Chap 1
Chap 1
1- GENERALITES :
Grâce aux progrès réalisés dans le domaine de la mise en forme des métaux durant les trois
derniers siècles, le fer et l'acier ont progressivement remplacé le bois et le ciment comme
matériaux structuraux de base. Malgré leurs hautes caractéristiques, les structures réalisées à
partir de ces matériaux ont connu des accidents importants dès le milieu du 19ème siècle
.L’origine de ces accidents était la rupture inattendue de composants critiques de ces
structures. L’un des premiers incidents enregistré sur une structure importante fut la rupture
d’une chaîne du pont suspendu Montrose en Mars 1830 en Grande Bretagne. Depuis, il y a eu
un nombre important d’effondrements de ponts, dont le King’s Bridge à Melbourne (1962) ou
encore le Point Pleasant Bridge en Virginie (1967). Les accidents ferroviaires dus à une
rupture brutale des essieux, des roues ou encore des rails ont également été très nombreux.
Entre 1860 et 1870, le nombre de personnes victimes d’accidents de train en Grande Bretagne
s’élevait environ à 200 par an. De nombreux accidents intervinrent également sur des
pipelines, des pétroliers, ou encore sur des avions. En 1950, 2 avions se sont brisés à haute
altitude à cause d’un problème de rupture par fatigue sur les trous des rivets près des hublots,
lesquels étaient de forme carrée ! Ces risques d’accidents étaient d’autant plus grand que
l’utilisation d’alliages à hautes caractéristiques mécaniques (ténacité, rigidité…), permettant
la réalisation de structures de plus en plus complexes et sollicitées, a énormément augmenté.
En fait, les estimations de tenue des structures, fondées sur les caractéristiques mécaniques
classiques, ne tenaient pas compte de la ténacité des matériaux en conditions réelles de
service, et les chercheurs étaient alors incapables d’expliquer le phénomène de rupture
brusque sous des sollicitations bien inférieures à celles de la limite d’élasticité .Si Griffith est
souvent cité comme le premier chercheur à avoir introduit la mécanique de la rupture (en tant
que science), ces travaux restent basés sur des études antérieures. On peut notamment citer
l’article de Wieghardt, paru en 1907 et traduit en anglais [Wieghardt1995] , dans lequel
l’existence de la singularité du champ des contraintes en pointe de fissure dans un matériau
élastique linéaire fut reconnue.
Cette branche de la mécanique étudie l’apparition et la propagation des fissures dans les
matériaux. Les travaux fondateurs de cette science sont dus à Griffith (1920), Irwin et Rice
(années 1950-1960). Cette théorie postule l’existence d’une énergie de cohésion, qui ne
dépend que du matériau. Lorsqu’une fissure se propage, l’énergie libérée par la structure est
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
La plupart des fissurations sont dues à des phénomènes physiques (retrait, dilatation)
concernant les matériaux soumis à différents types de sollicitations, il faut distinguer
les fissures superficielles ou faïençage et les fissures actives (évolutives).
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
[Link] de fissures :
1- Les fissures de décollement entre différentes natures de matériaux (par exemple entre une
ossature béton armé et les remplissages en maçonnerie d'éléments).
2- Les fissures de rupture qui peuvent être traversantes (ou partielles) et qui correspondent à
une sollicitation excessive (contrainte de traction ou de cisaillement supérieure
aux "possibilités" du matériau).
Dans certains cas (enduit, revêtements), la fissure est transmise par le support (mur)
au revêtement qui se fissure à son tour. Dans d'autres cas les fissures (généralement plus
fines) ne concernent que les enduits ou revêtements.
D'autre part, dans l'évolution des fissures, une fissure peut, dans un premier temps, ne pas être
traversante et en stade final affecter la totalité de l'épaisseur de la paroi.
1- Toute fissure constitue le signe d'une première manifestation de désordres possibles, c'est
ce qui explique, dans une certaine mesure, les préocupations des constructeurs.
2- Mais toutes les fissures ne sont pas dangereuses et ne présentent pas toutes la même
gravité vis-à-vis de la destination des ouvrages.
- fissures permettant des infiltrations d'eau dans des ouvrages qui sont destinés à être
étanches ou à contenir des fluides (liquides ou gaz);
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
1.3.1. Orientation:
- verticale;
- horizontale;
- quelconque.
- rectiligne;
- courbé;
- quelconque;
1.3.3. Emplacement
Il faut effectuer un repérage dans l'élément considéré (mur, cloison, etc.) La situation de la
fissure correspond alors :
- partie moyenne,
- partie supérieure.
- zone médiane,
- emplacement divers.
1.3.4. Importance
- en longueur ou développé
- par rapport au plan de l'élément: dans le plan, sans décalage ou avec décalage des
parties adjacentes.
1.3.5. Particularités:
- tâches (humidité);
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Préciser au bout d'une certaine période (à partir de leur apparition) si ce sont des
fissures "stables ou stabilisées".
La stabilisation peut être immédiate (rapide) ou plus lente (après une période déterminée ou
une variation climatique saisonnières).
Une fissure est dangereuse selon la façon dont elle évolue. C'est à dire:
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Pour choisir les techniques de réhabilitation des collecteurs d’assainissement, une bonne
connaissance des dégradations ainsi que leur origine s’avère nécessaire. Afin d’établir un bon
diagnostic de l’état physique de l’ouvrage et aboutir au choix d’une méthode de réhabilitation,
les observations et mesures d’auscultation sont réalisées à l’aide de différentes techniques et
méthodes adaptées aux besoins.
Normalement un ouvrage doit être visité au moins tous les cinq ans, sans dépasser le délai de
dix ans. S’il n’y a pas de constatations au niveau de l’état de l’ouvrage et de son
fonctionnement, il sera classé « sans suite » et reste inscrit dans le cycle régulier des visites.
Dans le cas contraire, l’établissement d’un prédiagnostic sera nécessaire. Ce
prédiagnostic conclut, soit à la mise sous surveillance de l’ouvrage et l’évaluation périodique
de l’évolution des dégradations observées, soit à la nécessité d’effectuer des investigations
complémentaires (essais in situ), afin d’évaluer des paramètres bien définis, dans des zones
déterminées.
Le programme d’auscultation doit être établi soit par les techniciens spécialisés du
gestionnaire, soit par un bureau d’études extérieur spécialisé. Il comprend généralement
des mesures simples caractérisant l’ouvrage dans son ensemble (mesures géométriques,
sondages et essais au laboratoire) et des mesures complémentaires dans les zones critiques.
Les anomalies doivent être qualifiées en terme de nature du défaut et quantifiées en terme de
forme et d’orientation. Les résultats des visites sont exploités en analysant les dégradations
relevées sur l’ouvrage et la recherchesur site des éventuelles corrélations avec
l’environnement proche de celui-ci.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
- la profilométrie optique et laser, qui permet l’enregistrement des profils en temps réel
- la topographie, qui permet d’effectuer des mesures et représenter sur un plan ou une
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
D’autres méthodes sont utilisées, il s’agit des méthodes électriques, qui consistent à la
mesure de la résistivité des sols encaissants les ouvrages d’assainissement. Des informations
sont obtenues à partir d’un dispositif de mesure multi-électrodes en courant continu ou
alternatif et l’enregistrement des différences de potentiels
• Détecter les différentes anomalies que peuvent présenter les terrains encaissants ;
Les sondages carottés sont des reconnaissances destructives. Cela consiste à percer le
revêtement à l’aide d’un matériel spécialement adapté aux ouvrages souterrains. Ces sondages
sont fortement recommandés pour l’étalonnage des reconnaissances non
destructives, notamment le radar.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
A partir des travaux de Kachanov [1] en 1958, qui a introduit une variable
d’endommagement pour décrire la détérioration des matériaux par son effet sur les
caractéristiques élastiques, sous sollicitation unidimensionnelle, cette notion par la suite
été généralisée sur la base de la thermodynamique des processus irréversible (Lemaître et
Chaboche [3]). Dans Lemaître et Chaboche [3], l’endommagement est représenté comme la
conséquence d’une diminution de la section utile d’un volume élémentaire
représentatif (VER) du matériau suffisamment grand pour qu’il puisse être considéré
comme homogène et suffisamment petit pour qu’il puisse être considéré comme un point
matériel. L’endommagement qui est décrit par une variable scalaire
(endommagement isotrope), représente la diminution de la section utile par rapport à la
section totale en un point de la structure et donc :
D 1 (1.1)
Avec ʗ le tenseur d’élasticité du matériau sain, σ et sont les tenseurs des contraintes et des
déformations de ce matériau.
La valeur de la variable D varie entre 0 pour le matériau non endommagé et 1 lorsque celui-ci
est complètement endommagé mais pour laquelle reste à postuler une loi d’évolution. Sur la
base de cette théorie, de nombreux modèles ont été développés. Selon l'objectif à
atteindre lors de la modélisation et lors de l'établissement des hypothèses.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Le mode I est le plus important parce qu’il contrôle souvent la rupture. Irwin et Williams
[7,8]
Mode I : mode d’ouverture de la fissure, où les déplacements aux lèvres de la fissure sont
perpendiculaires à la direction de propagation.
Mode III : mode de cisaillement hors du plan (anti-plan), où les déplacements aux
lèvres de la fissure sont parallèles fond de la fissure.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
⋯ (1.3)
√
√ (1.4)
La remarque la plus importante de l’analyse de Westergaard et al.[8, 6] c’est que toutes les
neuf composantes du tenseur de contrainte, ainsi que toutes les composantes du tenseur
des déformations, sont entièrement définies par un seul constant, autrement dit, si
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
est connu pour une situation donnée, toutes les contraintes et les déformations à la proximité
de la pointe de la fissure peuvent être calculées a partir de l’équation (1.3).
Noté G, le taux de restitution d’énergie [5] représente l’énergie nécessaire pour faire
progresser la fissure d’une longueur unité, il correspond à la décroissance de l’énergie
potentielle totale Wp pour passer d’une configuration initiale avec une longueur de fissure a à
une autre ou la fissure est propagée d’une longueur da :
: 1.7
1.5 Ω
1.6 . 1.8
Ω
Irwin [7] a montré que les approches énergétiques et celles basées sur l’intensité de
contrainte sont équivalentes, en utilisant le champ des contraintes dans la zone
singulière et la loi de comportement élastique linéaire, il est possible de relier le taux de
restitution d’énergie avec les
1.9
′
′
′
1.10
é
1
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Toutes les analyses ci-dessus, pour la mécanique de la rupture ne sont strictement valables
que pour des matériaux isotropes, qui se comportent d’une manière parfaitement linéaire
élastique. Quand il y a une petite quantité de déformation plastique à la pointe de la fissure la
mécanique linéaire de rupture (LEFM linear elastic fracture mechanics) donne une bonne
approximation du comportement de ces matériaux.
1.11
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
(1.12)
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
La modélisation des discontinuités représente toujours un défi d’un point de vue numérique.
Si on veut modéliser les fissures par la méthode des éléments finis classique (MEF), le
maillage EF doit se conformer avec la géométrie de la fissure, de plus, afin de
déterminer le vrai champ de contrainte et de déformation autour de la pointe de la fissure,
on a besoin de raffiner le maillage dans cette zone. De nombreuses méthodes ont été
proposées et développées pour surmonter cette difficulté :
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Une technique de remaillage est traditionnellement utilisée pour modéliser la fissuration dans
le cadre de la méthode des éléments finis standard (Swenson et Ingraffea 1988 [17]),
lorsque un remaillage se fait au voisinage de la fissure pour aligner les bords de l’élément
avec les lèvres de la fissure, cela devient assez lourd dans le cas d’une évolution quasi-
statique ou bien une propagation dynamique des fissures, où à chaque fois on a un
nouveau maillage, alors tous les calculs doivent être répétés plusieurs fois, ces algorithmes
de remaillage sont souvent complexes et délicats à mettre en œuvre.
Les modèles cohésifs ont d’abord été utilisés pour étendre la compréhension des
processus de rupture. Ainsi ils ont été introduits par Dugdale [5] (description de la plasticité à
proximité de la pointe de fissure (plasticité parfaite)) et par Barenblatt [18] (loi Traction
vs. Ouverture pour la décohésion des réseaux atomiques) afin de caractériser les
champs de contraintes et de déformations en pointe de fissure dans les solides
élastiques linéaires. Hillerborg [19] fut le premier à proposer plusieurs formes de loi
cohésive et à en étudier l’influence sur les résultats de calcul par éléments finis.
Les modèles de zone cohésive (CZM pour cohesive zone models) peuvent être considérés
comme une amélioration de la théorie de Griffith (mécanique linéaire de la rupture)
quant à son incapacité à décrire d’une part l’initiation de fissures (en l’absence de
fortes singularités géométriques), et d’autre part à prendre en compte la présence des zones
de microfissurations qui se développent en amont de la pointe de fissure. En effet dans
le cas des matériaux quasi-fragiles comme le béton, cette zone (encore appelée fracture
process zone) dans laquelle le matériau subit des dommages adoucissants, a une taille non
négligeable par rapport aux dimensions de la structure considérée.
Les modèles cohésifs reposent sur l’hypothèse que la zone de microfissuration peut être
décrite comme une interface fictive le long de laquelle le champ de déplacement peut
admettre des discontinuités, tout en continuant à transmettre des efforts. Cette zone cohésive
constitue alors une zone de transition entre le matériau sain et le matériau rompu (Fig.1.4).
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Parmi les modèles proposés, le modèle de Hillerborg et al [20], est le plus utilisé. Ce modèle
prend en compte l'énergie dissipée par microfissuration au voisinage de la pointe de
fissure. Nous en donnons une brève description dans ce qui suit.
Afin de prévoir le comportement du matériau fissuré, il reste à postuler une loi d’évolution
pour la propagation de la fissure, tout comme il est nécessaire de postuler une loi
d’évolution pour la variable d’endommagement D en mécanique de l’endommagement.
Pour la mécanique de rupture, l’approche est toute différente de la mécanique de
l’endommagement qui est continue et où la non-linéarité vient plus simplement de la
dépendance de la loi d’évolution de D des déplacements et contraintes. Le modèle le plus
commun pour la rupture instable est simplement de postuler qu’elle se produit quand le
facteur d’intensité de contrainte k dépasse une certaine valeur critique k appelée ténacité
(valeur expérimentale), qui dépend du matériau et de l’environnement.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Pour le cas ou le matériau est chargé en mode I, la propagation suit l’axe de la fissure. Alors
que pour un chargement en mode mixte (mode I et mode II par exemple) en plus
d’un critère de propagation de fissure il est nécessaire de déterminer la direction de
propagation. Plusieurs critères sont proposés pour déterminer cette direction comme le
critère de la contrainte circonférentielle maximale Erdogan et Sih [21]. Le principe de cette
méthode dit que la fissure se propage dans la direction ou la contrainte tangentielle égale à
Zéro.
k θ 3θ k θ 3θ
σ Ɵ sin sin sin 3 sin 1.13
4√2πr 2 2 4√2πr 2 2
1
2 8 1.14
4
Pour la modélisation par zone cohésive (MZC), deux approches peuvent être utilisées pour
évaluer la propagation de la fissure. La première approche permet de mesurer la
contrainte principale à la pointe de la fissure, La propagation de la fissure se passe
alors quand la contrainte principale atteint la résistance à la traction du matériau. La
deuxième approche consiste à utiliser un critère qui évalue le facteur d'intensité de contrainte
pour le mode I ( ), la fissure se propage alors dans les conditions de chargement qui fait
zéro à la pointe de la fissure [22].
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
La méthode de l’élimination d’éléments est l’une des méthodes les plus simples pour simuler
les problèmes de propagation des fissures. Dans cette méthode, les discontinuités ne
sont pas modélisées explicitement, mais on attribue une valeur proche de zéro au
module de Young des éléments satisfaisant un critère de rupture donné. Cette méthode
dépend fortement de la taille de maillage (Beissel et al. [23], Song et al. [24]).
Afin d’améliorer les solutions fournies par la méthode des éléments finis, une méthode
numérique appelée méthode sans maillage a été développée [25], Elle est basée sur la
résolution de la forme faible des équations aux dérivées partielles par une méthode de
Galerkin comme en éléments finis mais par contre l’approximation du champ de déplacement
qui est construite pour être introduite dans la forme faible ne nécessite pas de maillage. Seul
un ensemble de nœuds est réparti dans le domaine et l’approximation du champ de
déplacement en un point ne dépend que de la distance de ce point par rapport aux nœuds qui
l’entourent et non de l’appartenance à un certain élément fini. En mécanique de la rupture,
la fissure se propage parmi cet ensemble de nœuds et la présence d’une fissure est
simplement prise en compte en diminuant le poids que possède un nœud sur
l’approximation du déplacement en un certain point si la ligne joignant ce nœud et ce point est
coupée par la fissure.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
1∀ ∈Ω 1.15
Si {Ф , } constitue une base de fonctions dont on espère être une bonne approximation locale,
on peut construire et ajouter à l'approximation l'ensemble de fonctions
{Ni Ф , }.Il faut toutefois être prudent car rien ne garantit que cet ensemble de fonctions
soit une base, et l'existence de deux fonctions trop proches peut conduire à un mauvais
conditionnement de la matrice à résoudre. Si cet ensemble constitue une base de fonctions
indépendantes, alors on peut enrichir l'approximation de la manière suivante :
, , 1.16
,
Cette équation (1.16) permet de se rendre compte que la fonction Ф peut être
exactement représentée grâce à la présence de la base de fonctions enrichis.
En pratique et pour des raisons de coût de calculs, on limite l'introduction de fonctions de la
base d'enrichissement aux sous-domaines Ωi, ∈ Ф où cela est nécessaire. IФ
représente par exemple l'ensemble des nœuds des éléments appartenant à la zone
que l'on souhaite enrichir. Ainsi on crée une couche d'éléments de transition pour lesquels
une partie seulement des nœuds est enrichie et qui ne vérifie donc plus vraiment la propriété
de partition de l'unité. Chessa démontre que le traitement de cette zone de transition a des
conséquences sur l'ordre de convergence de la méthode. L'auteur propose de masquer
l'influence des fonctions d'enrichissement en éliminant les termes indésirables introduit
par les fonctions d'enrichissement dans cette couche d'éléments de transition. Farhat
propose également un moyen de s'affranchir de cette zone de transition. L'auteur sépare
l'espace enrichi du reste du domaine et impose la continuité des champs aux frontières entre
ces deux sous-domaines avec des multiplicateurs de Lagrange.
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Chapitre1 : Présentation de la mécanique de la rupture
Conclusion
Cette étude bibliographie permet de fixer le cadre dans lequel s’inscrit notre sujet de mémoire.
D’un point de vue historique, le développement de la mécanique de la rupture et les travaux
suivis à l’issue de chaque période.
D’un point de vue théorique, nous avons pris une généralité sur les ruptures par fissuration,
ensuite une définition sur la rupture par fissuration, les deux types de fissure et les
deux modèles pour décrire la fissuration des structures et enfin les modes élémentaires
(mode I, mode II et mode III) de la fissuration.
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