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Cours Geodesie Final

Le document présente une introduction à la géodésie, définissant son objectif principal comme l'étude des dimensions et de la forme de la Terre, ainsi que l'établissement de systèmes de référence géodésiques. Il aborde également les unités de mesure utilisées en géodésie, notamment le système international d'unités (SI), et décrit la forme oblongue de la Terre due à son aplatissement aux pôles. Enfin, le texte souligne l'importance de la géodésie dans divers domaines tels que la cartographie, la navigation et l'étude des déformations de la croûte terrestre.

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Cours Geodesie Final

Le document présente une introduction à la géodésie, définissant son objectif principal comme l'étude des dimensions et de la forme de la Terre, ainsi que l'établissement de systèmes de référence géodésiques. Il aborde également les unités de mesure utilisées en géodésie, notamment le système international d'unités (SI), et décrit la forme oblongue de la Terre due à son aplatissement aux pôles. Enfin, le texte souligne l'importance de la géodésie dans divers domaines tels que la cartographie, la navigation et l'étude des déformations de la croûte terrestre.

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Base de Géodésie

L2 Géologie

Réalisé par :
Bewba Mohamed Abass

2023-2024
Table de matières

I. Introduction à la Géodésie .............................................................................................................. 1


I.1 Définition et objectifs de la géodésie...................................................................................... 1
I.2 Forme et dimensions de la Terre............................................................................................. 1
I.3 Aplatissement de la Terre aux pôles ....................................................................................... 6
II. Les unités ........................................................................................................................................ 7
II.1 Le système international d'unités (SI) et son application en géodésie ................................... 7
II.2 Les unités de base en géodésie : mètre, kilomètre, degré ..................................................... 7
II.3 Utilisation des unités en Géodésie.......................................................................................... 8
III. Les systèmes de coordonnées..................................................................................................... 9
III.1 Définition des systèmes de coordonnées ............................................................................... 9
III.2 Les types de systèmes de coordonnées .................................................................................. 9
III.3 Utilisation des systèmes de coordonnées ............................................................................. 11
IV. Références géodésiques................................................................................................................ 11
IV.1 Ellipsoïde de référence et géoïde .......................................................................................... 11
IV.2 Références Géodésiques Mondiales ..................................................................................... 13
IV.3 Références Géodésiques Régionales..................................................................................... 14
V. Les projections .............................................................................................................................. 15
V.1 Définition des projections cartographiques .......................................................................... 15
V.2 Types de projection ............................................................................................................... 15
V.3 La longitude et la latitude ..................................................................................................... 17
V.4 La distorsion des projections................................................................................................. 18
I. Introduction à la Géodésie
I.1 Définition et objectifs de la géodésie

Définition de la Géodésie :
Le mot géodésie vient du mot grec geodaisia qui veut dire partage de la Terre, aujourd'hui le
sens a évolué et la géodésie peut être définie comme l'étude et la mesure des dimensions et de
la forme de la Terre, ainsi que des variations de son champ gravitationnel. Elle englobe la
création et l'utilisation de systèmes de référence spatiaux pour représenter et mesurer la surface
de la Terre de manière précise.
Objectifs de la Géodésie :
D’âpres l’IGN l’objectif principal de la géodésie est d’élaborer des systèmes de référence
terrestres et des repères de référence géodésiques auxquels tout utilisateur ou créateur de
données géoréférencées peut accéder par l’intermédiaire de réseaux. Entre autres on peut citer
comme objectifs de la géodésie :
1. Détermination de la forme de la Terre : la géodésie vise à définir la forme de la Terre, en
tenant compte de sa courbure, de sa surface et des variations locales, elle cherche à mesurer
avec précision les dimensions de la Terre, notamment son rayon, son diamètre, sa
circonférence et sa surface.

2. Étude du champ gravitationnel : la géodésie analyse le champ gravitationnel de la Terre,


comprenant les variations de la pesanteur à travers le globe.

3. Établissement de systèmes de référence : elle vise à définir des systèmes de référence


spatiaux et des coordonnées géodésiques pour permettre une représentation précise et
cohérente de la surface terrestre.
Elle contribue à la création de méthodes et de technologies de navigation essentiels dans
divers domaines tels que la cartographie, la topographie, le transport, les communications,
l’urbanisme, la gestion des ressources naturelles, les études environnementales, les levés
topographiques, la défense et bien d'autres domaines.

4. Étude des déformations de la croûte terrestre : la géodésie examine les déformations et


mouvements de la croûte terrestre, essentiels pour comprendre les phénomènes tels que les
séismes, les déplacements tectoniques et le niveau de la mer.
En résumé, la géodésie est fondamentale pour notre compréhension de la forme de la Terre et
a des applications importantes dans de nombreux aspects de la vie quotidienne et de la
recherche scientifique.

I.2 Forme et dimensions de la Terre

Les premières notions géodésiques sont liées à l'astronomie. Thalès de Milet (né vers 625 av.
J.-C. - décédé vers 547 av. J.-C.) a démontré que les étoiles tracent des cercles autour du pôle
et a prédit une éclipse solaire vers 585 av. J.-C.

1|Page
Les étoiles tracent des cercles autour du pôle

Cependant, Anaxagore, au V siècle avant J.-C., a observé l'ombre circulaire que la Terre projeté
lors des éclipses de Lune ; l'observation des navires à l'horizon a renforcé cette idée. En outre,
des phénomènes impossibles si la Terre était plate.

L’ombre circulaire que la Terre projeté lors des éclipses de Lune

2|Page
L’observation des navires à l'horizon

Au 3ème siècle avant JC, Ératosthène, un éminent mathématicien, géographe et astronome de


l'époque, a utilisé une méthode ingénieuse pour estimer la circonférence de la Terre. Il a observé
l'ombre projetée par deux objets simultanément dans deux villes différentes.
Son expérience consistait à attendre que le Soleil éclaire directement le fond d'un puits à Syène
(située au sud de l'Égypte, actuellement appelée Assouan). Au même moment, dans la ville
d'Alexandrie, située environ à 800 km de là, Ératosthène a mesuré l'ombre projetée par un
obélisque de hauteur connue. Cette mesure lui a permis de calculer l'angle formé entre les
rayons lumineux et la verticale. En utilisant cette information, il a pu estimer avec une
remarquable précision la circonférence de la Terre.

Calcul de la circonférence terrestre par Ératosthène


Calcul de l'angle a entre les rayons solaires et l'obélisque :
Dans un triangle rectangle, on sait que :

3|Page
𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑐ô𝑡é 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠é à 𝑙′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 ∝
𝑡𝑎𝑛 ∝=
𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑐ô𝑡é 𝑎𝑑𝑗𝑎𝑐𝑒𝑛𝑡 à 𝑙′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 ∝
Ainsi, l'angle entre l'obélisque et son ombre étant droit :

𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙′𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙′𝑜𝑏é𝑙𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒


𝑡𝑎𝑛 ∝=
𝐻𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙′𝑜𝑏é𝑙𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒

Après calcul, Eratosthène a trouvé a = 7,2°.


A la surface de la Terre, la longueur de l'arc formé par cet angle ∝ est égale à la distance séparant
ces deux villes, soit 800 km. Par un calcul de proportionnalité, on pourra passer de l'angle de
7,2° à un angle de 360° (autour de la Terre).

Angle (degré) 7,2 360


Longueur de l'arc (km) 800 (360 x 800) / 7,2 = 40000

En 827, le Khalife Al-Mamoun fit reprendre la mesure du méridien sur un arc de 2 degrés. Elle
s’effectua dans la plaine du Sinjar près de Bagdad et fut conduite par le célèbre mathématicien
arabe Al-Khwarizmi (Bagdad, c. 780 - c. 850), l’inventeur de l’algèbre et dont le nom donnera
le mot algorithme. C’est lui également qui fit connaître les chiffres indiens à l’Occident. Les
savants arabes utilisèrent des perches et obtinrent 11016 km.

Aujourd'hui, la forme de la Terre est représentée par un ellipsoïde de révolution, une sphère
légèrement aplatie aux pôles. Plus précisément, on la décrit comme oblate ou aplatie, car son
axe secondaire coïncide avec son axe de rotation. En effet, la rotation de la Terre provoque un
aplatissement aux pôles en raison de la force centrifuge. Ainsi, le rayon terrestre à l'équateur
est environ 21 km plus long que celui aux pôles Nord et Sud, représentant une variation de
moins de 1 % du rayon.

La dimension moyenne du sphéroïde de référence, appelé géoïde, qui représente la surface où


le champ de pesanteur terrestre est homogène, ressemble à la forme que prendraient les océans
terrestres en l'absence de continents et de perturbations comme le vent. Cette dimension est
d'environ 12 742 km. Cela équivaut approximativement à 40 008 km/π, puisque le mètre était
à l'origine défini comme 1/10 000 000e (dix-millionième) de la distance entre l'équateur et le
pôle Nord en passant par Paris (donc un demi-méridien terrestre).

De plus, en raison de sa forme, la circonférence de la Terre mesure 40075,017 km à l'équateur


et 40007,863 km pour un méridien.

Le rayon équatorial de la Terre mesure 6378,137 km, tandis que le rayon polaire est de
6356,752 km (selon le modèle d'un ellipsoïde représentant une sphère légèrement aplatie aux
pôles). En outre, la distance entre le centre de la Terre et sa surface varie en fonction des
caractéristiques géographiques, allant de 6352,8 km au fond de l'océan Arctique à 6384,4 km
au sommet du Chimborazo. À cause de ces variations, le rayon moyen d'une planète, selon le
modèle de l'ellipsoïde, est conventionnellement défini par l'Union géodésique et géophysique
internationale comme suit :

4|Page
2𝑎 + 𝑏
𝑅1 =
3
Où a le rayon équatorial et b le rayon polaire.
Pour la Terre, cela donne donc R1 = 6371,0088 km.

Rayon polaire de la Terre

Forme oblate de la Terre

Les Dimensions de la terre


• Le diamètre équatorial est de 12742 km
• Le diamètre polaire est de 12721 km
• Le rayon équatorial est de 6378 km
• Le rayon polaire est de 6356 km
• Le rayon moyen est de 6371 km
• La circonférence est de 40000km
• La circonférence à l’équateur 40075km

5|Page
• La circonférence aux pôles 40009 km
• Son poids est de 6 milles milliards de tonne
• Son volume est de 1 000 milliards de km 3
• La superficie de la terre est de 510 millions de km2

I.3 Aplatissement de la Terre aux pôles

La Terre est légèrement aplatie aux pôles et légèrement renflée à l'équateur en raison de sa
rotation. Ce phénomène est appelé "aplatissement polaire" ou "oblation équatoriale". Il
s'explique par la force centrifuge générée par la rotation de la Terre.
Lorsque la Terre tourne sur son axe, les régions équatoriales se déplacent plus rapidement que
les régions polaires en raison de leur plus grande distance par rapport à l'axe de rotation. Cette
différence de vitesse angulaire crée une force centrifuge qui a tendance à éloigner la matière
de l'axe de rotation, c'est-à-dire des pôles. Par conséquent, les régions équatoriales s'étirent
légèrement vers l'extérieur, provoquant un renflement à l'équateur et un amincissement aux
pôles.
Cet aplatissement n'est que très légèrement perceptible, la Terre étant pratiquement une sphère.
Sa valeur est généralement exprimée en termes de "facteur d'aplatissement" (aussi appelé
"aplatissement dynamique") qui mesure la différence entre le rayon équatorial et le rayon
polaire de la Terre. Le facteur d'aplatissement de la Terre est d'environ 1/298, ce qui signifie
que le rayon équatorial est d'environ 0,3 % plus long que le rayon polaire.
En somme, la forme légèrement aplatie de la Terre aux pôles est due à la combinaison de sa
rotation et de la force centrifuge qui en découle.

Aplatissement de la Terre

6|Page
II. Les unités
II.1 Le système international d'unités (SI) et son application en géodésie

Le Système international d'unités, communément abrégé en SI, est le système d'unités qui
établit des normes pour la quantification de diverses grandeurs physiques. Il repose sur une
base décimale, ce qui signifie que l'on passe d'une unité à ses multiples ou sous-multiples en
utilisant des puissances de 10, à l'exception de la mesure du temps et des angles.
La norme internationale ISO 80000-1-2009 définit les unités du Système international et
fournit des recommandations sur l'utilisation de leurs multiples et de certaines autres unités.
En géodésie, le SI est largement employé pour mesurer et exprimer des propriétés
géographiques telles que les distances, les angles, les aires, les volumes, et d'autres paramètres
essentiels.
Dans le contexte de la géodésie, le SI est appliqué de la manière suivante :
1. Mesure des distances : Les distances entre différents points sur la surface de la Terre, que
ce soit à l'échelle locale ou globale, sont mesurées en mètres (m) ou en kilomètres (km), les
unités de base du SI pour la longueur.

2. Mesure des angles : Les angles de latitude et longitude, ainsi que d'autres paramètres
angulaires, sont exprimés en degrés (°), minutes ('), et secondes ("). Ces mesures angulaires
sont conformes au système d'unités sexagésimal, couramment utilisé en géodésie.

3. Mesure des aires et des volumes : Les aires de surfaces géographiques (par exemple, aires
de pays, de régions) ainsi que les volumes (par exemple, volumes de lacs, de montagnes)
sont exprimées en mètres carrés (m²) et mètres cubes (m³), respectivement.

4. Autres grandeurs géodésiques : D'autres grandeurs utilisées en géodésie, telles que la


pesanteur, la vitesse, le temps, etc., sont exprimées en unités appropriées du SI.
L'utilisation du SI en géodésie assure une cohérence internationale dans les mesures
géographiques, facilitant ainsi l'échange d'informations et la collaboration entre géographes,
cartographes, géodésiens et autres professionnels travaillant dans le domaine de la géographie
et de la cartographie.

II.2 Les unités de base en géodésie : mètre, kilomètre, degré

Les unités de base géodésiques sont des fondements essentiels pour mesurer et quantifier divers
aspects de notre planète et de son environnement. Ces unités sont cruciales dans le domaine de
la géodésie, qui étudie la forme, la taille et les champs physiques de la Terre.
1. Le mètre, unité fondamentale du Système international (SI), est utilisé pour mesurer
des distances sur la surface terrestre. Que ce soit pour définir la taille d'un terrain, la
longueur d'une côte ou la hauteur d'une montagne, le mètre offre une précision
appropriée dans les mesures géodésiques de proximité.

7|Page
2. Le kilomètre, équivalent à 1 000 mètres, est crucial pour mesurer des distances plus
étendues. Souvent utilisé pour quantifier les longueurs entre villes, les dimensions de
régions et même les circonférences continentales, le kilomètre est une unité géodésique
fréquemment employée.
3. Les degrés, quant à eux, représentent des mesures angulaires fondamentales utilisées
pour décrire des positions et des directions sur la surface de la Terre. Les lignes de
latitude et de longitude sont exprimées en degrés, permettant ainsi la localisation précise
de n'importe quel point sur la planète.
La maîtrise et l'utilisation appropriée de ces unités de base en géodésie sont essentielles pour
des cartes précises, des calculs de distances exacts et des analyses géographiques approfondies.
En combinant le mètre, le kilomètre et le degré, les géodésiens peuvent cartographier avec
précision notre monde complexe et en comprendre ses caractéristiques géographiques de
manière approfondie.

II.3 Utilisation des unités en Géodésie

Les unités géodésiques, telles que le mètre, le kilomètre et le degré, sont largement utilisées
dans divers domaines pour mesurer, cartographier et comprendre la surface de la Terre et les
phénomènes géographiques qui s'y produisent. Voici quelques-unes des principales utilisations
de ces unités géodésiques :
1. Cartographie et Topographie : Le mètre et le kilomètre sont utilisés pour mesurer des
distances sur des cartes, des plans topographiques et des relevés géodésiques. Ils
permettent de représenter avec précision les dimensions et les proportions des terrains,
des bâtiments et des caractéristiques géographiques.

2. Navigation : Le degré est une unité fondamentale pour représenter les coordonnées de
latitude et de longitude, essentielles à la navigation terrestre, maritime et aérienne. Ces
coordonnées aident à localiser des positions exactes et à définir des itinéraires.

3. Géodésie et Géophysique : Le mètre et le kilomètre sont utilisés pour mesurer des


aspects géophysiques de la Terre tels que la forme, la taille et la gravité. Ils sont
essentiels dans la modélisation de la Terre en tant qu'ellipsoïde, ce qui permet des
calculs précis dans les études géodésiques.

4. Urbanisme et Aménagement du Territoire : Le mètre et le kilomètre sont cruciaux


dans la planification urbaine et le développement territorial pour mesurer des distances,
des superficies et des volumes. Ils guident la conception des villes et des infrastructures
en tenant compte des dimensions et de l'organisation spatiale.

5. Recherche Scientifique : Ces unités géodésiques sont utilisées dans diverses


disciplines scientifiques telles que la climatologie, l'océanographie, la géologie et
l'astronomie pour mesurer des phénomènes naturels, des mouvements planétaires et des
caractéristiques géographiques.

8|Page
III. Les systèmes de coordonnées
III.1 Définition des systèmes de coordonnées

La notion de système de coordonnées est fondamentale en mathématiques, en physique, en


géographie, en cartographie et dans de nombreux autres domaines. Elle permet de spécifier et
de localiser des points dans un espace à l'aide de valeurs numériques. Un système de
coordonnées consiste généralement en un ensemble de règles et de conventions qui permettent
de décrire la position d'un point dans cet espace.

III.2 Les types de systèmes de coordonnées

Il existe plusieurs types de systèmes de coordonnées, mais les plus courants sont les systèmes
cartésiens, polaires et sphériques.
1. Système de coordonnées cartésiennes : Ce système est basé sur un ensemble d'axes
perpendiculaires. En 2D, il comprend les axes x et y, et en 3D, il comprend les axes x, y et
z. Les coordonnées d'un point dans un système cartésien sont spécifiées en termes de
distances par rapport à ces axes. Par exemple, un point peut être décrit par les coordonnées
(x, y) en 2D ou (x, y, z) en 3D.

Système de coordonnées cartésiennes

2. Système de coordonnées polaires : Ce système est principalement utilisé pour décrire des
points en utilisant la distance radiale et l'angle par rapport à un point de référence (l'origine).
En coordonnées polaires, un point est décrit par une paire de valeurs (r, θ), où "r" est la
distance radiale et "θ" est l'angle en radians.

9|Page
Système de coordonnées polaires

3. Système de coordonnées sphériques : Ce système est souvent utilisé pour décrire des
points dans un espace tridimensionnel. Il utilise la distance radiale (r), l'angle azimutal (θ)
et l'angle de polar () pour spécifier la position d'un point par rapport à l'origine.

Système de coordonnées sphériques

10 | P a g e
III.3 Utilisation des systèmes de coordonnées

L'utilisation d'un système de coordonnées dépend du contexte et des besoins spécifiques. Par
exemple, les systèmes cartésiens sont couramment utilisés pour la représentation de données
2D et 3D, tandis que les systèmes polaires et sphériques sont privilégiés pour des applications
où l'angle et la distance radiale sont importants, comme en géographie et en physique.
Voici quelques exemples d'utilisation des systèmes de coordonnées dans des contextes variés :
1. Navigation géographique : Les systèmes de coordonnées géographiques, tels que la
latitude et la longitude, sont utilisés pour localiser des points sur la surface de la Terre.
Ils sont essentiels pour la navigation, le repérage sur une carte, et les systèmes de
positionnement global (GPS).
2. SIG : Les cartographes utilisent des systèmes de coordonnées pour créer des cartes.
Les coordonnées cartésiennes et géographiques sont couramment utilisées pour
représenter la position des éléments sur une carte.
3. Cartographie géologique : Les géologues utilisent les systèmes de coordonnées pour
cartographier des régions géologiques. Les coordonnées cartésiennes sont souvent
utilisées pour localiser et décrire des unités géologiques, des failles, des plis, des
intrusions et d'autres caractéristiques.
4. Télédétection : Les systèmes de coordonnées sont essentiels pour traiter des données
issues de capteurs satellitaires et aériens, permettant de localiser des caractéristiques
terrestres.

IV. Références géodésiques


IV.1 Ellipsoïde de référence et géoïde

Pour pouvoir localiser des observations sur la Terre, il faut commencer par savoir à quoi
ressemble la Terre et en avoir une représentation, sinon on aura assez peu de chances de
localiser quoi que ce soit dessus.

1. Le géoïde

Les géoïdes sont des représentations gravitationnelles de la surface de la Terre. La forme des
géoïdes est complexe et ne peut être formulée mathématiquement de façon simple. Ils ne
peuvent donc pas être utilisés en cartographie.

Le géoïde, c’est l’une des surfaces que l’on considère comme référence de l’altitude coïncidant
avec le niveau moyen des mers. Quand on dit par exemple que le sommet de telle colline est à
130 mètres d’altitude par rapport au niveau de la mer, on considère en réalité que c’est 130
mètres par rapport au géoïde (ou à une autre surface, si on ne prend pas le géoïde comme
référence).

11 | P a g e
Géoïde : surface équipotentielle de référence du champ de gravité terrestre

2. L’ellipsoïde

L’ellipsoïde est une surface géométrique permettant de représenter assez fidèlement la forme
du géoïde. On peut le définir comme une surface mathématique modélisant le géoïde.
L'ellipsoïde s'obtient en faisant tourner une ellipse par rapport à un de ses deux axes. Un
ellipsoïde se définit par les longueurs de son demi grand et petit axe respectivement.

Malgré le fait que le géoïde est une très bonne représentation de la terre, quand on veut
commencer à modéliser la Terre avec des équations mathématiques, ça devient très compliqué.
Pour limiter ce problème, l’une des actions entreprise a été d’approximer le géoïde par des
ellipsoïdes puisqu’on est capables de bien caractériser les formes des ellipsoïdes.

Approximation du géoïde par une ellipsoïde

12 | P a g e
Reference géodésique par combinaison de Géoïde et d’Ellipsoïde

IV.2 Références Géodésiques Mondiales

Les Références Géodésiques Mondiales sont des systèmes de coordonnées géodésiques utilisés
à l'échelle mondiale pour la cartographie, la navigation, la géodésie et d'autres applications
nécessitant une référence spatiale commune. Deux des références géodésiques mondiales les
plus largement utilisées sont le WGS 84 (World Geodetic System 1984) et l'ITRF (International
Terrestrial Reference Frame). Voici une brève présentation de ces deux systèmes :

1. WGS 84 (World Geodetic System 1984) :


• Le WGS 84 est un système de référence géodésique développé et maintenu par
le Département de la Défense des États-Unis.
• Le WGS 84 est basé sur un ellipsoïde de référence (un modèle mathématique
de la forme de la Terre) et un système de coordonnées géographiques (latitude,
longitude et altitude).
• Il est utilisé pour la cartographie, la navigation aérienne et maritime, les
systèmes de positionnement par satellite, la topographie et de nombreuses autres
applications nécessitant une référence mondiale.

2. ITRF (International Terrestrial Reference Frame) :


• L'ITRF est un ensemble de systèmes de référence géodésique qui est mis à jour
périodiquement en fonction des données provenant de stations de géodésie
réparties dans le monde entier.
• Il est géré par l'International Earth Rotation and Reference Systems Service
(IERS) et est utilisé pour des applications géodésiques de haute précision, telles
que la surveillance des mouvements de la croûte terrestre, la recherche en
sciences de la Terre et la définition de systèmes de référence nationaux.

13 | P a g e
• L'ITRF est basé sur une combinaison de techniques de mesure, y compris la
télémétrie spatiale, les stations GPS, et la géodésie spatiale.
Ces références géodésiques mondiales sont essentielles pour garantir que les données
géospatiales provenant de différentes sources et de différentes parties du monde sont cohérentes
et compatibles. Elles servent de base pour la création de cartes, la navigation par satellite, la
surveillance de la Terre, la gestion des ressources naturelles et de nombreuses autres
applications qui dépendent de l'information géographique précise et cohérente à l'échelle
mondiale.

IV.3 Références Géodésiques Régionales

Les Références Géodésiques Régionales sont des systèmes de coordonnées géodésiques


spécifiques à des régions géographiques délimitées. Ils sont utilisés pour offrir une précision
accrue dans des zones spécifiques, en prenant en compte les particularités géodésiques et
gravimétriques propres à ces régions. Voici quelques exemples de références géodésiques
régionales :

1. NAD (North American Datum) : Le NAD est un système de référence géodésique


régional utilisé en Amérique du Nord. Il est conçu pour fournir des coordonnées
précises pour les États-Unis, le Canada et le Mexique.
2. ETRS (European Terrestrial Reference System) : L'ETRS est un système de
référence géodésique régional utilisé en Europe. Il permet de fournir des coordonnées
précises pour les pays européens.

Positionnement et définition d’une référence géodésique locale

14 | P a g e
V. Les projections
V.1 Définition des projections cartographiques

Passer de la surface sphérique (ellipsoïde) de la Terre (géoïde) à la surface plane d’une carte
nécessite de recourir à une projection cartographique. Il s’agit de techniques mathématiques
qui permettent la transformation de coordonnées géographiques en degrés, en coordonnées
cartographiques métriques.
La projection cartographique est un ensemble de techniques permettant de représenter la
surface de la Terre dans son ensemble ou en partie sur la surface plane d'une carte.
Datum : Référence géographique définie par une origine (position par rapport au centre de
la Terre), une orientation (axes des pôles et d’un méridien), une ellipsoïde (surface
représentant le géoïde), donc c’est une modélisation de la Terre afin d'exprimer des
coordonnées géographiques, il permet d'harmoniser les informations planimétriques par un
système géocentrique (c'est-à-dire par mesures d'angle).
SCR : Un Système de Coordonnées de Référence (composé d’une projection et d’un datum),
est un référentiel dans lequel on peut représenter des éléments dans l’espace. Ce système
permet de se situer sur l’ensemble du globe terrestre grâce à un couple de coordon nées
géographiques.

EPSG : Le European Petroleum Survey Group a établi un identifiant numérique


unique pour chaque SCR.

V.2 Types de projection

Il existe de nombreux types de projections cartographiques, chacun avec ses propres


caractéristiques et applications spécifiques. Voici quelques-uns des types de projections
cartographiques les plus courants :
1. Projection Conique :
• Projection conique conforme de Lambert : Présente une distorsion minimale des
angles mais une distorsion de taille.
• Projection équivalente d'Albers : Conserve les aires, ce qui est utile pour la
cartographie thématique.

Projection Conique

15 | P a g e
2. Projection Cylindrique :
• Projection de Mercator : Présente des lignes de latitude et de longitude
rectilignes, mais avec une distorsion de taille importante près des pôles. Utilisée
pour la navigation maritime.
• Projection de Lambert : Conserve les angles mais peut avoir une distorsion de
taille.

Projection Cylindrique
3. Projection Azimutale :
• Projection stéréographique : Présente une distorsion minimale de direction
depuis un point central.
• Projection gnomonique : Présente une distorsion minimale de direction depuis
un point central mais une distorsion de forme ailleurs.
• Projection orthographique : Présente une distorsion minimale de direction
depuis le centre mais une distorsion de forme ailleurs. Souvent utilisée pour les
cartes du globe terrestre.

Projection Azimutale

16 | P a g e
V.3 La longitude et la latitude

La longitude et la latitude sont deux coordonnées géographiques utilisées pour spécifier la


position d'un point sur la surface de la Terre. Elles sont essentielles pour la cartographie et la
navigation, permettant de déterminer précisément où se trouve un lieu sur la planète.
1. Longitude :
• La longitude mesure la distance est-ouest par rapport au méridien de Greenwich, qui
est la ligne de longitude 0°.
• Les lignes de longitude sont tracées verticalement sur la carte et vont de 180° à l'est à
180° à l'ouest, en passant par le méridien de Greenwich (0°).
• Les longitudes à l'est de Greenwich sont généralement exprimées en degrés positifs (0°
à 180° Est), tandis que les longitudes à l'ouest de Greenwich sont exprimées en degrés
négatifs (0° à 180° Ouest).
• Par exemple, Nouakchott est située à environ 15° de longitude ouest.

Longitude
2. Latitude :
• La latitude mesure la distance nord-sud par rapport à l'équateur, qui est la ligne de
latitude 0°.
• Les lignes de latitude sont tracées horizontalement sur la carte, et elles vont de 90° au
nord (pôle Nord) à 90° au sud (pôle Sud). L'équateur est à 0° de latitude.
• Les latitudes nord sont généralement exprimées en degrés positifs (0° à 90°), tandis que
les latitudes sud sont exprimées en degrés négatifs (-1° à -90°).
• Par exemple, Nouakchott est située à environ 18° de latitude nord.

17 | P a g e
Latitude
En utilisant à la fois la latitude et la longitude, vous pouvez spécifier de manière unique la
position de n'importe quel endroit sur Terre. Par exemple, les coordonnées d’Atar, sont
d'environ 20° de latitude Nord et 13° de longitude Est. Ces coordonnées permettent de localiser
précisément la ville sur la carte.
Il est important de noter que la latitude et la longitude sont mesurées en degrés, mais peuvent
également être exprimées en minutes et secondes pour une plus grande précision. Par exemple,
on peut dire qu’Atar est située à environ 20° 31' 0.7" de latitude Nord et 13° 2' 59.53 de
longitude Est.

V.4 La distorsion des projections

La distorsion est un concept clé dans le domaine des projections cartographiques. Lorsque l'on
représente une surface sphérique ou ellipsoïdale (comme la Terre) sur une surface plane (une
carte), il est inévitable que certaines caractéristiques géographiques subissent des altérations
ou des distorsions. Il existe trois types de distorsions couramment observées dans les
projections cartographiques :
1. Distorsion de forme : La distorsion de forme se produit lorsque les formes des objets
géographiques sur la carte ne correspondent pas à celles de la réalité. Par exemple, les
cercles sur la Terre peuvent apparaître comme des ellipses allongées ou aplaties sur une
carte. Cette distorsion est typique des projections cylindriques.
2. Distorsion de distance : La distorsion de distance se produit lorsque les distances entre
les points sur la carte sont différentes de celles sur la Terre. Dans certaines régions de
la carte, les distances peuvent être exagérées, tandis que dans d'autres, elles peuvent
être sous-estimées. Cette distorsion est courante dans les projections coniques.

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3. Distorsion de direction : La distorsion de direction se produit lorsque les angles entre
les lignes sur la carte ne correspondent pas aux angles réels sur la Terre. Par conséquent,
la direction relative entre les points peut être incorrecte. Cette distorsion est
caractéristique des projections azimutales.

Projection cylindrique conforme à l'axe oblique

Le choix de la projection cartographique dépend des besoins spécifiques de la cartographie. Il


est généralement impossible d'éliminer complètement les trois types de distorsions
simultanément. Les cartographes doivent donc sélectionner une projection en fonction des
caractéristiques géographiques de la région qu'ils souhaitent représenter et du type
d'application.
Voici quelques exemples de projections qui minimisent certains types de distorsions :
• La projection de Mercator minimise la distorsion de forme mais accentue la distorsion de
taille à mesure que l'on s'éloigne de l'équateur.
• La projection de Lambert équivalente conique minimise la distorsion de taille mais peut
avoir une distorsion de forme significative.
• La projection azimutale stéréographique minimise la distorsion de direction mais peut
avoir des distorsions de forme et de taille en dehors de son point central.

Il est important de comprendre les caractéristiques de chaque projection et de choisir celle qui
convient le mieux à l'objectif de la carte. Par conséquent, la compréhension de la distorsion est
essentielle pour créer des cartes précises et utiles.

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