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Chap 2

Le chapitre II traite des machines synchrones, qui fonctionnent avec une vitesse de rotation de l'arbre égale à celle du champ magnétique, pouvant être alimentées par divers types d'excitations. Il décrit la structure des machines, incluant le stator et le rotor, ainsi que les différents types de rotors et de systèmes d'excitation. Enfin, il aborde la force électromotrice générée par les enroulements et la réaction magnétique d'induit en fonction des charges appliquées.

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Chap 2

Le chapitre II traite des machines synchrones, qui fonctionnent avec une vitesse de rotation de l'arbre égale à celle du champ magnétique, pouvant être alimentées par divers types d'excitations. Il décrit la structure des machines, incluant le stator et le rotor, ainsi que les différents types de rotors et de systèmes d'excitation. Enfin, il aborde la force électromotrice générée par les enroulements et la réaction magnétique d'induit en fonction des charges appliquées.

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

I. Introduction
Le terme de machine synchrone regroupe toutes les machines dont la vitesse de rotation de
l’arbre mécanique est égale à la vitesse de rotation du champ tournant. Pour obtenir un tel
fonctionnement, le champ magnétique inducteur est généré soit par des aimants, soit par un
circuit d’excitation. La position du champ magnétique d’induit est alors fixe par rapport au
rotor, ce qui impose en fonctionnement normal une vitesse de rotation identique entre les deux
parties (l’inducteur et l’induit). Cette famille de machine regroupe en fait plusieurs sous
familles, qui vont de l’alternateur de plusieurs centaines de mégawatts au moteur de quelques
watts, en passant par les moteurs pas à pas et à réluctance variable. Néanmoins, la structure de
toutes ces machines est relativement proche.
Il existe deux manières de construire une machine synchrone, soit l’inducteur est tournant soit
l’inducteur est fixe. Mais la plupart des machine synchrone sont à induit fixe et inducteur
tournant comme le montre la figure II.1.b.

Figure II.1.a Principe de machine à induit fixe est inducteur tournant et de machine à inducteur fixe et induit tournant

Figure II.1.b. La structure des machines à induit fixe est inducteur tournant

La fréquence est fonction de la vitesse de variation du flux au droit des enroulements


statoriques. Cette vitesse est fonction d’une part de la vitesse de rotation du rotor et d’autre

1
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

part du nombre de paire de pôle au stator et au rotor. Le réseau électrique de L’Algérie (où la
fréquence est de ) exige
- pour une machine à 2 pôles ( ) une fréquence de rotation de soit
- pour une machine à 4 pôles ( ) une fréquence de rotation de soit
- pour une machine à 6 pôles ( ) une fréquence de rotation de soit
- pour une machine à 8 pôles ( ) une fréquence de rotation de soit

II. Organisation de la machine synchrone


Une machine synchrone est une machine électrique tournante réversible. En fonctionnement
moteur, elle est alimentée par une source de tension alternative le plus souvent triphasée pour
entraîner une charge mécanique à une vitesse de rotation constante est proportionnelle à la
fréquence d’alimentation. En fonctionnement générateur, elle est entraînée par un dispositif
mécanique pour produire de l’énergie électrique alternative dont la fréquence est
proportionnelle à la vitesse de rotation. La machine synchrone a dans un premier temps
essentiellement trouvé des applications dans la génération d’énergie électrique alternative,
sous le nom d’Alternateur. Par ailleurs, la structure de ces machines reste très semblable.

II. 1. Stator
C’est la partie fixe de la machine. Il est formé par un empilage de disques de tôles
ferromagnétique isolées entre elles pour minimiser les pertes par courants de FOUCAULT.
L’intérieur du stator est encoché et porte généralement un enroulement triphasé de l’induit ou
exceptionnellement monophasé à pôles. Alimenté par une source électrique triphasée,
l’enroulement du stator crée un champ tournant à une vitesse angulaire égale au rapport de
la pulsation d’alimentation et le nombre de paire de pôle .

Figure II.2. Exemples de stator de machines synchrones en cours de fabrication

2
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

II. 2. Rotor
C’est la partie tournante de la machine (appelé aussi roue polaire) ayant pour rôle de générer
le champ d’induction (inducteur). Il doit porter le même nombre de paire de pôle que le stator.
Le rotor est composé d'un empilement de disques ferromagnétiques. A l’extérieur du rotor, on
trouve des enroulements qui doit être alimentés par une source de tension continue dans le cas
de machines de moyenne et grande puissance ou des aimants permanant dans le cas de
machines de faible puissance pour créer le champ inducteur.
On distingue donc trois grandes familles de machine synchrone : Les rotors bobinés, les rotors
bobinés à pôles saillants ainsi que les rotors à aimant permanant.
Dans le cas de machines à rotor bobiné à pôles lisses, le rotor est un cylindre plein (entrefer
constant). Il possède le plus souvent deux pôles pour s’adapter aux grandes vitesses. Les
enroulements sont logés dans des encoches pratiquées sur le rotor. L'alimentation en courant
continu s'effectue via l'ensemble bagues-balais aux bagues de bout d'arbre.

Figure II.3. Exemple de rotor bobiné à pôles lisses


Le rotor bobiné à pôles saillants est presque de même constitution que le rotor bobiné à pôles
lisses dont les bobines sont enroulées sur les pôles laissant un vide entre un pôle et l’autre qui
le succède (entrefer variable). Vue l’inertie importante de ce type de rotor, la machine à rotor
bobiné à pôles saillants est souvent utilisée à basse vitesse ou à basse puissance.

Figure II.4. Exemple de rotor bobiné à pôles saillants

3
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

Les aimants permanents sont disposés directement sur la périphérie du rotor. Les machines à
aimant permanent sont disponibles depuis une vingtaine d’années, mais ce n’est que
récemment que le faible prix des composants et une meilleure technologie les ont rendus
accessibles à une large gamme d’applications.

Figure II.5. Exemple de rotor à aimants permanents

Remarques
1- L’entrefer constitue une interruption dans le circuit magnétique. En les séparant, il
autorise le mouvement du rotor mobile vis-à-vis le stator fixe. Sa nature amagnétique
(perméabilité magnétique de l’air, donc du vide) dans laquelle l’induction concentre
l’énergie magnétique transitant du stator au rotor. La grande perméabilité magnétique
des matériaux ferro-magnétiques vis-à-vis de l’air permet de supposer que toute
induction dans l’entrefer, normale à la surface du stator, suit une direction radiale au
rotor (Figure II.6).

Figure II.6. Exemple de rotor à aimants permanents

2- En pratique, on essaye de rendre la répartition de l’induction dans l’entrefer crée par


l’inducteur aussi sinusoïdale possible. Dans le cas de machine à pôles saillants, on

4
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

accroît progressivement l’épaisseur de l’entrefer à partir de l’axe des pôles. Alors que
dans le cas de machine à pôles lisses, on joue sur le remplissage et l’écartement des
encoches.

II. 3. Types d’excitations des machines synchrones


Lorsque la machine synchrone n'est pas à aimants permanents, son enroulement rotorique
(l’inducteur) doit être alimenté par une source de tension continue réglable pour avoir un
courant d’excitation variable. Ce courant peut atteindre plusieurs centaines d'ampères.
Comme il est difficile de commander directement un courant d'une telle intensité, l'excitation
est obtenue à partir d'un dispositif à plusieurs étages. La source d’excitation peut être une
source extérieure au rotor, donc un système de balais-bagues, ou bien une source intérieure
fixée au rotor.
Pour les machines de puissance moyenne, le dispositif le plus fréquemment utilisé est une
génératrice à courant continu, appelée excitatrice, montée sur l'arbre de la machine
synchrone. L'induit tournant de l’excitatrice est relié directement aux bornes de l’inducteur au
rotor de la machine synchrone. Le courant d'excitation est réglé par le rhéostat d'excitation de
l'excitatrice.

Figure II.7. Excitation via une excitatrice à courant continu

Cette technique permet d’éviter les contacts balais-bagues, alors l’existence de la machine à
courant continu limite l’utilisation de cette technique que dans les milieux non corrosifs et
non explosifs. Afin de palier à ce problème, on utilise un petit alternateur d’excitation dont
l’inducteur est fixe et l’induit triphasé tournant et alimente l’inducteur de la machine
synchrone via un redresseur à thyristors fixé lui aussi à la partie tournante (figure II.8).
Pour les machines de plus forte puissance, on utilise deux machines excitatrices montées en
cascade. L'excitatrice principale alimente l’inducteur de la machine synchrone et sa propre
excitation est fournie par l'induit de l'excitatrice secondaire. Le réglage du courant se fait par
le circuit d'excitation du secondaire dont les organes de réglage travaillent sous une
faible puissance.

5
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

Figure II.8. Excitation via une excitatrice à courant alternatif

II. 4. Symboles électriques


Les symboles électriques utilisés pour représenter une machine synchrone triphasée et
monophasée à rotor bobiné sont reportés sur la figure 9.

MS MS
MS MS

Figure II.9. Symboles électriques de la machine synchrone

III. Force électromotrice des enroulements à courant alternatif

III. 1. F.é.m d’un enroulement à un encoche par pôle et par phase


Considérons la bobine de l’enroulement de la première phase pour une double distance
polaire. est l’angle que fait le pôle nord avec le second coté de la bobine d’une phase dans

6
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

le sens de rotation car la f.é.m est en retard d’un angle par rapport au flux. La f.é.m est
maximale lorsque le pôle nord est en face au second coté de la bobine.

1
S

1 1’
N N
S
1’

Figure II.10. Position du vecteur f.é.m par rapport aux pôles de l’inducteur

Un conducteur du faisceau 1 est soumis à une induction qui est le siège d’une f.é.m
tel que :
( ) et (II.1)
Avec est la longueur actif du conducteur 1 et est la vitesse avec laquelle le flux balaie
la section de la bobine.
Le conducteur 1 du faisceau est aussi le siège de la même f.é.m que le conducteur 1 mais de
signe négatif ( ( ) ) de sorte que ces deux f.é.ms’ajoutent.
Ainsi la f.é.m résultante d’une spire (formée de deux conducteurs) est :
( ) (II.2)
Le flux utile d’un pôle inducteur est :
(II.3)

7
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

Avec est la surface de l’entrefer située face à un pôle. Alors que est l’induction
moyenne sous un pôle.
avec est le diamètre de l’entrefer.

L’induction est supposée sinusoïdale de valeur maximale , ce qui rend la relation entre la
valeur maximale et moyenne est .
La vitesse de balayage du flux est : , avec est la fréquence de rotation de
l’aimant. D’où :
( ) (II.4)
Si on pose , on aura :
( ) ( ) dont la fréquence de la f.é.m
et sa valeur efficace est √ . Si est le nombre de conducteurs par
phase, la f.é.m d’une phase sera alors :

(II.5)

III. 2. F.é.m de l’enroulement à plusieurs encoches par pôle et par phase


En pratique le nombre d’encoches par pôle et par phase est plus grand à un. Le bobinage
d’une phase pour une double distance polaire est l’ensemble de sections décalées d’un pas
dentaire ⁄ . Les f.é.m induites sont égales mais décalée l’une de l’autre d’un
angle . Donc leur somme est réduite, ce qui traduit un coefficient de bobinage selon le type
de bobinage.

(II.6)


La f.é.m résultante s’écrira ainsi : . Avec est inférieur à un.

III. 3. Effet de la répartition non sinusoïdale du flux


Surtout pour les machines où le flux inducteur est crée par une armature à pôle saillant.
L’induction le long de l’entrefer n’est pas sinusoïdale selon la variation de l’épaisseur de
l’entrefer. La f.é.m induite dans un conducteur la même forme que l’induction (figure I.6). Ce
qui rend le rapport entre la valeur efficace et maximale différent à √ . En plus, le facteur de
bobinage donné précédemment est calculé sous l’hypothèse que la forme d’onde de la f.é.m
n’est plus valable. En pratique, on donne la valeur efficace de la tension par phase par :
(II.7)
Avec le facteur est dit le coefficient de KAPP. Il tient compte à la fois de la répartition
non sinusoïdale du flux et le décalage entre les bobines d’une phase. En général, le
coefficient de KAPP appartient à l’intervalle [ ] pour les machines triphasées.

Remarque :
Le coefficient de KAPP est plus élevé dans le cas du triphasé que dans le cas du monophasé.

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

IV. Réaction Magnétique d’induit


Lorsque la machine synchrone est en charge, les enroulements de l’induit sont traversés par
des courants triphasés et créent un champ magnétique tournant à la fréquence de
synchronisme. Ce champ s’ajoute vectoriellement à chaque instant à celui de l’inducteur, qui
tourne à la même vitesse. Le champ résultant, et le flux résultant sont modifiés, ce qui
entraîne une modification de la f.é.m induite. Similairement à la machine à courant continu,
ce phénomène est dit la réaction magnétique d’induit. Mais dans ce cas, elle est difficile à
étudier car la position de l’axe du flux de réaction magnétique par rapport à celui du flux
inducteur est variable selon la charge ce qui rend la compensation n’est pas réalisable.
NB : Dans ce qui suit et pour raison de simplification, nous supposerons que la machine
synchrone est bipolaire pour pouvoir confondre angle électrique et angle mécanique.

Pour analyser correctement les conséquences réelles de la réaction d’induit, nous devons tenir
compte de la charge surtout dans le cas de l’alternateur. Nous analyserons donc le phénomène
sur charge résistive, sur charge inductive et sur charge capacitive.

IV. 1. Cas d’une charge résistive


Prenons comme hypothèse que la charge est du type résistive. Ce type de charge nous dit que
le courant est donc en phase avec la tension d’induit. Si la tension est maximum, le courant est
donc maximum. Hors la tension sera maximum lorsque le pôle nord est en face au second coté
de la bobine.
D’autre coté, le sens de la f.m.m d’induit est perpendiculaire à l’axe de la section 1-1’. Nous
pouvons donc résumer cette position sur le dessin ci-dessous.

n
1

S 1 1’

S N
s

⃗⃗
N

⃗⃗

1’

Figure II.11. Position relative du flux inducteur et le flux de réaction d’induit pour une charge résistive

9
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

Les axes des deux f.m.m sont donc décalés d’un angle de . La réaction d’induit est dite
transversale.

IV. 2. Cas d’une charge inductive


Prenons comme hypothèse que la charge est purement inductive. Ce type de charge nous dit
que le courant est donc en quadrature arrière par rapport à la tension d’induit. Pour avoir un
courant maximum, la tension doit être minimum (le courant est en quadrature arrière par
rapport à la tension). Ainsi, le pôle nord est perpendiculaire à l’axe de la section 1-1’ de sorte
que le flux inducteur sera maximum. Nous pouvons donc résumer cette position sur le dessin
ci-dessous.

1 1’
1

N S

N S

⃗⃗ ⃗⃗
1’

Figure II.12. Position relative du flux inducteur et le flux de réaction d’induit pour une charge capacitive

Les axes des deux flux sont décalés d’un angle de . La f.m.m de réaction d’induit est dite
longitudinale donc de même axe que la f.m.m inductrice mais de sens inversé. La réaction est
dite démagnétisante.

IV. 3. Cas d’une charge capacitive


Prenons maintenant comme hypothèse que la charge est purement capacitive. Ce type de
charge nous dit que le courant est donc en quadrature avance par rapport à la tension d’induit.
Pour avoir un courant maximum, la tension doit être minimum (le courant est en quadrature
avance par rapport à la tension). Ainsi, le pôle nord est perpendiculaire à l’axe de la section 1-
1’ de sorte que le flux inducteur sera minimum. Nous pouvons donc résumer cette position sur
le dessin ci-dessous.

10
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

1 1’
1

S N

S N

⃗⃗

1’ ⃗⃗

Figure II.13. Position relative du flux inducteur et le flux de réaction d’induit pour une charge capacitive

Les axes des deux flux sont confondus. La f.m.m de réaction d’induit est dite longitudinale
donc de même axe que la f.m.m des pôles inducteurs et de même sens. La réaction est dite
magnétisante.

IV. 4. Cas d’une charge quelconque

Dans la pratique, la charge ne doit pas être inductive ou capacitive pure et le déphasage du
courant sur la f.é.m sera donc compris entre -90 et 90°. L’angle entre la f.m.m des pôles
inducteurs et la f.m.m de l’induit sera compris entre 0 et 180°. Nous procédons dans ce cas à
décomposition du vecteur de la f.m.m de l’induit en deux composantes. La première sera
alignée selon l’axe transversal et la deuxième sera alignée selon l’axe longitudinal.

1 1’ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗
S N
s ⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗

Figure II.14. Position relative du flux inducteur et le flux de réaction d’induit pour une charge quelconque

11
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

V. Circuit électrique équivalent de la machine synchrone

V. 1. Marche à vide de la MS : Courbe de saturation


La figure suivante montre une MS bipolaire (p=1) tournant à vide à une vitesse constante
(vitesse de synchronisme). L’enroulement inducteur est alimenté par une source de tension
continue assurant un courant d’excitation ‘J’ réglable.
1

E
n

2
N
J
3

Figure II.15. marche à vide de la machine synchrone

Supposant qu’on augmente le courant d’excitation tout en observant la tension entre une
phase et le neutre qui vaut la f.é.m ‘E’ donnée par l’équation II.7 ( elle est liée au flux crée
par le courant d’excitation). On constate que la f.é.m augmente d’abord proportionnellement à
l’excitation (zone linéaire). Cependant au fur à mesure que le flux augmente, le circuit
magnétique commence à se sature, et la tension croît de moins en moins pour une même
augmentation de l’excitation (zone de saturation). Si on trace la courbe de variation de la
f.é.m en fonction de l’excitation, on obtient la caractéristique à vide (figure II.16) qui est dite
aussi la courbe de saturation.
Aucun courant ne circulant dans les enroulements statoriques, le flux ne dépend que des
ampère-tours créés par le courant circulant dans l’enroulement inducteur ( noté J dans tout ce
qui suit, la force magnétomotrice étant notée ). A des constantes multiplicatives près, la
courbe ( ) est évidemment identique à la caractéristique à vide ( ) de la machine
synchrone, mais il faut bien se rendre compte que cette caractéristique n'est en fait que la
traduction de la caractéristique du circuit magnétique de la machine, et qu'elle reste utilisable
quelque soit le fonctionnement de la machine (moteur ou alternateur et à vide ou en charge).

12
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

[ ]

[ ]
Figure II.16. Caractéristique à vide d’un alternateur de 36MW ayant une tension nominale de 12kV

Etant donné que les tensions induites et les flux à travers les spires sont des grandeurs
sinusoïdales de même pulsation, on peut leur associer des vecteurs de Fresnel (ou la notation
complexe). Pour le fonctionnement en alternateur, on utilise la convention générateur, qui
implique et un flux en avance de π/2 sur la tension (le même raisonnement
conduisant à un flux en retard de π/2 sur la tension pour la marche en moteur synchrone).
̅̅̅ ̅

̅
̅̅̅

Cas d’un alternateur Cas d’un moteur

Figure II.17. Position de la f.é.m par rapport au flux inducteur

V. 2. Marche en charge de la MS
La machine étant maintenant en charge, les courants circulants dans les enroulements
statoriques créent un champ supplémentaire, tournant à la même vitesse que celui généré par
le rotor et se superposant à ce dernier. Ceci a pour effet de modifier le flux utile, donc la
valeur de la f.é.m. induite, et constitue la réaction magnétique d'induit. Le phénomène est
analogue à celui qui se produit dans les machines à courant continu.
Il y a cependant une différence fondamentale par rapport à celles-ci. Dans le cas de la
machine à courant continu, le champ statorique présente un décalage constant par rapport au
champ rotorique et la réaction magnétique ne dépend donc que de l'intensité du courant
d'induit, ce qui permet de la compenser grâce à des enroulements auxiliaires. Dans le cas des
machines synchrones, par contre, la position du champ statorique dépend également du

13
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

déphasage existant entre les courants et les tensions. La compensation par "construction" n'est
donc pas possible, et il faut s'attendre a priori à des variations importantes de la tension aux
bornes de la charge lorsque celle-ci évolue. On distingue les cas suivants :
- Dans le cas de charge capacitive pure (figure II.18.a), le flux de réaction d’induit ̅̅̅̅ est
magnétisant (de même sens que le flux inducteur ̅̅̅̅).
- Dans le cas de charge inductive pure (figure II.18.b), le flux de réaction d’induit ̅̅̅̅ est
démagnétisant (de même axe que le flux inducteur ̅̅̅̅ mais de sens différents).
- Dans le cas de charge résistive pure (figure II.18.c), le flux de réaction d’induit ̅̅̅̅ est en
quadrature avance par rapport au flux inducteur ̅̅̅̅.
- Dans le cas de charge quelconque (figure II.18.d), le flux de réaction d’induit ̅̅̅̅ est en
avance d’un angle par rapport au flux inducteur ̅̅̅̅. Le flux de réaction est
décomposé en deux composantes. Une composante longitudinale ̅̅̅̅̅̅̅ de même axe que le
flux inducteur et l’autre transversale ̅̅̅̅̅̅ (en quadrature avance) par rapport au flux
inducteur ̅̅̅̅. L’angle est négative lorsque la charge est capacitive et est positive lorsque
la charge est inductive.

̅̅̅ ̅̅̅ ̅̅̅

̅̅̅
̅ ̅ ̅
̅̅̅
(a) ̅̅̅ (b) (c)

̅̅̅

̅̅̅̅̅̅
̅

̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅̅

(d)

Figure II.18. Position de la f.é.m par rapport au flux de réaction d’induit

Dans tous les cas, c’est le flux résultant ̅̅̅ (la somme vectorielle des deux flux, le flux
inducteur ̅̅̅ et le flux de réaction d’induit ̅̅̅) qui induit une f.é.m résultante ̅̅̅ différente de
la f.é.m à vide ̅ lorsque le flux inducteur agissait seul. La valeur efficace de la f.é.m reste
similaire à l’équation II.7 mais fonction du flux résultant au lieu du flux inducteur. On donne :

(II.8)
Remarque :
Dans le cas d’une machine à pôle saillant, le trajet du flux dépend de la position des pôles
inducteurs. Suivant l’axe transversal, l’effet du flux de réaction d’induit est moins important

14
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

car l’entrefer est plus grand. Ainsi, la composante du flux de réaction transversal n’agit pas
complètement. Seule une partie de cette composante (multipliée par un coefficient de
réduction ) qui s’ajoute à la composante longitudinale pour former la résultante.
̅̅̅
̅̅̅ ̅̅̅
̅̅̅ ̅̅̅
̅̅̅
̅̅̅ ̅̅̅
̅ ̅̅̅ ̅̅̅
̅ ̅
̅̅̅
(a) ̅̅̅ (b) (c)

̅̅̅ ̅̅̅
̅̅̅ ̅̅̅
̅̅̅
̅̅̅̅̅ ̅
̅

̅̅̅ ̅̅̅̅
̅̅̅
(e)
(d)

Figure II.19. Représentation du flux résultant

V. 3. Equation générale régissant le fonctionnement de la MS


Dans tout ce qui suit, nous supposerons que la MS fonction en alternateur (nous arriverons
ensuite au fonctionnement moteur) et nous raisonnerons sur un seul enroulement de la
machine, supposée couplé en étoile. Les autres phases sont décalées à 120° et 240°
successivement. Dans chaque phase, le flux ̅̅̅̅ engendre une f.e.m ̅̅̅ qui diminuée de la
chute résistive et la chute inductive du flux de fuite donne la tension ̅ aux bornes de la
machine. En désignant par la résistance de l'enroulement et par son réactance de fuite,
nous aurons :
̅̅̅ ̅ ̅ ̅ (II.8)
Cette équation peut se traduit par le circuit électrique et le schéma équivalents suivants.

̅
̅̅̅

̅̅̅ ̅
̅
̅ ̅

Figure II.20. Représentation du circuit électrique équivalent

Ce circuit permet alors de calculer la valeur de Er, ou, réciproquement, à partir de conditions
de fonctionnement données, de déterminer la valeur du courant inducteur permettant de
réaliser ces conditions.

15
Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

VI. Diagrammes de la machine synchrone

VI. 1. Diagramme de BEHN-ESCHENBURG


Ce diagramme est utilisé pour une MS à pôle lisse en régime linéaire (pas de saturation du
circuit magnétique). Les flux engendrés par les courants inducteur et induit sont indépendants.
Ce qui permet de raisonner directement sur ces derniers en définissant :
- Le flux inducteur, créé par le courant d’excitation ne proportionnel à ce dernier, et est
le même qu'à vide qu'en charge (en d'autres termes, c'est le flux ̅ évoqué plus haut).
- le flux de réaction d’induit, créé par le courant d’induit, proportionnel lui aussi au
courant , où est le coefficient d’équivalence qui permet de ramener le courant
induit à celui de l’inducteur.
Définition :
Le coefficient d’équivalence est un facteur tel que « » Ampères du courant d’induit
produisent le même flux que « » Ampères de l’inducteur.
D’une part, les flux et ainsi les f.é.m sont proportionnels aux courants qui les créent comme
suit :
, ( ) et avec ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ et la relation entre les 3 f.é.m est :
̅̅̅ ̅ ̅ (II.9)
En s’opposant sur cette équation et l’équation II.8, nous construisons le diagramme vectoriel
de la figure II.21.a. Alors que la superposition des diagrammes équivalent aux équations II.8
et II.9 donne le diagramme de la figure II.21.b.

̅̅̅
̅ D
̅
̅
̅̅̅ ̅ ̅̅̅
C

̅
A
O
̅̅̅ ̅ ̅
B
̅̅̅

(a) (b)

Figure II.21. Représentation du flux résultant

Sachant que : ( ) ( ) et en posant , l’équation générale


régissant la MS devient :
̅ ̅ ̅ ̅ (II.9)
Alors que le diagramme est donné par la figure II.22 en montrant que les points O, A, B et D.
Ce diagramme est le diagramme de Behn-Eschenburg dit aussi diagramme à une seule
réactance. On représente aussi sur cette figure le circuit monophasé correspondant.

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

est dite la réactance synchrone. Elle tient compte de la totalité des chutes inductives. A
savoir, la chute inductive due à l’inductance du flux de fuite et la réaction du flux d’induit.
̅ D
̅

̅
̅ ̅
A
̅
O ̅ B

Figure II.22. Diagramme de Behn-Eschenburg et le circuit électrique équivalent

On peut déterminer la valeur de la réactance X au moyen d’un essai à vide et un essai en


court-circuit. Lors de l’essai à vide, l’alternateur est entraîné à la vitesse nominale et le
courant d’excitation est ajusté de façon à produire la tension nominale En entre ligne et neutre.
On note alors la valeur du courant d’excitation Jxn correspondant. Ensuite, l’excitation est
réduite à zéro, les trois bornes du stator sont mises en court-circuit, et on mesure le courant
Icc circulant dans les phases du stator pour la vitesse de rotation nominale et l’excitation Jxn.
La valeur de la réactance synchrone est alors :
(II.10)

En court-circuit, l’équation de la MS est :


̅̅̅ ( )̅̅̅̅ D’où √

En négligeant R devant X, nous retrouvons la valeur calculée par la méthode décrite ci-dessus.
̅̅̅̅

̅̅̅

Figure II.23. Circuit électrique en court-circuit équivalent

Remarque: Vu la simplicité des calculs et le nombre restreint d'essais préliminaires à


effectuer, on utilise assez souvent cette méthode, et ceci, même lorsque les conditions de non
saturation ne sont pas vérifiées. Il est évident que, dans ce cas, les résultats ne peuvent être
qu'approximatifs. En particulier, la réaction magnétique n'est plus proportionnelle au courant,
mais croît moins rapidement que ce dernier, ce qui entraîne une variation de tension plus
faible que celle prévue par le modèle de Behn-Eschenburg. Il est cependant possible de
remédier partiellement à ce défaut en prenant pour la réactance une valeur déterminée dans
la partie saturée de la caractéristique à vide.

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

VI. 2. Diagramme de POTIER


Ce diagramme est utilisé pour une MS à pôle lisse en tenant compte de la saturation du circuit
magnétique. On trace d’abord le diagramme donnant la f.é.m résultante. Ensuite, on lit le
courant réel correspondant à depuis la caractéristique à vide. On trace le vecteur ⃗⃗⃗⃗
parallèle à l’axe aligné selon le vecteur prolonge qui est perpendiculaire au vecteur
courant . On trouve donc le vecteur allant de l’équation ⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ . Le sens du vecteur ⃗
est le même que le vecteur et le module sera déduit de la caractéristique à vide.
̅

̅
̅̅̅ ̅
̅
̅
̅
̅

Figure II.24. Représentation du diagramme de Potier


Remarque: Si on ne tenait pas compte de la saturation, on retrouvera exactement le
diagramme à réactance synchrone.
Afin de déterminer les paramètres de ce diagramme, on mesure la résistance et on relève :
- La caractéristique à vide ( ) à la vitesse nominale.
- La caractéristique en court-circuit ( ) à la vitesse nominale.
- Un point de l’essai en déwatté ( ) à la vitesse nominale.
Les courants et les tensions des deux derniers essais doivent être proches à ceux de la pleine
charge.
Lorsqu’on débite sur une charge très inductive (essai en déwatté), et puisque la résistance de
l’enroulement d’une phase est faible devant la réactance de la charge (figure II.25), nous
admettons que : et car les trois vecteurs ⃗ , et ⃗ ainsi que , ⃗⃗⃗
et ⃗⃗⃗⃗ ont presque la même direction.

̅ ̅
̅
̅
Figure II.25. Représentation vectorielle dans le cas d’une charge très inductive
En court-circuit, On suppose que ces deux dernières relations restent valables :
et (II.11)
Ces approximations seront plus exactes si la résistance de l’enroulement d’une phase était
plus faible.
Sur la caractéristique à vide ( ), on pointe le point Md de coordonnés ( ) correspondant
à l’essai en déwatté dont le courant absorbé est . Une translation horizontale de ’ ’ fait
passer de Md au point K de coordonnés ( ). Une translation verticale de
amène le point K vers le point L de coordonnés ( ) qui doit être un

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

point de la caractéristique à vide mais on ne sait pas où car ’ et ’ sont des paramètres
inconnus.
De l’essai en court-circuit, on détermine le courant d’excitation correspondant au courant
de court-circuit de valeur égale à . Ensuite, on pointe le point S de coordonnés ( ). Les
mêmes translations faites pour le point Md amènent le point S au point T puis à un point W de
la caractéristique à vide.
Puisque les triangles et sont égales. Le point L peut être déterminé par
l’intersection de la caractéristique à vide et le parallèle de sa partie linéaire passant par le
point N de coordonnés ( ). Ainsi, on peut déduire les paramètres ’ et ’
graphiquement de telle sorte que :
et (II.10)

( )

Md
N K

T S ( )

Figure II.26. Représentation de la détermination graphique des paramètres ’ et ’

VI. 3. Diagramme de KAPP

Ce diagramme est utilisé pour une MS à pôle saillant en régime linéaire où les f.é.m sont
proportionnelles aux courants d’excitation correspondants.

On construit d’abord la f.é.m ̅̅̅ donnée par l’équation II.8 qui est proportionnelle au courant
d’excitation ( ). Puisque la machine est à pôle saillant, la réaction de l’induit est
décomposée suivant les deux axes longitudinale et transversale (figure II.18) et ainsi la f.é.m
résultante peut être décomposée aussi selon ces deux axes.
- La f.é.m résultante selon l’axe longitudinale ( ) créé par la somme du flux inducteur et
le flux de réaction longitudinale (⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ), d’où ( ).
- La f.é.m résultante selon l’axe transversale ( ) créé par le flux de réaction transversale
(⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) qui est en quadrature arrière de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et est multipliée par le coefficient de réduction
, d’où ( ).

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

On trace donc le diagramme donnant la f.é.m résultante de la façon suivante :

̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅

̅ ̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅̅
̅

̅
̅
̅

Figure II.27. Représentation du diagramme de Kapp

On peut présenter le diagramme différemment car le but est de déterminer la f.é.m à vide et le
courant d’excitation correspondante de sorte d’on définit deux réactances comme suit :
et dite réactance synchrone longitudinale
et dite réactance synchrone transversale
La relation donnant la f.é.m à vide sera déduite du schéma ci-dessus comme suit :
̅ ̅ ̅ ̅̅̅̅̅̅̅̅ ̅̅̅̅̅̅̅̅ (II.10)
et le diagramme de Kapp correspondant sera représenté ainsi :

̅̅̅̅̅̅̅̅

̅
̅̅̅̅̅̅̅̅

̅
̅

Figure II.24. Formation de la f.é.m résultante


Remarques:
- Ce diagramme est dit aussi le diagramme à deux réactances synchrones.
- On vérifie que si le coefficient de réduction est pris égale à 1 (cas de la machine à pôle
lisse), on retrouvera bien le diagramme à réactance synchrone.
La determination des deux réactances synchrones se fait par l’essai de glissement. Il s’agit
d’alimenter l’enroulement du stator par une source triphasée équilibrée de valeur efficace et
de frèquence nominales. Le circuit du rotor étant ouvert, on entraîne la machine dans le sens

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

du champ tournant à une vitesse très proche de la vitesse synchrone. On relève le courant
statorique absorbé en fonction du temps ou bien les valeurs extrêmes du courant et .
Quand le champ tournant coïncide avec les pôles inducteurs, la valeur du courant donne :
√ (II.11)
Quand le champ tournant coïncide avec l’axe inter polaire, la valeur du courant donne :
√ (II.12)
( )

Figure II.25. Forme d’onde du courant observé aux bornes d’une phase durant l’essai de glissement

VI. 4. Diagramme de BLONDEL


Ce diagramme est utilisé pour une MS à pôle saillant en tenant compte de la saturation du
circuit magnétique. Blondel suppose que la f.é.m transversale est proportionnelle au
courant qui le crée (à cause du long trajet du flux dans l’air par rapport à l’autre selon l’axe
longitudinal). Donc la relation suivante reste valable.
( ) (II.13)
Avec est la réactance transversale.
On construit d’abord la f.é.m ̅̅̅ partant de l’équation II.8. Ensuite, on trace la f.é.m ̅̅̅̅ et ̅̅̅̅
exactement comme le cas du diagramme de Kapp. On aboutit au diagramme vectoriel
suivant :

Z
̅̅̅̅
̅̅̅̅
̅

̅
O ̅
̅

Figure II.26. Première étape pour la construction du diagramme de Blondel

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

Ainsi, on abtenu la direction de la f.é.m ̅ qui est la même que la f.é.m ̅̅̅̅. Maintenant depuis
la caractéristique à vide, on lit la valeur de correspondante. Pour arriver à l’excitation , on
ajoute à le courant nécessaire pour compenser la réaction longitudinale.
(II.14)
D’où la valeur de la f.é.m correspondante à ce courant tirée de caractéristique à vide.
Pour la determination des paramètres de ce diagramme,on déduit et de la même manière
que le diagramme de Potier en supposant qu’en court-circuit est voisin de ce qui rend la
réaction transversale n’intervient pas. La détermination de la réactance repose sur l’éssai de
glissement de la même manière que le diagramme de Kapp car le diagramme de Blondel
néglige la saturation selon l’axe transversal.

Bibliographie
- G. Séguier, F. Notelet, ’’Electrotechnique industrielle’’. Téch et Doc, 1987.
- T. Wildi, ” Electrotechnique ”. 2ème édition, Presses de l'université de Laval.
- J. SAINT-MICHEL, ”Bobinage des machines tournantes à courant alternatif”. Techniques de
l’Ingénieur, D 3 420, traité Génie électrique.
- Luc Lasne, ”ÉLECTROTECHNIQUE ET ÉNERGIE ÉLECTRIQUE”. 2ème édition,
Dunod.
- Cours d’Electricité 2 — Électrotechnique ’’L’alternateur synchrone’’, I.U.T Mesures Physiques
— Université Montpellier 2, Année universitaire 2008-2009

Sommaire

I. Introduction ......................................................................................................................... 1
II. Organisation de la machine synchrone ........................................................................... 2
II. 1. Stator .............................................................................................................................. 2
II. 2. Rotor ............................................................................................................................... 3
II. 3. Types d’excitations des machines synchrones ............................................................... 5
II. 4. Symboles électriques ...................................................................................................... 6
III. Force électromotrice des enroulements à courant alternatif ........................................... 6
III. 1. F.é.m d’un enroulement à un encoche par pôle et par phase ....................................... 6
III. 2. F.é.m de l’enroulement à plusieurs encoches par pôle et par phase ............................ 8
III. 3. Effet de la répartition non sinusoïdale du flux ............................................................ 8
IV. Réaction Magnétique d’induit ........................................................................................ 9
IV. 1. Cas d’une charge résistive ........................................................................................... 9
IV. 2. Cas d’une charge inductive........................................................................................ 10
IV. 3. Cas d’une charge capacitive ...................................................................................... 10
IV. 4. Cas d’une charge quelconque .................................................................................... 11
V. Circuit électrique équivalent de la machine synchrone ................................................ 12
V. 1. Marche à vide de la MS : Courbe de saturation .......................................................... 12

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Chapitre II Machine Synchrone : Principes et Diagrammes

V. 2. Marche en charge de la MS ......................................................................................... 13


V. 3. Equation générale régissant le fonctionnement de la MS ............................................ 15
VI. Diagrammes de la machine synchrone ......................................................................... 16
VI. 1. Diagramme de BEHN-ESCHENBURG .................................................................... 16
VI. 2. Diagramme de POTIER............................................................................................. 18
VI. 3. Diagramme de KAPP ................................................................................................ 19
VI. 4. Diagramme de BLONDEL ........................................................................................ 21

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