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Cours 1

Le document présente une introduction aux ERP (Enterprise Resource Planning) et aux réseaux locaux industriels (RLI), en définissant un ERP comme un système intégré pour centraliser les données et automatiser les processus d'entreprise. Il décrit également les types de réseaux locaux, leurs topologies, ainsi que le protocole Ethernet, en soulignant l'importance de l'architecture et du câblage dans un environnement industriel. Enfin, il aborde le modèle OSI qui permet l'interconnexion de systèmes hétérogènes pour un échange d'informations efficace.

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Le document présente une introduction aux ERP (Enterprise Resource Planning) et aux réseaux locaux industriels (RLI), en définissant un ERP comme un système intégré pour centraliser les données et automatiser les processus d'entreprise. Il décrit également les types de réseaux locaux, leurs topologies, ainsi que le protocole Ethernet, en soulignant l'importance de l'architecture et du câblage dans un environnement industriel. Enfin, il aborde le modèle OSI qui permet l'interconnexion de systèmes hétérogènes pour un échange d'informations efficace.

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INTRODUCTION AUX ERP ET AUX RÉSEAUX

LOCAUX INDUSTRIELS

PARTIE I – INTRODUCTION AUX ERP

1. Définition d’un ERP

Un ERP (Enterprise Resource Planning), ou PGI – Progiciel de Gestion Intégré, est un


système informatique intégré permettant de :

✔Centraliser les données


✔ Piloter l’ensemble des processus d’une entreprise
✔ Automatiser les flux d’information

Il repose sur une base de données unique et adopte une architecture modulaire, où chaque
module correspond à un métier.

Objectif principal :

Assurer une information fiable, unique, cohérente et disponible en temps réel dans toute
l’entreprise.

2. Objectifs d’un ERP

Un ERP vise à :

 Intégrer tous les services de l’entreprise (Achat, Vente, Stock, Production…)


 Éliminer les redondances de données
 Standardiser les processus internes
 Automatiser les échanges d’informations
 Améliorer la prise de décision par des tableaux de bord fiables

3. Architecture générale d’un ERP

- Architecture modulaire

Module Fonction
Achats Gestion fournisseurs, commandes, réceptions
Ventes Devis, factures, clients
Stock Mouvements, inventaires
Comptabilité Journal, grand livre
RH Paies, contrats, planning
Production (GPAO) Ordonnancement, gammes, nomenclatures
- Architecture technique

Un ERP moderne repose sur :

 Une base de données centrale


 Un serveur d’application
 Une interface utilisateur (web, mobile, client léger)
 Des API pour la communication avec d’autres systèmes

4. ERP et Industrie 4.0

Les ERP modernes s’intègrent aujourd’hui dans les systèmes industriels via :

 MES (Manufacturing Execution System)


 Superviseurs (SCADA)
 Automates / Capteurs / Actionneurs

⭐ Le but : relier le monde informatique (IT) au monde industriel (OT)


Cette connexion s’effectue via les Réseaux Locaux Industriels (RLI).
PARTIE II – RÉSEAUX LOCAUX INDUSTRIELS

1. Introduction

Un réseau local industriel (RLI) désigne un ensemble d’équipements :

 ordinateurs
 automates programmables (API/PLC)
 capteurs
 actionneurs
 robots
 interfaces homme–machine (HMI)

interconnectés dans une zone géographique limitée afin d’échanger des données en temps réel.

2. Types de réseaux locaux

Type de Standard /
Principe de fonctionnement
Réseau Support

Le plus répandu. Utilise le protocole CSMA/CD


Ethernet IEEE 802.3 (Carrier Sense Multiple Access with Collision
Detection).

Développé par IBM. Structure en anneau où un


Token
IEEE 802.5 jeton unique circule, donnant le droit d'émettre à la
Ring
station qui le possède.

Utilise l'accès à jeton sur une topologie en bus ou en


Protocole
Token Bus arbre. Préféré pour les applications à caractère
déterministe
temps réel (accès déterministe impératif).

3. Topologie des réseaux

● Composants

 Composants de traitement : ordinateurs, capteurs, automates… Ce sont les entités


produisant et/ou consommant les informations qui circulent sur le réseau.
 Composants de routage : câbles, commutateurs, routeurs… Ils assurent la transition et
la circulation des informations échangées entre les composants de traitement
● Connexions

 Point-à-point
 Multipoints (shared medium)
 Simplex / Half-duplex / Full-duplex

● Architectures

 L’architecture physique définit la topologie physique d’interconnexion des


composants du réseau. Nous avons : la topologie Bus, Etoile, Anneau, Arbre, Graphe,
Maille
 L’architecture logique définit la topologie de circulation de l’information. Nous avons :
Ethernet, FDDI (Fiber Distributed Data Interface), Token Ring, Apple Talk.
 L’architecture logicielle définit les logiciels assurant l’acheminement des données.

4. Réseau Ethernet
4.1. Définition et concepts

Ethernet désigne un protocole de réseau local (LAN). Celui-ci se base sur des commutations
de paquets et sur des câbles en paires torsadées pour permettre de relier plusieurs équipements
entre elles.

4.2. Fonctionnalité

Le protocole Ethernet, normalisé comme IEEE 802.3, a fini par devenir omniprésent en
entreprise. Il repose sur une topologie physique et logique en bus : il y a donc plusieurs
machines connectées au même câble. Lorsqu’une machine A envoie une trame à une machine
B toutes les stations du réseau vont la recevoir, mais seulement la machine B la traite (les
autres l’ignorent).
Pour régler l’accès au canal physique, Ethernet utilise une technologie appelée Carrier Sense
Multiple Access with Collision Detection (CSMA/CD).

Quand une station doit envoyer des données, elle exécute l’algorithme CSMA :

• Elle commence par écouter le support de transmission pour savoir si une autre station
n’est pas déjà en train de transmettre ;
• C’est le cas, elle attend que le support se libère ;
• Quand le support est de nouveau disponible elle transmet sa trame.

Néanmoins, si deux stations, après s’être assurées que le canal est libre, commencent une
transmission au même moment elles provoqueront une collision qu’elles sauront toutefois
détecter en écoutant le support. Lorsqu’une collision se produit, la station émettrice d’une
trame lance la procédure de gestion des collisions :

• Elle continue la transmission à hauteur pour s’assurer que toutes les stations détectent
la collision ;
• Elle observe un temps de pause aléatoire dépendant du nombre de tentatives de
transmission ;
• Elle redémarre l’envoi de la trame.

La couche Ethernet ajoute à son SDU (Service Data Unit) 22 octets d’en-tête et 4 octets d’en-
queue, donc un total de 26 octets de PCI. Si le SDU encapsulé a une taille inférieure à 46 octets,
alors des 0 sont rajoutés à la fin de telle manière à atteindre cette taille minimale. Ces octets à
0000 0000 sont appelés octets de bourrage. La trame Ethernet a donc la structure suivante :

Où :

• Préambule : séquence de 7 octets à 1010 1010. Il permet la synchronisation des


horloges de l’émetteur et du récepteur ;
• SFD (Start Frame Delimiter) : un octet à 1010 1011 indiquant le début de la
trame ;
• DA : adresse MAC destination ;
• SA : adresse MAC source ;
• DL/Etype : si plus petit que 1 500 c’est la longueur des données (Ethernet I),
sinon c’est le type de la trame (Ethernet II). Par exemple 0800 correspond à
l’encapsulation d’un paquet IP ;
• FCS (Frame Check Sequence) : utilisé par le code polynomial.
Remarque : Le préambule et le SFD sont souvent considérés juste comme une phase de
synchronisation et donc extérieurs à la structure de la trame.

4.3. Architecture Ethernet

Le choix d'une topologie Ethernet dépend des exigences de l'architecture de


communication :

• Une communication en étoile offre une architecte très fiable ;


• Une architecture en boucle de chaînage est compétitive.

a. Ethernet à haut niveau de fiabilité


Une architecture Ethernet à haut niveau de fiabilité est tolérante aux pannes. Une architecture
Ethernet à haut niveau de fiabilité s'appuie sur un anneau principal tolérant aux pannes (en fibre
optique ou en cuivre) auquel tous les sous-systèmes sont raccordés par des commutateurs gérés.
Cette solution augmente la disponibilité des processus et leur confère un haut niveau de
redondance et de performance. Elle repose exclusivement sur des appareils exploitant des
protocoles Ethernet TCP (Transmission Control Protocol) ou Ethernet/IP natifs pour une
architecture de gestion de l'alimentation et de moteurs. Elle prend en charge les protocoles
RSTP (Rapid Spanning Tree Protocol : il détecte les topologies de réseau pour fournir une
convergence plus rapide et créer un réseau sans boucle) de manière optimale et couvre tous les
défauts détectés lors de la communication. Cette solution permet également aux installations de
surveillance de la consommation électrique d'utiliser de nouveaux appareils de communication
prenant en charge des serveurs web. Le schéma ci-dessous montre un exemple d'architecture à
haut niveau de fiabilité :
Le réseau Modbus est un protocole série communément utilisé dans les environnements
d’automatisation industrielle par des équipements de type SCADA, les interfaces homme-
machine (HMI), les serveurs OPC, les contrôleurs logiques programmables (PLC) ou encore
les unités de terminaux distants (RTU).

Le réseau ULP (Universal Logic Plig) : il permet de créer une solution de distribution
électronique, dotée de fonctions de comptage, de communication et d'exploitation pour des
disjoncteurs.

b. Architecture à communication en étoile

L'architecture à communication en étoile offre un haut niveau de fiabilité. Un réseau en étoile


est un réseau local (LAN) dans lequel tous les nœuds (c'est-à-dire les appareils) sont raccordés
directement à un nœud central commun (c'est-à-dire le commutateur géré). Chaque appareil est
raccordé indirectement à l'autre via le commutateur géré. Dans un réseau en étoile, un câble
défectueux isole l'appareil qui le relie au commutateur, mais seul cet appareil est isolé. Tous les
autres continuent de fonctionner normalement, sauf qu'ils ne peuvent plus communiquer avec
l'appareil isolé. Si un appareil est inopérant, aucun des autres ne sont affecté. Mais si le
commutateur est inopérant, c'est le réseau entier qui voit ses performances réduites ou qui
totalement bloquées. L'exemple d'architecture en étoile dans le schéma suivant utilise des
interfaces IFE et des centrales de mesure qui sont raccordées directement au commutateur géré.
Ce commutateur est le nœud central et fournit un point de raccordement commun à tous les
appareils (nœuds périphériques) raccordés en étoile. La topologie en étoile réduit les dommages
causés par une ligne défaillante. Dans ce cas, la défaillance d'une ligne de transmission reliant
un nœud périphérique au nœud central déclenche l'isolation de ce nœud périphérique de tous
les autres, mais les autres systèmes ne sont pas affectés. Le commutateur géré raccorde les
appareils à l'épine dorsale gérée HiPER-Ring.

c. Architecture Ethernet compétitive


Une architecture compétitive est une référence optimisée et recommandée pour
certaines applications dédiées ne nécessitant aucune redondance. Le schéma suivant
montre une architecture compétitive :

d. Architecture de communication en boucle de chaînage

C’est une architecture compétitive. Une boucle de chaînage est une interconnexion d'appareils,
de périphériques ou de nœuds réseau en série, un après l'autre. Elle est raccordée à l'épine
dorsale du bus via un commutateur non géré. La boucle de chaînage est une architecture simple,
mais les appareils doivent avoir deux ports de communication Ethernet. Si un appareil tombe
en panne ou si un câble est défectueux, elle isole les appareils raccordés après la panne. Les
appareils restants (entre le commutateur et le câble défectueux) continuent de fonctionner
normalement, mais ils ne peuvent plus communiquer avec les appareils isolés. Mais si le
commutateur est inopérant, c'est la boucle de chaînage complète qui ne fonctionne plus. Ce type
d'architecture est recommandé pour une architecture globale compétitive.
NOTE : Les centrales de mesure sont toujours raccordées à la fin de la boucle de chaînage,
après l'interface IFE. Ainsi, une perte de communication au niveau de la centrale de mesure n'a
aucune conséquence sur la communication avec les disjoncteurs basse tension. Le schéma
suivant montre une architecture en boucle de chaînage :

5. Câblage d’un réseau industriel d’entreprise

Si on part de l’exemple d’une topologie en bus on constate que, le réseau est constitué de
connecteurs et câbles. Il faut note que chaque topologie nécessite un ensemble d’équipement.

5.1. Câblage
a. Les câbles à paires torsadées (Twisted Pair)

Les câbles à paires torsadées sont souvent blindés pour limiter les interférences. Le blindage
peut être appliqué à l’ensemble du câble mais il peut également être appliqué
individuellement à chacune des paires constituant le câble. Lorsque le blindage est appliqué à
l’ensemble, on parle d’écrantage et la feuille métallique formant le blindage est appelée écran.
- Types de blindages et appellations normalisées associées (norme ISO-CEI
11801)

b. Les connecteurs
C’est le connecteur RJ45 (Registered Jack) qui est le plus couramment utilisé en terminaison
d’un câble à paires torsadées. Il comporte 8 broches de connexion électrique (voir numérotation
cicontre). Il est souvent associé au standard TIA/EIA-568-B qui décrit le brochage de
terminaison du câble. Utilisé très couramment dans les réseaux informatiques câblés en étoile
(type Ethernet), on le retrouve également en téléphonie.

a. Les cordons RJ45

Lors d’un câblage informatique en 10base-T ou 100base-T seules 2 paires torsadées sont
utilisées : contacts 1-2 et 3-6. Une paire en émission (Tx) et une en réception (Rx). Lors d’une
utilisation en 1000base-T, les 4 paires sont utilisées (8 contacts utilisés) en émission et
réception. Lorsqu’un poste de travail est connecté à un HUB (concentrateur) ou un SWITCH
(commutateur), il faut utiliser un câble droit. Lorsque deux postes sont reliés directement, il
faut utiliser un câble croisé. Certains équipements réseau récents sont toutefois capables de faire
du (dé)croisement automatique en fonction du type de câble (MDI/MDI-X).

6. Modèle OSI et RLI


Le modèle de référence défini par l’ISO est l’OSI (Open System Interconnection). Il permet à
des systèmes hétérogènes de s’interconnecter et d’échanger des informations. Il est par
conséquent indépendant de la structure et de la technologie des matériels employés. Ce modèle
offre un cadre permettant d’assurer une compatibilité maximum entre les entités
communicantes tout en minimisant les contraintes permettant de les réaliser.

Le modèle comprend 7 couches :

- La couche 1 (couche physique) : Elle décrit les règles mécaniques et électriques


d'accès au média (représentation physique des données, encodage, vitesse et type de
transmission, type de média et topologie (maillage)).
- La couche 2 (la liaison de données) : Elle détecte et corrige les erreurs de transmission,
établit les connexions logiques entre les entités.
- La couche 3 (le réseau) : Elle définit les mécanismes du routage c'est à dire de transfert
des paquets d'information d'une station à l'autre (possède un répertoire des adresses des
points du réseau, gère l'adresse réseau de son système, définit en collaboration avec les
autres noeuds les circuits de dialogue utilisés, établit la relation entre la destination des
données et les liaisons de son système).
- La couche 4 (le transport) : C'est la frontière entre le monde de la transmission
(couches 1, 2 et 3) et celui de l'application (couches 5, 6 et 7). Elle définit les protocoles
permettant de garantir les transferts de messages "longs" avec un maximum de sécurité
(détection de perte d'information, segmentation des messages, contrôle des erreurs,
contrôle de flux).
- La couche 5 (la session) : Elle offre les moyens d'organiser et de synchroniser le
dialogue entre abonnés. En d’autres termes synchroniser et gère les échanges pour le
compte de la couche présentation
- La couche 6 (la représentation) : Elle présente les données dans un format
reconnaissable par l'application (conversion de codes ou de formats de données,
sélection de la syntaxe, compression et cryptage des données).
- La couche 7 (l'application) : Son rôle est de fournir aux applications résidentes tous
les moyens de dialogue. Il s'agit par exemple d'une interface utilisateur.

Le modèle OSI gère les grands réseaux à commutation de paquets. Le temps n'a pas été pris en
compte. Pour les réseaux locaux, la notion de temps réel est un point très important. La couche
physique est indispensable à la communication. La couche liaison de données aussi pour la
détection des erreurs. Les couches réseaux et transport ont été définies pour gérer les problèmes
des paquets qui transitent par des stations intermédiaires : elles n'ont plus lieu d'être pour les
RLI car toutes les stations sont interconnectées. La couche session permet l'échange d'une
grande quantité d'information, ce qui n'est pas le cas pour les RLI. La couche présentation peut
être figée et non dynamique ce qui la rend transparente. La couche application reste évidemment
nécessaire.
Il en résulte un modèle (IEEE 802) à trois couches :
Physique
Liaison : MAC (contrôle d'accès au médium) : Règle les accès au support de
communication (aléatoire CSMA/CD, par consultation,
jeton).
LLC (contrôle de liaison logique) : utilise la couche de contrôle d'accès au médium
pour offrir à l'utilisateur des services tels que l'émission et la réception de trames,
l'établissement et la fermeture des connexions logiques, la détection des erreurs de
séquencement de trames et le contrôle de [Link] protocoles sont proposés :
• LLC1 : sans connexion et sans acquittement : par exemple pour les cas des
messages courts périodiques ;
• LLC2 : avec connexion : lourd pour les communications industrielles ;
• LLC3 : sans connexion et avec acquittement, convient par exemple pour les
communications temps réel avec un degré de fiabilité important tel que le test
de fonctionnement d’un appareil
PARTIE 3 – RESEAUX DE TERRAIN

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