Cours Geodesie Final
Cours Geodesie Final
L2 Géologie
Réalisé par :
Bewba Mohamed Abass
2023-2024
Table de matières
Définition de la Géodésie :
Le mot géodésie vient du mot grec geodaisia qui veut dire partage de la Terre, aujourd'hui le
sens a évolué et la géodésie peut être définie comme l'étude et la mesure des dimensions et de
la forme de la Terre, ainsi que des variations de son champ gravitationnel. Elle englobe la
création et l'utilisation de systèmes de référence spatiaux pour représenter et mesurer la surface
de la Terre de manière précise.
Objectifs de la Géodésie :
D’âpres l’IGN l’objectif principal de la géodésie est d’élaborer des systèmes de référence
terrestres et des repères de référence géodésiques auxquels tout utilisateur ou créateur de
données géoréférencées peut accéder par l’intermédiaire de réseaux. Entre autres on peut citer
comme objectifs de la géodésie :
1. Détermination de la forme de la Terre : la géodésie vise à définir la forme de la Terre, en
tenant compte de sa courbure, de sa surface et des variations locales, elle cherche à mesurer
avec précision les dimensions de la Terre, notamment son rayon, son diamètre, sa
circonférence et sa surface.
Les premières notions géodésiques sont liées à l'astronomie. Thalès de Milet (né vers 625 av.
J.-C. - décédé vers 547 av. J.-C.) a démontré que les étoiles tracent des cercles autour du pôle
et a prédit une éclipse solaire vers 585 av. J.-C.
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Les étoiles tracent des cercles autour du pôle
Cependant, Anaxagore, au V siècle avant J.-C., a observé l'ombre circulaire que la Terre projeté
lors des éclipses de Lune ; l'observation des navires à l'horizon a renforcé cette idée. En outre,
des phénomènes impossibles si la Terre était plate.
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L’observation des navires à l'horizon
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𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑐ô𝑡é 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠é à 𝑙′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 ∝
𝑡𝑎𝑛 ∝=
𝐿𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑐ô𝑡é 𝑎𝑑𝑗𝑎𝑐𝑒𝑛𝑡 à 𝑙′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 ∝
Ainsi, l'angle entre l'obélisque et son ombre étant droit :
En 827, le Khalife Al-Mamoun fit reprendre la mesure du méridien sur un arc de 2 degrés. Elle
s’effectua dans la plaine du Sinjar près de Bagdad et fut conduite par le célèbre mathématicien
arabe Al-Khwarizmi (Bagdad, c. 780 - c. 850), l’inventeur de l’algèbre et dont le nom donnera
le mot algorithme. C’est lui également qui fit connaître les chiffres indiens à l’Occident. Les
savants arabes utilisèrent des perches et obtinrent 11016 km.
Aujourd'hui, la forme de la Terre est représentée par un ellipsoïde de révolution, une sphère
légèrement aplatie aux pôles. Plus précisément, on la décrit comme oblate ou aplatie, car son
axe secondaire coïncide avec son axe de rotation. En effet, la rotation de la Terre provoque un
aplatissement aux pôles en raison de la force centrifuge. Ainsi, le rayon terrestre à l'équateur
est environ 21 km plus long que celui aux pôles Nord et Sud, représentant une variation de
moins de 1 % du rayon.
Le rayon équatorial de la Terre mesure 6378,137 km, tandis que le rayon polaire est de
6356,752 km (selon le modèle d'un ellipsoïde représentant une sphère légèrement aplatie aux
pôles). En outre, la distance entre le centre de la Terre et sa surface varie en fonction des
caractéristiques géographiques, allant de 6352,8 km au fond de l'océan Arctique à 6384,4 km
au sommet du Chimborazo. À cause de ces variations, le rayon moyen d'une planète, selon le
modèle de l'ellipsoïde, est conventionnellement défini par l'Union géodésique et géophysique
internationale comme suit :
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2𝑎 + 𝑏
𝑅1 =
3
Où a le rayon équatorial et b le rayon polaire.
Pour la Terre, cela donne donc R1 = 6371,0088 km.
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• La circonférence aux pôles 40009 km
• Son poids est de 6 milles milliards de tonne
• Son volume est de 1 000 milliards de km 3
• La superficie de la terre est de 510 millions de km2
La Terre est légèrement aplatie aux pôles et légèrement renflée à l'équateur en raison de sa
rotation. Ce phénomène est appelé "aplatissement polaire" ou "oblation équatoriale". Il
s'explique par la force centrifuge générée par la rotation de la Terre.
Lorsque la Terre tourne sur son axe, les régions équatoriales se déplacent plus rapidement que
les régions polaires en raison de leur plus grande distance par rapport à l'axe de rotation. Cette
différence de vitesse angulaire crée une force centrifuge qui a tendance à éloigner la matière
de l'axe de rotation, c'est-à-dire des pôles. Par conséquent, les régions équatoriales s'étirent
légèrement vers l'extérieur, provoquant un renflement à l'équateur et un amincissement aux
pôles.
Cet aplatissement n'est que très légèrement perceptible, la Terre étant pratiquement une sphère.
Sa valeur est généralement exprimée en termes de "facteur d'aplatissement" (aussi appelé
"aplatissement dynamique") qui mesure la différence entre le rayon équatorial et le rayon
polaire de la Terre. Le facteur d'aplatissement de la Terre est d'environ 1/298, ce qui signifie
que le rayon équatorial est d'environ 0,3 % plus long que le rayon polaire.
En somme, la forme légèrement aplatie de la Terre aux pôles est due à la combinaison de sa
rotation et de la force centrifuge qui en découle.
Aplatissement de la Terre
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II. Les unités
II.1 Le système international d'unités (SI) et son application en géodésie
Le Système international d'unités, communément abrégé en SI, est le système d'unités qui
établit des normes pour la quantification de diverses grandeurs physiques. Il repose sur une
base décimale, ce qui signifie que l'on passe d'une unité à ses multiples ou sous-multiples en
utilisant des puissances de 10, à l'exception de la mesure du temps et des angles.
La norme internationale ISO 80000-1-2009 définit les unités du Système international et
fournit des recommandations sur l'utilisation de leurs multiples et de certaines autres unités.
En géodésie, le SI est largement employé pour mesurer et exprimer des propriétés
géographiques telles que les distances, les angles, les aires, les volumes, et d'autres paramètres
essentiels.
Dans le contexte de la géodésie, le SI est appliqué de la manière suivante :
1. Mesure des distances : Les distances entre différents points sur la surface de la Terre, que
ce soit à l'échelle locale ou globale, sont mesurées en mètres (m) ou en kilomètres (km), les
unités de base du SI pour la longueur.
2. Mesure des angles : Les angles de latitude et longitude, ainsi que d'autres paramètres
angulaires, sont exprimés en degrés (°), minutes ('), et secondes ("). Ces mesures angulaires
sont conformes au système d'unités sexagésimal, couramment utilisé en géodésie.
3. Mesure des aires et des volumes : Les aires de surfaces géographiques (par exemple, aires
de pays, de régions) ainsi que les volumes (par exemple, volumes de lacs, de montagnes)
sont exprimées en mètres carrés (m²) et mètres cubes (m³), respectivement.
Les unités de base géodésiques sont des fondements essentiels pour mesurer et quantifier divers
aspects de notre planète et de son environnement. Ces unités sont cruciales dans le domaine de
la géodésie, qui étudie la forme, la taille et les champs physiques de la Terre.
1. Le mètre, unité fondamentale du Système international (SI), est utilisé pour mesurer
des distances sur la surface terrestre. Que ce soit pour définir la taille d'un terrain, la
longueur d'une côte ou la hauteur d'une montagne, le mètre offre une précision
appropriée dans les mesures géodésiques de proximité.
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2. Le kilomètre, équivalent à 1 000 mètres, est crucial pour mesurer des distances plus
étendues. Souvent utilisé pour quantifier les longueurs entre villes, les dimensions de
régions et même les circonférences continentales, le kilomètre est une unité géodésique
fréquemment employée.
3. Les degrés, quant à eux, représentent des mesures angulaires fondamentales utilisées
pour décrire des positions et des directions sur la surface de la Terre. Les lignes de
latitude et de longitude sont exprimées en degrés, permettant ainsi la localisation précise
de n'importe quel point sur la planète.
La maîtrise et l'utilisation appropriée de ces unités de base en géodésie sont essentielles pour
des cartes précises, des calculs de distances exacts et des analyses géographiques approfondies.
En combinant le mètre, le kilomètre et le degré, les géodésiens peuvent cartographier avec
précision notre monde complexe et en comprendre ses caractéristiques géographiques de
manière approfondie.
Les unités géodésiques, telles que le mètre, le kilomètre et le degré, sont largement utilisées
dans divers domaines pour mesurer, cartographier et comprendre la surface de la Terre et les
phénomènes géographiques qui s'y produisent. Voici quelques-unes des principales utilisations
de ces unités géodésiques :
1. Cartographie et Topographie : Le mètre et le kilomètre sont utilisés pour mesurer des
distances sur des cartes, des plans topographiques et des relevés géodésiques. Ils
permettent de représenter avec précision les dimensions et les proportions des terrains,
des bâtiments et des caractéristiques géographiques.
2. Navigation : Le degré est une unité fondamentale pour représenter les coordonnées de
latitude et de longitude, essentielles à la navigation terrestre, maritime et aérienne. Ces
coordonnées aident à localiser des positions exactes et à définir des itinéraires.
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III. Les systèmes de coordonnées
III.1 Définition des systèmes de coordonnées
Il existe plusieurs types de systèmes de coordonnées, mais les plus courants sont les systèmes
cartésiens, polaires et sphériques.
1. Système de coordonnées cartésiennes : Ce système est basé sur un ensemble d'axes
perpendiculaires. En 2D, il comprend les axes x et y, et en 3D, il comprend les axes x, y et
z. Les coordonnées d'un point dans un système cartésien sont spécifiées en termes de
distances par rapport à ces axes. Par exemple, un point peut être décrit par les coordonnées
(x, y) en 2D ou (x, y, z) en 3D.
2. Système de coordonnées polaires : Ce système est principalement utilisé pour décrire des
points en utilisant la distance radiale et l'angle par rapport à un point de référence (l'origine).
En coordonnées polaires, un point est décrit par une paire de valeurs (r, θ), où "r" est la
distance radiale et "θ" est l'angle en radians.
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Système de coordonnées polaires
3. Système de coordonnées sphériques : Ce système est souvent utilisé pour décrire des
points dans un espace tridimensionnel. Il utilise la distance radiale (r), l'angle azimutal (θ)
et l'angle de polar () pour spécifier la position d'un point par rapport à l'origine.
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III.3 Utilisation des systèmes de coordonnées
L'utilisation d'un système de coordonnées dépend du contexte et des besoins spécifiques. Par
exemple, les systèmes cartésiens sont couramment utilisés pour la représentation de données
2D et 3D, tandis que les systèmes polaires et sphériques sont privilégiés pour des applications
où l'angle et la distance radiale sont importants, comme en géographie et en physique.
Voici quelques exemples d'utilisation des systèmes de coordonnées dans des contextes variés :
1. Navigation géographique : Les systèmes de coordonnées géographiques, tels que la
latitude et la longitude, sont utilisés pour localiser des points sur la surface de la Terre.
Ils sont essentiels pour la navigation, le repérage sur une carte, et les systèmes de
positionnement global (GPS).
2. SIG : Les cartographes utilisent des systèmes de coordonnées pour créer des cartes.
Les coordonnées cartésiennes et géographiques sont couramment utilisées pour
représenter la position des éléments sur une carte.
3. Cartographie géologique : Les géologues utilisent les systèmes de coordonnées pour
cartographier des régions géologiques. Les coordonnées cartésiennes sont souvent
utilisées pour localiser et décrire des unités géologiques, des failles, des plis, des
intrusions et d'autres caractéristiques.
4. Télédétection : Les systèmes de coordonnées sont essentiels pour traiter des données
issues de capteurs satellitaires et aériens, permettant de localiser des caractéristiques
terrestres.
Pour pouvoir localiser des observations sur la Terre, il faut commencer par savoir à quoi
ressemble la Terre et en avoir une représentation, sinon on aura assez peu de chances de
localiser quoi que ce soit dessus.
1. Le géoïde
Les géoïdes sont des représentations gravitationnelles de la surface de la Terre. La forme des
géoïdes est complexe et ne peut être formulée mathématiquement de façon simple. Ils ne
peuvent donc pas être utilisés en cartographie.
Le géoïde, c’est l’une des surfaces que l’on considère comme référence de l’altitude coïncidant
avec le niveau moyen des mers. Quand on dit par exemple que le sommet de telle colline est à
130 mètres d’altitude par rapport au niveau de la mer, on considère en réalité que c’est 130
mètres par rapport au géoïde (ou à une autre surface, si on ne prend pas le géoïde comme
référence).
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Géoïde : surface équipotentielle de référence du champ de gravité terrestre
2. L’ellipsoïde
L’ellipsoïde est une surface géométrique permettant de représenter assez fidèlement la forme
du géoïde. On peut le définir comme une surface mathématique modélisant le géoïde.
L'ellipsoïde s'obtient en faisant tourner une ellipse par rapport à un de ses deux axes. Un
ellipsoïde se définit par les longueurs de son demi grand et petit axe respectivement.
Malgré le fait que le géoïde est une très bonne représentation de la terre, quand on veut
commencer à modéliser la Terre avec des équations mathématiques, ça devient très compliqué.
Pour limiter ce problème, l’une des actions entreprise a été d’approximer le géoïde par des
ellipsoïdes puisqu’on est capables de bien caractériser les formes des ellipsoïdes.
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Reference géodésique par combinaison de Géoïde et d’Ellipsoïde
Les Références Géodésiques Mondiales sont des systèmes de coordonnées géodésiques utilisés
à l'échelle mondiale pour la cartographie, la navigation, la géodésie et d'autres applications
nécessitant une référence spatiale commune. Deux des références géodésiques mondiales les
plus largement utilisées sont le WGS 84 (World Geodetic System 1984) et l'ITRF (International
Terrestrial Reference Frame). Voici une brève présentation de ces deux systèmes :
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• L'ITRF est basé sur une combinaison de techniques de mesure, y compris la
télémétrie spatiale, les stations GPS, et la géodésie spatiale.
Ces références géodésiques mondiales sont essentielles pour garantir que les données
géospatiales provenant de différentes sources et de différentes parties du monde sont cohérentes
et compatibles. Elles servent de base pour la création de cartes, la navigation par satellite, la
surveillance de la Terre, la gestion des ressources naturelles et de nombreuses autres
applications qui dépendent de l'information géographique précise et cohérente à l'échelle
mondiale.
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V. Les projections
V.1 Définition des projections cartographiques
Passer de la surface sphérique (ellipsoïde) de la Terre (géoïde) à la surface plane d’une carte
nécessite de recourir à une projection cartographique. Il s’agit de techniques mathématiques
qui permettent la transformation de coordonnées géographiques en degrés, en coordonnées
cartographiques métriques.
La projection cartographique est un ensemble de techniques permettant de représenter la
surface de la Terre dans son ensemble ou en partie sur la surface plane d'une carte.
Datum : Référence géographique définie par une origine (position par rapport au centre de
la Terre), une orientation (axes des pôles et d’un méridien), une ellipsoïde (surface
représentant le géoïde), donc c’est une modélisation de la Terre afin d'exprimer des
coordonnées géographiques, il permet d'harmoniser les informations planimétriques par un
système géocentrique (c'est-à-dire par mesures d'angle).
SCR : Un Système de Coordonnées de Référence (composé d’une projection et d’un datum),
est un référentiel dans lequel on peut représenter des éléments dans l’espace. Ce système
permet de se situer sur l’ensemble du globe terrestre grâce à un couple de coordon nées
géographiques.
Projection Conique
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2. Projection Cylindrique :
• Projection de Mercator : Présente des lignes de latitude et de longitude
rectilignes, mais avec une distorsion de taille importante près des pôles. Utilisée
pour la navigation maritime.
• Projection de Lambert : Conserve les angles mais peut avoir une distorsion de
taille.
Projection Cylindrique
3. Projection Azimutale :
• Projection stéréographique : Présente une distorsion minimale de direction
depuis un point central.
• Projection gnomonique : Présente une distorsion minimale de direction depuis
un point central mais une distorsion de forme ailleurs.
• Projection orthographique : Présente une distorsion minimale de direction
depuis le centre mais une distorsion de forme ailleurs. Souvent utilisée pour les
cartes du globe terrestre.
Projection Azimutale
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V.3 La longitude et la latitude
Longitude
2. Latitude :
• La latitude mesure la distance nord-sud par rapport à l'équateur, qui est la ligne de
latitude 0°.
• Les lignes de latitude sont tracées horizontalement sur la carte, et elles vont de 90° au
nord (pôle Nord) à 90° au sud (pôle Sud). L'équateur est à 0° de latitude.
• Les latitudes nord sont généralement exprimées en degrés positifs (0° à 90°), tandis que
les latitudes sud sont exprimées en degrés négatifs (-1° à -90°).
• Par exemple, Nouakchott est située à environ 18° de latitude nord.
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Latitude
En utilisant à la fois la latitude et la longitude, vous pouvez spécifier de manière unique la
position de n'importe quel endroit sur Terre. Par exemple, les coordonnées d’Atar, sont
d'environ 20° de latitude Nord et 13° de longitude Est. Ces coordonnées permettent de localiser
précisément la ville sur la carte.
Il est important de noter que la latitude et la longitude sont mesurées en degrés, mais peuvent
également être exprimées en minutes et secondes pour une plus grande précision. Par exemple,
on peut dire qu’Atar est située à environ 20° 31' 0.7" de latitude Nord et 13° 2' 59.53 de
longitude Est.
La distorsion est un concept clé dans le domaine des projections cartographiques. Lorsque l'on
représente une surface sphérique ou ellipsoïdale (comme la Terre) sur une surface plane (une
carte), il est inévitable que certaines caractéristiques géographiques subissent des altérations
ou des distorsions. Il existe trois types de distorsions couramment observées dans les
projections cartographiques :
1. Distorsion de forme : La distorsion de forme se produit lorsque les formes des objets
géographiques sur la carte ne correspondent pas à celles de la réalité. Par exemple, les
cercles sur la Terre peuvent apparaître comme des ellipses allongées ou aplaties sur une
carte. Cette distorsion est typique des projections cylindriques.
2. Distorsion de distance : La distorsion de distance se produit lorsque les distances entre
les points sur la carte sont différentes de celles sur la Terre. Dans certaines régions de
la carte, les distances peuvent être exagérées, tandis que dans d'autres, elles peuvent
être sous-estimées. Cette distorsion est courante dans les projections coniques.
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3. Distorsion de direction : La distorsion de direction se produit lorsque les angles entre
les lignes sur la carte ne correspondent pas aux angles réels sur la Terre. Par conséquent,
la direction relative entre les points peut être incorrecte. Cette distorsion est
caractéristique des projections azimutales.
Il est important de comprendre les caractéristiques de chaque projection et de choisir celle qui
convient le mieux à l'objectif de la carte. Par conséquent, la compréhension de la distorsion est
essentielle pour créer des cartes précises et utiles.
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