝑛 𝑡 et
1 1 𝜋 𝜋
( 𝑢−1 )′ = = (𝑡 ∈ ]− , [)
𝑢’(𝑡) 𝑐𝑜𝑠 𝑡 2 2
Or cos2 t + sin2 t = 1 ⟺ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 = 1 – 𝑥 2
𝜋 𝜋
𝑡 ∈ ]− ; [ ⟹ 𝑐𝑜𝑠 𝑡 > 0, 𝑑’𝑜ù 𝑐𝑜𝑠 𝑡 = √1 – 𝑥 2
2 2
Il vient alors que :
𝟏
∀𝒙 ∈ ] − 𝟏 ; 𝟏[ , 𝑨𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏′(𝒙) =
√𝟏 – 𝒙𝟐

3. Fonction Arc cosinus


2.1. Définition
Considérons la fonction
𝑣 : [0 , 𝜋 ] → [−1 , 1]
𝑡 ↦ 𝑐𝑜𝑠 𝑡
𝑣 est continue, dérivable et strictement décroissante. Son tableau de variation est le suivant :

𝑡 0 𝜋
𝑣’(𝑡) 0 - 0
𝑣 (𝑡) 1 −1

Ce tableau montre que 𝑣 est une bijection de [0 , 𝜋 ] sur [−1 ; 1]. Son application réciproque
est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, notée 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 ou 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠.
Son ensemble de définition est [−1 ; 1] et l’ensemble des valeurs est [0 ; 𝜋 ]. En outre elle est
continue sur [−1 ; 1].
Par définition on a l’équivalence :

∀ 𝒕 ∈ [0 ; π ], ∀ 𝒙 ∈ [−𝟏 ; 𝟏], 𝐜𝐨𝐬 𝒕 = 𝒙 ⟺ 𝒕 = 𝑨𝒓𝒄 𝐜𝐨𝐬 𝒙

Quelques valeurs de la fonction Arcosinus


𝜋 1 2𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 0 = ; 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 (− ) = ; 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 1 = 0
2 2 3

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2.2. Fonction dérivée
En raisonnant comme au I on voit que l’ensemble de dérivabilité de la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠
est ] − 1 ; 1[ et que

−𝟏
∀𝒙 ∈ ] − 𝟏 ; 𝟏[ , 𝑨𝒓𝒄𝒐𝒔′(𝒙) =
√𝟏 – 𝒙𝟐

3. Fonction Arctangente
3.1. Définition
Nous considérons la fonction
𝜋 𝜋
𝜔 : ]− , [→ℝ
2 2
𝛼 ↦ tan 𝛼
Puisque les fonctions sinus et cosinus sont continues et dérivables sur IR et que cos 𝛼 ≠ 0 sur
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
]− , 2 [, la fonction 𝜔 est continue et dérivable sur ]− , 2 [.
2 2

Limites
lim (𝑠𝑖𝑛 𝛼) = −1
𝛼⟶> (−𝜋 ⁄2)

⟹ lim 𝜔(𝛼 ) = −∞
lim (𝑐𝑜𝑠 𝛼) = 0 𝛼⟶> −𝜋⁄2
𝛼⟶> (−𝜋⁄2)
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 }

lim (𝑠𝑖𝑛 𝛼) = +1
𝛼⟶< (𝜋⁄2)

⟹ lim 𝜔(𝛼 ) = +∞
lim (𝑐𝑜𝑠 𝛼) = 0 𝛼⟶< (𝜋⁄2)
𝛼⟶< (𝜋⁄2)
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 }

Dérivée :
𝜋 𝜋
∀ 𝛼 ∈ ]− , [, 𝜔′(𝛼 ) = 1 + 𝑡𝑎𝑛 2 𝛼
2 2
Donc 𝜔 est strictement croissante, son tableau de variation est le suivant :

−𝜋⁄ +𝜋⁄
𝛼 2 2

𝜔′(𝛼 ) +
𝜔 (𝛼 ) +∞
-∞

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Ce tableau montre que 𝜔 est une bijection. Sa réciproque 𝜔−1 est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 ;
𝜋 𝜋
son ensemble de définition est ℝ et son ensemble image est ]− , 2 [. En outre la fonction est
2
continue sur ℝ.
Par définition on a :
𝝅 𝝅
∀ 𝜶 ∈ ]− , [, ∀ 𝒙 ∈ ℝ, 𝐭𝐚𝐧 𝛂 = 𝒙 ⟺ 𝜶 = 𝑨𝒓𝒄𝒕𝒂𝒏 𝒙
𝟐 𝟐

Quelques valeurs de cette fonction


𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 0 = 0 ; 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 1 = ; 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (− √3) = −
4 3

3.2. Dérivée
𝜋 𝜋
La fonction 𝜔 est dérivable sur ]− , 2 [ et sa dérivée ne s’annule en aucun point. Donc 𝜔−1
2
est dérivable en tout point de ℝ.
−𝜋 𝜋
Soit 𝑥 un nombre réel quelconque et 𝛼 l’unique point de ] 2 , 2 [ tel que 𝑥 = 𝑡𝑎𝑛𝛼.
On a :
1 1 1
(𝜔−1 )′ (𝑥) = = =
𝜔 ′ (α) 1 + 𝑡𝑎𝑛 α 1 + 𝑥 2
2

La fonction dérivée de la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 est donc définie par :

𝟏
∀ 𝒙 ∈ ℝ, 𝑨𝒓𝒄𝒕𝒂𝒏′ (𝒙) =
𝟏+𝒙𝟐

Remarque :
− Les fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 et 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 sont impaires.
− Il importe de retenir l’ensemble de définition et l’ensemble des valeurs de chacune des
fonctions découvertes dans ce chapitre.
−𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 : [−1 ; 1] ⟶ [ ; ]
2 2
𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 : [−1 ; 1] ⟶ [𝑜 ; 𝜋]
−𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 : ℝ ⟶ ] ; [
2 2
Ainsi, il est faux d’écrire : 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛0 = 𝜋 .

4. Application des notions étudiées au calcul intégral


4.1. Conséquences immédiates des paragraphes 1, 2 et 3
a) Sur tout intervalle de ] − 1 ; 1[ on a :

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𝑑𝑥
∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥 + 𝑐
√1 − 𝑥 2
= −𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 𝑥 + 𝑘

b) Sur tout intervalle de ℝ on a :


𝑑𝑥
∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥 + 𝑐
1 + 𝑥2

1
4.2. Primitives sur IR de la fonction 𝑥 ↦ 𝑥 2 +𝑎2 ; a 𝜖 ℝ∗

En posant 𝑥 = 𝑎𝑡 on a : 𝑑𝑥 = 𝑎𝑑𝑡 , d’où :


𝑑𝑥 1 𝑑𝑡 1
∫ = ∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑡 + 𝑐
𝑥 2 + 𝑎2 𝑎 𝑡 2 + 1 𝑎
1 𝑥
= 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐
𝑎 𝑎
1
4.3. Primitives sur ] − 𝒂 ; 𝒂[ de la fonction 𝑥 ↦ √𝑎2 , 𝑎>0
−𝑥 2

En posant 𝑥 = 𝑎𝑡 on a :
𝑑𝑥 𝑎𝑑𝑡
∫ =∫
√𝑎2 − 𝑥 2 𝑎√1 − 𝑡 2
𝑑𝑡
=∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑡 + 𝑐
√1 − 𝑡 2
𝑥
= 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 + 𝑐
𝑎
5. Exercices résolus
A) Calculer les intégrales suivantes :
1 2√3
𝑑𝑥 √3 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫02 √1−𝑥 2 ; 𝐼2 = ∫1 ; 𝐼3 = ∫−23
1+𝑥 2 𝑥 2 +4

Solution
1⁄ 1 𝜋
𝐼1 = [𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥]𝑂 2 = Arcsin – Arcsin 0 =
2 6
𝜋 𝜋 𝜋
𝐼2 = [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥]1√3 = Arctan√3 – Arctan 1 = − =
3 4 12
1 𝑥 2√3⁄3 1 √3 1 𝜋 𝜋 5𝜋
𝐼3 = 2 [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 2]−2 = 2 [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 − 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(−1)] = 2 ( 6 + 4 ) =
3 24

B) Déterminer les primitives des fonctions suivantes :

6 1 1
𝑓1 ↦ 𝑥 2 +9 ; 𝑓2 ↦ 4𝑥 2+1 ; 𝑓3 ↦ √9−4𝑥 2

Solution : Dans chaque cas, c’est une constante arbitraire.

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6 𝑥
∫ 𝑓1 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝑑𝑥 = 2 Arctan + 𝐶
𝑥2 +9 3

1 𝑑𝑥 1
∫ 𝑓2 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 2𝑥 + 𝑐
4 𝑥2 + 1 2
4

1 𝑑𝑥 1 2𝑥
∫ 𝑓3 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 +𝑐
2 2 2 3
√(3) − 𝑥 2
2
Remarque : Noter la lettre A utilisée pour toutes ces fonctions.

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Exercices
Exercice 1
Dresser le tableau de variation et construire la courbe représentative de chacune des
fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, et 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒.

Exercice 2
Soit 𝑢 une fonction numérique donnée. En se référant attentivement au cours, déterminer les
domaines de définition et de dérivabilité de chacune des fonctions :
1. 𝑥 ↦ 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 𝑢(𝑥)
2. 𝑥 ↦ 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑢(𝑥).
Calculer ensuite les dérivées de ces fonctions.
Exercice 3
Soit le nombre réel définie par :
𝛼 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛6 − 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛2
Calculer tan 𝛼
Exercice 4
Soit 𝑓 la fonction de ℝ vers ℝ définie par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑥.
a) Etudier les variations de 𝑓.
b) Démontrer que la courbe représentative de 𝑓 admet au voisinage de +∞ une
asymptote oblique que l’on précisera.
Exercice 5
Considérons la fonction définie par
𝑥 1
𝑓(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛
1 + 𝑥2 𝑥
1. Trouver le domaine de définition de 𝑓 et calculer les limites aux bornes du domaine
2. Déterminer la dérivée première de 𝑓
Exercice 6
Considérons la fonction
1 1 − 𝑥2
𝑔: ⟼ 𝑔(𝑥) = 𝑥 − 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 + 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠
𝑥 1 + 𝑥2
1. Indiquer le domaine de définition de 𝑔 et calculer les limites aux bornes du domaine
2. Après avoir déterminé le domaine de dérivabilité de 𝑔, écrire la dérivée première de g.

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Chapitre 6

Fonctions Hyperboliques et leurs Réciproques

1. Fonction cosinus hyperbolique


1.1. Activité
Soit 𝑓1 la fonction définie sur ℝ par :
𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥
𝑓1 (𝑥) =
2
a) Etudier les variations de 𝑓1.
b) Soit 𝑔1 la restriction de 𝑓1 à [0, +∞[. Démontrer que 𝑔1 est une bijection de [0, +∞[
à [1, +∞[.

1.2 Définitions
La fonction 𝑓1 est la fonction cosinus hyperbolique. Elle est notée 𝑐ℎ ; donc on a :
1
∀ 𝑥 є ℝ, 𝑐ℎ𝑥 = (𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 )
2
La réciproque de la fonction 𝑔1 est la fonction Argument cosinus hyperbolique, notée 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ.
Elle a pour ensemble de définition [1, +∞[ et l’ensemble de ses valeurs est [0, +∞[.
Argch: [1, +∞[ ⟶ [0, +∞[
𝑥 ⟼ 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑥

1.3 Expression de Argch𝒙 à l’aide de la fonction ln.

On pose 𝑦 = 𝑐ℎ𝑥 avec 𝑥 є [0, +∞[ et 𝑦 є [1, +∞[.

𝑦 = 𝑐ℎ𝑥 ⟺ 𝑥 = 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑦 = 𝑔1−1 (𝑦)


1
𝑦 = 2 (𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 ) ⟺ 𝑒 2𝑥 − 2𝑦𝑒 𝑥 + 1 = 0 (1)

En posant 𝑒 𝑥 = 𝑡 , l’équation (1) équivaut à :


𝑡 2 − 2𝑦𝑡 + 1 = 0 (2)
{
𝑡 = 𝑒𝑥
Le discriminant réduit de l’équation (2) est ∆′ = 𝑦 2 − 1.
𝑦 ≥ 1 ⟺ 𝑦2 − 1 ≥ 0
L’équation (2) admet alors deux racines réelles distinctes strictement positives :

𝑡1 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ; 𝑡2 = 𝑦 − √𝑦 2 − 1

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Une et une seule de ces racines définit la fonction 𝑔1−1 . On constate que :
1
lim 𝑡2 = lim =0
𝑦→+∞ 𝑦→+∞ 𝑦 + √𝑦 2 − 1

On devrait avoir lim 𝑡2 = +∞ puisque les fonctions 𝑔1 et 𝑔1−1 sont strictement croissantes
𝑦→+∞

sur [0, +∞[ et [1, +∞[ respectivement, et réciproques l’une de l’autre. On en déduit que
𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑦 est donné par la relation

𝑒 𝑥 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 , d’où 𝑥 = ln( 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ) = Argch𝑦

Conclusion

∀ 𝑥 є [1, +∞[ , 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑥 = 𝑙𝑛 ( 𝑥 + √𝑥 2 − 1 )

1.4. Dérivée :
La dérivée de la fonction ch s’annule seulement pour 𝑥 = 0. Donc la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ a pour
domaine de dérivabilité ]1; +∞[ et on a :

1
∀ 𝑥 є ]1; +∞[ , 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ’(𝑥) =
√𝑥 2 −1

2. Fonction sinus hyperbolique.


2.1. Introduction
1
Soit 𝑓2 la fonction définie sur R par : 𝑓2 (𝑥)= 2 (𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 )

Etudier les variations de 𝑓2 et prouver que 𝑓2 est une bijection de ℝ sur ℝ.

2.2. Définitions
La fonction 𝑓2 est la fonction sinus hyperbolique. Elle est notée 𝑠ℎ. On a donc :
1 𝑥
∀ 𝑥 є ℝ , 𝑠ℎ𝑥 = (𝑒 − 𝑒 −𝑥 )
2
La réciproque de la fonction 𝑓2 est la fonction Argument sinus hyperbolique, notée 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ.
Elle est une bijection de ℝ sur ℝ

2.3. Relations entre les fonctions 𝒄𝒉 et 𝒔𝒉

∀ 𝑥 є ℝ, 𝑐ℎ’ (𝑥) = 𝑠ℎ𝑥 et 𝑠ℎ’ (𝑥) = 𝑐ℎ𝑥


∀ 𝑥 є ℝ, 𝑐ℎ2 𝑥 − 𝑠ℎ2 𝑥 = 1

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2.4. Expression de 𝑨𝒓𝒈𝒔𝒉𝒙 à l’aide de la fonction 𝒍𝒏

Posons 𝑦 = 𝑠ℎ𝑥 avec 𝑥 є ℝ , 𝑦 є ℝ.


y = sh𝑥 ⟺ 𝑥 = 𝑠ℎ−1 (𝑦) = 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ𝑦
𝑐ℎ2 𝑥 − 𝑠ℎ2 𝑥 = 1 ⟺ 𝑐ℎ2 𝑥 = 1 + 𝑠ℎ2 𝑥 = 1 + 𝑦 2 ,

d’où 𝑐ℎ𝑥 = √𝑦 2 + 1 car ch𝑥 > 0. On a en outre : 𝑐ℎ𝑥 + sh𝑥 = 𝑒 𝑥 , alors

ch𝑥 = 𝑒 𝑥 − sh𝑥 = 𝑒 𝑥 − 𝑦 = √𝑦 2 + 1 , d’où 𝑒 𝑥 = 𝑦 + √𝑦 2 + 1.

On en déduit que 𝑥 = 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ𝑦 = ln (𝑦 + √𝑦 2 + 1)

Conclusion

∀ 𝒙 є ℝ , 𝑨𝒓𝒈𝒔𝒉𝒙 = 𝐥𝐧 (𝒙 + √𝒙𝟐 + 𝟏)

2.5. Dérivée
La dérivée de la fonction sh ne s’annule en aucun point. Donc la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ est
dérivable sur ℝ et

𝟏
∀ 𝒙 є ℝ , 𝑨𝒓𝒈𝒔𝒉′ (𝒙) =
√𝒙𝟐 +𝟏

3. Fonction tangente hyperbolique


3.1. Introduction.
Soit 𝑓3 la fonction définie de ℝ vers]−1,1 [ telle que :
𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥
𝑓3 (𝑥) = 𝑥
𝑒 + 𝑒 −𝑥
Etudier les variations de 𝑓3 et prouver que 𝑓3 est une bijection de ℝ sur ]−1,1 [ .

3.2. Définitions
La fonction 𝑓3 est la fonction tangente hyperbolique. Elle est notée th ; donc on a ∀ 𝑥 є ℝ
𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 sh𝑥
𝑡ℎ𝑥 = 𝑥 =
𝑒 + 𝑒 −𝑥 ch𝑥
On a aussi :
1
∀ 𝑥 є ℝ , 𝑡ℎ’(𝑥) = = 1 − 𝑡ℎ2 𝑥
𝑐ℎ2 𝑥

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La réciproque de la fonction 𝑓3 est la fonction Argument tangente hyperbolique, notée Argth.
Elle est une bijection de ]−1,1 [ sur ℝ.

Expression de Argth𝒙 à l’aide de la fonction ln.


Posons 𝑦 = 𝑡ℎ𝑥 avec є ℝ, 𝑦 є ]−1,1 [.
𝑦 = 𝑡ℎ𝑥 ⟺ 𝑥 = 𝑡ℎ−1 (𝑦) = 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑦

𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 𝑒 2𝑥 − 1
𝑦 = 𝑡ℎ𝑥 = =
𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 𝑒 2𝑥 + 1
d’où
𝑦 + 1 = (1 − 𝑦) 𝑒 2𝑥
1+𝑦
∀ 𝑦 є ]−1,1 [, 1 − 𝑦 ≠ 0, d’où 𝑒 2𝑥 = 1−𝑦 , on en déduit :

1 1+𝑦
𝑥= 𝑙𝑛 = 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑦
2 1−𝑦
d’où
1 1+𝑥
∀ 𝑥 є ]−1,1 [ , 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 = 2 𝑙𝑛 1−𝑥

Remarque importante
A trois reprises il a été rappelé dans ce chapitre la définition de la réciproque d’une
fonction, et comment déterminer cette réciproque si cela est possible.

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EXERCICES

Exercice 1
Dresser les tableaux de variations des fonctions 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑥 , 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ𝑥 , 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥.

Exercice 2
Calculer la dérivée de la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 :
1 1+x
1. à l’aide de la formule Argthx = 2 ln 1−x

2. en se servant de la formule donnant la dérivée de la réciproque d’une fonction.

Exercice 3
Soit la fonction
𝑔(𝑥) = Argcoth 𝑥

6. Déterminer le domaine de définition de 𝑔 et calculer les limites aux bornes


7. Etudier la dérivabilité et les variations de 𝑔
8. Définir la fonction 𝑔, sa dérivée et son expression à l’aide de la fonction 𝑙𝑛

Exercice 4
Démontrer que pour tout nombre réel 𝑎 :

𝑐ℎ2𝑎 = 𝑐ℎ2 𝑎 − 𝑠ℎ2 𝑎 ; 𝑠ℎ2𝑎 = 2𝑐ℎ𝑎 𝑠ℎ𝑎


Exercice 5
1. Calculer la dérivée de la fonction 𝑥 ⟼ 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ2𝑥
2. Calculer les intégrales suivantes :

2 𝑑𝑥 0 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫0 √2𝑥 2 +1
; 𝐼2 = ∫−2 √𝑥 2
+4

𝑥
3. Déterminer les primitives de la fonction 𝑥 ⟼ √𝑥 2
+2𝑥+2

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Chapitre 7

Primitives de fonctions usuelles

Les primitives de certaines fonctions sont connues du lecteur. Certaines autres sont
données ici, compte tenu des nouvelles fonctions étudiées (Arcsinus, Arctangente, …). Le
tableau ci-dessous doit être su. Dans ce tableau la fonction 𝑓 est considérée dans un intervalle
où elle est continue. 𝑐 est une constante réelle arbitraire.

1. Tableau de primitives

𝑓(𝑥) 𝑃𝑟𝑖𝑚𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒𝑠 𝐹 𝑑𝑒 𝑓
(1)
𝑥 𝑟 , 𝑟 ≠ −1 𝑥 𝑟+1
𝐹(𝑥) = +𝑐
𝑟+1
1
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln|𝑥| + 𝑐
𝑥

1
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = 2√𝑥 + 𝑐
√𝑥
(2) 1
𝑓(𝑥) = 𝑢′ (𝑥)[𝑢(𝑥)]𝑟 , 𝑟 ≠ −1 𝐹(𝑥) = [𝑢(𝑥)]𝑟+1 + 𝑐
𝑟+1
𝑢′(𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln|𝑢(𝑥)| + 𝑐
𝑢(𝑥)
𝑓(𝑥) = cos 𝑥 𝐹(𝑥) = sin 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = sin 𝑥 𝐹(𝑥) = − cos 𝑥 + 𝑐
(3) 1
𝑓(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ ∗ 𝐹(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
−1
𝑓(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ ∗ 𝐹(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
1
𝑓(𝑥) = = 1 + tan2 𝑥 𝐹(𝑥) = tan 𝑥 + 𝑐
cos2 𝑥
1
𝑓(𝑥) = = 1 + cot 2 𝑥 𝐹(𝑥) = −cot 𝑥 + 𝑐
sin2 𝑥
1 𝑘𝑥
𝑘𝑥
𝑓(𝑥) = 𝑒 , 𝑘𝜖 ℝ ∗ 𝐹(𝑥) = 𝑒 +𝑐
𝑘
𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥) 𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑢(𝑥) + 𝑐

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1
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥 + 𝑐 = −𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠 𝑥 + 𝑘
√1 − 𝑥 2
1 𝑥
𝑓(𝑥) = ,𝑎 > 0 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 +𝑐
√𝑎2 − 𝑥2 𝑎
(4) 1
𝑓(𝑥) = , 𝐴𝜖 ℝ∗ 𝐹(𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + 𝐴 | + 𝑐
√𝑥 2 +𝐴
1
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥 + 𝑐
𝑥2 + 1
1
𝑓(𝑥) = , 𝑎 𝜖 ℝ∗ 1 𝑥
𝑥2 + 𝑎2 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐
𝑎 𝑎
1 𝑥
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln | tan | + 𝑐
sin 𝑥 2
1 𝑥 𝜋
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln | tan( + )| + 𝑐
cos 𝑥 2 4
1 1 𝑥−𝑎
𝑓(𝑥) = , 𝑎𝜖 ℝ∗ 𝐹(𝑥) = ln | |+𝑐
𝑥 2 − 𝑎2 2𝑎 𝑥+𝑎
(5) 1 2 2𝑎𝑥 + 𝑏
𝑓(𝑥) = 2 ,∆ < 0 𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐 √−∆ √−∆

Remarque :
1) Etant donné un trinôme du second degré𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐, avec (𝑎, 𝑏, 𝑐) 𝜖 ℝ∗ × ℝ ×
ℝ, sa forme canonique est la suivante :
𝑏 2 ∆
𝑓(𝑥) = 𝑎 [(𝑥 + ) − 2 ] , ∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐
2𝑎 4𝑎
2) La notation ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 est une intégrale indéfinie ; elle désigne toutes les primitives de la
fonction 𝑓.
Exemples :
1
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin 𝑥 + 𝑐 ; ∫ 𝑒 −3𝑥 𝑑𝑥 = − 3 𝑒 −3𝑥 + 𝑐

2.1. Exemples de détermination de primitives


Désignons par 𝐹𝑖 une primitive quelconque de la fonction 𝑓𝑖

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fonctions 𝑓𝑖 Primitives 𝐹𝑖

4⁄ 1 4 5 9
5
𝑓1 (𝑥) = √𝑥 4 = 𝑥 5 𝐹1 (𝑥) = 𝑥1+ ⁄5 + 𝑐 = 𝑥 ⁄5 + 𝑐, 𝑐 𝜖 ℝ
𝑝⁄
1 + 4⁄5 9
𝑛
car √𝑥 𝑝 = 𝑥 𝑛

1 𝐹2 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 − 10| + 𝑐
𝑓2 (𝑥) =
√𝑥 2 − 10
1 1 1 7
𝑓3 (𝑥) = 𝑓3 (𝑥) = 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐹2 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + | + 𝑐
√2𝑥 2 +7 7 √2 2
√2 × √𝑥 2 + 2

1
𝑓4 (𝑥) = 𝑥 2 + 4𝑥 + 12 = (𝑥 + 2)2 + 8
√𝑥 2 + 4𝑥 + 12
En posant 𝑥 + 2 = 𝑡 on a 𝑑𝑥 = 𝑑𝑡, d’où :
𝑑𝑡
∫ 𝑓3 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ √𝑡 2+8 = ln|𝑡 + √𝑡 2 + 8| + 𝑐

𝐹4 (𝑥) = ln|𝑥 + 2 + √𝑥 2 + 4𝑥 + 12| + 𝑐

2.2. Autre exemple :


Nous étudierons un seul exemple. Déterminons les primitives de la fonction
1
𝑓∶𝑥→
4𝑥 2 + 4𝑥 + 5

1ère méthode
Le discriminant du trinôme 4𝑥 2 + 4𝑥 + 5 est ∆= −64 < 0.
Nous pouvons appliquer la formule (5). Soit F une primitive de 𝑓. Nous avons :

2 8𝑥 + 4 1 2𝑥 + 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
8 8 4 2
2ère méthode
1 1 1 1 1
= × = ×
4𝑥 2 + 4𝑥 + 5 4 𝑥 2 + 𝑥 + 5 4 (𝑥 + 1)2 + 1
4 2
1
En posant 𝑥 + 2 = 𝑡 on a :
1 𝑑𝑥 1 𝑑𝑥 1
𝐹(𝑥) = ∫ = ∫ 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑡 + 𝑐
1
4 (𝑥 + )2 + 1 4 𝑡 + 1 4
2
1 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (𝑥 + ) + 𝑐
4 2

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EXERCICES

Exercice 1
a étant un nombre réel non nul, déterminer les réels A et B tels que :
1 𝐴 𝐵
∀𝑥 ∈ ℝ − {𝑎, −𝑎}, 2 2
= +
𝑥 −𝑎 𝑥−𝑎 𝑥+𝑎
1
En déduire les primitives de la fonction 𝑥 ⟼ 𝑥 2 −𝑎2

Exercice 2
1. Déterminer les primitives de chacune des fonctions :
1 1 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼
9𝑥 2 + 6𝑥 + 1 𝑥2 + 𝑥 − 4 𝑥 2 + 4𝑥 + 8
1 1 1 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ;
2𝑥 2 + 5 √3 − 𝑥 2 √−𝑥 2 + 2𝑥 + 3 √2𝑥 − 3
𝑥−2 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑐𝑜𝑠3𝑥; 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑐𝑜𝑠4𝑥
(𝑥 2 − 2𝑥 + 2)5 𝑐𝑜𝑠 2 5𝑥
1 1
𝑥 ⟼ 3𝑥(2𝑥 + 9)4 ; 𝑥 ⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑒 −2𝑥 𝑐𝑜𝑠4𝑥
4 − 3𝑥 (4 − 3𝑥)2

2. Soit la fonction 𝑔 ∶ 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠 5 (3𝑥). Calculer la dérivée de 𝑔 et déterminer les


primitives de 𝑔.

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Chapitre 8

Intégrales simples

𝑏
La définition et les propriétés élémentaires de l’intégrale définie ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥, sont connues du
lecteur. Dans ce chapitre certaines de ces propriétés seront rappelées et des compléments
importants étudiés, à savoir :
− le changement de variable dans une intégrale simple ;
− l’utilisation des fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 et 𝑥 → 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 pour calculer les
intégrales.

1. Valeur moyenne d’une fonction sur un intervalle


1.1. Définition :
Soit f une fonction continue sur un [𝑎 ; 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏. On appelle moyenne de 𝑓 sur [𝑎, 𝑏] le
nombre réel défini par
𝒃
𝟏
𝝁= ∫ 𝒇(𝒙)𝒅𝒙
𝒃−𝒂 𝒂
Exemple :
Déterminer sur [−1 , 2] la moyenne de la fonction 𝑢 : 𝑥 → 3𝑥 − 5.
Réponse :
Soit m la moyenne de 𝑢.
2 2
1 1 3 2 7
𝑚= ∫ (3𝑥 − 5)𝑑𝑥 = [ 𝑥 − 5𝑥] = −
2 + 1 −1 3 2 −1 2

1.2. Cas des fonctions périodiques

Soit 𝑓 une fonction définie sur ℝ et périodique de période 𝑇 ; on considère souvent la


moyenne de f sur un intervalle [𝑡1 , 𝑡2 ] d’amplitude 𝑇. On sait que si µ est cette moyenne on a :
𝑡2
1 1 𝑡2 1 𝑇
µ= ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
𝑡2 − 𝑡1 𝑡1 𝑇 𝑡1 𝑇 0

Exemple :
Soit un courant électrique alternatif d’intensité 𝑖 telle que 𝑖 = 𝐼0 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 est périodique de
période 𝑇 = 2𝜋/𝜔. La moyenne du carré de cette fonction sur un intervalle d’une période
est :

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1 𝑇 2 𝐼02 𝑇 𝐼02 𝑇
𝑚= ∫ 𝑖 𝑑𝑡 = ∫ 𝑠𝑖𝑛2 (𝜔𝑡)𝑑𝑡 = ∫ (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝜔𝑡)𝑑𝑡)
𝑇 0 𝑇 0 2𝑇 0
𝑇
𝐼02 1
= [𝑡 − sin 2𝜔𝑡]
2𝑇 2𝜔 0

𝐼02 2
= = 𝐼𝑒𝑓𝑓
2
où 𝐼𝑒𝑓𝑓 est l’intensité efficace du courant.
Donc la valeur moyenne de 𝑖 2 est le carré de l’intensité efficace.

2. Rappel de quelques propriétés


2.1 Propriété de positivité
Soit 𝑓 une fonction continue et positive sur [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏 ; ∀ 𝑥 є [𝑎, 𝑏], 𝑓(𝑥) ≥ 0.
Soit 𝐹 une primitive de 𝑓 sur [a, b]. Comme 𝐹’ = 𝑓, la fonction 𝐹 est croissante sur
[𝑎, 𝑏] et on a : 𝐹(𝑎) ≤ 𝐹(𝑏) ; on déduit que 𝐹(𝑏) – 𝐹(𝑎) ≥ 0. D’où le théorème suivant :
Théorème :
Soit f une fonction continue sur [a, b] telle que ∀𝑥 є [𝑎, 𝑏], 𝑓(𝑥) ≥ 0. Alors on a
𝑏
∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≥ 0
Remarques
𝑏
1o) Si 𝑓 est négative sur [𝑎, 𝑏], alors ∫𝑎 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≤ 0 .
2o) Si 𝑓 est strictement croissante sur [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏, et si F est une primitive de 𝑓 sur
[𝑎, 𝑏], 𝐹 est strictement croissante sur [a, b], alors on a 𝐹(𝑏) – 𝐹(𝑎) > 0. On en déduit que
𝑏
∫ 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 > 0
𝑎

Conséquence du théorème
Si 𝑓 et 𝑔 sont deux fonctions continues sur [𝑎, 𝑏] telles que ∀ 𝑥 є [𝑎 , 𝑏], 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥), alors
on a :
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≤ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎

2.2 Intégrale d’une fonction paire ou impaire sur [−𝑎, 𝑎], 𝑎 > 0
La fonction 𝑓 considérée est continue sur [−𝑎 ; 𝑎], 𝑎 > 0.
• Cas où f est impaire sur [-a ; a]
𝑎
Soit 𝐼 = ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 .

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On a:
𝑎 0 𝑎
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
−𝑎 −𝑎 0
0 𝑎
En posant 𝑥 = −𝑡 , on a ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = − ∫0 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 . On obtient alors
𝑎
∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 0

• Cas d’une fonction paire sur [-a, a]

∀ 𝑥 є [−𝑎, 𝑎], 𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥)


Des calculs analogues aux précédents montrent que si f est paire sur [−𝑎, 𝑎], on a :

𝑎 𝑎
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
−𝑎 0

3. Calculs d’intégrales par changement de variable


Soit à calculer l’intégrale
𝑏
𝐼 = ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎

𝑓(𝑥) = 𝑓[φ (t)] 𝑎 = φ (𝛼)


Si l’on pose 𝑥 = φ (𝑡) alors { ′ (t)𝑑𝑡 avec {
𝑑𝑥 = φ 𝑏 = φ(β)
ainsi :
𝒃 𝛗 (𝜷)
𝑰 = ∫ 𝒇(𝒙)𝒅𝒙 = ∫ 𝒇(𝛗 (𝒕)) 𝛗′(𝒕)𝒅𝒕
𝒂 𝛗 (𝜶)

Exercice 1
Calculer
1 𝑑𝑥 1 2𝑥+1
𝐼1 = ∫0 ; (𝑎 > 0), 𝐼2 = ∫0 𝑑𝑥
√𝑎−𝑥² 𝑥 2 +𝑥+1

Posons 𝑥 = √𝑎𝑡 , alors 𝑑𝑥 = √𝑎𝑑𝑡

𝑥 = 0, 𝑡 = 0
Pour {𝑥 = 1, 𝑡 = 1
√𝑎
1
1
𝑑𝑥 √𝑎 √𝑎 𝑑𝑡
𝐼1 = ∫ =∫
0 √𝑎 − 𝑥² 0 √𝑎 − 𝑎𝑡²
1 1
√𝑎 𝑑𝑡 √𝑎
=∫ = [𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑡]0
√1 − 𝑡²
0
1
= 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛
√𝑎

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Calcul de 𝑰𝟐
1
2𝑥 + 1
𝐼2 = ∫ 𝑑𝑥
0 𝑥2 +𝑥+1
Posons 𝑥² + 𝑥 + 1 = 𝑡, (2𝑥 + 1)𝑑𝑥 = 𝑑𝑡 . Pour 𝑥 = 0, 𝑡 = 0 et lorsque 𝑥 = 1, 𝑡 = 3.
Alors :
3
𝑑𝑡
𝐼2 = ∫ = 𝑙𝑛3
1 𝑡

La technique d’intégration par parties

Cette technique est basée sur la technique de dérivation :


(𝑢. 𝑣)′ = 𝑢′ . 𝑣 + 𝑣 ′ . 𝑢
𝑏 𝑏 𝑏
∫ (𝑢. 𝑣)′ 𝑑𝑥 = ∫ (𝑢′ . 𝑣)𝑑𝑥 + ∫ (𝑣 ′ . 𝑢) 𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎
𝑏 𝑏
[𝑢𝑣]𝑏𝑎 = ∫ 𝑣. 𝑑𝑢 + ∫ 𝑢. 𝑑𝑣
𝑎 𝑎
𝒃 𝒃
∫ 𝒖. 𝒅𝒗 = [𝒖. 𝒗]𝒃𝒂 − ∫ 𝒗. 𝒅𝒖
𝒂 𝒂
Exemple 2 :
On considère l’intégrale :
3
𝐼1 = ∫ 𝑥√𝑥 + 1 𝑑𝑥
0

1 ) Calculer I1 à l’aide du changement de variable défini par 𝑡 = √𝑥 + 1 .


o

2o) Retrouver le résultat en intégrant par parties.

Solution
Calcul de 𝐼1 par changement de variable
On pose 𝑡 = √𝑥 + 1, ainsi 𝑥 = 𝑡 2 − 1 et 𝑑𝑥 = 2𝑡𝑑𝑡,
𝑥=0⟹𝑡=1
Les nouvelles bornes d’intégration {
𝑥=3⟹𝑡=2
Il vient alors :
2 2
116
𝐼1 = ∫ 2𝑡 2 (𝑡 2 − 1)𝑑𝑡 = 2 ∫ (𝑡 4 − 𝑡 2 )𝑑𝑡 =
1 1 15

Calcul de 𝐼1 par intégration par parties

𝑢(𝑥) = 𝑥 𝑢′(𝑥) = 1
Posons { 1 alors { 2
𝑣 ′ (𝑥) = √(𝑥 + 1) = (𝑥 + 1) ⁄2 𝑣(𝑥) = 3
(𝑥 + 1)√𝑥 + 1

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3
2 3 3
𝐼1 = [𝑢(𝑥)𝑣(𝑥)]30 − ∫ 𝑢′(𝑥)𝑣(𝑥)𝑑𝑥 = 16 − ∫ (𝑥 + 1) ⁄2 𝑑𝑥
0 3 0
4 5 3 116
𝐼1 = 16 − [(𝑥 + 1) ⁄2 ] =
15 0 15
Exercice 3 :
On considère l’intégrale :
√3
3
𝐼2 = ∫ √4 − 9𝑥 2 𝑑𝑥
−1⁄
3

a) Démontre que 𝐼2 existe.


b) Calculer 𝐼2 à l’aide du changement de variable défini par: 3𝑥 = 2 cos 𝜃, avec
𝜃 є [0, 𝜋] .

Solution
a) Démontrons que 𝑰𝟐 existe
Pour que 𝐼2 existe il suffit que la fonction 𝑥 ⟼ √4 − 9𝑥 2 soit continue sur
−1 √3
l’intervalle [ 3 , ]. Puisque la fonction 𝑥 ⟼ 4 − 9𝑥 2 est continue sur ℝ, il faut et il suffit
3

1 √3 −2 2
qu’on ait 4 − 9𝑥 2 ≥ 0 sur [3 , ]. 4-9x2 ≥ 0 ⟺ 𝑥 є [ 3 , 3].
3

−2 1 √3 2 1 √3 −2 2
Or on a : <3 < < 3 , donc [3 , ] ⊂ [ 3 , 3].
3 3 3
1 √3
La fonction 𝑥 ⟼ √4 − 9𝑥 2 est continue sur l’intervalle [3 , ], d’où 𝐼2 existe.
3

b) Calcul de 𝑰𝟐
−2
Si on pose 3𝑥 = 2 cos 𝜃 alors 𝑑𝑥 = sin 𝜃 𝑑𝜃 et les nouvelles bornes d’intégration
3
1 1 2𝜋
𝑥 = − 3 ⇒ cos 𝜃 = − 2 avec θ ϵ [0 ; π], donc θ = 3
sont { √3 √3 𝜋
𝑥 = 3 ⇒ cos 𝜃 = 2 avec θ ϵ [0 ; π], donc θ = 6

√4 − 9𝑥 2 = √4(1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃) = 2|𝑠𝑖𝑛𝜃| , 𝜃 𝜖 [0, 𝜋] ⟹ 𝑠𝑖𝑛𝜃 ≥ 0 d’où √4 − 9𝑥² = 2𝑠𝑖𝑛𝜃


Il vient alors :
𝜋
6 2
𝐼2 = ∫ 2𝑠𝑖𝑛𝜃 (− 𝑠𝑖𝑛𝜃) 𝑑𝜃
2𝜋 3
3
𝜋 𝜋
2 6 2 6
= ∫ (−2𝑠𝑖𝑛2 𝜃)𝑑𝜃 = ∫ (𝑐𝑜𝑠2𝜃 − 1)𝑑𝜃
3 2𝜋 3 2𝜋
3 3

𝜋 + √3
𝐼2 =
3

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8.1. Remarque
Pour le changement de variable adopté, le lecteur est invité à porter son attention sur les faits
suivants :
a) Lorsque 𝜃 décrit [0 ; 𝜋], le nombre 𝑐𝑜𝑠 𝜃 décrit tout l’intervalle [−1 ; 1] ; or de la
3𝑥 2 2 3𝑥
relation 3𝑥 = 2𝑐𝑜𝑠𝜃, on a 𝑐𝑜𝑠𝜃 = et si 𝑥 décrit [− ; 3], décrit bien [−1,1] ;
2 3 2

b) L’hypothèse « θ ϵ [0, π] » permet de trouver une solution unique pour chacune des
−1 3
équations : 𝑐𝑜𝑠 𝜃 = et cos θ = √2 qui donnent les nouvelles bornes d’intégration.
2

𝒙
8.2. Formules donnant sin x, cos x et tan x en fonction de tan 𝟐
𝑥
On démontre que si 𝑥 est un nombre réel tel que 𝑐𝑜𝑠 est non nul, on a, en posant
2

𝑥 2𝑡 1−𝑡²
𝑡𝑎𝑛 = 𝑡, 𝑠𝑖𝑛 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 𝑥 =
2 1+𝑡² 1+𝑡²

𝑥 𝑥 2𝑡
On en déduit que si 𝑐𝑜𝑠 ≠ 0 𝑒𝑡 |tan 2|≠ 1, on a : 𝑡𝑎𝑛 𝑥 =
2 1−𝑡²

Pour calculer certaines intégrales où figurent 𝑠𝑖𝑛 𝑥 et 𝑐𝑜𝑠 𝑥, on peut être amené à
𝑥
poser 𝑡𝑎𝑛 = 𝑡. Dans ce cas, on a :
2
1 𝑥 2𝑑𝑡
𝑑𝑡 = [1 + 𝑡𝑎𝑛² (2)] 𝑑𝑥, d’où 𝑑𝑥 =
2 1+𝑡²

Remarque
Indiquons encore quelques cas particuliers de techniques d’intégration par changement
de variables.
1er cas
Soit l’intégrale de forme ∫ 𝑓(√𝑎² − 𝑥²) 𝑑𝑥, 𝑎 > 0. Il est recommandé de faire le
changement 𝑥 = 𝑎 𝑠𝑖𝑛𝑡 ou 𝑥 = 𝑎 𝑐𝑜𝑠𝑡.
2e cas
Lorsque l’on est en présence de l’intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 − 𝑎²) 𝑑𝑥, il est
recommandé de faire le changement 𝑥 = 𝑎𝑐ℎ(𝑡).
3e cas
Lorsque l’on est en présence d’une intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 + 𝑎²) 𝑑𝑥, il convient de
faire des changements de variables 𝑥 = 𝑎 𝑠ℎ(𝑡) 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑎 tan(𝑡).
𝑎
Exemple 1 Calculer 𝐼 = ∫0 √𝑎2 − 𝑥 2 , 𝑎 > 0
Posons 𝑥 = 𝑎 cos(𝑡) alors 𝑑𝑥 = −𝑎 sin(𝑡) 𝑑𝑡

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𝜋
𝑥 = 0, 𝑡 =
Pour { 2
𝑥 = 𝑎, cos(𝑡) = 1 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑡 = 𝑂
𝑎 0
𝐼 = ∫ √𝑎2 − 𝑥 2 = ∫ (√𝑎2 − 𝑎2 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡)) ( −𝑎𝑠𝑖𝑛𝑡(𝑡)𝑑𝑡 )
𝜋
0
2
0
= − ∫ √𝑎2 (1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡))( asin(𝑡) 𝑑𝑡 )
𝜋
2
0
= −𝑎2 ∫ (√𝑠𝑖𝑛2 (𝑡)) ( sin(𝑡)) 𝑑𝑡
𝜋
2
0
= − ∫ 𝑎2 |sin (𝑡)| sin(𝑡) 𝑑𝑡
𝜋
2
𝜋
Quel que soit 𝑡 ∈ ]0 ; 2 [ , sin(𝑡) > 0 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠
0 0
1 − 𝑐𝑜𝑠 2 (𝑡)
𝐼 = −𝑎2 ∫ 𝑠𝑖𝑛2 (𝑡) 𝑑𝑡 = −𝑎2 ∫ ( ) 𝑑𝑡
𝜋 𝜋 2
2 2
𝜋
2
𝑎 1 2
= − [𝑡 − sin (2𝑡)]
2 2 0

𝒂𝟐
𝑰= 𝝅
𝟒
1
Exemple 2 Calculer 𝐽 = ∫0 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
Posons
𝑑𝑥
{ 𝑢 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥). alors {𝑑𝑢 = √1−𝑥 2 .
𝑑𝑣 = 𝑑𝑥 𝑣=𝑥
1
𝐽 = ∫ 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
0
1
𝑥𝑑𝑥
= [𝑥𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 − ∫
0 √1 − 𝑥 2
1 1 𝑑(1 − 𝑥 2 )
= [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 + ∫
2 0 √1 − 𝑥 2
1
= [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥) + √1 − 𝑥 2 ]
0
𝝅
𝑱= +𝟏
𝟐

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Exercices
Exercice 1
1. Calculer la valeur moyenne 𝑀 sur [0, π] de la fonction 𝑓(𝑥) = sin4 𝑥
2. Dans le plan rapporté à un repère orthogonal, calcule l’aire 𝐴 du domaine fermé limité
par la parabole d’équation 𝑦 = 2𝑥 – 𝑥² et la droite d’équation 𝑥 + 𝑦 = 0

R: 1. 𝑀 = 3⁄8, 2. 𝐴 = (9⁄2)𝑢. 𝑎
Exercice 2
𝑙𝑛3 𝑑𝑥
On considère l’intégrale I= ∫0
1+𝑒 𝑥

a) Calculer I en posant 𝑥 = −𝑙𝑛 𝑡


1 𝑒 −𝑥
b) Calculer I en remarquant que = 1+𝑒 −𝑥
1+𝑒 𝑥

Exercice 3
Calculer les intégrales suivantes :
√2
𝑙𝑛3 5
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫ ; 𝐼2 = = ∫ ; 𝐼3 = ∫
𝑙𝑛2 𝑐ℎ²𝑥 0 √1 − 𝑥² 2 √5 + 4𝑥 − 𝑥²

3 5√2
1 −
𝑥3 2 𝑑𝑥 8
𝐼4 = ∫ 8 𝑑𝑥 ; 𝐼5 = ∫ ; 𝐼6 = ∫ √25 − 16𝑥² 𝑑𝑥
2
0 𝑥 +1 ( −√3) 4𝑥 − 4𝑥 + 5
1
5⁄8
2

Exercice 4
1. A l’aide d’une intégration par parties, déterminer les primitives de la fonction 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛𝑥
2. Une fusée est lancée verticalement vers le haut. Un dispositif incorporé exerce sur la fusée
une poussée constante de façon qu’à tout instant 𝑡, son accélération soit a telle que :
𝑐
𝑎=
𝑝 − 𝑞𝑡
avec (𝑐, 𝑝, 𝑞) 𝜖 (ℝ∗+ )3 , 𝑝 − 𝑞𝑡 > 0
a) Sachant que la vitesse initiale est nulle, calculer la vitesse de la fusée à l’instant t.
b) Calculer l’altitude atteinte par cette fusée à l’instant 𝑡 = 𝑇

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4. Intégrale des fonctions rationnelles
On appelle fonction rationnelle régulière une fonction de la forme :

𝐴
(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 . (𝑥 − 𝑥1 )𝑚 . (𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐)𝑙

𝐴, 𝑥0, 𝑥1 , 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 des constantes 𝑛, 𝑚 𝑒𝑡 𝑙 des entiers naturels. On peut constater que le


degré du numérateur est 𝑜 et celui du dénominateur est (𝑛 + 𝑚 + 2𝑙). D’une façon générale,
une fonction rationnelle régulière est une fonction rationnelle dont le degré du dénominateur
est largement supérieur à celui du numérateur.

NB : Une fonction rationnelle est une fonction de la forme :

𝑎𝑛 𝑥 𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑥 𝑛−1 + ⋯ + 𝑎2 𝑥 2 + 𝑎1 𝑥 + 𝑎0
𝑓(𝑥) =
𝑏𝑚 𝑥 𝑚 + 𝑏𝑚−1 𝑥 𝑚−1 + ⋯ + 𝑏2 𝑥 2 + 𝑏1 𝑥 + 𝑏0

où 𝑛, 𝑚 ∈ ℕ.
Le calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle, exige la décomposition de cette
fraction en partie entière et éléments simples sur ℝ, donc de première espèce exclusivement si
𝐴
les pôles sont tous réels, de la forme (𝑥−𝑎)𝛼 (𝑎 𝜖 ℝ, 𝛼 𝜖 ℕ∗ ) et en éléments simples de seconde
𝐵𝑥+𝐶
espèce de la forme , (𝑝, 𝑞 𝑟é𝑒𝑙𝑠, 𝑝2 − 4𝑞 < 0, 𝛽 𝜖 ℕ∗ ) apparaissant lorsqu’il y a
(𝑥 2 +𝑝𝑥+𝑞)𝛽

des pôles complexes.

Théorème 1
𝐴(𝑥)
Soit une fonction rationnelle ou 𝐴(𝑥) 𝑒𝑡 𝐵(𝑥) sont des polynômes premiers entre eux.
𝐵(𝑥)

Si 𝐵(𝑥) est le produit de deux polynômes 𝐵1 (𝑥)𝑒𝑡 𝐵2 (𝑥) premiers entre eux, alors il existe
trois polynômes 𝐸(𝑥), 𝐴1 (𝑥) 𝑒𝑡 𝐴2 (𝑥) tels que l’on ait :
𝐴(𝑥) 𝐴1 (𝑥) 𝐴2 (𝑥)
= 𝐸(𝑥) + +
𝐵(𝑥) 𝐵1 (𝑥) 𝐵2 (𝑥)

Où 𝐸(𝑥) peut être nul et 𝑑° (𝐴1 ) < 𝑑° (𝐵1 ), 𝑑 ° (𝐴2 ) < 𝑑° (𝐵2 ).
𝐴(𝑥)
𝐸(𝑥) est nul si et seulement si 𝑑 ° (𝐴) < 𝑑 ° (𝐵); 𝐸(𝑥) est appelé partie entière de 𝐵(𝑥)

Théorème 2
𝐴
Une fonction rationnelle dont le dénominateur est une puissance 𝐵1𝑛 se décompose de
𝐵

façon unique comme suit :

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𝐴 𝐴 𝐴1 𝐴2 𝐴𝑛
= 𝑛 = 𝐸 + 𝑛 + 𝑛−1 + ⋯ +
𝐵 𝐵1 𝐵1 𝐵1 𝐵1
Où les numérateurs 𝐴𝑖 sont tous des polynômes de degrés plus petits que celui que 𝐵1 . 𝐸 est
nul si 𝑑 ° (𝐴) < 𝑑 ° (𝐵).
Exemple 1
3𝑥 5 − 𝑥 2𝑥 6𝑥
= 3𝑥 + −
(𝑥 2 + 1)2 (𝑥 2 + 1)2 (𝑥 2 + 1)
Cas général
Supposons que l’on ait :
𝐴 𝐴
= 𝑛1 𝑛2
𝐵 𝐵1 . 𝐵2 … 𝐵𝑘𝑛𝑘
On a:
𝐴 𝐴1 𝐴2 𝐴𝑘
= 𝐸 + 𝑛1 + 𝑛2 + ⋯ + 𝑛𝑘
𝐵 𝐵1 𝐵2 𝐵𝑘
𝑛
On décompose ensuite chaque fraction 𝐴𝑖 ⁄𝐵𝑖 𝑖 en appliquant le théorème 2 ci-dessus. Mais
dans la pratique, l’on écrit directement la forme de la décomposition.

Exemple 2
Déterminer les constantes 𝑎1 , 𝑎2 , 𝑎3 , 𝑎4 𝑒𝑡 𝑏 tel que l’on ait :

3𝑝4 + 2𝑝3 − 5 𝑎1 𝑎2 𝑎3 𝑎4
= + + + +𝑏
𝑝2 (𝑝 + 2)2 𝑝2 𝑝 (𝑝 + 2)2 𝑝 + 2

Dans les exemples 1 et 2 ci-dessus, on dit qu’on a décomposé en éléments simples de


première espèce la fraction rationnelle donnée.

Exercice
Calculer
4𝑑𝑥 (3𝑥 + 13) 𝑑𝑥
∫ ; ∫ 𝑑𝑥 ; ∫
𝑥 2 (𝑥 + 4) (5𝑥 − 1)(7𝑥 + 2) 𝑥3 − 1

Intégration d’un élément simple de seconde espèce


Soit à calculer
𝐴𝑥 + 𝐵
𝐹(𝑥) = ∫ 𝑑𝑥, 𝛽 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 ≥ 1, 𝑝2 − 4𝑞 < 0
(𝑥 2 + 𝑝𝑥 + 𝑞)𝛽

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Procédure de calcul
✓ Etape 1 :
𝐴 𝑝𝐴 𝑝𝐴
Ecrire 𝐴𝑥 + 𝐵 = 2 (2𝑥 + 𝑝) + 𝐵 − , poser 𝑢 = 𝑥 2 + 𝑝𝑥 + 𝑞 et (𝐵 − ) = 𝜆 de
2 2
sorte que,
𝐴 𝑑𝑢 𝑑𝑥
𝐹(𝑥) = ∫ 𝛽 +𝜆∫ 2
2 𝑢 (𝑥 + 𝑝𝑥 + 𝑞)𝛽
𝐴 𝑑𝑢
= ∫ 𝛽 + 𝜆 𝐺(𝑥)
2 𝑢
✓ Etape 2 :
𝑑𝑥
Calculer 𝐺(𝑥) = ∫ (𝑥 2 +𝑝𝑥+𝑞)𝛽
Pour cela écrire 𝑥 2 + 𝑝𝑥 + 𝑞 sous la forme d’une somme de deux carrés :
2
𝑝 2 𝑝2
𝑥 + 𝑝𝑥 + 𝑞 = (𝑥 + ) + 𝑞 −
2 4
= 𝑡2 + 𝑘2

𝑝 𝑝2 𝑝2
𝑡 = 𝑥 + 2 et 𝑘 = √𝑞 − (car (𝑞 − ) > 0)
4 4
Ainsi
𝑑𝑡
𝐺(𝑥) = ∫ = 𝜑(𝑡)
(𝑡 2 + 𝑘 2 )𝛽
✓ Etape 3 :
1 𝑡
Si 𝛽 = 1, 𝜑(𝑡) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( )
𝑘 𝑘
𝑡
Si 𝛽 ≥ 2, on pose 𝑡 = 𝑘 tan 𝜃 et 𝜃 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (𝑘), on obtient :
(1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝜃)𝑑𝜃
𝜑(𝑡) = 𝑘1−2𝛽 ∫
(1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝜃)𝛽
= 𝑘1−2𝛽 ∫ 𝑐𝑜𝑠 2𝛽−2 𝜃 𝑑𝜃
que l’on calcule par linéarisation
✓ Etape 4 :
On revient à 𝑥 dans 𝜑(𝑡), on obtient 𝐺(𝑥) et on regroupe avec la partie de 𝐹(𝑥) déjà
calculée.
Exemple
Calculer
𝑑𝑥
𝐹(𝑥) = ∫
(𝑥 2 + 2𝑥 + 5)2

Remarque

• Pour les primitives de fonctions rationnelles en 𝑠𝑖𝑛(𝑥) et 𝑐𝑜𝑠(𝑥), il faut poser les
𝑥 2𝑡 1−𝑡 2
changements 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 2 , sin(𝑥) = 1+𝑡 2 et cos(𝑥) = 1+𝑡 2

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Exemple
Calculer
𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝐼=∫ , 𝐽=∫
sin 𝑥 4 sin 𝑥 + 3 cos 𝑥 + 5

Solution
𝑥 2𝑑𝑡 2𝑡
Posons 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 2 alors 𝑥 = 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑡) et 𝑑𝑥 = 1+𝑡 2 . sin(𝑥) = 1+𝑡 2 alors

1 + 𝑡2 2 𝑑𝑡
𝐼 = ∫( )( 2
) 𝑑𝑡 = ∫
2𝑡 1+𝑡 𝑡
𝑥
𝐼 = ln |𝑡𝑎𝑛 | + 𝑐
2

𝑑𝑥
𝐽=∫
4 sin 𝑥 + 3 cos 𝑥 + 5

• Pour les primitives de fonctions rationnelles en 𝑐ℎ(𝑥) et 𝑠ℎ(𝑥), il faut poser le


𝑥
changement de variable 𝑡 = 𝑒 𝑥 ou 𝑡 = 𝑡ℎ (2)

Exemple
Calculer
𝑒𝑥 − 1
𝐽=∫ 𝑥 𝑑𝑥
𝑒 +1
Remarquons que
𝑥 𝑥 𝑥
𝑒 𝑥 − 1 𝑒 2 (𝑒 2 − 𝑒 −2 ) 𝑥
= 𝑥 𝑥 𝑥 = 𝑡ℎ ( )
𝑒 𝑥 + 1 𝑒 2 (𝑒 2 + 𝑒 −2 ) 2
𝑥
𝑥 𝑠ℎ (2)
𝐽 = ∫ 𝑡ℎ ( ) 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 𝑑𝑥
2 𝑐ℎ (2)
𝑥
𝑑 [𝑐ℎ (2)] 𝑥
= 2∫ 𝑥 = 2 ln |𝑐ℎ ( )| + 𝑐
𝑐ℎ ( ) 2
2

5. Les applications de l’intégrale définie


5.1. Le calcul de l’aire

Considérons le domaine D du plan, délimité par les courbes d’équation 𝑦 = 𝑓(𝑥), 𝑦 = 𝑔(𝑥)
et les droites d’équation 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏

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𝑦
𝑦 = 𝑓(𝑥)

𝑦 = 𝑔(𝑥)

𝑂 𝑎 𝑥
𝑏

.Sous réserve que la courbe de 𝑓 est située au-dessus de celle de 𝑔 dans le repère
orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), l’aire du domaine 𝐷 ci-dessus hachuré se calcule suivant la formule
suivante :
𝑏
𝐴 = (∫ [𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥)] 𝑑𝑥) 𝑢. 𝑎
𝑎

avec 𝑢. 𝑎 (unité d’aire)=‖𝑖⃗‖. ‖𝑗⃗‖ cm2

Exercice
𝑥2 𝑦2
1. Calcule l’aire 𝑆 de l’ellipse d’équation + 𝑏2 = 1
𝑎2

𝑏 𝑥
𝑎

2. Que vaut 𝑆 si 𝑎 = 𝑏 = 𝑟

Résolution
1. Pour raison de symétrie, pour trouver l’aire de l’ellipse, il suffira de calculer l’aire du
cadrant hachuré et de multiplier le résultat par 4.

𝑥2 𝑦2 𝑦 𝑥2
+ =1 alors √
=± 1− 2
𝑎2 𝑏 2 𝑏 𝑎

L’arc dans le premier cadrant a pour équation

𝑥2
𝑦 = 𝑏 √1 − = 𝑓(𝑥)
𝑎2

L’aire de l’ellipse s’écrit donc

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4𝑏 𝑎 2
𝑆= ∫ √𝑎 − 𝑥 2 𝑑𝑥
𝑎 0

En posant = 𝑎 sin 𝜑 , 𝑑𝑥 = 𝑎 cos 𝜑 𝑑𝜑. On peut alors écrire

4𝑏 𝑎 2
𝑆= ∫ 𝑎 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 𝑑𝜑
𝑎 0
𝜋⁄2
𝑐𝑜𝑠 2𝜑 + 1
= 4𝑎𝑏 ∫ ( ) 𝑑𝜑
0 2

𝑺 = 𝝅𝒂𝒃

2. Dans le cas d’un cercle, 𝑎 = 𝑏 = 𝑟 et 𝑆 = 𝜋𝑟 2

5.2. Le calcul de volume


⃗⃗ ) un solide 𝛺 dont on veut
Considérons dans l’espace rapporté à un repère cartésien (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, 𝑘
évaluer le volume :
𝑧

O 𝑦

Si nous considérons l’aire de section de ce solide perpendiculairement à l’une des axes (Ox),
(Oy) ou (Oz), le volume du solide se calcule selon l’une des formules suivantes :
𝑏
• 𝑉 = ∫𝑎 𝑆(𝑥) 𝑑𝑥 avec 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏 et 𝑆(𝑥) l’aire de la section perpendiculaire à (𝑂𝑥)
𝑑
• 𝑉 = ∫𝑐 𝑆(𝑦) 𝑑𝑦 avec 𝑐 ≤ 𝑦 ≤ 𝑑 et 𝑆(𝑦) l’aire de la section perpendiculaire à (𝑂𝑦)
𝑧
• 𝑉 = ∫𝑧 1 𝑆(𝑧) 𝑑𝑧 avec 𝑧0 ≤ 𝑧 ≤ 𝑧1 et 𝑆(𝑧) l’aire de la section perpendiculaire à (𝑂𝑧)
0

Exemple 1
Calculons le volume du cône de révolution autour de (𝑂𝑥)

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𝑦
𝐵
𝐷
𝑟 𝑅
𝑜 𝐴
𝑥
𝑥 𝐶


𝑉 = ∫ 𝑆(𝑥)𝑑𝑥
0

Les triangles 𝑂𝐶𝐷 et 𝑂𝐴𝐵 étant semblables,


𝑟 𝑥 𝑅
= ⇒ 𝑟= 𝑥
𝑅 ℎ ℎ
2
2
𝑅 𝑅2 2
𝑆(𝑥) = 𝜋𝑟 = 𝜋 ( 𝑥) = 𝜋 2 𝑥
ℎ ℎ
Le volume du cône s’écrit :

𝑉 = ∫ 𝑆(𝑥)𝑑𝑥
0

𝑅 2 ℎ 2 𝑅 2 𝑥3
= 𝜋 ( ) ∫ 𝑥 𝑑𝑥 = 𝜋 ( ) [ ]
ℎ 0 ℎ 3 0

𝜋𝑅 2 ℎ
𝑉= (𝑢. 𝑣)
3

Exemple 2
Calculons le volume de la sphère engendré par le demi-cercle de rayon 𝑅 tournant autour de
son diamètre.
𝑦

L’équation du cercle de rayon 𝑅 s’écrit 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅 2 , l’aire de la section de rayon y faite


orthogonalement à (𝑜𝑥) s’écrit 𝑆(𝑥) = 𝜋𝑦 2 = 𝜋(𝑅 2 − 𝑥 2 ) et
+𝑅
𝑉=∫ 𝜋(𝑅 2 − 𝑥 2 )𝑑𝑥
−𝑅

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+𝑅 𝑅
𝑥3
= 2∫ 𝜋(𝑅 − 𝑥 2 2 )𝑑𝑥
= 2𝜋𝑅 2 [𝑥]𝑅0 − 2𝜋 [ ]
0 3 0
4𝜋𝑅 3
𝑉=
3
Exemple 3 :
Calculons le volume engendré par la courbe 𝑦 = 𝑒 −𝑥 pour tout 𝑥 variant de 0 à +∞ dans sa
rotation autour de l’axe (𝑜𝑥). (voir figure ci-dessous).

𝑜 𝑥

∞ ∞
𝑉 = ∫ 𝑆(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝜋𝑦 2 𝑑𝑥
0 0

𝜋
= 𝜋 ∫ 𝑒 −2𝑥 𝑑𝑥 = − [ lim 𝑒 −2𝑥 − 1]
0 2 𝑥→+∞
𝝅
𝑽= (𝑢. 𝑣)
𝟐

3. La longueur d’un arc de courbe


̂ définit par la courbe
Considérons dans un repère orthogonal (𝑜, 𝑖⃗, 𝑗⃗) l’arc de courbe 𝐴𝐵
d’équation 𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝐴 et 𝐵 étant les extrémités de l’arc : 𝐴(𝑎, 𝑓(𝑎)) et 𝐵(𝑏, 𝑓(𝑏)).
Admettons que la fonction 𝑓 possède une dérivée première 𝑓’ continue sur [𝑎, 𝑏], alors la
̂ (voir figure) se calcule de la façon suivante :
longueur de l’arc de courbe 𝐴𝐵
𝑏
𝑆 = ∫ √1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 𝑑𝑥
𝑎

𝑓(𝑏) 𝐵

𝐴
𝑓(𝑎)
𝑜 𝑎 𝑏 𝑥

Exercice

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Considérons dans un repère orthogonal (o,𝑖⃗,𝑗⃗) l’arc de courbe définit par 𝑦 = √𝑎2 − 𝑥 2
̂.
reliant les points 𝐶(−𝑎, 𝑜) et 𝐷(𝑎, 𝑜). Calculer la longueur de l’arc 𝐶𝐷

𝐶(−𝑎, 0) 𝐷(𝑎, 0)
−𝑎 𝑜 𝑥
𝑎

Solution :
Posons :
−𝑥
𝑓(𝑥) = √𝑎2 − 𝑥 2 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓′(𝑥) =
√𝑎2 − 𝑥 2
̂
la longueur de l’arc 𝐶𝐷
𝑎 2
−𝑥
̂ = ∫ √1 + [
𝑆 = 𝐶𝐷 ] 𝑑𝑥
−𝑎 √𝑎2 − 𝑥 2

𝑎 𝑎
𝑎2 − 𝑥 2 + 𝑥 2 𝑑𝑥
=∫ √ 2 2
𝑑𝑥 = 𝑎 ∫
−𝑎 𝑎 −𝑥 2
−𝑎 √𝑎 − 𝑥
2

𝑎
𝑑𝑥
= 2𝑎 ∫
0 √𝑎2 − 𝑥 2
Posons 𝑥 = 𝑎 cos 𝑡 , 𝑑𝑥 = −𝑎 sin 𝑡𝑑𝑡 et les nouvelles bornes d’intégration sont
𝜋
𝑥 = 0 ⇔ cos 𝑡 = 0 ⇒ t =
{ 2
𝑥 = 𝑎 ⇔ cos 𝑡 = 1 ⇒ t = 0

Il vient alors que:


0
−𝑎 𝑠𝑖𝑛𝑡 𝑑𝑡
𝑆 = 2𝑎 ∫
𝜋 √𝑎2 − 𝑎2 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡
2
𝜋 𝜋
2 𝑠𝑖𝑛𝑡 2 𝑠𝑖𝑛𝑡
= 2𝑎 ∫ 𝑑𝑡 = 2𝑎 ∫ 𝑑𝑡
0 √1 − 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 0 𝑠𝑖𝑛𝑡
car 𝑠𝑖𝑛𝑡 > 0
𝜋
2
= 2𝑎 ∫ 𝑑𝑡
0
𝑺 = (𝝅𝒂) 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟

4. Le calcul de moment d’inertie


Le moment d’inertie d’un point matériel de masse 𝑚 par rapport à un axe (𝛥) s’écrit :
𝐼∆ = 𝑚𝑑 2

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Où m est la masse du point matériel et 𝑑 la distance du point à l’axe 𝛥. Dans le cas d’un
système matériel continu le moment d’inertie s’écrit :

𝐼 = ∫ 𝑑𝐼∆
où 𝑑𝐼∆ est l’élément de moment d’inertie par rapport à Δ.

• On appelle élément de moment d’inertie d’un solide (tige, plaque,…) par rapport à un
axe Δ, le moment d’inertie de la petite portion constituant le solide. Considérons le cas d’une
tige de masse 𝑚 et de longueur 𝑙, l’élément de moment d’inertie de cette tige par rapport à un
axe (𝛥) que nous notons 𝑑𝐼∆ s’écrit :

𝑑𝐼∆ = 𝑑𝑚 𝑑 2

où 𝑑𝑚 est l’élément de masse c’est-à-dire la masse attribuée à une toute petite portion de la
tige et 𝑑 la distance de la tige à l’axe 𝛥.
• On appelle densité linéique ou densité linéaire d’une tige ou d’une barre de masse m et
de longueur l, la quantité
𝑚
𝜌=
𝑙
𝑑𝑚
NB : Si 𝑑𝑚 est la masse de l’élément de longueur 𝑑𝑙 de la tige, alors 𝜌 = . Ainsi, l’élément
𝑑𝑙

de moment d’inertie va s’écrire : 𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑙


En intégrant cet élément de moment d’inertie sur toute la longueur de la tige, on obtient
le moment d’inertie 𝐼𝛥 :
𝑙 𝑙
𝐼𝛥 = ∫ 𝑑𝐼𝛥 = ∫ 𝑑2 𝜌𝑑𝑥
0 0

Moment d’inertie d’une plaque, d’un solide


• D’une manière analogue à la précédente, on peut déterminer l’élément de moment
d’inertie d’une plaque par rapport à un axe (𝛥) comme suit :

𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜎𝑑𝐴

𝜎 est la densité surfacique de la plaque : 𝜎 = 𝑚⁄𝐴. Ainsi pour un élément de masse 𝑑𝑚 et


de surface 𝑑𝐴, 𝑑𝑚 = 𝜎𝑑𝐴.
• Dans le cas d’un solide homogène dont la masse est répartie dans tout son volume 𝑉,
l’élément de moment d’inertie 𝑑𝐼𝛥 du solide par rapport à l’axe (𝛥) s’écrit :
𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑉

𝜌 est la densité volumique du solide et 𝑑𝑉 l’élément de volume.

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En intégrant, on obtient le moment d’inertie 𝐼𝛥 du solide par rapport à (𝛥) dans chaque
cas.

Remarque
Si le solide (la tige ou la plaque) est homogène c’est-à-dire possède une répartition linéique,
surfacique ou volumique de masse uniforme alors la densité est constante. Dans le cas
contraire, les corps considérés sont hétérogènes.

Exercice
Soit un anneau de masse 𝑚, de diamètre [𝐴𝐵] et de centre 𝑂 tel que son centre coïncide
avec l’origine des axes de coordonnées (voir figure).
𝑦

M
R
𝜃 d
A o B 𝑥

Déterminer le moment d’inertie de cet anneau par rapport au diamètre [𝐴𝐵] .

Résolution
L’élément de moment s’écrit : 𝑑𝐼𝐴𝐵 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑙
𝜌 étant la densité linéique et 𝑑𝑙 l’élément de longueur (l’élément d’arc).
𝑑𝑠 = 𝑑𝑙 = √1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃
{ et 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅 2
𝑦 = 𝑅 sin 𝜃
𝑑𝑓 𝑑𝑦
𝑦 = 𝑓(𝑥), 𝑓′(𝑥) = 𝑦′ = =
𝑑𝑥 𝑑𝑥
1
2 2
𝑑𝑦
𝑑𝑙 = √𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2 = [1 + ( ) ] 𝑑𝑥
𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃 ⟹ 𝑑𝑥 = −𝑅 sin 𝜃 𝑑𝜃
𝑦 = 𝑅 sin 𝜃 ⟹ 𝑑𝑦 = 𝑅 cos 𝜃 𝑑𝜃 , ainsi

𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2 = 𝑅 2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃 2 + 𝑅 2 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃𝑑𝜃 2 = 𝑅 2 𝑑𝜃 2


Alors
𝑑𝑙 = 𝑅𝑑𝜃

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Remarquons que 𝑑 = 𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃
𝑑𝐼𝐴𝐵 = 𝑑2 𝜌𝑑𝑙 = (𝑅𝑠𝑖𝑛𝜃)2 𝜌𝑅𝑑𝜃 = 𝜌𝑅 3 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃
2𝜋 2𝜋
𝐼𝐴𝐵 = ∫ 𝜌𝑅 3 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃 = 𝜌𝑅 3 ∫ 𝑠𝑖𝑛2 𝜃𝑑𝜃
0 0
1
or 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 2 (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃)
2𝜋
𝜌𝑅 3 2𝜋 𝜌𝑅 3 1 𝜌𝑅 3
𝐼𝐴𝐵 = ∫ (1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃)𝑑𝜃 = [𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2𝜃] = (2𝜋)
2 0 2 2 0 2
𝑰𝑨𝑩 = 𝝆𝑹𝟑 𝝅
Or
𝑚 𝑚
𝜌= =
𝑙 2𝜋𝑅
alors
𝒎𝑹𝟐
𝑰𝑨𝑩 =
𝟐

5. Calcul du volume d’un solide de révolution

𝑦
𝑦 = 𝑔(𝑥)

𝑦 = ℎ(𝑥)
𝑂 𝑎 𝑥
𝑏

On appelle solide de révolution obtenu, par exemple par la rotation de la figure D délimité par
les courbes d’équations 𝑦 = 𝑔(𝑥), 𝑦 = ℎ(𝑥), 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏.
Sous réserve que la courbe de 𝑔 soit située au-dessus de celle de ℎ sur [𝑎, 𝑏], le volume
du solide de révolution obtenu par rotation de 𝐷 autour de l’axe (𝑂𝑥) s’écrit
𝒃
𝒗 = 𝝅 ∫ [𝒈𝟐 (𝒙) − 𝒉𝟐 (𝒙)] 𝒅𝒙, (𝑢. 𝑣)
𝒂

Exercice
Considérons dans un repère orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, ), une figure plane délimitée par la courbe
d’équation
𝑥 2 + (𝑦 − 𝑎)2 = 𝑏 2 (𝐸)
Calcule le volume du solide obtenu par rotation du disque autour de l’axe (𝑂𝑥).

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Résolution
De l’équation 𝑥 2 + (𝑦 − 𝑎)2 = 𝑏 2 on a :

𝑦 = 𝑎 + √𝑏 2 − 𝑥 2 𝑜𝑢 𝑦 = 𝑎 − √𝑏 2 − 𝑥 2
𝑔(𝑥) = 𝑎 + √𝑏 2 − 𝑥 2
Puisque −√𝑏 2 − 𝑥 2 < √𝑏 2 − 𝑥 2 posons {
ℎ(𝑥) = 𝑎 − √𝑏 2 − 𝑥 2
Les fonctions 𝑓 et ℎ existent si 𝑏 2 − 𝑥 2 ≥ 0 ⟺ −𝑏 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏
d’où le volume du solide obtenu par rotation du disque d’équation (𝐸) autour de l’axe (𝑂𝑥)
s’écrit :
𝑏 2 2
𝑣 = 𝜋 ∫ [(𝑎 + √𝑏 2 − 𝑥 2 ) − (𝑎 − √𝑏 2 − 𝑥 2 ) ] 𝑑𝑥
−𝑏
𝑏
= 4𝜋𝑎 ∫ √𝑏 2 − 𝑥 2 𝑑𝑥
−𝑏
√𝑏 2 − 𝑥2 étant paire, alors on a :
𝑏
𝑣 = 8𝜋𝑎 ∫ √𝑏 2 − 𝑥 2 𝑑𝑥
0

Posons 𝑥 = 𝑏 𝑠𝑖𝑛 𝑡, alors :


𝜋⁄2
𝑣 = 8𝜋𝑎 ∫ √𝑏 2 − (𝑏 𝑠𝑖𝑛 𝑡)2 𝑏 cos 𝑡 𝑑𝑡
0
𝜋⁄2
= 8𝜋𝑎𝑏 2 ∫ √cos 2 𝑡 cos 𝑡 𝑑𝑡
0
𝜋
Pour 𝑡 ∈ [0, 2 ] cos 𝑡 > 0 alors
𝜋⁄2
𝑣 = 8𝜋𝑎𝑏 2 ∫ cos2 𝑡 𝑑𝑡
0
𝜋⁄2
𝑡 2
= 8𝜋𝑎𝑏 [ + sin 2𝑡]
2 0

𝒗 = 𝟐𝒂(𝝅𝒃)𝟐 𝑢. 𝑣

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6. Intégrales impropres
1. Définitions
On appelle intégrales impropres :
− Les intégrales à bornes infinies
− Les intégrales des fonctions non bornées.
L’intégrale impropre d’une fonction 𝑓(𝑥) entre les bornes a et +∞ est définie par l’égalité :
+∞ 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑏→+∞ 𝑎

Si cette limite existe, on dit que l’intégrale impropre est convergente ; si la limite n’existe pas,
on dit que cette intégrale est divergente.
D’une manière analogue,
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑 𝑥
−∞ 𝑎→−∞ 𝑎
et
+∞ 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑎→−∞
lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
−∞ 𝑏→+∞ 𝑎

Si la fonction 𝑓(𝑥) une discontinuité au point infinie au point 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] et est continue pour
𝑎 ≤ 𝑥 < 𝑐 et 𝑐 < 𝑥 ≤ 𝑏, alors par définition,
𝑏 𝑐−𝛼 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝛼→0 𝑎 𝛽→0 𝑐+𝛽

On dit que l’intégrale


𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 (𝑜ù 𝑓(𝑐) = ∞, 𝑎 < 𝑐 < 𝑏)
𝑎

est convergente lorsque les deux limites existent au deuxième membre de l’égalité ; elle est
divergente si l’une au moins des limites n’existe pas.

Exercice
Etudier la nature des intégrales suivantes :
−1 +∞ 1
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
∫ 2
; ∫ 2
; ∫
−∞ 𝑥 −∞ 1 + 𝑥 0 𝑥

2. Fonctions de Riemann
1
On appelle fonctions de Riemann, les fonctions 𝑥 ↦ 𝑥 𝛼 𝑜ù 𝛼 ∈ ℝ .

L’intégrale :
1 𝑑𝑥
1) ∫0 converge lorsque 𝛼 < 1
𝑥𝛼

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+∞ 𝑑𝑥
2) ∫1 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 𝑙𝑜𝑟𝑠𝑞𝑢𝑒 𝛼 > 1
𝑥𝛼

Démonstration : voir exercice

3. Critères de comparaison pour des fonctions positives


a. Propriété 1
Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏[ → ℝ continue et positive sur [𝑎, 𝑏[ où −∞ < 𝑎 < 𝑏 ≤ +∞.
[𝑎, 𝑏[ → ℝ
Soit 𝐹 : { 𝑥
𝑥 ⟼ ∫𝑎 𝑓(𝑡)𝑑𝑡
𝑏
Alors ∫𝑎 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 converge si 𝐹 est majorée.
Démonstration

b. Propriété 2
Soient 𝑓 : [𝑎, 𝑏[ → ℝ et 𝑔 : [𝑎, 𝑏[ → ℝ continues et positives sur [𝑎, 𝑏[ où
−∞ < 𝑎 < 𝑏 ≤ +∞.
Supposons que pour tout 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏[, 0 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥). Alors :
𝑏 𝑏
✓ ∫𝑎 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 ⇒ ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 ⇒ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑎 𝑎

✓ Supposons qu’au voisinage de 𝑏, 𝑓 = 𝑜 (𝑔) alors


𝑏 𝑏
∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 ⇒ ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑎 𝑎

NB: 𝑓 = 𝑜 (𝑔) au voisinage de 𝑏 ⇔ ∀ 𝜀 > 0, ∃ 𝐴 ∈ [𝑎, 𝑏[ ∕ ∀ 𝑥 ∈ [𝐴, 𝑏[ 𝑓(𝑥) ≤ 𝜀𝑔(𝑥)

✓ Supposons qu’au voisinage de 𝑏, 𝑓~(𝑔) alors


𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑒𝑡 ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑚ê𝑚𝑒 𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒
𝑎 𝑎

Exemple
1. Etudier
+∞ +∞ |sin
𝑑𝑡 𝑡|
∫ , ∫ 𝑑𝑡
1 𝑡3 + 1 1 𝑡2

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Exercices
Exercice 1
Soit à calculer l’intégrale suivante
𝑎𝑥 + 𝑏
𝐼(𝑥) = ∫ 𝑑𝑥
(𝑥 2 + 𝑝𝑥 + 𝑞)𝑛
a) Montrer que 𝐼(𝑥) s’écrit :
𝑎 (2𝑥 + 𝑝)𝑑𝑥 𝑎𝑝 𝑑𝑥
𝐼(𝑥) = ∫ 2 𝑛
+ (𝑏 − ) ∫ 2
2 (𝑥 + 𝑝𝑥 + 𝑞) 2 (𝑥 + 𝑝𝑥 + 𝑞)𝑛
b) Ecrire
𝑑𝑥 𝑑𝑡
∫ =∫ 2
(𝑥 2 + 𝑝𝑥 + 𝑞) 𝑛 (𝑡 + 𝑐 2 )𝑛
avec 𝑡 et 𝑐 à définir
En désignant 𝐼𝑛 (𝑡) la nouvelle intégrale, établir pour 𝑛 > 1, la formule de récurrence :
𝑡 1 2𝑛 − 3
𝐼𝑛 (𝑡) = + 𝐼
2𝑐 2 (𝑛 − 1)(𝑡 2 + 𝑐 2 )𝑛−1 𝑐 2 2𝑛 − 2 𝑛−1
Déduire des calculs précédents l’expression de 𝐼(𝑥)

Application :
a) Calculer
3𝑥 + 2
𝐼(𝑥) = ∫ 𝑑𝑥
(𝑥 2 + 2𝑥 + 10)2
b) On donne
𝑑𝑥
𝐼3 = ∫
(𝑥 2 + 1)3
Calcule 𝐼1 . Trouve 𝐼2 en utilisant la formule de récurrence, puis retrouve 𝐼3

Exercice 2 (les questions sont indépendantes)


1. On donne
𝑑𝑥
𝐼𝑛 (𝑥) = ∫
𝑐𝑜𝑠 𝑛 (𝑥)
Calculer 𝐼0 , 𝐼1 , 𝐼2 et établir la formule de récurrence permettant de calculer 𝐼𝑛 (𝑥)
2. Montrer que :
𝜋
0 𝑠𝑖 𝑚 ≠ 𝑛
∫ sin 𝑚𝑥 sin 𝑛𝑥 𝑑𝑥 = {
−𝜋 𝜋 𝑠𝑖 𝑚 = 𝑛
Exercice 3
1- Calculer le moment d’inertie d’un cylindre homogène, de rayon R et de hauteur ℎ par
rapport à son axe (voir figure 1).
2- Déterminer le moment d’inertie d’une plaque rectangulaire homogène, d’épaisseur
négligeable par rapport à un de ses sommets (voir figure 2).

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3- Déterminer le moment d’inertie d’une sphère homogène de rayon R et de densité 𝜌 par
rapport à son centre (voir figure 3)

𝑦
a
ℎ r
D C
b R

A B 𝑥
R 𝜃
Fig. 2 Fig. 3
Fig. 1

Exercice 4
Soit 𝔇 le domaine du plan délimité par les courbes d’équations 𝑦 = −𝑥 2 et 𝑦 = −9
c) Donner une esquisse de 𝔇
d) Calculer l’aire de ce domaine
e) Calcule le volume du solide de révolution obtenu par rotation de la figure plane par
autour de l’axe (𝑂𝑥).

Exercice 5
1. Déterminer la nature des intégrales impropres suivantes
+∞ √𝑥 +∞ 𝑥 1 ln 𝑋
𝐼 = ∫0 𝑑𝑥 , 𝐽 = ∫0 𝑑𝑥, 𝐾 = ∫0 𝑑𝑥
𝑥 2 +1 √𝑥 3 +1 𝑥−1

2. Etudier la convergence de l’intégrale impropre 𝐿 suivante puis la calculer s’il y a lieu


+∞
2
𝐿=∫ 𝑑𝑥
1 𝑥 2 (𝑥 + 2)

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Chapitre 9

Suites arithmétiques et géométriques

Les suites numériques ont été étudiées au secondaire. Des rappels sont faits ici sur les
suites arithmétiques et les suites géométriques et sur quelques propriétés générales.

1. Sens de variation et convergence d’une suite numérique


1.1. Sens de variation d’une suite

Dans les définitions qui suivent on suppose 𝑛 tel que 𝑛 𝜖 𝐸 et (𝑛 + 1) 𝜖 𝐸. Cette condition est
remplie par exemple si 𝐸 = ℕ ou si 𝐸 = ℕ∗ .
Une suite (𝑈𝑛 )𝑛 𝜖 𝐸 est dite :

a- Croissante lorsque : ∀ 𝑛 𝜖 𝐸, 𝑈𝑛  𝑈𝑛+1 ;


b- Strictement croissante lorsque : : ∀ 𝑛 𝜖 𝐸, 𝑈𝑛 < 𝑈𝑛+1 ;
c- Décroissante lorsque : ∀ 𝑛 𝜖 𝐸, 𝑈𝑛+1 ≤ 𝑈𝑛 ;
d- Strictement décroissante lorsque : ∀ 𝑛 𝜖 𝐸, 𝑈𝑛+1 < 𝑈𝑛 ;

Si 𝐸 est fini, alors on aura 𝑛 ≤ 𝑛1 où 𝑛1 est l’avant-dernier indice dans E.


Lorsqu’une suite est croissante ou décroissante on dit qu’elle est monotone. Si elle est
strictement croissante ou strictement décroissante, on dit qu’elle est strictement monotone.

Remarques :
− Une suite peut n’être monotone qu’à partir d’un certain rang 𝑛0 .
− En général, pour étudier les sens de variation d’une suite (𝑈𝑛 ) on étudie le signe de la
différence (𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛).
− Si tous les termes de la suite sont strictement positifs, on peut étudier le sens de
variation en comparant le nombre 𝑈𝑛+1 ⁄𝑈𝑛 au nombre 1.

1.2. Notion de convergence d’une suite numérique


a- Une suite infinie (𝑈𝑛 )est dite convergente lorsqu’il existe un nombre réel 𝜆 tel que
lim 𝑈𝑛 = 𝜆.
𝑛→+∞

Si la limite de 𝑈𝑛 à l’infini n’existe pas ou est infinie, on dit que la suite est divergente.

b- Propriété
Soit (𝑈𝑛 ) une suite définie par 𝑈𝑛 = 𝑓(𝑛) où 𝑓 est une fonction numérique. Si 𝑓 a une
limite en +∞ , alors (𝑈𝑛 ) a une limite et on a :

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lim 𝑈𝑛 = lim 𝑓(𝑥)
𝑛→+∞ 𝑥→+∞

Exemple
2𝑛+5 2𝑛
✓ 𝑈𝑛 = ; on a : lim 𝑈𝑛 = lim ( 𝑛 ) = 2 (suite convergente)
𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
3𝑛
✓ 𝑈𝑛 = − 1; on a : lim 𝑈𝑛 = +∞ (suite divergente)
2 𝑛→+∞

✓ 𝑈𝑛 = 2 + (−1)𝑛 ; on a 𝑈0 = 3, 𝑈1 = 1 , 𝑈2 = 3, ⋯

𝑈𝑛 = 3, 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟
Ainsi : { : donc 𝑈𝑛 ne tend pas vers un réel fixe
𝑈𝑛 = 1, 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
lorsque 𝑛 → +∞. Alors la suite est divergente.

2. Autres définitions et propriétés


2.1. Opérations sur les suites

Soit (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) deux suites numériques définies sur un même ensemble 𝐸. Par
définition :
− La somme de (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) est la suite de terme général 𝑈𝑛 + 𝑉𝑛 ;
− Le produit de (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) est la suite de terme général 𝑈𝑛 𝑉𝑛 ;

− Si 𝑉𝑛  0 pour tout 𝑛 de 𝐸, le quotient de (𝑈𝑛 ) par (𝑉𝑛 ) est le terme général


𝑈𝑛
.
𝑉𝑛

2.2. Propriétés de comparaison

2.2.1. Soit (𝑈𝑛 ) une suite numérique

✓ S’il existe une suite (𝑉𝑛 ) telle que 𝑉𝑛 ≤ 𝑈𝑛 à partir d’un certain rang et si
lim 𝑉𝑛 = +∞ , alors lim 𝑈𝑛 = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

✓ S’il existe une suite (𝑉𝑛 ) telle que 𝑈𝑛 ≤ 𝑉𝑛 à partir d’un certain rang et si
lim (𝑉𝑛 ) = −∞ , alors lim 𝑈𝑛 = −∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

2.2.2. Soit (𝑈𝑛 ) une suite numérique et 𝑙 un nombre réel.

S’il existe deux suites (𝑉𝑛 ) et (𝑊𝑛 ) telles que 𝑉𝑛 ≤ 𝑈𝑛 ≤ 𝑊𝑛 à partir d’un certain
rang et si lim 𝑉𝑛 = lim 𝑊𝑛 = 𝑙 , alors la suite (Un) est convergente et
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

lim 𝑈𝑛 = 𝑙.
𝑛→+∞

2.2.3. Soient deux suites (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) telles que 𝑈𝑛 ≤ 𝑉𝑛 à partir d’un certain rang et si
(𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) sont convergentes alors lim(𝑈𝑛 ) ≤ lim (𝑉𝑛 )

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Théorème 2.1
Si une suite est croissante et majorée, elle est convergente.
Si une suite est décroissante et minorée, elle est convergente.
Théorème 2.2
Soit 𝑓 une fonction continue. Si (𝑈𝑛 ) est une suite convergente telle que 𝑈𝑛+1 = 𝑓(𝑈𝑛 ),
alors la limite 𝑙 de cette suite est une solution dans ℝ de l’équation : 𝑙 = 𝑓(𝑙).

3. Suites arithmétiques

Définition
On appelle suite arithmétique une suite dont chaque terme à partir du second est obtenu en
ajoutant une constante réelle 𝑟 au terme qui le précède. La constante 𝑟 est la raison de la suite.

Exemple
𝛼 et 𝑟 étant des réels donnés, la suite suivante est une suite arithmétique

𝑈0 = 𝛼
{
∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛+1 = 𝑈𝑛 + 𝑟

Propriété
Toute suite (𝑈𝑛 )𝑛𝜖ℕ définie par 𝑈𝑛 = 𝑎 + 𝑛𝑟 où 𝑎 et 𝑟 sont des réels donnés, est une suite
arithmétique de raison 𝑟.

Somme de termes consécutifs


Soit (𝑈𝑛 )𝑛𝜖ℕ une suite arithmétique de raison r. Désignons par 𝑆𝑛 la somme de (n+1) termes
consécutifs :
𝑆𝑛 = 𝑈0 + 𝑈1 + ⋯ + 𝑈𝑛
On a :
𝑆𝑛 = 𝑈0 + 𝑈1 + ⋯ + 𝑈𝑛
𝑆𝑛 = 𝑈𝑛 + 𝑈𝑛−1 + 𝑈𝑛−2 + ⋯ + 𝑈0

En faisant la somme membre à membre des deux expressions ci-dessus, on a :

2𝑆𝑛 = (𝑈0 + 𝑈𝑛 ) + (𝑈1 + 𝑈𝑛−1 ) + (𝑈2 + 𝑈𝑛−2 ) + ⋯ + (𝑈𝑛 + 𝑈0 ).

Chaque expression entre parenthèses est de la forme


𝑠𝑘 = 𝑈𝑘 + 𝑈𝑛−𝑘 avec 𝑘 = 0,1 … , 𝑛.

𝑠𝑘 = 𝑈0 + 𝑘𝑟 + [𝑈0 + (𝑛 − 𝑘)𝑟] = 𝑈0 + (𝑈0 + 𝑛𝑟)

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On a donc pour tout 𝑘 :
𝑠𝑘 = 𝑈0 + 𝑈𝑛 = 2𝑈0 + 𝑛𝑟
D’où
2𝑆𝑛 = (𝑛 + 1)(𝑈0 + 𝑈𝑛 )

(𝒏 + 𝟏)
𝑺𝒏 = (𝑼𝟎 + 𝑼𝒏 )
𝟐

Généralisation
Soit 𝑆𝑛 la somme de 𝑛 termes consécutifs d’une suite arithmétique. On a :
𝑛
𝑆𝑛 = 𝑈𝑃 + 𝑈𝑃+1 + ⋯ + 𝑈𝑞 = (𝑈 + 𝑈𝑞 )
2 𝑃
où 𝑈𝑃 est le 1𝑒𝑟 terme et 𝑈𝑞 le 𝑛 𝑖𝑒𝑚𝑒 terme.

Exemple
11
𝑈0 + 𝑈1 + ⋯ + 𝑈10 = (𝑈0 + 𝑈10 )
2
𝑈5 + 𝑈6 + ⋯ + 𝑈24 = 10 (𝑈5 + 𝑈24 ).

Application
L’ensemble ℕ∗ est la suite arithmétique de premier terme 1 et de raison 1. Pour tout entier
𝑛 ≥1 on a :
𝑛(𝑛+1)
1 + 2 + ⋯+ 𝑛 = .
2

4. Suites géométriques

Définition
On appelle suite géométrique une suite dont chaque terme à partir du second s’obtient en
multipliant le terme qui le précède par une constante non nulle 𝑞 appelée raison de la suite.

Propriété
Le nième terme d’une suite géométrique de 1er terme 𝑎 et de raison 𝑞 est égal à 𝑎 𝑞 𝑛−1 .

Remarque importante
Dans l’énoncé de la propriété, le ne terme est 𝑈𝑛 si le premier est 𝑈1 et est 𝑈𝑛−1 si le premier
est 𝑈0 . Lorsque le premier terme est 𝑈0 on a bien :
𝑈0 = 𝑎𝑞1−1 = 𝑎.

Somme de n termes consécutifs


Soit 𝑺𝒏 la somme de 𝑛 termes consécutifs d’une suite géométrique de raison q.

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𝑺𝒏 = 𝑈𝑃 + 𝑞𝑈𝑃 + ⋯ + 𝑞 𝑛−1 𝑈𝑃 = 𝑈𝑃 (1 + 𝑞+ ⋯ + 𝑞 𝑛−1 )

✓ Si 𝑞 = 1 alors 𝑺𝒏 = 𝑛 𝑈𝑝 .
1−𝑞 𝑘+1
✓ Si 𝑞 ≠ 1 on démontre que : ∀𝑛 ∈ ℕ, 1 + 𝑞+ ⋯ + 𝑞 𝑘 = 1−𝑞

Il vient alors :
𝑛−1
1 − 𝑞𝑛
1 + 𝑞 + ⋯+ 𝑞 =
1−𝑞
d’où si q≠ 1
𝟏 − 𝒒𝒏
𝑺𝒏 = 𝑼
𝟏−𝒒 𝒑

5. Convergence
Soit (𝑈𝑛 ) une suite géométrique de raison 𝑞
a) Si |𝑞| < 1 alors la suite est convergente et sa limite est zéro
b) Si 𝑞 = 1 alors la suite est constante et converge vers son premier terme
c) Si 𝑞 ∈ ]−∞; −1] ∪ ]1; +∞[ alors la suite est divergente.

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Chapitre 10

LES SERIES NUMERIQUES

1. Quelques définitions
• Soit une suite numérique (𝑢𝑛 ) ∈ ℕ . La somme illimitée suivante :
𝑢0 + 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯
est appelée une série numérique de terme général 𝑢𝑛 . Cette série est notée
+∞

∑ 𝑢𝑛 𝑜𝑢 ∑ 𝑢𝑛
𝑛≥0
𝑛=0

• La somme 𝑆𝑛 ci-dessous est appelée somme partielle à l’ordre 𝑛 de la série :

𝑆𝑛 = 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛 .
• On appelle série harmonique la série
+∞
1 1 1
∑ = 1 + + ⋯+ + ⋯
𝑛 2 𝑛
𝑛=0
• Convergence
La série ∑𝑛≥0 𝑢𝑛 est dite convergente lorsque sa somme partielle à l’ordre 𝑛 a une limite finie
lorsque 𝑛 → +∞. On écrit alors ∑𝑛≥0 𝑢𝑛 = 𝑙 si la limite de la somme partielle est 𝑙 :

lim 𝑆𝑛 = lim (𝑢0 +𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛 ) = 𝑙.


𝑛→+∞ 𝑛→+∞

Le nombre 𝑟𝑛 = 𝑙 − 𝑆𝑛 est appelée le reste de la série à l’ordre 𝑛. Si la limite de 𝑆𝑛 est infinie


ou n’existe pas on dit que la série est divergente.

2. Premières Propriétés
Théorème 1:
Si la série ∑𝑛≥0 𝑢𝑛 converge, alors on a nécessairement lim 𝑢𝑛 =0.
𝑛→+∞

Démonstration
Supposons que la série ∑∞
𝑛=0 𝑢𝑛 est convergente de limite 𝑙. On a lim 𝑆𝑛 = 𝑙
𝑛→∞

Si 𝑛 → +∞ , alors (𝑛 − 1) → +∞, d’où lim 𝑆𝑛 = lim 𝑆𝑛−1 = 𝑙 ce qui implique


𝑛→∞ 𝑛→∞

lim(𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 ) = 0 (A)


𝑛→∞

Par définition on a :

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𝑆𝑛 = 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛−1 + 𝑢𝑛
𝑆𝑛−1 = 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛−1
𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 = 𝑢𝑛
(A) ⟹ lim 𝑢𝑛 = 0
𝑛→∞

Remarques
a) On déduit de ce théorème que si le terme général d’une série ne tend pas vers zéro,
alors cette série diverge.
b) La proposition réciproque de ce théorème n’est pas vraie, c’est-à-dire que la condition
lim 𝑢𝑛 = 0 ne suffit pas pour affirmer que la série converge.
𝑛→+∞
1
c) Considérons par exemple la série harmonique ; on a lim =0
𝑛→∞ 𝑛
1 1 1
𝑆𝑛 = 1 + + + ⋯+ ( )
2 3 𝑛
1 1 1 1 1 1
𝑆2𝑛 = 1 + + + ⋯ + ( ) + + + ⋯+
2 3 𝑛 𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
1 1 1
𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = + +⋯+
𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
Chacun des dénominateurs (𝑛 + 1), (𝑛 + 2) …, (2𝑛) est inférieur ou égal à 2𝑛. Donc
1
chaque terme figurant dans 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 est supérieur ou égal à , d’où
2𝑛
1 1
𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥ 𝑛 ( ) =
2𝑛 2
Si la série convergeait vers un nombre réel 𝑙 on aurait lim 𝑆𝑛 = 𝑙 et lim 𝑆2𝑛 = 𝑙 c’est-à-dire
𝑛→∞ 𝑛→∞

lim (𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ) = 0.
𝑛→∞
1 1
Or on a : ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥ 2, d’où on aurait lim (𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ) ≥ 2 . Et donc
𝑛→∞

lim (𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ) ≠ 0 ∶
𝑛→∞

il y a contradiction, donc la série harmonique n’est pas convergente (alors que son terme
général tend vers zéro).

3. Séries à termes positifs


Soient deux séries à termes positifs
(1) 𝑢1 + 𝑢2 + 𝑢3 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯
(2) 𝑣1 + 𝑣2 + 𝑣3 + ⋯ + 𝑣𝑛 + ⋯
On a les théorèmes suivants que nous admettrons.

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Théorème 1 : Si à partir d’un certain rang on a 𝑢𝑛 ≤ 𝑣𝑛
a) et si la série (2) converge, alors (1) converge.
b) et si la série (1) diverge, alors (2) diverge.

Démonstration
Désignons par 𝑆𝑛 et 𝑇𝑛 respectivement les sommes partielles des deux séries :
𝑆𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝑢𝑛 et 𝑇𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝑣𝑛
Puisque 𝑢𝑛 ≤ 𝑣𝑛 alors il résulte que :
𝑆𝑛 ≤ 𝑇𝑛 (𝑒)
Si la série (2) converge, ses sommes partielles ont des limites
lim 𝑇𝑛 = 𝑇
𝑛⟶+∞

Les termes des séries (1) et (2) étant positifs, on a 𝑇𝑛 < 𝑇, et, en vertu de l’inégalité (𝑒),
𝑆𝑛 ≤ 𝑇
Nous concluons que les sommes partielles 𝑆𝑛 sont bornées et lorsque 𝑛 croît, les 𝑆𝑛 croissent,
donc qu’elles admettent une limite
lim 𝑆𝑛 = 𝑆
𝑛⟶+∞
et évidemment
𝑆≤𝑇
D’où la série (1) converge.

.Exemple :
Considérons la série à termes strictement positifs
1 1 1 1
1
+ 2
+ 3
+ ⋯+ +⋯ (3)
1∙2 2∙2 3∙2 𝑛 ∙ 2𝑛
On a ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗
1 1
𝑛
≤ 𝑛
𝑛∙2 2
La somme 𝑆𝑛 telle que
1 1 1
𝑆𝑛 = 1
+ 2 + ⋯+ 𝑛
2 2 2
est la somme partielle à l’ordre 𝑛 de la série géométrique de premier terme 1⁄2 et de raison
1⁄2 . On sait que si le premier terme est 𝑎 et la raison 𝑞 et si 𝑞 ≠ 1 on a :

𝑎 (1 − 𝑞 𝑛 )
𝑎 + 𝑎𝑞 + ⋯ + 𝑎𝑞 𝑛−1 =
1−𝑞
En outre, pour −1 < 𝑞 < 1 on a lim 𝑞 𝑛 = 0. D’où
𝑛→∞

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1 𝑛
(1 − ( )
1 1 1 1 2)
lim ( 1 + 2 + ⋯ + 𝑛 ) = lim × =1
𝑛→∞ 2 2 2 𝑛→∞ 2 1
1 − (2)
1
La série de terme général 2𝑛 est donc convergente, puisque [1⁄(𝑛 ∙ 2𝑛 )] ≤ [1⁄(2𝑛 )] la série

(3) converge d’après le théorème 1.

Théorème 2
Supposons que les séries (1) et (2) soient à termes strictement positifs. Si on a
𝑢
lim𝑛→+∞ 𝑣𝑛 = 𝜆 avec 𝜆 ∈ ℝ∗+ , alors les deux séries sont de même nature, c’est-à-dire qu’elles
𝑛

sont toutes deux convergentes ou toutes deux divergentes.

Exemple :
En utilisant ce théorème étudions la convergence de la série numérotée 4) :
1 1 1 1
1+ + +⋯+ +⋯=∑ (4)
3 5 2𝑛 − 1 2𝑛 − 1
𝑛≥1
Comparons (4) à la série harmonique.
1⁄(2𝑛 − 1) 𝑛 1
lim = lim =
𝑛→∞ 1/𝑛 𝑛→∞ 2𝑛 − 1 2
Puisque la série harmonique est divergente, la série (4) est divergente.

Théorème 3 : (critère de d’Alembert)


𝑢𝑛+1
Si lim = 𝑙 , avec 𝑙 𝜖 ℝ+ alors :
𝑛→∞ 𝑢𝑛

- la série (1) est convergente si 𝑙 𝜖 [0,1[ ;


- la série (1) diverge si 𝑙 > 1 ;
- on ne peut pas conclure si 𝑙 = 1 ;
𝑢𝑛+1
Remarque : La série diverge si lim𝑛→+∞ = +∞. En effet, dans ces conditions on a
𝑢𝑛
𝑢𝑛+1
> 1 à partir d’un certain rang, c’est-à-dire 𝑢𝑛+1 > 𝑢𝑛 ; donc le terme général ne tend pas
𝑢𝑛

vers 0, d’où la série diverge.

Théorème 4 : (règle de Cauchy)

Etant donné la série 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯ à termes positifs, si

lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑢𝑛 = 𝑙 avec 𝑙 𝜖 ℝ+

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alors
a) la série converge si 𝑙 𝜖 [0,1[ ;
b) la série diverge si 𝑙 > 1 ;
c) on ne peut pas conclure si 𝑙 = 1 ;
Sur deux exemples nous illustrerons le point c) de ce théorème.

Exemple 1 : Considérons la série harmonique ; nous savons qu’elle est divergente.

1 𝑛 1
𝑈𝑛 = ⇒ √𝑢𝑛 = 𝑛−𝑛
𝑛
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ {ln( 𝑛√𝑢𝑛 )} = lim𝑛→+∞ (− )=0
𝑛
⟹ lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑢𝑛 = 1

Exemple 2 :
Soit la série (5)
1 1 1
1+ 3
+ 3 + ⋯+ 3 +⋯ (5)
2 3 𝑛
𝑛
1 −
3
√𝑢𝑛 = 𝑛 3 = 𝑛 𝑛
√𝑛
3
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ [ln (𝑛−𝑛 )] = lim𝑛→+∞ (−3 ) = 0.
𝑛

Donc
lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑢𝑛 = 1.

Or la série (5) est convergente puisque lim𝑛→+∞ (1⁄𝑛3 ) = 0.


On vient ainsi de constater sur ces deux exemples que si lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑢𝑛 = 1 ou
𝑢𝑛+1
lim𝑛→+∞ = 1 on ne peut conclure.
𝑢𝑛

Théorème 5 : (critère intégral)

Soit la série 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯ à termes positifs telle que 𝑢1 ≥ 𝑢2 ≥ ⋯ ≥ 𝑢𝑛 et


soit 𝑓 une fonction continue et décroissante sur [1, +∞ [ telle que ∀ 𝑛 𝜖 ℕ∗ , 𝑓(𝑛) = 𝑢𝑛 .

Dans ces conditions :


+∞
a) Si l’intégrale ∫1 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 converge, la série converge ;
b) Si l’intégrale diverge, alors la série diverge.

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Exemple: série de Riemann
On appelle série de Riemann une série de la forme
1 1 1
𝛼
+ 𝛼 + ⋯+ 𝛼 + ⋯
1 2 𝑛
où est 𝛼 𝜖 ℝ.
Une telle série converge si et seulement si 𝛼 > 1. Donc la série

1 1 1
1+ 2
+ 2 + ⋯+ 2 + ⋯
2 3 𝑛
est convergente.

4. Séries alternées
4.1. Définition :
Une série numérique est dite alternée lorsque ses termes sont alternativement positifs et
négatifs.

Exemple :
1 1 1
1− + − ⋯ + (−1)𝑛−1 ( ) + ⋯
2 3 𝑛

5.2. Convergence absolue


On dit qu’une série ∑ 𝑢𝑛 converge absolument si la série des valeurs absolues ∑|𝑢𝑛 |
converge. Une série convergente, mais non absolument convergente est dite semi-
convergente.

5.3. Critère de Leibniz


Nous admettons le théorème suivant.
Théorème
Soit (𝑢𝑛 ) une suite réelle alternée. Si la suite des valeurs absolues (|𝑢𝑛 |) est décroissante et
converge vers 0 alors
− la série ∑ 𝑢𝑛 converge.
− ∀𝑛 ∈ ℕ, |𝑟𝑛 | ≤ |𝑢𝑛+1 | où (𝑟𝑛 ) est la suite des restes associée à la série ∑ 𝑢𝑛

Proposition
Soit ∑ 𝑢𝑛 une série numérique convergeant absolument alors ∑ 𝑢𝑛 converge.
Remarque
La réciproque de la proposition est fausse.
Exemple

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(−1)𝑛
Considérons la série ∑ 𝑢𝑛 où pour tout 𝑛 𝜖 ℕ∗ , 𝑢𝑛 = . (𝑢𝑛 ) est une suite alternée car
𝑛
(−1)𝑛
(|𝑢𝑛 |) est décroissante et converge vers 0 : donc ∑ (appelée série harmonique alternée)
𝑛
1
converge via le critère de Leibniz alors que la série ∑ 𝑛 diverge.

5.4. Série alternée de Riemann


C’est la série
(−1)𝑛
∑ ; 𝛼𝜖ℝ
𝑛𝛼
𝑛≥1

Elle converge pour 𝛼 > 0 et diverge pour 𝛼 ≤ 0.

6. Séries à termes complexes


Soit la série à termes complexes :
𝑤1 + 𝑤2 + ⋯ + 𝑤𝑛 + ⋯.
Posons
𝑤𝑛 = 𝑢𝑛 + 𝑖𝑣𝑛 où 𝑖 2 = −1 et (𝑢𝑛 , 𝑣𝑛 )𝜖 ℝ2

La série ∑ 𝑤𝑛 converge si et seulement si les deux séries réelles ∑ 𝑢𝑛 et ∑ 𝑣𝑛 convergent.


Dans ce cas, en posant ∑∞ ∞ ∞
𝑛=1 𝑢𝑛 = 𝑙, ∑𝑛=1 𝑣𝑛 = 𝑙′ ; on a : ∑𝑛=1 𝑤𝑛 = 𝑙 + 𝑖𝑙′

Remarque
On ne change pas la nature d’une série en supprimant un nombre fini de premiers
termes consécutifs de cette série.
Par exemple si on donne la série

(A) 𝑢1 + 𝑢2 + 𝑢3 … elle est de même nature que la série suivante obtenue en


supprimant les sept premiers termes, soit

(A1) 𝑢8 + 𝑢9 + 𝑢10 + ⋯

7. Produit de deux séries


Soient ∑ 𝑢𝑛 et ∑ 𝑣𝑛 deux séries numériques. On appelle produit de Cauchy de ∑ 𝑢𝑛 et ∑ 𝑣𝑛 la
série ∑ 𝑤𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ,
𝑛

𝑤𝑛 = ∑ 𝑢𝑘 𝑣𝑛−𝑘
𝑘=0

8. Valeur de la somme de séries

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Soit 𝛼 ∈ ℝ∗+ , on montre que :
∞ 1
(−1)𝑛 𝑑𝑡
∑ =∫ 𝛼
𝛼𝑛+1 0 1+𝑡
𝑛=0

Exercices

Exercice 1
1) A l’aide du critère de Cauchy étudier la convergence de la série :

1 2 2 3 3 𝑛 𝑛
+ ( ) + ( ) +⋯+( )
3 5 7 2𝑛 + 1
2) On considère la série de Riemann (𝑅) définie pour 𝑛 𝜖 ℕ∗ :
1 1 1
𝛼
+ 𝛼 +⋯ 𝛼 +⋯
1 2 𝑛

a) Etudier la convergence dans le cas où 𝛼 = 1


b) Démontrer que si 𝛼 ≤ 0, 𝑢𝑛 ne tend pas vers zéro. Que peut-on en déduire ?
c) On suppose que ]0,1[ , démontrer que 𝑛∝ ≤ 𝑛 et en déduire que (𝑅) est divergente.
d) Pour 𝛼 > 1 utiliser une intégrale et démontrer que la série est convergente.
3) On considère la série
ln 𝑛

𝑛
𝑛≥1

Etudier sa convergence en remarquant que cette série est de même nature que la série
ln 𝑛

𝑛
𝑛≥3
4) Démontrer que la série

∑(−1)𝑛 (3−𝑛 )
𝑛=0
est convergente et calculer sa somme.

Exercice 2
Rechercher la nature des séries suivantes :
(𝑛!)3 𝑎𝑛 Log 𝑛 Log(𝑛!)
1) 𝑢𝑛 = , 2) 𝑢𝑛 = (𝑎 > 0), 3) 𝑢𝑛 = , 4) 𝑢𝑛 =
(3𝑛)! 2 −sin 𝑛 𝑛5 𝑛!

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1 1 𝑛!
5) 𝑢𝑛 = (𝑛 ≥ 1), 6) 𝑢𝑛 = , 7) 𝑢𝑛 = , (𝑎 > 0)
𝑛(𝑛 + Log 𝑛) 2𝑛(2𝑛 + 1) 𝑎𝑛

8) 𝑢𝑛 = √𝑤𝑛 𝑣𝑛 , 𝑤𝑛 𝑒𝑡 𝑣𝑛 convergent

Exercice 3
Pour 𝑛 ∈ ℕ∗ étudier la nature de la série de terme général 𝑢𝑛 dans chacun des cas suivants :
𝑛2𝑎 1 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ 𝑛
1) 𝑢𝑛 = 𝑛 (𝑎 ≥ 1), 2) 𝑢𝑛 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( ) , 3) 𝑢𝑛 =
𝑎 + Log 𝑛 1 + 𝑛 + 𝑛2 √1 + 𝑛3

Exercice 4
Soit 𝑅𝑛 le reste de la série de terme général
1
𝑢𝑛 =
𝑛!
1) Vérifier la majoration
(𝑛 + 2)
𝑅𝑛 ≤ ∀𝑛
(𝑛 + 1)(𝑛 + 1)!
2) Justifier la convergence de ∑(𝑢𝑛 )

Exercice 5
Soit la série de terme général
𝑛2 − 3𝑛 + 2
𝑢𝑛 =
(𝑛 − 1)!
Etudier la convergence de (𝑢𝑛 )n et déterminer sa somme.

Exercice 6

Calculer le nombre S dans chacun des cas suivants


+∞ (−1)𝑛 +∞ (−1)𝑛
𝑆1 = ∑ , 𝑆2 = ∑
0 𝑛+1 0 2𝑛 + 1
+∞ 1 +∞ 1
𝑆3 = ∑ , 𝑆4 = ∑
0 (3𝑛 + 1)(3𝑛 + 4) 1 𝑛(𝑛 + 1)(𝑛 + 2)

+∞ 2𝑛 +∞ 𝑛2
𝑆5 = ∑ 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( 4 ), 𝑆6 = ∑
0 𝑛 + 𝑛2 + 2 1 (𝑛 − 1)!

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Chapitre 11

SUITES ET SERIES DE FONCTIONS - SERIES ENTIERES

1. Suite de fonctions
1.1. Définition
Soit 𝐼 une partie non vide de ℝ. On appelle suite de fonctions de 𝐼 vers ℝ, toute suite
(𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ ∈ (ℝ𝐼 )ℕ .

Remarque
Pour une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛 ∈ ℕ ∈ ℝℕ , (𝑢𝑛 )𝑛 ∈ ℕ = (𝑢0 , 𝑢1 , ⋯ , 𝑢𝑛 , ⋯ ), chacun des
𝑢𝑛 est un réel. Lorsque l’on considère une suite de fonctions (𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ ∈ (ℝ𝐼 )ℕ, (𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ =
(𝑓0 , 𝑓1 , ⋯ , 𝑓𝑛 , ⋯ ) , chacun des 𝑓𝑖 est une fonction de 𝐼. Dans la suite, on désignera (𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ
par (𝑓𝑛 )

Exemple 1
Soit (𝑓𝑛 ) la suite des fonctions de puissance sur [0, 1] où pour tout 𝑛 ∈ ℕ ,
[0, 1] ⟶ ℝ
𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥𝑛
1.2. Convergence simple
Soient (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ et 𝑓 ∈ ℝ𝐼 , on dit que (𝑓𝑛 ) converge simplement vers 𝑓 sur 𝐼 si :
∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓𝑛 (𝑥) → 𝑓(𝑥)
𝑛⟶+∞

ou bien
∀𝑥 ∈ 𝐼, ∀ 𝜀 > 0 ∃ 𝑁 ∈ ℕ ∀𝑛 ∈ ℕ 𝑛 ≥ 𝑁 ⟹ |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| < 𝜀

Remarque

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 84


Pour étudier la convergence simple de (𝑓𝑛 ) sur 𝐼, on fixe 𝑥 ∈ 𝐼 et on étudie la limite de la
suite réelle (𝑓𝑛 (𝑥)).

Exemple 2
Etudier la convergence simple de la suite de fonctions de puissance définie à l’exemple 1
Solution
Soit 𝑥 ∈ [0, 1], alors
0 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [0, 1[
lim 𝑓𝑛 (𝑥) = lim 𝑥 𝑛 = {
𝑛⟶+∞ 𝑛⟶+∞ 1 𝑠𝑖 𝑥 = 1
[0, 1] ⟶ ℝ
Donc (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la fonction définie telle que 𝑓: {
0 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 1
𝑥↦{
1 𝑠𝑖 𝑥 = 1
sur [0, 1]

Exemple 3
[0, 1[⟶ ℝ
Soit (𝑔𝑛 ) la suite de fonctions définie telle que pour tout 𝑛 ∈ ℕ , 𝑔𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑛2 𝑥 𝑛
Etudier la convergence simple de 𝑔𝑛 (𝑥)
Solution
𝑔𝑛 (0) = 0 , si 𝑥 ∈]0, 1[
lim 𝑔𝑛 (𝑥) = lim 𝑛2 𝑥 𝑛 = 0
𝑛⟶+∞ 𝑛⟶+∞

Donc (𝑔𝑛 ) converge simplement vers la fonction nulle sur [0, 1[

1.3. Convergence uniforme


Soient (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ et 𝑓 ∈ ℝ𝐼 , on dit que (𝑓𝑛 ) converge uniformément vers 𝑓 sur 𝐼 si :
∀ 𝜀 > 0 ∃ 𝑁 ∈ ℕ ∀𝑛 ∈ ℕ 𝑛 ≥ 𝑁 ⟹ ∀𝑥 ∈ 𝐼 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| < 𝜀

Interprétation
A partir d’un certain rang 𝑛 (𝑛 ≥ 𝑁), tous les graphes des fonctions 𝑓𝑛 sont inclus dans la
partie du plan contenu dans la bande de largeur 2𝜀. Ici 𝑁 ne dépend plus de 𝑥.

𝑓𝑛

+𝜀 𝑓
−𝜀

Notion de borne supérieure

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− Soit une partie non vide A de ℝ, on appelle borne supérieure de A dans ℝ, le plus petit
des majorants de A dans ℝ, il est noté 𝑆𝑢𝑝(𝐴).
Si 𝑀 = 𝑆𝑢𝑝(𝐴), alors ∀ 𝑥 ∈ 𝐴, 𝑥 ≤ 𝑀. De plus 𝑆𝑢𝑝(𝐴) ∈ 𝐴 ⟺ 𝑆𝑢𝑝(𝐴) = 𝑀𝑎𝑥(𝐴)

− Lorsque 𝑋 est un ensemble non vide de 𝑓 et 𝑓: 𝑋 ⟶ ℝ est majorée alors 𝑓(𝑋) admet
une borne supérieure dans ℝ notée 𝑆𝑢𝑝(𝑓(𝑋) ) ou 𝑆𝑢𝑝{𝑓(𝑋), 𝑥 ∈ 𝑋}

Proposition
Soient (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ et 𝑓 ∈ ℝ𝐼 , dire que (𝑓𝑛 ) converge uniformément vers 𝑓 sur 𝐼 ⟺
∃ 𝑁 ∈ ℕ/𝑛 ≥ 𝑁 , ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒
{ 𝑒𝑡
∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| → 0
𝑛⟶+∞

Remarque
Pour étudier la convergence uniforme,
− on cherche 𝑓 telle que (𝑓𝑛 ) converge simplement vers 𝑓 sur 𝐼
− on détermine 𝑆𝑢𝑝|𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| grâce au tableau de variation et on montre que
𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| → 0
𝑛⟶+∞

Exemple 1
∗ ℝ+ ⟶ ℝ
Soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ ∈ (ℝℝ+ )ℕ où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥𝑒 −𝑛𝑥
Etudier la convergence uniforme de (𝑓𝑛 ) sur ℝ+
Solution
− Soit 𝑥 ∈ ℝ+ , 𝑓𝑛 (𝑥) = 𝑥𝑒 −𝑛𝑥 → 0 alors (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la
𝑛⟶+∞

fonction nulle sur ℝ+ .


− Etudions la convergence uniforme éventuelle de (𝑓𝑛 ) vers la fonction nulle.

∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ ∀ 𝑥 ∈ ℝ+ 𝑓𝑛′ (𝑥) = (1 − 𝑛𝑥)𝑒 −𝑛𝑥

1
𝑥 0 𝑛
+∞
𝑓𝑛′ (𝑥) + 0 -
1
𝑓𝑛 𝑛𝑒

0 0

1 1
d’où pour 𝑥 ∈ ℝ+ 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| = 𝑓𝑛 (𝑛) = → 0
𝑛𝑒 𝑛⟶+∞

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Donc 𝑓𝑛 (𝑥) converge uniformément vers la fonction nulle sur ℝ+

Exemple 2
ℕ∗ [0, 1] ⟶ ℝ
Soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ ∈ (ℝ[0,1] ) où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : { 2
𝑥 ↦ 𝑛𝑥𝑒 −𝑛𝑥
Etudier la convergence uniforme de (𝑓𝑛 ) sur ℝ+

Solution
− Pour tout 𝑥 ∈ [0, 1], 𝑓𝑛 (𝑥) → 0 donc (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la fonction
𝑛⟶+∞
nulle sur [0, 1].
2
− Aussi pour tout 𝑥 ∈ [0, 1], 𝑓𝑛′ (𝑥) = 𝑛(1 − 2𝑛𝑥 2 )𝑒 −𝑛𝑥

0 1 1
𝑥
√2𝑛

𝑓𝑛′ (𝑥) + 0 -
1
𝑓𝑛 𝑓𝑛 ( )
√2𝑛
0 𝑛𝑒 −𝑛

1 𝑛 −1
Ainsi pour 𝑥 ∈ [0, 1] 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| = 𝑓𝑛 ( ) = √2 𝑒 2 → +∞
√2𝑛 𝑛⟶+∞

Donc 𝑓𝑛 (𝑥) ne converge pas uniformément vers la fonction nulle sur [0, 1]

Remarque
• La convergence uniforme implique la convergence simple
• Pour montrer qu’une suite de fonctions ne converge pas uniformément :
− on montre que 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| ↛ 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ⟶ +∞
− on montre qu’il existe une suite numérique (𝑀𝑛 ) ∈ 𝐼 𝑁 telle que pour tout 𝑥 ∈
𝑁, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| ≥ 𝑀𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑀𝑛 ↛ 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ⟶ +∞
− on montre que 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ∈ 𝑁, 𝑓𝑛 (𝑥) 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑓(𝑥) 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒
− dans le cas où 𝐼 = [𝑎, 𝑏], on montre que
𝑏 𝑏
∫ 𝑓𝑛 (𝑥)𝑑𝑥 ↛ ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ⟶ +∞
𝑎 𝑎

2. Série de fonctions

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Soit 𝐼 une partie non vide de ℝ . Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . On appelle série de fonctions de
terme général 𝑓𝑛 , notée ∑ 𝑓𝑛 , la suite de fonctions des sommes partielles (𝑠𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ où pour
tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑠𝑛 = ∑𝑛𝑘=0 𝑓𝑘
Exemple 1
ℝ⟶ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 définie telle que pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑓𝑛 {
𝑥 ↦ 𝑥𝑛
Les (𝑛 + 1) premières sommes partielles sont les fonctions définies pour tout 𝑥 𝜖 ℝ par
𝑠0 (𝑥) = 1
𝑠1 (𝑥) = 1 + 𝑥
𝑠2 (𝑥) = 1 + 𝑥 + 𝑥 2

{ 𝑠𝑛 (𝑥) = 1 + 𝑥 + 𝑥 2 + 𝑥 3 + ⋯ + 𝑥 𝑛 (1)

la série (1) converge pour tout 𝑥 satisfaisant la condition |𝑥| < 1. La somme des 𝑛 premiers
termes de cette série (somme d’une progression géométrique décroissante de raison 𝑥) s’écrit
1
𝑠(𝑥) =
1−𝑥
Exemple 2
Considérons la série ∑ 𝑓𝑛 de fonctions définies telles que pour 𝑛 ∈ ℕ∗ ,
[0,1] ⟶ ℝ
𝑓𝑛 { (−1)𝑛 𝑥 𝑛
𝑥↦
𝑛
Les 𝑛 premières sommes partielles sont les fonctions définies pour tout 𝑥 𝜖 [0,1] par
𝑠1 (𝑥) = −𝑥
𝑥2
𝑠2 (𝑥) = −𝑥 +
2
𝑥2 𝑥3
𝑠3 (𝑥) = −𝑥 + −
2 3

𝑥2 𝑥3 (−1)𝑛 𝑥 𝑛
𝑠 (𝑥) = −𝑥 + − + ⋯ +
{ 𝑛 2 3 𝑛
Remarque
• Si ∑ 𝑓𝑛 est une série de fonctions où (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ , alors pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 fixé, ∑ 𝑓𝑛 (𝑥)
est une série numérique qui peut aussi bien, être convergent que divergent.
• Désignons par 𝑠𝑛 (𝑥) la somme 𝑠𝑛 = ∑𝑛𝑘=0 𝑓𝑘 . Si cette série converge et si sa somme
est 𝑠(𝑥), alors
𝑠(𝑥) = 𝑠𝑛 (𝑥) + 𝑅𝑛 (𝑥)
où 𝑅𝑛 (𝑥) est le reste de la série ∑ 𝑓𝑛 :

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𝑅𝑛 (𝑥) = 𝑓𝑛+1 (𝑥) + 𝑓𝑛+2 (𝑥) + ⋯

Pour tout 𝑥 élément de l’intervalle de convergence

lim𝑛→+∞ [𝑠𝑛 (𝑥)] = 𝑠(𝑥)


Alors
lim𝑛→+∞ [ 𝑅𝑛 (𝑥)] = lim𝑛→+∞ [𝑠(𝑥) − 𝑠𝑛 (𝑥)] = 0
Donc le reste 𝑹𝒏 (𝒙) d’une série convergente tend vers zéro lorsque 𝒏 ⟶ ∞

2.1. Convergence simple


Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . on dit que ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur 𝐼 si pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, la série
numérique ∑ 𝑓𝑛 (𝑥) converge c’est-à-dire si pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, la série numérique (𝑠𝑛 (𝑥))
converge.
Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ telle que ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur 𝐼.
• On appelle somme de la série ∑ 𝑓𝑛 , notée 𝑆 ou ∑+∞
𝑛=0 𝑓𝑛 , la fonction définie pour tout

𝑥 ∈ 𝐼 par
+∞

𝑆(𝑥) = ∑ 𝑓𝑛 (𝑥)
𝑛=0

• On appelle reste de la série ∑ 𝑓𝑛 la suite de fonctions, notée (𝑅𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ, définie
pour tout 𝑛 ∈ ℕ et tout 𝑥 ∈ 𝐼 par
+∞

𝑅𝑛 (𝑥) = ∑ 𝑓𝑘 (𝑥)
𝑘=𝑛+1
Remarque
− Etudier la convergence simple de la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 sur 𝐼, revient à fixer un 𝑥 ∈
𝐼 et à étudier la convergence de la série numérique ∑ 𝑓𝑛 (𝑥). On pourra à cette occasion utiliser
tous les critères déjà vus sur les séries numériques.
− Si ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur 𝐼, alors pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑅𝑛 = 𝑆 − 𝑆𝑛

Exemple 1
ℝ⟶ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥𝑛
Etudions la convergence simple de ∑ 𝑓𝑛 sur ℝ

Solution
Soit 𝑥 ∈ ℝ, étudions le série numérique ∑ 𝑥 𝑛 .
∑ 𝑥 𝑛 converge si et seulement si |𝑥| < 1. En effet,

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+∞ 1 − 𝑥 𝑛+1
𝑠𝑖 𝑥 ≠ 1
∑ 𝑥𝑘 = { 1 − 𝑥
𝑘=0
𝑛 + 1 𝑠𝑖 𝑥 = 1
Donc lim ∑+∞
𝑘=0 𝑓𝑘 (𝑥) existe et est finie si et seulement si |𝑥| < 1.
𝑛→+∞

]−1,1[ ⟶ ℝ
D’où ∑ 𝑥 𝑛 converge simplement sur ]−1,1[ vers 𝑆 = { 1
𝑥 ⟼ 1−𝑥

Exemple 2
[0,1] ⟶ ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : { (−1)𝑛 𝑥 𝑛
𝑥↦ 𝑛
Etudions la convergence simple de ∑ 𝑓𝑛 sur [0,1]
Solution
(−1)𝑛 𝑥 𝑛
Soit 𝑥 ∈ [0,1], étudions la série numérique ∑ 𝑛 .
(−1)𝑛 𝑥 𝑛 𝑥𝑛
C’est une série numérique alternée. La suite numérique (| |) = ( 𝑛 ) → 0. Donc
𝑛 𝑛⟶+∞
(−1)𝑛 𝑥 𝑛
suivant la règle de Leibniz, la série numérique ∑ converge donc ∑ 𝑓𝑛 converge
𝑛

simplement sur [0,1].

2.2. Convergence uniforme


Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . on dit que ∑ 𝑓𝑛 converge uniformément sur 𝐼 si pour tout 𝑥 ∈ 𝐼, la série
(𝑠𝑛 (𝑥)) converge uniformément sur 𝐼.

Equivalence 1
Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ telle que ∑ 𝑓𝑛 converge uniformément sur 𝐼, alors (𝑓𝑛 ) converge
uniformément vers la fonction nulle sur 𝐼.

Démonstration
Supposons que (sn (𝑥)) converge uniformément vers une fonction 𝑆 sur 𝐼. Or 𝑓𝑛 = 𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 ,
donc (𝑓𝑛 ) converge uniformément vers (𝑆 − 𝑆) c’est-à-dire la fonction nulle sur 𝐼 : CQFD.

Remarque
L’équivalence ci-dessus est utile par sa contraposée. Si (𝑓𝑛 ) ne converge pas uniformément
vers la fonction nulle sur 𝐼 (c’est-à-dire pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 si 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| ne tend pas vers 0
lorsque 𝑛 tend vers l’infini) alors ∑𝑓𝑛 ne converge pas uniformément sur I.

Equivalence 2

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Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ telle que ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur 𝐼, alors ∑ 𝑓𝑛 converge
uniformément sur 𝐼 si et seulement si (𝑅𝑛 ) converge uniformément vers la fonction nulle sur
𝐼.
Démonstration
Supposons que ∑ 𝑓𝑛 converge uniformément vers 𝑆 sur 𝐼. Or 𝑅𝑛 = 𝑆 − 𝑆𝑛 converge
uniformément vers (𝑆 − 𝑆 = 0) c’est-à-dire la fonction nulle sur 𝐼 .

NB
La proposition de l’équivalence 2 est adaptée aux séries alternées vérifiant le critère de
Leibniz.

Exemple
Sur la base de la convergence simple prouvée (exemple 2 plus haut) pour la série de fonctions
(−1)𝑛 𝑥 𝑛
∑ 𝑓𝑛 telle que 𝑓𝑛 (𝑥) = ∑ pour 𝑥 ∈ [0,1], d’après le critère de Leibniz on peut écrire :
𝑛

(−1)𝑛+1 𝑥 𝑛+1 1
|𝑅𝑛 (𝑥)| ≤ | |≤ → 0
𝑛+1 𝑛+1 𝑛⟶+∞

Ainsi (𝑅𝑛 ) converge uniformément vers la fonction nulle sur [0,1]. Donc la série ∑ 𝑓𝑛
converge uniformément sur [0,1].

2.3. Convergence normale


Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . La série ∑ 𝑓𝑛 converge normalement sur 𝐼 si

∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑓𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑜𝑟𝑛é𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝐼


{ 𝑒𝑡
𝑙𝑎 𝑠é𝑟𝑖𝑒 𝑛𝑢𝑚é𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 ∑ 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼

Théorème
Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . La série ∑ 𝑓𝑛 converge normalement sur 𝐼 si et seulement s’il existe une
suite numérique (𝛼𝑛 ) telle que
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝐼, |𝑓𝑛 (𝑥)| ≤ 𝛼𝑛
{ 𝑒𝑡
∑ 𝛼𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒

Exemple
ℝ+ ⟶ ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : { 1
𝑥 ↦ 𝑛2 +𝑛3𝑥 2
Etudier la convergence normale de ∑ 𝑓𝑛 sur ℝ+

Solution

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1 1
Pour 𝑥 ∈ ℝ+ , 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| = 𝑛2 . Puisque la série ∑ 𝑛2 converge alors ∑ 𝑓𝑛 converge
normalement sur ℝ+

2.4. Convergence absolue


Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . La série ∑ 𝑓𝑛 converge absolument sur 𝐼 si et seulement si la série
numérique ∑|𝑓𝑛 (𝑥)| converge.

Exemple
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ ,
ℝ⟶ℝ
𝑓𝑛 : { 𝑥2 + 𝑛
𝑥 ↦ (−1)𝑛
𝑛3
Soit 𝑥 ∈ ℝ, alors
𝑥2 + 𝑛 1
|𝑓𝑛 (𝑥)| =
3

𝑛 𝑛⟶+∞ 𝑛2

et la série ∑|𝑓𝑛 (𝑥)| converge par comparaison. Alors ∑ 𝑓𝑛 converge absolument sur ℝ

2.5. Liens entre les différents types de convergence


Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ. Alors
a) ∑ 𝑓𝑛 converge normalement sur 𝐼 ⟹ ∑ 𝑓𝑛 converge absolument sur 𝐼
b) ∑ 𝑓𝑛 converge absolument sur 𝐼 ⟹ ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur 𝐼
c) ∑ 𝑓𝑛 converge normalement sur 𝐼 ⟹ ∑ 𝑓𝑛 converge uniformément sur 𝐼

3. Série entières - Intervalle de convergence


3.1. Définitions
On appelle série entière de la variable 𝑥 une série de terme général
𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 𝑥 𝑛
où 𝑎0 , 𝑎1 , 𝑎2 ⋯, 𝑎𝑛 ,⋯ sont des constantes données appelées coefficients de la série.
La somme partielle 𝑆𝑛
𝑆𝑛 = 𝑎0 + 𝑎1 𝑥 + ⋯ + 𝑎𝑛 𝑥 𝑛
est un polynôme de degré 𝑛. Ainsi les séries entières se présentent comme un cas particulier
des séries de fonction étudiées plus haut.

3.2. Domaine de convergence d’une série entière


Considérons par exemple la série géométrique
+∞

∑ 𝑥𝑛 = 1 + 𝑥 + 𝑥2 + 𝑥3 + ⋯ + 𝑥𝑛 + ⋯ 𝑜ù 𝑥 ∈ ℝ∗
𝑛=1

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C’est une série entière dans laquelle tous les coefficients valent 1
1
a) Si |𝑥| < 1 , sa somme est 𝑠(𝑥) = 1−𝑥

b) Si |𝑥| ≥ 1 , 𝑠(𝑥) est infinie


En résumé la série converge pour 𝑥 ∈ ]−1, 1[. Ceci donne une première approche en matière
de domaine de convergence d’une série entière : il existe un intervalle centré en 0, ou la série
entière converge et à l’extérieur duquel elle diverge.

Généralisation
Théorème d’Abel
Si la série entière {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } converge en 𝑥 = 𝑥0 , elle est absolument convergente pour
tout 𝑥, tel que |𝑥| < 𝑥0
Démonstration
Soit 𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 𝑥 𝑛 le terme général de la série entière.
Supposons que {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } converge, alors 𝑢𝑛 → 0. En particulier, il existe 𝑛0 assez grand
𝑛⟶+∞

pour lequel 𝑢𝑛 reste borné par un nombre positif 𝑀 c’est-à-dire :


𝑛 > 𝑛0 ⟹ |𝑎𝑛 𝑥0𝑛 | < 𝑀
Or si |𝑥| < 𝑥0 :
𝑥𝑛 𝑥 𝑛 𝑥 𝑛
|𝑎𝑛 𝑥 𝑛|
= |𝑎𝑛 𝑥0𝑛 . 𝑛
| = |𝑎𝑛 𝑥0 |. | | < 𝑀 | |
𝑥0𝑛 𝑥0 𝑥0
𝑥 𝑛 𝑥
𝑀 |𝑥 | est le terme général d’une série géométrique dont la raison est |𝑥 | < 1
0 0

Le terme général de la série {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } est majoré par celui d’une série géométrique de raison
inférieure à 1, donc est convergente, ce qui établit le théorème d’Abel.

3.3. Domaine de convergence d’une série entière


Si ∀ 𝑥0 ∈ ℝ la série converge, on dit que l’intervalle de convergence de la série {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 }
est infini.
Si la série diverge sauf pour 𝑥0 = 0, on dit que l’intervalle de convergence de la série
{𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } est nul.
S’il existe une valeur R, tel que pour |𝑥| < 𝑅, la série converge et si pour |𝑥| > 𝑅 la série
diverge, on dit que le rayon de convergence de la série est R. L’intervalle de convergence est
au moins ]– 𝑅, +𝑅[.
Lorsque |𝑥| = 𝑅, la série peut aussi bien converger que diverger.

3.4. Recherche du rayon de convergence

Mathématiques_1_Calcul Différentiel et Intégral/Dr Christian Djidjoho AKOWANOU Page 93


Les critères de D’Alembert et de Cauchy étudiés plus haut, appliqués à la série {|𝑎𝑛 𝑥 𝑛 |}
permettent de trouver la valeur du rayon de convergence R.
On sait que :
𝑢𝑛+1 𝑎𝑛+1
| |=| | . |𝑥|
𝑢𝑛 𝑎𝑛
𝑎𝑛+1 𝑢𝑛+1
Si lim | | = 𝑙 alors lim | | = 𝑙 |𝑥|
𝑛⟶+∞ 𝑎𝑛 𝑛⟶+∞ 𝑢𝑛

• Puisque la série {|𝑎𝑛 𝑥 𝑛 |} converge lorsque 𝑙 |𝑥| < 1 (critère de D’Alembert), on a :


1
− Si |𝑥| < la série converge absolument
𝑙
1 𝑢𝑛+1
− Si |𝑥| > la série diverge car | |>1
𝑙 𝑢𝑛

D’où le rayon de convergence est


𝑎𝑛 1
𝑅= lim | |=
𝑛⟶+∞ 𝑎𝑛+1 𝑙
𝑙 = 0, 𝑅 = +∞
Ainsi si {
𝑙 = +∞, 𝑅 = 0
• De la même façon, l’application de la règle de Cauchy conduira à :
1
= lim 𝑛√𝑎𝑛
𝑅 𝑛⟶+∞

En effet,
𝑛 𝑛 𝑛
√𝑢𝑛 = √|𝑎𝑛 𝑥 𝑛 | = |𝑥| √𝑎𝑛

Si 𝑛√𝑎𝑛 → 𝑙 la règle de Cauchy permet de conclure


𝑛⟶+∞

− Si 𝑙 |𝑥| < 1 la série converge


− Si 𝑙 |𝑥| > 1 la série diverge
Ce que nous pouvons encore exprimer par les conclusions
1
− Si |𝑥| < la série {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } converge
𝑙
1
− Si |𝑥| > la série {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } diverge
𝑙
1
et le rayon de convergence est 𝑅 = 𝑙

Remarque
Lorsque 𝑥 = ±𝑅 on ne peut conclure que par étude directe de la série 𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 𝑅 𝑛

3.5. Propriétés fondamentales des séries entières


• Continuité

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La somme d’une série entière est une fonction continue pour |𝑥| < 𝑅
• Dérivation terme à terme
Pour 𝑥 ∈ ]– 𝑅, +𝑅[, on peut dériver terme à terme : les séries ainsi obtenues ont même rayon
de convergence que la série initiale. Ainsi si
∞ ∞
𝑛
𝑆(𝑥) = ∑ 𝑎𝑛 𝑥 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 ∑ 𝑛 𝑎𝑛 𝑥 𝑛−1 = 𝑆′(𝑥)
𝑛=1 𝑛=1

• Intégration terme à terme


De même si

𝑆(𝑥) = ∑ 𝑎𝑛 𝑥 𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎, 𝑥 ∈ ]−𝑅, +𝑅[


𝑛=1
𝑥 ∞
𝑥 𝑛+1
∫ 𝑆(𝑡)𝑑𝑡 = ∑ 𝑎𝑛 +𝐾
𝑎 𝑛+1
𝑛=1

K ayant pour valeur


0
𝐾 = ∫ 𝑆(𝑥)𝑑𝑥
𝑎

3.6. Développement des fonctions en série entière

Toute fonction infiniment dérivable dans l’intervalle |𝑥 − 𝑥0 | < 𝑅 (c’est-à-dire 𝑥0 – 𝑅 <


𝑥 < 𝑥0 + 𝑅) peut être développée dans cet intervalle en une série entière infinie appelée série
de Taylor

𝑓 ′ (𝑥𝑜 ) 𝑓 ′′ (𝑥𝑜 ) 2
𝑓 (𝑛) (𝑥𝑜 )
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + ⋯ + (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛 + ⋯
1! 2! (𝑛)!

Si dans cet intervalle est vérifiée la condition


𝑓 (𝑛+1) (𝑐)
lim 𝑅𝑛 (𝑥) = lim [ (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛+1 ] = 0
𝑛⟶+∞ 𝑛⟶+∞ (𝑛 + 1)!

où 𝑅𝑛 (𝑥) est le terme résiduel de la formule de Taylor, et 𝑐 = 𝑥𝑜 + 𝜃(𝑥 − 𝑥𝑜 ) 𝑒𝑡 0 < 𝜃 < 1


Pour 𝑥𝑜 = 0, on obtient la série de Maclaurin.

Exemple de développements de Taylor


Voir plus haut les développements en série de Taylor des fonctions telles que 𝑒 𝑥 , 𝑠ℎ𝑥,
𝑐ℎ𝑥, 𝑠𝑖𝑛𝑥, ln (1 + 𝑥), 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑥, ⋯

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3.7. Calcul approché des valeurs des fonctions à l’aide des séries entières
En calculant la valeur approchée d’une fonction 𝑓(𝑥) dans son développement en série
entière, on conserve les 𝑛 premiers termes (𝑛 une valeur fixée), les autres termes étant
négligés.
Pour estimer l’erreur commise pendant le calcul de la valeur approchée, il faut évaluer
la somme des termes négligés.
Si les termes de la série donnée ont le même signe, alors la série formée par les termes
négligés sera comparée avec une progression géométrique infiniment décroissante. Dans le
cas d’une série alternée dont les termes satisfont au critère de Leibniz, on utilise l’évaluation
|𝑅𝑛 | < 𝑢𝑛+1 où 𝑢𝑛+1 est le premier terme des termes négligés.

Exercice 1
d) Evaluer l’erreur de l’égalité approchée

𝑥
𝑥 𝑥2 𝑥𝑛
𝑒 ≅ 1 + + + ⋯+ + ⋯, 0 < 𝑥 < 1
1! 2! 𝑛!
2. Calculer √𝑒 à 0.00001 près

Solution
𝑥𝑛
a) L’erreur de l’égalité approchée est définie par la somme des termes qui suivent dans le
𝑛!

développement de 𝑒 𝑥 . Soit
𝑥 𝑛+1 𝑥 𝑛+2 𝑥 𝑛+3
𝑅𝑛 (𝑥) = + + +⋯
(𝑛 + 1)! (𝑛 + 2)! (𝑛 + 3)!
ou
𝑥 𝑛 𝑥1 𝑥2 𝑥3
𝑅𝑛 (𝑥) = [ + + +⋯]
𝑛! 𝑛 + 1 (𝑛 + 1)(𝑛 + 2) (𝑛 + 1)(𝑛 + 2)(𝑛 + 3)

Remplaçons chacun des facteur du dénominateur (𝑛 + 2), (𝑛 + 3), … par une valeur
moindre ( 𝑛 + 1). On obtient l’égalité

𝑥𝑛 𝑥 𝑥 2 𝑥 3
𝑅𝑛 (𝑥) < [ +( ) +( ) +⋯]
𝑛! 𝑛 + 1 𝑛+1 𝑛+1

Le terme entre crochet forme une progression géométrique infiniment décroissante. En


utilisant l’expression de sa somme, on a :
𝑥
𝑥𝑛 𝑛 + 1 )
𝑅𝑛 (𝑥) < (
𝑛! 1 − 𝑥
𝑛+1

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C’est-à-dire
𝑥𝑛 𝑥
𝑅𝑛 (𝑥) <
𝑛! 𝑛 + 1 − 𝑥

b) E n appliquant le développement en série de 𝑒 𝑥 , on obtient

1 1 1 1
√𝑒 = 𝑒 2 = 1 + + 2
+ +⋯
1! 2 2! 2 3! 23
Calculons le nombre 𝑛 de manière que l’erreur de l’égalité approchée
1 1 1
√𝑒 ≅ 1 + + 2
+ ⋯+
1! 2 2! 2 𝑛! 2𝑛
ne soit pas supérieure à 0.00001. Utilisons le terme qui évalue l’erreur dans lequel on pose
𝑥 = 1⁄2 , alors
1
1 2
𝑅𝑛 (𝑥) <
𝑛! 2𝑛 𝑛 + 1
2
1 1
𝑅𝑛 (𝑥) <
𝑛! 2𝑛 2𝑛 + 1

Par un choix convenable, déterminons une valeur n telle que 𝑅𝑛 (𝑥) < 0.00001 soit vérifiée.
Les essais successifs permettent de vérifier la condition pour 𝑛 = 6. Ainsi :
1 1 1 1 1 1 1
√𝑒 = 𝑒 2 = 1 + + 2
+ 3
+ 4
+ 5
+
1! 2 2! 2 3! 2 4! 2 5! 2 6! 26
= 1.64872

Exercice 2
1) Evaluer l’erreur de l’égalité approchée
1 1 1 1
ln(1 + 𝑡) ≅ ln 𝑡 + 2 [ + 3
+ 5
+ ⋯+ ]
2𝑡 + 1 3(2𝑡 + 1) 5(2𝑡 + 1) (2𝑛 − 1)(2𝑡 + 1)2𝑛−1
2) Calculer ln 2 à 0.0001 près

Solution
1) Il faut à cet effet évaluer la somme du reste de la série

1 1 1
𝑅𝑛 (𝑡) = 2 [ + + +⋯]
(2𝑛 + 1)(2𝑡 + 1)2𝑛+1 (2𝑛 + 3)(2𝑡 + 1)2𝑛+3 (2𝑛 + 5)(2𝑡 + 1)2𝑛+5

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Remplaçons chacun des facteur du dénominateur (2𝑛 + 3), (2𝑛 + 5), (2𝑛 + 7) … par un
nombre moindre (2 𝑛 + 1). On obtient l’égalité

2 1 1 1
𝑅𝑛 (𝑡) = [ + + +⋯]
(2𝑛 + 1) (2𝑡 + 1)2𝑛+1 (2𝑡 + 1)2𝑛+3 (2𝑡 + 1)5
Formons la somme de la progression géométrique infiniment décroissante figurant entre
crochets :
1
2 (2𝑡 + 1)2𝑛+1 2 1
𝑅𝑛 (𝑥) < ( 1
)=
(2𝑛 + 1) 1− (2𝑛 + 1) (2𝑡 + 1)2𝑛−1 [(2𝑡 + 1) 2 − 1]
(2𝑡 + 1)2
soit
1
𝑅𝑛 (𝑥) <
2(2𝑛 + 1)𝑡(𝑡 + 1)(2𝑡 + 1)2𝑛−1

2) En posant 𝑡 = 1, dans la formule ln(1 + 𝑡) et dans l’égalité servant à évaluer 𝑅𝑛 on a :

1 1 1 1 1
ln 2 = 2 ( + + + + ⋯ ) ; 𝑅𝑛 <
3 3. 33 5. 35 7. 37 4(2𝑛 + 1). 32𝑛−1

Par un choix convenable, calculons n de manière que l’égalité 𝑅𝑛 < 0.0001 (soit) soit vérifiée.
Après les essais, on constate que 𝑅4 < 1⁄10000 . Ainsi :

1 1 1 1
ln 2 ≅ 2 ( + + + )
3 3. 33 5. 35 7. 37
≅ 0.6931

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Exercices
Exercice 1
ℕ∗
Soit la suite de fonctions définies de [0, 1] vers ℝ soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ ∈ (ℝ[0,1] ) où pour tout
𝑛 ∈ ℕ∗ :

[0, 1] ⟶ ℝ
𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥 𝑛 (1 − 𝑥)

Etudier la convergence simple et uniforme de (𝑓𝑛 ) sur [0, 1]

Exercice 2
Soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ la suite de fonctions définies pour tout 𝑥 ∈ ℝ telles que :
(−1)𝑛
𝑓𝑛 (𝑥) = 2
𝑥 +𝑛
Etudier respectivement la convergence simple, la convergence absolue et la convergence
uniforme de ∑ 𝑓𝑛 sur ℝ.

Exercice 3
Soit (𝑔𝑛 )𝑛∈ℕ∗ la suite de fonctions définie pour tout 𝑥 ∈ ℝ par :
𝑥
𝑔𝑛 (𝑥) = 2
(𝑥 + 1)𝑛
Etudier respectivement la convergence simple, la convergence absolue et la convergence
uniforme de ∑ 𝑔𝑛 sur ℝ.

Exercice 4
Déterminer le domaine de convergence de chacun des séries de terme général 𝑢𝑛 définies
par :

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𝑥𝑛
𝑎) 𝑢𝑛 = (𝑛 ∈ ℕ∗ ), 𝑏) 𝑢𝑛 = 𝑛𝑛 𝑥 𝑛 (𝑛 ∈ ℕ∗ )
𝑛𝑛
𝑛 ∗ ),
𝑥𝑛
𝑐) 𝑢𝑛 = 𝑥 Log 𝑛 (𝑛 ∈ ℕ 𝑑) 𝑢𝑛 = (𝑛 ∈ ℕ∗ )
Log 𝑛
𝑛+1 𝑛
𝑒) 𝑢𝑛 = 𝑛! (𝑥 − 5)𝑛 (𝑛 ∈ ℕ), 𝑓) 𝑢𝑛 = ( ) (𝑥 − 2)2𝑛 (𝑛 ∈ ℕ)
2𝑛 + 1

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