Cours Diagonalisation
Cours Diagonalisation
Luc Menichi
1. 10 mars 2025
Table des matières
Chapitre 1. Determinants 5
1. Equations linéaires 5
Chapitre 2. Diagonalisation 7
1. Rappels sur les sommes directes 7
2. Décomposition d’un espace vectoriel en sous-espaces stables 8
3. Sous-espaces propres 9
4. Polynômes caractéristiques 9
5. Diagonalisation 12
6. Polynômes d’endomorphismes 15
7. Théorème de Cayley-Hamilton 19
8. Applications aux suites récurrentes 19
9. Système d’équations différentielles linéaires du premier ordre 21
10. Equations différentielles linéaires à coefficients constants 23
11. Corrigé des exercices 25
Bibliographie 27
12. Livres à télécharger 27
3
4 Table des matières
Ce cours s’inspire du cours de mon professeur de math supérieure Jean Voedts et de mes
bibles [RDO82, AF87, Voe02].
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numéros des théorèmes, propositions....
Chapitre 1
Determinants
A taper
1. Equations linéaires
Soient E et F deux espaces vectoriels. Soit f : E → F une application linéaire. L’ensemble
des solutions x ∈ E de cet équation linéaire sans second membre (ou homogène) f (x) = 0
est un sous-espace vectoriel de E, le noyau de f , ker f .
Proposition 1.1. [RDO82, [Link]◦ théorème II] Soit y ∈ F . L’ensemble des solutions
x ∈ E de l’équation linéaire avec second membre f (x) = y est
-soit vide si y n’appartient pas à l’image de f .
-soit est de la forme x0 + ker f où x0 est une solution particulière l’équation linéaire avec
second membre f (x) = y si si y appartient à l’image de f .
En particulier, si l’équation à une unique solution alors ker f = {0}, c’est à dire f est
injectif.
Démonstration. Si l’ensemble des solutions x ∈ E de l’équation linéaire avec second
membre f (x) = y n’est pas vide, soit x0 une telle solution. Alors f (x0 ) = y. Soit x ∈ E.
Alors x est solution de f (x) = y si et seulement si
f (x) = f (x0 ) ⇔ f (x) − f (x0 ) = 0 ⇔ f (x − x0 ) = 0
si et seulement si x − x0 est solution de l’équation f (x) = 0 si et seulement si x = x0 + z où
z ∈ ker f . □
Exemple 1.2. Système linéaire de p à q inconnues.
a11 x1 + a12 x2 + . . . + a1q xq = b1 L1
a21 x1 + a22 x2 + . . . + a2q xq = b2 L2
.
.. .. .. .. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . . .
ap1 x1 + ap2 x2 + . . . + apq xn = bq Lp
Exemple 1.3. Equations différentielles linéaires.
a(t)y ′ (t) + b(t)y(t) = f (t)
Exemple 1.4. Équation diophantienne : ax + by = c où a, b et c sont des entiers relatifs.
On cherche les couples d’entiers relatifs (x, y) solution.
En fait, la proposition précédente n’utilise que la structure de groupes des espaces vecto-
riels (Elle marche même pour des groupes non abeliens) Soit f : Z2 → Z, (x, y) 7→ ax + by.
Alors f est un morphisme de groupes abeliens
Exemple 1.5. Soit f : (C−{0} , 1) → (C−{0} , 1), z 7→ z n . Alors f est un morphisme de
groupes abéliens pour le produit des nombres complexes. Alors le noyau de f est le groupe
des racines n-ièmes de l’unité 1. On obtient les racines n-ièmes d’un nombre complexe en
multipliant l’une d’entre elles par les racines n-ièmes de l’unité.
5
Chapitre 2
Diagonalisation
Supposons maintenant que la somme F1 + F2 est directe. Montrons que (e1 , . . . , ep+q ) est
une famille libre. Soient α1 , . . . , αp+q des scalaires tels que
p+q
X
αi ei = 0.
i=1
Posons
p
X p+q
X
x1 = αi ei et x2 = αi e i .
i=1 i=p+1
Definition 2.6. Soit F un sous-espace vectoriel de E, on dit que F est stable par u si
u(F ) ⊂ F .
3. Sous-espaces propres
Parmi les sous-espaces stables, nous nous intéresserons surtout aux sous-espaces propres
(sous-espaces stables pour lesquels l’application induite est une homothétie).
Soit E un espace vectoriel de dimension finie ou infinie. Soit u : E → E une application
linéaire.
Definition 2.7. Soit λ ∈ K. On dit que λ est une valeur propre de u si il existe un
vecteur x non nul de E tel que u(x) = λx.
Definition 2.8. Soit λ une valeur propre de u. On appelle vecteur propre de u (associé
à la valeur propre λ), tout vecteur x non nul de E tel que u(x) = λx.
Propriété 2.9. Soit λ ∈ K. Le scalaire λ est valeur propre de u si et seulement si
ker(u − λidE ) ̸= {0} si et seulement si l’application linéaire u − λidE n’est pas injective.
Démonstration. En effet, soit x ∈ E. u(x) = λx ⇔ u(x)−λidE (x) = 0 ⇔ (u − λidE ) (x) =
0. □
Definition 2.10. Supposons que λ est une valeur propre de u. On appelle sous-espace
propre associée à la valeur propre λ, le sous-espace vectoriel stable par u, ker(u − λidE ). Ce
sous-espace vectoriel non réduit à {0} est formé de tous les vecteurs propres associés à la
valeur propre λ et du vecteur nul.
Théorème 2.11. [RDO82, [Link]◦ théorème II][AF87, Théorème XV.3.1][Voe02,
Théorème 5-4.9] Soient λ1 ,. . ., λp p valeurs propres distinctes de u. Alors la somme des
sous-espaces propres associés ker(u − λ1 idE ) + · · · + ker(u − λp idE ) est directe.
Démonstration. Faisons une démonstration par récurrence sur p. Cas p = 1. Il n’y a
rien à démontrer. Cas p ≥ 2. Supposons que la somme ker(u − λ1 idE ) + · · · + ker(u − λp−1 idE )
est directe. Soient xi ∈ ker(u − λi idE ) tels que (L1) x1 + · · · + xp = 0. En appliquant u à
l’équation (L1). Nous obtenons (L2) λ1 x1 +· · ·+λp xp = 0. En soustrayant λp fois (L1) à (L2),
nous obtenons (L2 − λp L1) (λ1 − λp )x1 + · · · + (λp−1 − λp )xp−1 = 0. Comme la somme ker(u −
λ1 idE ) + · · · + ker(u − λp−1 idE ) est directe, on a donc (λ1 − λp )x1 = 0,. . .,(λp−1 − λp )xp−1 = 0.
Comme λp est distincte de λ1 , . . ., λp−1 , on a donc x1 = 0,. . .,xp−1 = 0. L’équation (L1) donne
alors xp = 0. Nous avons donc montré que la somme ker(u − λ1 idE ) + · · · + ker(u − λp idE )
est directe. □
4. Polynômes caractéristiques
Supposons que E est de dimension finie. Soit u : E → E une application linéaire.
Propriété 2.12. Soit λ ∈ K. Le scalaire λ est valeur propre de u si et seulement si
det(u − λidE ) = 0.
Definition 2.13. On appelé polynôme caractéristique de u, noté χu , la fonction χu (X) =
det(XidE − u) pour tout X ∈ K.
Dans la proposition suivante, nous verrons que cette fonction est bien une fonction poly-
nômiale.
Proposition 2.14. Le polynôme caractéristique de M , χM , est un polynôme unitaire de
degré n de la forme
χM (X) = X n − tr M X n−1 + · · · + (−1)n det M.
Démonstration. Soit M = (mij ). Soit Sn l’ensemble des bijections σ de l’ensemble
{1, . . . , n} dans lui-même. On rappelle que le déterminant de M est donné par
X
det M = ε(σ)m1σ(1) . . . mnσ(n) .
σ∈Sn
10 2. DIAGONALISATION
On voit donc que χM (X) est un polynôme de degré inférieur ou égal à n. En distinguant
l’identité id des autres éléments de Sn dans la somme, comme ε(id) = +1,
X
χM (X) = (X − m11 ) · · · (X − mnn ) + ε(σ)(Xδ1σ(1) − m1σ(1) ) · · · (Xδnσ(n) − mnσ(n) ).
σ∈Sn −{id}
Si σ ̸= id, alors il existe i tel que σ(i) ̸= i. Comme σ est injectif, on a aussi σ(σ(i)) ̸= σ(i).
En posant j = σ(i), nous avons trouvé deux éléments distincts i et j de {1, . . . , n} tels que
δiσ(i) et δjσ(j) soient nuls et donc le terme ε(σ)(Xδ1σ(1) − m1σ(1) ) · · · (Xδnσ(n) − mnσ(n) ) est de
degré inférieur ou égal à n − 2. Les termes de degré n et n − 1 de χM (X) sont donc ceux du
produit (X − m11 ) · · · (X − mnn ), à savoir X n − (m11 + · · · + mnn )X n−1 .
On obtient finalement le terme constant en évaluant en 0 :
χM (0) = det(0In − M ) = det(−M ) = (−1)n det(M ).
□
Corollaire 2.15. Les racines λ ∈ K du polynôme caractéristique χM (X) sont exacte-
ment les valeurs propres de M .
Démonstration. Soit λ ∈ K. D’après la propriété 2.12, λ est valeur propre de M si et
seulement si det(λIn − M ) = 0 ⇔ χM (λ) = 0. □
Exercice 1
Soit P (X) = X q +αq−1 X q−1 +· · ·+α1 X +α0 un polynôme unitaire de degré q. Considérons
la matrice carrée à q lignes appelée matrice compagnon
0 0 ... 0 −α0
1
0 . . . 0 −α
1
M = 0
1 ... 0 −α2 .
. . . . . . . . . . . . ...
0 0 . . . 1 −αq−1
Montrer que χM , le polynôme caractéristique de M est égal à P .
Solution de l’exercice 1
Faisons une démonstration par récurrence sur q.
X 0 ... 0 α0
−1 X . . . 0 α1
χM (X) = 0 −1 . . . 0 α2 .
... ... ... ... ...
0 0 . . . −1 X + αq−1
En développant par rapport à la première ligne,
X 0 ... 0 α1 −1 X 0 0
−1 X . . . 0 α2 ...
0 −1 0
χM (X) = X 0 −1 . . . 0 α3 + (−1)q−1 α0 .. .. .. .
... ... ... ... ... . . . X
0 0 . . . −1 X + αq−1 0 . . . 0 −1
4. POLYNÔMES CARACTÉRISTIQUES 11
1 a b c L1
0 x−a 0 0 L2 − L1
D = (x + a + b + c)
0 b−a x−b 0 L3 − L1
0 b − a c − b x − c L4 − L1
En développant par rapport à la première colonne, on obtient une matrice triangulaire
inférieure
x−a 0 0
D = (x + a + b + c) × 1 × b − a x − b 0 = (x + a + b + c)(x − a)(x − b)(x − c).
b−a c−b x−c
Seconde méthode : D est un polynôme unitaire de degré 4, qui admet a, b et c comme
racines.
Car quand x = a, la première ligne et la seconde ligne sont identiques. Quand x = b, la
deuxième ligne et la troisième ligne sont identiques. Quand x = c, la troisième ligne et la
quatrième ligne sont identiques.
Si a, b et c sont distincts deux à deux, D admet trois racines distinctes et donc admet
une quatrieme racine α. Donc D = (x − a)(x − b)(x − c)(x − α) = x4 − (a + b + c + α)x3 + · · ·
D’après la proposition 2.14, le coefficient devant x3 est − tr M = 0. Donc (a + b + c + α) = 0.
Donc α = −(a + b + c). Donc D = (x − a)(x − b)(x − c)(x + a + b + c).
Théorème 2.16. [RDO82, [Link]◦ Proposition II][AF87, Théorème XV.1.3][Voe02,
Théorème 5-4.26] Soit F un sous-espace vectoriel de E stable par u. Soit u|F : F → F la
restriction de u à F . Alors χu|F , le polynôme caractéristique de u|F divise χu , le polynôme
caractéristique de u.
12 2. DIAGONALISATION
5. Diagonalisation
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n. Soit u : E → E une application linéaire.
Definition 2.19. On dit que u est diagonalisable si E est la somme (nécéssairement
directe) de tous ses espaces propres.
Lemme 2.20. [RDW01, Chap. 8 Corollaire 46]. Soient λ1 ,. . ., λp toutes les valeurs
propres de u. Alors u est diagonalisable si et seulement si la somme des dimensions de tous
les sous-espaces propres est égale à la dimension de l’espace total :
p
X
dim ker(u − λi idE ) = n.
i=1
0 ... 0 λp Idp
calculant le polynôme caractéristique de cette matrice diagonale, nous obtenons que
p
(X − λi )di .
Y
χu (X) =
i=1
Donc χu est scindé et a pour racines λ1 ,. . .,λp avec les multiplicités d1 ,. . .,dp .
4) ⇒ 1) Supposons que
p
(X − λi )di .
Y
χu (X) =
i=1
où ∀i, di est la dimension du sous-espace propre associé à la valeur propre λi . Comme χu (X)
est de degré n,
p
X
di = n.
i=1
Donc d’après le Lemme 2.20, u est diagonalisable. □
Exercice 3
Démontrer 3) ⇒ 4) directement.
14 2. DIAGONALISATION
Solution de l’exercice 3
3) ⇒ 4) Supposons qu’il existe une base β = e1 , . . . , en de E telle que la matrice de u soit
une matrice diagonale D. Donc ei est un vecteur propre de u.
Soient λ1 ,. . .,λp les éléments diagonaux distincts de D qui se retrouvent respectivement
m1 fois,. . ., mp fois. En échangéant
les éléments de labase, nous pouvons supposer que D est
λ1 Im1 0 ... 0
0 λ2 Im2 . . . 0
est la matrice par blocs . C’est à dire nous pouvons supposer
... ... ... ...
0 ... 0 λp Imp
que que e1 ,. . .,em1 sont m1 vecteurs propres associés à la valeur propre λ1 , em1 +1 , . . ., em1 +m2
sont m2 vecteurs propres associés à la valeur propre λ2 , . . ., em1 +···+mp−1 +1 , . . ., em1 +···+mp sont
mp vecteurs propres associés à la valeur propre λp . En calculant le polynôme caractéristique
de la matrice diagonale, nous obtenons que
p
(X − λi )mi .
Y
χu (X) =
i=1
Donc χu est scindé et a pour racines λ1 ,. . .,λp avec les multiplicités m1 ,. . .,mp . Comme χu
est de degré n, n = m1 + · · · + mp .
Soit di la dimension du sous-espace propre associé à la valeur propre λi . Comme em1 +···+mi−1 +1 ,
. . ., em1 +···+mi est une famille libre de mi éléments de ce sous-espace propre, on a mi ≤ di .
D’après le Théoreme 2.18, on a toujours l’inégalité inverse di ≤ mi . Donc di = mi . Donc
n = d1 + · · · + dp . D’après le Lemme 2.20, u est diagonalisable. □
Propriété 2.23. [Voe02, Théorème 5-4.25] Soit u un endomorphisme d’un espace
vectoriel E de dimension finie n dont le polynôme caractéristique est scindée. Soit λ1 ,. . .,λn
les n valeurs propres de u (chacune étant écrite autant de fois que sa multiplicité). On a
n
X n
Y
tr u = λi et det u = λi .
i=1 i=1
triangulaire, det u = det A = ni=1 aii et son polynôme caractéristique est scindé et admet
Q
□
Qn
Démonstration. Supposons que χu (X) = i=1 (X − λi ). Alors
n n
!
χu (X) = X n − λi X n−1 + · · · + (−1)n
X Y
λi .
i=1 i=1
6. Polynômes d’endomorphismes
Definition 2.24. Soit u ∈ L(E), une application linéaire de E dans E. Pour tout p ∈ N,
on note par up , la composée p fois de u, u◦· · ·◦u : c’est à dire u1 = u, u2 = u◦u, u3 = u◦u◦u,
. . .. Par convention, u0 = idE est l’application identité de E.
Pour tout polynôme à coefficients dans K,
De même pour une matrice carrée A ∈ Mn (K), on note par Ap , la puissance p-ième de A
définie par récurrence par A0 = In et ∀p ∈ N, Ap+1 = Ap A. On appelle valeur de P en A, la
matrice carrée,
P (A) := αq Aq + αq−1 Aq−1 + · · · + α1 A + α0 In .
De manière plus générale, on peut remarquer que ces définitions ont un sens pour une
K-algèbre [Voe02, DÉFINITION 5-2.1].
Propriété 2.25. Supposons que E est de dimension finie n. Soit β une base de E.
Si A ∈ Mn (K) est la matrice de u relativement à la base β alors Ap est la matrice de up
relativement à la base β et P (A) est la matrice de P (u) relativement à la base β.
αq M (uq )+αq−1 M (uq−1 )+· · ·+α1 M (u)+α0 M (idE ) = M (αq uq +αq−1 uq−1 +· · ·+α1 u+α0 idE ) = M (P (u)).
□
Exercice 4
x
y
On considère l’application linéaire f : R4 7−→ R4 définie par tout vecteur
de R4 par
z
t
x 3x + y + z + t
y x + 3y + z+ t
f
=
.
z x + y + 3z+ t
t x + y + z + 3t
1) Est ce que f est diagonalisable ? Si oui, donner une base de vecteurs propres de f .
2) En déduire le calcul de f n , le composée n fois de f . (Voir la définition 2.24).
Solution de l’exercice 4
16 2. DIAGONALISATION
3 1 1 1
1 3 1 1
1) La matrice de f dans la base canonique β de R4 est A = . Donc
1 1 3 1
1 1 1 3
C1 C2 C3 C4 C1 + C2 + C3 + C4 C2 C3 C4
X −3 −1 −1 −1 X −6 −1 −1 −1
χf (X) = −1 X −3 −1 −1 = X −6 X −3 −1 −1
−1 −1 X −3 −1 X −6 −1 X −3 −1
−1 −1 −1 X −3 X −6 −1 −1 X −3
1 −1 −1 −1 L1 1 −1 −1 −1 L1
1 X −3 −1 −1 L2 0 X −2 0 0 L2 − L1
= (X − 6) = (X − 6)
1 −1 X −3 −1 L3 0 0 X −2 0 L3 − L1
1 −1 −1 X −3 L4 0 0 0 X − 2 L4 − L1
= (X − 6)(X − 2)3 .
1
1
Les valeurs propres de f sont 6 et 2. Soit v1 = . f (v1 ) = C1 + C2 + C3 + C4 = 6v1 .
1
1
Donc v1 est un vecteur propre. D’après le théorème 2.18, Ker (f − 6idR4 ) est de dimension
1 et admet donc pour base, v1 .
x x+y+z+t x
y x + y + z + t y
Cherchons ker(f − 2idR4 ). (f − 2idR4 ) = . Donc ∈ ker(f −
z x + y + z + t z
t x+y+z+t t
2idR4 ) ⇔ x + y + z + t = 0.
D’après
le théorème
2.18, Ker
(f− 2idR4 ) est de dimension inférieur ou égal à 3. Soient
1 1 1
−1 0 0
v2 = , v3 = , v4 = . La famille v2 , v3 , v4 est une famille libre de ker(f −
0 −1 0
0 0 −1
2idR4 ). Donc Ker (f − 2idR4 ) est de dimension 3. D’après le théorème 2.11 et [RDO82,
[Link]◦ Théorème réciproque], (v⃗1 , v⃗2 , v⃗3 , v⃗4 ) est une famille libre donc une base de R4 formé
de vecteurs propres de f . Donc f et A sont diagonalisables. La matrice A est une matrice
symétrique. Plus généralement, nous verrons dans le chapitre sur les formes bilinéaires que
toute matrice réelle symétrique est diagonalisable.
2) Soit β ′ = (v⃗1 , v⃗2 , v⃗3 , v⃗4 ) la base de vecteurs propres de R4 . Dans cette base, le calcul de
f n est facile.
a6n + (b + c + d)2n
a6n − b2n
f n (av⃗1 + bv⃗2 + cv⃗3 + dv⃗4 ) = a6n v⃗1 + b2n v⃗2 + c2n v⃗3 + d2n v⃗4 = .
n n
a6 − c2
n n
a6 − d2
6. POLYNÔMES D’ENDOMORPHISMES 17
x x
y y
Soit un vecteur quelconque de R4 . Les coordonnées de dans la base (v⃗1 , v⃗2 , v⃗3 , v⃗4 )
z z
t t
sont par définition les nombres réels a, b, c et d tels que
x
a + b + c + d = x (L1)
y a − b
= y (L2)
= av⃗1 + bv⃗2 + cv⃗3 + dv⃗4 ⇔
z
a − c + = z (L3)
t
a + d = t (L4)
x+y+z+t
a= 4
(L1 + L2 + L3 + L4)/4
b= a−y = x−3y+z+t
⇔ 4
c= a−z = x+y−3z+t
4
= x+y+z−3t
d= a−t
4
Donc
x+y+z+t n 3x−y−z−t n
a6n + (b + c + d)2n 6 + 2
x 4 4
n n x+y+z+t x−3y+z+t n
y a6 − b2 6n − 2
f n = 4
= x+y+z+t 4
x+y−3z+t n .
n n
z a6 − c2
4
6n − 4
2
t a6n − d2n x+y+z+t n
4
6 − x+y+z−3t n
4
2
Donc d’après la propriété 2.25, pour tout n ∈ N,
n
6 + 3 × 2n 6n − 2n 6n − 2n 6n − 2n
1 6n − 2n n
6 +3×2 n n
6 −2 n
6n − 2n
An = .
6n − 2n 6n − 2n 6n + 3 × 2n 6n − 2n
4
6n − 2n 6n − 2n 6n − 2n 6n + 3 × 2n
1 1 1 1
1 −1 0 0
2 ème méthode : Soit P la matrice de passage de β à β ′ . Alors P =
.
1 0 −1 0
1 0 0 −1
1 1 1 1
1 −3 1 1
La résolution du système ci-dessus donne P −1 = 41 .
1 1 −3 1
1 1 1 −3
On a f (v⃗1 ) = 6v⃗1 , f (v⃗2 ) = 2v⃗1 , f (v⃗3 ) = 2v⃗1 et f (v⃗4 ) = 2v⃗1 . Donc la matrice de f dans la
base β ′ est
6 0 0 0
0 2 0 0
D = P −1 AP = .
0 0 2 0
0 0 0 2
Donc comme, d’après la propriété 2.25, An est la matrice de f n dans la base canonique β et Dn
la matrice de f n dans la base canonique β ′ ou parce que P −1 An P = (P −1 An−1 P )(P −1 AP ) =
· · · = (P −1 AP )n ,
n
6 0 0 0
0 2n 0 0
Dn = P −1 An P = .
0 0 2n 0
0 0 0 2n
18 2. DIAGONALISATION
n
6n 6n 6n
6
2n−3 × 2n 2n 2n
Donc An = P (Dn P −1 ) = 14 P . Donc pour tout n ∈
n n n n
2 2 −3 × 2 2
n n n n
2 2 2 −3 × 2
n n n n n n
6 +3×2 6 −2 6 −2 6 − 2n
n
6n − 2n 6n + 3 × 2n 6n − 2n 6n − 2n
N, An = 41 n . On vérifie pour n = 0
6 − 2n 6n − 2n 6n + 3 × 2n 6n − 2n
6n − 2n 6n − 2n 6n − 2n 6n + 3 × 2n
et n = 1 que notre formule donne bien In et A. □
Théorème 2.26. [RDO82, [Link]◦ Binôme de Newton] [AF87, Théorème III.5.1]
Soient D ∈ Mn (R) et N ∈ Mn (R) deux matrices qui commuttent entre elles, i.e. DN = N D,
alors la formule du binôme de Newton s’applique
r
!
r r
Dk N r−k .
X
(D + N ) =
k=0 k
Plus généralement, soit A un anneau. Soient D et N deux éléments de A qui commuttent
entre eux, i.e. DN = N D alors la formule du binôme de Newton s’applique. En particulier,
la formule du binôme de Newton s’applique sur tout anneau commutatif A, par exemple si
A = R ou A = C.
Démonstration. Par récurrence, en développant
(D + N )r = D1ε N 1−ε1 D2ε N 1−ε2 . . . Drε N 1−εr .
X
0≤ε1 ,...,εr ≤1
0≤ε1 ,...,εr ≤1
r r
(D + N )r = Dk N r−k = Dk N r−k
X X X X
1
k=0 ε1 +···+εr =k k=0 ε1 +···+εr =k
Le nombre d’épreuves qui a réussi dans un chemin est égal à ε1 + · · · + εr . Et le nombre de
chemins avec k épreuves réussis dans un chemin de longueur r est
!
X r
1 = .
ε1 +···+εr =k k
D’où
r
!
r
(D + N )r = Dk N r−k
X
k=0 k
□
Application : Calcul de la puissance de matrices : https ://[Link]/watch ?v=cImdttQLQlc
ou http ://[Link]/Vecteursmatrices/[Link]
Exercice 5
Soit
a b ... b b
b a . . . b b
M = . . . . . . . . . . . . . . . ∈ Mn (R).
b b . . . a b
b b ... b a
8. APPLICATIONS AUX SUITES RÉCURRENTES 19
1) Soit J ∈ Mn (R) la matrice dont tous les coefficients sont égaux à 1. Calculer J k pour tout
k ∈ N.
2) En déduire M r pour tout r ∈ N sans diagonaliser M .
3) Retrouver le résultat de l’exercice précédent quand a = 3, b = 1 et n = 4.
Solution de l’exercice 5
[LFA77a, p. 342]
1) On vérifie facilement que J 2 = nJ. On en déduit par récurrence que pour tout entier
k ≥ 1, J k = nk−1 J.
2) Clairement M = bJ +(a−b)In . Comme JIn = J et In J = J, bJ et (a−b)In commuttent.
D’après le binôme de Newton,
r r
! !
r r k r−k r r
(a − b)r−k bk nk−1 J.
X X
M = (bJ) [(a − b)In ] = (a − b) In +
k=0 k k=1 k
Or
r r
! " ! #
r 1 X r 1
(a−b)r−k bk nk−1 = (a − b)r−k (bn)k − (a − b)r = [(bn + a − b)r − (a − b)r ]
X
k=1 k n k=0 k n
Donc M r = (a − b)r In + n1 [(bn + a − b)r − (a − b)r ] J.
3) Quand a = 3, b = 1 et n = 4, M r = 2r I4 + 14 [6r − 2r ] J. □
7. Théorème de Cayley-Hamilton
Théorème 2.27. (Cayley-Hamilton) Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Soit
u : E → E une application linéaire. Soit χu le polynôme caractéristique de u. Alors χu (u) = 0.
Démonstration. Admis. □
Exercice 6
Soit E := KN le K-espace vectoriel des suites à valeurs dans K. Soit D : KN → KN qui à
toute suite u = (un )n∈N fait correspondre la suite D(u) = (D(u)n∈N ) telle que D(u)n = un+1
pour tout n ≥ 0.
1) Montrer que D est linéaire.
2) Donner ses valeurs propres.
3) Donner ses vecteurs propres.
4) Soient λ1 ,. . ., λp , p réels distincts non nuls. Montrer que la famille des suites géomé-
triques (λni )1≤i≤p est libre.
Solution de l’exercice 6
1) Soient u = (un )n∈N et v = (vn )n∈N deux suites à valeurs dans K. Soient α et β deux
réels. Alors pour tout n ∈ N,
D(αu + βv)n = (αu + βv)n+1 = αun+1 + βvn+1 = αD(u)n + βD(v)n = (αD(u) + βD(v))n .
Donc les suites D(αu + βv) et αD(u) + βD(v) sont égales.
2) 3)
4) Soient α1 ,. . ., αp ∈ K tels que pour tout n ∈ N, α1 λn1 + · · · + αp λnp = 0. D’après le
théorème 2.11 la somme ker D − λ1 idE + · · · + ker D − λp idE est directe. Pour tout i compris
entre 1 et p, chaque suite αi λni appartient a un sous-espace propre ker D − λi idE différent.
Donc pour tout n ∈ N, αi λni = 0. Donc comme λi n’est pas nul, αi = 0. Donc la famille
(λni )1≤i≤p est libre.
20 2. DIAGONALISATION
0 0 ... 1 ak−1
Par récurrence immédiate
Xn = An X0 .
Soit u l’endomorphisme associée à A dans la base canonique de Kk . En exercice, on a vu que le
polynôme caractéristique de la matrice compagnon d’un polynôme est ce polynôme. Comme
une matrice et sa transposée ont le même déterminant et le même polynôme caractéristique,
χA (X) = X k − ak−1 X k−1 − · · · − a0 .
Supposons que ce polynôme admet k racines simples λ1 , . . ., λk . Alors u admet k valeurs
propres distinctes et est donc diagonalisable. Soit vi un vecteur propre associè à la valeur
propre λi . Alors u admet pour matrice dans la base de vecteurs propres (v1 , . . . , vk ), la matrice
λ1 0 . . . 0
.. .
. ..
0 λ
2
D=. .
. .
. . .
. . . 0
0 . . . 0 λk
Soit P la matrice de passage de la base canonique à la base de vecteurs propres (v1 , . . . , vk ).
Alors D = P −1 AP .Donc A = P DP −1 n
. Donc A = P D P .
n −1
n
λ1 0 . . . 0
0 λn . .
. . ..
u 0
Donc Xn = P . . 2 .
−1 ..
P . Donc la suite un est une combinaison
. . . .
. . 0
.
uk−1
0 . . . 0 λnk
linéaire des suites géométriques λn1 , . . ., λnk . □
Proposition 2.31. Les deux applications x(t) et y(t) sont solutions du système différen-
tiel (S) si et seulement si pour tout t ∈ R, X ′ (t) = AX(t).
Démonstration.! On rappelle que X est dérivable
! si et seulement si x et y le sont. Dans
′
x (t) 2x(t) + y(t)
ce cas, X ′ (t) = ′ . AX(t) = . Donc ∀t ∈ R, X ′ (t) = AX(t) est équivalent
y (t) x(t) + 2y(t)
x′ (t) = 2x(t) + y(t)
à : Pour tout t ∈ R, ′
□
y (t) = x(t) + 2y(t)
22 2. DIAGONALISATION
L’idée pour résoudre le système différentielle est de trouver une bonne base où le système
différentiel est plus simple (triangulaire ou diagonale). Nous allons donc diagonaliser A.
Soit f l’endomorphisme associé à A relativement à la base canonique (e1 , e2 ) de R2 .
X −2 −1
χf (X) = = (X − 2)2 − 12 = (X − 3)(X − 1).
−1 X −2
! !
1 1
Soit v1 = . Alors f (v1 ) = 3v1 . Soit v2 = . Alors f (v2 ) = v2 . Alors (v1 , v2 )
1 −1
est une base!de vecteurs propres de f . Soit B la matrice de f relativement à cette base.
3 0
B= .
0 1
!
1 1
Soit P = la matrice de passage de la base canonique à la base (v1 , v2 ). Soit Y
1 −1
l’application vectorielle définie par Y (t) = P −1 X(t) pour tout t ∈ R. Comme X(t) = P Y (t),
Y (t) est le vecteur colonne des coordonnées du vecteur X(t) dans la base (v1 , v2 ).
Proposition 2.32. X est dérivable et X ′ (t) = AX(t) si et seulement Y est dérivable et
Y ′ (t) = BY (t).
Démonstration. Comme P −1 est une matrice à coefficients constants, Y s’exprime
comme combinaisons linéaires à coefficients constants de x(t) et y(t). Donc il est clair que Y
est dérivable si et seulement si X est dérivable et que Y ′ (t) = P −1 X ′ (t).
Comme A = P BP −1 , X ′ = AX ⇔ X ′ = P BP −1 X ⇔ P −1 X ′ = BP −1 X ⇔ Y ′ =
BY . □
!
a(t)
Soient a(t) et b(t) les coordonnées de Y (t). Alors Y (t) = pour tout t ∈ R.
b(t)
D’après l’analogue de la proposition 2.31, pour tout t ∈ R, Y ′ (t) = BY (t) si et seulement
si les deux applications a(t) et b(t) sont solutions du système d’équations différentielles :
a′ = 3a
′
b =b
Les solutions de b′ = b sont de la forme b(t) = b0 exp t. Les solutions de a′ = 3a sont de la
forme a(t) = a0 exp 3t.
Conclusion : les solutions du système sont de la forme a(t) = a0 exp 3t et b(t) = b0 exp t
où a0 , b0 sont des constantes réelles. Il est facile de voir que a(0) = a0 , b(0) = b0 . Ce qui
explique la notation de ces constantes. !
a 0 exp 3t
Donc Y ′ = BY est équivalent à Y = où a0 et b0 sont trois constantes réelles.
b0 exp t
Ceci est équivalent à !
a0 exp 3t + b0 exp t
X = PY = .
a0 exp 3t − b0 exp t
Bilan : Les solutions de (S) sont x(t) = a0 exp 3t + b0 exp t, et y(t) = a0 exp 3t − b0 exp t où
a0 et b0 sont deux constantes réelles.
Nous n’avons pas eu besoin de calculer l’inverse de la matrice P . Par contre, si nous
voulons exprimer les solutions ! en fonction des conditions initiales !x(0) = ! x0 et y(0) = y0 ,
a 1 1 x0
cela est necessaire. Comme 0 = Y (0) = P −1 X(0) = 21 ,
b0 1 −1 y0
a0 = 12 (x0 + y0 ) et b0 = 21 (x0 − y0 ).
Donc l’unique solution de (S) vérifiant x(0) = x0 et y(0) = y0 est x(t) = x20 (exp 3t +
exp t) + y20 (exp 3t − exp t) et y(t) = x20 (exp 3t − exp t) + y20 (exp 3t + exp t).
Remarque : Ici, au lieu de diagonaliser, on peut remarquer que (S) est équivalent à
10. EQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES À COEFFICIENTS CONSTANTS 23
x′ + y′ = 3(x + y)
x′ − y ′ =x−y
Puis poser α(t) = x(t) + y(t) et β(t) = x(t) − y(t). Donc α(t) = α0 exp 3t et β(t) = β0 exp t.
Donc x(t) = 12 (α(t) + β(t)) = 12 (α0 exp 3t + β0 exp t). et y(t) = 12 (α(t) + β(t)) = 12 (α0 exp 3t +
β0 exp t).
Plus généralement
Théorème 2.33. [LFA77c, Théorème II.2.1] Soit A une matrice diagonalisable. Soit f
l’endomorphisme associé à A relativement à la base canonique de Rk . Soit (v1 , . . . , vk ) une
λ1 0 . . . 0
0 λ . . . ..
2 .
base de vecteurs propres de f . Soit B = la matrice de f dans cette base
.. . . ..
. . . 0
0 . . . 0 λk
Alors 1) les solutions du système différentiel X ′ = AX sont toutes les fonctions de la forme
k
X
X(t) = Ci exp(λi t)vi
i=1
En divisant par exp(λt), on obtient que y vérifie (E) si et seulement si λ est solution du
polynôme
X k − ak−1 X k−1 − · · · − a0 .
Théorème 2.34. [LFA77c, Cas particulier du Théorème II.6.5] Supposons que le poly-
nôme
X k − ak−1 X k−1 − · · · − a0
admet k racines simples λ1 , . . ., λk . Alors 1) les solutions de (E) sont toutes les fonctions
de la forme
k
X
y(t) = ci exp(λi t)
i=1
où c1 , c2 ,. . ., ck désignent des constantes réelles arbitraires.
2)(Théorème de Cauchy-Lipschitz) Il existe une unique solution y de (E) vérifiant la
condition initiale y(0) = y0 , y ′ (0) = y1 , . . ., y (k−1) (0) = yk−1 .
3) L’ensemble des solutions de (E) est un espace vectoriel de dimension k de base, la
famille des exp(λi t).
Démonstration. 1) Il est clair par linéarité que les fonctions de la forme
k
X
y(t) = ci exp(λi t)
i=1
0 0 ... 1 ak−1
Soit u l’endomorphisme associée à A dans la base canonique de Kk . En exercice, on a vu que le
polynôme caractéristique de la matrice compagnon d’un polynôme est ce polynôme. Comme
une matrice et sa transposée ont le même déterminant et le même polynôme caractéristique,
χA (X) = X k − ak−1 X k−1 − · · · − a0 .
Supposons que ce polynôme admet k racines simples λ1 , . . ., λk . Alors u admet k valeurs
propres distinctes et est donc diagonalisable. Soit vi un vecteur propre associé à la valeur
propre λi . D’après le Théorème précédent,
k
X
X(t) = Ci exp(λi t)vi .
i=1
[AF87] Jean-Marie Arnaudiès and Henri Fraysse, Cours de mathématiques. 1, Dunod, Paris, 1987, Algèbre.
[Algebra].
[LFA77a] Jacqueline Lelong-Ferrand and Jean-Marie Arnaudiès, Cours de mathématiques. Tome 1, Dunod,
Paris, 1977, Algèbre, Troisième édition, 1er Cycle Universitaire. Classes Préparatoires. Mathéma-
tiques.
[LFA77b] , Cours de mathématiques. Tome 2, Dunod, Paris, 1977, Analyse, Quatrième édition, 1er
Cycle Universitaire. Classes Préparatoires. Mathématiques.
[LFA77c] , Cours de mathématiques. Tome 4, Dunod, Paris, 1977, Équations différentielles, intégrales
multiples, fonctions holomorphes, Deuxième édition, corrigée, 1er Cycle Universitaire. Classes Pré-
paratoires. Mathématiques. MR 0476228
[RDO82] E. Ramis, C. Deschamps, and J. Odoux, Cours de mathématiques spéciales. 1, second ed., Masson,
Paris, 1982, Algèbre.
[RDW01] J.F. Ruaud, C. Deschamps, and A. Warusfel, Mathématiques 2e année : cours et exercices corrigés,
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[Voe02] Jean Voedts, Cours de mathématiques MP-MP*, Ellipses, Paris, 2002.
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