L’immunité innée, première ligne de défense
Le fonctionnement du système immunitaire
Savoirs faires :
- Recenser, extraire et exploiter des informations, sur les cellules et les molécules impliquées dans la réaction
inflammatoire aiguë.
- Observer et comparer une coupe histologique ou des documents en microscopie avant et lors d'une réaction
inflammatoire aiguë.
- Observer la phagocytose par des cellules immunitaires (macrophages).
- Recenser, extraire et exploiter des informations, y compris expérimentales, sur les effets de médicaments antalgiques
et anti-inflammatoires.
Intro : Le système immunitaire réagit aux agressions des tissus de l’organisme, qu’elles soient d’origine externe (virus,
bactéries…) ou interne (lésions, cancers). La première ligne de défense, présente dès la naissance, constitue ce que
l’on appelle l’immunité innée.
Comment fonctionnent les premiers mécanismes de défense chez les animaux ?
Consigne : Répondre aux questions de chacune des parties
Partie 1 : Les mécanismes de reconnaissance de l’immunité innée
Document 1 : Une réponse immédiate, universelle et stéréotypée
Alors que l’immunité adaptative nécessite un temps d’apprentissage et une reconnaissance spécifique, l’immunité
innée est une première ligne de défense mise en œuvre très rapidement dans l’organisme lors d’une infection virale
ou bactérienne, ainsi que lors des atteintes des tissus (lésions bénigne ou cancéreuse).
Elle est déterminée génétiquement et active dès la naissance.
L’immunité innée existe chez tous les animaux.
La réaction inflammatoire est la manifestation caractéristique de
l’immunité innée. Elle se produit localement au niveau du foyer de
l’infection ou de la lésion.
La réaction inflammatoire aigüe se manifeste par des symptômes
caractéristiques : rougeur, chaleur, gonflement des tissus (œdème),
douleur.
Elle peut concerner tout type de tissu ou d’organe.
Lors d’une infection par des agents pathogènes, ceux-ci sont détectés grâce
à des récepteurs de surface, molécules situées sur la membrane des cellules
de l’immunité innée.
Protocole
Matériel Protocole
Logiciel anagène ou Réalisation :
Geniegen + FT Comparer les séquences protéiques de ces récepteurs chez différentes espèces.
Document 2 : L’inflammation : des modifications au niveau des tissus
Se ronger les ongles, se couper ou se piquer le doigt peut être relativement
courante et bénigne dans un premier temps : le panaris.
En générale causée par une bactérie, le staphylocoque doré, celle-ci survient
quelques jours après une plaie cutanée même minime, à laquelle l’organisme
réagit par une inflammation.
Les images en microscopie optique présentées ici sont des coupes colorées
de peau. L’image (C) est celle d’une coupe de peau en l’absence de réaction
inflammatoire. Les images (D) et (E) correspondent à une coupe de peau
pendant la réaction inflammatoire : on peut observer des leucocytes,
identifiables par leur noyau coloré en violet.
Questions :
1) Identifiez les caractéristiques de la réaction inflammatoire. Présentez votre réponse sous forme d’un
schéma fonctionnel de type « cause à effet »
2) Expliquez pourquoi on dit que l’immunité innée repose sur des mécanismes de reconnaissance non
spécifiques, conservés au cours de l’évolution des espèces.
Partie 2 : Les acteurs de la réaction inflammatoire
La mise en place et le déroulement d’une réaction inflammatoire nécessite l’intervention en nombre important de
différentes sortes de cellules. Celles-ci interagissent entre elles et exercent leur action grâce à différentes molécules.
Document 3 : Le recrutement et l’activation de différents leucocytes
Différentes catégories de cellules participent à la réaction immunitaire. Elles appartiennent à la famille des leucocytes
(globules blancs). Leur fonctionnement coordonné est assuré par des médiateurs chimiques produits par des
leucocytes et agissant sur d’autres leucocytes.
-les mastocytes (A) sont des cellules dispersées dans les tissus et dont le cytoplasme
contient de nombreux granules (colorés en bleu). Ceux-ci renferment notamment de
l’histamine.
-les granulocytes (B) sont des cellules circulantes. On les retrouve dans le sang mais aussi
dans la lymphe. Elles sont capables d’effectuer la phagocytose.
-les macrophages (C) sont de grosses cellules, elles aussi capables de phagocytose.
Les macrophages sont présents dans les tissus, mais peuvent aussi résulter de la
transformation sur place de cellules circulantes, les monocytes.
Ces différentes cellules, dispersées dans l’organisme, sont
toutes équipées de récepteurs de surface : après détection
d’un agresseur, elles émettent des médiateurs chimiques
appelés interleukines.
Il existe une centaine d’interleukines différentes : certaines
exercent une attraction sur d’autres leucocytes qui sont ainsi
recrutés et participent à leur tour à l’attraction d’autres
cellules immunitaires.
D’autres interleukines ont la capacité d’activer les cellules
immunitaires qui les reçoivent.
Document 4 : Origine et conséquences de la vasodilatation
Certains médiateurs chimiques libérés lors de la réaction inflammatoire
entraînent localement une dilatation des vaisseaux sanguins. Cette
vasodilatation se traduit par un afflux sanguin qui est responsable de la
rougeur d’un tissu en état d’inflammation. Elle s’accompagne d’une
augmentation de la perméabilité de la paroi des vaisseaux, responsable d’une
sortie de plasma vers le tissu, provoquant ainsi un œdème.
Cette irrigation importante engendre également une augmentation locale de
la température car le sang qui circule compense plus vite les pertes de chaleur
que dans les parties moins irriguées (A). Cette augmentation de chaleur rend
les réactions de défense plus efficaces.
Les mastocytes dispersés dans les tissus jouent un rôle de sentinelle. Dès la
détection d’un élément agressif, un mastocyte libère massivement l’histamine stockée dans son cytoplasme.
L’histamine est un puissant vasodilatateur : elle provoque un écartement des cellules de la paroi de vaisseaux sanguins
(B). Les leucocytes, attirés par les interleukines, se déforment et parviennent ainsi à s’insérer entre les cellules de la
paroi du vaisseau pour gagner la zone tissulaire œdémateuse : c’est la diapédèse (C).
Questions :
3) Expliquez les mécanismes à l’origine des symptômes de la réaction inflammatoire et de l’afflux de cellules
immunitaires sur le lieu d’une infection.
Partie 3 : L’élimination des pathogènes
La réaction inflammatoire mobilise de nombreuses cellules sur le lieu d’action de l’infection.
La phagocytose permet d’éliminer des éléments indésirables, et de préparer la réponse immunitaire adaptative,
complément le plus souvent indispensable de la réponse immunitaire.
Document 5 : La phagocytose, premier rempart contre le développement d’une infection
L’inflammation crée un environnement propice au recrutement de
cellules immunitaires, en particulier des granulocytes et des
macrophages.
Toutes ces cellules sont des phagocytes : elles sont douées de
phagocytose, c’est-à-dire de la capacité de reconnaître un agent
infectieux, de l’englober dans leur cytoplasme puis de le digérer.
Lorsque l’infection est importante, les granulocytes impliqués sont très
nombreux : il se crée alors un mélange de bactéries et de granulocytes
qui constitue le pus (A).
Les granulocytes impliqués peuvent facilement phagocyter des bactéries, beaucoup plus petites (B). Du fait de leur
grande taille, les macrophages (C et D) peuvent phagocyter des éléments de toutes dimensions, y compris des cellules
entières (ce sont les macrophages qui éliminent les cellules mortes).
Question :
4) Déterminer le mode d’action utilisé par les cellules de l’immunité innée afin d’éliminer le danger détecté.
Document secours