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Math C

Le document présente des exercices de mathématiques et d'économie, incluant des analyses de graphes, des probabilités, des systèmes d'équations et des fonctions. Les résultats incluent des conclusions sur les propriétés des graphes, les probabilités d'utilisation d'Internet en fonction de la possession d'un ordinateur, et des calculs de prix pour des modèles de voitures. Enfin, il traite de la convergence d'une suite définie par une fonction exponentielle.

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Mathématiques

Economie et gestion
Corrigé de la session principale Juin 2013
Exercice 1

1) Le graphe G est complet. Faux


Les sommets A et C ne sont pas reliés par une arête, donc le graphe G n’est pas complet.
2) La matrice associée au graphe G est la matrice M. Faux
Dans le graphe G, il y a une arête qui relie les sommets B et D.
3) Le graphe G admet un cycle eulérien. Faux
Il existe des sommets de degré impair donc G n’admet pas un cycle eulérien.
Les sommets C et E sont de degré impair.
4) Le graphe G admet une chaine eulérienne. Vrai
Il existe exactement deux sommets de degré impair (C et E), donc le graphe G admet une
chaine eulérienne.
5) Le nombre chromatique du graphe G est égal 4. Vrai

Sommet B D C E A
degré 4 4 3 3 2
couleur C1 C2 C3 C4 C3

6) La longueur du chemin le plus court du sommet A au sommet C est égale 11. Faux
La longueur du chemin le plus court du sommet A au sommet C est 10. Les chemins les
plus courts sont : A-B-E-C et A-D-E-C.

Exercice 2

Dans une ville 20% des habitants possèdent un ordinateur.


 90% des individus possédant un ordinateur utilisent l’Internet.
 60% des individus n’ayant pas d’ordinateur utilisent l’Internet.
On choisit au hasard un individu de cette ville et on désigne par A et B les évènements
suivants :
A : « L’individu choisi possède un ordinateur »
B : « L’individu choisi utilise l’Internet».
1) Dans cette ville 20% possèdent un ordinateur alors la probabilité que l’individu choisi
20
possède un ordinateur est p(A)   0.2 ; p(A)  1  p(A)  1  0.2  0.8.
100
90% des individus possédant un ordinateur utilisent l’internet, alors la probabilité que
l’individu choisi utilise l’internet sachant qu’il possède un ordinateur est
90
p(B / A)   0.9. On a p(B / A)  1  p(B / A)  1  0.9  0.1
100
60% des individus n’ayant pas d’ordinateur utilisent l’Internet, alors la probabilité que
l’individu choisi utilise l’internet sachant qu’il ne possède pas un ordinateur est
60
p(B / A)   0.6.
100

2)a) p(B  A)  p(A).p(B / A)  0.2  0.9  0.18.

p(B  A)  p(A).p(B / A)  0.8  0.6  0.48.

b) p(B)  p(B  A)  p(B  A)  0.18  0.48  0.66.

3) La probabilité que l’individu choisi possède un ordinateur sachant qu’il utilise l’internet est
p(A  B) 0.18 3
p(A / B)    0.27
p(B) 0.66 11

Exercice 3

 2 5 3
 
1)a) A   1 3 2 
1 2 2
 
2 5 3
3 2 5 3 5 3
det(A)  1 3 2  2   
2 2 2 2 3 2
1 2 2
 2  (6  4)  (10  6)  (10  9)  1.
b) det(A)  0 , d’où la matrice A est inversible.
 2 4 1  2 5 3   1 0 0 
    
c) B  A   0 1 1 1 3 2    0 1 0   I3
 1 1 1  1 2 2   0 0 1 
    
d) B  A  I3 , d’où A1  B
B est la matrice inverse de A.
2) Un concessionnaire d’automobiles expose trois modèles M1 , M2 et M3 .
On pose x, y et z les prix, respectivement, du modèle M1 , M2 et M3 .
 La commande de la société 1 s’élève à 270 milles dinars soit :
2 automobiles du modèle M1, donc à un coup de 2x milles dinars
5 automobiles du modèle M2, donc à un coup de 5y milles dinars
3 automobiles du modèle M3, donc à un coup de 3z milles dinars
On a donc 2x  5y  3z  270 .
 La commande de la société 2 s’élève à 165 milles dinars soit x  3y  2z  165
 La commande de la société 3 s’élève à 140 milles dinars soit x  2y  2z  140
 2x  5y  3z  270

La situation se résume par le système suivant :  x  3y  2z  165
 x  2y  2z  140

 2x  5y  3z  270  2 5 3  x   270 
     
 x  3y  2z  165   1 3 2  y    165 
 x  2y  2z  140     
  1 2 2  z   140 
 x   270 
   
 A   y    165 
 z   140 
   
x  270 
  1  
  y   A  165 
z  140 
   
 x   2 4 1   270 
    
  y    0 1 1 165 
 z   1 1 1  140 
    
 x   20 
   
  y    25 
 z   35 
   
Ainsi le prix d’une automobile du modèle M1 est de 20 milles dinars, le prix d’une automobile
du modèle M2 est de 25 milles dinars et le prix d’une automobile du modèle M3 est de 35
milles dinars.

Exercice 4

f la fonction définie sur ℝ par f(x) = x e1x .


On désigne par C sa courbe représentative dans le plan rapporté à un repère orthonormé
(O,i, j) .
x 1 ex
1)a) lim f (x)  lim x e1 x  lim x e  x e  lim e  lim e  0 , car lim  .
x  x  x  x  e x x  ex x  x
( )
x
La droite d’équation y  0 est une asymptote horizontale pour la courbe C de f au
voisinage de +∞.

f (x)
b) lim f (x)  lim x e1 x   et lim  lim e1 x  .
x  x  xx x 

D’où la courbe C de f admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
2)a) f(x) = x e1x .
f '(x) = e1x  x(e1x ) '  e1x  x e1x  (1  x) e1 x , x  .
b) f '(x)  (1  x) e1x , x  .
On a pour tout x  , e1x  0 , donc le signe de f '(x) est celui de 1  x.

c) On peut remarquer que la fonction f est strictement croissante sur , 0 et en particulier
elle est strictement croissante sur  0,1 . D’où on a :
0  x  1  f (0)  f (x)  f (1) ; or f (0)  0 et f (1)  1
 0  f (x)  1.
Ainsi pour tout réel x dans  0,1 , on a 0  f (x)  1.
3) La courbe C de f :

u  a avec 0  a  1,
4) (u n ) la suite définie sur ℕ par :  0
 u n 1  f (u n ), pour tout n 
a) Montrons par récurrence que pour tout n  , 0  u n  1.
 u 0  a avec 0  a  1 , d’où 0  u 0  1. Ainsi la proposition est vérifiée
pour n  0 .
 Soit k  . On suppose que la proposition est vraie pour k, c'est-à-dire
0  u k  1.
 Montrons que la proposition est vraie pour k+1.
On a: 0  u k  1  u k   0, 1
 0  f (u k )  1
 0  u k 1  1
D’où la proposition est vraie pour k+1.
Ainsi d’après le principe de raisonnement par récurrence on a :
Pour tout n  , 0  u n  1.
b) Soit n  .
On a: u n  1   u n  1
 1 un  0
 e 1 u n  e0
 e 1 u n  1.
Donc pour tout n  , e 1un  1.
c) Montrons que la suite (u n ) est croissante, pour cela calculons u n 1  u n .
u n 1  u n  f (u n )  u n  u n e 1un  u n  u n (e 1un  1).
u n 1  u n  u n (e 1un  1).
D’après ce qui précède on a pour tout n  , e 1un  1 et u n  0 , d’où
u n 1  u n  u n (e 1un  1)  0 , par conséquent u n 1  u n . Ainsi la suite (u n ) est
croissante.
d) D’après 4)a) pour tout n  , 0  u n  1 , d’où la suite (u n ) est majorée par 1.
La suite (u n ) est croissante et majorée, donc elle converge. Soit l sa limite.
On a u n 1  f (u n ) et la fonction f est continue sur ℝ, donc l  f (l).
f (l)  l  l e1l  1
 l (1  e1l )  0
 l  0 ou 1  e1l  0
 l  0 ou e1l  1
 l  0 ou 1  l  0
 l  0 ou l  1.
On a la suite (u n ) est croissante et pour tout n  , u n  0 d’où la limite l ne peut pas
être 0, donc l  1 .
Ainsi la suite (u n ) converge vers 1.

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