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L'Autre Notes

Le poème 'L'Autre' d'Andrée Chedid explore le processus d'introspection et de découverte de soi à travers l'écriture, en s'inspirant de la méthode du Voyant d'Arthur Rimbaud. La poétesse utilise une forme moderne et libre pour exprimer sa quête de l'Autre, symbolisant l'altérité et la recherche de son identité. En fin de compte, elle souligne l'importance de retrouver sa propre voix et de s'évader en poésie.

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L'Autre Notes

Le poème 'L'Autre' d'Andrée Chedid explore le processus d'introspection et de découverte de soi à travers l'écriture, en s'inspirant de la méthode du Voyant d'Arthur Rimbaud. La poétesse utilise une forme moderne et libre pour exprimer sa quête de l'Autre, symbolisant l'altérité et la recherche de son identité. En fin de compte, elle souligne l'importance de retrouver sa propre voix et de s'évader en poésie.

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Fiche révision : L'Autre

« Je est un autre. » Arthur R.

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin
La femme que j’ai été
Je discerne ses gestes
Je glisse sur ses défauts
Je pénètre à l’intérieur
D’une conscience évanouie
J’explore son regard
Comme ses nuits

Je dépiste et dénude un ciel


Sans réponse et sans voix
Je parcours d’autres domaines
J’invente mon langage
Et m’évade en Poésie

Retombée sur ma Terre


J’y répète à voix basse
Inventions et souvenirs

À force de m’écrire
Je me découvre un peu
Et je retrouve l’Autre.

Andrée Chedid
Poème inédit commandé par le Printemps des Poètes 2008

Introduction :

Auteur : poétesse contemporaine, romancière, autrice théâtre/ nouvelles, composeuse. Syro-


albanaise. Texte interprétez dans chansons de petits fils.

Extrait: Ce poème inédit à été écrit pour le Printemps des Poètes en 2008 et ne fait donc pas partit
d'un recueil. Parle d'expérience d’écriture et les fruits de celle-ci. Épigraphe citation de R. dans la
lettre du Voyant à Paul Demeny en 1871
→ lecture de l'extrait

Problématique : Comment André C. adapte-elle la méthode du Voyant à une forme moderne et


personnelle ?

Forme : poème en groupement de vers libres en rimes libres, pas d'organisation particulière. Forme
moderne, pas de ponctuation.
Mouvement : en suivant le déroulement de la lettre à Paul Demeny
1. « car Je est un autre » 1/2
2. « il recherche on âme, il l'inspecte » 3
3. « il arrive à l'inconnu […] Trouver une langue » 4
4. Travail personnel 5/6

Titre : « L'Autre majuscule → pour désigner l'altérité absolue, autrui, tout se que l'on est pas ou
encore l'étranger parfois.

Mouvement 1 :

V.1→ épigraphe, citation de R. dans sa lettre à Paul Demeny ou lettre ''du Voyant'', 1871. On
comprend mieux le titre.
« Je » (« un autre »attribut) est transformé en entité à la 3ème per.
=> il y a égalité entre « je » et « un autre »
« L'autre » du titre est peut être « Je ».
« Arthur R. » alors que normalement A. Rimbaud.
→ Peut être pour créer une relation plus personnelle, plus intime avec l'auteur. Et moins intimidant
d'avoir à faire à Arthur qu'à l'auteur Rimbaud.

: locution ; « à force » insiste sur une écriture longue et répétée.


« un peu » résultat décevant car malgré le nombres de répétitions, on se découvre juste un peu.
Donc opposés.

« m'écrire » écrit à la forme pronominal → pas normal, veut dire qu'elle écrit sur elle ou encore
qu'elle se compose.
« découvrir » syllepse de sens (2 sens) :
• trouver
• se dévoiler

« Je recherche l'autre »
: je omniprésent
=> certainement un poème autobiographique.
Souvent sujet d'un verbe d'action, de pensée, ou d'examen dans tt le poème.
→ Démarche d’étude : « rechercher » chercher à nouveau ou rechercher profondément

L'Autre est elle → elle ne se connaît pas bien elle même.

Mouvement 2 :

On progresse en clarté dans l'analyse


Verbes au présent de l'indicatif : expose des faits, une action tjrs en cours.
« Au loin » temporairement, distanciée d'elle même du passé (on le voit avec « j'ai été » au passé,
temps oral (passé composé) au lieu de passé simple, signe de modernité)

: prouve le changement de sa personne.


: observation de sa personne et de sa personnalité
→ autobiographique

« intérieur » redondant avec « pénètre » car ont la même signification.


« conscience évanouie » = n’existe plus, celle du passé.
« son regard » métaphore de son avis, son opinion, la façon dont elle voit les choses.
Elle est tjrs autre car je présent ≠ je passé
« ses nuits » métaphore de son cote obscur
Rimbaud lui-même parle de cotes sombres dans sa lettre du voyant ''se faire l'âme
monstrueuse''
Enjambement entre v.8-9 → modernité.

Mouvement 3 :
: négation, il n'y a pas de dieu
« un ciel » ses pensées, son savoir, métaphore
« j'invente mon langage » lettre du voyant
tjrs « je » + verbe d'action, réflexion plus large

« dénude » métaphore du dévoilement même que v.2


préfixe ''dé'' déconstruction
enjambement V.12-13

« ciel » métaphore comique, non religieuse car pas ''le ciel'' et qu'il n'y a personne comme montre
négations.
« un ciel » il y en a plusieurs, ici, le siens, son intimité, son être. Ou alors simplement un autre
endroit, grand, supérieur, même espace dont parlait Rimbaud, espace réservé aux poètes, Rimbaud
appelle ça ''l'inconnu '' et ''là bas'' , Chédid appelle ça ''un ciel''.
« autre » ailleurs ? Auquel seule la poésie permet d’accéder.

V.15 ref explicite à la lettre à Paul Demeny mais ici démontre perso. « mon langage »
→ montré par : elle ne suit pas les règles de la poésie mais ses propres règles.

V.16 elle « s’évade », métaphore spatiale. « en poésie » comp. de lieu avec majuscule et fin du mot -
ie donne l'impression d'un pays (comme inventé) mais également genre littéraire.

Mouvement 4 :

« retombée sur ma Terre » suit la méthode


ref au mythe de Prométhée avec l’idée de transfère entre Terre et ciel cité par de nombreux comme
Rimbaud et V. Hugo.
Ou l'idée d'une chute physique, ref Lucifer
→ déclassement des « poètes maudit''
→ Albatros Baudelaire

« ma Terre » pas même démarche que R. : autobiographie


Elle a trouvé « sa langue », sa manière de parler, car elle « répète à voix basse » → personnel

Soi réalité et fiction se mêlent,


Soi pour raconter sa vie, de s'exprimer.

Effet conclusif, comme un refrain les mots se répètent,montre l’aboutissement de sa quête.

→ au lieu de « recherche », elle « retrouve »


Conjonction de coordination « et » → enfin
Conclusion :

L'auteure propose un jeu de double, travaille sur sa personnalité, s'examine, fait voir le processus
d'introspection, bcp de verbes d'actions, examen long, immense et résonné. Comme R. elle dit
vouloir « trouver une langue », reprend le mythe de Prométhé, méthode de R. qu'elle applique à elle
même afin de mieux se connaître et de manière moderne.
Ouverture : Enfance, Nathalie Saraute, 1983, œuvre autobiographie, récit, utilise aussi l'autre avec
sa conscience, pas de la poésie, elle se dédouble.

Œuvres en plus :

Mythe de Prométhé - Figure héritée du « transmetteur du feu », Prométhée est surtout connu pour
avoir dérobé le feu sacré de l'Olympe pour en faire don aux humains. Courroucé par cet acte
déloyal, Zeus le condamne à être attaché à un rocher sur le mont Caucase, son foie dévoré par
l'Aigle du Caucase chaque jour, et repoussant la nuit.

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