TABLEAU DE MATIERE
INTRODUCTION.........................................................................................................................
Chapitre 1 : GENERALITES SUR LE PETROLE ..................................................................
1- L’origine et caractéristiques du pétrole......................................................................
1.1- Origine.........................................................................................................................................
1.2- Caractéristiques......................................................................................................................
2- Traitement du pétrole ………………………………………………………………………………..
2.1- Séparation du brut…………………………………………………………………………………….
2.2- Démoussage……………………………………………………………………………………………..
3- Transport du pétrole………………………………………………………………………………….
3.1- Spécifications commerciales …………………………………………………………………….
3.2- Moyens de transport ………………………………………………………………………………..
3.2- Stockage du brut………………………………………………………………………………………
Chapitre 2 : DISTILLATION ET VALORISATION DU PETROLE ………………………….
1- Distillation du pétrole ……………………………………………………………………………….
1.1- Distillation atmosphérique…………………………………………………………………...
1.2- Distillation sous vide…………………………………………………………………………….
2- Procédés de conversion du pétrole brut……………………………………………………..
2.1- Craquage………………………………………………………………………………………………
2.2- Combinaison ………………………………………………………………………………………..
2.3- Reformage catalytique………………………………………………………………………….
2.4- Isomérisation……………………………………………………………………………………….
Chapitre 3 : CRAQUAGE : PRINCIPE ET FONCTIONNEMENT……………………………...
1- Craquage thermique…………………………………………………………………………………….
1.1- Définition……………………………………………………………………………………………..
1.2- Mécanisme …………………………………………………………………………………………..
1.3- Influence de la nature des charges…………………………………………………………
1.4- Influence des variables opératoires……………………………………………………….
1.5- Viscoréduction……………………………………………………………………………………...
1.6- Vapocraquage……………………………………………………………………………………….
1.6.1- Rôle de la vapeur d’eau ………………………………………………………………..
1.6.2- Notion de sévérité du craquage…………………………………………………….
1.6.3- Nature de la charge ……………………………………………………………………...
1.7- Cokéfaction……………………………………………………………………………………………
1.7.1- Cokéfaction différée……………………………………………………………………..
1.7.2- Cokéfaction en continu ou sur lit fluidisé………………………………………
2- Craquage catalytique……………………………………………………………………………………
2.1- Définition ………………………………………………………………………………………………..
2.2- Mécanisme…………………………………………………………………………………………….....
2.3- Catalyseurs………………………………………………………………………………………………
2.4- Influence de la nature de la charge……………………………………………………………
2.5- Craquage catalytique sur lit fluidisé FCC……………………………………………………
2.6- Craquage catalyseur sur lit mobile……………………………………………………………
2.7- Craquage catalytique sur lit mobile selon le procédé TCC………………………….
2.8- Hydrocraquage………………………………………………………………………………………..
Chapitre 4 : EVOLUTION DES DIFFERENTS TECHNIQUES DE CRAQUAGE…………
1- Le vapocraquage ……………………………………………………………………………………….
2- Les catalyseurs ………………………………………………………………………………………….
3- L’évolution des techniques du vapocraquage………………………………………………
CONCLUSION…………………………………………………………………………………………………………
INTRODUCTION
Le pétrole (en latin petroleum, du grec Petra, « roche », et du latin oléum, « huile »), dit aussi
naphte dans l'antiquité, est une huile minérale d’origine naturelle composée d'une multitude
de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des formations
géologiques particulières. L'exploitation de cette source d'énergie fossile et d'hydrocarbures
est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine.
Il prend une place importance dans la vie quotidienne dans le monde. Cette puissante source
d’énergie nous transporte, chauffe nos maisons, crée des emplois, et sert à fabriquer de
nombreux produits à consommation courante. Si près de 59% du Pétrole mondial est
consommé par le secteur des transports (fret routier, véhicules, navires, avions), il est
également destiné à d’autres usages tel que la fabrication des produits pétrochimiques.
Mais pour se faire il doit passer par des opérations de traitement ; ainsi le raffinage, activité de
l’aval de l’industrie pétrolière, a pour objet de transformer la matière première pétrole brut en
divers produits finis directement utilisables à des fins aussi bien énergétique (carburant et
combustible), que non énergétiques (matières première pour la pétrochimie, bitumes,
lubrifiants, solvants et diluants, …). Ces produits sont issus de la séparation (distillation), des
différents procédés de conversion et d’amélioration du pétrole brut.
Dans les opérations de séparation lors de la distillation, la proportion d’hydrocarbure lourds
reste encore trop importante. Pour répondre à la demande en produit légers, on « casse » les
molécules lourdes en deux ou plusieurs molécules plus légères. Ce procédé de conversion est
également appelé Craquage.
L’objectif de ce travail étant le recensement des techniques de craquage du pétrole, dans la
suite nous verrons l’évolution au cours des temps de ses différentes techniques du craquage
thermique au craquage catalytique en passant par le vapocraquage.
Chapitre 1 : GENERALITES SUR LE PETROLE
1- Origine et caractéristique du pétrole
1.1- Origine du pétrole
Le pétrole aussi appelé « huile » ou « pétrole brut » résulte de la dégradation thermique des
matières organiques (principalement des planctons) contenu dans certaines roches : roche-
mère depuis environ 20 à 350millions d’années. Ce sont des restes fossilisés de végétaux
aquatiques ou terrestres, de bactéries et d’animaux microscopiques accumulés dans des
bassins sédimentaires, au fond des océans, des lacs et des deltas.
La transformation de ces matières organiques en pétrole s’échelonne sur des dizaines de
millions d’années, en passant par une substance intermédiaire appelée kérogène. Le pétrole
produit peut ensuite se trouver piégé dans des formations géologiques particulières, appelées «
roche-réservoir » constituant les gisements pétrolifères « conventionnels » exploités de nos
jours.
Découvert par Edwin Drake en 1859 en forant un puit en Pennsylvanie, l’exploitation de cette
source d’énergie fossile et d’hydrocarbures est devenu l’un des piliers de l’économie
industrielle contemporaine. Dense, facilement stockable et transportable, le pétrole fournit la
quasi-totalité des carburants liquides fioul, gazole, kérosène, essence, GPL.
1.2- Caractéristique du pétrole
Le Pétrole (en latin petroleum, du grec Petra, « roche », et du latin oleum, « huile »), est une
huile minérale d’origine naturelles. Il est issu d’un mélange variable d’hydrocarbures
(molécules composées d’atomes de carbone et d’hydrogène) associé à d’autres atomes,
principalement de soufre, d’azote et d’oxygène ainsi que des traces de métaux. Certains de ses
composants peuvent être gazeux, liquides et parfois solides selon la température et la pression.
Cela explique la consistance variable du pétrole, plus ou moins visqueuse ou liquide.
Le pétrole est un ensemble de molécule dont la majorité sont des hydrocarbures de formule
générale CxHy ; ou le x désigne le nombre d’atome de carbone et le y le nombre d’atome
d’hydrogène. On distingue généralement trois (03) grandes familles divisé en deux groupes
(02) d’hydrocarbures entrant dans la composition des pétroles bruts.
Hydrocarbures saturés
Les paraffines sont des alcanes linéaires ou ramifiés de formule CnH2n+2. Ils
correspondent à des associations des molécules de carbones disposées en
chaine saturée (avec une liaison simple entre chaque atome de carbone)
Les naphtènes sont des alcanes cycliques de formule CnH 2n avec n>4. Ils sont
constitués par des atomes de carbones disposés en cycle dans lesquels, ne
figurent pas de double liaison, on les appelle encore les cyclo paraffines.
Hydrocarbures non saturé
Les aromatiques comportent tous dans leur structure de noyau benzénique un
cycle de six atomes de carbones avec trois doubles liaisons alternées. Ils sont
repartis en deux familles d’hydrocarbure insaturés à savoir les hydrocarbures
aromatiques monocycliques (HAM) tels que les BTEX (Benzène, Toluène,
Ethylbenzène, Xylène) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
qui peuvent contenir plusieurs cycles aromatiques et ou des chaines ramifiées
tels que le pyrène, le naphtalène.
Les composés hétéroatomiques
Ce sont des impuretés, éléments différents du carbone et de l’hydrogène et des traces de
métaux tels que le vanadium, le molybdène, le nickel… présent dans le pétrole brut
Les composés soufrés sont les plus répandus dans le pétrole. Ils peuvent être acide tel que les
thiols ou mercaptans, des sulfures et des disulfures sont non acides.
Les thiols ont pour formule brute R-S-H avec R comme groupement alkyl. Ils sont des
composés acides et corrosif surtout présent dans les coupes légères
Les sulfures sont peu corrosifs et inodores du fait de leur faible volatilité. Leur formule brute
R-S-R’ avec R’ pris comme groupement alkyl.
D’autre part, les pétroles bruts peuvent être : TBTS, BTS, MTS, HTS, THTS
2- Traitement du pétrole
2.1- Séparation du brut
Lors de sa production, le pétrole est toujours lié à de l'eau présente dans le gisement. Il se crée
alors des émulsions. Il s'agit de dispersion de gouttes d'eau dans le pétrole. L'huile (pétrole) et
l'eau doivent être séparées rapidement sur le site de production de façon à acheminer un
pétrole sans eau vers la raffinerie. Des méthodes physiques (séparateur) ou chimiques
(désémulsifiants) sont utilisées pour "casser" ces émulsions.
La première étape du traitement des flux d'un puits consiste à séparer le pétrole brut, le gaz
naturel et les phases aqueuses en flux séparés. Sur les champs de pétrole et de gaz, on utilise
des séparateurs biphasiques gaz/pétrole et gaz/condensats, ainsi que des séparateurs
triphasiques gaz/pétrole/eau.
On le traite pour des raisons techniques telles que la stabilité du produit. Pour des raisons
commerciales telles que la protection des équipements. Pour assurer le transport en toute
sécurité du produit.
Souvent cette simple séparation physique n’est pas suffisante. Il faut alors prévoir un
traitement additionnel qui peut consister en un chauffage de brut pour améliorer le dégazage ;
ce chauffage peut être accompagné d’une distillation pour limiter les pertes en constituants
« semi légers » ou « semi lourd » comme les C5, voire les C6 dans la phase gaz extraite du
brut.
2.2- Démoussage
Les mousses pétrolières sont indésirables. En particulier, lors de la production de pétrole brut,
la mousse peut poser de gros problèmes dans les séparateurs huile/gaz. La formation de cette
mousse dans les séparateurs peut générer rapidement des augmentations de volume
considérables et provoquer des problèmes opérationnels graves. De plus, la présence de ces
mousses complique le contrôle de niveau dans les séparateurs car les dispositifs de mesure
doivent faire face à trois phases au lieu de deux. Si la séparation n'est pas bien effectuée, des
quantités considérables de liquide peuvent être entraînées dans le gaz en sortie et endommager
les compresseurs. Contrôler et limiter la présence de ces mousses organiques est donc un
véritable enjeu pour la production pétrolière, enjeu qui nécessite une meilleure connaissance
sur les mécanismes et paramètres régissant les propriétés de ces systèmes complexes.
Le cassage des mousses peut se faire par voie mécanique, en optimisant notamment le design
des équipements pour générer le minimum de mousse, mais le moyen le plus utilisé reste le
contrôle par voie chimique. Ce dernier implique l'utilisation de produits qui empêchent la
formation de la mousse (antimousses) ou qui la cassent une fois formée (démoussants). Dans
le cas des pétroles bruts, les produits les plus utilisés sont des silicones et plus
particulièrement les polydiméthylsiloxanes (PDMS).
3- Transport du pétrole
3.1-Spécifications commerciales
Les données analytiques sur les pétroles bruts sont utilisées pour aider à lui donner une valeur
commerciale au cours des transactions. Les pétroles sont analysés en laboratoire par des
chimistes expérimentés. Les protocoles analytiques incluent aussi bien les normes ASTM que
les normes ISO et IP. Pendant l’analyse, on voit la caractérisation du pétrole brut et cela
permet à l’acheteur potentiel d’avoir une première idée des qualités essentielles du brut et
d’estimer grossièrement sa valeur. Ces données sont valables sur le plan international à
quelques exceptions près.
Caractérisation du pétrole brut
o Masse volumique
Selon leur origine, les pétroles bruts peuvent présenter des différences notables en matière de
longueur de chaine d’hydrocarbures ou de teneur en impuretés (comme le soufre). Ils sont
donc regroupés sous deux catégories : lourds et légers
Les bruts légers présentent généralement une faible masse volumique (c’est-à-dire inférieure à
900 Kg/m3 )
Les bruts lourds, à l’inverse, présentent généralement des masses volumiques supérieures à
1000Kg/m3
Cette analyse est effectuée selon la norme ASTM D5002
o Densité API
Conçue par American Petroleum Institute est utilisée dans le système anglo-saxon pour
exprimer la densité du pétrole. Plus un brut est léger, plus sa densité est faible, plus sa densité
API est élevée. La plupart des bruts extraits ont des densités API comprises entre 20° (très
lourd) et 60° (très léger). Elle est calculée par la formule suivante :
A titre de comparaison, l’eau, dont la densité est de 1, a une densité API de 10° API.
o Tension de Vapeur Reid
C’est une caractéristique très importante dans le domaine pétrolier pour le stockage et le
transport. La TVR détermine la tendance des molécules à s’échapper d’une phase liquide pour
engendrer une phase vapeur en équilibre thermodynamique. Pour chaque type
d’hydrocarbure, un intervalle de TVR doit être respecté selon le besoin et les conditions de
travail. Elle est déterminée par la méthode d’essai ASTM D5191.
o Teneur en eau
Le pétrole brut non raffiné contient une certaine teneur en eau. Lorsqu’il est stocké, il se
produit une séparation naturelle qui permet de collecter l’eau sous le pétrole, dans le fond du
réservoir. Mais toute l’eau n’est pas éliminée du pétrole brut. Il peut contenir jusqu’à 15%
d’eau sous une forme émulsionnée difficile à éliminer par séparateur. L’émulsion de pétrole et
d’eau doit être décomposée pour que l’eau puisse être éliminer avant la livraison du brut afin
de connaitre exactement les quantités de pétrole brut vendus. Spécification sur la limite d’eau
autorisé dans le brut (produit anhydre) : elle doit contenir 0.5% en volume d’eau.
o Teneur en soufre
La teneur en soufre varie considérablement d’un gisement à un autre et donc d’un mélange
commercial à l’autre, de 0.03% à 5%. Le soufre est un polluant que les raffineurs doivent
retirer, il diminue la valeur du brut. On place en général à 1.5% de soufre la limite entre
pétrole « doux » et « acide ». Un brut peut être :
TBTS (très basse teneur en soufre
BTS (basse teneur en soufre
MTS (moyenne teneur en soufre)
HTS (haute teneur en soufre)
THTS (très haute teneur en soufre)
3.2- Moyens de transport
Le pétrole brut est transporté soit par voie terrestre, via des oléoducs, soit plus généralement
par voie maritime, à bord de tankers, un fret soumis à une stricte sécurité.
Transport par voie maritime
Le fret pétrolier représente près d’un tiers du commerce maritime mondial et les navires qui
transportent le pétrole brut et les produits pétroliers, les tankers, ont vu leur capacité
augmenter de 73 % depuis l’an 2000. De très importantes quantités de pétrole brut et de
produits pétroliers raffinés circulent par bateau entre lieux de production, lieux de raffinage et
centres de consommation. Depuis des années le pétrole circule à bord de navires spécifiques,
les tankers. En 2013, la capacité totale de la flotte pétrolière mondiale était de 490 millions de
tonnes pour environ 11 000 tankers. Cette capacité a augmenté de 73 % entre 2000 et 2013.
On classe les tankers selon leur capacité exprimée en « tonnes de port en lourd ».es, le fret
pétrolier représente environ 30 % du volume du commerce maritime mondial
Transport par voie terrestre
Pour des raisons économiques, géographiques ou politiques, il peut être préférable que le
pétrole voyage par voie terrestre. Il emprunte alors des oléoducs, canalisations spécifiques qui
relient les ports, les raffineries et les lieux de consommation. Les oléoducs (pipelines en
anglais) sont de gros tuyaux par lesquels peuvent transiter chaque année plusieurs dizaines de
millions de tonnes de pétrole. L'oléoduc le plus long du monde est celui de Druzhba (5 327
km) qui traverse huit pays : Russie, Biélorussie, Ukraine, Pologne, Allemagne, République
tchèque, Hongrie et Slovaquie. Ila un mode d'acheminement qui reste moins onéreux que le
transport routier ou ferroviaire.
3.2- stockage du pétrole
Les pays industrialisés accumulent des réserves de pétrole et de gaz pour pouvoir ajuster en
temps réel l'offre à la demande fluctuante des consommateurs. Le stockage des hydrocarbures
permet aussi de se prémunir des crises internationales, ou encore de conserver le pétrole brut
en attendant son raffinage. Le stockage du pétrole assure une certaine autonomie pour les pays
industrialisés dans le cas par exemple, où leurs importations de pétrole cesseraient
brusquement pour des raisons politiques.