0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues44 pages

PVR

OUARZAZATE SOLAIRE est une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, offrant divers services tels que l'audit énergétique et la formation. Le document aborde également les propriétés électriques des modules photovoltaïques, en détaillant les différents types de cellules et leur fonctionnement, ainsi que l'importance de l'onduleur dans la conversion du courant. Enfin, il présente les caractéristiques techniques des modules solaires et les conditions de test standard.

Transféré par

fezzahra233
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues44 pages

PVR

OUARZAZATE SOLAIRE est une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, offrant divers services tels que l'audit énergétique et la formation. Le document aborde également les propriétés électriques des modules photovoltaïques, en détaillant les différents types de cellules et leur fonctionnement, ainsi que l'importance de l'onduleur dans la conversion du courant. Enfin, il présente les caractéristiques techniques des modules solaires et les conditions de test standard.

Transféré par

fezzahra233
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Présentation de l’entreprise

La société OUARZAZATE SOLAIRE est une entreprise à responsabilité limitée, spécialisée


dans les énergies renouvelables et efficacité énergétique.

OUARZAZATE SOLAIRE offre à ses clients une diversité d’applications leur permettant de
respecter l’environnement, de minimiser leur consommation d’énergie, d’améliorer les
performances de leur outil de production ou encore d’augmenter le rendement d’échange
thermique et s’appuie pour cela sur son personnel spécialisé. Ses domaines d’activités sont :

 Audit et efficacité énergétique.

 Energies renouvelables (photovoltaïque, thermique et biomasse).

 Pompage & irrigation.

 Système énergétique pour les sites isolés.

 Formation dans les énergies renouvelables et efficacité énergétique.

Fiche technique :

Raison social : OUARZAZATE SOLAIRE.


Forme juridique : S.A.R.L
Date de création : 2013.
Adresse : C177 ELHAY ELMOHAMADI, OUARZAZATE.
Tel : +212 524 888 280.
Email : OUARZAZATESOLAIRE@[Link].

Patente N° : 47 61 12 31
Partie I : Propriétés Electriques des Modules
Photovoltaïques

1. Introduction
L’énergie photovoltaïque est produite à partir du rayonnement solaire, via un composant
électronique : la cellule photovoltaïque. Cette cellule est en général composée de silicium (Si)
et se rencontre sous la forme de plaque d’une épaisseur d’environ un millimètre, pour une
surface allant de dizaines de cm² .

[Link]-conducteurs :
Un semi-conducteur est dit intrinsèque lorsqu'il est pur : il ne comporte aucune impureté
et son comportement électrique ne dépend que de la structure du matériau. Un semi-
conducteur réel n'est jamais parfaitement intrinsèque mais peut parfois en être proche
comme le silicium monocristallin pur. Dans un semi-conducteur intrinsèque, les porteurs de
charge ne sont créés que par des défauts cristallins et par excitation thermique. Le nombre
d'électrons dans la bande de conduction est égal au nombre de trous dans la bande de
valence. Ces semi-conducteurs ne conduisent pas, ou très peu, le courant, excepté si on les
porte à haute température.

Le dopage consiste à implanter des atomes correctement sélectionnés (nommés


« impuretés ») à l'intérieur d'un semi-conducteur intrinsèque afin d'en contrôler les
propriétés électriques. La technique du dopage augmente la densité des porteurs à l'intérieur
du matériau semi-conducteur. Si elle augmente la densité d'électrons, il s'agit d'un dopage de
type N. Si elle augmente celle des trous, il s'agit d'un dopage de type P. Les matériaux ainsi
dopés sont appelés semi-conducteurs extrinsèques.

Tableau 1:Energie de gap pour différent semi conducteur à la température de 300°K (27°C)

a. Dopage de type N :

Le dopage de type N consiste à augmenter la densité en électrons dans le semi-conducteur.


Pour ce faire, on inclut un certain nombre d'atomes riches en électrons dans le semi-
conducteur. Par exemple, dans le cas du silicium (Si), les atomes de Si ont quatre électrons de

3
valence, chacun étant lié à un atome O voisin par une liaison covalente formant un tétraèdre.
Pour doper le silicium en N, on inclut un atome ayant cinq électrons de valence. Cet atome
incorporé dans le réseau cristallin présentera quatre liaisons covalentes et un électron libre.
Ce cinquième électron, qui n'est pas un électron de liaison, n'est que faiblement lié à l'atome
et peut être facilement excité vers la bande de conduction. Comme l'excitation de ces
électrons ne conduit pas à la formation de trous dans ce genre de matériau, le nombre
d'électrons dépasse de loin le nombre de trous. Les électrons sont des porteurs majoritaires et
les trous des porteurs minoritaires. Et parce que les atomes à cinq électrons ont un électron
supplémentaire à « donner », ils sont appelés atomes donneurs.

Figure 1:Réseau à deux dimensions d’atomes de silicium. Le silicium dopé est plus conducteur que le silicium intrinsèque, la
conduction ayant lieu par les électrons

b. Dopage de type P :

Le dopage de type P consiste à augmenter la densité en trous dans le semi-conducteur. Pour


le faire, on inclut un certain nombre d'atomes pauvres en électrons dans le semi-conducteur
afin de créer un excès de trous. Dans l'exemple du silicium, on inclura un atome trivalent
(colonne III du tableau périodique), généralement un atome de bore. Cet atome n'ayant que
trois électrons de valence, il ne peut créer que trois liaisons covalentes avec ses quatre voisins
créant ainsi un trou dans la structure, trou qui pourra être rempli par un électron donné par
un atome de silicium voisin, déplaçant ainsi le trou. Quand le dopage est suffisant, le nombre
de trous dépasse de loin le nombre d'électrons. Les trous sont alors des porteurs
majoritaires et les électrons des porteurs minoritaires.

Figure 2: Réseau à deux dimensions d’atomes de silicium. Le silicium dopé est plus conducteur que le silicium intrinsèque, la
conduction ayant lieu par les trous
[Link] photovoltaïque :
Dans un semi-conducteur exposé à la lumière, un photon d'énergie suffisante arrache
un électron, créant au passage un « trou ». Normalement, l'électron trouve rapidement un
trou pour se replacer, et l'énergie apportée par le photon est ainsi dissipée. Le principe d'une
cellule photovoltaïque est de forcer les électrons et les trous à se diriger chacun vers une face
opposée du matériau au lieu de se recombiner simplement en son sein : ainsi, il apparaîtra
une différence de potentiel et donc une tension entre les deux faces, comme dans une pile.

Figure 2 : Effet photovoltaïque

1. La cellule photovoltaïque
2.1 Définition :
Une cellule photovoltaïque est un composant électronique qui, exposé à la
lumière (photons), produit de l’électricité grâce à l’effet photovoltaïque qui est à l’origine du
phénomène. Le courant obtenu est proportionnel à la puissance lumineuse incidente. La
cellule photovoltaïque délivre une tension continue. Les cellules sont souvent réunies dans
des modules solaires photovoltaïques ou panneaux solaires, en fonction de la puissance
recherchée.

2.2 Technologie des cellules PV :


a. La 1ère Génération:

 Cellule en silicium monocristallin :

Lors du refroidissement, le silicium fondu se solidifie en ne formant qu’un seul cristal de


grande dimension.

Rendement module commercial : 12 à 20%

Rendement record en laboratoire : environ 25%

5
 cellule en silicium poly cristallin :

Pendant le refroidissement du silicium, il se forme plusieurs cristaux. Ce genre de cellule est


également bleu, mais pas uniforme, on distingue des motifs créés par les différents cristaux.

Rendement module commercial : 11 à 15%

Rendement record en laboratoire : environ 20%

b. La 2ème Génération:
 cellule sans silicium en couche mince cis :

Les cellules CIS représentent la nouvelle génération de cellules solaires sous forme de films
minces, de type cuivre-indium-sélénium (CIS). Les matières premières nécessaires à la
fabrication des cellules CIS sont plus faciles à se procurer que le silicium utilisé dans les cellules
photovoltaïques classiques.

Rendement module commercial : 9 à 11%

Rendement record en laboratoire : environ 19,3%


 cellule silicium amorphe en couche mince :

Le silicium lors de sa transformation, produit un gaz, qui est projeté sur une feuille de verre.
La cellule est gris très foncé ou marron. C’est la cellule des calculatrices et des montres dites
"solaires".

Rendement module commercial : 5 à 9%

Rendement record en laboratoire : environ 13,4%

c. La 3ème Génération :
 Les cellules multi-jonction:

Sont composées de différentes couches qui permettent de convertir différentes parties du


spectre solaire et ainsi d’obtenir les meilleurs rendements de conversion

Rendement record en laboratoire : environ 40% (sous une concentration de 240 soleils).

7
 cellules organiques :

Une cellule organique photovoltaïque est constituée d’une ou de plusieurs couches de


matériau organique semi-conducteur encapsulée entre deux électrodes dont l’une est
transparente pour laisser passer le rayonnement solaire.

Les rendements obtenus sont encore de l’ordre de 5%. En effet, ces cellules organiques se
montrent beaucoup plus instables que les technologies traditionnelles car elles réagissent plus
fortement à l’humidité, aux taux d’oxygène et à l’intensité lumineuse.

2.3 Caractéristiques courant-tension d’une cellule :


Sous un éclairement donné, toute cellule photovoltaïque est caractérisée par une courbe
courant-tension (I-V) représentant l'ensemble des configurations électriques que peut
prendre la cellule. Trois grandeurs physiques définissent cette courbe:
Figure 3 : Caractéristiques courant-tension d’une cellule

• Sa tension à vide : Vco. Cette valeur représenterait la tension générée par une cellule éclairée
non raccordée.

• Son courant court-circuit: Icc. Cette valeur représenterait le courant généré par une cellule
éclairée raccordée à elle-même.
• Son point de puissance maximal: MPP (en anglais : maximal power point) obtenu pour une
tension et un courant optimaux : Vopt, Iopt (parfois appelés aussi Vmpp, Impp).

2.4 Effet du niveau d’éclairement :


Le niveau d’éclairement correspond à l’intensité lumineuse incidente perpendiculairement à
la surface de la cellule photovoltaïque. Il s’agit d’une puissance et se mesure en W/m² (watt
par m²). On notera Pi le niveau d’éclairement de la cellule (ou du module).

Le courant débité par la cellule dépend fortement du niveau d’éclairement. On constate


expérimentalement que le courant de court-circuit est directement proportionnel à
l’éclairement : lorsque l’éclairement est multiplié par 2, le courant de court-circuit est
également multiplié par 2. Quant à la tension, celle-ci est peu sensible aux variations du niveau
d’éclairement.

Figure 5 : niveau d’éclairement

Au cours d’une journée, le niveau d’éclairement d’une cellule va varier entre 0 W/m² et 1000
W/m². Il est donc important de connaître l’évolution des caractéristiques courant-tension en
fonction du niveau d’éclairement, ainsi qu’illustré sur le graphe ci-dessous :

9
2.5 Effet de la température :
Le deuxième paramètre qui influence le profil de la caractéristique courant-tension d’une
cellule photovoltaïque est la température de la cellule. Une cellule photovoltaïque convertit
une énergie radiative (rayonnement) en énergie électrique avec un rendement compris en 5
% et 16 % selon la technologie. Le reste du

rayonnement non-transformé en électricité est convertit en grande partie sous forme de


chaleur, la fraction résiduelle étant réfléchie. Ainsi, une cellule photovoltaïque mal ventilée
voit sa température monter très rapidement.

RQ : La température de la cellule photovoltaïque induit un effet notable sur la tension de celle-


ci. Par contre, l’effet de la température sur le courant de la cellule photovoltaïque est
négligeable.

Il apparaît que plus la température de la cellule augmente, plus la tension à vide de celle-ci
diminue. La puissance de la cellule étant égale au produit du courant et de la tension, la même
règle s’applique sur la puissance : plus la température de la cellule augmente, plus la puissance
de celle-ci diminue.
2. Le module photovoltaïque
3.1 Définition:
Un module solaire photovoltaïque est un générateur électrique de courant continu constitué
d'un ensemble de cellules photovoltaïques reliées entre elles électriquement, qui sert de
module de base pour les installations photovoltaïques et notamment les centrales solaires
photovoltaïques.

Figure : Module photovoltaïque et ses composants

11
3.2 Fiche technique : Module monocristallin

3.3 Fiche technique : Module polycristallin


3.4 Fiche technique : Membrane amorphe

3.5 Conditions STC (Standard Test Conditions)

ECLAIREMENT 1000 W/m²

TEMPERATURE DU MODULE 25 °C

COEFFICIENT AIR-MASSE 1.5

• Coefficient air-masse :

Le soleil émet continuellement une énergie radiative considérable dans toutes les directions
du système solaire. Une moyenne de 1 367 W/m² de cette énergie atteint le bord externe de
l'atmosphère terrestre. Celle-ci absorbe et reflète une partie de ce rayonnement solaire de

13
telle sorte que le l'énergie reçue au niveau de la surface de la mer (altitude 0 m), par ciel clair
et quand le soleil est au zénith, vaut 1 000 W/m². Cette situation a été définie par la
communauté scientifique comme une situation de référence décrite par l'indicateur Air-
Masse, notée AM 1. Le coefficient Air-Masse évalue la masse atmosphérique traversé par la
rayonnement solaire.

Lorsqu'on s'écarte de cette configuration de référence (en prenant de l'altitude, lorsque le


soleil n'est plus au zénith ou bien lorsque l'atmosphère est polluée), le coefficient Air-Masse
évolue plus ou moins. On parle alors de
coefficient AM "X". Le nombre "X" indique que le parcours du rayonnement solaire est X fois
supérieur au parcours de référence (AM1), et sera donc plus ou moins filtré.

3.6 La puissance crête :


La puissance crête d’un module, notée Pc, se défini alors comme la puissance maximale du
module dans les conditions STC (niveau d’éclairement : Pi=1000 W/m², température de cellule
: 25°C, A.M.=1.5). Donc Pc = PMPP(STC) = UMPP(STC) × IMPP(STC).

La puissance crête représente une puissance donc s'exprime en Watt (W). Cependant,
s'agissant d'une puissance un peu particulière, on l'exprime en Watt-Crête (WC).
Partie II : L’Onduleur Photovoltaïque

1. Introduction
1.1 Définition :
Equipement électronique et statique permettant la conversion du courant continu (produit
par l’installation) en courant alternatif (utilisable par le réseau). Sa puissance s’exprime en
voltampère.

L’onduleur se présente sous la forme d’un boîtier métallique muni d’un radiateur ou d’un
ventilateur.

Il est placé sur un support vertical comme un mur dans un espace ventilé ou dehors, à l’abri
et le plus près possible des modules photovoltaïques afin de limiter les pertes d’électricité en
ligne.

Onduleur Sunny Boy 2100TL

1.2 Principe :
L’onduleur convertit le courant continu des modules photovoltaïques en courant
alternatif identique à celui du réseau. Il est caractérisé par un rendement particulier, rapport
entre la puissance de sortie et la puissance d’entrée, et qui dépend de sa capacité à s’adapter
aux caractéristiques du champ photovoltaïque.

15
Principe d’un système photovoltaïque raccordé au réseau

1.3 Types :
Il existe différents types d’onduleurs. Une différence technologique importante concerne la
présence ou non d’un transformateur dans l’onduleur.

a. Les onduleurs "à transformateur" :

Permettent d’assurer l’isolation électrique ("galvanique") de la partie ou se trouvent les


modules et de la partie "réseau". Leur rendement oscille entre 64 et 96 % en 2009. Il en existe
deux variantes :

 à transformateur "basse fréquence" : Situé en aval de l’étape de conversion continu-


alternatif, il travaille à 50 Hz environ. Il est solide et simple mais présente l’inconvénient d’être
encombrant et plus lourds (10 kg par kW de puissance).
 à transformateur "haute fréquence" : Il est situé entre deux étapes de conversion de
l’onduleur et travaille à quelques milliers de Hz. Il est moins lourd mais nécessite plus de
composants.

b. Les onduleurs sans transformateurs :


Ne bénéficient pas de l’isolation galvanique et peuvent être à l’origine de courants de
fuite capacitifs. Ils présentent l’avantage d’être plus légers (5 kg par kW) que les modèles "à
transformateur", moins chers et d’un meilleur rendement (98% pour les meilleurs en 2009).
2. Rôle de l’onduleur
2.1 Conversion continue → alternatif :
Dans une installation photovoltaïque raccordée au réseau, l’onduleur occupe une place
centrale. Il va transformer le courant et la tension continus, délivrés par le champ
photovoltaïque, en un courant et une tension alternatifs compatibles avec le réseau. On
distinguera donc toujours la partie continue notée CC (Courant Continu), en amont de
l’onduleur, et la partie alternative notée CA (Courant Alternatif), en aval de l’onduleur.

2.2 La recherche du point de puissance maximum:


La recherche de Pmax ou Mppt est cruciale pour un onduleur. Elle garantit en effet d’exploiter
au mieux l’énergie électrique transformée par les panneaux solaires. Ainsi l’onduleur adapte
en permanence son impédance (tension de « travail ») d’entrée côté DC pour se placer au mpp
(maximal power point – Pmax) du champ photovoltaïque.

17
Les onduleurs disposent d'une adaptation d'impédance qui permet d'adapter le point de
fonctionnement électrique du système modules-onduleur.

En fonctionnement normal, l'onduleur se câle sur le point de puissance maximum (MPP) du


groupe photovoltaïque.
Lorsque la puissance délivrée par le groupe photovoltaïque est supérieure à la puissance
maximale de l'onduleur côté DC, celui-ci va se caler sur un autre point de fonctionnement
électrique, correspondant à une puissance plus faible. Ce point de fonctionnement ne
correspond donc plus au point de puissance maximale, mais à un point fonctionnement dont
la puissance est inférieure ou égale à la puissance maximale de l'onduleur côté DC.

2.3 Protection de découplage :


Toute producteur d’électricité, quelque soit l’origine, a le droit d’injecter l’énergie électrique
au réseau, à condition qu’il n’en résulte aucune entrave au bon fonctionnement de la
distribution.
Il est en outre requis une protection particulière dite « protection de découplage », dont le
but est d’interrompre le fonctionnement de l’unité de production lors d’un défaut sur le
réseau.

La protection de découplage a donc pour objet, en cas de défaut sur le réseau de :


 Eviter d’alimenter un défaut et de laisser sous tension un ouvrage électrique défaillant
 Ne pas alimenter les autres installations raccordées à une tension ou à une fréquence
anormale
 Arrêter l’injection d’électricité dans le réseau lors des travaux de maintenance du réseau

2.4 Le contrôleur permanent d'isolement :

Le contrôleur permanent d’isolement (CPI) peut être intégré à l’onduleur. En cas de détection
d’un défaut d’isolement côté CC, une alarme sonore et/ou visuelle se déclenche au niveau de
l’onduleur, et l’onduleur ne se remet pas en route tant que ce défaut n’est pas réparé.

19
3. Performance de l’onduleur
3.1 Le rendement de l'onduleur :
Le rendement exprime l'efficacité de l'onduleur. Le rendement de l'onduleur s'exprime selon
la formule mathématique suivante :

La puissance d'entrée PDC = UDC × IDC.


La puissance de sortie PAC = Ueff,AC × Ieff,AC × cos φ.

Le rendement est un nombre compris entre 0 et 1. On peut aussi l'exprimer en


pourcentage. Dans ce cas, il prend des valeurs comprises en 0 % et 100 %.

 Courbe de rendement (Exemple) :


Le rendement maximal est la plus grande valeur atteinte par la courbe de rendement (voir
courbe de rendement ci-dessus). La valeur de ce rendement maximal ne rend pas réellement
compte de la qualité de l'onduleur, car il est associé à une puissance de sortie donnée. Or,
l'onduleur ne fonctionne pas toujours à cette puissance, compte-tenu que le groupe
photovoltaïque, auquel il est relié, ne délivre jamais la même puissance (à cause de la variation
de l'éclairement incident sur les modules photovoltaïques). De ce fait, l'onduleur ne
fonctionne pas tout le temps à son rendement maximal.

3.2 Effet de la température sur l’onduleur :

Dans la plage de température de fonctionnement, l'onduleur fonctionne normalement.

Lorsque la température de l'onduleur dépasse la valeur maximale, l'onduleur limite


volontairement la puissance délivrée, en quittant le point de puissance maximum du groupe
photovoltaïque.

21
L'onduleur continue donc de fonctionner mais cela induit une perte de production électrique
de l'installation. Par ailleurs, la température a une forte influence sur la durée de vie de
l'onduleur.

Lorsque la température de l'onduleur est inférieure à la puissance minimale, l'onduleur ne se


met pas en marche.

3.3 Durée de vie de l’onduleur :


En moyenne, l’onduleur a une durée de vie de 8 à 12 ans. Aujourd’hui, une garantie sur cinq
ans est devenue la norme chez les constructeurs. Suivant les constructeurs, il est parfois
possible d’étendre la garantie à 10 ans, voire à 20 ans.

La durée de vie est appelée à augmenter avec l’utilisation de composants qui sont toujours
de meilleure qualité et plus résistants aux hausses de température.

3.4 Fiche technique de l’onduleur photovoltaïque :


a. Paramètres côté continu de l'onduleur :

• Puissance d'entrée maximale

La puissance d’entrée maximale correspond à la puissance maximale que peut recevoir


l'onduleur. Cette puissance reçue par l'onduleur provient du groupe photovoltaïque qui débite
un courant continu I et une tension continue U aux bornes d'entrées de l'onduleur.

Le produit de ce courant et de cette tension correspond à la puissance injectée côté CC dans


l'onduleur.
• Courant d'entrée maximale

Le courant d'entrée maximal de l’onduleur correspond au courant maximal que peut


supporter l'onduleur côté CC.

• Tension d'entrée maximale

La tension d’entrée maximale correspond à la tension maximale que peut supporter


l'onduleur côté CC. Contrairement au dépassement de la puissance maximale ou du courant
maximal, dès que la tension délivrée par le groupe photovoltaïque dépasse la valeur de la
tension maximale admissible par l'onduleur, celui-ci sera irrémédiablement détruit.

• Plage de tension MPPT

Lorsque la tension d'entrée de l'onduleur côté CC est inférieure à la tension minimale MPPT,
l'onduleur continue de fonctionner mais fournit au réseau la puissance correspondante à la
tension minimale MPPT.

b. Paramètres côté alternatif de l'onduleur :

23
• Tension de sortie

En sortie de l’onduleur (côté CA), la connexion peut se faire de deux façons :

 Monophasé
 Triphasé

La tension en sortie de l’onduleur ne varie jamais, elle est théoriquement toujours égale à
230 V (entre phases et neutre), car la tension s’ajuste avec celle du réseau.

• Courant de sortie

Le courant en sortie de l'onduleur est un courant alternatif de fréquence 50 Hz.

A l’inverse de la tension, le courant de sortie de l’onduleur varie en fonction de la production


électrique instantanée du groupe photovoltaïque (en amont de l’onduleur côté CC).

Il est important de connaître le courant maximal en sortie de l’onduleur afin de pouvoir


dimensionner les composants électriques situés en aval de celui-ci.
• Puissance de sortie

La puissance de sortie est tout simplement le produit de la tension et du courant efficaces


multiplié par le facteur de puissance cos(φ) :

Comme pour le courant de sortie, la puissance de sortie de l’onduleur varie en fonction de la


production électrique instantanée du groupe photovoltaïque (en amont de l’onduleur côté
CC).

Il est important de connaître la puissance maximale en sortie de l’onduleur afin de pouvoir


dimensionner les composants électriques situés en aval de celui-ci.

25
PARTIE 3 : DIMENSIONNEMENT
1. Taille du système et sélection des modules
 La surface appropriée pour l’installation PV est déterminée en accord avec le client lors de la
visite sur site.
 Règle empirique : 1 kWc = env. 8 m² de surface PV

Surface nécessaire pour les installations PV

2. Dimensionnement des onduleurs


2.1. Compatibilité en puissance :

0,8 x Ppv < Pwr ca < 1,2 x Ppv Recommandation : Pwr ca = 1,1 x Ppv
 Ppv : La puissance du générateur PV
 Pwr ca : La puissance nominale CA de l’onduleur
Srca = Ppv / Pwr ca
0,83 < Srca < 1,25 Recommandation : SRca = 0,9
• SRca : Le ratio de puissance de l’onduleur
2.2. Compatibilité en tension :
a. Nombre maximum de modules dans une chaîne :

Nmax = Uwr max / Ul(module – 10 °C)


 Nmax : Le nombre maximum de modules dans une chaîne
 Uwr max : La tension d’entrée maximale de l’onduleur
 Ul(module – 10 °C) : La tension à vide d’un module à – 10 °C
Ul(module – 10 °C) = (1 – 35 °c x bl / 100 %) x Ul(STC) si bl est indiqué en % par °C
Ul(module – 10 °C) = Ul(STC) – 35°C x bl si bl est indiqué en mv par °C
 bl : Le coefficient de température pour la tension

b. Nombre minimum de modules dans une chaîne :

Nmin = Umpp (wr min) / Umpp(module 70 °C)


• Nmin : Le nombre minimum de modules dans une chaîne
• Umpp (wr min) : La tension d’entrée minimale de l’onduleur au MPP
• Ul(module 70 °C) : La tension du module au MPP à 70 °C
Umpp(module 70 °C) = (1 + 45 °c x bmpp / 100 %) x Umpp(STC) si bmpp est indiqué en % par °C
Umpp(module 70 °C) = Umpp(STC) + 45°C x bmpp si bl est indiqué en mv par °C
• bmpp : Le coefficient de température

2.3. Compatibilité en courant


 Détermination du nombre de chaînes :

Nbranche <= Imax wr / Imax branche


• Imax wr : Courant d’entrée CC maximum admissible de l’onduleur
• Imax branche : Courant de chaîne maximum

2.4. Les étapes du dimensionnement des onduleurs

• Etape 1 : Effectuer un dimensionnement rapide grâce à la puissance de l'installation


• Etape 2 : Calculer le nombre de modules photovoltaïques en série
• Etape 3: Calculer le nombre de chaînes photovoltaïques en parallèle
• Etape 4 : Vérifier la compatibilité en puissance
• Etape 5 : Réaliser le schéma électrique de l'installation

27
2.5. Etudes des cas :

Fiche technique du module

Fiche technique d’onduleur


Irradiation journalière et annuelle

a. Cas 1 : (Villa Zagora 5 kWc)


 Choix d’onduleur :

Onduleur Sunny Boy 5000TL

 Nombre de modules total :

Pc = 5000 Wc (estimée)
Pmax = 230 Wc par module
 Ntot = 5000 / 230 = 22 modules
21 x 230 = 4830 Wc (exacte)

 Nombre maximal de modules en série :

Nmax = Uwr max / Ul(module – 10 °C)


Uwr max = 440 V
Ul(module – 10 °C) = Ul(STC) – 35°C x bl
Ul(STC) = 30,45 V
bl = -133,3 mV/K
Ul(module – 10 °C) = 30,45 – 35 x -133,3 . 10^(-3) = 35,12 V

 Nmax = 440 / 35,12 = 12,53 = 12 modules en série au maximum

29
 Nombre minimal de modules en série :

Nmin = Umpp (wr min) / Umpp(module 70 °C)


Umpp (wr min) = 175 V
Umpp(module 70 °C) = Umpp(STC) + 45°C x bmpp
Umpp(STC) = 30,45 V
bmpp = -133,3 mV/K
Umpp(module 70 °C) = 30,45 + 45 x -0,1333 = 24,45 V
 Nmin = 175 / 24,45 = 7,16 = 8 modules en série au minimum

 Nombre de branches :

Nbranche <= Imax wr / Imax branche


Imax wr = 15 A
Imax branche = 7,55 A
 Nbranche <= 15 / 7,55 = 1,99 = 1 branche

 Schéma électrique :
 Energie journalière :

Ejour = Pc x n x Irr(jour)
Pc = 4,83 kWc
n = 0,97
Irr (jour) = courbe 1 des irradiation

Production journalière d'une


installation à 4830 Wc

5
4
3
2
1
0
6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h
Energie (kWh) 0,09 0,8 1,78 2,72 3,51 3,98 4,17 3,98 3,51 2,72 1,78 0,8 0,09

 Energie annuelle :

Ean = Pc x n x Irr(an)
Pc = 4,83 kWc
n = 0,97
Irr (an) = courbe 2 des irradiations

31
Production annuelle d'une installation à
4830 Wc

40
35
30
25
20
15
10
5
0
Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juill Août Sep Oct Nov Déc
Energie (kWh) 27,17 29,98 32,8 34,2 33,26 32,33 30,92 29,52 29,98 28,11 26,71 24,83

b. Exemple 2 : (Association Basma 70m² )


 Estimation du puissance :

Pc = 70 / 8 = 8750 Wc

 Choix d’onduleur :

Onduleur Sunny Boy 5000TL

Onduleur Sunny Boy 4000TL

 Nombre de modules total :

Pc = 8750 Wc (estimée)
Pmax = 230 Wc par module
 Ntot = 8750 / 230 = 38 modules
38 x 230 = 8740 Wc (exacte)

 Nombre maximal de modules en série :

Nmax = Uwr max / Ul(module – 10 °C)


Uwr max = 440 V
Ul(module – 10 °C) = Ul(STC) – 35°C x bl
Ul(STC) = 30,45 V
bl = -133,3 mV/K
Ul(module – 10 °C) = 30,45 – 35 x -133,3 . 10^(-3) = 35,12 V
 Nmax = 440 / 35,12 = 12,53 = 12 modules en série au maximum

 Nombre minimal de modules en série :

Nmin = Umpp (wr min) / Umpp(module 70 °C)


Umpp (wr min) = 175 V
Umpp(module 70 °C) = Umpp(STC) + 45°C x bmpp
Umpp(STC) = 30,45 V
bmpp = -133,3 mV/K
Umpp(module 70 °C) = 30,45 + 45 x -0,1333 = 24,45 V
 Nmin = 175 / 24,45 = 7,16 = 8 modules en série au minimum

 Nombre de branches :

Nbranche <= Imax wr / Imax branche


Imax wr = 15 A
Imax branche = 7,55 A
 Nbranche <= 15 / 7,55 = 1,99 = 1 branche
11 x 2 x 230 = 5060 < 5300
22 modules pour le premier onduleur, il reste 16 modules pour le 2 ème onduleur, on fait le
même calcul et ça va donner les mêmes résultats puisque ils ont les mêmes caractéristiques
dans la fiche technique.
 12 modules au maximum
 8 modules au minimum
8 x 2 x 230 = 3680 Wc < 4200 Wc

 Schéma électrique :

33
 Energie journalière :

Ejour = Pc x n x Irr(jour)
Pc = 8,74 kWc
n = 0,97
Irr (jour) = courbe 1 des irradiations
Production journalière d'une installation de
8740 Wc
8
7
6
5
4
3
2
1
0
6h 7h 8h 9h 10h 11h 12h 13h 14h 15h 16h 17h 18h
Energie (kWh) 0,17 1,44 3,22 4,92 6,36 7,21 7,55 7,21 6,36 4,92 3,22 1,44 0,17

 Energie annuelle :

Ean = Pc x n x Irr(an)
Pc = 8,74 kWc
n = 0,97
Irr (an) = courbe 2 des irradiations

Production annuelle d'une installation de


8740 Wc
70

60

50

40

30

20

10

0
Janv Fév Mars Avril Mai Juin Juill Août Sep Oct Nov Déc
Energie (kWh) 49,17 54,26 59,34 61,89 60,19 58,5 55,95 53,41 54,26 50,87 48,32 44,93

35
Annexes
Etude de cas avec PVSYST : (Association Basma)
37
Etude de cas avec PVSYST : (Villa ZAGORA)

39
41
43
2éme Programme :
Etude de cas avec SMA SUNNY : (Association Basma)

Vous aimerez peut-être aussi