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Solutions

Le document traite de la convergence des séries entières et de Fourier, ainsi que de la transformée de Laplace. Il détermine le rayon de convergence d'une série entière, analyse son comportement aux bornes, et établit l'intervalle de convergence. Il aborde également la décomposition en éléments simples d'une fonction et la détermination de la solution d'un système linéaire par la transformée inverse de Laplace.

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Le document traite de la convergence des séries entières et de Fourier, ainsi que de la transformée de Laplace. Il détermine le rayon de convergence d'une série entière, analyse son comportement aux bornes, et établit l'intervalle de convergence. Il aborde également la décomposition en éléments simples d'une fonction et la détermination de la solution d'un système linéaire par la transformée inverse de Laplace.

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Solutions des Exercices

Partie II : Série Entière


+∞ xn
On considère la série entière : ∑n=0 ​

n2 +1 ​

1. Déterminer le rayon de convergence R.

Pour déterminer le rayon de convergence R, nous utilisons la règle de d’Alembert. Soit


1
an =

n2 +1 . ​

an+1
Nous calculons la limite du rapport ∣ an ∣ :

2
n2 +1 n2 +1 n2 +1
∣ aan+1
n ​
∣ = ∣ 1/((n+1)


+1)
1/(n2 +1) ∣ = ​

(n+1)2 +1 ​ = n2 +2n+1+1 ​ = n2 +2n+2 ​

n2 +1 n2 (1+1/n2 )
limn→+∞ ​

n2 +2n+2 ​ = limn→+∞ ​

n2 (1+2/n+2/n2 ) ​ =1

1
Le rayon de convergence R est donné par R = L, ​ où L est la limite trouvée. Donc :

1
R= 1

=1

2. Quel est le comportement de la série aux bornes x = ±R ?

Nous devons étudier la convergence de la série pour x = 1 et x = −1.

Pour x = 1 :
+∞ 1n +∞ 1
La série devient ∑n=0 ​

n2 +1 ​ = ∑n=0 ​

n2 +1 . ​

Cette série est une série à termes positifs. Nous pouvons la comparer à une série de
Riemann. Pour n grand, 1 ∼ 1 .
n2 +1 n2
​ ​

1 +∞ 1
La série de Riemann ∑ nα ​ converge si α > 1. Ici, α = 2, donc la série ∑n=0 ​

n2 +1 ​

converge.

Pour x = −1 :
+∞ (−1)n
La série devient ∑n=0 n2 +1 .
​ ​

1
Il s’agit d’une série alternée. Nous utilisons le critère de Leibniz. Soit un = ​

n2 +1 .

1. un > 0 pour tout n ≥ 0.


2. La suite (un ) est décroissante, car la fonction f (x) = x2 + 1 est croissante pour

1
x ≥ 0, donc x2 +1 ​ est décroissante.
1
3. limn→+∞ un = limn→+∞ ​ ​ ​

n2 +1 ​ = 0.
+∞ (−1)n
Toutes les conditions du critère de Leibniz sont remplies, donc la série ∑n=0 n2 +1
​ ​

converge.

3. Donner l’intervalle de convergence.

Puisque la série converge pour x = 1 et x = −1, et que le rayon de convergence est


R = 1, l’intervalle de convergence est [−1, 1].

Partie III : Série de Fourier

Soit f la fonction 2π -périodique définie sur ] − π, π[ par f (t) = t2 .

4. Donner la parité de f. Que vaut bn ? ​

Pour déterminer la parité de f , nous évaluons f (−t) :

f (−t) = (−t)2 = t2 = f (t)

La fonction f est donc une fonction paire.

Pour une fonction paire, tous les coefficients bn de la série de Fourier sont nuls. Ainsi, ​

bn = 0 pour tout n ≥ 1.

5. Calculer a0 et an pour n ≥ 1. ​ ​

Calcul de a0 : ​

1 π
a0 = ​

π ​ ∫−π f (t)dt

Puisque f (t) est paire, nous pouvons simplifier l’intégrale :


3 3
2 π 2π 2
a0 = ​

π ​ ∫0 t2 dt = π2 [ t3 ]π0 = π2 ( π3 − 0) =
​ ​ ​ ​ ​ ​

3 ​

Calcul de an pour n ≥ 1 : ​

1 π
an = ​

π ​ ∫−π f (t) cos(nt)dt ​

Puisque f (t) cos(nt) est le produit de deux fonctions paires, le résultat est une fonction
paire. Nous pouvons donc écrire :

2 π
an = ​

π ​ ∫0 t2 cos(nt)dt ​

Nous utilisons l’intégration par parties deux fois.

Première intégration par parties : Soit u = t2 ⟹ du = 2tdt Soit dv = cos(nt)dt ⟹


1
v= n ​ sin(nt)

∫ t2 cos(nt)dt = [t2 n1 sin(nt)]π0 − ∫0


π 1
​ ​ ​

n ​ sin(nt)(2t)dt = (π 2 n1 sin(nπ) − 0) −

2 π
n ∫0 t sin(nt)dt
​ ​

Puisque sin(nπ) = 0 pour tout entier n, le premier terme est nul.

4 π
an = − nπ​∫0 t sin(nt)dt ​ ​

Deuxième intégration par parties pour ∫ t sin(nt)dt : Soit u = t ⟹ du = dt Soit dv =


sin(nt)dt ⟹ v = − n1 cos(nt) ​

π π
∫0 t sin(nt)dt = [t(− n1 cos(nt))]π0 − ∫0 (− n1 cos(nt))dt
​ = (π(− n1 cos(nπ)) − 0) + ​ ​ ​ ​ ​

1 π 1 1 1
n ∫0 cos(nt)dt = − n cos(nπ) + n [ n sin(nt)]0 = − n (−1) + n2 (sin(nπ) − sin(0)) =
​ ​
π π π n ​ ​ ​ ​ ​ ​

− πn (−1)n + 0 = − πn (−1)n
​ ​

Maintenant, nous substituons ce résultat dans l’expression de an : ​

4 4
an = − nπ​(− πn (−1)n ) = ​ ​

n2 (−1)

n

4(−1)n
Donc, an = ​

n2 ​ pour n ≥ 1.

6. Écrire le développement en série de Fourier de f.

La série de Fourier de f (t) est donnée par :

+∞
f (t) = a0
2

​ + ∑n=1 (an cos(nt) + bn sin(nt))


​ ​ ​

Puisque f (t) est paire, bn = 0. En substituant les valeurs de a0 et an : ​ ​ ​


2π 2 /3 4(−1)n
f (t) = 2

+ ∑+∞
n=1 ​

n2

cos(nt)
π2 +∞ (−1)n
f (t) = 3 ​ + 4 ∑n=1 n2 ​ ​ cos(nt)

+∞ (−1)n+1
7. En déduire la valeur de ∑n=1 ​

n2 .

Nous utilisons la série de Fourier obtenue. Pour t = 0, la fonction f (t) = t2 est continue.
Donc, la série de Fourier converge vers f (0).

f (0) = 02 = 0

En substituant t = 0 dans la série de Fourier :

π2 +∞ (−1)n
f (0) = 3 ​ + 4 ∑n=1 n2 ​ ​ cos(0 ⋅ n)

π2 +∞ (−1)n
0= 3

+ 4 ∑n=1 ​

n2
(1) ​

π2 +∞ (−1)n
0= 3 ​ + 4 ∑n=1 ​

n2 ​

+∞ (−1)n+1
Nous voulons trouver la valeur de ∑n=1 n2 . ​ ​
Nous pouvons réécrire le terme (−1)n+1
comme −(−1)n :

+∞ (−1)n+1 −(−1)n (−1)n


∑n=1 n2
​ ​ = ∑+∞
n=1 ​

n2 ​ = − ∑+∞
n=1 ​

n2 ​

À partir de l’équation précédente, nous avons :

(−1)n
4 ∑+∞
2
n=1 ​

n2 ​ = − π3
+∞ (−1)n 2
∑n=1 n2
​ ​ = − π12 ​

Donc, la valeur recherchée est :


2
(−1)n+1 π2
∑+∞
n=1 ​

n2

= −(− π12 ) = ​

12

Partie IV : Transformée de Laplace

On considère un système linéaire causal décrit par l’équation différentielle suivante :

y ′′ (t) + 3y ′ (t) + 2y(t) = u(t), pour t ≥ 0

Avec les conditions initiales nulles : y(0) = 0, y ′ (0) = 0. Le signal d’entrée u(t) est un
échelon unité : u(t) = 1 pour t ≥ 0.
8. Appliquer la transformée de Laplace à l’équation différentielle et en
déduire l’expression de Y (p) = L{y(t)}(p).

Nous appliquons la transformée de Laplace à chaque terme de l’équation différentielle.

Les propriétés de la transformée de Laplace pour les dérivées avec conditions initiales
nulles sont :

L{y ′′ (t)}(p) = p2 Y (p) − py(0) − y ′ (0) = p2 Y (p) (car y(0) = 0, y ′ (0) = 0)


L{y ′ (t)}(p) = pY (p) − y(0) = pY (p) (car y(0) = 0) L{y(t)}(p) = Y (p)

La transformée de Laplace du signal d’entrée u(t) (échelon unité) est :

L{u(t)}(p) = L{1}(p) = 1
p

En appliquant la transformée de Laplace à l’équation différentielle :

L{y ′′ (t)}(p) + 3L{y ′ (t)}(p) + 2L{y(t)}(p) = L{u(t)}(p)


1
p2 Y (p) + 3pY (p) + 2Y (p) = p ​

Nous factorisons Y (p) :

1
Y (p)(p2 + 3p + 2) = p ​

Et nous en déduisons l’expression de Y (p) :

1
Y (p) = p(p2 +3p+2) ​

9. Décomposer Y (p) en éléments simples.

Nous devons d’abord factoriser le dénominateur p2 + 3p + 2. Nous cherchons les racines


de ce polynôme. Le discriminant est Δ = 32 − 4(1)(2) = 9 − 8 = 1. Les racines sont
−3± 1 −3±1
p= 2

​ = 2 . ​

−3−1 −3+1
Les racines sont p1 = ​

2 ​ = −2 et p2 =

2 ​ = −1.

Donc, p2 + 3p + 2 = (p + 1)(p + 2).

L’expression de Y (p) devient :

1
Y (p) = p(p+1)(p+2) ​
Nous décomposons Y (p) en éléments simples sous la forme :

Y (p) = A
p

+ B
p+1

+ C
p+2

Pour trouver les coefficients A, B et C :

Calcul de A :

1 1 1
A = limp→0 pY (p) = limp→0 ​ ​

(p+1)(p+2) ​ = (0+1)(0+2) ​ = 2 ​

Calcul de B :

1 1 1
B = limp→−1 (p + 1)Y (p) = limp→−1 ​ ​

p(p+2) ​ = (−1)(−1+2) ​ = (−1)(1) ​ = −1

Calcul de C :

1 1 1 1
C = limp→−2 (p + 2)Y (p) = limp→−2
​ ​

p(p+1) ​ = (−2)(−2+1) ​ = (−2)(−1) ​ = 2 ​

Donc, la décomposition en éléments simples de Y (p) est :

1/2 1 1/2
Y (p) = p

− p+1
​ + p+2

10. Déterminer y(t) pour t ≥ 0 par la transformée inverse de Laplace.

Nous appliquons la transformée inverse de Laplace à chaque terme de la décomposition


en éléments simples de Y (p) :

L−1 { p1 }(t) = 1 L−1 { p+a



1
}(t) = e−at ​

Donc :

y(t) = L−1 {Y (p)}(t) = 12 L−1 { p1 }(t) − L−1 { p+1


1
}(t) + 12 L−1 { p+2
1
}(t)​ ​ ​ ​ ​

y(t) = 12 (1) − e−1t + 12 e−2t


​ ​

1
y(t) = 2 ​ − e−t + 12 e−2t pour t ≥ 0. ​
Partie C : Probabilités & Statistique (6 pts)

Exercice 1 : Système de recommandation de cours

Une plateforme de e-learning utilise un système de recommandation automatique de


cours. On s’intéresse à un cours spécifique de « Probabilités pour IIA 2 & TEL 2 ».

Informations données :

Dans la population des étudiants, 30% ont déjà suivi ce cours. Soit S l’événement

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