Cours Math 1
Cours Math 1
Enseignant :
AKOWANOU Christian Djidjoho
Maitre de Conférences des Universités (CAMES)
Enseignant Chercheur
Objectif :
Maîtriser les notions du calcul différentiel et intégral utilisées dans les autres cours de
mathématiques et dans les cours de génie.
Contenu :
• Analyse : Généralités sur les fonctions de ℝ ⟼ ℝ : fonctions exponentielles,
fonctions logarithmiques, fonctions trigonométriques, fonctions trigonométriques
inverses.
• Calcul différentiel : Limites, dérivées des fonctions élémentaires, règles de
dérivations, étude de graphes, etc.
• Calcul intégral : Intégrales indéfinies, méthodes d’intégration, utilisation des tables,
intégrales définies, application au calcul d’aires, de longueurs d’arcs, de volumes,
intégrales impropres, …
• Suites et séries : Développements limités (Taylor, Marc Laurin), évaluation de
fonctions et d’intégrales définies à l’aide de série.
Séances de TD : Composés d’exercices choisis pour illustrer et compléter la théorie
vue au cours.
Définition 1
Soient 𝐴 et 𝐵 deux sous-ensembles de ℝ. On appelle fonction, toute relation de 𝐴 vers 𝐵
notée 𝑓 telle que, à tout 𝑥 𝜖 𝐴, on associe au plus une image 𝑦 𝜖 𝐵.
L’ensemble A est dit ensemble de départ de 𝑓 et 𝐵 son ensemble d’arrivée. 𝑥 est
appelé antécédent et 𝑦 une image.
Exemple
Considérons la relation 𝑓 : ]1, +∞[ ⟶ ℝ
1
𝑥⟼𝑦=
√𝑥−1
𝑥 𝑦
1/2 Pas d’image
0 Pas d’image
2 1
5 1⁄2
Cette relation est une fonction puisque les conditions de la définition de fonction sont
requises.
Définition 2
Considérons la fonction 𝑓 : 𝐴 ⟶ 𝐵
𝑥 ⟼ 𝑦 = 𝑓(𝑥)
On appelle domaine de définition de 𝑓 que l’on note par exemple 𝐷 l’ensemble définit par
Exemple
Considérons la fonction 𝑓 : ℝ ⟶ ℝ
1
𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥
Indiquer le domaine de définition de 𝑓
Définition 3
Exemple
Considérons la fonction 𝑔 : ]1, +∞[ ⟶ ℝ
1
𝑥 ⟼ 𝑔(𝑥) =
√𝑥−1
Montrer que 𝑔 est une application
Solution
En effet, ici 𝐴 = ]1, +∞[ l’ensemble de départ, déterminons le domaine de définition 𝐷 de 𝑔
𝐷 = {𝑥𝜖 ]1, +∞[ , 𝑥 − 1 > 0}
Posons 𝑥 − 1 > 0 ⇔ 𝑥 > 1 alors 𝑥𝜖 ]1, +∞[.
Nous constatons donc que 𝐷 = ]1, +∞[ et 𝐴 = 𝐷. Ainsi 𝑔 est une application.
Définition 4
Considérons la fonction 𝑓 définie sur un sous-ensemble 𝐼 ⊂ ℝ, c’est-à-dire 𝐼 est le domaine de
définition de 𝑓 . On dira que 𝑓 est croissante sur 𝐼, si ∀ 𝑥1 𝜖 𝐼, ∀ 𝑥2 𝜖 𝐼 on a 𝑥1 < 𝑥2 ⇒
𝑓(𝑥1 ) ≤ 𝑓(𝑥2 )
𝑦
𝑓(𝑥2 )
𝑦 = 𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥1 )
0 𝑥1 𝑥2 𝑥
Définition 5
Soit 𝑓 la fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ. On dit que 𝑓 est décroissante sur 𝐼, si
∀ 𝑥1 𝜖 𝐼, ∀ 𝑥2 𝜖 𝐼 on a 𝑥1 < 𝑥2 ⟹ 𝑓(𝑥1 ) ≥ 𝑓(𝑥2 )
𝑦 = 𝑓(𝑥)
𝑓(𝑥2 )
0 𝑥1 𝑥2 𝑥
Remarque
− De la définition 4, si on a 𝑥1 < 𝑥2 ⟹ 𝑓(𝑥1 ) < 𝑓(𝑥2 ). On dit que f est strictement
croissante sur 𝐼.
− De la définition 5, si on a 𝑥1 < 𝑥2 ⟹ 𝑓(𝑥1 ) > 𝑓(𝑥2 ). On dit alors que f est
strictement décroissante sur 𝐼.
Définition 6
Si la fonction 𝑓 est croissante ou décroissante sur 𝐼, on dit alors que la fonction 𝑓 est
monotone sur 𝐼.
La fonction 𝑓 est dite strictement monotone sur 𝐼 si elle est soit strictement croissante ou
strictement décroissante.
Remarque
Si une fonction est strictement monotone sur I alors elle est nécessairement monotone
sur 𝐼. Mais en général, la réciproque n’est pas vraie c’est-à-dire une fonction monotone sur un
intervalle 𝐼 n’est pas nécessairement strictement monotone sur 𝐼.
Exemple
Considérons la fonction ℎ définie par :
2𝑥 + 3
ℎ(𝑥) =
𝑥+1
Etudier la monotonie de ℎ sur 𝐼 = ]−∞, −1[
Solution
2𝑥+3 1
Remarquer que ℎ(𝑥) = = 2 + 𝑥+1 et montrer que pour 𝑥1 < 𝑥2 , 𝑓(𝑥1 ) > 𝑓(𝑥2 ); et
𝑥+1
Définition 7
Soit 𝑓 la fonction définie 𝐴 vers 𝐵. On dit que 𝑓 est une bijection si à tout élément 𝑥 de 𝐴 on
associe une et une seule image 𝑦 (𝑦 𝜖 𝐵) et, à tout 𝑦 𝜖 𝐵, on associe un et un seul antécédent
𝑥 𝜖 𝐴 (A est considérée comme étant le domaine de 𝑓)
Propriété géométrique
Dans un repère orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗) les courbes représentatives de 𝑓 et de sa réciproque 𝑓 −1
sont symétriques par rapport à la première bissectrice d’équation 𝑦 = 𝑥.
𝒞𝑓−1
𝑦
𝑦=𝑥
𝒞𝑓
𝑗⃗
O 𝑖⃗ 𝑥
Définition 8
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ et soit 𝑥0 ∈ ℝ pouvant appartenir à 𝐼.
On appelle limite de la fonction 𝑓 lorsque 𝑥 tend vers 𝑥0 et l’on note 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) ou
𝒙⟶𝒙𝟎
𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) le nombre rée 𝒍 tel que pour des valeurs prises par la variable 𝑥 très proches de 𝑥0 ,
𝒙𝟎
les valeurs 𝑓(𝑥) prises par la fonction sont très voisines du nombre 𝒍 c’est-à-dire
• Dans les applications ou les calculs rencontrés en ingénierie, il est important de savoir
calculer les limites connaissant certaines limites remarquables. Retenons que :
ln 𝑥 𝑥𝛼
lim = 0 (𝛼 > 0) lim = 0 (𝛼 > 0)
𝑥⟶+∞ 𝑥 𝛼 𝑥⟶+∞ 𝑒 𝑥
ln 𝑥
lim > 𝑥 𝛼 ln 𝑥 = 0 (𝛼 > 0) lim =0
𝑥⟶0 𝑥⟶+∞ 𝑒 𝑥
1
1 𝑥
lim(1 + 𝑥)𝑥 = 𝑒 lim (1 + ) = 𝑒
𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥
ln(1 + 𝑥) 𝑒𝑥 − 1
lim =1 lim =1
𝑥⟶0 𝑥 𝑥⟶0 𝑥
sin 𝑥
lim =1
𝑥⟶0 𝑥
Exercice
Calculez les limites suivantes
1
𝑥
𝑥+1 𝑥 1 𝑥+1
lim 𝑥 , lim ( ) , lim ( )
𝑥⟶0 𝑥→∞ 𝑥 + 5 𝑥→∞ 𝑥 + 1
Définition 9
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ et soit 𝑥0 ∈ 𝐼. On dit que 𝑓 est continue en
𝑥0 si lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 ).
𝑥⟶𝑥0
Théorème
Si 𝑓 est une fonction continue sur [𝑎, 𝑏]. Si 𝑓(𝑎). 𝑓(𝑏) < 0, alors il existe au moins 𝑐 ∈
]𝑎, 𝑏[ tel que 𝑓(𝑐) = 0.
Exemple
Soit la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑥 5 − 3𝑥 + 1. Montrons qu’il existe 𝑥0 tel que 𝑓(𝑥0 ) = 0 sur
𝐼 = [0,1]
Solution
𝑓 est continue sur ℝ, par conséquent continue sur 𝐼. 𝑓(0) = 1 𝑒𝑡 𝑓(1) = −1 ;
𝑓(0). 𝑓(1) < 0 , alors il existe 𝑥0 ∈ ]0,1[ / 𝑓(𝑥0 ) = 0.
Exemple
1
Considérons la fonction 𝑓 définie sur ℝ∗ par 𝑓(𝑥) = 𝑥𝑠𝑖𝑛 (𝑥). 𝑓 admet-elle un prolongement
par continuité en 0 ?
Solution
Comme pour tout 𝑥 ∈ ℝ∗ on a |𝑓 (𝑥)| ≤ |𝑥|, on en déduit que 𝑓 tend vers 0 en 0. Elle est donc
prolongeable par continuité en 0 et son prolongement est la fonction ˜𝑓 définie sur ℝ pour tout entier
par :
1
𝑓̃(𝑥) = {𝑥𝑠𝑖𝑛 (𝑥) 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 0
0 𝑠𝑖 𝑥 = 0
Si 𝑓 admet de nombre dérivé en tout point de 𝐼, alors on dit qu’elle est dérivable sur 𝐼,
et la fonction 𝑓′(𝑥) est dite dérivée première de 𝑓.
Théorème
Soit une fonction définie et dérivable sur 𝐼, alors les propositions suivantes sont vérifiées :
− Si 𝑓’(𝑥) ≥ 0, ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, alors 𝑓 est croissante sur 𝐼
− Si 𝑓’(𝑥) ≤ 0, ∀ 𝑥 ∈ 𝐼, alors 𝑓 est décroissante sur 𝐼
− Si 𝑓’(𝑥) > 0, alors 𝑓 est strictement croissante sur 𝐼
− Si 𝑓’(𝑥) < 0, alors 𝑓 est strictement décroissante sur 𝐼
Rappel
Pour deux fonctions 𝑓 et 𝑔 définies sur un intervalle 𝐼 ⊂ ℝ, on a :
(𝑓 + 𝑔)′ = 𝑓 ′ + 𝑔′
(𝑓𝑔)′ = 𝑓 ′ 𝑔 + 𝑔′𝑓
𝑓 ′ 𝑓 ′ 𝑔−𝑔′𝑓
(𝑔 ) = , 𝑔(𝑥) ≠ 0 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼
𝑔2
(𝑓 𝑛 )′ = 𝑛𝑓 ′ 𝑓 𝑛−1
Exercice 1
Soit 𝑎 ∈ ℝ, et 𝑓 la fonction définie sur ℝ+ par
0 𝑠𝑖 𝑥 = 0
𝑓(𝑥) = { 𝑎
𝑥 ln 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 0
Exercice 2
Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par
(1−𝑥 ) 2
𝑓(𝑥) = { 𝑥𝑒2 𝑠𝑖 𝑥 ≤ 1
𝑎𝑥 ln(𝑥 + 1) + 𝑏𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 1
Déterminer a et b pour que 𝑓 soit dérivable en 𝑥0 = 1
Dans tout ce chapitre les fonctions considérées sont des fonctions numériques de variable
réelle.
1-Définition
Soit 𝑓 une fonction dérivable en un point 𝑥0 . On a :
𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 )
lim = 𝑓′(𝑥0 )
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0
Il existe alors un intervalle 𝐼 contenant 𝑥0 et une fonction 𝜑 définie sur 𝐼 tels que :
𝑓(𝑥)−𝑓(𝑥𝑜)
∀𝑥 𝜖 (𝐼 − {𝑥0 }), = 𝑓 ′ (𝑥𝑜) + 𝜑(𝑥) avec lim 𝜑(𝑥) = 0
𝑥−𝑥0 𝑥→𝑥0
d’où :
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥0 ) + (𝑥 − 𝑥0 )[𝑓 ′ (𝑥𝑜) + 𝜑(𝑥)] .
En posant ℎ = 𝑥 − 𝑥0 on a :
on en déduit que :
𝒇(𝒙𝟎 + 𝒉) = 𝒇(𝒙𝟎 ) + 𝒉𝒇′ (𝒙𝟎 ) + 𝒉 𝜺(𝒉) (𝟏)
Définition :
Si une fonction 𝑓 est dérivable en un point 𝑥0 , on appelle différentielle de 𝑓 en 𝑥0
l’application linéaire ℎ ⟼ 𝑓’(𝑥0 ) ℎ. C’est pourquoi on dit que 𝑓 est différentiable en 𝑥0 si
elle est dérivable en ce point.
Exemple :
Calculer les différentielles des fonctions 𝑓 et 𝑔 telles que :
𝑓(𝑥) = tan 𝑥 , 𝑔(𝑥) = 𝑥 3 𝑒 −4𝑥
Solution
𝑑𝑓 = (1 + 𝑡𝑎𝑛2 𝑥)𝑑𝑥 et 𝑑𝑔 = (3𝑥 2 𝑒 −4𝑥 – 4𝑥 3 𝑒 −4𝑥 )𝑑𝑥
= 𝑥 2 𝑒 −4𝑥 (3– 4𝑥)𝑑𝑥
Remarque
La différentielle d’une fonction dérivable sur un intervalle 𝐼 est nulle sur 𝐼 si et seulement si,
cette fonction est constante sur 𝐼.
b) Soit 𝒖 une fonction différentiable et 𝛼 un nombre réel tel que 𝒖𝜶 est différentiable. On
a:
𝒅(𝒖𝜶 ) = 𝜶 𝒖𝜶−𝟏 𝒅𝒖
Si |ℎ| est assez petit, le terme ℎ 𝜀(ℎ) est négligeable devant 𝑑𝑓. On peut alors écrire : △ 𝑓 ≃
𝑑𝑓 d’où :
𝒇(𝒙𝟎 + 𝒉) ≃ 𝒇(𝒙𝟎 ) + 𝒅𝒇 (𝟐)
La formule (2) permet de calculer une valeur approchée de 𝑓(𝑥0 + ℎ) si on peut calculer
facilement 𝑓(𝑥0 ) et 𝑑𝑓.
Exemple
𝑥2
Soit 𝑓 la fonction telle que 𝑓(𝑥) = +𝑥
4
Calculer la valeur exacte de 𝑓(1,986) en conservant tous les chiffres affichés par la
calculatrice. En prenant 𝑥0 = 2. Calculer les nombres :
∆𝑓−𝑑𝑓
|∆𝑓 − 𝑑𝑓| et | 𝑓(1,986) | ; ce dernier nombre permet d’évaluer l’erreur relative commise
Solution
a) 𝑓(1,986) = 2,972049
b) En prenant 𝑥0 = 2 on a ℎ = 1,986 – 2 = − 0,014
△ 𝑓 = 𝑓(1,986) − 𝑓(2) = −0,027951
∆𝑓−𝑑𝑓
𝑑𝑓 = 𝑓 ′ (𝑥𝑜)ℎ = −0,028 ; |∆𝑓 − 𝑑𝑓| = 0,000049 alors |𝑓(1,986)| ≃ 0,000017
Remarque
Dans de nombreux problèmes, la différentielle sert à calculer l’accroissement de
certaines grandeurs. Par exemple, la différentielle de 𝑠𝑖𝑛 𝑥 est 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑑𝑥. Alors si un angle de
mesure 𝛽 radians subit un accroissement △ 𝛽 assez petit, alors son sinus subit une variation 𝑟
telle que :
𝑟 ≃ 𝑑(sin β) = cos β dβ .
Exercice 1
Calculer la différentielle de chacune des fonctions :
2𝑥+1 2
𝑓1 (𝑥) = √ 3−𝑥 ; 𝑓2 (𝑥) = ln |3−5𝑥| ; 𝑓3 (𝑥) = 𝑠𝑖𝑛3 (6𝑥)
Exercice 2
A l’aide d’une différentielle, trouver une valeur approchée avec trois décimales de chacun
des nombres X1 et X2 :
𝑋1 = (2,004)5 – 3(2,004)3 + 5(2,004)2 – 10
𝑋2 = 7(0,992)4 + (0,992)3 – 12(0,992)2 + 9(0,992)
Exercice 3
Une machine gonfle un ballon de façon continue pendant un laps de temps 𝑇. A un instant
𝑡1 < 𝑇 où le diamètre du ballon est de 24𝑐𝑚, la vitesse de croissance du rayon est 1𝑐𝑚 par
seconde. Quelle est la vitesse de croissance du volume du ballon à l’instant 𝑡1 ?
Exercice 4
Un circuit électrique est composé d’un générateur de f.é.m. 𝐸 = 80 Volts et d’une résistance
extérieure 𝑅 = 50 𝑂ℎ𝑚𝑠 ; la résistance intérieure du générateur est 𝜌 = 8 ℎ𝑚𝑠. Si 𝑅 subit un
accroissement △ 𝑅 = 20 𝑜ℎ𝑚𝑠 , calculer les valeurs approchées des variations suivantes :
𝑎) △ 𝐼 du courant dans le circuit ;
𝑏) △ 𝑉 de la d. d. p aux bornes de R ;
𝑐) △ 𝑃 de la puissance électrique dans R;
Nous évoquerons les théorèmes sans démonstration. Les fonctions considérées sont des
fonctions de ℝ vers ℝ.
1. Rappels
Théorème
Soit 𝑓 une fonction définie sur un intervalle ouvert 𝐼 ⊂ ℝ. Si 𝑓 est dérivable et admet
d’extremum sur 𝐼, alors 𝑓 ′ (𝑥) = 0.
Définitions
Soit un intervalle 𝐼 de ℝ et soit 𝑥0 ∈ 𝐼. On appelle voisinage de 𝑥0 , un intervalle
ouvert contenant 𝑥0 et 𝑉𝑥0 ⊂ 𝐼:
𝑥0 − 𝜀 𝑥0 + 𝜀
3. Théorème de Rolle
Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎, 𝑏] ⊂ ℝ et vérifiant les conditions suivantes :
− 𝑓 continue sur [𝑎, 𝑏]
− 𝑓 dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ et
− 𝑓(𝑎) = 𝑓(𝑏)
Alors il existe un point 𝑐 є ]𝑎, 𝑏[ tel que 𝑓 ′ (𝑐) = 0
4. Formule de Taylor
4.1. Théorème
Soit 𝑓 une fonction continue sur un segment [𝑎, 𝑏], avec 𝑎 < 𝑏, admettant des dérivées
𝑓 ′ , … , 𝑓 (𝑛) continues également sur [a, b] et telle que 𝑓 (𝑛) soit dérivable sur ]𝑎, 𝑏[. Alors il
existe un point 𝑐 є ]𝑎, 𝑏[ tel que :
𝑓 ′ (𝑎) 𝑓 ′′ (𝑎) 2
𝑓 (𝑛) (𝑎)
𝑓(𝑏) = 𝑓(𝑎) + (𝑏 − 𝑎) + (𝑏 − 𝑎) + ⋯ + (𝑏 − 𝑎)𝑛
1! 2! (𝑛)!
𝑓 (𝑛+1) (𝑐)
+ (𝑏 − 𝑎)𝑛+1 (𝟑)
(𝑛 + 1)!
La formule (3) est la formule de Taylor, le dernier terme est le reste de la formule.
Soit 𝑓 une fonction continue, ainsi que ses dérivées 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , … , 𝑓 (𝑛+1) sur un intervalle 𝐼. Soit 𝑥𝑜
un point donné de I. Alors pour tout 𝑥 є 𝐼 on a :
Exemple :
Ecrire le développement à l’ordre 4 au voisinage de 𝑥𝑜 = 1 de la fonction 𝑓(𝑥) = ln 𝑥
Résolution
1
𝐷𝑓 =]0, +∞[ et puisque 𝑓 ′ (𝑥) = 𝑥, la fonction est dérivable à tout ordre sur 𝐷𝑓 . Donc 𝑓
1 1
𝑓 ′ (𝑥) = 𝑥 , 𝑓 ′ (1) = 1 𝑓 ′′ (𝑥) = − 𝑥 2 ⇒ 𝑓 ′′ (1) = −1
2 6 4!
𝑓 (3) (𝑥) = 𝑥 3 , 𝑓 (3) (1) = 2 𝑓 (4) (𝑥) = − 𝑥 4 ; 𝑓 (5) (𝑥) = 𝑥 5
Le développement s’écrit :
(𝒙 − 𝟏)𝟐 (𝒙 − 𝟏)𝟑 (𝒙 − 𝟏)𝟒 (𝒙 − 𝟏)𝟓
𝐥𝐧 𝒙 = (𝒙 − 𝟏) − + − + , 0<𝜃<1
𝟐 𝟑 𝟒 𝟓[𝟏 + 𝜽(𝒙 − 𝟏)]𝟓
5. La formule de Maclaurin.
Si 𝑥0 = 0 la formule (4) devient la formule de Maclaurin :
𝒇′ (𝟎) 𝒇′′ (𝟎) 𝟐 𝒇(𝒏) (𝟎) 𝒏 𝒇(𝒏+𝟏) (𝜽𝒙)
𝒇(𝒙) = 𝒇(𝟎) + 𝒙+ 𝒙 +⋯+ 𝒙 + (𝒙)𝒏+𝟏 (𝟓)
𝟏! 𝟐! (𝒏)! (𝒏 + 𝟏)!
avec 0 < 𝜃 < 1
Exemple :
Soit 𝑔(𝑥) = 𝑒 𝑥
∀ 𝑥 𝜖 ℝ , ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (𝑥) = 𝑒 𝑥 . On déduit que ∀ 𝑘 𝜖 ℕ∗ , 𝑔(𝑘) (0) = 1. Ainsi le
développement de 𝑔(𝑥) par la formule de Maclaurin à l’ordre 𝑛 s’écrit:
6. Développements limités
1. Activité :
Développons la fonction 𝑙𝑛𝑥 à l’ordre n au voisinage de 𝑥0 = 1 par la formule de Taylor.
Pour les dérivées successives de 𝑙𝑛x ; posons 𝑙𝑛𝑥 = 𝜑(𝑥)
1 1
𝜑(1) = 0; 𝜑 ′ (𝑥) = ; 𝜑 ′′ (𝑥) = − 2 ;
𝑥 𝑥
(−1)𝑛−1 (𝑛 − 1)! (−1)𝑛 𝑛!
𝜑 (𝑛) (𝑥) = ; 𝜑 (𝑛+1) (𝑥)
= ;
𝑥𝑛 𝑥 𝑛+1
On a donc
𝜑 ′ (1) = 1; 𝜑 ′′ (1) = −1; 𝜑 (3) (1) = 2!; … ;
(𝑛−1)! 1
Sachant que = 𝑛 pour tout 𝑛 𝜖 ℕ∗ le développement de 𝑙𝑛𝑥 au voisinage de 1 s’écrit :
𝑛!
(𝑥 − 1)𝑛+1 (−1)𝑛 (𝑥 − 1)
𝑅𝑛 = (−1)𝑛 𝑛+1 = (𝑥 − 1) 𝑛
𝑛+1
(𝑛 + 1) [(1 + 𝜃(𝑥 − 1)) ] (𝑛 + 1)(1 + 𝜃(𝑥 − 1))
(−1)𝑛 (𝑥 − 1)
lim 𝑛+1 =0
𝑥→1 (𝑛 + 1) [(1 + 𝜃(𝑥 − 1)) ]
car
𝑛+1
lim (1 + 𝜃(𝑥 − 1)) =1
𝑥→1
En écrivant 𝑙𝑛𝑥 sous cette forme on dit qu’on a écrit un développement limité de la fonction
ln à l’ordre 𝑛. D’une façon plus générale on a la définition suivante.
2. Définition
Une fonction 𝑓 admet un développement limité à l’ordre 𝑛 au voisinage d’un nombre réel 𝑥0
s’il existe (𝑛 + 1) nombres réels 𝑎𝑜 , 𝑎1 , …, 𝑎𝑛 et une fonction 𝜀 définie dans un intervalle
ouvert contenant 𝑥0 tels qu’au voisinage de𝑥0 on ait :
3. Remarque
Dans (6) l’expression (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 𝜀(𝑥) = 𝛼(𝑥) est souvent désignée par O[(𝑥-𝑥0)n], ce qui se
lit ‘‘ petit zéro de (𝑥-𝑥0)n ’’ ; o comme dans ‘‘mot’’, doit être considéré comme une fonction
et c’est pourquoi on n’écrit pas o(𝑥-𝑥0 )n; ce n’est pas un produit.
La notation 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ] désigne une expression 𝛼(𝑥) telle que pour 𝑥 ≠ 𝑥0 on ait :
𝛼(𝑥)
lim =0
𝑥→𝑥0 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛
𝛼(𝑥)
on a ici (𝑥−𝑥 𝑛
= 𝜀(𝑥)
0)
Propriété :
Si la fonction 𝑓 admet au voisinage de 𝑥0 des dérivées jusqu’à l’ordre 𝑛 −1 continues et
admet une dérivée d’ordre 𝑛 au point 𝑥0 , alors elle admet un développement limité d’ordre 𝑛
au voisinage de 𝑥0 donné par
𝑓(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 + 𝑜[(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 ]
Par cette formule on approche la fonction 𝑓 par la fonction polynôme 𝑃 définie par :
𝑃(𝑥) = 𝑎0 + 𝑎1 (𝑥 − 𝑥0 ) + ⋯ + 𝑎𝑛 (𝑥 − 𝑥0 )𝑛
L’erreur commise est alors (𝑥 − 𝑥0 )𝑛 𝜀(𝑥) et on peut déterminer une incertitude sur
l’approximation en utilisant la formule de Taylor.
Quelques exemples
A) Soit 𝑓 la fonction définie par 𝑓(𝑥) = (1 + 𝑥)𝛼 où 𝛼 est un nombre réel donné. Quel
que soit 𝛼, l’intervalle ] − 1, +∞[ est inclus dans 𝐷𝑓 et 𝑓 est dérivable sur ] − 1, +∞[. On
peut donc effectuer le développement limité de 𝑓 à l’ordre 1 au voisinage du nombre zéro.
𝑓(0) = 1 , ∀ 𝑥 є] − 1, +∞ [, 𝑓 ′ (𝑥) = 𝛼(1 + 𝑥)𝛼−1 donc 𝑓 ′ (0) = 𝛼
Développement limité :
𝑓(𝑥) = 𝑓(0) + 𝑓 ′ (0)𝑥 + 𝑜(𝑥) = 1 + 𝛼𝑥 + 𝑜(𝑥)
Pour |𝑥| assez petit on a (une approximation du 1er ordre) :
(𝟏 + 𝒙)𝜶 ≈ 𝟏 + 𝜶𝒙
B) Fonctions trigonométriques
𝑥2
𝑐𝑜𝑠𝑥 ≈ 1 −
2
𝑡𝑎𝑛𝑥 ≈ 𝑥
Remarque générale
• Pour 𝑛 fixé, l’approximation est d’autant meilleure que |𝑥 − 𝑥0 | est plus petit.
• Pour 𝑥 donné, l’approximation est d’autant meilleure que 𝑛 est plus grand
1
1 + 𝑥 + 𝑥 2 + ⋯ + 𝑥 𝑛 + 𝑜 (𝑥 𝑛 )
1−𝑥
𝑥3 𝑥5 𝑥 2𝑝+1
sin 𝑥 𝑥− + + ⋯ + (−1)𝑝 + 𝑜 (𝑥 2𝑝+2 )
3! 5! (2𝑝 + 1)!
𝑥2 𝑥4 𝑥 2𝑝
cos 𝑥 1− + + ⋯ + (−1)𝑝 + 𝑜 (𝑥 2𝑝+1 )
2! 4! (2𝑝)!
𝑥 𝑥2 𝑥𝑛
e x 1+ + + ⋯+ + 𝑜 (𝑥 𝑛 )
1! 2! 𝑛!
𝑥2 𝑥3 𝑥𝑛
𝑙𝑛(1 + 𝑥) 𝑥− + + ⋯ + (−1)𝑛−1 + 𝑜 (𝑥 𝑛 )
2 3 𝑛!
𝑚(𝑚 − 1) 2 𝑚(𝑚 − 1) ⋯ (𝑚 − 𝑃 + 1) 𝑃
(1 + 𝑥)𝑚 𝑚 ∈ ℝ 1 + 𝑚𝑥 + 𝑥 + ⋯+ 𝑥 + 𝑜 (𝑥 𝑃 )
2! 𝑝!
𝑥3 𝑥5 𝑥 2𝑝+1
𝑠ℎ𝑥 𝑥+ + + ⋯+ + 𝑜 (𝑥 2𝑝+2 )
3! 5! (2𝑝 + 1)!
𝑥2 𝑥4 𝑥 2𝑝
𝑐ℎ𝑥 1+ + + ⋯+ + 𝑜 (𝑥 2𝑝+1 )
2! 4! (2𝑝)!
Exercice 1
1. Ecrire le développement limité d’ordre 3 au voisinage de -1 de la fonction
𝑥 ⟼ 2𝑥 5 − 4𝑥 3 + 𝑥 2 + 7𝑥
2. En utilisant un développement limité d’ordre 1 au voisinage de 𝑥0 = 1, calculer une
valeur approchée à trois décimales du nombre 𝑋 :
𝑋 = 8(0,995)5 + 3(0,995)4 − 4(0,995)3 − (0,995)2 + 11
Exercice 2
Ecrire les développements limités au voisinage de 0 des fonctions suivantes :
3
𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛3𝑥 à l’ordre 5 ; 𝑥 ⟼ √1 + 𝑥 à l’ordre 4 ;
1
𝑥 ⟼ √1 + 𝑒 𝑥 à l’ordre 3 ; 𝑥 ⟼ (𝑥+1)(𝑥−2) à l’ordre 3.
Exercice 3
1. Ecrire les développements limités d’ordre 𝑛 au voisinage de 0 des fonctions
1
𝑥 ⟼ 1+𝑥 , 𝑥 ⟼ ln (1 + 𝑥)
Exercice 4
En utilisant la formule de Mac Laurin à l’ordre 3, trouver une valeur approchée de sin(𝜋⁄9)
et évaluer l’erreur d’approximation (prendre 𝜋 2 = 10)
1. Introduction
Soit 𝑓 une fonction définie, continue et strictement monotone sur un intervalle
𝐼 de ℝ. Nous supposerons que 𝐼 est l’ensemble de définition de 𝑓 ou que 𝑓 est la
restriction à 𝐼 d’une fonction qui est définie sur un ensemble contenant 𝐼. Alors
l’ensemble 𝐽 = 𝑓(𝐼) est un intervalle. Le lecteur sait que dans les conditions
énoncées, la fonction 𝑓 est une bijection de 𝐼 sur 𝐽 et admet une réciproque qui
est une application bijective de 𝐽 sur 𝐼. Cette dernière est notée 𝑓 −1 .
𝑓 𝑓−1
𝐼 → 𝐽 et 𝐼 ← 𝐽
2. Exemple
Soit 𝑓 la fonction définie de ]0, +∞[ vers ] − ∞, +∞[ définie par :
1
𝑓(𝑥) = − 𝑒𝑥
𝑥
1) Etudier les variations de 𝑓 et démontrer que 𝑓 est une bijection de
]0, +∞[ sur un intervalle 𝐽 à préciser.
2) Décrire sommairement les variations de 𝑓 −1 .
Solution
1
1) La fonction 𝑥 ⟼ est définie et continue sur IR*, donc sur ]0, +∞[ ; la
𝑥
fonction 𝑥 ⟼ 𝑒 𝑥 est définie et continue sur IR, donc sur ]0, +∞[. On en
déduit que 𝑓 est définie et continue sur IR*+
𝟏
(𝒇−𝟏 )′ (𝒚𝒐 ) = (𝟏)
𝒇′(𝒙𝒐 )
Puisque 𝑥0 = 𝑓 −1 (𝑦0 ). on peut écrire :
𝟏 𝟏
(𝒇−𝟏 )′ (𝒚𝒐 ) = = (𝟐)
𝒇′ [𝒇−𝟏 (𝒚𝒐 )] (𝒇′ 𝒐𝒇−𝟏 )(𝒚𝒐 )
Exemple :
1
Soit la fonction 𝑓 : ]0, +∞[→ 𝐼𝑅 telle que 𝑓(𝑥) = − 𝑒 𝑥 .On sait que 𝑓 est
𝑥
−1
bijective. Calculer (𝑓 )’(1 − 𝑒) s’il existe.
Solution
La fonction 𝑓 est dérivable sur ℝ∗+ et 𝑓’(𝑥) ≠ 0 pour tout 𝑥 є ℝ∗+ . On en
déduit que 𝑓 −1 est dérivable en tout point de ℝ (son ensemble de définition) ;
donc (𝑓 -1)’(1-e) existe. En outre on constate que 𝑓(1) = (1 − 𝑒) d’où
Remarque :
La formule (1) que nous avons utilisée ici permet de calculer (𝑓 −1 )’(𝑦0 ) sans
avoir déterminé l’expression de (𝑓 −1 )’(𝑦) pour tout 𝑦 de 𝐽.
d’où :
3
∀ 𝑥 є 𝐷𝑔, 𝑔’(𝑥) = 𝑢’(𝑥). 𝑓′[𝑢(𝑥)] = 3(1 + 𝑡𝑎𝑛²3𝑥) =
𝑐𝑜𝑠 2 (3𝑥)
Exemple 2
Soit 𝜑 la fonction définie par :
𝜑(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 (𝑙𝑛𝑥)
Préciser les domaines de définition et de dérivabilité de 𝜑 et calculer 𝜑’(𝑥).
Exercice 1
Soit 𝑓 la fonction définie par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 + 𝑒 𝑥
1. Démontrer que 𝑓 est une bijection de ℝ sur ℝ.
2. Démontrer que 𝑓 −1 est dérivable sur ℝ et calculer (𝑓 −1 )’(1)
Exercice 2
1. Pour chacune des fonctions suivantes, préciser son ensemble de définition, son
ensemble de dérivabilité et calculer sa dérivée :
𝑓 : 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛 (𝑙𝑛(𝑥))
𝑔: 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛 (𝑡𝑎𝑛(𝑥))
ℎ: 𝑥 ⟼ 𝑡𝑎𝑛 (𝑐𝑜𝑠(𝑥))
Fonctions réciproques
des fonctions circulaires
Les fonctions circulaires ne sont pas bijectives sur leurs domaines de définition ; mais
en les restreignant à des intervalles convenables, on obtient des bijections dont les réciproques
sont appelées par abus de langage les réciproques des fonctions circulaires.
1. Fonction Arcsinus
2.1 Définition
Considérons la fonction
𝜋 𝜋
𝑢 : [− , ] → [−1 , 1]
2 2
𝑡 ↦ 𝑠𝑖𝑛 𝑡
Cette fonction est continue, dérivable et strictement croissante. Son tableau de variation est le
suivant :
𝜋 𝜋
𝑡 −2 2
𝑢’(𝑡) 0 + 0
𝑢 (𝑡) -1 1
𝜋 𝜋
Ce tableau montre que 𝑢 est une bijection de [− ; ] sur [−1 ; 1]. Sa réciproque 𝑢−1 est la
2 2
fonction 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠.
L’ensemble de définition de cette fonction est [−1 ; 1] et l’ensemble des valeurs est
𝜋 𝜋
[− ; 2 ]. En outre elle est continue sur [−1 ; 1]. Par définition on a :
2
−𝝅 𝝅
∀𝒕 ∈ [ , ] , ∀ 𝒙 ∈ [−𝟏 ; 𝟏], 𝒔𝒊𝒏 𝒕 = 𝒙 ⟺ 𝒕 = 𝑨𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏 𝒙
𝟐 𝟐
de dérivabilité.
Si 𝑥 est un point quelconque de ] − 1 ; 1[ et 𝑡 son antécédent par 𝑢 on a 𝑥 = 𝑠𝑖𝑛 𝑡 et
1 1 𝜋 𝜋
( 𝑢−1 )′ = = (𝑡 ∈ ]− , [)
𝑢’(𝑡) 𝑐𝑜𝑠 𝑡 2 2
Or cos2 t + sin2 t = 1 ⟺ 𝑐𝑜𝑠 2 𝑡 = 1 – 𝑥 2
𝜋 𝜋
𝑡 ∈ ]− ; [ ⟹ 𝑐𝑜𝑠 𝑡 > 0, 𝑑’𝑜ù 𝑐𝑜𝑠 𝑡 = √1 – 𝑥 2
2 2
Il vient alors que :
𝟏
∀𝒙 ∈ ] − 𝟏 ; 𝟏[ , 𝑨𝒓𝒄𝒔𝒊𝒏′(𝒙) =
√𝟏 – 𝒙𝟐
𝑡 0 𝜋
𝑣’(𝑡) 0 - 0
𝑣 (𝑡) 1 −1
Ce tableau montre que 𝑣 est une bijection de [0 , 𝜋 ] sur [−1 ; 1]. Son application réciproque
est la fonction 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, notée 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 ou 𝐴𝑟𝑐𝑜𝑠.
Son ensemble de définition est [−1 ; 1] et l’ensemble des valeurs est [0 ; 𝜋 ]. En outre elle est
continue sur [−1 ; 1].
Par définition on a l’équivalence :
−𝟏
∀𝒙 ∈ ] − 𝟏 ; 𝟏[ , 𝑨𝒓𝒄𝒐𝒔′(𝒙) =
√𝟏 – 𝒙𝟐
3. Fonction Arctangente
3.1. Définition
Nous considérons la fonction
𝜋 𝜋
𝜔 : ]− , [→ℝ
2 2
𝛼 ↦ tan 𝛼
Puisque les fonctions sinus et cosinus sont continues et dérivables sur IR et que cos 𝛼 ≠ 0 sur
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
]− , 2 [, la fonction 𝜔 est continue et dérivable sur ]− , 2 [.
2 2
Limites
lim (𝑠𝑖𝑛 𝛼) = −1
𝛼⟶> (−𝜋 ⁄2)
⟹ lim 𝜔(𝛼 ) = −∞
lim (𝑐𝑜𝑠 𝛼) = 0 𝛼⟶> −𝜋⁄2
𝛼⟶> (−𝜋⁄2)
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 }
lim (𝑠𝑖𝑛 𝛼) = +1
𝛼⟶< (𝜋⁄2)
⟹ lim 𝜔(𝛼 ) = +∞
lim (𝑐𝑜𝑠 𝛼) = 0 𝛼⟶< (𝜋⁄2)
𝛼⟶< (𝜋⁄2)
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝛼 > 0 }
Dérivée :
𝜋 𝜋
∀ 𝛼 ∈ ]− , [, 𝜔′(𝛼 ) = 1 + 𝑡𝑎𝑛 2 𝛼
2 2
Donc 𝜔 est strictement croissante, son tableau de variation est le suivant :
−𝜋⁄ +𝜋⁄
𝛼 2 2
𝜔′(𝛼 ) +
𝜔 (𝛼 ) +∞
-∞
3.2. Dérivée
𝜋 𝜋
La fonction 𝜔 est dérivable sur ]− , 2 [ et sa dérivée ne s’annule en aucun point. Donc 𝜔−1
2
est dérivable en tout point de ℝ.
−𝜋 𝜋
Soit 𝑥 un nombre réel quelconque et 𝛼 l’unique point de ] 2 , 2 [ tel que 𝑥 = 𝑡𝑎𝑛𝛼.
On a :
1 1 1
(𝜔−1 )′ (𝑥) = = =
𝜔 ′ (α) 1 + 𝑡𝑎𝑛 α 1 + 𝑥 2
2
𝟏
∀ 𝒙 ∈ ℝ, 𝑨𝒓𝒄𝒕𝒂𝒏′ (𝒙) =
𝟏+𝒙𝟐
Remarque :
− Les fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 et 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 sont impaires.
− Il importe de retenir l’ensemble de définition et l’ensemble des valeurs de chacune des
fonctions découvertes dans ce chapitre.
−𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 : [−1 ; 1] ⟶ [ ; ]
2 2
𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠 : [−1 ; 1] ⟶ [𝑜 ; 𝜋]
−𝜋 𝜋
𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 : ℝ ⟶ ] ; [
2 2
Ainsi, il est faux d’écrire : 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛0 = 𝜋 .
1
4.2. Primitives sur IR de la fonction 𝑥 ↦ 𝑥 2 +𝑎2 ; a 𝜖 ℝ∗
En posant 𝑥 = 𝑎𝑡 on a :
𝑑𝑥 𝑎𝑑𝑡
∫ =∫
√𝑎2 − 𝑥 2 𝑎√1 − 𝑡 2
𝑑𝑡
=∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑡 + 𝑐
√1 − 𝑡 2
𝑥
= 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 + 𝑐
𝑎
5. Exercices résolus
A) Calculer les intégrales suivantes :
1 2√3
𝑑𝑥 √3 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫02 √1−𝑥 2 ; 𝐼2 = ∫1 ; 𝐼3 = ∫−23
1+𝑥 2 𝑥 2 +4
Solution
1⁄ 1 𝜋
𝐼1 = [𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑥]𝑂 2 = Arcsin – Arcsin 0 =
2 6
𝜋 𝜋 𝜋
𝐼2 = [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑥]1√3 = Arctan√3 – Arctan 1 = − =
3 4 12
1 𝑥 2√3⁄3 1 √3 1 𝜋 𝜋 5𝜋
𝐼3 = 2 [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 2]−2 = 2 [𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 − 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(−1)] = 2 ( 6 + 4 ) =
3 24
6 1 1
𝑓1 ↦ 𝑥 2 +9 ; 𝑓2 ↦ 4𝑥 2+1 ; 𝑓3 ↦ √9−4𝑥 2
1 𝑑𝑥 1
∫ 𝑓2 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 2𝑥 + 𝑐
4 𝑥2 + 1 2
4
1 𝑑𝑥 1 2𝑥
∫ 𝑓3 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 +𝑐
2 2 2 3
√(3) − 𝑥 2
2
Remarque : Noter la lettre A utilisée pour toutes ces fonctions.
Exercice 2
Soit 𝑢 une fonction numérique donnée. En se référant attentivement au cours, déterminer les
domaines de définition et de dérivabilité de chacune des fonctions :
1. 𝑥 ↦ 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 𝑢(𝑥)
2. 𝑥 ↦ 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 𝑢(𝑥).
Calculer ensuite les dérivées de ces fonctions.
Exercice 3
Soit le nombre réel définie par :
𝛼 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛6 − 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛2
Calculer tan 𝛼
Exercice 4
Soit 𝑓 la fonction de ℝ vers ℝ définie par :
𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑥.
a) Etudier les variations de 𝑓.
b) Démontrer que la courbe représentative de 𝑓 admet au voisinage de +∞ une
asymptote oblique que l’on précisera.
Exercice 5
Considérons la fonction définie par
𝑥 1
𝑓(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛
1 + 𝑥2 𝑥
1. Trouver le domaine de définition de 𝑓 et calculer les limites aux bornes du domaine
2. Déterminer la dérivée première de 𝑓
Exercice 6
Considérons la fonction
1 1 − 𝑥2
𝑔: ⟼ 𝑔(𝑥) = 𝑥 − 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 + 𝐴𝑟𝑐𝑐𝑜𝑠
𝑥 1 + 𝑥2
1. Indiquer le domaine de définition de 𝑔 et calculer les limites aux bornes du domaine
2. Après avoir déterminé le domaine de dérivabilité de 𝑔, écrire la dérivée première de g.
1.2 Définitions
La fonction 𝑓1 est la fonction cosinus hyperbolique. Elle est notée 𝑐ℎ ; donc on a :
1
∀ 𝑥 є ℝ, 𝑐ℎ𝑥 = (𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 )
2
La réciproque de la fonction 𝑔1 est la fonction Argument cosinus hyperbolique, notée 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ.
Elle a pour ensemble de définition [1, +∞[ et l’ensemble de ses valeurs est [0, +∞[.
Argch: [1, +∞[ ⟶ [0, +∞[
𝑥 ⟼ 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑥
𝑡1 = 𝑦 + √𝑦 2 − 1 ; 𝑡2 = 𝑦 − √𝑦 2 − 1
On devrait avoir lim 𝑡2 = +∞ puisque les fonctions 𝑔1 et 𝑔1−1 sont strictement croissantes
𝑦→+∞
sur [0, +∞[ et [1, +∞[ respectivement, et réciproques l’une de l’autre. On en déduit que
𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑦 est donné par la relation
Conclusion
1.4. Dérivée :
La dérivée de la fonction ch s’annule seulement pour 𝑥 = 0. Donc la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ a pour
domaine de dérivabilité ]1; +∞[ et on a :
1
∀ 𝑥 є ]1; +∞[ , 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ’(𝑥) =
√𝑥 2 −1
2.2. Définitions
La fonction 𝑓2 est la fonction sinus hyperbolique. Elle est notée 𝑠ℎ. On a donc :
1 𝑥
∀ 𝑥 є ℝ , 𝑠ℎ𝑥 = (𝑒 − 𝑒 −𝑥 )
2
La réciproque de la fonction 𝑓2 est la fonction Argument sinus hyperbolique, notée 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ.
Elle est une bijection de ℝ sur ℝ
Conclusion
∀ 𝒙 є ℝ , 𝑨𝒓𝒈𝒔𝒉𝒙 = 𝐥𝐧 (𝒙 + √𝒙𝟐 + 𝟏)
2.5. Dérivée
La dérivée de la fonction sh ne s’annule en aucun point. Donc la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ est
dérivable sur ℝ et
𝟏
∀ 𝒙 є ℝ , 𝑨𝒓𝒈𝒔𝒉′ (𝒙) =
√𝒙𝟐 +𝟏
3.2. Définitions
La fonction 𝑓3 est la fonction tangente hyperbolique. Elle est notée th ; donc on a ∀ 𝑥 є ℝ
𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 sh𝑥
𝑡ℎ𝑥 = 𝑥 =
𝑒 + 𝑒 −𝑥 ch𝑥
On a aussi :
1
∀ 𝑥 є ℝ , 𝑡ℎ’(𝑥) = = 1 − 𝑡ℎ2 𝑥
𝑐ℎ2 𝑥
𝑒 𝑥 − 𝑒 −𝑥 𝑒 2𝑥 − 1
𝑦 = 𝑡ℎ𝑥 = =
𝑒 𝑥 + 𝑒 −𝑥 𝑒 2𝑥 + 1
d’où
𝑦 + 1 = (1 − 𝑦) 𝑒 2𝑥
1+𝑦
∀ 𝑦 є ]−1,1 [, 1 − 𝑦 ≠ 0, d’où 𝑒 2𝑥 = 1−𝑦 , on en déduit :
1 1+𝑦
𝑥= 𝑙𝑛 = 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑦
2 1−𝑦
d’où
1 1+𝑥
∀ 𝑥 є ]−1,1 [ , 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 = 2 𝑙𝑛 1−𝑥
Remarque importante
A trois reprises il a été rappelé dans ce chapitre la définition de la réciproque d’une
fonction, et comment déterminer cette réciproque si cela est possible.
Exercice 1
Dresser les tableaux de variations des fonctions 𝐴𝑟𝑔𝑐ℎ𝑥 , 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ𝑥 , 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥.
Exercice 2
Calculer la dérivée de la fonction 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 :
1 1+x
1. à l’aide de la formule Argthx = 2 ln 1−x
Exercice 3
Soit la fonction
𝑔(𝑥) = Argcoth 𝑥
Exercice 4
Démontrer que pour tout nombre réel 𝑎 :
2 𝑑𝑥 0 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫0 √2𝑥 2 +1
; 𝐼2 = ∫−2 √𝑥 2
+4
𝑥
3. Déterminer les primitives de la fonction 𝑥 ⟼ √𝑥 2
+2𝑥+2
Les primitives de certaines fonctions sont connues du lecteur. Certaines autres sont
données ici, compte tenu des nouvelles fonctions étudiées (Arcsinus, Arctangente, …). Le
tableau ci-dessous doit être su. Dans ce tableau la fonction 𝑓 est considérée dans un intervalle
où elle est continue. 𝑐 est une constante réelle arbitraire.
1. Tableau de primitives
𝑓(𝑥) 𝑃𝑟𝑖𝑚𝑖𝑡𝑖𝑣𝑒𝑠 𝐹 𝑑𝑒 𝑓
(1)
𝑥 𝑟 , 𝑟 ≠ −1 𝑥 𝑟+1
𝐹(𝑥) = +𝑐
𝑟+1
1
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln|𝑥| + 𝑐
𝑥
1
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = 2√𝑥 + 𝑐
√𝑥
(2) 1
𝑓(𝑥) = 𝑢′ (𝑥)[𝑢(𝑥)]𝑟 , 𝑟 ≠ −1 𝐹(𝑥) = [𝑢(𝑥)]𝑟+1 + 𝑐
𝑟+1
𝑢′(𝑥)
𝑓(𝑥) = 𝐹(𝑥) = ln|𝑢(𝑥)| + 𝑐
𝑢(𝑥)
𝑓(𝑥) = cos 𝑥 𝐹(𝑥) = sin 𝑥 + 𝑐
𝑓(𝑥) = sin 𝑥 𝐹(𝑥) = − cos 𝑥 + 𝑐
(3) 1
𝑓(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ ∗ 𝐹(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
−1
𝑓(𝑥) = sin(𝑎𝑥 + 𝑏), 𝑎 𝜖 ℝ ∗ 𝐹(𝑥) = cos(𝑎𝑥 + 𝑏) + 𝑐
𝑎
1
𝑓(𝑥) = = 1 + tan2 𝑥 𝐹(𝑥) = tan 𝑥 + 𝑐
cos2 𝑥
1
𝑓(𝑥) = = 1 + cot 2 𝑥 𝐹(𝑥) = −cot 𝑥 + 𝑐
sin2 𝑥
1 𝑘𝑥
𝑘𝑥
𝑓(𝑥) = 𝑒 , 𝑘𝜖 ℝ ∗ 𝐹(𝑥) = 𝑒 +𝑐
𝑘
𝑓(𝑥) = 𝑢′(𝑥)𝑒 𝑢(𝑥) 𝐹(𝑥) = 𝑒 𝑢(𝑥) + 𝑐
Remarque :
1) Etant donné un trinôme du second degré𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐, avec (𝑎, 𝑏, 𝑐) 𝜖 ℝ∗ × ℝ ×
ℝ, sa forme canonique est la suivante :
𝑏 2 ∆
𝑓(𝑥) = 𝑎 [(𝑥 + ) − 2 ] , ∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐
2𝑎 4𝑎
2) La notation ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 est une intégrale indéfinie ; elle désigne toutes les primitives de la
fonction 𝑓.
Exemples :
1
∫ cos 𝑥 𝑑𝑥 = sin 𝑥 + 𝑐 ; ∫ 𝑒 −3𝑥 𝑑𝑥 = − 3 𝑒 −3𝑥 + 𝑐
4⁄ 1 4 5 9
5
𝑓1 (𝑥) = √𝑥 4 = 𝑥 5 𝐹1 (𝑥) = 𝑥1+ ⁄5 + 𝑐 = 𝑥 ⁄5 + 𝑐, 𝑐 𝜖 ℝ
𝑝⁄
1 + 4⁄5 9
𝑛
car √𝑥 𝑝 = 𝑥 𝑛
1 𝐹2 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 − 10| + 𝑐
𝑓2 (𝑥) =
√𝑥 2 − 10
1 1 1 7
𝑓3 (𝑥) = 𝑓3 (𝑥) = 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐹2 (𝑥) = ln |𝑥 + √𝑥 2 + | + 𝑐
√2𝑥 2 +7 7 √2 2
√2 × √𝑥 2 + 2
1
𝑓4 (𝑥) = 𝑥 2 + 4𝑥 + 12 = (𝑥 + 2)2 + 8
√𝑥 2 + 4𝑥 + 12
En posant 𝑥 + 2 = 𝑡 on a 𝑑𝑥 = 𝑑𝑡, d’où :
𝑑𝑡
∫ 𝑓3 (𝑥)𝑑𝑥 = ∫ √𝑡 2+8 = ln|𝑡 + √𝑡 2 + 8| + 𝑐
1ère méthode
Le discriminant du trinôme 4𝑥 2 + 4𝑥 + 5 est ∆= −64 < 0.
Nous pouvons appliquer la formule (5). Soit F une primitive de 𝑓. Nous avons :
2 8𝑥 + 4 1 2𝑥 + 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 + 𝑐 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 +𝑐
8 8 4 2
2ère méthode
1 1 1 1 1
= × = ×
4𝑥 2 + 4𝑥 + 5 4 𝑥 2 + 𝑥 + 5 4 (𝑥 + 1)2 + 1
4 2
1
En posant 𝑥 + 2 = 𝑡 on a :
1 𝑑𝑥 1 𝑑𝑥 1
𝐹(𝑥) = ∫ = ∫ 2 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑡 + 𝑐
1
4 (𝑥 + )2 + 1 4 𝑡 + 1 4
2
1 1
𝐹(𝑥) = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 (𝑥 + ) + 𝑐
4 2
Exercice 1
a étant un nombre réel non nul, déterminer les réels A et B tels que :
1 𝐴 𝐵
∀𝑥 ∈ ℝ − {𝑎, −𝑎}, 2 2
= +
𝑥 −𝑎 𝑥−𝑎 𝑥+𝑎
1
En déduire les primitives de la fonction 𝑥 ⟼ 𝑥 2 −𝑎2
Exercice 2
1. Déterminer les primitives de chacune des fonctions :
1 1 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼
9𝑥 2 + 6𝑥 + 1 𝑥2 + 𝑥 − 4 𝑥 2 + 4𝑥 + 8
1 1 1 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ;
2𝑥 2 + 5 √3 − 𝑥 2 √−𝑥 2 + 2𝑥 + 3 √2𝑥 − 3
𝑥−2 1
𝑥⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑠𝑖𝑛𝑥𝑐𝑜𝑠3𝑥; 𝑥 ⟼ 𝑐𝑜𝑠2𝑥𝑐𝑜𝑠4𝑥
(𝑥 2 − 2𝑥 + 2)5 𝑐𝑜𝑠 2 5𝑥
1 1
𝑥 ⟼ 3𝑥(2𝑥 + 9)4 ; 𝑥 ⟼ ; 𝑥⟼ ; 𝑥 ⟼ 𝑒 −2𝑥 𝑐𝑜𝑠4𝑥
4 − 3𝑥 (4 − 3𝑥)2
Intégrales simples
𝑏
La définition et les propriétés élémentaires de l’intégrale définie ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥, sont connues du
lecteur. Dans ce chapitre certaines de ces propriétés seront rappelées et des compléments
importants étudiés, à savoir :
− le changement de variable dans une intégrale simple ;
− l’utilisation des fonctions 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠, 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑒𝑛𝑡𝑒 et 𝑥 → 𝐴𝑟𝑔𝑡ℎ𝑥 pour calculer les
intégrales.
Exemple :
Soit un courant électrique alternatif d’intensité 𝑖 telle que 𝑖 = 𝐼0 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 est périodique de
période 𝑇 = 2𝜋/𝜔. La moyenne du carré de cette fonction sur un intervalle d’une période
est :
𝐼02 2
= = 𝐼𝑒𝑓𝑓
2
où 𝐼𝑒𝑓𝑓 est l’intensité efficace du courant.
Donc la valeur moyenne de 𝑖 2 est le carré de l’intensité efficace.
Conséquence du théorème
Si 𝑓 et 𝑔 sont deux fonctions continues sur [𝑎, 𝑏] telles que ∀ 𝑥 є [𝑎 , 𝑏], 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥), alors
on a :
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 ≤ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝑎
2.2 Intégrale d’une fonction paire ou impaire sur [−𝑎, 𝑎], 𝑎 > 0
La fonction 𝑓 considérée est continue sur [−𝑎 ; 𝑎], 𝑎 > 0.
• Cas où f est impaire sur [-a ; a]
𝑎
Soit 𝐼 = ∫−𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 .
𝑎 𝑎
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 2 ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
−𝑎 0
Exercice 1
Calculer
1 𝑑𝑥 1 2𝑥+1
𝐼1 = ∫0 ; (𝑎 > 0), 𝐼2 = ∫0 𝑑𝑥
√𝑎−𝑥² 𝑥 2 +𝑥+1
𝑥 = 0, 𝑡 = 0
Pour {𝑥 = 1, 𝑡 = 1
√𝑎
1
1
𝑑𝑥 √𝑎 √𝑎 𝑑𝑡
𝐼1 = ∫ =∫
0 √𝑎 − 𝑥² 0 √𝑎 − 𝑎𝑡²
1 1
√𝑎 𝑑𝑡 √𝑎
=∫ = [𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛 𝑡]0
√1 − 𝑡²
0
1
= 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛
√𝑎
Solution
Calcul de 𝐼1 par changement de variable
On pose 𝑡 = √𝑥 + 1, ainsi 𝑥 = 𝑡 2 − 1 et 𝑑𝑥 = 2𝑡𝑑𝑡,
𝑥=0⟹𝑡=1
Les nouvelles bornes d’intégration {
𝑥=3⟹𝑡=2
Il vient alors :
2 2
116
𝐼1 = ∫ 2𝑡 2 (𝑡 2 − 1)𝑑𝑡 = 2 ∫ (𝑡 4 − 𝑡 2 )𝑑𝑡 =
1 1 15
𝑢(𝑥) = 𝑥 𝑢′(𝑥) = 1
Posons { 1 alors { 2
𝑣 ′ (𝑥) = √(𝑥 + 1) = (𝑥 + 1) ⁄2 𝑣(𝑥) = 3
(𝑥 + 1)√𝑥 + 1
Solution
a) Démontrons que 𝑰𝟐 existe
Pour que 𝐼2 existe il suffit que la fonction 𝑥 ⟼ √4 − 9𝑥 2 soit continue sur
−1 √3
l’intervalle [ 3 , ]. Puisque la fonction 𝑥 ⟼ 4 − 9𝑥 2 est continue sur ℝ, il faut et il suffit
3
1 √3 −2 2
qu’on ait 4 − 9𝑥 2 ≥ 0 sur [3 , ]. 4-9x2 ≥ 0 ⟺ 𝑥 є [ 3 , 3].
3
−2 1 √3 2 1 √3 −2 2
Or on a : <3 < < 3 , donc [3 , ] ⊂ [ 3 , 3].
3 3 3
1 √3
La fonction 𝑥 ⟼ √4 − 9𝑥 2 est continue sur l’intervalle [3 , ], d’où 𝐼2 existe.
3
b) Calcul de 𝑰𝟐
−2
Si on pose 3𝑥 = 2 cos 𝜃 alors 𝑑𝑥 = sin 𝜃 𝑑𝜃 et les nouvelles bornes d’intégration
3
1 1 2𝜋
𝑥 = − 3 ⇒ cos 𝜃 = − 2 avec θ ϵ [0 ; π], donc θ = 3
sont { √3 √3 𝜋
𝑥 = 3 ⇒ cos 𝜃 = 2 avec θ ϵ [0 ; π], donc θ = 6
𝜋 + √3
𝐼2 =
3
b) L’hypothèse « θ ϵ [0, π] » permet de trouver une solution unique pour chacune des
−1 3
équations : 𝑐𝑜𝑠 𝜃 = et cos θ = √2 qui donnent les nouvelles bornes d’intégration.
2
𝒙
8.2. Formules donnant sin x, cos x et tan x en fonction de tan 𝟐
𝑥
On démontre que si 𝑥 est un nombre réel tel que 𝑐𝑜𝑠 est non nul, on a, en posant
2
𝑥 2𝑡 1−𝑡²
𝑡𝑎𝑛 = 𝑡, 𝑠𝑖𝑛 𝑥 = 𝑐𝑜𝑠 𝑥 =
2 1+𝑡² 1+𝑡²
𝑥 𝑥 2𝑡
On en déduit que si 𝑐𝑜𝑠 ≠ 0 𝑒𝑡 |tan 2|≠ 1, on a : 𝑡𝑎𝑛 𝑥 =
2 1−𝑡²
Pour calculer certaines intégrales où figurent 𝑠𝑖𝑛 𝑥 et 𝑐𝑜𝑠 𝑥, on peut être amené à
𝑥
poser 𝑡𝑎𝑛 = 𝑡. Dans ce cas, on a :
2
1 𝑥 2𝑑𝑡
𝑑𝑡 = [1 + 𝑡𝑎𝑛² (2)] 𝑑𝑥, d’où 𝑑𝑥 =
2 1+𝑡²
Remarque
Indiquons encore quelques cas particuliers de techniques d’intégration par changement
de variables.
1er cas
Soit l’intégrale de forme ∫ 𝑓(√𝑎² − 𝑥²) 𝑑𝑥, 𝑎 > 0. Il est recommandé de faire le
changement 𝑥 = 𝑎 𝑠𝑖𝑛𝑡 ou 𝑥 = 𝑎 𝑐𝑜𝑠𝑡.
2e cas
Lorsque l’on est en présence de l’intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 − 𝑎²) 𝑑𝑥, il est
recommandé de faire le changement 𝑥 = 𝑎𝑐ℎ(𝑡).
3e cas
Lorsque l’on est en présence d’une intégrale de la forme ∫ 𝑓(√𝑥 2 + 𝑎²) 𝑑𝑥, il convient de
faire des changements de variables 𝑥 = 𝑎 𝑠ℎ(𝑡) 𝑜𝑢 𝑥 = 𝑎 tan(𝑡).
𝑎
Exemple 1 Calculer 𝐼 = ∫0 √𝑎2 − 𝑥 2 , 𝑎 > 0
Posons 𝑥 = 𝑎 cos(𝑡) alors 𝑑𝑥 = −𝑎 sin(𝑡) 𝑑𝑡
𝒂𝟐
𝑰= 𝝅
𝟒
1
Exemple 2 Calculer 𝐽 = ∫0 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
Posons
𝑑𝑥
{ 𝑢 = 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥). alors {𝑑𝑢 = √1−𝑥 2 .
𝑑𝑣 = 𝑑𝑥 𝑣=𝑥
1
𝐽 = ∫ 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)𝑑𝑥
0
1
𝑥𝑑𝑥
= [𝑥𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 − ∫
0 √1 − 𝑥 2
1 1 𝑑(1 − 𝑥 2 )
= [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥)]10 + ∫
2 0 √1 − 𝑥 2
1
= [𝑥. 𝐴𝑟𝑐𝑠𝑖𝑛(𝑥) + √1 − 𝑥 2 ]
0
𝝅
𝑱= +𝟏
𝟐
R: 1. 𝑀 = 3⁄8, 2. 𝐴 = (9⁄2)𝑢. 𝑎
Exercice 2
𝑙𝑛3 𝑑𝑥
On considère l’intégrale I= ∫0
1+𝑒 𝑥
Exercice 3
Calculer les intégrales suivantes :
√2
𝑙𝑛3 5
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝐼1 = ∫ ; 𝐼2 = = ∫ ; 𝐼3 = ∫
𝑙𝑛2 𝑐ℎ²𝑥 0 √1 − 𝑥² 2 √5 + 4𝑥 − 𝑥²
3 5√2
1 −
𝑥3 2 𝑑𝑥 8
𝐼4 = ∫ 8 𝑑𝑥 ; 𝐼5 = ∫ ; 𝐼6 = ∫ √25 − 16𝑥² 𝑑𝑥
2
0 𝑥 +1 ( −√3) 4𝑥 − 4𝑥 + 5
1
5⁄8
2
Exercice 4
1. A l’aide d’une intégration par parties, déterminer les primitives de la fonction 𝑥 ⟼ 𝑙𝑛𝑥
2. Une fusée est lancée verticalement vers le haut. Un dispositif incorporé exerce sur la fusée
une poussée constante de façon qu’à tout instant 𝑡, son accélération soit a telle que :
𝑐
𝑎=
𝑝 − 𝑞𝑡
avec (𝑐, 𝑝, 𝑞) 𝜖 (ℝ∗+ )3 , 𝑝 − 𝑞𝑡 > 0
a) Sachant que la vitesse initiale est nulle, calculer la vitesse de la fusée à l’instant t.
b) Calculer l’altitude atteinte par cette fusée à l’instant 𝑡 = 𝑇
𝐴
(𝑥 − 𝑥0 )𝑛 . (𝑥 − 𝑥1 )𝑚 . (𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐)𝑙
𝑎𝑛 𝑥 𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑥 𝑛−1 + ⋯ + 𝑎2 𝑥 2 + 𝑎1 𝑥 + 𝑎0
𝑓(𝑥) =
𝑏𝑚 𝑥 𝑚 + 𝑏𝑚−1 𝑥 𝑚−1 + ⋯ + 𝑏2 𝑥 2 + 𝑏1 𝑥 + 𝑏0
où 𝑛, 𝑚 ∈ ℕ.
Le calcul d’une primitive d’une fonction rationnelle, exige la décomposition de cette
fraction en partie entière et éléments simples sur ℝ, donc de première espèce exclusivement si
𝐴
les pôles sont tous réels, de la forme (𝑥−𝑎)𝛼 (𝑎 𝜖 ℝ, 𝛼 𝜖 ℕ∗ ) et en éléments simples de seconde
𝐵𝑥+𝐶
espèce de la forme , (𝑝, 𝑞 𝑟é𝑒𝑙𝑠, 𝑝2 − 4𝑞 < 0, 𝛽 𝜖 ℕ∗ ) apparaissant lorsqu’il y a
(𝑥 2 +𝑝𝑥+𝑞)𝛽
Théorème 1
𝐴(𝑥)
Soit une fonction rationnelle ou 𝐴(𝑥) 𝑒𝑡 𝐵(𝑥) sont des polynômes premiers entre eux.
𝐵(𝑥)
Si 𝐵(𝑥) est le produit de deux polynômes 𝐵1 (𝑥)𝑒𝑡 𝐵2 (𝑥) premiers entre eux, alors il existe
trois polynômes 𝐸(𝑥), 𝐴1 (𝑥) 𝑒𝑡 𝐴2 (𝑥) tels que l’on ait :
𝐴(𝑥) 𝐴1 (𝑥) 𝐴2 (𝑥)
= 𝐸(𝑥) + +
𝐵(𝑥) 𝐵1 (𝑥) 𝐵2 (𝑥)
Où 𝐸(𝑥) peut être nul et 𝑑° (𝐴1 ) < 𝑑° (𝐵1 ), 𝑑 ° (𝐴2 ) < 𝑑° (𝐵2 ).
𝐴(𝑥)
𝐸(𝑥) est nul si et seulement si 𝑑 ° (𝐴) < 𝑑 ° (𝐵); 𝐸(𝑥) est appelé partie entière de 𝐵(𝑥)
Théorème 2
𝐴
Une fonction rationnelle dont le dénominateur est une puissance 𝐵1𝑛 se décompose de
𝐵
Exemple 2
Déterminer les constantes 𝑎1 , 𝑎2 , 𝑎3 , 𝑎4 𝑒𝑡 𝑏 tel que l’on ait :
3𝑝4 + 2𝑝3 − 5 𝑎1 𝑎2 𝑎3 𝑎4
= + + + +𝑏
𝑝2 (𝑝 + 2)2 𝑝2 𝑝 (𝑝 + 2)2 𝑝 + 2
Exercice
Calculer
4𝑑𝑥 (3𝑥 + 13) 𝑑𝑥
∫ ; ∫ 𝑑𝑥 ; ∫
𝑥 2 (𝑥 + 4) (5𝑥 − 1)(7𝑥 + 2) 𝑥3 − 1
Remarque
• Pour les primitives de fonctions rationnelles en 𝑠𝑖𝑛(𝑥) et 𝑐𝑜𝑠(𝑥), il faut poser les
𝑥 2𝑡 1−𝑡 2
changements 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 2 , sin(𝑥) = 1+𝑡 2 et cos(𝑥) = 1+𝑡 2
Solution
𝑥 2𝑑𝑡 2𝑡
Posons 𝑡 = 𝑡𝑎𝑛 2 alors 𝑥 = 2𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛(𝑡) et 𝑑𝑥 = 1+𝑡 2 . sin(𝑥) = 1+𝑡 2 alors
1 + 𝑡2 2 𝑑𝑡
𝐼 = ∫( )( 2
) 𝑑𝑡 = ∫
2𝑡 1+𝑡 𝑡
𝑥
𝐼 = ln |𝑡𝑎𝑛 | + 𝑐
2
𝑑𝑥
𝐽=∫
4 sin 𝑥 + 3 cos 𝑥 + 5
Exemple
Calculer
𝑒𝑥 − 1
𝐽=∫ 𝑥 𝑑𝑥
𝑒 +1
Remarquons que
𝑥 𝑥 𝑥
𝑒 𝑥 − 1 𝑒 2 (𝑒 2 − 𝑒 −2 ) 𝑥
= 𝑥 𝑥 𝑥 = 𝑡ℎ ( )
𝑒 𝑥 + 1 𝑒 2 (𝑒 2 + 𝑒 −2 ) 2
𝑥
𝑥 𝑠ℎ (2)
𝐽 = ∫ 𝑡ℎ ( ) 𝑑𝑥 = ∫ 𝑥 𝑑𝑥
2 𝑐ℎ (2)
𝑥
𝑑 [𝑐ℎ (2)] 𝑥
= 2∫ 𝑥 = 2 ln |𝑐ℎ ( )| + 𝑐
𝑐ℎ ( ) 2
2
Considérons le domaine D du plan, délimité par les courbes d’équation 𝑦 = 𝑓(𝑥), 𝑦 = 𝑔(𝑥)
et les droites d’équation 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏
𝑦 = 𝑔(𝑥)
𝑂 𝑎 𝑥
𝑏
.Sous réserve que la courbe de 𝑓 est située au-dessus de celle de 𝑔 dans le repère
orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗), l’aire du domaine 𝐷 ci-dessus hachuré se calcule suivant la formule
suivante :
𝑏
𝐴 = (∫ [𝑓(𝑥) − 𝑔(𝑥)] 𝑑𝑥) 𝑢. 𝑎
𝑎
Exercice
𝑥2 𝑦2
1. Calcule l’aire 𝑆 de l’ellipse d’équation + 𝑏2 = 1
𝑎2
𝑏 𝑥
𝑎
2. Que vaut 𝑆 si 𝑎 = 𝑏 = 𝑟
Résolution
1. Pour raison de symétrie, pour trouver l’aire de l’ellipse, il suffira de calculer l’aire du
cadrant hachuré et de multiplier le résultat par 4.
𝑥2 𝑦2 𝑦 𝑥2
+ =1 alors √
=± 1− 2
𝑎2 𝑏 2 𝑏 𝑎
𝑥2
𝑦 = 𝑏 √1 − = 𝑓(𝑥)
𝑎2
4𝑏 𝑎 2
𝑆= ∫ 𝑎 𝑐𝑜𝑠 2 𝜑 𝑑𝜑
𝑎 0
𝜋⁄2
𝑐𝑜𝑠 2𝜑 + 1
= 4𝑎𝑏 ∫ ( ) 𝑑𝜑
0 2
𝑺 = 𝝅𝒂𝒃
O 𝑦
Si nous considérons l’aire de section de ce solide perpendiculairement à l’une des axes (Ox),
(Oy) ou (Oz), le volume du solide se calcule selon l’une des formules suivantes :
𝑏
• 𝑉 = ∫𝑎 𝑆(𝑥) 𝑑𝑥 avec 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏 et 𝑆(𝑥) l’aire de la section perpendiculaire à (𝑂𝑥)
𝑑
• 𝑉 = ∫𝑐 𝑆(𝑦) 𝑑𝑦 avec 𝑐 ≤ 𝑦 ≤ 𝑑 et 𝑆(𝑦) l’aire de la section perpendiculaire à (𝑂𝑦)
𝑧
• 𝑉 = ∫𝑧 1 𝑆(𝑧) 𝑑𝑧 avec 𝑧0 ≤ 𝑧 ≤ 𝑧1 et 𝑆(𝑧) l’aire de la section perpendiculaire à (𝑂𝑧)
0
Exemple 1
Calculons le volume du cône de révolution autour de (𝑂𝑥)
ℎ
𝑉 = ∫ 𝑆(𝑥)𝑑𝑥
0
𝜋𝑅 2 ℎ
𝑉= (𝑢. 𝑣)
3
Exemple 2
Calculons le volume de la sphère engendré par le demi-cercle de rayon 𝑅 tournant autour de
son diamètre.
𝑦
𝑜 𝑥
∞ ∞
𝑉 = ∫ 𝑆(𝑥)𝑑𝑥 = ∫ 𝜋𝑦 2 𝑑𝑥
0 0
∞
𝜋
= 𝜋 ∫ 𝑒 −2𝑥 𝑑𝑥 = − [ lim 𝑒 −2𝑥 − 1]
0 2 𝑥→+∞
𝝅
𝑽= (𝑢. 𝑣)
𝟐
𝑓(𝑏) 𝐵
𝐴
𝑓(𝑎)
𝑜 𝑎 𝑏 𝑥
Exercice
𝐶(−𝑎, 0) 𝐷(𝑎, 0)
−𝑎 𝑜 𝑥
𝑎
Solution :
Posons :
−𝑥
𝑓(𝑥) = √𝑎2 − 𝑥 2 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓′(𝑥) =
√𝑎2 − 𝑥 2
̂
la longueur de l’arc 𝐶𝐷
𝑎 2
−𝑥
̂ = ∫ √1 + [
𝑆 = 𝐶𝐷 ] 𝑑𝑥
−𝑎 √𝑎2 − 𝑥 2
𝑎 𝑎
𝑎2 − 𝑥 2 + 𝑥 2 𝑑𝑥
=∫ √ 2 2
𝑑𝑥 = 𝑎 ∫
−𝑎 𝑎 −𝑥 2
−𝑎 √𝑎 − 𝑥
2
𝑎
𝑑𝑥
= 2𝑎 ∫
0 √𝑎2 − 𝑥 2
Posons 𝑥 = 𝑎 cos 𝑡 , 𝑑𝑥 = −𝑎 sin 𝑡𝑑𝑡 et les nouvelles bornes d’intégration sont
𝜋
𝑥 = 0 ⇔ cos 𝑡 = 0 ⇒ t =
{ 2
𝑥 = 𝑎 ⇔ cos 𝑡 = 1 ⇒ t = 0
𝐼 = ∫ 𝑑𝐼∆
où 𝑑𝐼∆ est l’élément de moment d’inertie par rapport à Δ.
• On appelle élément de moment d’inertie d’un solide (tige, plaque,…) par rapport à un
axe Δ, le moment d’inertie de la petite portion constituant le solide. Considérons le cas d’une
tige de masse 𝑚 et de longueur 𝑙, l’élément de moment d’inertie de cette tige par rapport à un
axe (𝛥) que nous notons 𝑑𝐼∆ s’écrit :
𝑑𝐼∆ = 𝑑𝑚 𝑑 2
où 𝑑𝑚 est l’élément de masse c’est-à-dire la masse attribuée à une toute petite portion de la
tige et 𝑑 la distance de la tige à l’axe 𝛥.
• On appelle densité linéique ou densité linéaire d’une tige ou d’une barre de masse m et
de longueur l, la quantité
𝑚
𝜌=
𝑙
𝑑𝑚
NB : Si 𝑑𝑚 est la masse de l’élément de longueur 𝑑𝑙 de la tige, alors 𝜌 = . Ainsi, l’élément
𝑑𝑙
𝑑𝐼𝛥 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜎𝑑𝐴
Remarque
Si le solide (la tige ou la plaque) est homogène c’est-à-dire possède une répartition linéique,
surfacique ou volumique de masse uniforme alors la densité est constante. Dans le cas
contraire, les corps considérés sont hétérogènes.
Exercice
Soit un anneau de masse 𝑚, de diamètre [𝐴𝐵] et de centre 𝑂 tel que son centre coïncide
avec l’origine des axes de coordonnées (voir figure).
𝑦
M
R
𝜃 d
A o B 𝑥
Résolution
L’élément de moment s’écrit : 𝑑𝐼𝐴𝐵 = 𝑑 2 𝑑𝑚 = 𝑑 2 𝜌𝑑𝑙
𝜌 étant la densité linéique et 𝑑𝑙 l’élément de longueur (l’élément d’arc).
𝑑𝑠 = 𝑑𝑙 = √1 + [𝑓 ′ (𝑥)]2 𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃
{ et 𝑥 2 + 𝑦 2 = 𝑅 2
𝑦 = 𝑅 sin 𝜃
𝑑𝑓 𝑑𝑦
𝑦 = 𝑓(𝑥), 𝑓′(𝑥) = 𝑦′ = =
𝑑𝑥 𝑑𝑥
1
2 2
𝑑𝑦
𝑑𝑙 = √𝑑𝑥 2 + 𝑑𝑦 2 = [1 + ( ) ] 𝑑𝑥
𝑑𝑥
𝑥 = 𝑅 cos 𝜃 ⟹ 𝑑𝑥 = −𝑅 sin 𝜃 𝑑𝜃
𝑦 = 𝑅 sin 𝜃 ⟹ 𝑑𝑦 = 𝑅 cos 𝜃 𝑑𝜃 , ainsi
𝑦
𝑦 = 𝑔(𝑥)
𝑦 = ℎ(𝑥)
𝑂 𝑎 𝑥
𝑏
On appelle solide de révolution obtenu, par exemple par la rotation de la figure D délimité par
les courbes d’équations 𝑦 = 𝑔(𝑥), 𝑦 = ℎ(𝑥), 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏.
Sous réserve que la courbe de 𝑔 soit située au-dessus de celle de ℎ sur [𝑎, 𝑏], le volume
du solide de révolution obtenu par rotation de 𝐷 autour de l’axe (𝑂𝑥) s’écrit
𝒃
𝒗 = 𝝅 ∫ [𝒈𝟐 (𝒙) − 𝒉𝟐 (𝒙)] 𝒅𝒙, (𝑢. 𝑣)
𝒂
Exercice
Considérons dans un repère orthogonal (𝑂, 𝑖⃗, 𝑗⃗, ), une figure plane délimitée par la courbe
d’équation
𝑥 2 + (𝑦 − 𝑎)2 = 𝑏 2 (𝐸)
Calcule le volume du solide obtenu par rotation du disque autour de l’axe (𝑂𝑥).
𝑦 = 𝑎 + √𝑏 2 − 𝑥 2 𝑜𝑢 𝑦 = 𝑎 − √𝑏 2 − 𝑥 2
𝑔(𝑥) = 𝑎 + √𝑏 2 − 𝑥 2
Puisque −√𝑏 2 − 𝑥 2 < √𝑏 2 − 𝑥 2 posons {
ℎ(𝑥) = 𝑎 − √𝑏 2 − 𝑥 2
Les fonctions 𝑓 et ℎ existent si 𝑏 2 − 𝑥 2 ≥ 0 ⟺ −𝑏 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏
d’où le volume du solide obtenu par rotation du disque d’équation (𝐸) autour de l’axe (𝑂𝑥)
s’écrit :
𝑏 2 2
𝑣 = 𝜋 ∫ [(𝑎 + √𝑏 2 − 𝑥 2 ) − (𝑎 − √𝑏 2 − 𝑥 2 ) ] 𝑑𝑥
−𝑏
𝑏
= 4𝜋𝑎 ∫ √𝑏 2 − 𝑥 2 𝑑𝑥
−𝑏
√𝑏 2 − 𝑥2 étant paire, alors on a :
𝑏
𝑣 = 8𝜋𝑎 ∫ √𝑏 2 − 𝑥 2 𝑑𝑥
0
𝒗 = 𝟐𝒂(𝝅𝒃)𝟐 𝑢. 𝑣
Si cette limite existe, on dit que l’intégrale impropre est convergente ; si la limite n’existe pas,
on dit que cette intégrale est divergente.
D’une manière analogue,
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑 𝑥
−∞ 𝑎→−∞ 𝑎
et
+∞ 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑎→−∞
lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
−∞ 𝑏→+∞ 𝑎
Si la fonction 𝑓(𝑥) une discontinuité au point infinie au point 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] et est continue pour
𝑎 ≤ 𝑥 < 𝑐 et 𝑐 < 𝑥 ≤ 𝑏, alors par définition,
𝑏 𝑐−𝛼 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + lim ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
𝑎 𝛼→0 𝑎 𝛽→0 𝑐+𝛽
est convergente lorsque les deux limites existent au deuxième membre de l’égalité ; elle est
divergente si l’une au moins des limites n’existe pas.
Exercice
Etudier la nature des intégrales suivantes :
−1 +∞ 1
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
∫ 2
; ∫ 2
; ∫
−∞ 𝑥 −∞ 1 + 𝑥 0 𝑥
2. Fonctions de Riemann
1
On appelle fonctions de Riemann, les fonctions 𝑥 ↦ 𝑥 𝛼 𝑜ù 𝛼 ∈ ℝ .
L’intégrale :
1 𝑑𝑥
1) ∫0 converge lorsque 𝛼 < 1
𝑥𝛼
b. Propriété 2
Soient 𝑓 : [𝑎, 𝑏[ → ℝ et 𝑔 : [𝑎, 𝑏[ → ℝ continues et positives sur [𝑎, 𝑏[ où
−∞ < 𝑎 < 𝑏 ≤ +∞.
Supposons que pour tout 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏[, 0 ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥). Alors :
𝑏 𝑏
✓ ∫𝑎 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 ⇒ ∫𝑎 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑏 𝑏
∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒 ⇒ ∫ 𝑔(𝑥)𝑑𝑥 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
𝑎 𝑎
Exemple
1. Etudier
+∞ +∞ |sin
𝑑𝑡 𝑡|
∫ , ∫ 𝑑𝑡
1 𝑡3 + 1 1 𝑡2
Application :
a) Calculer
3𝑥 + 2
𝐼(𝑥) = ∫ 𝑑𝑥
(𝑥 2 + 2𝑥 + 10)2
b) On donne
𝑑𝑥
𝐼3 = ∫
(𝑥 2 + 1)3
Calcule 𝐼1 . Trouve 𝐼2 en utilisant la formule de récurrence, puis retrouve 𝐼3
𝑦
a
ℎ r
D C
b R
A B 𝑥
R 𝜃
Fig. 2 Fig. 3
Fig. 1
Exercice 4
Soit 𝔇 le domaine du plan délimité par les courbes d’équations 𝑦 = −𝑥 2 et 𝑦 = −9
c) Donner une esquisse de 𝔇
d) Calculer l’aire de ce domaine
e) Calcule le volume du solide de révolution obtenu par rotation de la figure plane par
autour de l’axe (𝑂𝑥).
Exercice 5
1. Déterminer la nature des intégrales impropres suivantes
+∞ √𝑥 +∞ 𝑥 1 ln 𝑋
𝐼 = ∫0 𝑑𝑥 , 𝐽 = ∫0 𝑑𝑥, 𝐾 = ∫0 𝑑𝑥
𝑥 2 +1 √𝑥 3 +1 𝑥−1
Les suites numériques ont été étudiées au secondaire. Des rappels sont faits ici sur les
suites arithmétiques et les suites géométriques et sur quelques propriétés générales.
Dans les définitions qui suivent on suppose 𝑛 tel que 𝑛 𝜖 𝐸 et (𝑛 + 1) 𝜖 𝐸. Cette condition est
remplie par exemple si 𝐸 = ℕ ou si 𝐸 = ℕ∗ .
Une suite (𝑈𝑛 )𝑛 𝜖 𝐸 est dite :
Remarques :
− Une suite peut n’être monotone qu’à partir d’un certain rang 𝑛0 .
− En général, pour étudier les sens de variation d’une suite (𝑈𝑛 ) on étudie le signe de la
différence (𝑈𝑛+1 − 𝑈𝑛).
− Si tous les termes de la suite sont strictement positifs, on peut étudier le sens de
variation en comparant le nombre 𝑈𝑛+1 ⁄𝑈𝑛 au nombre 1.
Si la limite de 𝑈𝑛 à l’infini n’existe pas ou est infinie, on dit que la suite est divergente.
b- Propriété
Soit (𝑈𝑛 ) une suite définie par 𝑈𝑛 = 𝑓(𝑛) où 𝑓 est une fonction numérique. Si 𝑓 a une
limite en +∞ , alors (𝑈𝑛 ) a une limite et on a :
Exemple
2𝑛+5 2𝑛
✓ 𝑈𝑛 = ; on a : lim 𝑈𝑛 = lim ( 𝑛 ) = 2 (suite convergente)
𝑛+1 𝑛→+∞ 𝑛→+∞
3𝑛
✓ 𝑈𝑛 = − 1; on a : lim 𝑈𝑛 = +∞ (suite divergente)
2 𝑛→+∞
✓ 𝑈𝑛 = 2 + (−1)𝑛 ; on a 𝑈0 = 3, 𝑈1 = 1 , 𝑈2 = 3, ⋯
𝑈𝑛 = 3, 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟
Ainsi : { : donc 𝑈𝑛 ne tend pas vers un réel fixe
𝑈𝑛 = 1, 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
lorsque 𝑛 → +∞. Alors la suite est divergente.
Soit (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) deux suites numériques définies sur un même ensemble 𝐸. Par
définition :
− La somme de (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) est la suite de terme général 𝑈𝑛 + 𝑉𝑛 ;
− Le produit de (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) est la suite de terme général 𝑈𝑛 𝑉𝑛 ;
✓ S’il existe une suite (𝑉𝑛 ) telle que 𝑉𝑛 ≤ 𝑈𝑛 à partir d’un certain rang et si
lim 𝑉𝑛 = +∞ , alors lim 𝑈𝑛 = +∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
✓ S’il existe une suite (𝑉𝑛 ) telle que 𝑈𝑛 ≤ 𝑉𝑛 à partir d’un certain rang et si
lim (𝑉𝑛 ) = −∞ , alors lim 𝑈𝑛 = −∞ .
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
S’il existe deux suites (𝑉𝑛 ) et (𝑊𝑛 ) telles que 𝑉𝑛 ≤ 𝑈𝑛 ≤ 𝑊𝑛 à partir d’un certain
rang et si lim 𝑉𝑛 = lim 𝑊𝑛 = 𝑙 , alors la suite (Un) est convergente et
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
lim 𝑈𝑛 = 𝑙.
𝑛→+∞
2.2.3. Soient deux suites (𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) telles que 𝑈𝑛 ≤ 𝑉𝑛 à partir d’un certain rang et si
(𝑈𝑛 ) et (𝑉𝑛 ) sont convergentes alors lim(𝑈𝑛 ) ≤ lim (𝑉𝑛 )
3. Suites arithmétiques
Définition
On appelle suite arithmétique une suite dont chaque terme à partir du second est obtenu en
ajoutant une constante réelle 𝑟 au terme qui le précède. La constante 𝑟 est la raison de la suite.
Exemple
𝛼 et 𝑟 étant des réels donnés, la suite suivante est une suite arithmétique
𝑈0 = 𝛼
{
∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑈𝑛+1 = 𝑈𝑛 + 𝑟
Propriété
Toute suite (𝑈𝑛 )𝑛𝜖ℕ définie par 𝑈𝑛 = 𝑎 + 𝑛𝑟 où 𝑎 et 𝑟 sont des réels donnés, est une suite
arithmétique de raison 𝑟.
(𝒏 + 𝟏)
𝑺𝒏 = (𝑼𝟎 + 𝑼𝒏 )
𝟐
Généralisation
Soit 𝑆𝑛 la somme de 𝑛 termes consécutifs d’une suite arithmétique. On a :
𝑛
𝑆𝑛 = 𝑈𝑃 + 𝑈𝑃+1 + ⋯ + 𝑈𝑞 = (𝑈 + 𝑈𝑞 )
2 𝑃
où 𝑈𝑃 est le 1𝑒𝑟 terme et 𝑈𝑞 le 𝑛 𝑖𝑒𝑚𝑒 terme.
Exemple
11
𝑈0 + 𝑈1 + ⋯ + 𝑈10 = (𝑈0 + 𝑈10 )
2
𝑈5 + 𝑈6 + ⋯ + 𝑈24 = 10 (𝑈5 + 𝑈24 ).
Application
L’ensemble ℕ∗ est la suite arithmétique de premier terme 1 et de raison 1. Pour tout entier
𝑛 ≥1 on a :
𝑛(𝑛+1)
1 + 2 + ⋯+ 𝑛 = .
2
4. Suites géométriques
Définition
On appelle suite géométrique une suite dont chaque terme à partir du second s’obtient en
multipliant le terme qui le précède par une constante non nulle 𝑞 appelée raison de la suite.
Propriété
Le nième terme d’une suite géométrique de 1er terme 𝑎 et de raison 𝑞 est égal à 𝑎 𝑞 𝑛−1 .
Remarque importante
Dans l’énoncé de la propriété, le ne terme est 𝑈𝑛 si le premier est 𝑈1 et est 𝑈𝑛−1 si le premier
est 𝑈0 . Lorsque le premier terme est 𝑈0 on a bien :
𝑈0 = 𝑎𝑞1−1 = 𝑎.
✓ Si 𝑞 = 1 alors 𝑺𝒏 = 𝑛 𝑈𝑝 .
1−𝑞 𝑘+1
✓ Si 𝑞 ≠ 1 on démontre que : ∀𝑛 ∈ ℕ, 1 + 𝑞+ ⋯ + 𝑞 𝑘 = 1−𝑞
Il vient alors :
𝑛−1
1 − 𝑞𝑛
1 + 𝑞 + ⋯+ 𝑞 =
1−𝑞
d’où si q≠ 1
𝟏 − 𝒒𝒏
𝑺𝒏 = 𝑼
𝟏−𝒒 𝒑
5. Convergence
Soit (𝑈𝑛 ) une suite géométrique de raison 𝑞
a) Si |𝑞| < 1 alors la suite est convergente et sa limite est zéro
b) Si 𝑞 = 1 alors la suite est constante et converge vers son premier terme
c) Si 𝑞 ∈ ]−∞; −1] ∪ ]1; +∞[ alors la suite est divergente.
1. Quelques définitions
• Soit une suite numérique (𝑢𝑛 ) ∈ ℕ . La somme illimitée suivante :
𝑢0 + 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢𝑛 + ⋯
est appelée une série numérique de terme général 𝑢𝑛 . Cette série est notée
+∞
∑ 𝑢𝑛 𝑜𝑢 ∑ 𝑢𝑛
𝑛≥0
𝑛=0
𝑆𝑛 = 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛 .
• On appelle série harmonique la série
+∞
1 1 1
∑ = 1 + + ⋯+ + ⋯
𝑛 2 𝑛
𝑛=0
• Convergence
La série ∑𝑛≥0 𝑢𝑛 est dite convergente lorsque sa somme partielle à l’ordre 𝑛 a une limite finie
lorsque 𝑛 → +∞. On écrit alors ∑𝑛≥0 𝑢𝑛 = 𝑙 si la limite de la somme partielle est 𝑙 :
2. Premières Propriétés
Théorème 1:
Si la série ∑𝑛≥0 𝑢𝑛 converge, alors on a nécessairement lim 𝑢𝑛 =0.
𝑛→+∞
Démonstration
Supposons que la série ∑∞
𝑛=0 𝑢𝑛 est convergente de limite 𝑙. On a lim 𝑆𝑛 = 𝑙
𝑛→∞
Par définition on a :
Remarques
a) On déduit de ce théorème que si le terme général d’une série ne tend pas vers zéro,
alors cette série diverge.
b) La proposition réciproque de ce théorème n’est pas vraie, c’est-à-dire que la condition
lim 𝑢𝑛 = 0 ne suffit pas pour affirmer que la série converge.
𝑛→+∞
1
c) Considérons par exemple la série harmonique ; on a lim =0
𝑛→∞ 𝑛
1 1 1
𝑆𝑛 = 1 + + + ⋯+ ( )
2 3 𝑛
1 1 1 1 1 1
𝑆2𝑛 = 1 + + + ⋯ + ( ) + + + ⋯+
2 3 𝑛 𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
1 1 1
𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 = + +⋯+
𝑛+1 𝑛+2 2𝑛
Chacun des dénominateurs (𝑛 + 1), (𝑛 + 2) …, (2𝑛) est inférieur ou égal à 2𝑛. Donc
1
chaque terme figurant dans 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 est supérieur ou égal à , d’où
2𝑛
1 1
𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥ 𝑛 ( ) =
2𝑛 2
Si la série convergeait vers un nombre réel 𝑙 on aurait lim 𝑆𝑛 = 𝑙 et lim 𝑆2𝑛 = 𝑙 c’est-à-dire
𝑛→∞ 𝑛→∞
lim (𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ) = 0.
𝑛→∞
1 1
Or on a : ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ≥ 2, d’où on aurait lim (𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ) ≥ 2 . Et donc
𝑛→∞
lim (𝑆2𝑛 − 𝑆𝑛 ) ≠ 0 ∶
𝑛→∞
il y a contradiction, donc la série harmonique n’est pas convergente (alors que son terme
général tend vers zéro).
Démonstration
Désignons par 𝑆𝑛 et 𝑇𝑛 respectivement les sommes partielles des deux séries :
𝑆𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝑢𝑛 et 𝑇𝑛 = ∑𝑛𝑖=1 𝑣𝑛
Puisque 𝑢𝑛 ≤ 𝑣𝑛 alors il résulte que :
𝑆𝑛 ≤ 𝑇𝑛 (𝑒)
Si la série (2) converge, ses sommes partielles ont des limites
lim 𝑇𝑛 = 𝑇
𝑛⟶+∞
Les termes des séries (1) et (2) étant positifs, on a 𝑇𝑛 < 𝑇, et, en vertu de l’inégalité (𝑒),
𝑆𝑛 ≤ 𝑇
Nous concluons que les sommes partielles 𝑆𝑛 sont bornées et lorsque 𝑛 croît, les 𝑆𝑛 croissent,
donc qu’elles admettent une limite
lim 𝑆𝑛 = 𝑆
𝑛⟶+∞
et évidemment
𝑆≤𝑇
D’où la série (1) converge.
.Exemple :
Considérons la série à termes strictement positifs
1 1 1 1
1
+ 2
+ 3
+ ⋯+ +⋯ (3)
1∙2 2∙2 3∙2 𝑛 ∙ 2𝑛
On a ∀ 𝑛 ∈ ℕ∗
1 1
𝑛
≤ 𝑛
𝑛∙2 2
La somme 𝑆𝑛 telle que
1 1 1
𝑆𝑛 = 1
+ 2 + ⋯+ 𝑛
2 2 2
est la somme partielle à l’ordre 𝑛 de la série géométrique de premier terme 1⁄2 et de raison
1⁄2 . On sait que si le premier terme est 𝑎 et la raison 𝑞 et si 𝑞 ≠ 1 on a :
𝑎 (1 − 𝑞 𝑛 )
𝑎 + 𝑎𝑞 + ⋯ + 𝑎𝑞 𝑛−1 =
1−𝑞
En outre, pour −1 < 𝑞 < 1 on a lim 𝑞 𝑛 = 0. D’où
𝑛→∞
Théorème 2
Supposons que les séries (1) et (2) soient à termes strictement positifs. Si on a
𝑢
lim𝑛→+∞ 𝑣𝑛 = 𝜆 avec 𝜆 ∈ ℝ∗+ , alors les deux séries sont de même nature, c’est-à-dire qu’elles
𝑛
Exemple :
En utilisant ce théorème étudions la convergence de la série numérotée 4) :
1 1 1 1
1+ + +⋯+ +⋯=∑ (4)
3 5 2𝑛 − 1 2𝑛 − 1
𝑛≥1
Comparons (4) à la série harmonique.
1⁄(2𝑛 − 1) 𝑛 1
lim = lim =
𝑛→∞ 1/𝑛 𝑛→∞ 2𝑛 − 1 2
Puisque la série harmonique est divergente, la série (4) est divergente.
1 𝑛 1
𝑈𝑛 = ⇒ √𝑢𝑛 = 𝑛−𝑛
𝑛
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ {ln( 𝑛√𝑢𝑛 )} = lim𝑛→+∞ (− )=0
𝑛
⟹ lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑢𝑛 = 1
Exemple 2 :
Soit la série (5)
1 1 1
1+ 3
+ 3 + ⋯+ 3 +⋯ (5)
2 3 𝑛
𝑛
1 −
3
√𝑢𝑛 = 𝑛 3 = 𝑛 𝑛
√𝑛
3
ln 𝑛
lim𝑛→+∞ [ln (𝑛−𝑛 )] = lim𝑛→+∞ (−3 ) = 0.
𝑛
Donc
lim𝑛→+∞ 𝑛√𝑢𝑛 = 1.
1 1 1
1+ 2
+ 2 + ⋯+ 2 + ⋯
2 3 𝑛
est convergente.
4. Séries alternées
4.1. Définition :
Une série numérique est dite alternée lorsque ses termes sont alternativement positifs et
négatifs.
Exemple :
1 1 1
1− + − ⋯ + (−1)𝑛−1 ( ) + ⋯
2 3 𝑛
Proposition
Soit ∑ 𝑢𝑛 une série numérique convergeant absolument alors ∑ 𝑢𝑛 converge.
Remarque
La réciproque de la proposition est fausse.
Exemple
Remarque
On ne change pas la nature d’une série en supprimant un nombre fini de premiers
termes consécutifs de cette série.
Par exemple si on donne la série
(A1) 𝑢8 + 𝑢9 + 𝑢10 + ⋯
𝑤𝑛 = ∑ 𝑢𝑘 𝑣𝑛−𝑘
𝑘=0
Exercices
Exercice 1
1) A l’aide du critère de Cauchy étudier la convergence de la série :
1 2 2 3 3 𝑛 𝑛
+ ( ) + ( ) +⋯+( )
3 5 7 2𝑛 + 1
2) On considère la série de Riemann (𝑅) définie pour 𝑛 𝜖 ℕ∗ :
1 1 1
𝛼
+ 𝛼 +⋯ 𝛼 +⋯
1 2 𝑛
Etudier sa convergence en remarquant que cette série est de même nature que la série
ln 𝑛
∑
𝑛
𝑛≥3
4) Démontrer que la série
∞
∑(−1)𝑛 (3−𝑛 )
𝑛=0
est convergente et calculer sa somme.
Exercice 2
Rechercher la nature des séries suivantes :
(𝑛!)3 𝑎𝑛 Log 𝑛 Log(𝑛!)
1) 𝑢𝑛 = , 2) 𝑢𝑛 = (𝑎 > 0), 3) 𝑢𝑛 = , 4) 𝑢𝑛 =
(3𝑛)! 2 −sin 𝑛 𝑛5 𝑛!
8) 𝑢𝑛 = √𝑤𝑛 𝑣𝑛 , 𝑤𝑛 𝑒𝑡 𝑣𝑛 convergent
Exercice 3
Pour 𝑛 ∈ ℕ∗ étudier la nature de la série de terme général 𝑢𝑛 dans chacun des cas suivants :
𝑛2𝑎 1 𝐴𝑟𝑔𝑠ℎ 𝑛
1) 𝑢𝑛 = 𝑛 (𝑎 ≥ 1), 2) 𝑢𝑛 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( ) , 3) 𝑢𝑛 =
𝑎 + Log 𝑛 1 + 𝑛 + 𝑛2 √1 + 𝑛3
Exercice 4
Soit 𝑅𝑛 le reste de la série de terme général
1
𝑢𝑛 =
𝑛!
1) Vérifier la majoration
(𝑛 + 2)
𝑅𝑛 ≤ ∀𝑛
(𝑛 + 1)(𝑛 + 1)!
2) Justifier la convergence de ∑(𝑢𝑛 )
Exercice 5
Soit la série de terme général
𝑛2 − 3𝑛 + 2
𝑢𝑛 =
(𝑛 − 1)!
Etudier la convergence de (𝑢𝑛 )n et déterminer sa somme.
Exercice 6
+∞ 2𝑛 +∞ 𝑛2
𝑆5 = ∑ 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛 ( 4 ), 𝑆6 = ∑
0 𝑛 + 𝑛2 + 2 1 (𝑛 − 1)!
1. Suite de fonctions
1.1. Définition
Soit 𝐼 une partie non vide de ℝ. On appelle suite de fonctions de 𝐼 vers ℝ, toute suite
(𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ ∈ (ℝ𝐼 )ℕ .
Remarque
Pour une suite numérique (𝑢𝑛 )𝑛 ∈ ℕ ∈ ℝℕ , (𝑢𝑛 )𝑛 ∈ ℕ = (𝑢0 , 𝑢1 , ⋯ , 𝑢𝑛 , ⋯ ), chacun des
𝑢𝑛 est un réel. Lorsque l’on considère une suite de fonctions (𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ ∈ (ℝ𝐼 )ℕ, (𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ =
(𝑓0 , 𝑓1 , ⋯ , 𝑓𝑛 , ⋯ ) , chacun des 𝑓𝑖 est une fonction de 𝐼. Dans la suite, on désignera (𝑓𝑛 )𝑛 ∈ ℕ
par (𝑓𝑛 )
Exemple 1
Soit (𝑓𝑛 ) la suite des fonctions de puissance sur [0, 1] où pour tout 𝑛 ∈ ℕ ,
[0, 1] ⟶ ℝ
𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥𝑛
1.2. Convergence simple
Soient (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ et 𝑓 ∈ ℝ𝐼 , on dit que (𝑓𝑛 ) converge simplement vers 𝑓 sur 𝐼 si :
∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓𝑛 (𝑥) → 𝑓(𝑥)
𝑛⟶+∞
ou bien
∀𝑥 ∈ 𝐼, ∀ 𝜀 > 0 ∃ 𝑁 ∈ ℕ ∀𝑛 ∈ ℕ 𝑛 ≥ 𝑁 ⟹ |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| < 𝜀
Remarque
Exemple 2
Etudier la convergence simple de la suite de fonctions de puissance définie à l’exemple 1
Solution
Soit 𝑥 ∈ [0, 1], alors
0 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [0, 1[
lim 𝑓𝑛 (𝑥) = lim 𝑥 𝑛 = {
𝑛⟶+∞ 𝑛⟶+∞ 1 𝑠𝑖 𝑥 = 1
[0, 1] ⟶ ℝ
Donc (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la fonction définie telle que 𝑓: {
0 𝑠𝑖 𝑥 ≠ 1
𝑥↦{
1 𝑠𝑖 𝑥 = 1
sur [0, 1]
Exemple 3
[0, 1[⟶ ℝ
Soit (𝑔𝑛 ) la suite de fonctions définie telle que pour tout 𝑛 ∈ ℕ , 𝑔𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑛2 𝑥 𝑛
Etudier la convergence simple de 𝑔𝑛 (𝑥)
Solution
𝑔𝑛 (0) = 0 , si 𝑥 ∈]0, 1[
lim 𝑔𝑛 (𝑥) = lim 𝑛2 𝑥 𝑛 = 0
𝑛⟶+∞ 𝑛⟶+∞
Interprétation
A partir d’un certain rang 𝑛 (𝑛 ≥ 𝑁), tous les graphes des fonctions 𝑓𝑛 sont inclus dans la
partie du plan contenu dans la bande de largeur 2𝜀. Ici 𝑁 ne dépend plus de 𝑥.
𝑓𝑛
+𝜀 𝑓
−𝜀
− Lorsque 𝑋 est un ensemble non vide de 𝑓 et 𝑓: 𝑋 ⟶ ℝ est majorée alors 𝑓(𝑋) admet
une borne supérieure dans ℝ notée 𝑆𝑢𝑝(𝑓(𝑋) ) ou 𝑆𝑢𝑝{𝑓(𝑋), 𝑥 ∈ 𝑋}
Proposition
Soient (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ et 𝑓 ∈ ℝ𝐼 , dire que (𝑓𝑛 ) converge uniformément vers 𝑓 sur 𝐼 ⟺
∃ 𝑁 ∈ ℕ/𝑛 ≥ 𝑁 , ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒
{ 𝑒𝑡
∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| → 0
𝑛⟶+∞
Remarque
Pour étudier la convergence uniforme,
− on cherche 𝑓 telle que (𝑓𝑛 ) converge simplement vers 𝑓 sur 𝐼
− on détermine 𝑆𝑢𝑝|𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| grâce au tableau de variation et on montre que
𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| → 0
𝑛⟶+∞
Exemple 1
∗ ℝ+ ⟶ ℝ
Soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ ∈ (ℝℝ+ )ℕ où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥𝑒 −𝑛𝑥
Etudier la convergence uniforme de (𝑓𝑛 ) sur ℝ+
Solution
− Soit 𝑥 ∈ ℝ+ , 𝑓𝑛 (𝑥) = 𝑥𝑒 −𝑛𝑥 → 0 alors (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la
𝑛⟶+∞
1
𝑥 0 𝑛
+∞
𝑓𝑛′ (𝑥) + 0 -
1
𝑓𝑛 𝑛𝑒
0 0
1 1
d’où pour 𝑥 ∈ ℝ+ 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| = 𝑓𝑛 (𝑛) = → 0
𝑛𝑒 𝑛⟶+∞
Exemple 2
ℕ∗ [0, 1] ⟶ ℝ
Soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ ∈ (ℝ[0,1] ) où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : { 2
𝑥 ↦ 𝑛𝑥𝑒 −𝑛𝑥
Etudier la convergence uniforme de (𝑓𝑛 ) sur ℝ+
Solution
− Pour tout 𝑥 ∈ [0, 1], 𝑓𝑛 (𝑥) → 0 donc (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la fonction
𝑛⟶+∞
nulle sur [0, 1].
2
− Aussi pour tout 𝑥 ∈ [0, 1], 𝑓𝑛′ (𝑥) = 𝑛(1 − 2𝑛𝑥 2 )𝑒 −𝑛𝑥
0 1 1
𝑥
√2𝑛
𝑓𝑛′ (𝑥) + 0 -
1
𝑓𝑛 𝑓𝑛 ( )
√2𝑛
0 𝑛𝑒 −𝑛
1 𝑛 −1
Ainsi pour 𝑥 ∈ [0, 1] 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| = 𝑓𝑛 ( ) = √2 𝑒 2 → +∞
√2𝑛 𝑛⟶+∞
Donc 𝑓𝑛 (𝑥) ne converge pas uniformément vers la fonction nulle sur [0, 1]
Remarque
• La convergence uniforme implique la convergence simple
• Pour montrer qu’une suite de fonctions ne converge pas uniformément :
− on montre que 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| ↛ 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ⟶ +∞
− on montre qu’il existe une suite numérique (𝑀𝑛 ) ∈ 𝐼 𝑁 telle que pour tout 𝑥 ∈
𝑁, 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥) − 𝑓(𝑥)| ≥ 𝑀𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑀𝑛 ↛ 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ⟶ +∞
− on montre que 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ∈ 𝑁, 𝑓𝑛 (𝑥) 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑓(𝑥) 𝑛′ 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒
− dans le cas où 𝐼 = [𝑎, 𝑏], on montre que
𝑏 𝑏
∫ 𝑓𝑛 (𝑥)𝑑𝑥 ↛ ∫ 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 ⟶ +∞
𝑎 𝑎
2. Série de fonctions
la série (1) converge pour tout 𝑥 satisfaisant la condition |𝑥| < 1. La somme des 𝑛 premiers
termes de cette série (somme d’une progression géométrique décroissante de raison 𝑥) s’écrit
1
𝑠(𝑥) =
1−𝑥
Exemple 2
Considérons la série ∑ 𝑓𝑛 de fonctions définies telles que pour 𝑛 ∈ ℕ∗ ,
[0,1] ⟶ ℝ
𝑓𝑛 { (−1)𝑛 𝑥 𝑛
𝑥↦
𝑛
Les 𝑛 premières sommes partielles sont les fonctions définies pour tout 𝑥 𝜖 [0,1] par
𝑠1 (𝑥) = −𝑥
𝑥2
𝑠2 (𝑥) = −𝑥 +
2
𝑥2 𝑥3
𝑠3 (𝑥) = −𝑥 + −
2 3
⋮
𝑥2 𝑥3 (−1)𝑛 𝑥 𝑛
𝑠 (𝑥) = −𝑥 + − + ⋯ +
{ 𝑛 2 3 𝑛
Remarque
• Si ∑ 𝑓𝑛 est une série de fonctions où (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ , alors pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 fixé, ∑ 𝑓𝑛 (𝑥)
est une série numérique qui peut aussi bien, être convergent que divergent.
• Désignons par 𝑠𝑛 (𝑥) la somme 𝑠𝑛 = ∑𝑛𝑘=0 𝑓𝑘 . Si cette série converge et si sa somme
est 𝑠(𝑥), alors
𝑠(𝑥) = 𝑠𝑛 (𝑥) + 𝑅𝑛 (𝑥)
où 𝑅𝑛 (𝑥) est le reste de la série ∑ 𝑓𝑛 :
𝑥 ∈ 𝐼 par
+∞
𝑆(𝑥) = ∑ 𝑓𝑛 (𝑥)
𝑛=0
• On appelle reste de la série ∑ 𝑓𝑛 la suite de fonctions, notée (𝑅𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ, définie
pour tout 𝑛 ∈ ℕ et tout 𝑥 ∈ 𝐼 par
+∞
𝑅𝑛 (𝑥) = ∑ 𝑓𝑘 (𝑥)
𝑘=𝑛+1
Remarque
− Etudier la convergence simple de la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 sur 𝐼, revient à fixer un 𝑥 ∈
𝐼 et à étudier la convergence de la série numérique ∑ 𝑓𝑛 (𝑥). On pourra à cette occasion utiliser
tous les critères déjà vus sur les séries numériques.
− Si ∑ 𝑓𝑛 converge simplement sur 𝐼, alors pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑅𝑛 = 𝑆 − 𝑆𝑛
Exemple 1
ℝ⟶ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥𝑛
Etudions la convergence simple de ∑ 𝑓𝑛 sur ℝ
Solution
Soit 𝑥 ∈ ℝ, étudions le série numérique ∑ 𝑥 𝑛 .
∑ 𝑥 𝑛 converge si et seulement si |𝑥| < 1. En effet,
]−1,1[ ⟶ ℝ
D’où ∑ 𝑥 𝑛 converge simplement sur ]−1,1[ vers 𝑆 = { 1
𝑥 ⟼ 1−𝑥
Exemple 2
[0,1] ⟶ ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : { (−1)𝑛 𝑥 𝑛
𝑥↦ 𝑛
Etudions la convergence simple de ∑ 𝑓𝑛 sur [0,1]
Solution
(−1)𝑛 𝑥 𝑛
Soit 𝑥 ∈ [0,1], étudions la série numérique ∑ 𝑛 .
(−1)𝑛 𝑥 𝑛 𝑥𝑛
C’est une série numérique alternée. La suite numérique (| |) = ( 𝑛 ) → 0. Donc
𝑛 𝑛⟶+∞
(−1)𝑛 𝑥 𝑛
suivant la règle de Leibniz, la série numérique ∑ converge donc ∑ 𝑓𝑛 converge
𝑛
Equivalence 1
Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ telle que ∑ 𝑓𝑛 converge uniformément sur 𝐼, alors (𝑓𝑛 ) converge
uniformément vers la fonction nulle sur 𝐼.
Démonstration
Supposons que (sn (𝑥)) converge uniformément vers une fonction 𝑆 sur 𝐼. Or 𝑓𝑛 = 𝑆𝑛 − 𝑆𝑛−1 ,
donc (𝑓𝑛 ) converge uniformément vers (𝑆 − 𝑆) c’est-à-dire la fonction nulle sur 𝐼 : CQFD.
Remarque
L’équivalence ci-dessus est utile par sa contraposée. Si (𝑓𝑛 ) ne converge pas uniformément
vers la fonction nulle sur 𝐼 (c’est-à-dire pour tout 𝑥 ∈ 𝐼 si 𝑆𝑢𝑝 |𝑓𝑛 (𝑥)| ne tend pas vers 0
lorsque 𝑛 tend vers l’infini) alors ∑𝑓𝑛 ne converge pas uniformément sur I.
Equivalence 2
NB
La proposition de l’équivalence 2 est adaptée aux séries alternées vérifiant le critère de
Leibniz.
Exemple
Sur la base de la convergence simple prouvée (exemple 2 plus haut) pour la série de fonctions
(−1)𝑛 𝑥 𝑛
∑ 𝑓𝑛 telle que 𝑓𝑛 (𝑥) = ∑ pour 𝑥 ∈ [0,1], d’après le critère de Leibniz on peut écrire :
𝑛
(−1)𝑛+1 𝑥 𝑛+1 1
|𝑅𝑛 (𝑥)| ≤ | |≤ → 0
𝑛+1 𝑛+1 𝑛⟶+∞
Ainsi (𝑅𝑛 ) converge uniformément vers la fonction nulle sur [0,1]. Donc la série ∑ 𝑓𝑛
converge uniformément sur [0,1].
Théorème
Soit (𝑓𝑛 ) ∈ (ℝ𝐼 )ℕ . La série ∑ 𝑓𝑛 converge normalement sur 𝐼 si et seulement s’il existe une
suite numérique (𝛼𝑛 ) telle que
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝐼, |𝑓𝑛 (𝑥)| ≤ 𝛼𝑛
{ 𝑒𝑡
∑ 𝛼𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒
Exemple
ℝ+ ⟶ ℝ
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓𝑛 : { 1
𝑥 ↦ 𝑛2 +𝑛3𝑥 2
Etudier la convergence normale de ∑ 𝑓𝑛 sur ℝ+
Solution
Exemple
Soit la série de fonctions ∑ 𝑓𝑛 où pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ ,
ℝ⟶ℝ
𝑓𝑛 : { 𝑥2 + 𝑛
𝑥 ↦ (−1)𝑛
𝑛3
Soit 𝑥 ∈ ℝ, alors
𝑥2 + 𝑛 1
|𝑓𝑛 (𝑥)| =
3
→
𝑛 𝑛⟶+∞ 𝑛2
et la série ∑|𝑓𝑛 (𝑥)| converge par comparaison. Alors ∑ 𝑓𝑛 converge absolument sur ℝ
∑ 𝑥𝑛 = 1 + 𝑥 + 𝑥2 + 𝑥3 + ⋯ + 𝑥𝑛 + ⋯ 𝑜ù 𝑥 ∈ ℝ∗
𝑛=1
Généralisation
Théorème d’Abel
Si la série entière {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } converge en 𝑥 = 𝑥0 , elle est absolument convergente pour
tout 𝑥, tel que |𝑥| < 𝑥0
Démonstration
Soit 𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 𝑥 𝑛 le terme général de la série entière.
Supposons que {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } converge, alors 𝑢𝑛 → 0. En particulier, il existe 𝑛0 assez grand
𝑛⟶+∞
Le terme général de la série {𝑎𝑛 𝑥 𝑛 } est majoré par celui d’une série géométrique de raison
inférieure à 1, donc est convergente, ce qui établit le théorème d’Abel.
En effet,
𝑛 𝑛 𝑛
√𝑢𝑛 = √|𝑎𝑛 𝑥 𝑛 | = |𝑥| √𝑎𝑛
Remarque
Lorsque 𝑥 = ±𝑅 on ne peut conclure que par étude directe de la série 𝑢𝑛 = 𝑎𝑛 𝑅 𝑛
𝑓 ′ (𝑥𝑜 ) 𝑓 ′′ (𝑥𝑜 ) 2
𝑓 (𝑛) (𝑥𝑜 )
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + (𝑥 − 𝑥𝑜 ) + ⋯ + (𝑥 − 𝑥𝑜 )𝑛 + ⋯
1! 2! (𝑛)!
Exercice 1
d) Evaluer l’erreur de l’égalité approchée
𝑥
𝑥 𝑥2 𝑥𝑛
𝑒 ≅ 1 + + + ⋯+ + ⋯, 0 < 𝑥 < 1
1! 2! 𝑛!
2. Calculer √𝑒 à 0.00001 près
Solution
𝑥𝑛
a) L’erreur de l’égalité approchée est définie par la somme des termes qui suivent dans le
𝑛!
développement de 𝑒 𝑥 . Soit
𝑥 𝑛+1 𝑥 𝑛+2 𝑥 𝑛+3
𝑅𝑛 (𝑥) = + + +⋯
(𝑛 + 1)! (𝑛 + 2)! (𝑛 + 3)!
ou
𝑥 𝑛 𝑥1 𝑥2 𝑥3
𝑅𝑛 (𝑥) = [ + + +⋯]
𝑛! 𝑛 + 1 (𝑛 + 1)(𝑛 + 2) (𝑛 + 1)(𝑛 + 2)(𝑛 + 3)
Remplaçons chacun des facteur du dénominateur (𝑛 + 2), (𝑛 + 3), … par une valeur
moindre ( 𝑛 + 1). On obtient l’égalité
𝑥𝑛 𝑥 𝑥 2 𝑥 3
𝑅𝑛 (𝑥) < [ +( ) +( ) +⋯]
𝑛! 𝑛 + 1 𝑛+1 𝑛+1
1 1 1 1
√𝑒 = 𝑒 2 = 1 + + 2
+ +⋯
1! 2 2! 2 3! 23
Calculons le nombre 𝑛 de manière que l’erreur de l’égalité approchée
1 1 1
√𝑒 ≅ 1 + + 2
+ ⋯+
1! 2 2! 2 𝑛! 2𝑛
ne soit pas supérieure à 0.00001. Utilisons le terme qui évalue l’erreur dans lequel on pose
𝑥 = 1⁄2 , alors
1
1 2
𝑅𝑛 (𝑥) <
𝑛! 2𝑛 𝑛 + 1
2
1 1
𝑅𝑛 (𝑥) <
𝑛! 2𝑛 2𝑛 + 1
Par un choix convenable, déterminons une valeur n telle que 𝑅𝑛 (𝑥) < 0.00001 soit vérifiée.
Les essais successifs permettent de vérifier la condition pour 𝑛 = 6. Ainsi :
1 1 1 1 1 1 1
√𝑒 = 𝑒 2 = 1 + + 2
+ 3
+ 4
+ 5
+
1! 2 2! 2 3! 2 4! 2 5! 2 6! 26
= 1.64872
Exercice 2
1) Evaluer l’erreur de l’égalité approchée
1 1 1 1
ln(1 + 𝑡) ≅ ln 𝑡 + 2 [ + 3
+ 5
+ ⋯+ ]
2𝑡 + 1 3(2𝑡 + 1) 5(2𝑡 + 1) (2𝑛 − 1)(2𝑡 + 1)2𝑛−1
2) Calculer ln 2 à 0.0001 près
Solution
1) Il faut à cet effet évaluer la somme du reste de la série
1 1 1
𝑅𝑛 (𝑡) = 2 [ + + +⋯]
(2𝑛 + 1)(2𝑡 + 1)2𝑛+1 (2𝑛 + 3)(2𝑡 + 1)2𝑛+3 (2𝑛 + 5)(2𝑡 + 1)2𝑛+5
2 1 1 1
𝑅𝑛 (𝑡) = [ + + +⋯]
(2𝑛 + 1) (2𝑡 + 1)2𝑛+1 (2𝑡 + 1)2𝑛+3 (2𝑡 + 1)5
Formons la somme de la progression géométrique infiniment décroissante figurant entre
crochets :
1
2 (2𝑡 + 1)2𝑛+1 2 1
𝑅𝑛 (𝑥) < ( 1
)=
(2𝑛 + 1) 1− (2𝑛 + 1) (2𝑡 + 1)2𝑛−1 [(2𝑡 + 1) 2 − 1]
(2𝑡 + 1)2
soit
1
𝑅𝑛 (𝑥) <
2(2𝑛 + 1)𝑡(𝑡 + 1)(2𝑡 + 1)2𝑛−1
1 1 1 1 1
ln 2 = 2 ( + + + + ⋯ ) ; 𝑅𝑛 <
3 3. 33 5. 35 7. 37 4(2𝑛 + 1). 32𝑛−1
Par un choix convenable, calculons n de manière que l’égalité 𝑅𝑛 < 0.0001 (soit) soit vérifiée.
Après les essais, on constate que 𝑅4 < 1⁄10000 . Ainsi :
1 1 1 1
ln 2 ≅ 2 ( + + + )
3 3. 33 5. 35 7. 37
≅ 0.6931
[0, 1] ⟶ ℝ
𝑓𝑛 : {
𝑥 ↦ 𝑥 𝑛 (1 − 𝑥)
Exercice 2
Soit (𝑓𝑛 )𝑛∈ℕ∗ la suite de fonctions définies pour tout 𝑥 ∈ ℝ telles que :
(−1)𝑛
𝑓𝑛 (𝑥) = 2
𝑥 +𝑛
Etudier respectivement la convergence simple, la convergence absolue et la convergence
uniforme de ∑ 𝑓𝑛 sur ℝ.
Exercice 3
Soit (𝑔𝑛 )𝑛∈ℕ∗ la suite de fonctions définie pour tout 𝑥 ∈ ℝ par :
𝑥
𝑔𝑛 (𝑥) = 2
(𝑥 + 1)𝑛
Etudier respectivement la convergence simple, la convergence absolue et la convergence
uniforme de ∑ 𝑔𝑛 sur ℝ.
Exercice 4
Déterminer le domaine de convergence de chacun des séries de terme général 𝑢𝑛 définies
par :