MACHINES VOLUMITRIQUES
2ème année Génie Mécanique & Productique
Chapitre 5 : Machines Thermiques
Mini-cours complet – Thermodynamique, Cycles, Moteurs & Réfrigération
13 mai 2026
Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
Table des matières
1 Généralités – Définitions et Classification 3
1.1 Type de cycle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Classification des machines thermiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.1 Selon le nombre de sources thermiques . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.2 Selon la fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Convention des signes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Rappels de Thermodynamique 4
2.1 Système thermodynamique et variables d’état . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Gaz parfait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3 Fonctions d’état . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Les Deux Principes de la Thermodynamique 5
3.1 Premier principe – Conservation de l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3.2 Second principe – Irréversibilité et entropie . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4 Les Transformations Élémentaires d’un Gaz Parfait 6
4.1 Transformation isochore (V = cste) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.2 Transformation isobare (P = cste) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.3 Transformation isotherme (T = cste) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.4 Transformation adiabatique (Q = 0) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.5 Transformation polytropique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5 Rendement d’un Cycle Thermodynamique 8
5.1 Notion de cycle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5.2 Inégalité de Clausius . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5.3 Rendement d’un moteur ditherme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5.4 Théorème de Carnot et rendement maximal . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
5.5 Cycles réversibles remarquables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
6 Étude Thermodynamique des Moteurs à Combustion 10
6.1 Principe général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
6.2 Classification des moteurs thermiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
6.3 Moteur à combustion interne – Moteur à explosion . . . . . . . . . . . . . 10
6.3.1 Types d’allumage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7 Le Cycle de Beau de Rochas (Otto) – Moteur à Essence 11
7.1 Hypothèses du modèle idéal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
7.2 Description du cycle théorique (4 temps) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
7.2.1 Pressions et températures caractéristiques . . . . . . . . . . . . . . 11
7.3 Rendement du cycle théorique de Beau de Rochas . . . . . . . . . . . . . . 11
7.4 Moteur à 4 temps vs Moteur à 2 temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
7.4.1 Description du moteur à 4 temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
7.4.2 Moteur à 2 temps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
7.5 Moteur Wankel (à piston rotatif) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1
Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
8 Paramètres Caractéristiques d’un Moteur Thermique 13
8.1 Paramètres géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
8.2 Travail et puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
8.3 Rendement effectif et consommation spécifique . . . . . . . . . . . . . . . . 14
8.4 Valeurs typiques de rendements réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
8.5 Défauts du cycle pratique vs cycle théorique . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
9 Moteur à Combustion Externe – Moteur Stirling 15
10 Machines Thermiques Réceptrices 16
10.1 Classification des machines réceptrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
10.2 Coefficient de Performance (COP ou efficacité e) . . . . . . . . . . . . . . . 16
10.3 Efficacité maximale de Carnot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
10.3.1 Démonstration du signe des échanges thermiques (réfrigérateur) . . 17
10.4 Cycle thermodynamique d’une machine frigorifique . . . . . . . . . . . . . 17
10.5 Synthèse Pompe à chaleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
11 Tableau de Synthèse Général 18
12 Exercices d’Application 19
Annexe – Symboles et Constantes 20
2
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1 Généralités – Définitions et Classification
Définition : Machine thermique
Une machine thermique est un dispositif permettant d’effectuer :
— des conversions d’énergie thermique en travail (moteur)
— des conversions de travail en énergie thermique (récepteur)
— des transferts thermiques d’une source à une autre
Ceci est réalisé grâce à un fluide qui subit un cycle de transformations.
1.1 Type de cycle
Cycle fermé Aucun échange de matière avec l’extérieur. Le fluide est
recyclé.
Cycle ouvert Le fluide est renouvelé à chaque cycle (ex : moteurs à
combustion interne).
1.2 Classification des machines thermiques
1.2.1 Selon le nombre de sources thermiques —
Machines monothermes Échangent de la chaleur avec une seule source
thermique. Ne peuvent pas produire de travail utile
seul (exemple théorique uniquement).
Machines dithermes Fonctionnent avec deux sources thermiques à
températures différentes (chaude TC et froide TF ).
Ce sont les machines les plus courantes.
1.2.2 Selon la fonction —
Machines motrices Machines réceptrices
Travail W < 0 (fourni à l’exté- W > 0 (reçu de l’exté-
rieur) rieur)
Effet Produit du travail à par- Transfère la chaleur du
tir de chaleur froid vers le chaud
Exemple Moteur à combustion in- Pompe à chaleur, réfrigé-
terne rateur
1.3 Convention des signes
Convention thermodynamique
Par convention, lorsque le système reçoit, la quantité est comptée positive-
ment ; en opposé, la quantité cédée est négative :
— Q > 0 : le système reçoit de la chaleur (processus endothermique)
— Q < 0 : le système cède de la chaleur (processus exothermique)
— W > 0 : le système reçoit du travail (système récepteur)
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— W < 0 : le système fournit du travail (système moteur)
2 Rappels de Thermodynamique
2.1 Système thermodynamique et variables d’état
Un système thermodynamique est constitué d’un très grand nombre de particules
(atomes, molécules, ∼ NA = 6,02 × 1023 ), décrit à l’échelle macroscopique par des va-
riables d’état : pression P , volume V , température T , concentration, etc.
2.2 Gaz parfait
Équation d’état du gaz parfait
P V = nRT
P Pression [P a]
V Volume [m3 ]
n Nombre de moles [mol]
R = 8,314 Constante universelle des gaz parfaits [[Link]−1 .K −1 ]
T Température absolue [K]
Relation de Mayer – Gaz parfait
CP − C V = R
CP
γ= (coefficient adiabatique ou de Laplace)
CV
CV Capacité calorifique molaire à volume constant [[Link]−1 .K −1 ]
CP Capacité calorifique molaire à pression constante [[Link]−1 .K −1 ]
γ Coefficient adiabatique (sans unité)
Pour l’air : γ ≈ 1,4
2.3 Fonctions d’état
Énergie interne – Loi de Joule
∆U = nCV (T2 − T1 ) [J]
Pour un gaz parfait, U ne dépend que de la température T .
Conséquence : toute transformation isoénergétique (∆U = 0) est forcément iso-
therme (∆T = 0).
Enthalpie
H = U + PV ⇒ ∆H = nCP (T2 − T1 ) [J]
Pour un gaz parfait, H ne dépend que de la température T .
4
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Travail des forces de pression
Z V2
W =− P dV [J]
V1
Quand utiliser ? Pour calculer le travail échangé lors d’une compression ou détente.
Signe : W > 0 si V2 < V1 (compression, travail reçu) ; W < 0 si V2 > V1 (détente,
travail fourni).
3 Les Deux Principes de la Thermodynamique
3.1 Premier principe – Conservation de l’énergie
1er Principe de la Thermodynamique
Lors d’une transformation, la variation de l’énergie interne d’un système fermé
est égale à la somme de la chaleur reçue et du travail échangé avec l’extérieur :
∆U = Q + W
Sur un cycle complet : la variation de toute fonction d’état est nulle :
∆Ucycle = W + Q = 0
L’énergie ne peut être ni créée ni détruite, seulement transformée ou transférée.
3.2 Second principe – Irréversibilité et entropie
2ème Principe de la Thermodynamique
Il introduit la notion d’entropie S, grandeur mesurant le désordre du système.
Sur un cycle :
∆S = Scréée + Séchangée = 0
avec Scréée ≥ 0 (toujours positive ou nulle).
Variation d’entropie élémentaire réversible :
δQrev
δS =
T
Dans tout processus réel, l’entropie totale d’un système isolé augmente ou reste
constante, jamais ne diminue.
Entropie – Gaz parfait (forme générale)
T2 V2
∆S = nCV ln + nR ln
T1 V1
ou de façon équivalente :
T2 P2
∆S = nCP ln − nR ln
T1 P1
5
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∆S Variation d’entropie [J.K −1 ]
T1 , T2 Températures initiale et finale [K]
V1 , V2 Volumes initial et final [m3 ]
P1 , P2 Pressions initiale et finale [P a]
4 Les Transformations Élémentaires d’un Gaz Parfait
Transformation Condition ∆U W Q ∆S
Isochore V = cte nCV ∆T 0 nCV ∆T nCV ln TT12
Isobare P = cte nCV ∆T −P ∆V nCP ∆T nCP ln TT12
Isotherme T = cte 0 −nRT ln VV21 −W nR ln VV12
Adiabatique réversible Q=0 nCV ∆T ∆U 0 0
Adiabatique irréversible Q=0 nCV ∆T ∆U 0 >0
4.1 Transformation isochore (V = cste)
Transformation isochore – Résumé
Pas de variation de volume ⇒ pas de travail : W = −
R
P dV = 0
∆U = Q = nCV (T2 − T1 ) ∆H = nCP (T2 − T1 )
T2
∆S = nCV ln
T1
4.2 Transformation isobare (P = cste)
Transformation isobare – Résumé
V1 V2
= (loi de Gay-Lussac)
T1 T2
W = −P (V2 − V1 ) Q = nCP (T2 − T1 )
T2
∆U = nCV (T2 − T1 ) ∆S = nCP ln
T1
Quand utiliser Q = nCP ∆T ? Uniquement en transformation isobare (pression
constante).
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4.3 Transformation isotherme (T = cste)
Transformation isotherme – Résumé
Équation d’état (Boyle-Mariotte) : P · V = cste
∆U = 0 et ∆H = 0 (car U = U (T ) et H = H(T ))
V2 V2
W = −nRT ln Q = −W = nRT ln
V1 V1
V2
∆S = nR ln
V1
Dans le diagramme P–V, la courbe est une hyperbole d’équation P = nRT
V
.
4.4 Transformation adiabatique (Q = 0)
Transformation adiabatique – Résumé
Le système n’échange aucune chaleur avec l’extérieur : Q = 0
∆U = W = nCV (T2 − T1 ) ∆H = nCP (T2 − T1 )
Lois de Poisson (adiabatique réversible) :
P V γ = cste T V γ−1 = cste T γ P 1−γ = cste
Travail de l’adiabatique réversible :
P2 V2 − P1 V1 nR(T2 − T1 )
W = =
γ−1 γ−1
γ = CP /CV Coefficient adiabatique (sans unité, γ > 1)
Remarque entropie : ∆S = 0 (réversible) ; ∆S > 0 (irréversible).
Dans le diagramme P–V, la courbe de l’adiabatique descend plus vite que l’iso-
therme.
4.5 Transformation polytropique
Transformation polytropique
P V n = cste
où n est l’exposant polytropique (réel), caractérisant le type de transformation :
n=0 Isobare (P = cste)
n=1 Isotherme (T = cste)
n=γ Adiabatique réversible (P V γ = cste)
n → ∞ Isochore (V = cste)
5 Rendement d’un Cycle Thermodynamique
7
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5.1 Notion de cycle
Cycle thermodynamique
Un cycle est une succession d’états thermodynamiques par lesquels un système re-
passe indéfiniment. C’est une transformation fermée représentée par une courbe
fermée dans un diagramme thermodynamique (T-S ou P-V).
— Cycle parcouru dans le sens trigonométrique (sens anti-horaire dans P-V)
⇒ cycle moteur (W < 0, aire négative)
— Cycle parcouru dans le sens horaire dans P-V ⇒ cycle récepteur (W > 0)
5.2 Inégalité de Clausius
Inégalité de Clausius
Pour une machine ditherme échangeant QC avec la source chaude (TC ) et QF avec
la source froide (TF ), avec TC > TF :
1er principe (sur un cycle) :
∆U = W + QC + QF = 0
2ème principe (sur un cycle) :
QC QF
∆S = Scréée + Séchangée = 0 ⇒ Séchangée = + = −Scréée
TC TF
Comme Scréée ≥ 0, on obtient l’Inégalité de Clausius :
QC QF
+ ≤0
TC TF
— = 0 : transformation réversible
— < 0 : transformation irréversible
Sens naturel du transfert thermique
En l’absence de travail (W = 0), d’après l’inégalité de Clausius :
QC > 0 et QF < 0
La chaleur se transfère spontanément du chaud vers le froid.
5.3 Rendement d’un moteur ditherme
Rendement d’un moteur thermique
Le rendement mesure la performance : rapport de l’énergie utile sur l’énergie
consommée :
8
Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
|W | −W
ηmoteur = =
QC QC
D’après le 1er principe : W = −(QC + QF ), donc :
QC + QF QF
η= =1+
QC QC
Condition moteur : W < 0 ⇒ QF < 0 et QC > 0.
W Travail total échangé au cours d’un cycle [J]
QC Chaleur reçue de la source chaude [J] (QC > 0)
QF Chaleur cédée à la source froide [J] (QF < 0)
5.4 Théorème de Carnot et rendement maximal
Théorème de Carnot
L’efficacité d’un moteur ditherme est maximale lorsque le cycle est décrit de façon
réversible. Cette efficacité maximale, le rendement de Carnot, ne dépend que
des températures TC et TF :
TF
ηmoteur ≤ ηCarnot = 1 −
TC
TC Température absolue de la source chaude [K]
TF Température absolue de la source froide [K]
Tous les cycles réversibles (Carnot, Stirling, Ericsson...) opérant entre les mêmes
sources ont le même rendement de Carnot.
Attention !
Le rendement de Carnot est une limite théorique supérieure. Aucun moteur
réel ne peut l’atteindre. De plus, ηCarnot < 1 car TF > 0.
Attention aux unités : Les températures TC et TF doivent obligatoirement
être en Kelvin : T [K] = T [C] + 273,15.
Calcul de rendement de Carnot
Source chaude à TC = 600 K, source froide à TF = 300 K (ambiance).
300
ηCarnot = 1 − = 0,50 = 50%
600
Un moteur réel dans ces conditions aura toujours η < 50%.
5.5 Cycles réversibles remarquables
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Machine Cycle Composition Rendement
Machine de Carnot Carnot 2 isoT + 2 adiabatiques ηCarnot = 1 − TF /T
Moteur essence (théorique) Beau de Rochas / Otto 2 isoQ + 2 isoV η = 1 − 1/τ γ−1
Moteur Diesel (théorique) Diesel 2 isoQ + 1 isoV + 1 isoP Formule spécifique
Machines à vapeur Rankine / Hirn 2 isoQ + 2 isoP —
Turbine à gaz Joule-Brayton 2 isoQ + 2 isoP —
Moteur Stirling Stirling 2 isoT + 2 isoV ηCarnot (réversible)
Cycle d’Ericsson Ericsson 2 isoT + 2 isoP ηCarnot (réversible)
6 Étude Thermodynamique des Moteurs à Combustion
6.1 Principe général
Principe de fonctionnement
Tous les moteurs à combustion convertissent l’énergie chimique du carburant en
énergie mécanique via des transformations thermodynamiques d’une masse gazeuse.
Selon le principe de Carnot, le moteur nécessite deux sources de chaleur :
— Source chaude (T2 ) : là où a lieu la combustion du carburant
— Source froide (T1 ) : gaz d’échappement, radiateur, milieu extérieur
6.2 Classification des moteurs thermiques
Critère Combustion externe Combustion interne
Introduction de chaleur Via paroi conductrice / échangeur Dans le volume du fluide lui-même
Source de chaleur Solaire, nucléaire, biomasse... Combustion (essence, gazole...)
Réaction chimique Aucune au sein du fluide Le fluide change de composition
Type de cycle Fermé (fluide recyclé) Ouvert (fluide renouvelé)
Exemples Moteur Stirling, turbine vapeur Moteur essence, Diesel
6.3 Moteur à combustion interne – Moteur à explosion
6.3.1 Types d’allumage —
Moteur à Allumage Commandé (MAC) Moteur Diesel
Carburant Essence Gazole
Allumage Par étincelle (bougie) Par compression / échauffement
Cycle théorique Beau de Rochas = Otto : 2 isoQ + 2 isoV Diesel : 2 isoQ + 1 isoV + 1 isoP
7 Le Cycle de Beau de Rochas (Otto) – Moteur à Essence
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
Historique
Alphonse de Beau de Rochas établit en 1862 le cycle thermodynamique idéal des
moteurs à explosion à 4 temps à allumage extérieur. Ses idées furent appliquées et
développées par Otto en 1876. C’est pourquoi ce cycle est souvent appelé cycle
d’Otto.
7.1 Hypothèses du modèle idéal
— Le fluide (air-carburant ou air-gaz de combustion) est assimilé à un gaz parfait de
quantité constante (n moles). Valide car l’air (80% N2 inerte) est en large excès.
— On ignore les réactions chimiques : l’énergie thermique reçue provient d’une source
chaude fictive extérieure lors de l’isochore [2-3].
— Les compressions et détentes sont supposées adiabatiques réversibles (loi de La-
place).
7.2 Description du cycle théorique (4 temps)
Le cycle comporte les transformations suivantes dans le diagramme P-V :
Phase Nom Transformation Description
0–1 Admission Isobare (P = P0 ) Aspiration du mélange air-carburant
1–2 Compression Adiabatique (P V γ = cste) Compression des gaz ; P et T augmentent
2–3 Explosion Isochore (V = V2 ) Apport de chaleur QC (combustion instantan
3–4 Détente Adiabatique (P V γ = cste) Détente des gaz brûlés ; production de travail
4–1 Refroidissement Isochore (V = V1 ) Cession de chaleur QF (ouverture soupape)
1–0 Échappement Isobare (P = P0 ) Expulsion des gaz brûlés
7.2.1 Pressions et températures caractéristiques —
— Admission (0–1) : pression atmosphérique, −0,1 à −0,3 bar dépression
— Fin de compression (état 2) : 12 à 18 bars, 400 à 500°C
— Fin de combustion (état 3) : pression d’explosion ∼ 40 bars
— Échappement : retour à la pression atmosphérique
7.3 Rendement du cycle théorique de Beau de Rochas
Rendement du cycle Beau de Rochas / Otto
Les échanges thermiques ont lieu lors des deux isochores :
QC = nCV (T3 − T2 ) QF = nCV (T4 − T1 )
Le rendement :
|W | QF T4 − T1
η= =1+ =1−
QC QC T3 − T2
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Grâce aux lois de Laplace (T V γ−1 = cste) appliquées aux deux adiabatiques :
1
η =1−
τ γ−1
τ = V1 /V2 Taux de compression volumétrique (sans unité)
γ = CP /CV Coefficient adiabatique (sans unité), air : γ ≈ 1,4
V1 Volume maximal (piston en bas, PMB) [m3 ]
V2 Volume minimal (piston en haut, PMH) [m3 ]
Quand utiliser ? Pour calculer le rendement théorique d’un moteur à essence.
Remarque : Plus τ est grand, plus le rendement est élevé. Mais un τ trop élevé
provoque le cliquetis (auto-inflammation).
Rendement cycle Otto
Pour un moteur essence avec τ = 10 et γ = 1,4 :
1 1 1
η =1− =1− =1− ≈ 0,602 = 60,2%
101,4−1 100,4 2,512
Remarque : C’est le rendement idéal. Le rendement réel est bien inférieur (pertes
thermiques, frottements, combustion non instantanée...).
7.4 Moteur à 4 temps vs Moteur à 2 temps
Caractéristique 4 temps 2 temps
Tours de vilebrequin / cycle 2 tours 1 tour
Combustion / tour Tous les 2 tours À chaque tour
Puissance massique Plus faible Très élevée
Complexité Plus complexe (soupapes) Plus simple (lumières)
Consommation Meilleure Moins bonne
Pollution Moins polluant Plus polluant (HC imbrûlés)
Lubrification Séparée (carter) Mélange huile-essence (2T essence)
Applications Automobiles, industrie Scooters, tronçonneuses, bateaux
7.4.1 Description du moteur à 4 temps —
1. Admission : Le piston descend (PMH → PMB), créant une dépression qui aspire
le mélange air-carburant (−0,1 à −0,3 bar).
2. Compression : Le piston remonte (PMB → PMH), comprimant les gaz (12 à
18 bar, 400–500°C).
3. Combustion-Détente : L’étincelle de la bougie enflamme le mélange. Les gaz
brûlés se dilatent et poussent le piston vers le bas (travail moteur, ∼ 40 bar).
4. Échappement : La soupape d’échappement s’ouvre, le piston remonte et chasse
les gaz brûlés vers le collecteur d’échappement.
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
7.4.2 Moteur à 2 temps —
1. Temps 1 – Combustion-Détente-Échappement : Les gaz brûlés poussent le
piston vers le bas. En descendant, le piston obture la lumière d’admission et com-
prime le mélange dans le carter.
2. Temps 2 – Admission-Compression : En descendant, le piston découvre la
lumière d’échappement et le canal de transfert. Le mélange frais s’engouffre. Le
piston remonte pour comprimer, puis combustion.
7.5 Moteur Wankel (à piston rotatif)
Avantages Inconvénients
Faible encombrement à cylindrée égale Consommation d’essence excessive
Régimes très élevés (max. 18 000 tr/min) Frein moteur pratiquement inexistant
Moins de pièces → moins de poids Difficultés d’étanchéité des apex
8 Paramètres Caractéristiques d’un Moteur Thermique
8.1 Paramètres géométriques
Volumes caractéristiques
— Alésage d : diamètre intérieur du cylindre [m]
— Course C : déplacement du piston entre PMH et PMB [m]
πd2
— Volume utile (cylindrée unitaire) : Vu = 4
× C [m3 ]
— PMH : Point Mort Haut (volume minimal Vm = V2 )
— PMB : Point Mort Bas (volume maximal VM = V1 )
— Taux de compression : τ = VM /Vm = V1 /V2
8.2 Travail et puissance
Travail indiqué
I
Wi = − P dV [J]
C’est l’aire du cycle dans le diagramme P-V.
Pression Moyenne Indiquée (PMI)
Wi
P MI = [P a]
VM − Vm
Wi Travail indiqué [J]
VM − V m Cylindrée [m3 ]
P MI Pression moyenne indiquée [P a]
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Puissance indiquée et effective
Puissance indiquée :
Pi = Wi × ncs [W ]
avec ncs : nombre de cycles par seconde.
Puissance effective (sur l’arbre) :
Pe = C × ω [W ]
C Couple moteur [N.m]
ω Vitesse angulaire [rad/s] (ω = 2πN/60 si N en tr/min)
8.3 Rendement effectif et consommation spécifique
Rendement effectif global
Pe
ηg =
Pcal
Pe Puissance effective recueillie sur l’arbre moteur [kW ]
Pcal Puissance calorifique apportée par le carburant [kW ]
Consommation Spécifique Effective (CSE)
ṁc 3 600 000
CSE = = [g/(kW · h)]
Pe ηg × P CI
ṁc Consommation horaire en carburant [g/h]
Pe Puissance effective [kW ]
CSE Consommation spécifique [g/(kW.h)]
P CI Pouvoir Calorifique Inférieur du carburant [kJ/kg]
Quand utiliser ? Pour comparer l’efficacité économique de différents moteurs. Un
CSE faible signifie une meilleure efficacité.
8.4 Valeurs typiques de rendements réels
Type de moteur Rendement ηg CSE
Cycle Otto (théorique, 1900) 15% —
Cycle Diesel (théorique, 1930) 23% —
Mobylette 2 temps 23% 350 g/kW·h
Automobile (essence) 31% 270 g/kW·h
Gros Diesel marin 46% 180 g/kW·h
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
8.5 Défauts du cycle pratique vs cycle théorique
Défaut Cause
Remplissage insuffisant Écoulement défectueux des gaz (coudes, sou-
papes)
Compression insuffisante Fuites par les segments, soupapes mal fer-
mées
Pression d’explosion trop faible Inflammation non instantanée (t < 0,001 s)
Échappement incomplet Contrepression dans le collecteur d’échappe-
ment
Pertes thermiques Compression et détente non adiabatiques
(échanges avec les parois)
9 Moteur à Combustion Externe – Moteur Stirling
Moteur Stirling (1816)
Le moteur Stirling est un moteur à combustion externe fonctionnant sur un cycle
fermé. La chaleur est introduite dans le fluide de travail via une paroi conductrice
(échangeur), sans contact direct avec le carburant.
Cycle de Stirling :
1. Compression isotherme (infiniment lente)
2. Chauffage isochore (régénérateur)
3. Détente isotherme (infiniment lente)
4. Refroidissement isochore (régénérateur)
Son rendement = rendement de Carnot (cycle réversible).
Avantages Inconvénients
Silence de fonctionnement Prix élevé
Rendement élevé Problèmes d’étanchéité à haute pression
Aptitude écologique (toute source de chaleur) Puissance massique relativement faible
Faibles émissions polluantes Réponse lente aux variations de charge
À retenir
Le moteur Stirling est adapté à des sources de chaleur variées : solaire, nucléaire,
biomasse, chaleur industrielle résiduelle, etc. C’est un excellent candidat pour la
transition énergétique.
10 Machines Thermiques Réceptrices
15
Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
Définition : Machine réceptrice
Le but d’une machine thermique réceptrice est d’utiliser le travail reçu pour
prélever du transfert thermique à la source froide et fournir un transfert thermique
à la source chaude.
Sur un cycle, le fluide :
— Reçoit du travail de l’extérieur : W > 0
— Fournit de la chaleur à la source chaude : QC < 0
— Reçoit de la chaleur de la source froide : QF > 0
Remarque : La source chaude “refroidit” le fluide (QC < 0) et la source froide
“réchauffe” le fluide (QF > 0).
10.1 Classification des machines réceptrices
Machine frigorifique Pompe à chaleur
Effet utile Chaleur extraite de la source froide Chaleur fournie à la source chaude
Grandeur utile QF > 0 −QC > 0
Application Réfrigérateur, climatiseur Chauffage d’un bâtiment
10.2 Coefficient de Performance (COP ou efficacité e)
COP d’une machine frigorifique / climatiseur
QF chaleur extraite de la source froide
efrigo = =
W travail consommé
QF Chaleur extraite de la source froide [J] (QF > 0)
W Travail électrique consommé [J] (W > 0)
COP d’une pompe à chaleur
−QC chaleur fournie à la source chaude
ePAC = =
W travail consommé
−QC Chaleur fournie à la source chaude [J] (−QC > 0)
W Travail consommé [J] (W > 0)
Relation entre COP frigorifique et COP PAC
D’après le 1er principe : W = QF + (−QC ), donc :
ePAC = efrigo + 1
La pompe à chaleur est toujours plus “efficace” que le réfrigérateur. Un COP de
3 pour la PAC signifie que pour 1 kWh électrique consommé, on fournit 3 kWh de
chaleur.
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
10.3 Efficacité maximale de Carnot
Efficacité de Carnot des machines réceptrices
Réfrigérateur (efficacité maximale) :
TF
efrigo, Carnot =
TC − TF
Pompe à chaleur (efficacité maximale) :
TC
ePAC, Carnot =
TC − TF
TC Température de la source chaude [K]
TF Température de la source froide [K]
Condition réelle : 0 ≤ e ≤ eCarnot . Pour une pompe à chaleur réelle : 2 < e < 5.
Calcul du COP d’un réfrigérateur
Réfrigérateur avec TF = 4C = 277 K (intérieur) et TC = 25C = 298 K (ambiance).
COP maximal de Carnot :
277 277
ec = = ≈ 13,2
298 − 277 21
Un réfrigérateur réel aura e < 13,2.
Si le réfrigérateur consomme W = 100 W et a e = 3, il extrait :
QF = e × W = 3 × 100 = 300 W
10.3.1 Démonstration du signe des échanges thermiques (réfrigérateur) — Pour un réfri-
gérateur, on veut QF > 0 (capter de la chaleur à la source froide) :
1er principe : ∆U = 0 = W + QF + QC ⇒ QC = −QF − W
2ème principe : QTFF + QTCC ≤ 0
En remplaçant QC : QF TF − TC ≤ TWC
1 1
Or TC > TF ⇒ 1
TF
− 1
TC
> 0, donc :
QF > 0 ; QC < 0 ; W >0
10.4 Cycle thermodynamique d’une machine frigorifique
Le cycle frigorifique à compression de vapeur
Un fluide frigorigène (ammoniac NH3 , isobutane R600a, HFC R125, R410A...)
subit un cycle à 4 phases avec changement d’état :
1. A–B : Compression – La vapeur sèche passe dans le compresseur (P et
T augmentent). Le compresseur consomme le travail W > 0.
2. B–C : Condensation – La vapeur passe dans le condenseur et cède de la
chaleur à l’extérieur (ambiance) en se liquéfiant (QC < 0).
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
3. C–D : Détente – Le liquide passe à travers un détendeur qui réduit la
pression et la température. Une vaporisation partielle se produit.
4. D–A : Évaporation – Le mélange liquide/vapeur s’enrichit en vapeur dans
l’évaporateur en absorbant la chaleur du local à réfrigérer (QF > 0).
Fluides frigorigènes
— Abandonnés : Ammoniaque NH3 (toxique), R11, R12 (contiennent des chlo-
rofluorocarbures CFC qui détruisent la couche d’ozone)
— Utilisés aujourd’hui : R125, R410A, R600a (isobutane, naturel)
10.5 Synthèse Pompe à chaleur
Grandeur Valeur / Condition
Travail reçu W >0
Flux thermiques QF > 0 (reçu source froide) et QC < 0 (cédé source chaude)
Efficacité ePAC = −QC /W
Efficacité de Carnot ec,PAC = TC /(TC − TF )
PAC réelle 2<e<5
Relation ePAC = efrigo + 1
11 Tableau de Synthèse Général
Grandeur Formule Unités / Remarques
Thermodynamique générale
Équation gaz par- P V = nRT P [Pa], V [m³], n [mol], T [K]
fait
Relation de Mayer CP − C V = R R = 8,314 [Link]−1 .K−1
Énergie interne ∆U = nCV ∆T [J], gaz parfait uniquement
Enthalpie ∆H = nCP ∆T [J], gaz parfait uniquement
1er principe ∆U = Q + W Valable pour toute transforma-
tion
1er principe (cycle) ∆U = 0 ⇒ W + Q = 0 Sur un cycle complet
Inégalité de Clau- QC /TC + QF /TF ≤ 0 = 0 (réversible) ; < 0 (irréver-
sius sible)
Transformations
Travail (général)
R
W = − P dV [J]
Isochore W = 0, Q = ∆U V = cste
Isobare W = −P ∆V , Q = ∆H P = cste
Isotherme W = −nRT ln(V2 /V1 ) T = cste, ∆U = 0
Adiabatique Q = 0, P V γ = cste W = nR∆T
γ−1
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
Adiabatique (tra- W = P2 V2 −P1 V1
γ−1
= nCV ∆T
vail)
Machines motrices
Rendement moteur η = |W |/QC Sans unité, 0 < η < 1
Rendement de Car- ηCarnot = 1 − TF /TC Limite théorique max, T en K
not
Rendement η = 1 − 1/τ γ−1 τ = V1 /V2 taux de compression
Otto/BDR
Pression Moyenne P M I = Wi /(VM − Vm ) [P a]
Indiquée
Puissance effective Pe = Cω C [N·m], ω [rad/s]
Rendement effectif ηg = Pe /Pcal Sans unité
Consommation CSE = 3 600 000/(ηg × P CI) [g/(kW.h)]
spécifique
Machines réceptrices
COP réfrigérateur efrigo = QF /W QF > 0, W > 0, sans unité
COP pompe à cha- ePAC = −QC /W −QC > 0, W > 0, sans unité
leur
Relation COP ePAC = efrigo + 1 Toujours vérifiée
efrigo Carnot ec = TF /(TC − TF ) Limite théorique max
ePAC Carnot ec = TC /(TC − TF ) Limite théorique max
PAC réelle 2 < ePAC < 5 Valeurs typiques
12 Exercices d’Application
Exercice 1 – Rendement de Carnot
Une centrale thermique utilise de la vapeur à TC = 550C et rejette à TF = 30C.
Calculer le rendement de Carnot.
Solution :
Convertir en Kelvin : TC = 550 + 273 = 823 K et TF = 30 + 273 = 303 K
303
ηCarnot = 1 − ≈ 0,632 = 63,2%
823
Un moteur réel dans ces conditions aura η < 63,2%.
Exercice 2 – Cycle de Beau de Rochas
Un moteur à essence a un taux de compression τ = 9 et γ = 1,4.
1. Calculer le rendement théorique.
2. Si la puissance calorifique fournie est Pcal = 80 kW, quelle est la puissance
effective maximale ?
Solution :
1) η = 1 − 90,4
1 1
= 1 − 2,408 ≈ 0,585 = 58,5%
2) Pe = η × Pcal = 0,585 × 80 = 46.8 kW
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
Exercice 3 – Machine frigorifique
Un réfrigérateur fonctionne entre TF = 5C = 278 K et TC = 30C = 303 K.
Il consomme W = 200 W et son efficacité réelle est e = 3,5.
Calculer : a) COP de Carnot, b) chaleur extraite du réfrigérateur, c) chaleur rejetée
à l’extérieur.
Solution :
a) ec = 303−278
278
= 278
25
= 11,12 (l’efficacité réelle 3,5 est bien inférieure)
b) QF = e × W = 3,5 × 200 = 700 W
c) −QC = QF + W = 700 + 200 = 900 W (rejetée à l’extérieur)
Exercice 4 – Pompe à chaleur
Une pompe à chaleur chauffe un bâtiment (source chaude à TC = 20C = 293 K) en
puisant dans le sol (source froide à TF = 8C = 281 K).
Elle consomme W = 1 kW.
1. Calculer le COP de Carnot.
2. Si l’efficacité réelle est ePAC = 3, quelle est la puissance thermique fournie au
bâtiment ?
3. Comparer avec un radiateur électrique direct.
Solution :
1) ec,PAC = 293−281
293
= 293
12
≈ 24,4
2) Puissance fournie : −QC = ePAC × W = 3 × 1000 = 3000 W = 3 kW
3) Un radiateur électrique direct fournirait seulement 1 kW pour 1 kW consommé.
La PAC fournit 3 fois plus d’énergie thermique pour le même coût électrique.
Exercice 5 – Transformation adiabatique
Un gaz parfait (γ = 1,4, n = 0,5 mol, R = 8,314 [Link]−1 K−1 ) subit une compression
adiabatique réversible de V1 = 2 L à V2 = 0,2 L depuis T1 = 300 K.
Calculer T2 , P2 /P1 , et le travail échangé.
Solution :
T V γ−1 = cste :
γ−1 0,4
V1 2
T2 = T1 = 300 × = 300 × 100,4 = 300 × 2,512 = 753 K
V2 0,2
P V γ = cste : γ
P2 V1
= = 101,4 = 25,12
P1 V2
Travail :
R 8,314
CV = = = 20,79 [Link]−1 K−1
γ−1 0,4
W = ∆U = nCV (T2 − T1 ) = 0,5 × 20,79 × (753 − 300) = 4708 J
(W > 0 : travail reçu, normale pour une compression)
Annexe – Récapitulatif des Symboles et Constantes
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Machines Volumitriques – 2ème année GM&P Chapitre 5 – Machines Thermiques
Symbole Grandeur Unité SI
P Pression Pa (1 bar = 105 Pa)
V Volume m³ (1 L = 10−3 m³)
T Température absolue K (T [K] = T [C] + 273,15)
n Nombre de moles mol
U Énergie interne J
H = U + PV Enthalpie J
S Entropie J/K
W Travail J
Q Chaleur J
CV Capacité calorifique à volume constant [Link]−1 .K−1
CP Capacité calorifique à pression constante [Link]−1 .K−1
γ = CP /CV Coefficient adiabatique sans unité (air : 1,4)
R Constante universelle des gaz parfaits 8,314 [Link]−1 .K−1
NA Nombre d’Avogadro 6,022 × 1023 mol−1
η Rendement (moteur) sans unité (0 < η < 1)
e Efficacité / COP (récepteur) sans unité (e > 0)
τ = V1 /V2 Taux de compression sans unité
QC Chaleur source chaude J
QF Chaleur source froide J
TC , TF Températures sources chaude/froide K
P MI Pression Moyenne Indiquée Pa
CSE Consommation Spécifique Effective g/(kW·h)
P CI Pouvoir Calorifique Inférieur kJ/kg
Conversions et constantes essentielles
— T [K] = T [C] + 273,15 (toujours convertir en K pour les calculs thermodyna-
miques !)
— 1 bar = 105 Pa
— 1 atm = 101 325 Pa ≈ 1.013 bar
— R = 8.314 J mol−1 K−1
— Air : γ ≈ 1,4, CV ≈ 20,8 [Link]−1 K−1 , CP ≈ 29,1 [Link]−1 K−1
— ω [rad/s] = N [tr/min] × 2π
60
21